Archives de 15 février 2015

LE SABLE – Enquête sur une disparition

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Après la ruée vers l’or, y-a-t-il une ruée vers le sable ? Puces électroniques, plastiques, et surtout matériaux de construction, le sable, matière première bon marché est partout.
Si le sable des déserts reste impropre à la construction, l’économie du bâtiment s’est massivement tournée vers l’exploitation des rivières et plages, au détriment de l’équilibre des écosystèmes. Petit à petit, les appétits économiques ont grignoté au moins 75 % des plages du monde, et englouti des îles entières : enquête sur un pillage écologique mêlant multinationales et réseaux mafieux.
À l’issue de la projection, un échange sera animé par Lhoussine Bouchaou, Professeur de Sciences de l’Université Ibn Zohr et Khadija Sami, Responsable de l’Observatoire Régional de l’Environnement et du développement durable du Souss Massa Draâ.


Sur invitation à retirer à l’IFA

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A travers une investigation méticuleuse, le réalisateur Denis Delestrac révèle une réalité que jusqu’alors seuls des scientifiques, des ONG et les grands groupes de travaux publics connaissent: Le sable des plages est une ressource limitée et il est devenu en quelques années l’objet d’enjeux faramineux.  En observant l’extraction illégale au Maroc pour le besoin de son boom touristique qui entraîne la disparition des plages du pays, l’expansion de Singapour qui, malgré les lois, continue de s’approvisionner chez ses voisins, dont l’Indonésie qui voit ses îles disparaître et ses eaux territoriales reculer, Dubaï et ses projets pharaoniques de créations d’îles qui épuise ses propres ressources pour finalement importer du sable…. d’Australie, ou encore la Floride qui voit neuf dixième de ses plages disparaître, et enfin la France où des groupes industriels tentent des s’approprier les réserves de sable sous-marin dans des zones protégées… ce documentaire nous fait comprendre les tenants et les aboutissants d’une réaction en chaîne désastreuse.  Un drame écologique, social et humain sans précédent qui pourrait mener à la disparition totale des plages du monde.

Guillaume Rappeneau, producteur du film (Rappi Productions), lors du débat ayant suivi la projection de ce film au siège de Surfrider Foundation Europe à Biarritz à laquelle j’avais assisté. (Photo M. Terrier)

 

 

 

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Publié 15 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Culture, Ecologie, Environnement

Agadir : Grogne des professionnels de la pêche côtière

patr Abdelfattah Aberbri – lematin.ma

PECHE-MARITIME

La Fédération nationale des organismes professionnels de la pêche côtière au Maroc (FNPPAM) a organisé, récemment à Agadir, une rencontre afin d’énumérer les dysfonctionnements qui perturbent leur activité et entravent le développement de ce secteur. Les participants aux travaux de cette conférence ont dénoncé les mesures qualifiées de «sévères, voire abusives» prises par les autorités à l’égard de certains bateaux sardiniers opérationnels au niveau de Dakhla, pour ne pas avoir recours à la pêche sélective et aussi pour utilisation de filets ronds. Les propriétaires de ces sardiniers sont accusés d’abus et de surexploitation des ressources halieutiques dont regorge cette zone, notamment la corbine, l’une des espèces migratoires dont la capture devrait être permise, mais qui est, cependant, interdite par une décision du ministère de tutelle qui, selon les professionnels, déshabille Saint-Paul pour habiller Saint-Pierre : seuls les palangriers évoluant au port de Dakhla bénéficient de ce droit. Les professionnels ont rappelé qu’ils ont à maintes reprises sollicité le ministère de tutelle pour l’intégration de cette espèce dans la liste des espèces additionnelles et de déterminer les quotas, de sorte à instaurer un mode de pêche équitable favorisant le développement de toutes les filières : artisanale, côtière ou en haute mer. Les participants ont également mis l’accent sur les conséquences inhérentes à la mise en œuvre de la stratégie Halieutis. «La Fédération a de tout temps mis en évidence les dysfonctionnements dont souffre ce secteur et qui entravent la mise en œuvre de cette stratégie ambitieuse», a-t-on souligné, pointant du doigt «l’absence de toute approche constructive, l’absence de dialogue et de synergie entre les professionnels du secteur et les dispositifs de l’État, le manque d’équipement, la rigidité des textes de loi portant organisation du secteur et l’extravagance du régime fiscal».

Publié 15 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Pêche

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