LE SABLE – Enquête sur une disparition

IFA_0001

Après la ruée vers l’or, y-a-t-il une ruée vers le sable ? Puces électroniques, plastiques, et surtout matériaux de construction, le sable, matière première bon marché est partout.
Si le sable des déserts reste impropre à la construction, l’économie du bâtiment s’est massivement tournée vers l’exploitation des rivières et plages, au détriment de l’équilibre des écosystèmes. Petit à petit, les appétits économiques ont grignoté au moins 75 % des plages du monde, et englouti des îles entières : enquête sur un pillage écologique mêlant multinationales et réseaux mafieux.
À l’issue de la projection, un échange sera animé par Lhoussine Bouchaou, Professeur de Sciences de l’Université Ibn Zohr et Khadija Sami, Responsable de l’Observatoire Régional de l’Environnement et du développement durable du Souss Massa Draâ.


Sur invitation à retirer à l’IFA

IFA_0002

 

A travers une investigation méticuleuse, le réalisateur Denis Delestrac révèle une réalité que jusqu’alors seuls des scientifiques, des ONG et les grands groupes de travaux publics connaissent: Le sable des plages est une ressource limitée et il est devenu en quelques années l’objet d’enjeux faramineux.  En observant l’extraction illégale au Maroc pour le besoin de son boom touristique qui entraîne la disparition des plages du pays, l’expansion de Singapour qui, malgré les lois, continue de s’approvisionner chez ses voisins, dont l’Indonésie qui voit ses îles disparaître et ses eaux territoriales reculer, Dubaï et ses projets pharaoniques de créations d’îles qui épuise ses propres ressources pour finalement importer du sable…. d’Australie, ou encore la Floride qui voit neuf dixième de ses plages disparaître, et enfin la France où des groupes industriels tentent des s’approprier les réserves de sable sous-marin dans des zones protégées… ce documentaire nous fait comprendre les tenants et les aboutissants d’une réaction en chaîne désastreuse.  Un drame écologique, social et humain sans précédent qui pourrait mener à la disparition totale des plages du monde.

Guillaume Rappeneau, producteur du film (Rappi Productions), lors du débat ayant suivi la projection de ce film au siège de Surfrider Foundation Europe à Biarritz à laquelle j’avais assisté. (Photo M. Terrier)

 

 

 

Publicités

Publié 15 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Culture, Ecologie, Environnement

%d blogueurs aiment cette page :