Agadir, Projet émirati Tasweek : des paroles en attendant les actes

Par YASSINE SABER – leseco.ma

Aucun dossier n’a été déposé officiellement auprès des administrations concernées, pour la réalisation du  projet immobilier multiservice dont le montant d’investissement s’élève à 55 millons de dollars.

Baie Agadir

55 millions de dollars. Voilà un chiffre qui a alimenté une nouvelle fois le débat à Agadir suite à l’annonce d’un projet de la société immobilière émiratie Tasweek, alors que celui américano-saoudien, prévu à Taroudant bat toujours son plein. Seul bémol, au niveau local, ces annonces demeurent des paroles qui attendent toujours les actes car jusqu’à présent, aucun dossier n’a manifestement été déposé à propos de ce projet immobilier multiservice auprès des administrations concernées, notamment le Centre régional d’investissement du Souss-Massa-Drâa, l’Agence urbaine d’Agadir ou encore la direction régionale de l’habitat et la politique de la ville. S’agissant de l’investissement américano-saoudien projetant d’engager l’équivalent de 11,5MMDH dans la construction de projets touristiques et de loisirs à Taroudant, en plus d’une usine à béton préfabriqué, le rendez-vous qui a été fixé par l’opérateur saoudien vient d’être ajourné à la fin de ce mois. Sur le terrain, le rythme de concrétisation de plusieurs projets dans la région en général et Agadir en particulier n’est pas toujours au rendez-vous à cause de la crise, la lenteur des démarches administratives ou encore la vocation du site, objet de l’implantation ainsi que l’obtention des autorisations et l’abandon des chantiers, qui retardent plus ou mois la démarche d’investir. Actuellement, nombreux sont les projets qui sont dans cette situation. C’est le cas de la cité de loisirs de Tamaouanza, qui sera réalisée par le groupe égyptien Amer Group ou encore du pôle d’animation Founty qui est en stand-by depuis plusieurs années puisqu’il est toujours au stade de l’acquisition de l’autorisation de construire par le groupe Petra (ex. Best Real Estate) en plus de l’implantation de Earthstone Metals and Mining à Stah Lamdina de Taroudant à travers la réalisation d’une aciérie.

Sur ce dernier point, la société indienne, qui a déjà acquis l’autorisation de construire (n°266/2013) n’a toujours pas livré son feed-back sur l’état d’avancement du projet. Pourtant, elle a été interpellée par plusieurs lettres de rappel. Actuellement, la société a déjà dépassé le délai arrêté dans le cahier des charges signé à Taroudant avec le Conseil municipal. Il stipule une durée de réalisation de 9 mois reconductible (la moitié de cette période). Pour le moment, la récupération de l’assiette foncière étalée sur 50 ha en vertu de l’article n°12 du cahier des charges et la résiliation du contrat seraient probablement adoptées par le conseil malgré qu’une avance ait été déjà octroyée au trésorier municipal de Taroudant après la conclusion de l’achat d’un terrain et son assainissement suite à la décision n°5 du ministre de l’Intérieur.Par ailleurs, même si le dossier d’investissement est déposé auprès des services concernés, il demeure une intention conditionnée par plusieurs autres facteurs et non une réalisation.

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Publié 16 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Construction

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