Archives de 20 février 2015

Irrigation / dessalement marin, Un accord a été conclu avec la profession

Par YASSINE SABER – leseco.ma

L'accord-cadre définit les règles d'exploitation de la nappe et l'usage de l'eau dessalée. Les agriculteurs se sont engagés à souscrire auprès de l'opérateur du réseau de distribution de l'eau dessalée une quantité minimale égale à 3.600 m3/ha/an. Le prix sera indexé annuellement au coût de l'énergie électrique utilisée pour le dessalement.

L’accord-cadre définit les règles d’exploitation de la nappe et l’usage de l’eau dessalée. Les agriculteurs se sont engagés à souscrire auprès de l’opérateur du réseau de distribution de l’eau dessalée une quantité minimale égale à 3.600 m3/ha/an. Le prix sera indexé annuellement au coût de l’énergie électrique utilisée pour le dessalement.

Il y a du nouveau dans le dossier de dessalement de l’eau de mer pour l’irrigation à partir de la station de Tifnit. Alors que l’usine destinée à assurer les besoins du Grand Agadir en eau potable a nécessité près d’1 MMDH à la commune de Tamri, celle de Tifnit dédiée à irriguer le périmètre agricole de Chtouka mobilisera un budget d’environ 2,6 MMDH. Ce n’est pas tout : après la finalisation des différentes études afférentes au projet, l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) vient d’être publié par le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime. S’ajoute à cela la signature de l’accord-cadre pour la sauvegarde de la nappe de Chtouka à travers la réalisation de cette unité de dessalement qui remplacera une partie des prélèvements de la nappe phréatique par de l’eau dessalée. Ledit accord qui reste valable jusqu’à la publication au Bulletin officiel du décret vient d’être conclu par le Conseil régional, la wilaya de la région Souss-Massa-Drâa, la Chambre régionale d’agriculture, la fédération interprofessionnelle des fruits et légumes en plus de l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA) et l’Agence du bassin hydraulique. En vertu de cet accord qui définit les règles d’exploitation de la nappe et l’usage de l’eau dessalée, les agriculteurs se sont engagés à souscrire comme annoncé précédemment dans nos colonnes (voir leseco.ma) à un contrat auprès de l’opérateur du réseau de distribution d’eau dessalée pour une quantité minimale de l’ordre de 3.600 m3 par hectare et par an. Dans le détail, la capacité finale de l’unité de dessalement a été fixée à 167.000 m3/jour alimentant un réseau d’irrigation couvrant près de 13.600 ha. En cas de rupture de livraison d’eau dessalée et lorsque celle-ci est la seule ressource mobilisée par l’agriculteur et que le fournisseur est défaillant dans la réalisation de ses obligations contractuelles à l’égard des agriculteurs, le fournisseur supportera entièrement les dommages causés aux cultures en cours en proportion de sa responsabilité.

S’agissant des exploitants actuels en plein champ, ils pourront souscrire un abonnement pour de l’eau dessalée aux conditions actuellement offertes aux exploitants à haute valeur ajoutée. Cette disposition est valable pendant une durée de 5 ans à compter de la date de mise en eau du réseau d’eau dessalée. En ce qui concerne le coût prévisionnel, il a été fixé avec la profession en fonction du prix de l’énergie. Autrement dit, il sera indexé annuellement au coût de l’énergie électrique utilisée pour le dessalement. À cet égard, le prix oscillerait entre 7 et 6 DH pour les producteurs. L’État devrait mobiliser pour sa part 50% du montant, à savoir 6 DH, soit 12 DH au total par m3. Dans le détail, le prix de vente de l’eau dessalée couvrira nécessairement les coûts de fonctionnement et l’amortissement des investissements financés par le partenaire privé, sa rémunération et une contribution au fonds de renouvellement des équipements. De surcroît, seule la quantité d’eau dessalée réellement livrée à l’agriculteur sera facturée par le fournisseur à travers des compteurs lorsque celui-ci ne sera pas à même de livrer le volume souscrit. En ce qui concerne la mise en place de quotas de prélèvements sur la nappe, c’est l’Office de mise en valeur agricole Souss-Massa et l’Agence du bassin hydraulique qui mettront en place, en commun accord, des quotas pour l’ensemble des puits et forages de la zone de Chtouka en concertation avec la FIFEL. Pour les exploitants recevant l’eau dessalée, ces quotas complèteront les besoins en eau des cultures lorsque l’exploitation n’est pas reliée au réseau public d’irrigation. Pour ceux reliés au périmètre public, les quotas prendront en compte l’approvisoinement par l’eau du barrage. S’agissant des exploitants de la nappe en plein champ, les quotas seront définis en fonction de la disponibilité des ressources et des effets du projet d’économie et de valorisation de l’eau d’irrgation. Par ailleurs, un comité conjoint composé de la FIFEL, de la Chambre régionale d’agriculture, de l’ORMVA et de l’Agence du bassin hydraulique révisera annuellement le niveau des quotas. Pour ce qui est des droits de connexion au réseau, les exploitants à haute valeur ajoutée, qui ne sont pas connectés au réseau initial d’eau dessalée, devront pour être connectés à l’extension du réseau, payer un droit d’entrée calculé sur la superficie exploitée à raison de la valeur de 3.600 m3 précitée d’eau dessalée par hectare, calculée sur le tarif appliqué à l’eau dessalée au moment de la connexion.

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Publié 20 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Eau, Environnement

ZI d’Aït Melloul Grabuge autour de la ceinture verte

par Fatiha NAKHLI – leconomiste.com

  • La construction de 80 showrooms dans cette bande suscite la colère des investisseurs
  • Pour Al Omrane, ce sera une prévalue de l’entrée de la ville

ZI Aït Melloul

La ceinture verte qui borde la zone industrielle (ZI) d’Aït Melloul sera transformée en près de 80 showrooms par la Société Al Omrane. Les membres de l’Association des investisseurs de la ZI d’Aït Melloul (Adizia) se sont aussitôt rebellés contre cette décision. «Al Omrane n’a pas tenu compte de tous les efforts déployés pour la sauvegarde de l’environnement aussi bien par les associations que par les pouvoirs publics», déplore Omar Mounir, Président d’Adizia. Il faut préciser que la requalification de la zone industrielle d’Aït Melloul a été financée par un fonds public avec un montant de près de 20 millions de DH. Les travaux ont compris la ceinture verte, l’entretien de l’éclairage, l’adduction en eau potable, la signalisation de toute la ZI et l’assainissement. Or, à peine deux ans après l’achèvement des travaux, le projet de transformation de la ceinture verte en showrooms est annoncé. « Si le projet est maintenu, les ouvriers de la zone industrielle seront privés du seul espace vert dédié à la détente et au repos. Une aire qui, par ailleurs, peut aussi être utilisée pour des promenades par les riverains qui n’ont pas d’endroit où sortir», explique Omar Mounir. Suite aux répercussions négatives qu’un tel projet peut avoir sur l’environnement, Adizia a adressé des correspondances au ministère de l’Industrie, au Wali de la Région du Souss Massa, au Président du directoire du Holding Al Omrane, au Gouverneur de la Préfecture d’Inezgane Aït Melloul et au Président de la Commune urbaine d’Aït Melloul. Toutefois, aucune réponse de la part des autorités locales n’a été reçue. «La réalisation de ces showrooms est au contraire une optimisation et prévalue de l’espace à l’entrée de la ville », a de son côté déclaré Younès Sefiani, directeur de la Société Al Omrane Agadir. Il précise par ailleurs que le projet est mené dans un cadre d’égalité la plus absolue puisqu’il est passé par les canaux efficients d’autorisation. Il a fait l’objet de signature d’une convention avec le président de la Commune d’Aït Melloul. Sur cette base, le dossier a été présenté à la commission d’urbanisme qui l’a validé.
Quant à elle, Adizia s’oppose toujours à la transformation de la ceinture verte de la zone industrielle en showrooms, en raison du non-respect de l’environnement, et du devenir des zones industrielles à moyen et à long terme.

Spéculation

C’est sur plus de 354 hectares que s’étale la ZI d’Aït Melloul, l’une des plus grandes au Maroc et dont l’équipement a nécessité plus de 228 millions DH. Près de 778 lots ont été attribués mais certains terrains sont non valorisés car inactifs en raison des spéculateurs. Ces terrains délaissés constituent donc des points noirs à cause du manque de sécurité et de la saleté. L’existence d’un marché de poisson au sein de la zone est une autre problématique soulevée par l’association des investisseurs locaux. En effet, cette unité pose de sérieux problèmes de pollution et perturbe l’activité des unités industrielles limitrophes.

Publié 20 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Entreprises, Région

Plan Azur L’Etat doit achever les stations

par Hajar Benezha – leconomiste.com

  • L’Etat doit achever les stations et les mettre à la disposition du privé
  • Nécessité de revoir le modèle en priorisant les sites les plus avancés
  • Stimuler la demande pour attirer les investisseurs
Pour Fouzi Zemrani, vice-président de la Confédération nationale du tourisme, «il est important d’assumer les erreurs d’appréciation qui ont marqué le plan Azur. C’est l’Etat qui devrait terminer les stations et les mettre à la disposition des professionnels pour une période déterminée»

Pour Fouzi Zemrani, vice-président de la Confédération nationale du tourisme, «il est important d’assumer les erreurs d’appréciation qui ont marqué le plan Azur. C’est l’Etat qui devrait terminer les stations et les mettre à la disposition des professionnels pour une période déterminée»

– L’Economiste: Le nouveau plan d’action du ministère cible des marchés comme l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Hollande. Pensez-vous que le Maroc pourrait représenter un intérêt stratégique pour ces pays en quête d’une offre balnéaire?
– Fouzi Zemrani:
Dans le but de diversifier nos marchés, il est important aujourd’hui de chercher de nouveaux relais de croissance. Ces pays, qui ont une véritable culture du voyage, sont des cibles intéressantes pour nous, d’autant plus qu’ils sont dans un rayon abordable pour les compagnies aériennes et plus particulièrement les low-cost. Oui, le Maroc peut et doit intéresser ces marchés et pas seulement sur le balnéaire. Sur ce point, Agadir est une station qui répond à leur attente de par son positionnement climatique. Plus de 300 jours d’ensoleillement, une mer tiède qui profite du passage du Gulf Stream et un arrière-pays très diversifié. D’où l’intérêt aujourd’hui d’accélérer Taghazout et de mettre à niveau l’offre d’Agadir tant en hébergement qu’en animation. D’autre part, ces marchés sont en pleine croissance et ne pas s’y intéresser serait dommageable. Sur le Royaume-Uni et l’Allemagne nous sommes en progression en offre city break et circuits culturels. Ce qui démontre qu’il ne faut pas cataloguer ces pays uniquement sur du balnéaire.

– Selon vous, quels sont les pistes permettant de dynamiser des stations balnéaires comme Saïdia?
– Il faut avant tout terminer ces stations et notamment Saïdia qui est aujourd’hui notre seule offre sur la Méditerranée. Sans une capacité critique, on ne pourra pas attirer les tour-opérateurs. Saïdia ne pourra fonctionner qu’avec les TO sur des programmations charters back to back et des séjours de 7 nuits minimum. En l’état actuel, aucun TO ne veut se risquer sur la destination d’autant plus que la qualité du produit laisse à désirer, que l’animation est quasi inexistante et surtout que la saison est très courte. La partie immobilière ne donne pas satisfaction, destinée au départ à une clientèle nord-européenne aisée et disponible. Aujourd’hui boudée les infrastructures de Saidia ne suivent pas en termes de qualité. Il y a lieu de repositionner cette destination. Nous sommes en train d’y réfléchir sérieusement avec des pistes que nous pourrons proposer prochainement.

– Le plan Azur n’a pas porté les fruits escomptés. Que faut-il revoir pour atteindre les objectifs fixés?
– Le plan Azur était ambitieux et, avec du recul, quasi irréalisable. Il faut être honnête. Aucune destination touristique n’a jamais lancé autant de stations simultanément en comptant uniquement sur l’investissement privé. Les Turcs ont lancé Antalya, les Egyptiens Hurghada puis Charm El Cheikh, les Tunisiens Hammamet, les Espagnols la Costa del Sol.

. avec le succès que l’on leur connaît. Il faut revoir la totalité du modèle en priorisant les sites les plus avancés. Nous ne pouvons pas aujourd’hui abandonner et nous devons assumer nos erreurs d’appréciation. Faute d’investisseurs fiables, c’est à mon avis l’Etat qui devrait aujourd’hui terminer les stations puis les mettre à la disposition des professionnels internationaux et nationaux pour une période déterminée. C’est ce qui avait été fait par le passé avec les chaînes nationales directement gérées par l’ONMT (Diafa et Maroc tourisme) puis cédées à des particuliers. Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que nous avons besoin d’une offre balnéaire pour atteindre les objectifs fixés par la vision 2020.

– Où résident les gisements d’amélioration des investissements?
– C’est l’attractivité de la destination qui attirera les investisseurs. L’investissement ne se décrète pas, il ira là où il y a une véritable demande. Et ce ne sont pas les avantages ou les primes qui convaincront les investisseurs, mais bien le retour sur investissement. C’est ce qui a fait le succès de Marrakech à une certaine période et on devrait s’atteler à améliorer l’attractivité de la destination pour un Rev
PAR optimum, faute de quoi les investissements risquent d’en pâtir. Pour cela, il faut enrichir le produit, diversifier les expériences, assainir, sécuriser, innover, promouvoir et communiquer.

 

Publié 20 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Tourisme

Signature d’un accord de jumelage Maroc-UE pour la promotion de l’aquaculture

MAP – maghrebemergent.com

Le Maroc et l’Union européenne (UE) ont signé, jeudi à Agadir, un accord de jumelage portant sur le renforcement de l’aquaculture dans le Royaume.

Aquaculture

Présidée par le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, et le Commissaire européen à l’environnement, aux affaires maritimes et à la pêche, Karmenu Vella, la cérémonie de signature de cet accord s’est déroulée en marge du 3ème salon international Halieutis, placé sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.
Ce jumelage institutionnel d’une durée de 6 mois et d’un montant de 250.000 euros sera réalisé dans le cadre du programme “Réussir le statut avancé”, financé par l’UE et géré par le ministère de l’économie et des finances.

Publié 20 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Coopération, Economie, Pêche

La Caravane emploi et métiers démarre le 5 mars à Agadir

par Brahim Habriche – lavieeco.com

L’édition 2015 de la Caravane emploi et métiers est lancée.

Caravane emploi agadir

 

Organisée par Amaljob, portail du e-recrutement, la caravane débutera le 5 mars à Agadir puis fera successivement escale à Marrakech (19 mars), Fès (2 avril), Tanger (16 avril), Rabat (6 mai) avant d’arriver à Casablanca (28 mai).

Les visiteurs bénéficieront de conseils en recherche d’emploi et en orientation (présentation des métiers porteurs et des postes à pourvoir, aide à la création d’entreprise et à la réorientation, conseils en rédaction de CV et lettres de motivation et bien d’autres espaces thématiques). L’accent sera mis sur l’auto-emploi à travers notamment le nouveau cadre juridique introduit au Maroc, ses avantages et les défis qu’il impose au Maroc.
En 2014, ils étaient près de 32 000 à visiter les différentes escales de la caravane, et plus de 1 200 d’entre eux ont décroché la promesse ferme d’un emploi chez l’une des nombreuses entreprises exposantes.

Publié 20 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Emploi

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