Station de dessalement d’eau près d’Agadir au Maroc

Infrastructures au Maroc : démarrage des travaux de construction d’une station de dessalement de l’eau au Maroc – Les travaux de construction d’une station de dessalement de l’eau près d’Agadir ont démarré sous le modèle d’un partenariat public-privé entre l’Office national de l’électricité et de l’eau potable du Maroc (Onee) et Abengoa, annonce un communiqué transmis à la PANA.

Cette station, d’un coût de 82 millions d’euros, aura une capacité d’approvisionnement en eau potable de 100 mille mètres cubes par jour pour plus 500 mille ménages.

La technologie utilisée sera les plus modernes systèmes de prétraitement par ultrafiltration et par osmose pour dessaler l’eau de mer. La capacité de la station va s’accroître pour une production de 100 mille mètres cubes supplémentaires par jour d’eau potable.

Cette station sera la plus grande de la région en capacité de dessalement et va contribuer au développement du tourisme et de l’agriculture.
Le financement de ce partenariat public-privé a été arrangé par un consortium de banques locales dont le chef de file est la Banque marocaine du commerce extérieur.
Le partenaire local d’Abengoa pour la conduite de ce projet, présent au Maroc depuis 1977, est InfraMaroc.


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capital.fr

Abengoa entame la construction d’une usine de dessalement à Agadir

L’usine de dessalement aura la capacité d’approvisionner plus de 500 000 personnes et assurera le développement socio-économique de la région.

Abengoa (MCE: ABG.B/P SM /NASDAQ: ABGB), l’entreprise qui met en œuvre des solutions technologiques innovantes pour la durabilité dans les secteurs de l’énergie et de l’environnement, a récemment entamé la construction d’une usine de dessalement à Agadir, au Maroc, ayant achevé le financement du projet avec son partenaire local InfraMaroc (groupe CDG Capital Infrastructures).

Une fois mise en service, l’usine d’Abengoa située à 45 km de la ville d’Agadir approvisionnera plus de 500 000 personnes dans la région en 100 000 m[3]/jour d’eau potable. Elle assurera également l’approvisionnement en eau potable et la sécurité hydrique dans cette zone, contribuant ainsi au développement des industries touristiques et agricoles qui sont les principaux facteurs de développement économique de la région. L’usine utilisera les systèmes les plus modernes de pré-traitement par ultra-filtration ainsi que la technologie d’osmose inverse pour le dessalement de l’eau de mer. De plus, la capacité de l’usine pourrait être augmentée dans le futur de 100 000 m[3]/jour d’eau potable supplémentaires.

Ce projet de dessalement situé à Agadir fait partie d’un plan stratégique d’Abengoa dont le but est de trouver des solutions aux problèmes d’approvisionnement en eau dans les parties du monde les plus touchées par la pénurie hydrique. Elle sera en outre la plus grande usine de dessalement de la région. Un total de 82 million d’euros de financement a été regroupé par un consortium de banques locales à la tête duquel se trouve la Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE), assurant ainsi un haut niveau d’intégration et de participation aux activités locales et au secteur financier de la région. Il s’agit également du premier projet développé par le National Power and Drinking Water Office (ONEE) par le biais d’un programme de partenariat public-privé (PPP), faisant d’Abengoa un acteur de premier rang pour ce type de modèle au Maroc.

Abengoa est présent au Maroc depuis 1977 et possède des bureaux dans les villes de Rabat et Casablanca. L’entreprise a mené des projets de grande envergure dans la région, dont la première usine ISCC (cycle combiné solaire intégré) au monde située à Ain Beni Mathar.


 

h24info.ma

Agadir: associations et surfeurs alarmés par l’usine de dessalement

La vague de "Boilers", fermé depuis le lancement des travaux, est l’une des meilleures de la région ©DR

La vague de « Boilers », fermé depuis le lancement des travaux, est l’une des meilleures de la région
©DR

Des associations de surfeurs et de protection du littoral de la région d’Agadir se sont mobilisées contre la construction d’une usine de dessalement d’eau de mer, récemment entamée. L’association Surfrider Foundation Maroc, œuvrant pour la protection de l’environnement littoral, et la Confédération des Entreprises Marocaines de Surf Touristique, représentant la communauté surf de la région d’Agadir, ont exprimé leurs inquiétudes à propos de la construction d’une usine de dessalement d’eau de mer dans la région. Le site choisi pour le projet, qui produira à terme jusqu’à 200.000 m3/jour d’eau potable, se situe près du Cap Ghir, à environ 45 km au nord d’Agadir, juste en face du spot de surf des « Boilers ». Ce spot de surf, mondialement connu, est fermé depuis le lancement du projet l’année dernière. Pourtant, le spot des « Boilers », à l’instar des autres spots de surf dont regorge la côte d’Agadir, est très important pour la région. En plus d’être cruciaux à l’équilibre de l’écosystème marin de la région, ces spots attirent des milliers de touristes chaque année, faisant le bonheur des commerces locaux. Les sites de surf de la région participent également à l’identité régionale, ainsi qu’à la renommée internationale du pays. En effet, des magazines de surf internationaux, ainsi que de célèbres surfeurs professionnels reconnaissent le Maroc, et plus précisément la région d’Agadir, comme l’une des meilleures destinations de surf dans le monde. L’usine de dessalement d’eau de mer de Cap Ghir, dont la nécessité n’est plus à démontrer dans la région sèche du Souss-­Massa­-Drâa, suscite donc des inquiétudes chez les deux associations. Selon elles, toute la baie d’Agadir pourrait souffrir des nombreux impacts d’une usine de dessalement d’eau de mer: « perturbation des écosystèmes côtiers (faune et flore), trouble de la qualité de l’eau, dégradation paysagère, entraves à l’accès du public et aux loisirs … » Une pétition a été lancée sur le site de pétition avaaz.org depuis plusieurs semaines afin de rassembler des signatures. Les associations demandent notamment que « l’accès du site soit rétabli », que « l’étude d’impacts sur l’environnement (EIE) du projet prenne en considération leurs inquiétudes », que « la communauté puisse s’exprimer sur le sujet et soit consultée dans le cadre de l’enquête publique ».

 

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