Vernissage de l’Exposition « Un Thé au Tibet » de Saïd Aoubraim au Musée du Patrimoine Amazigh d’Agadir

Beaucoup de monde hier soir pour le vernissage de l’exposition photographique de Saïd Aoubraim « Un thé au Tibet », le Club photo d’Agadir, des photographes venus de Marrakech, Taroudant, Agadir…

Le responsable du musée du Patrimoine amazigh d’Agadir et Touria Boulbaroud ont présenté cette exposition et l’artiste photographe Saïd Aoubrahim :

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A droite, Saïd Aoubraim :

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Présentation de l’artiste (MAP) : 

L’artiste-photographe Said Aoubraim a accroché, jeudi soir, aux cimaises du Musée municipal du patrimoine amazigh à Agadir, ses dernières oeuvres photographiques, fruit d’un voyage entamé en 2010 entre l’Inde et le Tibet.

Cette exposition, qui se poursuivra jusqu’au 2 mai prochain, est intitulée « Un thé au Tibet: Du Grand Atlas au Grand Himalaya ». Elle regroupe un total de 36 tableaux produits, pour la première fois, sur des tirages sur toile, a expliqué à la MAP, cet artiste-photographe passionné de films documentaires, d’anthropologie et de voyages.

De ses multiples pérégrinations qui l’ont conduit du Haut Atlas et des dunes du Sud marocain jusqu’en Chine, en Inde ou au NépaI, en passant par la Turquie ou encore la Guinée Equatoriale, Said Oubraim, né en 1959 et vivant et travaillant à Agadir, garde un souvenir particulier de son voyage au Tibet.

« Pour y accéder, j’ai pris le train, le chemin ferroviaire le plus haut du monde (5075 m d’altitude), pendant 23 heures pour arriver à la capitale du Tibet. Le train est équipé de masques à oxygène, traversant les plus hauts plateaux du monde aux sommets enneigés. C’est aussi le point de départ des plus grands fleuves d’Asie », se souvient-il.

Pourquoi tant d’efforts et autant de détermination? « C’est difficile d’expliquer mon voyage et pourquoi je voyage. Je n’ai pas vu le Tibet, je l’ai senti et je conserverai en moi ces moments fugitifs que je pourrai savourer et revivre ensuite une fois chez moi à Agadir », précise-t-il encore.

Cinq ans après cette immersion dans le coeur du « Toit du monde », un pays qui a constamment fasciné, l’exposition de Said Oubraim se veut une invitation au voyage, à la découverte de ce pays frappé par l’omniprésence du sacré dans les fleuves, les lacs, les montagnes, les arbres, les chemins et même l’infini.

« Lorsqu’on regarde bien ces photographies, ce qui arrive à nous, jusqu’à nous, ce sont des fragments de vie, une géographie humaine, des visages, des situations: là où des choses simples surprennent », note pour sa part l’écrivain Hassan Wahbi dans une préface au catalogue de l’exposition.

Et pour cause, soutient-il, l’observateur, cheminant de photographie en photographie, les égrenant, « peut se trouver dans une sorte d’insatiabilité devant le déferlement des photos, car cela suscite une multitude de formes d’intérêt pour l’ailleurs ramené par un photographe d’ici, du Sud du Maroc ».

Savamment agencée, l’exposition livre ainsi au regard une riche palette de situations bercées par une atmosphère spirituelle, au milieu d’épaisses fumées d’encre, d’encense et d’herbes brûlées, le tout auréolé par la majesté d’énormes monastères ou dans des drapeaux de prière multicolores qui flottent partout et où chaque couleur symbolise un élément naturel.

L’artiste-photographe revoit encore comment sur les toits du monastère « des troupes folklorique tibétaines dament les terrasses en chantant et en dansant dans un rythme similaire aux chants des troupes musicales féminines de la région de Tafraout » ou encore le cas de cet autre bouddhiste exerçant son rituel pendant le pèlerinage avec un ton semblable à la chanson « Ajmâa » des troupes d’Ahwach de la région de Taroudant.

« Il faut dire que cette similitude m’a permis un dépaysement inversé car, au fond, je cherchais les différences entre les cultures et les hommes, et j’ai fini par en apercevoir les ressemblances », dira-t-il.

Said Aoubraim compte à son actif plusieurs expositions individuelles au Maroc comme à l’étranger, notamment en Norvège, Allemagne, Espagne et en France, en plus de sa participation à des expositions collectives au Qatar, à Hong Kong, en Slovénie, Bosnie, Inde, Iran et en Turquie. Lauréat de plusieurs prix nationaux et étrangers, dont une médaille de « Al Thani Award for Photography » (Qatar (2008) et le Prix Canon photographie en 2012, il a participé à l’illustration de plusieurs ouvrages et beaux livres, dont « Igoudars, patrimoine du Sud », « Tafraout, éléments d’un site » et « Ajgal, patrimoine amazigh »

 

 

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Parmi les personnalités présentes :

M. Tariq Kabbage, président de la Communauté urbaine d’AgadirIMG_8287

 

M. Hassan Benhalima, Président de l’Association SMD Culture, ici avec Chantal Tronquit-Ballester, notre artiste peintre sculpteur d’Agadir

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Saïd Aoubraim (l’artiste photographe) avec Hassan Wahbi (l’universitaire, poète, écrivain) : c’est grâce à leur collaboration qu’Azigzao a pu éditer le livre « Agadir la Ville Impassible« IMG_8285

Quelques photos de cette remarquable exposition :

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Vous pouvez trouver toutes ces photos dans le très beau catalogue de cette exposition qu’ont publié Les Editions Azigzao, Photos de Saïd Aoubraim, Texte de Hassan Wahbi.
(Dépôt légal : 2015MOO902 – ISBN : 978-9954-35-119-2) :

Thé auTibet

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