Archives de 20 avril 2015

Hindi Zahra : Amazigh 2.0

par Alain Brunet – lapresse.ca – 20/04/2015 – Photo Warner Music

Hindi Zahra s'est installée deux ans au Maroc avant de créer Homeland, un titre qui résume bien son retour aux sources. PHOTO : FOURNIE PAR WARNER MUSIC

Hindi Zahra s’est installée deux ans au Maroc avant de créer Homeland, un titre qui résume bien son retour aux sources.
PHOTO : FOURNIE PAR WARNER MUSIC

En 2010, Hindi Zahra lançait l’album Handmade, qui devint un fleuron de la sono mondiale. On a en mémoire un spectacle étincelant, donné aux Nuits d’Afrique par cette Berbère marocaine au charme dévastateur.

Chanteuse des plus effervescentes, elle avait mis au point une world pop fédératrice qui l’avait menée à donner plus de 400 concerts dans le monde, à récolter des prix importants dans l’Hexagone où elle vivait depuis l’adolescence – Victoire de la musique, prix Constantin. Puis ce fut la pause, suivie de la longue gestation de Homeland.

La sortie de cet opus précède une tournée mondiale, dont le Festival international de jazz de Montréal sera une des nombreuses escales. C’est pourquoi Hindi Zahra est jointe à Paris, peu avant que sa caravane ne se mette en marche.

«J’ai un chez-moi à Marrakech et un autre à Paris, amorce-t-elle au bout du fil. Je ne pourrais vivre à un seul endroit! Je suis restée cette fille de militaire qui a toujours eu de nouvelles affectations. Le nomadisme me sied bien; il est aussi en phase avec celui de mes ancêtres.»

Le tour des rythmes du monde

Après le succès mondial, Hindi Zahra s’est installée pendant près de deux ans au Maroc afin de créer Homeland, un titre qui résume bien son retour aux sources.

«Je me suis installée à Marrakech pour l’écriture de cet album, sa composition et les premières phases de son enregistrement. J’y ai mené les séances de percussions, il y en a eu d’autres à Essaouira, dans une zaouïa, lieu où se tiennent des cérémonies religieuses, mais où l’on peut aussi faire de la musique.»

Au Maroc, le long séjour de Hindi Zahra a commencé par le rythme. Et ce rythme ne serait pas exclusivement nord-africain. «Ma chanson Beautiful Tango, par exemple, était un clin d’oeil à l’Amérique du Sud. Or, lorsque j’ai tourné au Brésil, j’ai eu envie de me plonger dans les sonorités latino-américaines. J’ai voulu, par exemple, créer un dialogue entre les percussions marocaines et les percussions brésiliennes.»

En fait, Hindi Zahra se préparait à un grand tour des rythmes du monde. Dans les chansons de Homeland, elle souligne avoir incorporé samba brésilienne, coladeira capverdienne, motifs guitaristiques chaâbis d’Afrique du Nord, buleria du sud de l’Espagne, rythmes afro-cubains, rythmes perses, rock inspiré du western spaghetti. Ainsi, elle a cherché à creuser des passages entre le Maroc, le Cap-Vert, le Brésil, Cuba. Entre blues américain et africain.

Le blues du désert, celui de Tinariwen, Bombino, et autres Etran Fianatawa, est probablement l’inspiration la plus puissante de Hindi Zahra, qui vient de la partie méridionale du Maroc. Ce qu’elle corrobore:

«Mon grand-père est issu d’une tribu touarègue de Mauritanie. Les musiques qui y règnent sont des musiques de transe. L’objectif d’une musique de transe, c’est l’unité. Dans cette même optique, je voulais aussi donner un visage féminin à ma culture. Par exemple, mettre en relief l’univers mystique des femmes.»

Musique sans frontières

Et d’où vient la vastitude marquant l’approche de Hindi Zahra?

«C’est très marocain, tout ça! J’ai grandi dans une famille où se rencontraient les générations, les styles musicaux, le passé et le présent. Ainsi, musiques modernes et traditionnelles ont toujours cohabité. Chez moi, la musique n’a pas de frontières géographiques ou temporelles. Plus précisément, je viens du Souss, une grande région située entre Agadir et Ouarzazate. On y parle le chleuh, un dialecte amazigh [berbère]. On y parle aussi darija, ce créole marocain qui intègre du berbère, du français, du portugais, de l’arabe. Le Maroc est à la croisée de plusieurs peuples et des voyageurs. Il n’y a pas si longtemps [les années 60-70], les hippies y ont ramené plein de musiques, les nôtres en ont subi les influences.»

On n’a donc aucun mal à imaginer notre interviewée piger partout où elle se pose, s’exprimer et chanter dans plusieurs langues, y compris l’anglais et le français.

«Après le travail accompli au Maroc, je suis allée en Espagne pour enregistrer les guitares et d’autres instruments acoustiques. Je suis ensuite montée à Paris afin de travailler avec d’autres musiciens, de mixer le tout. Du début à la fin du processus, j’ai fait la rencontre de superbes musiciens. Par exemple, le percussionniste Rhani Krija, qui a joué avec Sting et Prince. J’ai aussi côtoyé l’excellent guitariste Juan Fernández [El Panki]], gitan de Cordoue.»

Ceci explique cela: cinq ans après la sortie de Handmade, Homeland a été très long à mener à bien.

«J’y ai mis du temps parce que j’étais seule à réaliser et produire cet album. Je voulais me mettre au défi de faire se côtoyer les musiques que j’aime. Aller au bout de mes idées. Je voulais une production éclectique, je ne voulais pas une seule équipe. J’ai d’ailleurs enregistré plusieurs musiques qui n’ont pas été retenues. Certaines le seront plus tard, ce n’est pas perdu.»

Auparavant, Hindi Zahra doit reprendre la route. «La tournée démarre à Istanbul, j’irai après au Maroc, ce sera ensuite la France et la Belgique. Je viendrai chanter à Montréal cet été. Ce sera un grand plaisir d’y retourner.»

A noter : Hindi Zahra se produira à Agadir le 12 mai 2015 au Théâtre de verdure de la Municipalité dans le cadre du Spectacle « Afrique en Scènes » de  l’Institut Français du Maroc

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Publié 20 avril 2015 par Michel Terrier dans Agadir, Art, Musique, Spectacle

Souss / Urbanisme : Le détail du plan d’action

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 20/04/2015

  • Le schéma directeur d’aménagement du Grand Agadir finalisé
  • Plans d’aménagement… focus sur le monde rural
Bidonvilles rasés, quartiers périphériques «hors normes», bâtiments anciens, ville nouvelle... Le plan d’aménagement urbain du Grand Agadir compte apporter des corrections aux disparités sociales de la ville, et surtout permettre le développement de la richesse et de la croissance

Bidonvilles rasés, quartiers périphériques «hors normes», bâtiments anciens, ville nouvelle… Le plan d’aménagement urbain du Grand Agadir compte apporter des corrections aux disparités sociales de la ville, et surtout permettre le développement de la richesse et de la croissance

Réviser le schéma directeur d’aménagement du Grand Agadir (SDAU), une priorité longuement discutée lors du dernier conseil d’administration de l’Agence urbaine de la ville (AUA). Ce document de planification urbaine stratégique a pour objectif de consolider les réalisations engagées sur la base des orientations d’aménagement du SDAU de 1995. Et de même, pallier les dysfonctionnements urbains constatés au niveau de certaines parties de l’aire d’étude. «Notre objectif est de mettre aux normes de durabilité les urbanisations non organisées qui compromettent le développement durable de l’agglomération du Grand Agadir», a déclaré Mohamed Reda Cherkaoui, directeur de l’AUA. «Le SDAU est finalisé et sera soumis incessamment à l’examen du comité local de suivi, puis soumis aux délibérations des conseils communaux concernés», a-t-il ajouté. L’objectif de ces actions, qui rentrent dans le cadre de la procédure de concertations réglementaires, est de recueillir les avis et propositions avant d’envoyer le document à l’homologation. «La gestion du secteur urbanistique nécessite une démarche de convergence afin de réduire les disparités sociales», a déclaré Mohamed Yazid Zelou, wali de la région Souss Massa. «L’adoption du SDAU permettrait de générer la croissance économique et la richesse», a-t-il ajouté. Il a aussi insisté pour qu’une attention particulière soit donnée au développement du monde rural avec respect des particularités locales. D’ailleurs, trois autres plans d’aménagement (PA) ont été homologués pour Azazoul Ifraden, centre d’Aourir et Ait Baha. Deux plans de développement des agglomérations rurales (PDAR) seront bientôt soumis à l’enquête publique et délibérations des conseils communaux pour les centres de Tamri et de Tizi N’Takoucht. En plus d’un PA, en phase avancée, pour le centre d’Imi M’Qorne. Ainsi, les efforts de l’AU, en coordination avec les autorités locales et les élus, a permis d’étendre la couverture en documents d’urbanisme aux zones sensibles, montagneuses et littorales. Il faut préciser que la dimension préventive contre les inondations est prise en compte dans l’élaboration de ces documents urbanistiques.
Parmi les actions phares aussi en 2014, la mise en place de guichets uniques avec l’objectif d’encourager l’investissement et de faciliter les procédures administratives.
L’année dernière, plus de 5.400 demandes d’autorisations de construire ont été examinées. Parmi elles, 3.500 ont reçu un avis favorable, soit 65%. Avec réalisation de plus de 47 hectares de lotissements pour un montant d’investissement de 7,2 milliards de DH. Il faut noter que la baisse du nombre de dossiers examinés en 2014 par rapport aux années précédentes s’explique par la réduction de l’aire d’intervention de l’AUA. Son territoire comprenant trois préfectures, à savoir Agadir Ida Outanane, Inezgane Ait Melloul et Chtouka Ait Baha. Une nouvelle agence urbaine ayant été créée pour les provinces de Taroudant, Tiznit et Sidi Ifni. Par ailleurs, l’agence a examiné 16 projets touristiques d’un montant d’investissement de plus de 553 millions de DH et 54 projets industriels d’une enveloppe budgétaire de près de 754 millions de DH, soit plus 62% par rapport à 2013. Dans le cadre de la commission de dérogation, 30 dossiers sur 51 ont, quant à eux, reçu un accord de principe. Montant d’investissement: 3.376 millions de DH. Au total, en 2014, quelque 30 documents d’urbanisme ont été suivis. Dont 18 plans d’aménagement et 12 plans de développement. Avec l’élaboration de 135 études de restructuration dont 31 approuvées. Ceci, en plus de la réalisation d’enquêtes foncières, exploitation de données topographiques, visites de terrains pour l’actualisation des plans de restructuration et des études de requalification urbaine.

Plus large couverture

Pour 2015, le plan d’action prévoit de généraliser la couverture en documents urbanistiques, de réaliser des études de requalification des quartiers sous-équipés, d’aménager les centres ruraux émergents et d’élaborer les documents topographiques. Et aussi, de moderniser les mécanismes d’action de l’agence. Le budget prévisionnel pour l’année en cours est de plus de 41 millions de DH. Enfin, pour la période 2015/2017, l’objectif est de finaliser les études programmées antérieurement et de démarrer les études relatives aux nouveaux documents d’urbanisme. Parallèlement à la réalisation des études sur la requalification de certains centres communaux.

Publié 20 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Urbanisme

Construction de l’usine de déssalement d’eau de mer au Cap Ghir

Les travaux avancent vite pour la construction de l’usine de dessalement d’eau de mer au Cap Ghir au niveau du spot de surf Boilers (qui est toujours accessible).

Quelques photos pour montrer l’avancement du terrassement :

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Photos M. Terrier

Publié 20 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Construction, Eau

Intervention à l’Ecole Supérieure de communication et des sciences humaines

J’ai eu le plaisir d’intervenir à Universiapolis dans le cadre d’un travail de fin session des cours création graphique et développement Web des étudiants de 1ère et 2ème année de Sup’HCOM (Ecole Supérieure de Communication et des Sciences Humaines).

Le projet consiste en la Création de « Blog en Communication » par les étudiants et j’ai été contacté parce que mon expérience dans ce domaine traduit la vision que Sup’HCOM veut développer chez ses étudiants à travers cette activité pratique. Mon intervention consistait à faire l’historique du « Blog d’Agadir » et analyser avec les étudiants la conception, l’utilité et ce que peut apporter un blog.

Voici quelques photos de l’École et de mon intervention :

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Une sympathique « photo de famille » avec les étudiants :DSC_8699

Présentation de l’Ecole Supérieure de Communication et Sciences Humaines – Université Internationale d’Agadir :

« L’École des Sciences Humaines et de Communication Sup’HCom est une filière de l’Université Internationale d’Agadir – Universiapolis. elle propose des formation en Communication des organisations, en Gestion des ressources humaines et en médias & presse.

Depuis sa création, l’École s’est dotée de valeurs, qui sont celles de l’université et qui placent l’étudiant au centre sa pédagogie:

– une approche pédagogique s’inspirant du modèle nord-américain, – des es enseignements de qualité

– l’infrastructure de haut niveau de notre campus…

autant d’atouts qui développent chez l’étudiant des aptitudes personnelles, relationnelles, d’innovation et d’ouverture d’esprit nécessaires pour les métiers de la communication.

Le programme de formation de Sup’HCom est basé principalement sur l’acquisition des compétences professionnelles et des qualités personnelles. Il répond au besoin émergeant de la part des acteurs économiques, qu’ils soient représentés par des organisations publiques ou privées, commerciales ou associatives, et ce dans différents secteurs d’activités. »

SHC14

 

 

Publié 20 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Communication, Université

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