Archives de la catégorie ‘Agriculture

Ouled Teima : à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement, 1ère édition su Salon Régional de Pompage Solaire

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Publié 15 mai 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Eau, Environnement, Salons

Café Littéraire au Sofitel Thalassa Sea & Spa avec Nelson Monfort

Hier soir, Nelson Monfort présentait son ouvrage « Sport, Mes Héros et Légendes »

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Pour cette présentation, il était interviewé (c’est le monde à l’envers, l’Arroseur arrosé !) par Daniel Karbovnik

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Il est longuement intervenu pour répondre aux questions qui lui étaient posées d’abord par Daniel Karbovnik, puis par l’assistance, sur son parcours, sa carrière de commentateur sportif et sur les valeurs qu’il apprécie et qui font qu’un sportif est un héros à ses yeux et qui se résument par les 4 « H » : Humour, Honneur, Humilité, Humanité.

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Il s’est ensuite prêté avec beaucoup de gentillesse à la séance de dédicaces :

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Pour présenter rapidement son ouvrage, voici la préface tirée du livre :

Avant-propos


Autant le dire tout de suite : ce livre n’est ni exhaustif – comment pourrait-il l’être ?- ni objectif. Il s’agit d’un ouvrage passion, d’un ouvrage coup de cœur autour de souvenirs s’égrenant au fil des pages…

Certaines des images que vous y trouverez remontent à près de cent ans ; d’autres à des étés olympiques et mondiaux enchantés plus récents, notamment pour le sport français.

Même s’il est vrai, je vous l’avoue, qu’en « légendant » ces magnifiques photos, je me suis rendu compte que la part de rêve (non vécue) l’emportait sur les événements que j’ai eu la chance de connaître et même de commenter…

Nous avons tous dans notre coeur, dans notre mémoire, certains flashs directement associés à nos vies. Nous savons aussi que les souvenirs anciens – parfois très anciens ! – reviennent plus vite que ceux de la semaine dernière, ou même d’hier.

En effet, cet album fait la part belle à celles et ceux… d’avant. D’avant le « tout-image », d’avant la télévision pour tout dire. D’une époque où, jeunes adolescents, nous jouions avec des figurines représentant les coureurs du Tour de France. Période à jamais révolue, mais synonyme d’un bonheur intime, rien que d’y penser.

Et puis, parce que c’est ainsi et que c’était sans doute leur destin, il y a tous ceux qui ne sont plus. Partis bien avant l’heure pour certains, ou de manière naturelle pour d’autres. Ce livre voudrait leur rendre hommage. De là-haut, ils doivent certainement réussir leurs plus beaux virages ou franchir les bouées les plus éloignées.

Pardon à tous ceux qui pourraient se sentir « oubliés ». Cet ouvrage n’est pas une encyclopédie. Il pourrait facilement avoir un « petit frère » illustrant tout autant d’exploits. Il fallait simplement faire des choix autour des fameux quatre « H »: Humour, Honneur, Humilité, Humanité. C’est le point commun des héros (tiens, un cinquième H !) que vous retrouverez dans ce livre. Ils vous ouvrent leur cœur. Bienvenue…

Photos M. Terrier

Publié 3 mai 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Littérature, Sport

Visite au Salon National des Produits du Terroir

Visite cet après- midi au Salon National des Produits du Terroir, place Bijaouane à Agadir.

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L’exposition prend de l’ampleur puisqu’elle s’étend cette année sur 3.000 m², et presque tous les produits du terroir marocains y sont représentés :

les huiles d’olive, d’argane, de pépins de figues de barbarie :

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Le miel :

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le safran :

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le fromage :

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Parfums et eau de rose provenant de la vallée des roses de Kelaat M’Gouna :

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mais encore, les dattes, le henné, le thym, les câpres…

L’ahwach qui tient une place de choix dans la culture berbère attire toujours beaucoup de monde devant le podium :

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Vidéo :

Agadir, place Bijaouane : Le salon des produits du terroir rempile

par Fatiha NAKHLI – leconomiste;com

  • La 3ème édition du 2 au 6 avril compte quelque 150 exposants
  • Les critères de sélection de plus en plus stricts
  • Face au succès grandissant, l’espace d’exposition double de superficie
Cette année, les critères de sélection des exposants ont été relevés à la hausse, l’objectif étant de montrer que les produits du terroir font aussi partie du capital immatériel du Maroc

Cette année, les critères de sélection des exposants ont été relevés à la hausse, l’objectif étant de montrer que les produits du terroir font aussi partie du capital immatériel du Maroc

Le Salon national des produits du terroir (SNAPT) se tient pour la 3ème année consécutive  à Agadir. Cette édition 2015 qui se tient sous le thème «Notre capital immatériel, c’est aussi nos produits du terroir » amène du nouveau. D’abord, en termes de durée avec cinq jours d’exposition au lieu de quatre. A noter aussi l’augmentation de la superficie du Salon qui passe de 1.500 m2 à 3.000 m2, ce qui permet de répondre à plus de demandes. En effet, pour cette année, ce sont 150 exposants régionaux et nationaux qui ont leur place sous le chapiteau après des critères de sélection assez strictes. La priorité ayant été donnée aux coopératives certifiées. Quelques pays africains dont la Tunisie seront aussi représentés. «Cette manifestation vise l’application des orientations du Plan Maroc Vert concernant le développement et la promotion des produits du terroir», a déclaré Ali Kayouh, Président de la Chambre d’agriculture de la Région Souss-Massa. «Notre ambition via ce Salon est de promouvoir les produits du terroir et d’instaurer une plateforme d’échange des expériences et des idées entre les gens du secteur», a-t-il ajouté. Résultat d’une étroite collaboration entre les différentes institutions de développement et des acteurs privés, le SNAPT 2015 promet un riche programme. Sur le volet technique, des ateliers scientifiques sont prévus sur l’espace pédagogique du Salon. Et aussi à l’amphithéâtre de la Chambre d’agriculture. Les ateliers aborderont  des thèmes relatifs à la production, valorisation, commercialisation, réglementation et à l’organisation professionnelle des produits du terroir. Par ailleurs, il est prévu d’organiser, au profit des coopératives africaines et celles représentant les autres régions du Maroc, des circuits des produits du terroir. Il s’agira de découvrir des organisations professionnelles qui ont réussi le challenge de la valorisation des produits du terroir spécifiques à la région. Il faut noter dans ce sens que la région Souss-Massa est caractérisée par la diversité de ses activités agricoles liées en particulier à la richesse naturelle et culturelle.
L’exploitation de ces produits pourra  de même contribuer au développement du tourisme rural dans un cadre organisationnel qui intègre de manière effective la population locale. Pour rappel, la 3ème édition du Salon national des produits du terroir (SNAPT) est prévue du 2 au 6 avril prochains à Agadir à la Place Bijaouane, en pleine zone balnéaire et touristique. La manifestation est organisée par l’Association éponyme en partenariat avec la chambre d’agriculture de la Région Souss-Massa, sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime. Des milliers de visiteurs sont attendus lors de ce Salon qui suscite de plus en plus l’intérêt du grand public.

SNAPT : Agadir meilleur échange des connaissances

lematin.ma

La Place Bijawane à Agadir s’apprête à accueillirle 3e SNAPT. Attirer l’attention sur l’importance de ce secteur et servir d’espace d’échange des idées et des expériences. Ph : MAP

La Place Bijawane à Agadir s’apprête à accueillirle 3e SNAPT. Attirer l’attention sur l’importance de ce secteur et servir d’espace d’échange des idées et des expériences. Ph : MAP

Le Salon national des produits de terroir (SNAPT) veut capitaliser sur le succès des précédentes éditions pour s’ériger à l’avenir en manifestation internationale, indique-t-on vendredi à Agadir auprès des organisateurs.

«La prochaine édition verra la participation de trois pays africains, en l’occurrence la Tunisie, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Nous souhaitons que cette participation soit un prélude pour donner une dimension internationale à ce Salon», a affirmé Hrou Brou, directeur régional de l’Agriculture, lors d’un point de presse consacré à la présentation du 3e SNAPT, prévu du 2 au 6 avril prochain à la Place Bijawane.

Selon lui, l’organisation de ce Salon à Agadir tient son importance du fait que le secteur agricole dans la région Souss-Massa-Drâa (SMD) contribue pour plus de 80% à la production nationale des primeurs, plus de 70% des agrumes et plus de 70% des produits de terroir.

La contribution de la région dans ces produits, qui font partie du 2e pilier du Plan Maroc vert, se répartit entre le cactus, qui couvre plus de 50% de la production et des superficies à l’échelle nationale, l’argan (70%) d’argan, le safran (99%) de safran et les dattes (90%).

De son côté, le président du Conseil régional, Brahim Hafidi, a relevé que la région SMD a été l’une des premières à se doter d’un plan agricole régional dans le cadre d’une vision prospective garantissant la convergence en vue de promouvoir les produits de terroir, soulignant, par la même occasion, l’adhésion de tous les acteurs institutionnels, les professionnels et le tissu coopératif à cette vision.

Placé cette année sous le signe «Notre capital immatériel, c’est aussi nos produits de terroir», le 3e SNAPT est organisé par l’Association éponyme en partenariat avec la Chambre régionale d’Agriculture, et d’autres partenaires.

Le Salon ambitionne de valoriser les produits de terroir et leur potentiel de développement, fournir une plateforme de vente directe des produits, attirer l’attention sur l’importance de ce secteur et servir d’espace d’échange des idées et des expériences.

Etalé sur une superficie de 3.000 m2, ce Salon, qui connaitra la participation de 150 exposants, prévoit une série de conférences et d’ateliers thématiques, des séances de dégustation, des activités pédagogiques et culturelles et des soirées artistiques et musicales avec la participation de troupes folkloriques.

Au menu du programme scientifique figurent deux ateliers animés par une pléiade d’acteurs associatifs, d’intervenants institutionnels et de chercheurs marocains et étrangers. Le premier traite du «développement territorial à travers la concertation entre les différents acteurs» et le second porte sur «la coopérative comme cadre idoine d’agrégation et de valorisation des produits de terroir».

Les organisateurs prévoient aussi des circuits de produits de terroir au profit des coopératives africaines et d’autres représentant différentes régions du Royaume, avec à la clé des visites de terrain à des organisations et associations professionnelles ayant montré leurs preuves dans la région de Souss-Massa-Drâa, connue par la diversité de ses produits agricoles et de terroir.

La précédente édition du SNAPT, érigée sur une superficie de 1.500 m2, a connu la participation de 100 exposants et a drainé quelque 25.000 visiteurs.

Des données de la direction régionale d’Agriculture font ressortir que les produits de terroir couvrent de larges superficies puisqu’elles occupent, en 2015, plus de 50 mille ha pour les figues de barbarie, avec une production annuelle de 490.000 tonnes, 1.600 ha pour le safran (5 tonnes), 800 ha pour les roses (1.650 tonnes), 160.000 ruches d’abeille (mille tonne), près de 684.000 ha pour l’argan (plus de 248.000 tonnes), 1.400 ha pour le henné (7600 tonnes) et 41.000 ha pour les dattes (42.000 tonnes).

Publié 30 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Animation, Salons, Tourisme

Agadir meilleur échange des connaissances

lematin.ma

La Place Bijawane à Agadir s’apprête à accueillirle 3e SNAPT. Attirer l’attention sur l’importance de ce secteur et servir d’espace d’échange des idées et des expériences. Ph : MAP - See more at: http://www.lematin.ma/express/2015/snapt-_agadir-meilleur-echange-des-connaissances/220663.html#sthash.4axdXTED.dpuf

La Place Bijawane à Agadir s’apprête à accueillirle 3e SNAPT. Attirer l’attention sur l’importance de ce secteur et servir d’espace d’échange des idées et des expériences. Ph : MAP – See more at: http://www.lematin.ma/express/2015/snapt-_agadir-meilleur-echange-des-connaissances/220663.html#sthash.4axdXTED.dpuf

Le Salon national des produits de terroir (SNAPT) veut capitaliser sur le succès des précédentes éditions pour s’ériger à l’avenir en manifestation internationale, indique-t-on vendredi à Agadir auprès des organisateurs.

«La prochaine édition verra la participation de trois pays africains, en l’occurrence la Tunisie, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Nous souhaitons que cette participation soit un prélude pour donner une dimension internationale à ce Salon», a affirmé Hrou Brou, directeur régional de l’Agriculture, lors d’un point de presse consacré à la présentation du 3e SNAPT, prévu du 2 au 6 avril prochain à la Place Bijawane.

Selon lui, l’organisation de ce Salon à Agadir tient son importance du fait que le secteur agricole dans la région Souss-Massa-Drâa (SMD) contribue pour plus de 80% à la production nationale des primeurs, plus de 70% des agrumes et plus de 70% des produits de terroir.

La contribution de la région dans ces produits, qui font partie du 2e pilier du Plan Maroc vert, se répartit entre le cactus, qui couvre plus de 50% de la production et des superficies à l’échelle nationale, l’argan (70%) d’argan, le safran (99%) de safran et les dattes (90%).

De son côté, le président du Conseil régional, Brahim Hafidi, a relevé que la région SMD a été l’une des premières à se doter d’un plan agricole régional dans le cadre d’une vision prospective garantissant la convergence en vue de promouvoir les produits de terroir, soulignant, par la même occasion, l’adhésion de tous les acteurs institutionnels, les professionnels et le tissu coopératif à cette vision.

Placé cette année sous le signe «Notre capital immatériel, c’est aussi nos produits de terroir», le 3e SNAPT est organisé par l’Association éponyme en partenariat avec la Chambre régionale d’Agriculture, et d’autres partenaires.

Le Salon ambitionne de valoriser les produits de terroir et leur potentiel de développement, fournir une plateforme de vente directe des produits, attirer l’attention sur l’importance de ce secteur et servir d’espace d’échange des idées et des expériences.

Etalé sur une superficie de 3.000 m2, ce Salon, qui connaitra la participation de 150 exposants, prévoit une série de conférences et d’ateliers thématiques, des séances de dégustation, des activités pédagogiques et culturelles et des soirées artistiques et musicales avec la participation de troupes folkloriques.

Au menu du programme scientifique figurent deux ateliers animés par une pléiade d’acteurs associatifs, d’intervenants institutionnels et de chercheurs marocains et étrangers. Le premier traite du «développement territorial à travers la concertation entre les différents acteurs» et le second porte sur «la coopérative comme cadre idoine d’agrégation et de valorisation des produits de terroir».

Les organisateurs prévoient aussi des circuits de produits de terroir au profit des coopératives africaines et d’autres représentant différentes régions du Royaume, avec à la clé des visites de terrain à des organisations et associations professionnelles ayant montré leurs preuves dans la région de Souss-Massa-Drâa, connue par la diversité de ses produits agricoles et de terroir.

La précédente édition du SNAPT, érigée sur une superficie de 1.500 m2, a connu la participation de 100 exposants et a drainé quelque 25.000 visiteurs.

Des données de la direction régionale d’Agriculture font ressortir que les produits de terroir couvrent de larges superficies puisqu’elles occupent, en 2015, plus de 50 mille ha pour les figues de barbarie, avec une production annuelle de 490.000 tonnes, 1.600 ha pour le safran (5 tonnes), 800 ha pour les roses (1.650 tonnes), 160.000 ruches d’abeille (mille tonne), près de 684.000 ha pour l’argan (plus de 248.000 tonnes), 1.400 ha pour le henné (7600 tonnes) et 41.000 ha pour les dattes (42.000 tonnes).

Publié 28 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Artisanat

Le Complexe horticole d’Agadir se dote d’un incubateur de projets d’entreprises

MAP – medias24.com

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Le Complexe horticole d’Agadir (CHA), relevant de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, s’est doté d’un incubateur de création d’entreprises, dont la présentation s’est déroulée, vendredi, en présence du ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch.

Fruit d’une réflexion de deux ans, cette structure ambitionne de contribuer à la consolidation du tissu entrepreneurial existant, à l’accroissement de la productivité dans la région Souss-Massa-Drâa, au renforcement des liens recherche/développement et à la protection des ressources naturelles et agricoles de la région, a affirmé le directeur du CHA Farid Lekjâa.

Cet incubateur d’entreprises innovantes sous formes de GIP (Groupement d’intérêt public), dont le lancement est prévu début septembre prochain, cible une vingtaine de bénéficiaires, composés de doctorants, de parrainés de la profession et de lauréats des instituts et écoles d’enseignement agricole, a-t-il indiqué.

Les incubés auront à suivre un processus d’accompagnement étalé sur cinq ans, dont 4 ans durant la phase post-incubation, a-t-il relevé, soutenant que ce projet a pour vocation de contribuer à la création de quelque 176 entreprises durant la période 2015/2025.

Le président du Conseil régional Brahim Hafidi a mis l’accent sur l’importance de cet incubateur qui s’inscrit dans la philosophie du Plan Maroc Vert, notant que l’IAV Hassan II d’Agadir, véritable vivier des ressources humaines qualifiées, dispose de tous les atouts pour faire aboutir ce projet qui devra, à terme, contribuer à la création des richesses et des emplois.

Faisant état de l’entière disposition du Conseil à adhérer à cette structure, il s’est félicité de l’implication de l’ensemble des partenaires dans la réalisation de ce projet, notamment les acteurs institutionnels, le secteur bancaire, les professionnels de l’agriculture et les opérateurs privés.

La cérémonie de signature de la convention de constitution de cet incubateur s’est déroulée en présence notamment du gouverneur de la préfecture Inezgane Aït Melloul Hamid Chennouri, des représentants des associations et interprofessions agricoles, des élus et députés et des étudiants.

MAP

Publié 12 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Développement

Irrigation / dessalement marin, Un accord a été conclu avec la profession

Par YASSINE SABER – leseco.ma

L'accord-cadre définit les règles d'exploitation de la nappe et l'usage de l'eau dessalée. Les agriculteurs se sont engagés à souscrire auprès de l'opérateur du réseau de distribution de l'eau dessalée une quantité minimale égale à 3.600 m3/ha/an. Le prix sera indexé annuellement au coût de l'énergie électrique utilisée pour le dessalement.

L’accord-cadre définit les règles d’exploitation de la nappe et l’usage de l’eau dessalée. Les agriculteurs se sont engagés à souscrire auprès de l’opérateur du réseau de distribution de l’eau dessalée une quantité minimale égale à 3.600 m3/ha/an. Le prix sera indexé annuellement au coût de l’énergie électrique utilisée pour le dessalement.

Il y a du nouveau dans le dossier de dessalement de l’eau de mer pour l’irrigation à partir de la station de Tifnit. Alors que l’usine destinée à assurer les besoins du Grand Agadir en eau potable a nécessité près d’1 MMDH à la commune de Tamri, celle de Tifnit dédiée à irriguer le périmètre agricole de Chtouka mobilisera un budget d’environ 2,6 MMDH. Ce n’est pas tout : après la finalisation des différentes études afférentes au projet, l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) vient d’être publié par le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime. S’ajoute à cela la signature de l’accord-cadre pour la sauvegarde de la nappe de Chtouka à travers la réalisation de cette unité de dessalement qui remplacera une partie des prélèvements de la nappe phréatique par de l’eau dessalée. Ledit accord qui reste valable jusqu’à la publication au Bulletin officiel du décret vient d’être conclu par le Conseil régional, la wilaya de la région Souss-Massa-Drâa, la Chambre régionale d’agriculture, la fédération interprofessionnelle des fruits et légumes en plus de l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA) et l’Agence du bassin hydraulique. En vertu de cet accord qui définit les règles d’exploitation de la nappe et l’usage de l’eau dessalée, les agriculteurs se sont engagés à souscrire comme annoncé précédemment dans nos colonnes (voir leseco.ma) à un contrat auprès de l’opérateur du réseau de distribution d’eau dessalée pour une quantité minimale de l’ordre de 3.600 m3 par hectare et par an. Dans le détail, la capacité finale de l’unité de dessalement a été fixée à 167.000 m3/jour alimentant un réseau d’irrigation couvrant près de 13.600 ha. En cas de rupture de livraison d’eau dessalée et lorsque celle-ci est la seule ressource mobilisée par l’agriculteur et que le fournisseur est défaillant dans la réalisation de ses obligations contractuelles à l’égard des agriculteurs, le fournisseur supportera entièrement les dommages causés aux cultures en cours en proportion de sa responsabilité.

S’agissant des exploitants actuels en plein champ, ils pourront souscrire un abonnement pour de l’eau dessalée aux conditions actuellement offertes aux exploitants à haute valeur ajoutée. Cette disposition est valable pendant une durée de 5 ans à compter de la date de mise en eau du réseau d’eau dessalée. En ce qui concerne le coût prévisionnel, il a été fixé avec la profession en fonction du prix de l’énergie. Autrement dit, il sera indexé annuellement au coût de l’énergie électrique utilisée pour le dessalement. À cet égard, le prix oscillerait entre 7 et 6 DH pour les producteurs. L’État devrait mobiliser pour sa part 50% du montant, à savoir 6 DH, soit 12 DH au total par m3. Dans le détail, le prix de vente de l’eau dessalée couvrira nécessairement les coûts de fonctionnement et l’amortissement des investissements financés par le partenaire privé, sa rémunération et une contribution au fonds de renouvellement des équipements. De surcroît, seule la quantité d’eau dessalée réellement livrée à l’agriculteur sera facturée par le fournisseur à travers des compteurs lorsque celui-ci ne sera pas à même de livrer le volume souscrit. En ce qui concerne la mise en place de quotas de prélèvements sur la nappe, c’est l’Office de mise en valeur agricole Souss-Massa et l’Agence du bassin hydraulique qui mettront en place, en commun accord, des quotas pour l’ensemble des puits et forages de la zone de Chtouka en concertation avec la FIFEL. Pour les exploitants recevant l’eau dessalée, ces quotas complèteront les besoins en eau des cultures lorsque l’exploitation n’est pas reliée au réseau public d’irrigation. Pour ceux reliés au périmètre public, les quotas prendront en compte l’approvisoinement par l’eau du barrage. S’agissant des exploitants de la nappe en plein champ, les quotas seront définis en fonction de la disponibilité des ressources et des effets du projet d’économie et de valorisation de l’eau d’irrgation. Par ailleurs, un comité conjoint composé de la FIFEL, de la Chambre régionale d’agriculture, de l’ORMVA et de l’Agence du bassin hydraulique révisera annuellement le niveau des quotas. Pour ce qui est des droits de connexion au réseau, les exploitants à haute valeur ajoutée, qui ne sont pas connectés au réseau initial d’eau dessalée, devront pour être connectés à l’extension du réseau, payer un droit d’entrée calculé sur la superficie exploitée à raison de la valeur de 3.600 m3 précitée d’eau dessalée par hectare, calculée sur le tarif appliqué à l’eau dessalée au moment de la connexion.

Publié 20 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Eau, Environnement

Les lauréats du Prix Trofel à Agadir

medias24.com

La 6e édition des Trophées de la filière fruits et légumes au Maroc (TROFEL) a récompensé, mercredi à Agadir, une dizaine de professionnels agricoles:

Agrumar Souss (prix excellence),

Matysha (innovation),

Cap Agro (qualité),

Quality Bean (excellence)

Frigo Ameshoul (mérite),

– La coopérative agricole Oulad Abdellah de collecte et de commercialisation de grenadier (mérite),

Qualiprim (performance),

Atlas Agrumes (mérite).

Dans la catégorie Produits de terroir, les coopératives Taitmatine et Tighanimine se sont vues décerner le prix de mérite.

Des hommages ont été rendus à cinq personnalités, en l’occurrence Haj Miloud Châabi, Karel Van Ouer (professionnel néerlandais), Mohamed Amouri, Zine El Alami et Ahmed Belaghnou.

Placée sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime et le parrainage de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE), cette édition met à l’honneur les Pays-Bas en tant que pays hôte.

Publié 8 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Expositions, Salons

Souss : Le secteur agricole à la peine

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • Les professionnels demandent un prix préférentiel pour le gasoil
  • Importants dégâts suite aux inondations et pas d’assurance risques pour les opérateurs

Même pas encore remis des dégâts des dernières intempéries, les agriculteurs continuent d’affronter des périls plus sournois, nichés dans la cherté du prix du gasoil et le renchérissement de plusieurs autres charges dont notamment celles de l’électricité, des engrais, et de la main-d’œuvre

Sale temps pour l’agriculture dans le Souss dont les problèmes ont été débattus lors de la 3e session ordinaire du Conseil de la chambre d’agriculture de la région, la semaine dernière. Il est vrai que bon nombre d’actions ont été réalisées dans le cadre du Plan Maroc Vert (PMV) dans l’optique d’une agriculture plus moderne et aussi solidaire. Le nombre de superficies dédiées à l’agriculture a augmenté depuis quelques années de même que les quantités produites dans pratiquement toutes les chaînes de production agricole. « Pour ce qui est des agrumes, les objectifs du PMV pour 2020 sont actuellement réalisés », a souligné Ali Kayouh, président de la Chambre d’agriculture d’Agadir. « Et ce, à travers le renouvellement des plants et l’agrandissement des superficies plantées d’agrumes notamment avec le projet de El Guerdane », a-t-il ajouté. Toutefois, en dépit de ces avancées, l’agriculture continue à souffrir du coût élevé de l’eau d’irrigation en raison de la hausse des prix du gasoil et de l’électricité. Pour décongestionner la situation, les opérateurs proposent la mise en place de tarifs préférentiels à l’instar de ce qui se fait dans le secteur de la pêche. Les agriculteurs soulignent au passage que leurs charges sont aussi plombées par la cherté d’autres intrants comme les engrais, médicaments et main-d’oeuvre. La conjoncture économique n’est pas non plus clémente à leur égard, et a conduit à une baisse historique de 0,70 DH/kilo au niveau de la vente des produits de la récolte. Et pour couronner le tout, l’absence de coordination entre les exportateurs et l’augmentation de structures de commercialisation apporte également son lot de problème. Parmi les solutions proposées par les professionnels pour assurer la pérennité du secteur, la mise en place de stations d’emballage supplémentaires car les 37 existantes ne peuvent répondre, à elles seules, à la demande actuelle. La recherche d’autres marchés pour l’exportation notamment en Afrique, en plus de la consolidation des relations avec les marchés européen et américain fait également partie des débouchés à explorer.
Les professionnels ne manquent pas de rappeler la hausse des droits d’entrée décrétée par l’Union européenne sur les agrumes et primeurs marocaines. « Une décision univoque et pas légale », selon Kayouh. Elle menace l’agriculture dans son ensemble et les exportateurs qui risquent de faire faillite. Une éclaircie tout de même en raison du boycott des produits européens par la Russie. Cela permet aux exportateurs marocains de redresser la barre et éviter le licenciement de milliers de personnes travaillant dans le secteur agricole. Enfin, la tenue de la 3e session ordinaire de la Chambre d’agriculture de la région SMD est de zoomer sur l’impact des dernières inondations dans le Souss. Il est vrai que la réserve cumulée d’eau dans la région a atteint 960 mm3. Ce qui devrait assurer les besoins en eau potable et d’irrigation pour trois ans. Toutefois, les dégâts matériels enregistrés dans le secteur agricole sont importants. Fermes inondées, serres détruites, cultures endommagées.

. Et le problème, c’est que les agriculteurs ne bénéficient pas d’assurance sur les risques liés aux inondations.

Publié 5 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Environnement, Météo

Trophées de la filière fruits et légumes Les Pays-Bas à l’honneur le 7 janvier à Agadir

lematin.ma

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Les Pays-Bas seront à l’honneur à la sixième édition des Trophées de la filière fruits et légumes au Maroc (TROFEL) qui aura lieu, le 7 janvier prochain à Agadir, sous le signe «La commercialisation des fruits et légumes, enjeux et perspectives». Placée sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime et le parrainage de l’Établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE), cette édition accueillera une délégation d’une trentaine d’opérateurs néerlandais, à leur tête l’ambassadeur des Pays-Bas au Maroc et le président de la Chambre maroco-hollandaise pour la promotion des exportations, indique un communiqué des organisateurs. Figurent au programme de cette manifestation une table ronde autour de la «commercialisation des fruits et légumes : enjeux et perspectives» en présence d’une cinquantaine d’opérateurs marocains, une rencontre maroco-néerlandaise avec la participation de plus de 20 dirigeants d’entreprises des deux pays, et une mission BtoB visant à explorer les opportunités de coopération entre les opérateurs économiques. La cérémonie de remise des prix sera l’occasion d’honorer 15 entreprises marocaines et opérateurs excellant dans leurs domaines d’activité, avec en prime des hommages à deux acteurs associatifs et à un opérateur marocain et un Néerlandais pour leur contribution au développement de l’agriculture marocaine et leur implication dans le processus du développement social. Les organisateurs prévoient également des visites de sites de production et de valorisation des fruits et légumes au profit de 20 dirigeants d’entreprises néerlandaises pour leur permettre de mieux cerner l’environnement interne de la filière au Maroc. Cette édition jouit du soutien de l’APEFEL, du concours de l’ensemble des associations représentant la filière des fruits et légumes au Maroc et de l’appui de plus d’une cinquantaine d’opérateurs publics et privés. Au Maroc, la filière des fruits et légumes est représentée par cinq interprofessions, en l’occurrence la FEDAM (Fédération de développement de l’arboriculture au Maroc), la FIFEL (Fédération interprofessionnelle marocaine de production et d’exportation des fruits et légumes), Fimadattes (Fédération interprofessionnelle marocaine des dattes), Interprolive (Fédération interprofessionnelle marocaine de l’olive) et Maroc Citrus (Fédération interprofessionnelle marocaine des agrumes).

Publié 2 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Expositions, Salons

Les exportions de pastèques en hausse en dépit de la chute de la production

par Abdessamad Naimi – lavieeco.com

En 2013, la superficie cultivée a baissé de 18% par rapport à la moyenne de 2005-2009. La pastèque consomme pourtant moins d’eau que le palmier dattier, la tomate ou le poivron.

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Durant la campagne de 2012/13 la superficie occupée par la pastèque au Maroc est estimée à 14 100 hectares, soit un niveau équivalent à la superficie de la campagne précédente. Une tendance à la baisse de superficies cultivées est très remarquée depuis 2009. En effet, la superficie cultivée est passée de 17 300 ha (moyenne de 2005-09) à 14 300 ha (moyenne de 2009-13) soit un recul de 21%. «D’une manière générale, on constate une délocalisation de la production des régions du centre et du nord (Tanger-Tétouan, Gharb, Doukkala, Rabat-Salé) vers les régions du Sud (Tadla, Souss et Haouz)», indique la note de veille stratégique récemment publiée par le ministère.

Les exportations ont rapporté 100 MDH en 2013

Pour la production, le constat est le même. Durant la période en question, elle est passée de 700 000 tonnes à 550 000 tonnes, et ce, avec une stagnation des rendements à hauteur de 40 t/ha. Comme la culture de la pastèque apprécie les températures élevées, un peu plus de la moitié de la superficie cultivée au Maroc est concentrée dans les zones Sud avec 37% dans le Haouz et 19% dans le Souss. Cependant, les rendements les plus élevés sont enregistrés dans la région du Gharb vu la disponibilité en eau et les caractéristiques pédoclimatiques favorables de cette zone. Ils dépassent les 60 t/ha contre une moyenne nationale de 40t/ha.

La plantation des semences débute à partir de fin janvier-début février dans les zones à climat chaud du Maroc (Souss et Haouz notamment), suivie par les autres régions et ce jusqu’au mois de mars. Un hectare peut produire plus de 60 tonnes, selon les modalités d’irrigation et les soins et le traitement appropriés. La production de cette culture dans le Sud marocain se caractérise par sa précocité, notamment dans les  provinces de Ouarzazate, Zagora, Guelmim et Tinghir. «Cette rapidité d’entrer en maturité encourage les agriculteurs de ces régions à la production de ce fruit pour bénéficier des prix élevés du début de la campagne de commercialisation, ceci malgré des rendements moins importants», explique-t-on du côté du ministère.

Par rapport à des espèces telles que le palmier dattier, la tomate et le poivron, la pastèque n’est pas consommatrice d’eau. Ses besoins sont estimés à 5000 m3/ha contre respectivement 12 000, 8 000 et 7000 m3 pour les trois espèces citées. Pourtant, durant la derrière décennie, trois provinces, en l’occurrence Agadir, Guelmim et Tiznit, ont presque abandonné la production de la pastèque. En revanche, à partir de 2008, cette culture s’est répandue dans de nouvelles provinces, notamment Taroudant, Ouarzazate et Zagora.

En 2013, le Maroc a exporté environ 17 000 tonnes de pastèque d’une valeur d’un peu plus de 100 MDH. Au cours des dix dernières années, et à l’exception de la campagne 2010, aussi bien le volume que les recettes ont régulièrement progressé. Cette performance découle essentiellement de la diversification des débouchés. En dehors de la France et de l’Espagne qui absorbaient 50 et 46% des exportations marocaines en 2003, la pastèque se vend maintenant au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie et en Mauritanie, marché jugé porteur.

Publié 29 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture

Une nouvelle ère pour l’arganeraie

par Saïd Afoulous – lopinion.ma

Arganier

La région de Souss-Massa-Draa, abrite plus de 800.000 ha de forêt d’arganiers. Arbre endémique au Maroc appelé argania spinosa, l’arganier représente une essence forestière qui n’existe nulle part ailleurs qu’au Maroc. Du moins comme forêt naturelle, car d’autres pays ont commencé depuis quelques années à le planter comme arbre fruitier. C’est qu’il a du succès du fait d’un engouement croissant pour son huile au goût délicieux de noisette célèbre depuis des siècles comme une denrée bénéfique pour la santé, décrite par le médecin botaniste andalou Ibn al-Baitar et l’historien arabe el-Bikri au Xème et XIème siècle et Léon L’Africain au XVIème. Ce sont les femmes qui se sont toujours occupées de l’extraction de l’huile aussi précieuse que difficile à arracher à l’amandon précieux après avoir cassé la coque dure. Grâce à cet art d’extraction millénaire, les coopératives féminines prendront un extraordinaire essor. Aujourd’hui elles sont quelque 233 coopératives d’argane réparties sur les 7 provinces Agadir, Inzegane Ait Melloul, Taroudant, Tiznit, Sidi Ifni, Chtouka Ait Baha et Essaouira. Elles regroupent pas moins de 6851 adhérentes. L’huile devient mondialement connue mais plus dans sa version cosmétique comme produit de beauté de luxe déshydratante, antiride que dans la version alimentaire.

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L’arganier est tenu pour une « relique » de l’ère tertiaire et occupait une aire plus grande dans la géographie du Maroc. Il est déclaré mythique à cause de sa proverbiale résistance contre la sécheresse avec un système racinaire sophistiqué mais aussi par sa générosité en donnant l’huile aux habitants et du fourrage pour les animaux. Il a une longévité de 150 à 200 ans. A cause sa résistance, son nom signifierait étymologiquement « bois de fer ». Actuellement occupant un vaste territoire entre Essaouira et Tiznit, il reste la deuxième essence forestière du pays après le chêne vert.
Depuis les années 1990 les recherches scientifiques n’ont cessé de confirmer les vertus multiples de l’arbre, alimentaires, thérapeutiques et cosmétiques. En 1998 l’Unesco inscrit l’arganeraie en tant que première réserve de la biosphère au Maroc. Et pour cause puisque l’arganier représente encore aujourd’hui 17% du couvert forestier total au Maroc et figure le dernier rempart contre l’avancée du désert.
Malheureusement, cet espace forestier très particulier est continuellement érodé par des agressions multiples et sans merci : la sécheresse chronique, les pressions anthropiques, les coupes inexorables, l’urbanisation effrénée des banlieues des grandes villes qui bouffent des hectares forestiers pour l’aménagement des lotissements d’habitat, les défrichements pour laisser la place aux terrains agricoles irrigués et aux fermes d’agrumes, sans compter le surpâturage causé par des troupeaux de caprins et des hordes de camelins transhumants qui broutent les branches de l’arbre faute d’herbe etc. La forêt se rétrécit pour la superficie couverte et se dédensifie. En un demi-siècle la densité moyenne de l’arganeraie est passée de 100 arbres par hectare à moins de 30 voire 10 arganiers par hectare. En un siècle la superficie a été réduite presque de moitié passant de 1.500.000 ha à 800.000 ha.
La dégradation de l’arganeraie avait commencé au début du XXème siècle durant l’époque coloniale par des coupes à grande échelle pour le bois de chauffage et charbon envoyés en Europe surtout pendant les deux guères mondiales. Une moyenne de 2000 ha partait en fumée par an.
Depuis près de deux décennies l’engouement pour l’argane au niveau international, surtout pour les cosmétiques et l’industrie du bien-être, occasionne une surexploitation de la ressource marchandisée. La demande étant trop forte, les prix du litre d’huile flambent atteignant des montants prohibitifs de 400 Dh. Il s’ensuit entre autres qu’il n’y a plus de régénération naturelle de la forêt. Chaque année c’est la course vers la récolte méticuleuse du fruit parfois même avant qu’il ne mûrisse suffisamment, avec recours à des interventions agressives en usant de gaulage. On a noté dans une enquête que des ayants droit font des récoltes précoces par peur que des pillards ne les devancent. Cela s’explique surtout par la précarité où se trouvent des ayants droit aux prises avec des conditions de vie difficiles et qui se font exploiter par une foultitude d’intermédiaires.
Les Eaux et Forêts fournissaient pourtant des efforts importants pour replanter l’arbre, mais ces actions s’avèraient insuffisantes vu la complexité extrême socioéconomique, climatique qui domine cet espace où les habitants des douars, d’après des études, vivent essentiellement de l’arganier et des subsides de l’émigration de leurs proches vers les villes ou l’étranger. Travail de Sisyphe, la replantation de l’arbre connaissait un taux de réussite trop faible voire un échec total d’après des études. Les recherches scientifiques allaient progresser durant ces dernières années pour essayer de remédier à cet écueil de taille.
Depuis des lustres les appels à la sauvegarde de l’arganeraie n’ont cessé de se multiplier sans effet notable. L’année 2015 figurera-t-elle une véritable rupture par rapport à un statu quo qui perduré ? C’est du moins ce qui semble s’annoncer. En effet avec 2015 c’est le lancement de projets importants dédiés à l’arganier, des projets pour la première fois mus par une approche participative où tous les intervenants sont parties prenantes y compris les ayants droit, les habitants des villages de l’arganeraie. Il s’agit de l’entrée en application effective du contrat-programme relatif à la réhabilitation de 200 mille hectares de forêts d’arganiers d’une part. D’autre part la mise en place de cultures intensives de l’arganier en tant qu’arbre fruitier oléagineux sur 5 mille hectares. Pour le programme de réhabilitation il s’agit d’aider la forêt naturelle à reprendre du poil de la bête. Pour les cultures intensives, c’est encourager des initiatives privées pour la plantation de l’arganier en terrains agricoles, dans des fermes en tant qu’arbre fruitier comme pour les agrumes ou l’olivier afin de produire, dans un futur proche, davantage d’huile d’argane. De quoi pouvoir faire face à la demande croissante et peut-être limiter la pression sur la forêt. Une option que proposaient des chercheurs qui avaient effectué des expérimentations dans ce sens visant ce qu’on a appelé la « domestication » de l’arganier. Une loi a été promulguée, publiée dans le Bulletin Officiel numéro 6184 du 5 septembre 2013, prévoyant des subventions annuelles pour les entrepreneurs agricoles qui se lancent dans ces projets.
Le contrat-programme de l’arganier comporte aussi le volet de valorisation de l’huile d’argane et de l’intérêt pour les ayant-droit de l’arganier qui sont restés les plus lésés dans la filière argane. Aussi une révision de la législation, les anciennes lois étant devenues caduques suite aux grandes mutations intervenues dans l’arganeraie avec l’augmentation du cheptel des éleveurs et la multiplication des coopératives d’huile d’argane. C’est ce dont nous parle dans l’entretien ci-contre Abderrahmane Aitlhaj chef du Département de Recherche scientifique à l’Agence nationale de développement des zones oasiennes et de l’arganier (ONDZOA) qui a son siège à Agadir.
Avec le concours notamment de chercheurs de l’Université Ibn Zohr (Agadir), l’Institut national de recherche agronomique (Rabat) et l’ONDZOA, un congrès international est organisé tous les deux ans à Agadir sur l’arganier où prennent part des chercheurs de tous horizons. Là on fait le point sur les derniers travaux de recherche scientifique liés à la vie de l’arbre, son fruit, aux possibilités de sa replantation et au développement durable qu’il peut générer pour les habitants de milliers de villages grâce à sa régénération. Les actes de la première édition de ce congrès, tenue en décembre 2011, viennent d’être publiés*. Ils donnent un aperçu sur les avancées des recherches qui intéressent notamment les techniques de replantation et de régénération de l’arganeraie, l’état de celle-ci et son écosystème, les vertus thérapeutiques de l’huile d’argane, les dimensions environnementales,  les mutations sociales et culturelles profondes intervenues depuis les années 1990 avec le boom des coopératives d’argane impliquant des femmes des douars etc. Ce qui est à chaque fois pointé du doigt c’est que l’exploitation de l’arbre ne profite pas vraiment aux ayants droit puisque l’essentiel de la plus-value est englouti par les firmes étrangères au-delà des frontières nationales. C’est en effet à l’extérieur du territoire national que la totalité de l’huile d’argane est exportée en vrac pour y être transformée. Qui plus est, cela se fait non seulement aux dépens des ayants droit mais surtout au détriment de la forêt. Celle-ci non seulement n’est pas régénérée mais pire encore va toujours en s’érodant davantage saignée à blanc. Pourtant malgré l’hémorragie dramatique, l’arganeraie ne serait pas arrivée au stade irréversible, concluent des analyses. On peut toujours la sauver. L’espoir est donc de mise mais non sans réserve. Il restera toujours des sceptiques pour se demander, rongés de doutes, comment sauvegarder l’arganeraie si la frénésie de la marchandisation a toujours le dessus faisant de l’arbre un simple enjeu économique et balayant d’une chiquenaude tout le patrimoine immatériel qui a toujours existé tout autour fondé sur la notion de respect et de vénération de l’arbre comme garant de la vie et de la pérennité de la communauté.

« Actes du Premier congrès international de l’arganier, Agadir 15-17 décembre 2011 » éditions Institut National de Recherche Agronomique (Rabat), 516 pages.

Publié 28 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Argane, Tradition

Campagne promotionnelle : Appuyer la commercialisation de produits terroirs

MAP – lematin.ma

Lancement d’une campagne promotionnelle des produits de terroir dans 9 villes. L’événement couvre 11 magasins Marjane situés dans les villes de : Tanger, Tétouan, Fès, Meknès, Rabat, Mohammedia, Casablanca, Marrakech et Agadir.

Une campagne promotionnelle des produits du terroir et des labels officiels a été lancée, durant cette période de fin d’année dans 9 villes du Royaume, a annoncé jeudi l’Agence pour le développement agricole (ADA) dans un communiqué.

Cet événement de promotion et de labels «Indication géographique protégée» (IGP) et «Appellation d’origine protégée» (AOP) couvre 11 magasins Marjane situés dans 9 villes du Royaume, à savoir Tanger, Tétouan, Fès, Meknès, Rabat, Mohammedia, Casablanca, Marrakech et Agadir, a précisé le communiqué.

Cette opération promotionnelle, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie Plan Maroc vert, concerne une quarantaine de groupements des produits du terroir, a fait savoir l’ADA.

Elle a, pour objectif, d’appuyer la commercialisation de près de 400 produits et articles issus des différents terroirs du Maroc tels que le miel, l’argan alimentaire et cosmétique, l’huile d’olives, les Plantes aromatiques et médicinales (PAM), les dattes, la rose, le safran, le couscous, etc.

Au niveau de Casablanca, une opération promotionnelle complémentaire a été, déjà, organisée du 18 au 21 décembre dans un grand centre commercial de la capitale économique, et ce avec la participation des représentants de 6 filières : argan, miel, dattes, safran, huile d’olives et produits cosmétiques à base de produits du terroir, qui ont présenté leurs produits et savoir-faire.

Cette action promotionnelle est appuyée par une large campagne de communication médiatique déclinée sur supports radio et affichage urbain, en plus d’une action menée en co-branding avec l’enseigne Marjane (Spots TV et radio, affichage urbain et insertion publicitaire sur 800.000 dépliants de Marjane).

Les retombées de ces actions promotionnelles sont importantes en termes de croissance des ventes, de création d’emplois et de lutte contre la pauvreté, selon l’ADA.

Le développement du secteur des produits du terroir constitue une alternative «prometteuse, viable et durable» pour le développement local, surtout dans des zones éloignées ou difficiles d’accès.

Une question de ma part : Le vin ne fait-il pas partie des produits de terroir du Maroc ?

Publié 26 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Commerce

Agadir : Et de six pour le Trofel !

Par Majda Saber – aujourdhui.ma

Des visites aux sites de production et de valorisation des fruits et légumes seront organisées au profit de 20 dirigeants d’entreprises néerlandaises.

 

La ville d’Agadir s’apprête à accueillir, les 7 et 8 janvier prochains, la sixième édition des Trophées de la filière des fruits et légumes du Maroc (Trofel). Cette nouvelle édition met au programme plusieurs axes liés à la promotion de cette filière clé. Nous notons dans ce cadre une table ronde dédiée au thème de la commercialisation des fruits et légumes.

Cette table ronde tentera de mettre en lumière les enjeux et perspectives auxquels est confrontée cette filière. Ladite table sera animée par des intervenants de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations ainsi qu’une cinquantaine d’opérateurs marocains. Un deuxième événement vient enrichir cette manifestation.

Il s’agit d’une rencontre regroupant plus d’une vingtaine de dirigeants d’entreprises néerlandais et leurs homologues marocains. L’objectif étant de mener une analyse faite conjointement avec les représentants des organisations professionnelles et interprofessionnelles des deux côtés afin d’étudier les axes de coopération maroco-néerlandaise potentiels.

Cette rencontre aura lieu au cours des journées des 7 et 8 janvier. En marge de cette rencontre d’étude des possibilités de coopération, une mission de B 2 B est également au programme. Les organisateurs souhaitent par ceci tisser des liens de coopération entre les deux parties.

La journée du 7 janvier connaîtra l’événement phare du Trofel. «15 entreprises marocaines et opérateurs excellant dans leurs domaines d’activité seront honorés et primés. Aussi, un hommage sera rendu à un opérateur marocain et un néerlandais pour leur contribution dans le développement de l’agriculture marocaine et leur implication permanente dans le processus de développement social dans notre Royaume», soulignent les organisateurs.

Il est à noter qu’en plus du prix Trofel de cette sixième édition, deux prix hors compétition seront également discernés à deux coopératives féminines. Dans le même cadre, des hommages seront rendus à une personnalité néerlandaise, une personnalité marocaine ainsi qu’à deux acteurs
associatifs. Ceci étant, des visites aux sites de production et de valorisation des fruits et légumes seront organisées au profit de 20 dirigeants d’entreprises néerlandaises, pour mieux cerner l’environnement interne de la filière au Maroc, et ce le 8 janvier 2015.

Pour rappel, le Trofel est un événement organisé sous l’égide du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime et le parrainage de l’EACCE, avec le support officiel de l’Apefel.

A sa sixième édition, organisée sous le thème «La commercialisation des fruits et légumes; enjeux et perspectives», Trofel met à l’honneur le Royaume des Pays-Bas et accueille une délégation d’une trentaine d’opérateurs néerlandais, à leur tête l’ambassadeur des Pays-Bas au Maroc et le président de la Chambre maroco-hollandaise pour la promotion des exportations.

 

Publié 26 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Salons

SEDDIKI RENCONTRE LES RESPONSABLES DE LA FIFEL À AGADIR

Par Khalid Mesfioui – le360.ma

Le ministre de l’emploi et des affaires sociales Abdeslam Seddiki a rencontré samedi à Agadir les responsables de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine des Fruits et Légumes (FIFEL). Les problèmes du secteur ont été au menu.

Les inquiétudes des professionnels de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine des Fruits et Légumes (FIFEL) et leurs attentes ont été au menu d’une rencontre tenue samedi à Agadir avec le ministre de l’Emploi et des affaires sociales Abdeslam Seddiki. Les problèmes des vignettes et la déclaration des saisonniers devraient être résolus d’urgence pour ne pas affecter ce secteur et éviter des répercussions dramatiques sur l’ensemble de l’économie nationale. «Si on n’intervient pas d’urgence pour remédier aux problèmes des vignettes et de la déclaration des saisonniers, tout le secteur sera en péril et, en conséquence, affectera toute l’économie nationale», ont souligné les professionnels de la FIFEL, tout en interpellant le ministre de l’emploi et des affaires sociales à se pencher sur cette question qui relève de ses compétences et tout en exaltant les compétences professionnelles et les qualités relationnelles de leur interlocuteur.

Publié 15 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture

Barrages de Souss-Massa-Drâa : un taux de remplissage de plus de 90 %

lemag.ma – MAP

Agadir – Les retenues des dix barrages de la région Souss-Massa-Drâa ont affiché, au 2 décembre courant à 8h00, un taux de remplissage de 90,1 %, indique un rapport de l’Agence hydraulique de la région Souss-Massa (ABHSM).

Le volume actuel des barrages est de l’ordre de 1313.79 millions de m3, sur une capacité totale de 1458.54 millions de m3, soit l’équivalent de 930.91 millions de m3 d’apports en eau depuis le 20 novembre dernier, relève ce rapport.

La répartition des réserves stockées fait ressortir un taux de remplissage à 110,5 % pour le barrage Dkhila, 105,2 % pour le barrage Mansour Eddehbi, 103,2 % pour le barrage Youssef Ben Tachefine, 102,8 % pour le barrage d’Aoulouz, 102,2 % pour Imi El Kheng, 101,8 % pour le barrage Ahl Souss, 101,3 % pour le barrage Moulay Abdellah, 67,1 % pour le barrage Tiouine et 57,4 % pour le barrage Abdelmoumen.

Dans une déclaration à la MAP, le directeur de l’ABHSM, Mhamed Faskaoui, a souligné le rôle important de ces barrages qui, au-delà des pertes humaines et dégâts matériels causés par les dernières crues, ont permis de réduire sensiblement les dommages des fortes précipitations qui se sont abattues sur la région.

Il a précisé que, outre les effets bénéfiques des dernières pluies au profit des habitants des zones de montagne, du couvert végétal et des plantes aromatiques et du système écologique dans son ensemble, ces apports en eau permettront d’alimenter la nappe phréatique et d’économiser plus de 55 millions de m3 d’eau de pompage.

Publié 3 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Eau

Pour ceux qui m’ont demandé où se trouve le Domaine Mimounia à Aït Amira

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Publié 21 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture

Des nouvelles de la ferme du Domaine Mimounia à Aït Amira

Nous continuons notre démarche « produits de la ferme »

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Notre domaine cette année fait de la courgette noire.
Nous vous invitons a venir visiter le domaine et de découvrir la cueillette et l’emballage de celle ci.
Un déjeuner courgette et beignet de fleur de courgettes sera préparé et la remise d une caisse 10 kg de légumes anti-caloriques
Une participation financière de 140 dh sera demande par visiteur.
En espérant que vous serez parmi nous prochainement

Meriame et Christian
domaine Mimounia
0626840186
Ait Amira
Les dates proposées sont les suivantes :
les mardis 18 et 25 novembre
les vendredis 22 et 29 novembre
les mardis 2, 9 et 16 décembre
les vendredis 5 et 12 décembre

Publié 20 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Découverte, Région, Sorties

Eléphant Vert lance deux projets à Agadir et Berkane

lavieco.com

Eléphant Vert est en train de concrétiser deux nouveaux projets à Agadir et à l’agropole de Berkane.

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Après le lancement de son unité industrielle au parc Agropolis de Meknès, la société à but non lucratif Eléphant Vert, entité émanant de la Fondation suisse Antenna, est en train de concrétiser deux nouveaux projets à Agadir et à l’agropole de Berkane. Ces nouveaux sites bénéficieront chacun d’une enveloppe de 80 millions de DH. Le démarrage officiel de ces unités est prévu pour 2017. Elles produiront des bio-fertilisants et des bio-pesticides qui seront destinés principalement à la consommation locale. Pour rappel, la Fondation suisse Antenna compte aujourd’hui plus de trente projets en exécution dans une vingtaine de pays.

Publié 11 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Ecologie

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