Archives de la catégorie ‘Aménagement

Un magnifique travail réalisé par des élèves du Lycée Français sur la valorisation touristique d’Agadir

Le 20 mai 2015, le lycée français d’Agadir, un établissement OSUI, a présenté le travail de ses élèves dans le cadre d’un projet d’interprétation des sites et monuments d’Agadir encadré par Mme Tassain-Aboutayeb. Ledit projet avait été réalisé dans le cadre d’une collaboration avec le Conseil Régional du Tourisme d’Agadir Souss Massa Drâa (CRT) d’où son caractère innovant puisqu’il s’agit d’une démarche participative dans le développement touristique de la destination. En effet, les jeunes de la ville ont élaboré une interprétation touristique en français et en anglais pour certains sites et monuments touristiques de la ville via des outils numériques.

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M. Claverie, Proviseur du Lycée Français d'Agadir

M. Claverie, Proviseur du Lycée Français d’Agadir

Mme Tassain Aboutayeb

Mme Tassain-Aboutayeb qui a encadré ce travail

Les trois élèves qui ont brillamment présenté ce projet :

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Plusieurs représentants des organismes et institutions publiques et privées, du CRT, de la wilaya, de la Commune urbaine, Association des agences de voyages d’Agadir,  des professionnels du tourisme étaient présents. Le Consul général de France à Agadir, M. Marc Peltot et son épouse ont également assisté à l’événement.

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La destination d’Agadir est certes la première destination touristique balnéaire du Royaume avec une prédominance du tourisme international (80% des nuitées en hôtels classés sont enregistrées par le tourisme international). Toutefois, la Agadir souffre notamment du manque de valorisation patrimoniale et d’animation touristique (information et interprétation touristique).

Les élèves ont donc tenté de répondre à cette problématique via l’Etourisme : l’utilisation d’outils numériques pour la valorisation touristique. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir la ville d’Agadir autrement, avec leur smartphone d’une manière originale et ludique.

Les élèves ont présenté un travail approfondi et rigoureux sur la ville d’Agadir. Ils ont, tout d’abord, créé un site internet (www.agadirmonuments.com) afin que les internautes aient une interprétation en ligne, en français et en anglais des sites et monuments de la ville.  Ils ont également préparé des codes QR qui pourraient être affichés sur chaque monument. Les visiteurs pourraient ensuite scanner ces codes afin d’obtenir l’interprétation du site en question en français et en anglais.

Le site Agadir monuments.com

Le site agadirmonuments.com

Ils ont également utilisé une application de réalité augmentée « Aurasma » pour l’interprétation de deux monuments de la ville à savoir : Agadir Oufella et le mur du souvenir. Il suffit, pour les visiteurs, de télécharger gratuitement l’application et de suivre le compte « Agadir ». Ensuite, les visiteurs scannent le monument à l’aide de l’application et des icones s’affichent en superposition de l’écran afin de proposer une interprétation via une vidéo ou des textes. Par exemple, pour le mur du souvenir, ils ont mis une vidéo du discours de Sa Majesté le Roi Mohamed V, vidéo dont les élèves ont fait les traductions en français et en anglais.

Deux copies d’écran de l’application Aurasma (téléchargeable gratuitement sur Google Play Store pour Android et sur App Store pour Apple)

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Ce genre d’initiative est très louable de la part de la nouvelle génération qui maîtrise parfaitement les technologies de l’information et de la communication. Le projet est à la fois créatif, innovant et ouvre sur des perspectives concrètes pour la valorisation touristique d’Agadir. Il a permis aux nouvelles générations de participer au développement local, de mettre en avant leur identité gadirie et de découvrir une nouvelle perspective de leur patrimoine et au devoir de mémoire qui y est intimement liée.

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Vidéo de présentation :

Il manque maintenant très peu de choses pour finaliser ce projet innovant qui serait si utile à la Ville d’Agadir et ce peu de choses ne coûterait rien : il suffit de la part des autorités de donner les autorisations d’apposer des QR-codes discrets sur ou à proximité immédiate des monuments ou sites choisis pour qu’il soit pleinement opérationnel. Il faut espérer que l’occasion sera saisie rapidement !

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Transports autoroutiers au Maroc: Le point sur les grands projets

Par Rania Berrada – huffpostmaghreb.com

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Le réseau autoroutier marocain s’apprête à accueillir quatre nouveaux axes, selon lavieeco.com. Le journal précise sur son site internet que ce projet qui constitue « un socle pour la feuille de route 2016 » du ministère des Transports fait suite à une réunion entre Aziz Rebbah (le ministre de tutelle, ndlr) et différents bureaux d’études.

Le projet concerne les axes Agadir-Guelmim, Fès-Tanger, Safi-Béni-Mellal (via Marrakech) ainsi que la construction d’une voie supplémentaire sur l’axe Rabat-Aéroport Mohammed V. Selon les premières estimations, l’expansion du réseau autoroutier nécessitera entre 31,5 et 44,5 milliards de dirhams.

Carte interactive : 
Cliquez sur les tronçons pour voir apparaître les axes routiers
et sur le menu déroulant en haut à gauche pour sélectionner ou désélectionner les trois calques:
« autoroutes en projet », « réseau autoroutier actuel » et « renforcement d’axe ».

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Le réseau ferroviaire n’est pas en reste. Outre la ligne grande vitesse qui doit relier Tanger à Casablanca en 2h10 (au lieu de 4h45 actuellement) à horizon 2017 et qui est sur les rails depuis septembre 2011, l’ONCF planche actuellement sur deux nouveaux axes.

Le premier reliera Oued Zem à Beni-Mellal. Le second, d’une plus grande envergure, partira de Settat pour arriver à Laayoune en passant par Marrakech et Guelmim.

Carte interactive :
Cliquez sur les tronçons pour voir apparaitre les axes ferroviaires
et sur le menu déroulant en haut à gauche pour sélectionner ou désélectionner les trois calques:
« réseau ferroviaire actuel », « Train Grande Vitesse » et « axes en projet ».

Publié 20 mai 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Aménagement, Circulation, Transports

AGADIR AURA SON PÔLE D’ANIMATION

MAP – 20/05/2015

La SMIT et la Société des centres commerciaux de Founty, filiale de la holding Best Financière, ont cosigné un accord de partenariat pour le développement d’un pôle d’animation à Founty-Agadir. Un projet de 830 millions de dirhams qui générera à terme plus de 1.000 emplois.

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A travers le futur pôle d’animation à Founty-Agadir, la capitale du Souss bénéficie d’un partenariat qui s’inscrit dans le cadre de sa stratégie pour la valorisation des projets structurants et d’accélération des investissements de la vision nationale du secteur du tourisme.
Le pôle s’étale sur une superficie de plus de 55.000 m2 et prévoit notamment une offre de passe-temps variée et inédite, comprenant un pôle d’animation pour familles et des espaces de loisirs intérieur et extérieur (Fun Park, parc en plein air, etc.), précise la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT).

 

Porté par Best Financière, ce projet propose également une offre d’hébergement hôtelier et résidentiel, formant un cœur de vie conçu et inspiré de l’esprit médina avec une concentration des commerces (artisanat, produits du terroir…) sur son axe central.
Le pôle d’animation de Founty, censée doter cette zone touristique d’une centralité urbaine «authentique et de qualité», «viendra renforcer l’attractivité du Resort Founty et enrichir l’offre du produit touristique phare de la ville d’Agadir», a indiqué Imad Barrakad, président du directoire de la SMIT lors de la cérémonie de signature, qui s’est déroulée en présence du ministre du Tourisme, Lahcen Haddad.

 

La station balnéaire du Founty, qui s’étale sur une superficie de 266 hectares, a permis d’engager à ce jour un investissement de 8,5 milliards de dirhams porté par le privé. Cette zone accueillera, à terme, 17.000 lits, dont 8.500 sont opérationnels.

Agadir City Tower : Le chantier prend forme

par Yassine Saber – leseco.ma – 28/04/2015.

Les acteurs locaux attendent actuellement la phase de démarrage des travaux qui porte essentiellement sur la démolition des bâtiments existants et les terrassements généraux par l’entreprise Sotrada.

 

Enfin le bout du tunnel pour l’hôtel Agadir City Tower, ex Salam? Après plusieurs années de déboires, le groupe Anwar Invest développement, propriétaire de l’hôtel Salam via la société « Vocation Loisirs SA », vient d’annoncer l’ouverture du chantier, porté par le cabinet d’architecture AWM. Déjà, les panneaux afférents à l’ouverture du chantier ont été posés et les acteurs locaux attendent la phase de démarrage des travaux qui porte essentiellement sur la démolition des bâtiments existants et les terrassements généraux par l’entreprise Sotrada. Ce déblocage intervient suite à l’acquisition de l’autorisation de construire n° 5815/1 du projet touristique «Agadir City Tower» qui sera construit sur les ruines de l’hôtel Salam, objet du titre foncier n°72154/09 et sis au boulevard Mohammed V.

Le complexe touristique, commercial et résidentiel porte sur la réalisation d’un hôtel 5 étoiles d’une capacité de 278 chambres et 43 suites en plus de 114 appartements sous forme de résidences immobilières de promotion touristiques (RIPT). S’ajoute à cela, un centre commercial, des restaurants et des cafés, un hammam et SPA en plus des équipements d’animation et de loisirs tels que les aires de jeux, piscines, espaces verts et bowling. La composante hôtelière sera aménagée sur la façade du boulevard Mohammed V tandis que la composante Ript serait érigée sur la rue en face de l’hôtel Transatlantique, fermé également depuis des années.Pour rappel, depuis la liquidation judiciaire de l’hôtel Salam après l’échec du plan de redressement, c’est la société « Vocation Loisirs » qui a acquis la propriété des lieux. Dès lors, «Vocations Loisirs» vendue à Anwar Invest a consacré un montant d’investissement pour construire une nouvelle unité hôtelière.

Toutefois, la société s’est trouvée face à deux obstacles majeurs. Le premier est d’ordre technique et législatif. Conformément au plan d’aménagement homologué d’Agadir, le terrain qui devrait abriter le projet se situe dans le secteur balnéaire qui est réservé uniquement à des établissements hôteliers et non pas aux RIPT. Le second est d’ordre social. Il s’agit des anciens employés de l’hôtel «Salam» qui sont au nombre de 113 employés (62 restants actuellement), délaissées après la liquidation judiciaire de l’hôtel. Le chantier est resté bloqué durant plusieurs années avant que la société «Vocations loisirs» ait finalement décidé de relancer le projet.

Souss / Urbanisme : Le détail du plan d’action

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 20/04/2015

  • Le schéma directeur d’aménagement du Grand Agadir finalisé
  • Plans d’aménagement… focus sur le monde rural
Bidonvilles rasés, quartiers périphériques «hors normes», bâtiments anciens, ville nouvelle... Le plan d’aménagement urbain du Grand Agadir compte apporter des corrections aux disparités sociales de la ville, et surtout permettre le développement de la richesse et de la croissance

Bidonvilles rasés, quartiers périphériques «hors normes», bâtiments anciens, ville nouvelle… Le plan d’aménagement urbain du Grand Agadir compte apporter des corrections aux disparités sociales de la ville, et surtout permettre le développement de la richesse et de la croissance

Réviser le schéma directeur d’aménagement du Grand Agadir (SDAU), une priorité longuement discutée lors du dernier conseil d’administration de l’Agence urbaine de la ville (AUA). Ce document de planification urbaine stratégique a pour objectif de consolider les réalisations engagées sur la base des orientations d’aménagement du SDAU de 1995. Et de même, pallier les dysfonctionnements urbains constatés au niveau de certaines parties de l’aire d’étude. «Notre objectif est de mettre aux normes de durabilité les urbanisations non organisées qui compromettent le développement durable de l’agglomération du Grand Agadir», a déclaré Mohamed Reda Cherkaoui, directeur de l’AUA. «Le SDAU est finalisé et sera soumis incessamment à l’examen du comité local de suivi, puis soumis aux délibérations des conseils communaux concernés», a-t-il ajouté. L’objectif de ces actions, qui rentrent dans le cadre de la procédure de concertations réglementaires, est de recueillir les avis et propositions avant d’envoyer le document à l’homologation. «La gestion du secteur urbanistique nécessite une démarche de convergence afin de réduire les disparités sociales», a déclaré Mohamed Yazid Zelou, wali de la région Souss Massa. «L’adoption du SDAU permettrait de générer la croissance économique et la richesse», a-t-il ajouté. Il a aussi insisté pour qu’une attention particulière soit donnée au développement du monde rural avec respect des particularités locales. D’ailleurs, trois autres plans d’aménagement (PA) ont été homologués pour Azazoul Ifraden, centre d’Aourir et Ait Baha. Deux plans de développement des agglomérations rurales (PDAR) seront bientôt soumis à l’enquête publique et délibérations des conseils communaux pour les centres de Tamri et de Tizi N’Takoucht. En plus d’un PA, en phase avancée, pour le centre d’Imi M’Qorne. Ainsi, les efforts de l’AU, en coordination avec les autorités locales et les élus, a permis d’étendre la couverture en documents d’urbanisme aux zones sensibles, montagneuses et littorales. Il faut préciser que la dimension préventive contre les inondations est prise en compte dans l’élaboration de ces documents urbanistiques.
Parmi les actions phares aussi en 2014, la mise en place de guichets uniques avec l’objectif d’encourager l’investissement et de faciliter les procédures administratives.
L’année dernière, plus de 5.400 demandes d’autorisations de construire ont été examinées. Parmi elles, 3.500 ont reçu un avis favorable, soit 65%. Avec réalisation de plus de 47 hectares de lotissements pour un montant d’investissement de 7,2 milliards de DH. Il faut noter que la baisse du nombre de dossiers examinés en 2014 par rapport aux années précédentes s’explique par la réduction de l’aire d’intervention de l’AUA. Son territoire comprenant trois préfectures, à savoir Agadir Ida Outanane, Inezgane Ait Melloul et Chtouka Ait Baha. Une nouvelle agence urbaine ayant été créée pour les provinces de Taroudant, Tiznit et Sidi Ifni. Par ailleurs, l’agence a examiné 16 projets touristiques d’un montant d’investissement de plus de 553 millions de DH et 54 projets industriels d’une enveloppe budgétaire de près de 754 millions de DH, soit plus 62% par rapport à 2013. Dans le cadre de la commission de dérogation, 30 dossiers sur 51 ont, quant à eux, reçu un accord de principe. Montant d’investissement: 3.376 millions de DH. Au total, en 2014, quelque 30 documents d’urbanisme ont été suivis. Dont 18 plans d’aménagement et 12 plans de développement. Avec l’élaboration de 135 études de restructuration dont 31 approuvées. Ceci, en plus de la réalisation d’enquêtes foncières, exploitation de données topographiques, visites de terrains pour l’actualisation des plans de restructuration et des études de requalification urbaine.

Plus large couverture

Pour 2015, le plan d’action prévoit de généraliser la couverture en documents urbanistiques, de réaliser des études de requalification des quartiers sous-équipés, d’aménager les centres ruraux émergents et d’élaborer les documents topographiques. Et aussi, de moderniser les mécanismes d’action de l’agence. Le budget prévisionnel pour l’année en cours est de plus de 41 millions de DH. Enfin, pour la période 2015/2017, l’objectif est de finaliser les études programmées antérieurement et de démarrer les études relatives aux nouveaux documents d’urbanisme. Parallèlement à la réalisation des études sur la requalification de certains centres communaux.

Publié 20 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Urbanisme

Construction de l’usine de déssalement d’eau de mer au Cap Ghir

Les travaux avancent vite pour la construction de l’usine de dessalement d’eau de mer au Cap Ghir au niveau du spot de surf Boilers (qui est toujours accessible).

Quelques photos pour montrer l’avancement du terrassement :

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Photos M. Terrier

Publié 20 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Construction, Eau

Domaine public maritime, Rififi autour des empiétements à Taghazout

Par YASSINE SABER – leseco.ma

Alors que les riverains contestent cette décision «antisociale» – l’empiétement ne datant pas d’hier-, la direction régionale de l’Équipement estime pour sa part qu’elle s’inscrit dans une démarche de régulation du domaine public maritime au niveau de toute la province Agadir-Ida Outanane.

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L’annonce est tombée comme un couperet : les habitants de la localité de Taghazout, située au nord d’Agadir, devront libérer le domaine maritime public (DMP) qu’ils occupent illégalement. La surprise a été d’autant plus grande que la remise en l’état initial devra être effectuée dans un délai de 15 jours à compter de la réception des mises en demeure paraphées par la Direction régionale de l’équipement, du transport et de la logistique de Souss-Massa-Drâa. Pourtant, cet empiétement sur le DPM ne date pas d’hier. Selon les riverains, la commune rurale de Taghazout est née de la sédentarisation progressive des pêcheurs et de leurs familles il y a plusieurs décennies de cela, ce qui a entraîné, avec le temps et la pression sur le rivage, d’autres activités alternatives, notamment touristiques et résidentielles. En chiffres, «les mises en demeure sont au nombre de 196 à Taghazout», annonce Mohamed Bououd, président de la commune. Une réunion vient d’être tenue avec les habitants, tandis que des parlementaires ont été approchés pour trouver une issue favorable à cette situation, qui n’est pas la première dans le cadre d’un exercice de soft power. Mais une chose est sûre: l’épineuse problématique de l’occupation illégale du DPM se pose à une toute autre échelle du côté de la tutelle. Selon Hakim Bouhout, directeur régional de l’équipement, des transports et de la logistique de Souss-Massa-Drâa, l’opération s’inscrit dans une démarche de régulation du domaine public maritime au niveau de la province Agadir-Ida Outanane. Du côté des habitants, qui contestent cette décision qualifiée «antisociale», ils s’interrogent : «pourquoi les autorités locales et les services concernés ont-ils fermé les yeux devant cet empiétement autorisé des décennies durant, à tel point que des centaines de maisons ont été construites à proximité du rivage?». Pourtant, pour ce qui est de la délimitation, le DPM va du bord de mer à la limite de la marée d’équinoxe, en plus d’une zone de 6 mètres mesurée à partir de cette limite. À cet égard, la réponse ne tarde pas, du côté de Hakim Bouhout : «La commune de Taghazout n’est pas la seule à être ciblée dans le cadre de cette opération d’amorçage puisque la direction a déjà arrêté un planning triennal pour libérer le DPM dans toute la province», précise-t-il. Dans ce sens, d’autres endroits situés au nord d’Agadir sont également concernés par cette opération. Ce n’est pas tout: l’interpellation a accusé à un retard d’au moins deux années puisqu’il fallait répertorier l’ensemble du foncier. Une cartographie de ce régime et l’inventaire des infractions ont été réalisés en partenariat avec l’autorité locale et les agents commissionnés pour exercer la police du DPM. Pour rappel, le ministère de tutelle avait déjà mené une étude sur le DPM qui a permis de le délimiter ainsi que de lister les empiétements et les occupants temporaires. S’ajoute à cela l’inefficacité relevée en termes de recouvrement de la taxe d’occupation. Sur ce dernier point, les cas qui peuvent être résolus dans le cadre de cette occupation provisoire concernent, selon la direction régionale, les empiétements qui ne sont pas exposés au risque dans les zones constructibles. À cet égard, ils seront obligés de payer la redevance de location temporaire qui oscille entre 4 et 60 DH par m². En revanche, ceux qui ont construit dans des zones exposées au risque, dites «de danger» (comme les roches), ils doivent se plier à cette décision, sinon ils seront amenés à bâtir des ouvrages de protection qui coûtent plusieurs millions de dirhams. De l’avis de Hakim Bouhout, «le domaine public maritime et fluvial évolue continuellement, à tel point que dans d’autres pays, il est révisé tous les deux ans, d’où le principe d’adaptation des titres à cette évolution qui relève des aléas de la nature». De plus, les mises en demeure ne sont pas liées au tracé de la corniche, qui sera réalisé dans le cadre de la nouvelle station balnéaire de Taghazout. Ces propos sont également appuyés par Mohamed Bououd, président de la commune. Par ailleurs, la situation constitue un véritable casse-tête, et sa résolution est tributaire de l’intervention de la justice, qui mettra un point final à cette affaire.

Publié 5 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Environnement

ZI d’Aït Melloul Grabuge autour de la ceinture verte

par Fatiha NAKHLI – leconomiste.com

  • La construction de 80 showrooms dans cette bande suscite la colère des investisseurs
  • Pour Al Omrane, ce sera une prévalue de l’entrée de la ville

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La ceinture verte qui borde la zone industrielle (ZI) d’Aït Melloul sera transformée en près de 80 showrooms par la Société Al Omrane. Les membres de l’Association des investisseurs de la ZI d’Aït Melloul (Adizia) se sont aussitôt rebellés contre cette décision. «Al Omrane n’a pas tenu compte de tous les efforts déployés pour la sauvegarde de l’environnement aussi bien par les associations que par les pouvoirs publics», déplore Omar Mounir, Président d’Adizia. Il faut préciser que la requalification de la zone industrielle d’Aït Melloul a été financée par un fonds public avec un montant de près de 20 millions de DH. Les travaux ont compris la ceinture verte, l’entretien de l’éclairage, l’adduction en eau potable, la signalisation de toute la ZI et l’assainissement. Or, à peine deux ans après l’achèvement des travaux, le projet de transformation de la ceinture verte en showrooms est annoncé. « Si le projet est maintenu, les ouvriers de la zone industrielle seront privés du seul espace vert dédié à la détente et au repos. Une aire qui, par ailleurs, peut aussi être utilisée pour des promenades par les riverains qui n’ont pas d’endroit où sortir», explique Omar Mounir. Suite aux répercussions négatives qu’un tel projet peut avoir sur l’environnement, Adizia a adressé des correspondances au ministère de l’Industrie, au Wali de la Région du Souss Massa, au Président du directoire du Holding Al Omrane, au Gouverneur de la Préfecture d’Inezgane Aït Melloul et au Président de la Commune urbaine d’Aït Melloul. Toutefois, aucune réponse de la part des autorités locales n’a été reçue. «La réalisation de ces showrooms est au contraire une optimisation et prévalue de l’espace à l’entrée de la ville », a de son côté déclaré Younès Sefiani, directeur de la Société Al Omrane Agadir. Il précise par ailleurs que le projet est mené dans un cadre d’égalité la plus absolue puisqu’il est passé par les canaux efficients d’autorisation. Il a fait l’objet de signature d’une convention avec le président de la Commune d’Aït Melloul. Sur cette base, le dossier a été présenté à la commission d’urbanisme qui l’a validé.
Quant à elle, Adizia s’oppose toujours à la transformation de la ceinture verte de la zone industrielle en showrooms, en raison du non-respect de l’environnement, et du devenir des zones industrielles à moyen et à long terme.

Spéculation

C’est sur plus de 354 hectares que s’étale la ZI d’Aït Melloul, l’une des plus grandes au Maroc et dont l’équipement a nécessité plus de 228 millions DH. Près de 778 lots ont été attribués mais certains terrains sont non valorisés car inactifs en raison des spéculateurs. Ces terrains délaissés constituent donc des points noirs à cause du manque de sécurité et de la saleté. L’existence d’un marché de poisson au sein de la zone est une autre problématique soulevée par l’association des investisseurs locaux. En effet, cette unité pose de sérieux problèmes de pollution et perturbe l’activité des unités industrielles limitrophes.

Publié 20 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Entreprises, Région

Un Mega projet immobilier verra bientôt le jour à Agadir

aujourdhui.ma

Le groupe émirati Tasweek devra bientôt lancer un projet immobilier multiservice dans la ville d’Agadir pour un budget d’investissement de 55 millions de dollars.

Ce projet, qui comprend des édifices sanitaire, résidentiel et commercial, reflète « notre engagement à renforcer les relations bilatérales entre les deux pays » a indiqué le directeur exécutif de cette société, Masood Al Awar, dont les propos ont été rapportés, mardi 10 février 2015, par le quotidien « Il-Ittihad ».

Pour rappel, Tasweek avait annoncé en novembre 2014 l’ouverture à Marrakech d’un complexe médico-hotelier au premier semestre de l’année en cours. Un projet qui a nécessité un investissement de 40 milliards de dollars.

Pas d’autre information sur l’implantation…

ONDA : 3,8 milliards d’investissements cette anné

MAP – aufait.ma

Pour l’année 2015, l’Office national des aéroports va investir 3,8 milliards de dirhams, notamment dans l’augmentation des capacités aéroportuaires.

ONDA : 3,8 milliards d’investissements cette année

En 2015, le développement des capacités aéroportuaires va occuper une place importante dans les investissements de l’ONDA. /DR

L’Office national des aéroports (ONDA) a mobilisé une enveloppe de 3,88 milliards de dirhams (MMDH) pour les investissements au titre de l’année 2015, a indiqué lundi le ministère de l’Equipement, du transport et de la logistique dans un communiqué.

1,69 MMDH de cette enveloppe servira pour la poursuite du développement des capacités aéroportuaires, 939 millions de dirhams (MDH) pour la sûreté et la sécurité des aérodromes et 645 MDH pour la navigation aérienne (extension de la capacité aérienne, construction d’un nouveau Centre de Contrôle Régional à Agadir, …), a précisé le communiqué.

Pour le budget 2015, il a été élaboré conformément à la stratégie nationale de développement aéroportuaire et aux orientations de la circulaire gouvernementale relative à la loi des finances 2015, a fait savoir le communiqué publié à l’issue du conseil d’administration de l’ONDA tenu récemment.

3,5 MILLIARDS DE CHIFFRE D’AFFAIRES

« Ce budget est parfaitement en ligne avec la stratégie de l’ONDA qui érige le client au centre de ses intérêts et qui inscrit son action quotidienne dans la perspective de rendre l’office performant, prospère et exemplaire », a souligné la même source.

Il prévoit, en outre, un chiffre d’affaires de 3,5 MMDH, basé sur des hypothèses de croissance soutenue du trafic passagers (8%), des mouvements d’avions (7%) et du fret aérien (4%).

Le budget de l’ONDA ira à la poursuite des projets engagés et articulés essentiellement autour de l’achèvement des chantiers d’infrastructures, le renforcement des dispositifs de sûreté et de sécurité, le développement de la capacité aérienne, ainsi que la certification des aérodromes et l’amélioration de la productivité et de la qualité des prestations rendues.

« L’ONDA participe pleinement, à travers ces divers, à la création de la richesse, de l’emploi direct et induit, et contribue au développement des compétences nationales et du savoir-faire marocain dans le secteur de l’aviation civile », selon le ministère.

L’AFRIQUE ACCROÎT LE TRAFIC DE LA RAM

Par ailleurs, le trafic aérien a affiché une hausse de 4,84% en 2014 par rapport à l’année 2013, avec plus de 17 millions de passagers, a relevé le directeur général de l’ONDA, Zouhair Mohamed El Oufir qui présentait le bilan estimatif de l’année dernière lors de cette session ordinaire présidée par le ministre de l’Equipement, du transport et de la logistique, Aziz Rabbah.

Cette hausse s’explique notamment par une nette progression du trafic domestique (+16,34%), tandis que le trafic international a connu une progression de 3,7% avec une augmentation significative du trafic avec l’Afrique (+20,3%), a-t-il expliqué, ajoutant que le chiffre d’affaires réalisé a atteint 3,208 MMDH, soit une progression de 9%.

Publié 3 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Aménagement, Transports

Les régions du Sud au cœur du nouveau plan autoroutier

par Younès Tantaoui – lavieeco.com

Le ministre de l’équipement et du transport vient d’annoncer la finalisation du plan. Celui-ci s’étalera sur 20 ans et donnera lieu à la signature, au plus tard en 2016, d’un nouveau contrat programme par ADM et l’Etat.

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On en sait un peu plus sur le prochain programme autoroutier qui succédera à celui arrivant à échéance cette année. Le ministère de l’équipement et du transport en a arrêté les grandes lignes. Première nouveauté, le plan s’étalera sur une durée de 20 ans et non 8 ans comme c’est le cas pour le contrat programme actuel (2008-2015) liant la société Autoroutes du Maroc à l’Etat. Cela permettra de donner une visibilité sur le long terme de ce que sera le réseau autoroutier. La deuxième nouveauté, et non des moindres, c’est l’interconnexion entre les autoroutes. Le ministère de tutelle souhaite en effet créer une connexion entre l’ensemble des régions desservies par ces axes avec comme point de connexion principal la région du centre. Ensuite, la région du Sud devrait bénéficier d’un intérêt particulier dans les nouveaux investissements. Actuellement, le réseau autoroutier se limite à Agadir, la route nationale n°1 prenant le relais pour desservir les zones plus au Sud. Mais la donne devrait changer. Une étude avait d’ailleurs été lancée début 2014 pour étudier la possibilité de créer une autoroute reliant le réseau actuel à Guelmim. Ce projet, d’une longueur dépassant les 200 km, revêt un caractère particulièrement stratégique pour le développement du réseau sur le moyen, voire le long terme. L’axe Agadir-Guelmim représente en effet une composante importante de l’autoroute trans-Maghrébine, notamment le «tronçon» reliant Oujda à la Mauritanie. Elle devrait également permettre de décongestionner la ville d’Agadir qui supporte actuellement tous les flux venant du Nord à destination des régions Sud.

Plus d’aires de repos

Hormis la création de nouvelles liaisons, le nouveau programme devrait également inclure un volet dédié aux services. De nouveaux cahiers des charges seront ainsi imposés aux gestionnaires des aires de repos de manière à intégrer de nouveaux services et améliorer la qualité de ceux déjà assurés. Dans le même sens, la vision de la tutelle penche vers la multiplication de ces aires. On devrait ainsi passer d’une aire de repos en moyenne tous les 40 km à une tous les 20 km. Le ministère prévoit également de lancer un projet de multiplication des échangeurs de manière à ce que le réseau couvre le maximum de villes à proximité des grands axes autoroutiers. Ce chantier devrait même anticiper le lancement du nouveau programme, vu qu’Autoroutes du Maroc prévoit déjà le lancement des marchés relatifs à six nouveaux échangeurs dès 2015.
C’est dire que le prochain programme autoroutier devrait se fixer des objectifs ambitieux. Ils devraient se concrétiser à travers un nouveau contrat programme entre l’Etat et Autoroutes du Maroc qui devrait être signé, au plus tard, en 2016.

Publié 27 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Aménagement, Circulation, Région, Transports

Maroc : L’offre portuaire s’enrichit

par Anas Hassy – lereporter.ma

L’Agence nationale des ports (ANP) poursuit le développement de l’offre portuaire marocaine en lançant de grands projets structurants.

Port de Casablanca

Port de Casablanca

Le secteur portuaire marocain fleurit de plus en plus. L’ANP va poursuivre sa politique d’investissement pour le renforcement et la modernisation de l’offre portuaire. Concrètement, le top management de ladite Agence vient de valider un ambitieux plan d’investissement. Son coût s’élève à plus de 6 milliards de dirhams (MMDH) au cours de la période 2015-2019, dont 2,5 MMDH pour cette année. Il faut dire que l’ANP poursuit le développement de l’offre portuaire marocaine en lançant de grands projets structurants permettant au secteur portuaire d’accompagner les mutations du transport maritime et le développement des échanges extérieurs.

A Casablanca, l’ANP va procéder à la requalification du vieux port de la capitale économique. Actuellement, l’étude technique du nouveau chantier naval est en cours de réalisation et le commencement des travaux est prévu pour ce début 2015. L’objectif derrière est l’ouverture sur la ville et la restructuration pour mieux répondre aux besoins du marché. Ce projet va nécessiter une enveloppe budgétaire de 900 millions de dirhams (MDH). Par ailleurs, l’ANP est en train de soulager les principales voiries mitoyennes, fluidifier le trafic de marchandises transitant à partir du port et améliorer les conditions de transport de marchandises. La mise en œuvre de ces actions nécessite une enveloppe de 489 MDH. L’état d’avancement des travaux se situe à 33% environ.

Concernant la région d’Al Hoceima, l’ANP investira 140 MDH pour la doter d’un port de plaisance aux standards internationaux et diversifier les activités du port de la ville. A cette enveloppe budgétaire, s’ajoute un montant de 69 MDH destiné à protéger le port contre la chute de blocs rocheux.
Le port de Cala Iris est également concerné. L’ANP prévoit de réparer les dégradations relevées au niveau de ce port, de préserver les ouvrages de protection, de réduire l’agitation du bassin en cas de tempête et de limiter les franchissements. Ce projet nécessite un investissement de 58 MDH.

Pour ce qui est du port d’Agadir, l’Agence nationale des ports prévoit de satisfaire la demande croissante des trafics et augmenter la capacité d’accueil pour un montant de 112 MDH. En outre, elle va réparer les dégradations relevées, préserver et mettre à niveau les ouvrages d’accostage pour un montant de 120 MDH. Ces dernières actions seront établies également au niveau du port de Safi, pour un montant moins important (50 MDH). Au niveau du port d’Essaouira, l’ANP déboursera 50 MDH pour disposer d’un espace pour la mise en place des installations et équipements de salubrité pour la pêche, offrir des conditions de sécurité adéquates aux pêcheurs et aux plaisanciers et répondre à la vocation touristique d’Essaouira.

En matière de régulation du secteur portuaire, les principaux chantiers programmés au titre de l’année 2015 concernent la mise en concession du Terminal Nord du port d’Agadir, la réalisation des études stratégiques à fort impact sur la mise à niveau de la compétitivité du secteur et la mise en place de l’Observatoire de la Compétitivité des Ports.

Publié 13 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Développement, Transports

Protection du littoral : Les recommandations du CESE

par H.B.- leconomiste.com

  • Réduire les dérogations, clarifier les attributions de chaque intervenant…
  • Confier la gestion du littoral au Conseil national de l’environnement
  • Un système d’agréments spécifiques aux bureaux d’études techniques

Pour le CESE, toute dérogation, notamment celle autorisant les constructions d’hôtels, ne devrait pas être en contradiction avec le plan national et les schémas régionaux du littoral. En clair, ces exceptions doivent garantir le respect de l’intérêt général

 

Le retard enregistré au niveau de la mise en place du projet de loi sur le littoral risque de perdurer. Si ce texte a réussi à passer le cap du Parlement, contrairement aux prévisions des plus sceptiques, il faudra encore attendre la publication de pas moins de 16 décrets d’application pour que la nouvelle réglementation soit effective. Abderrahim Ksiri, membre de la commission du CESE chargée du projet d’avis, explique que le renvoi à ces décrets d’application risque de retarder la publication de la loi à 2020. D’où «l’intérêt de fixer un délai raisonnable de promulgation de tous ces textes d’application», ajoute-t-il. Le CESE propose notamment un délai maximum de 3 ans pour leur promulgation.
Le chevauchement d’attributions entre les différents départements impliqués risque également de prendre en otage  la mise en œuvre de ce projet de loi. Déjà, la mouture de 2006, qui avait prévu la création d’une agence de gestion du littoral, avait suscité un fort lobbying de la part des administrations impliquées dans ce domaine comme le ministère de l’Urbanisme, le département de l’Equipement et le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD). «Chacune des administrations concernées refusait de céder ses prérogatives à une autre entité», déplore Abderrahim Ksiri. Pour éviter un nouveau blocage, le projet de loi a remplacé la création de cette agence par la mise en place d’une commission nationale et de comités régionaux de gestion intégrée du littoral. Néanmoins, le Conseil met en garde contre l’insuffisance de ces structures comme unique outil de gouvernance du littoral qui exige de «l’audace et de vastes pouvoirs décisionnels pour imposer le respect de la loi». Pour cela, il propose de transmettre les attributions confiées à ces entités au Conseil national de l’environnement. Parallèlement, le CESE insiste sur l’importance de clarifier les responsabilités des différents corps chargés du contrôle et de la surveillance du littoral. Il s’agit notamment des prérogatives de la police portuaire, celles du HCEFLCD, de la gendarmerie, etc. Le Conseil propose de préciser les champs d’intervention de chaque administration d’abord dans des circulaires, avant de les définir dans des textes d’application. Cela concernera notamment les prérogatives des communes fortement impliquées dans la gestion du littoral à travers notamment la collecte des déchets.
Par ailleurs, pour éviter que les multiples dérogations prévues ne deviennent la règle, le Conseil exhorte le gouvernement à revoir la loi relative à l’étude d’impact sur l’environnement afin de l’adapter aux nouvelles exigences des espaces les plus fragiles. L’idée est de prévoir la mise en place d’un système d’agréments spécifiques aux bureaux d’études techniques spécialisés dans le domaine. Cela, en renforçant les structures régionales chargées de se prononcer sur l’acceptabilité environnementale. Dans le même ordre, le Conseil suggère de rendre obligatoire la publication d’un rapport annuel concernant l’état environnemental de chaque région. Ce document servira de référence aux valeurs écologiques attribuées à chaque composante du milieu. La révision de la loi sur l’étude d’impact sur l’environnement ne suffira pas à elle seule à protéger les zones côtières. Toutefois, le Conseil est catégorique. «Il faudra réduire le nombre de dérogations et en limiter la portée afin d’éviter les erreurs qui ont lourdement contribué à la dégradation de certaines régions littorales», lit-on dans le document.

Schéma national

Le projet de loi prévoit la mise en place d’un plan national et de schémas régionaux du littoral. Il s’agit de documents qui déterminent les orientations, les règles et les objectifs majeurs à atteindre en matière d’aménagement, de protection, de mise en valeur et de conservation des zones côtières. Ils fixent aussi les mesures à prendre pour prévenir et lutter contre la pollution. Le CESE propose de soumettre ces plans à  l’enquête publique ainsi qu’à l’étude environnementale. Cela, conformément à l’article 27 de la loi cadre sur l’environnement et le développement durable.

Publié 27 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Aménagement, Environnement, Habitat

« C’est un ghetto » , la salve du maire d’Agadir contre la station Taghazout

h24info.ma

Tariq Kabbage, maire d’Agadir, est connu pour son franc parler. Il livre le fond de sa pensée sur la conception de la station Taghazout.

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Tariq Kabbage ne mâche pas ses mots sur la conception de la station touristiques de Taghazout :
«Les responsables du projet ne veulent pas le comprendre. Ils sont ailleurs, sur une autre planète. Ils ont sans doute trop étudié le modèle des villes touristiques égyptiennes qui sont implantées dans le désert, au milieu de nulle part. Les seuls Égyptiens présents sont ceux qui travaillent dans les hôtels. Les «indigènes» ont été oubliés. Et on veut reproduire le modèle à Taghazout, au mépris des citoyens», s’indigne-­t-­il. Les raisons de son désaccord avec la conception de ce projet sont multiples.

Le golf en question
Dans une interview accordée au mensuel Clin d’œil magazine, Kabbage affirme : «Taghazout, c’est un projet ghetto. Pourquoi n’impose­-t-­on pas la construction des hôtels avec 30 mètres d’espace libre et des aménagements du front de mer permettant de se ménager une belle promenade ? Il faut respecter le retrait de 100m pour protéger le littoral», s’indigne-t-­il.

Le député­-maire d’Agadir dit avoir milité pour un front de mer dégagé et large sur 20 à 30 mètres, l’intégration de l’offre de Taghazout sur celle d’Agadir, la priorisation de la capacité litière sur le résidentiel, l’accessibilité au parking et la protection des structures existantes pour la pratique du surf. Ses propositions n’ont pas été prises en compte, il en garde un souvenir amer : «À l’évidence, on fait des projets sans réfléchir. Qui plus est, Taghazout et Tamraght devaient être restructurées au niveau de l’assainissement et des infrastructures. Mais rien n’est prévu, rien n’est fait. J’ai posé des questions orales au parlement, j’ai imposé des réunions avec des députés et le ministre du Tourisme, mais autant parler dans le vide», a-­t-­il déploré.

Parmi les inquiétudes de Kabbage, l’irrigation du golf du projet: «La récupération de l’ensemble des eaux usées du projet avait été évoquée. Mais, depuis, il n’y a eu aucune communication sur le sujet».

Après de multiples reports, l’ouverture des premières structures d’hébergement et de loisirs est ainsi prévue pour fin 2014, avec la finalisation de l’ensemble de la composante touristique en 2017. La station Taghazout Bay s’étale sur une superficie de 615 ha en front d’une bande côtière de 4,5 km de plages.

Publié 25 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Région, Tourisme

Agadir, toujours sans salle de cinéma

par Fatiha NAKHLI – leconomiste.com

  • Le Rialto réouvert pour 3 jours à l’occasion d’un festival
  • En dépit de l’engagement associatif, rien ne bouge
Pour les cinéphiles locaux, un Mégarama à Agadir ne peut en aucun cas remplacer le Rialto qui, avec ses quarante ans d’existence, véhicule tout un pan d’histoire à lui seul. Après le festival, les portes du Rialto se referment...

Pour les cinéphiles locaux, un Mégarama à Agadir ne peut en aucun cas remplacer le Rialto qui, avec ses quarante ans d’existence, véhicule tout un pan d’histoire à lui seul. Après le festival, les portes du Rialto se referment…

La déception des cinéphiles gadiris de vivre dans une ville sans salle de cinéma a été ravivée la semaine dernière. L’occasion, la 11ème édition du Festival Cinéma et migration qui s’est déroulée, entre autre, au Cinéma Rialto, officiellement fermé depuis plus de deux ans. Or, sa réouverture exceptionnelle a remis sur le tapis la problématique de l’absence de salle de cinéma à Agadir. «Pour voir un bon film dans les règles de l’art, je suis obligé de me déplacer à Marrakech ou à Casablanca. Ici, pas moyen», se plaignent les cinéphiles. D’autant plus que le complexe cinématographique prévu à Agadir n’a pas encore vu le jour. Le Mégarama, bienvenu, permettra d’étoffer l’offre sur la ville mais ne pourra pas remplacer le Rialto, bâtiment chargé d’histoire pour les gadiris. En effet, il a été pendant plus de 40 ans l’une des meilleures salles de la ville et il fait partie de la mémoire de sa reconstruction. La décision de fermer cette salle de projection de façon définitive avait soulevé un tollé à l’époque. Des actions, menées par les cinéphiles locaux avec à leur tête, Wafa Igueddi, Présidente de l’Association Souk’arts, ont sollicité les responsables. Objectif, obtenir un soutien financier pour rénover et permettre la survie de l’un des lieux de rencontre culturelle le plus important de la zone. Une pétition a aussi été signée par des centaines de personnes et un film documentaire tourné et présenté aux responsables locaux. (cf, notre édition du 19 juillet 2012). Toutefois, toutes ces doléances n’ont pas eu de suite vu que les portes du Rialto restent obstinément closes, en dépit de cette éclaircie le temps du festival. Celui-ci a d’ailleurs connu un vrai engouement de la part d’un public nostalgique, venu en masse. Pour cette version 2014, les organisateurs ont concocté un programme aussi riche que varié. Notamment, des productions cinématographiques de courts et longs métrages, tables-rondes et Masters-class.

Publié 19 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Animation, Cinéma

Des architectes marocains sur le podium des Holcim Awards à Beyrouth, avec un projet pour le site Agadir Oufella

Saâd Benmansour – lavieeco.com

Leur projet consiste à réaliser un mémorial et un musée archéologique sur le site d’Agadir Oufella. La compétition organisée tous les trois ans par Holcim Foundation récompense les meilleurs projets en termes de construction durable.

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On peut être fabricant de ciment tout en étant à la pointe des questions environnementales et de développement durable. Le groupe Holcim est une belle illustration dans ce sens. Au Maroc, par exemple, le cimentier est pionnier en matière de recyclage des déchets industriels à travers sa filiale, Ecoval, lancée depuis plus de dix ans. Il faut dire que la démarche de Holcim au Maroc est parfaitement en ligne avec l’état d’esprit du groupe à travers le monde. Preuve en est l’implication totale du cimentier dans l’encouragement de la construction responsable et durable, particulièrement à travers Holcim Foundation qui organise tous les trois ans ses désormais célèbres trophées, les Holcim Awards. Une compétition de plus en plus courue par les professionnels et architectes aux quatre coins du monde. Et pour l’édition de 2014 des Holcim Awards, réservée à la région Afrique et Moyen-Orient, dont fait partie le Maroc, les organisateurs ont choisi la capitale libanaise, Beyrouth.

Jeudi 16 octobre. Dans l’amphithéâtre de la prestigieuse université américaine de Beyrouth (American University of Beirut – AUB), une centaine de convives invités des différents pays de la région avaient rendez-vous donc avec la révélation des gagnants. Et le Maroc était bien représenté sur le podium à travers un projet présenté par trois jeunes architectes. Chamss Doha Oulkadi et Laurent Sanz, tous deux du cabinet BOM basé à Paris, et Mohamed Belhouari, ont convaincu le jury avec leur idée originale de réaliser un musée, en partie à ciel ouvert, sur le site d’Agadir Oufella. Le concept présenté par le groupe marocain consiste en un mémorial sur le tremblement de terre et un musée archéologique.

Un site qui a pour vocation de conserver la mémoire de la ville en racontant notamment le tragique épisode du tremblement de terre de 1960. Le projet a séduit par son ambition, entre autres, de déterrer un passé enfoui et délaissé mais aussi par son architecture et son aspect esthétique qui concilient parfaitement modernité, durabilité et préservation de l’environnement et du patrimoine archéologique, notamment les fouilles déjà entamées sur le site.
L’équipe Maroc a remporté la médaille d’argent dans la catégorie dite «next generation», la première place étant revenue à un projet présenté par un jeune architecte sud-africain, Jurie Swart, consistant en un centre de recherche sur l’eau à Fika Patso Dam en Afrique du Sud.

Dans la catégorie principale des awards, celle des seniors, c’est un projet de parc écologique destiné à la recherche et aux technologies durables, présenté par deux architectes turcs qui a eu la palme d’or, suivi du projet de réhabilitation d’une pinède en plein cœur de Beyrouth porté par le cabinet Raëd Abillama basé lui aussi dans la capitale libanaise.
La prestation du trio d’architectes marocain est plus que respectable au vu du nombre et de la qualité des projets qui étaient en course. Selon les chiffres fournis par Holcim Foundation, dans la catégorie dite «next generation» et pour la seule région Afrique et Moyen-Orient, le jury a dû plancher sur quelque 266 projets qui ne représentaient en fait que la short-list finale retenue parmi plusieurs centaines. C’est dire le niveau de difficulté de la compétition.
Mais l’aventure pour notre trio de jeunes architectes marocains ne s’arrête pas là. Au contraire, leur consécration à Beyrouth leur ouvre la porte pour la compétition mondiale, les Global Holcim Awards, qui aura lieu en 2015 et qui mettra en course les trois projets gagnants de chacune des 5 régions. Alors, bonne chance et rendez-vous en 2015 avec Holcim Foundation !

La grande finale mondiale en 2015

Beyrouth, Moscou, Toronto, Medellin et Jakarta. Ce sont là les cinq villes qui ont abrité durant cette année 2014 les Holcim Awards pour les cinq régions (Afrique Moyen-Orient, Europe, Amérique du Nord, Amérique latine et Asie-pacifique). Durant chacun de ces rounds régionaux, seront primés des projets dans deux catégories, les seniors et les jeunes talents de la «next generation». Les projets primés dans chaque région se retrouveront pour le concours mondial aux côtés des gagnants des autres régions et de la même catégorie dont la cérémonie est prévue en 2015 pour la quatrième édition. Les Global Holcim Awards se déroulent une fois tous les trois ans. Lors de la deuxième édition, en 2009, la palme d’or avait été remportée par l’architecte marocaine basée à Los Angeles, Aziza Chaouni, pour son projet de réhabilitation des rives de l’Oued Fès.

Publié 25 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Souvenir, Tourisme

Centrale solaire du Maroc : Noor 1 sera opérationnelle en 2015

leconomiste.com – AFP

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La première centrale thermo-solaire du Maroc, au cœur d’un vaste projet de développement de cette énergie entrera en fonction en 2015, a indiqué dimanche le patron de l’Agence nationale de  l’énergie solaire (Masen), Mustapha Bakkoury.
Les progrès du chantier du parc de Ouarzazate (sud) devraient permettre à  la centrale « Noor 1 » de devenir opérationnelle « l’année prochaine » comme le  projet le prévoyait, a-t-il déclaré, en marge du « Morocco Solar Festival » et de la présentation du parc à la presse.
Le Maroc disposera à terme de cinq parcs solaires, le premier étant  celui de Ouarzazate, dont la capacité est estimée à 500  MW, soit l’un des plus importants projets au monde.
La deuxième phase de la réalisation du parc – à savoir les centrales « Noor 2 » et  « Noor 3″—doit être lancée en 2015, selon Bakkoury. Pour cela, un appel d’offres a été lancé, dont le résultat sera communiqué « avant la  fin de l’année », a-t-il précisé.
Sept sociétés ont été pré-qualifiées, dont des groupes français et espagnols.
Le Maroc, dépourvu de réserves en hydrocarbures conséquentes, ambitionne de couvrir 42% de ses besoins grâce aux énergies renouvelable à l’horizon 2020. Outre le solaire, il mise également sur le développement de  l’éolien, et le plus grand parc du continent est en cours de construction à  Tarfaya (sud-ouest). Le coût total de ces différents projets s’élève à 13,1  milliards de dollars, soit 60% des investissements en énergie du Maroc jusqu’en  2020.

Publié 20 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Aménagement, Développement, Technique

Malls : Comment Petra affronte la concurrence – Le projet sur Agadir-Founty

par Safall FALL – leconomiste.com

  • Le groupe lève 150 millions de dirhams pour son développement
  • Plusieurs projets en cours, Tanger et Agadir
A Marrakech, Almazar affiche un trafic en prévision de hausse de 8% sur l’année 2014 par rapport à 2013. Petra compte développer la superficie du site pour renforcer son offre sur la ville ocre

A Marrakech, Almazar affiche un trafic en prévision de hausse de 8% sur l’année 2014 par rapport à 2013. Petra compte développer la superficie du site pour renforcer son offre sur la ville ocre

Le groupe  relève ses ambitions face à un secteur de plus en plus concurrentiel. Le spécialiste de l’immobilier commercial vient de boucler une première opération de placement privé sur le marché avec une levée de 150 millions de dirhams, auprès de plusieurs institutionnels. L’opération été menée avec le concours de Capital Trust et Capital Gestion. Petra compte ainsi se renforcer sur le segment des malls, avec la livraison prochaine de deux projets phares. A Tanger, la plateforme « Socco Alto », d’un investissement de 500 millions de dirhams, est en phase de bouclage des gros œuvres. Les lots techniques et secondaires sont également entamés, pour une ouverture attendue dès l’année prochaine. L’objectif, pour Sami Grouz, directeur général de Petra, est de « développer un lieu de commerce et de vie ». Le projet s’étend sur une superficie globale de 55.000 m2, répartie en shopping center, espaces de restauration et de jeu.

A Agadir, les choses semblent aller beaucoup moins vite avec la plateforme Founty. L’enseigne attend une série d’autorisations des autorités locales pour un démarrage effectif des travaux. Le projet Founty comporte plusieurs composantes. Au-delà des classiques (shopping, restauration, loisirs et résidentiel), un business center est aussi prévu sur 5.000 m2. C’est d’ailleurs la première fois que Petra se lance dans l’immobilier de bureau. «Une exception imposée par le cahier des charges portant sur le développement de ce site, mais qui ne constitue nullement, pour le moment, un axe stratégique du développement de nos activités», précise le management de Petra. Founty s’étend sur 5,7 hectares pour un investissement global de 700 millions de dirhams.

Le groupe renforce aussi ses offres sur le segment shopping, avec le lancement, au courant de ce mois, d’une carte de paiement (en plusieurs fois) au niveau des malls Almazar et Borj Fez. Sur ces dernières plateformes, les indicateurs sont au vert. Le Borj Fez  a justement dépassé les 4,5 millions de visiteurs à fin septembre dernier. De nouvelles enseignes s’y sont implantées avec l’arrivée récente de Swatch, Oliveri, Accessorize et Charles & Keith. Du côté d’Almazar, les responsables de l’enseigne parlent d’un trafic en hausse de 8% sur l’année 2014 par rapport à 2013. « Le centre conforte et réaffirme son positionnement de destination de loisirs au niveau de la ville ocre », explique Sami Grouz. Petra envisage d’ailleurs un projet d’extension du site, avec l’ouverture annoncée d’un nouvel espace enfants, en plus du Fun Park et du Bowling.

La Marina d’Agadir en phase de couler le port de pêche Le projet d’extension de la Marina va-t-il finir par condamner à mort le port de la ville ?

par Hassan Bentaleb – libe.ma

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Que se passe-t-il au port de pêche d’Agadir ? Va-t-on vers une destruction  de ce site ? Servira-t-il, dans un futur proche, de simple extension à la Marina ? Les dernières déclarations d’Abdelaziz Rebbah, ministre de l’Equipement et du Transport, concernant ce site rassurent-elles sur l’avenir de ce port ? Autant d’interrogations qui témoignent des multiples ramifications de ce dossier qui sent le soufre et qui, telles des poupées gigognes, dissimule des enjeux et des intérêts à la fois contradictoires et d’une très grande importance.
Pour certains observateurs, le port de pêche d’Agadir est victime  d’un « complot ourdi par les lobbies de l’immobilier»  depuis plusieurs années. Selon eux,  la volonté de destruction du port de la ville ne date pas d’aujourd’hui.  Elle a débuté avec la réalisation du projet industriel Haliopolis, d’un investissement total estimé à 6,6 milliards de DH destiné à mettre en place une zone intégrée dédiée au traitement des produits de la mer et des activités de support et de logistique.  Une réalisation qui s’inscrit dans le cadre de la création d’un pôle de compétitivité halieutique régional basé sur un concept nouvelle génération de parcs industriels intégrés offrant une gamme diversifiée de services. Une aberration, jugent ces observateurs, qui ont du mal à comprendre les vraies causes de la construction d’une zone industrielle au bénéfice des entreprises et des unités de transformation des produits de la mer loin des zones d’export et de commercialisation.  « Il est clair que l’objectif a été de vider le port de pareilles unités afin qu’elles ne représentent plus une contrainte  de nature à entraver le projet d’extension de la Marina », nous a confié une source sollicitant l’anonymat avant d’ajouter que « cette manœuvre a été vouée à l’échec puisque peu d’entreprises ont été attirées par ce projet et plus des trois-quarts de la superficie de cette zone sont restés vides ».
Pourtant, cet échec n’a pas dissuadé les lobbies qui prônaient  la disparition du port  de poursuivre leur complot. Ainsi, un autre projet va-t-il surgir. Il consiste en la création d’un nouveau marché de gros de poissons à Ait Melloul.  Une absurdité, selon notre source, qui se demande à quoi pourrait servir la construction d’un tel site à 20 km du port d’Agadir et pourquoi un nouveau marché alors que la ville dispose déjà d’un marché de vente en gros de poissons construit il y a trois ans avec un investissement estimé à  7 milliards de centimes dans le cadre de l’accord d’efficacité signé entre l’Etat et l’Office national de pêche pour la période 2009-2012. «  Là aussi, il s’agit d’un plan destiné à vider la ville du commerce de poissons pour préparer le terrain à la mise en place d’une zone touristique », nous a précisé notre source.
Une manœuvre qui va bénéficier, cette fois-ci,   d’un appui politique orchestré par un groupe parlementaire constitué de 48 élus de la nation qui ont revendiqué le transfert de la flotte de pêche hauturière  et côtière de la ville vers d’autres ports du Royaume. Pour eux, ces flottes sont devenues encombrantes et posent des problèmes  environnementaux, sécuritaires et sociaux. «En s’attaquant aux flottes, les lobbies espéraient anéantir le secteur de la pêche et, du coup, la possibilité de mettre en œuvre leur plan d’extension de la Marina», nous a indiqué notre source avant de poursuivre: «Nous sommes donc aujourd’hui devant une manœuvre bien orchestrée  visant à transformer le port de pêche de la ville en un port de plaisance et cela au détriment d’une main-d’œuvre estimée à 20.000 personnes.  Abdelaziz Rebbah sera-t-il à la hauteur de ses responsabilités et réussira-t-il à faire avorter ce complot contre le port de la ville ? On l’espère bien», a conclu notre source.

Quel Agadir en 2030 ?

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Le Mouvement Clarté Ambition Courage Section Agadir vous invite à une rencontre sous le thème : Quel Agadir en 2030 ? Le débat sera encadré par Monsieur Mohammed Lahmine membre du bureau national du mouvement et Monsieur Tariq Kabbage Président du Conseil Communal d’Agadir. La rencontre se tiendra le Samedi 21 Juin 2014 à 15 heures à l’ENCG d’Agadir ( Quartier Salam )

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