Archives de la catégorie ‘Artisanat

Des produits variés au Salon de l’artisanat d’Agadir

libe.ma

Tapis

La 3ème édition du Salon régional de l’artisanat aura lieu, du 10 au 18 avril à la Place Bijawane à Agadir, sous le signe « Pour un artisanat créatif, intelligent et éco-friendly », indique-t-on auprès des organisateurs.
Initié par le Conseil régional Souss-Massa-Drâa, la Chambre de l’artisanat et la Maison de l’artisan en coordination avec la direction régionale de l’artisanat, ce Salon regroupe une riche palette de produits allant de la ferronnerie à la sculpture sur bois ou sur pierre, en passant par la tapisserie, la broderie, la maroquinerie, la bijouterie, le décor, le travail du cuivre, la poterie, etc.
Cette édition, qui sera marquée par la participation d’artisans venus des différentes provinces et préfectures de la région, ainsi que de représentants des Chambres d’artisanat d’autres régions du Royaume, regroupe 160 stands et 150 exposants et prévoit une affluence quotidienne estimée à près de 10 mille visiteurs.
Une pléiade de chercheurs, intervenants institutionnels et professionnels du secteur animeront une série de conférences portant, entre autres, sur « L’économie sociale et solidaire », « Le plan régional de l’artisanat » et « La femme et l’action coopérative dans le domaine de l’artisanat: expériences pionnières ». Les participants examineront aussi « le rôle des associations professionnelles dans la mise en œuvre des programmes de développement en rapport avec l’artisanat », « Le label qualité dans l’artisanat » et « Commercialisation et valorisation ». Outre des hommages à nombre d’acteurs opérant dans le secteur de l’artisanat au niveau régional, cette édition sera ponctuée par des spectacles de musique avec la participation de troupes locales (Ahwach, Issawa, Dekka, Houara), ainsi que par deux soirées artistiques animées par les troupes « Inerzaf » et « Tagadda ».
Levier important dans le tissu socioéconomique de la région, l’artisanat emploie près de 67 mille personnes actives dans près de 14 mille unités. Les exportations des produits artisanaux ont dépassé 11,7 millions dirhams (MDH) en 2013, contre 7,2 en 2012.
Le plan de développement régional de l’artisanat (2010/2015), lancé pour un montant de 249.5 MDH et ciblant 51 projets, prévoit d’atteindre un chiffre d’affaires de 1,195 milliard de dirhams (MMDH), générer 37.162 postes d’emploi permanents en milieux rural et urbain et de former 5.054 lauréats des centres de formation professionnelle.
Les métiers d’artisanat dans la région couvrent une riche palette de produits allant de la bijouterie (argent), poterie, tapis et cuir (Tiznit) aux produits de tannerie, textile et poterie (Taroudant), en passant par le cuir et la maroquinerie (Chtouka Aït Baha), le segment fer forgé, menuiserie, sculpture sur bois, broderie et poterie (Agadir Ida Outanane et Inezgane Aït Melloul) et la tapisserie, cuir, bijouterie et poterie (Tinghir, Ouarzazate et Zagora).

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Publié 10 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Artisanat, Salons, Tradition

Produits de l’artisanat: Un label de qualité pour les commerçants d’Agadir

par Majda Saber – aujourdhui.ma

Les porteurs de ce projet de labélisation veulent ainsi créer un référentiel pour les commerçants des produits de l’artisanat mais aussi instaurer un climat de confiance avec les clients potentiels tout en dynamisant ce secteur.

Artisanat

Rehausser la qualité des produits proposés par les bazaristes au niveau de la région est l’un des points cardinaux de l’amélioration des services proposés aux touristes et clients de la destination. Un projet de labélisation a été adopté. Ladite démarche propulsée par la Chambre de commerce, d’industrie et des services d’Agadir s’inscrit dans le cadre du programme «Rawaj Vision 2020». «Sur l’ensemble des commerçants postulants, 50 commerçants ont été retenus.

Après plusieurs séances de formation et d’accompagnement assurées par un bureau d’études spécialisé. Les 50 labélisés ont pu répondre aux exigences du cahier des charges.

Les certificats ont été remis aux bénéficiaires lors de la session ordinaire de la CCIS d’Agadir», annonce-t-on auprès de la CCISA. Les porteurs de ce projet de labélisation veulent ainsi créer un référentiel pour les commerçants des produits de l’artisanat mais aussi instaurer un climat de confiance avec les clients potentiels tout en dynamisant ce secteur.

La mise en place de ce projet est passée par plusieurs phases. Notons dans un premier temps une étape de diagnostic du secteur et de benchmarking alors que la seconde phase a été consacrée à l’analyse des recommandations et l’élaboration d’un référentiel du label.

Par ailleurs, la troisième phase s’est focalisée sur la constitution des quatre principales étapes de cette labélisation. De ce fait, une cinquantaine de commerçants ont été choisis dans un premier temps comme pilotes de cette démarche. Il est à souligner que ces commerçants ont bénéficié d’une formation et un accompagnement relatifs à l’adoption de ce label. Une étape suivie par l’enregistrement des établissements pilotes et octroi du label.

Il est à noter que le secteur de ventes des produits de l’artisanat et des bazaristes est longtemps resté un des points faibles de la destination. Le vieillissement des modèles proposés, l’absence d’une identité des produits, le manque de qualité sont autant d’éléments qui ont fait de ce secteur une activité économique en agonie depuis quelques années. Ledit programme saura-t-il répondre aux nouvelles exigences du marché et promouvoir ce secteur ? En tout cas, ce label reste une première étape dans le processus de développement de ce secteur.

Publié 8 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Commerce, Tradition

Agadir meilleur échange des connaissances

lematin.ma

La Place Bijawane à Agadir s’apprête à accueillirle 3e SNAPT. Attirer l’attention sur l’importance de ce secteur et servir d’espace d’échange des idées et des expériences. Ph : MAP - See more at: http://www.lematin.ma/express/2015/snapt-_agadir-meilleur-echange-des-connaissances/220663.html#sthash.4axdXTED.dpuf

La Place Bijawane à Agadir s’apprête à accueillirle 3e SNAPT. Attirer l’attention sur l’importance de ce secteur et servir d’espace d’échange des idées et des expériences. Ph : MAP – See more at: http://www.lematin.ma/express/2015/snapt-_agadir-meilleur-echange-des-connaissances/220663.html#sthash.4axdXTED.dpuf

Le Salon national des produits de terroir (SNAPT) veut capitaliser sur le succès des précédentes éditions pour s’ériger à l’avenir en manifestation internationale, indique-t-on vendredi à Agadir auprès des organisateurs.

«La prochaine édition verra la participation de trois pays africains, en l’occurrence la Tunisie, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Nous souhaitons que cette participation soit un prélude pour donner une dimension internationale à ce Salon», a affirmé Hrou Brou, directeur régional de l’Agriculture, lors d’un point de presse consacré à la présentation du 3e SNAPT, prévu du 2 au 6 avril prochain à la Place Bijawane.

Selon lui, l’organisation de ce Salon à Agadir tient son importance du fait que le secteur agricole dans la région Souss-Massa-Drâa (SMD) contribue pour plus de 80% à la production nationale des primeurs, plus de 70% des agrumes et plus de 70% des produits de terroir.

La contribution de la région dans ces produits, qui font partie du 2e pilier du Plan Maroc vert, se répartit entre le cactus, qui couvre plus de 50% de la production et des superficies à l’échelle nationale, l’argan (70%) d’argan, le safran (99%) de safran et les dattes (90%).

De son côté, le président du Conseil régional, Brahim Hafidi, a relevé que la région SMD a été l’une des premières à se doter d’un plan agricole régional dans le cadre d’une vision prospective garantissant la convergence en vue de promouvoir les produits de terroir, soulignant, par la même occasion, l’adhésion de tous les acteurs institutionnels, les professionnels et le tissu coopératif à cette vision.

Placé cette année sous le signe «Notre capital immatériel, c’est aussi nos produits de terroir», le 3e SNAPT est organisé par l’Association éponyme en partenariat avec la Chambre régionale d’Agriculture, et d’autres partenaires.

Le Salon ambitionne de valoriser les produits de terroir et leur potentiel de développement, fournir une plateforme de vente directe des produits, attirer l’attention sur l’importance de ce secteur et servir d’espace d’échange des idées et des expériences.

Etalé sur une superficie de 3.000 m2, ce Salon, qui connaitra la participation de 150 exposants, prévoit une série de conférences et d’ateliers thématiques, des séances de dégustation, des activités pédagogiques et culturelles et des soirées artistiques et musicales avec la participation de troupes folkloriques.

Au menu du programme scientifique figurent deux ateliers animés par une pléiade d’acteurs associatifs, d’intervenants institutionnels et de chercheurs marocains et étrangers. Le premier traite du «développement territorial à travers la concertation entre les différents acteurs» et le second porte sur «la coopérative comme cadre idoine d’agrégation et de valorisation des produits de terroir».

Les organisateurs prévoient aussi des circuits de produits de terroir au profit des coopératives africaines et d’autres représentant différentes régions du Royaume, avec à la clé des visites de terrain à des organisations et associations professionnelles ayant montré leurs preuves dans la région de Souss-Massa-Drâa, connue par la diversité de ses produits agricoles et de terroir.

La précédente édition du SNAPT, érigée sur une superficie de 1.500 m2, a connu la participation de 100 exposants et a drainé quelque 25.000 visiteurs.

Des données de la direction régionale d’Agriculture font ressortir que les produits de terroir couvrent de larges superficies puisqu’elles occupent, en 2015, plus de 50 mille ha pour les figues de barbarie, avec une production annuelle de 490.000 tonnes, 1.600 ha pour le safran (5 tonnes), 800 ha pour les roses (1.650 tonnes), 160.000 ruches d’abeille (mille tonne), près de 684.000 ha pour l’argan (plus de 248.000 tonnes), 1.400 ha pour le henné (7600 tonnes) et 41.000 ha pour les dattes (42.000 tonnes).

Publié 28 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Artisanat

Un label « Morocco Handmade » pour l’artisanat au Maroc

h24info.ma

Le coup d’envoi de l’opération de certification des unités de production de l’artisanat pour l’obtention du Label « Morocco Handmade » a été donné mardi.

Un label "Morocco Handmade" pour l'artisanat au Maroc

La ministre de l’Artisanat, Fatima Marouan, a lancé ce mardi à Rabat l’opération de certification des unités de production de l’artisanat pour l’obtention du droit d’usage du label national « Morocco Handmade ». La ministre a indiqué à la presse que cette opération s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision 2015 pour le développement de l’artisanat, en particulier l’axe relatif à la promotion et à la labellisation. Elle a également précisé que ce label permettrait non seulement la reconnaissance, mais aussi la préservation du capital immatériel de l’artisanat marocain. Cette opération de certification sera réalisée à travers un appel à manifestation d’intérêt lancé à l’intention des opérateurs du secteur qui auront la possibilité, pendant un mois (du 24 février au 24 mars 2015), de présenter leurs demandes pour l’octroi du droit d’usage dudit label.

Cette opération sera achevée par la remise de certificats de conformité aux artisans et aux entreprises de l’artisanat qui auront passé avec succès l’audit prévu par le règlement d’usage du label national de l’artisanat. Les exigences du label national portent entre autres sur des éléments tangibles en relation avec l’authenticité et le savoir­faire ancestral, la bonne qualité ou l’excellence, les conditions de travail et la protection de l’enfance.

Publié 24 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Artisanat, Patrimoine

Marché de l’argent : Les artisans bijoutiers s’éteignent doucementf

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • En plus d’une forte concurrence, la filière confinée au stade traditionnel met les artisans au chômage
  • La cherté de la matière première conduit à l’approvisionnement via les intermédiaires
  • Une convention tutelle-Managem pour «revitaliser» coopératives et artisans

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

Dans le Souss, un musée a été totalement dédié à la mémoire du patrimoine amazigh. Des tapis, poteries et portes
rustiques y sont exposés ainsi que quelques outils utilisés par les anciens artisans dans la fabrication des bijoux…
Et bien sûr et principalement des bijoux en argent. Des pièces d’une beauté rare, bracelets, fibules, boucles d’oreilles,
colliers traditionnels… dont certaines remontent aux XVIe et XVIIIe siècles

 

Désœuvré, Lahcen, artisan bijoutier, occupe ses journées à faire la tournée des vendeurs de bijoux en argent à Agadir, espérant trouver des petites bricoles à faire pour survivre. A part réparer quelques bracelets, colliers ou autres boucles d’oreilles quand la journée est bonne, il ne peut plus aspirer à créer ses propres modèles dans son petit atelier de manière régulière. Parfois, quand la chance lui sourit, il arrive à acquérir quelque 500 ou 250 grammes de matière première pour travailler durant tout le mois.
Le fait est que les fournisseurs, en manque de confiance, ne «lâchent» plus la marchandise facilement. Ils exigent d’être payés d’abord suite aux difficultés rencontrées avec les artisans qui, n’arrivant plus à joindre les deux bouts, deviennent de mauvais payeurs malgré eux. Ainsi, depuis quelques années, les gros commerçants ne s’aventurent plus à remettre de la matière première aux artisans «qui ne ramènent que la moitié de ce qu’on leur a donné», nous explique-t-on à Souk Al Had d’Agadir. Ils préfèrent importer, de manière légale, des bijoux de Turquie et de Thaïlande qui sont très demandés localement. Une opération avec laquelle, certes, ils réalisent un bon retour sur investissement une fois les taxes douanières honorées. Mais en même temps, cela met sur la touche des centaines d’artisans dont le maillon devient inutile et le service pratiquement pas nécessaire.
Comme Lahcen, ils sont aujourd’hui nombreux à souffrir de cette situation. «A mon âge avancé, je ne peux même plus me reconvertir dans un autre métier, je ne sais rien faire d’autre», déplore Lahcen. Le marché local se passe ainsi, de plus en plus, de leurs services car il est pratiquement «noyé» dans la marchandise provenant de Turquie et de Thaïlande, et ces bijoux importés ont tout pour eux: diversité des modèles, finesse dans le travail… et grande quantité et qualité. De fait, dans un pays comme la Turquie, la fabrication des bijoux se fait de manière mécanique et industrielle sous la supervision d’ingénieurs spécialisés. Tandis qu’au Maroc, cette filière reste toujours confinée au stade artisanal et traditionnel.

Difficulté d’accès à la matière première

La décision des commerçants de se tourner vers le marché extérieur est aussi motivée par la difficulté d’accès à la matière première.

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

La difficulté d’accès à la matière première oblige les artisans à recourir à la refonte. Les machines de fonderie transforment les anciennes
pièces ou morceaux inutilisés en plaques ou filaments de différentes épaisseurs. Celles-ci dépendent des modèles que l’artisan veut réaliser.
Le grammage 925 par kilo est exigé pour que les bijoux brillent et soient de meilleure qualité

 

L’argent est là mais les prix montent ou descendent selon la Bourse internationale de Londres. Et la mise en place de points de vente légaux a été un véritable échec. Les acheteurs continuent de recourir au marché noir pour s’approvisionner à un prix qui se stabilise autour de 5 DH le gramme au lieu de 7 DH et plus. Les artisans ne demandent qu’à être fournis en matière première. A cause de l’éloignement, ceux qui passent par les intermédiaires (qui se fournissent directement dans les mines) sont lésés car ces derniers n’hésitent pas à arrondir leurs marges. Il faut signaler à ce propos que le ministère de tutelle exige des artisans de se regrouper en coopératives pour qu’ils puissent être fournis sans passer par les intermédiaires. Une solution qui ne fait pas l’unanimité puisque l’adhésion à un groupement de coopératives nécessite d’avancer une importante somme d’argent, ce qui n’est pas à la portée de tous, explique Lahcen Aseffar, président de l’Association des bijoutiers d’Agadir. Bonne nouvelle cependant pour les artisans puisqu’une convention-cadre vient d’être signée en décembre dernier entre le ministère de tutelle et Managem. Objet, sur la matière première extraite, un quota sera réservé et remis aux coopératives qui se chargeront de le vendre à un prix unifié aux artisans.

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

«A l’instar d’un pays comme la Turquie, nous aimerions avoir nos propres usines pour fabriquer des bijoux localement et créer des emplois», explique cet importateur. «Pour cela, nous sommes prêts à investir, mais il faut que l’Etat nous soutienne pour l’acquisition de machines de haute technologie et la mise en place de formations spécifiques pour démarrer», a-t-il ajouté. Il précise par ailleurs que la force d’un pays comme la Turquie est aussi de faire des opérations marketing via des séries télé cultes comme «Harem Soultane». Un feuilleton turc qui a fait une si bonne promotion aux bijoux en argent et pierreries que les ventes ont explosé dans les pays arabes. En effet, les clientes demandent les mêmes modèles que ceux portés si gracieusement par les actrices.
En attendant, pour Lahcen et ses confrères, le recours à la refonte des bijoux cassés reste une alternative navrante. Quand c’est possible, un peu de matière première pure est ajoutée pour que le raffinage soit meilleur. Le problème est que parfois, par ignorance ou inadvertance, des pièces rares peuvent être dissoutes. Ce qui porte un coup horrible au patrimoine.
Heureusement, des initiatives sont entreprises de temps en temps pour sauver ce qui peut être sauvé afin que ce capital n’aille pas à la dérive. C’est ainsi que dans le Souss, un musée a été totalement dédié à la mémoire du patrimoine amazigh. Des tapis, poteries et portes rustiques y sont exposés. Quelques outils utilisés par les anciens artisans dans la fabrication des bijoux: soufflet traditionnel, foyer, pince pour tenir le creuset, enclume, marteau…Et bien sûr et principalement des bijoux en argent. Des pièces d’une beauté rare, bracelets, fibules, boucles d’oreilles, colliers traditionnels, dont certaines remontent aux XVIe et XVIIIe siècles.

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

Des pièces anciennes sont vendues aux enchères à l’étranger, raconte Abdelhak Arkhaoui, président de l’association Tifaout des bijoutiers de Tiznit.
«J’ai assisté à Paris à une de ces ventes où un bracelet ancien a été vendu à 36.000 euros. Et le vendeur a présenté la facture légale d’achat.
C’est ainsi que notre patrimoine nous file entre les mains au lieu d’être placé dans nos musées», déplore-t-il

 

«Parmi les bijoux exposés au musée amazigh, il y a des pièces impossibles à reproduire car elles gardent bien leur secret de fabrication par les artisans juifs», explique Lahcen Aseffar. Cet homme a joué un rôle prépondérant dans l’acquisition par la municipalité, dans les années 90, d’une collection de pièces rares appartenant à un de ses amis collectionneurs. En tout, c’est un trésor de plus de 1.400 pièces, soit près de 120 kilos d’argent, réunis durant des années. La Commune urbaine n’avait pas hésité à débourser un montant de 850.000 DH pour que la collection reste dans le Souss au lieu d’être distribuée dans différents musées au Maroc comme cela avait été proposé dans le temps. Vu la rareté des pièces, le prix avancé a plus que triplé aujourd’hui, assure Aseffar en bon connaisseur. Bien sûr, toutes les pièces ne peuvent être exposées en même temps, sachant que le musée du patrimoine amazigh d’Agadir comprend trois spacieuses salles d’exposition sur trois niveaux. Ce sont donc quelque 200 pièces qui sont exposées à la fois, par thème et en un système rotatif. Les visiteurs ont ainsi l’occasion de découvrir des nouveautés à chacune de leurs visites. Il faut rappeler que le musée, qui existe depuis 14 ans maintenant, compte 30.000 visiteurs par an, entre touristes, nationaux et écoliers de la région.

                                                                  

Tiznit, capitale de l’argent

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

Toutes les villes du Souss tiennent commerce de la bijouterie d’argent, mais Tiznit reste la plaque tournante. La couleur est annoncée dès l’entrée de la ville avec la fibule (ou Tazerzit) comme emblème. Promesse tenue une fois arrivé à l’ancienne médina où se trouvent pas moins de 150 commerces spécialisés dans la vente des bijoux en argent. La kessaria, où règne l’odeur de la menthe fraîche, fait le bonheur des touristes nationaux et étrangers qui peuvent se procurer de petites merveilles à des prix toujours plus raisonnables qu’ailleurs.
Dans les vitrines bien décorées, parures frontales, larges bracelets, boucles, bijoux de poitrine ou de cheville et autres fibules donnent envie d’acheter. Les pendentifs ont parfois une signification religieuse ou traditionnelle. Contre le mauvais œil ou le mauvais sort, le chiffre 5 est reproduit dans la «Khamsa», réputée pour sa vertu protectrice. Avec ses 6.000 artisans, dont 400 spécialisés dans l’orfèvrerie, Tiznit n’est toutefois pas le seul lieu où se travaille l’argent. «Les ateliers pullulent aussi à Tafraout, Ida Ousmlal, Tighmi, Tlat Lakhsass, Chtoua Ait Baha, Taroudant qui eux-mêmes fournissent Tiznit, explique Baba El Kourchi, délégué de l’artisanat à Agadir. Maillage, niel, filigrane, incrustation de pierres.

Les secrets des techniques de l’orfèvrerie d’argent sont transmis dans ces ateliers de père en fils. «Malgré les difficultés que traverse le secteur, nous devons pérenniser notre savoir en le transmettant aux générations futures», explique cet artisan. A Tiznit, l’art de l’argent est tellement au cœur de l’économie que, depuis cinq ans maintenant, un festival lui est spécialement dédié. Ainsi, chaque été, le festival d’argent Timizart met la province de Tiznit sous le feu des projecteurs. Et insuffle une vraie dynamique tant au niveau de l’hôtellerie, la restauration que la vente des bijoux, cuir et autres produits du terroir comme l’huile d’argan et amlou. Les deux dernières éditions ont d’ailleurs permis au public de découvrir, respectivement, le plus grand poignard d’argent pesant 27 kilos et un caftan incrusté de pierres semi-précieuses comme le corail, l’amazonite, l’ambre… et pesant 5 kg dont 2 kilos d’argent pur. Une fierté pour la ville.

Formation continue

La formation continue est l’une des stratégies du ministère de l’Artisanat, de l’Economie sociale et solidaire pour améliorer les conditions de vie des artisans. Ces formations leur permettent d’être à jour et de découvrir les nouvelles techniques de travail sous la houlette de designers. Un centre de formation professionnelle de la bijouterie a ainsi été créé à Tiznit il y a près de quatre ans où plus de 600 personnes ont bénéficié de la formation.
Des unités mobiles veillent de même à assurer cette formation continue pour toucher, notamment, les artisans de Taroudant, Tiznit, Ida Ousmlal, Ouarzazate et Zagora. Cette caravane reprend dès janvier. Elle démarrera de Tmsia et Inezgane au bénéfice d’une centaine de personnes avant de se diriger vers d’autres escales. Ce que les professionnels proposent, c’est que, en plus des formations, l’accompagnement se fasse au quotidien, jusqu’à ce que l’artisan crée son propre atelier. Pour cela, il serait intéressant de mettre en place des conventions avec les banques pour des crédits à taux préférentiel. Par ailleurs, pour la valorisation des bijoux en argent dans la province de Tinghir, une casbah va être convertie en musée pour l’exposition des pièces en argent. Une convention a été signée dans ce sens avec la province de Tinghir, le conseil rural et la coopérative Azlag pour la bijouterie.

 

Publié 14 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Artisanat, Culture, Patrimoine, Région

La patinoire et le marché de Noël du Sofitel Agadir Royal Bay Resort

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Jusqu’au 31 janvier 2015, vous pouvez pratiquer le patin à glace à Agadir !

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La vaste patinoire a été installée dans les jardins du Sofitel Royal Bay Resort pour accueillir petits et grands et leur permettre de pratiquer un sport de saison !

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et, juste à côté, le marché de Noël, avec souvenirs, bijoux, babouches, kaftans, artisanat marocain, gourmandises, produits de beauté…

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Publié 13 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Artisanat, Bons moments, Sport

Marché de Noël organisé par l’Association « Français du Monde » à la Médina Coco Polizzi les 6 et 7 décembre de 10H00 à 18H00

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Publié 30 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Artisanat, Associations

Visite de l’exposition des brodeuses de Meknès au Vera Cruz d’Agadir

Ce matin, visite de l’exposition-vente des brodeuses de Meknès qui sont venues cette année encore au Vera-Cruz, malgré les difficultés de déplacement actuelles.

Quelques photos de cet extraordinaire travail d’art qu’elles réalisent des heures durant :

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Un détail de broderie :IMG_6649

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Pour ce magnifique chemin de table, nous avons craqué, Nicole et moi : un ouvrage exceptionnel de 1,33 m X 0,40 m qui a demandé quatre mois de travail !IMG_6654

Nous leur donnons rendez-vous pour l’année prochaine où elles viendront nous présenter une nouvelle fois leur collection de ce travail incomparable.

 

 

Publié 30 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Expositions, Tradition

Souss-Massa-Drâa Distribution d’équipements aux artisan

par Abdelfattah Aberbri – lematin.ma

Les nouveaux équipements sont de nature à optimiser la qualité des produits.

Les nouveaux équipements sont de nature à optimiser la qualité des produits.

Le Conseil de la région de Souss Massa Darâa a procédé, récemment, à la distribution de fours à gaz dont ont bénéficié les associations d’artisans de la filière de la poterie évoluant au niveau des communes Drarga (préfecture d’Agadir-Idaoutanane), Lemnizla (province de Taroudant), Sidi Bibi (province de Chtouka Ait Baha) et Tighmi (province de Tiznit). Pilotée par Hassan Merzouqi, délégué de la commission de l’artisanat au Conseil de la région, cette opération vise essentiellement l’optimisation de la qualité des produits de la filière, l’amélioration des conditions sociales des artisans et la préservation de l’environnement. Il convient de souligner que cette initiative s’inscrit dans la philosophie volontariste de proximité instaurée par le ministère de tutelle et le Conseil de la région, à travers un programme dont la 2e tranche a pour finalité la dotation de ces artisans d’outils nécessaires à la modernisation de leurs activités. À souligner que la première tranche du programme s’est déroulée le 11 septembre. Cette opération s’inscrit dans la mise en œuvre de la convention signée par le ministère de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire et le Conseil de la région qui vise, selon l’article 8 du Plan régional de l’artisanat, l’amélioration des matières premières et celle des techniques de production dans les filières de la couture, la tapisserie, la bijouterie, le cuir, la menuiserie et la poterie. Au total, 20 associations évoluant dans les filières de la couture, de la broderie et du cuir ont bénéficié d’un ensemble d’équipements, dont des machines de broderies, de surgi, des tours électriques, des pigments et des piqueuses. Rappelons dans ce contexte que le ministère de tutelle, le Conseil de la région et leurs partenaires ont procédé à l’organisation, en juin dernier, de la caravane de la qualité et de la formation. Celle-ci a sillonné toutes les provinces et préfectures de la région et a permis à plus de 2.000 artisans et artisanes, dans les différentes filières, de bénéficier de séminaires et de formations de mise à niveau leur permettant d’améliorer leurs rendements et d’optimiser la qualité de leurs produits.

Publié 23 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Solidarité

A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc…

par Maria Simões – meetingpointe-entreprendrefeminin.over-blog.com/

Salima Naji restaure les vieux villages du Maroc en collaboration avec des maîtres artisans locaux. Ensemble il utilisent des procédés anciens, dans le respect de la culture locale pour préserver la mémoire des lieux.

Salima Naji est architecte DPLG (diplômée de l’École d’architecture de Paris-La-Villette), et docteur en Anthropologie (École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris).

Elle exerce au Maroc en privilégiant les matériaux locaux dans le respect de l’environnement et de la culture des lieux. Depuis les toutes premières réalisations, la démarche s’inscrit dans une volonté de collaboration avec les artisans locaux.

Conformément aux enseignements du grand architecte égyptien Hassan Fathy, elle les fait intervenir en leur rendant leur place dans une architecture qui reste cependant contemporaine. Les procédés constructifs ancestraux sont redécouverts, perfectionnés s’il le faut : Pisé, pierre, bois, stipes de palmier ou autres fibres, toutes les techniques des traditions vernaculaires du Maroc sont ainsi réinvesties dans une construction écologique sublimant le geste de l’artisan.

Après avoir arpenté les vallées pré-sahariennes pendant près de dix ans, pour rendre compte des traditions artistiques des Kasbas du Sud marocain, elle a consacré plusieurs années de recherches aux greniers-citadelles du Maroc. Elle a interrogé la vitalité des pratiques conservatoires en privilégiant les formes construites, le grenier communautaire qui a le plus souvent bénéficié de la solidité d’un matériau – la pierre – sans négliger cependant les autres patrimoines tangibles et intangibles, dont les traditions transmises oralement.

Parallèlement à ses recherches, elle s’investit ainsi depuis plusieurs années dans des actions concrètes de sauvetage ou de développement culturel. Elle a ainsi assuré la réhabilitation de plusieurs igudars(greniers collectifs, Amtoudi, Innoumar), de mosquées et de ksours (villages fortifiés d’Assa et d’Agadir Ouzrou). Elle œuvre aussi à la sauvegarde de la médina de Tiznit.

. Elle a reçu le Prix Jeunes Architectes, de la Fondation EDF en juin 2004.
. Elle a été déclarée « Inspiring women, expanding Horizon » par la Mosaic Foundation à Was
hington en 2008.

. Elle a été honorée par la cérémonie du Takrim de l’Ordre des Architectes du Royaume en 2010.

. Elle a reçu en 2011, le Prix Holcim du Développement Durable, « Bronze Afrique-Moyen-Orient [3rd International Holcim Awards competition Sustainable construction projects shaping better communities in Africa Middle East] pour le projet d’un centre de formation professionnelle à Marrakech pour la Fondation Alliances.

. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur les architectures vernaculaires du Sud Marocain : Art et architectures berbères en 2001, Portes du Sud en 2003, Greniers collectifs de l’Atlas en 2006 et Fils de saints contre fils d’esclaves en 2011.
. Expert, elle a participé à plusieurs jurys internationaux.
. Dans le cadre d’une sensibilisation au Maroc, elle a organisé (commissaire et scénographe) l’exposition itinérante « Architecture des oasis, vitalité d’un patrimoine en danger » Espace BMCI – Route des Zaërs, Rabat, 2002 ; Villa des Arts, Musée de la Fondation ONA, Casablanca, 2003 ; Musée amazigh d’Agadir, 2004.

 

A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....

 

Publié 5 septembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Art, Artisanat, Culture, Patrimoine, Région

Agadir Ida Outanane : 36 projets validés pour un coût de plus de 8 MDH

MAP – lematin.ma

Le Comité préfectoral de développement humain (CPDH) de la préfecture d’Agadir Ida Outanane, réuni récemment à Agadir, a validé 36 projets avec une enveloppe budgétaire de 8.06 MDH, dont une contribution de l’INDH de plus de 5.4 MDH.

15 projets AGR d'un montant global dépassant les 3 MDH. L’INDH capitalise sur ses acquis afin de lutter davantage contre la pauvreté et l’exclusion sociale à la préfecture d'Agadir Ida Outanane. Ph : leseco.ma

15 projets AGR d’un montant global dépassant les 3 MDH. L’INDH capitalise sur ses acquis afin de lutter davantage contre la pauvreté et l’exclusion sociale à la préfecture d’Agadir Ida Outanane. Ph : leseco.ma

Ces projets se répartissent en 15 projets AGR (Activités génératrices de revenus) d’un montant global dépassant les 3 MDH, dont près de 2.27 MDH comme part de l’INDH, et 21 projets à fort impact pour un coût avoisinant les 5 MDH, dont 3.15 MDH comme participation de l’INDH, indique lundi un communiqué de la wilaya de la région Souss-Massa-Drâa.

Le CPDH a aussi validé des initiatives locales de développement humain qui, proposées par les communes rurales d’Aqsri et d’Aziar, s’inscrivent dans le cadre du programme de lutte contre la pauvreté en milieu rural au titre de l’année en cours.

Il s’agit de 7 projets avec un coût global de plus de 2.34 MDH, dont plus de 1.78 MDH comme contribution de l’INDH. Trois projets verront ainsi le jour au niveau de la commune rurale d’Aqsri avec un investissement global de plus de 972 mille DH, dont une contribution de l’INDH de plus de 636 mille DH, alors que 4 autres projets seront lancés au niveau de la commune rurale d’Aziar avec une enveloppe de plus de 1.37 MDH, dont une contribution de l’INDH de 1.15 MDH.

Le Comité a, également, validé les nouvelles compositions des équipes d’animation de ces deux communes ainsi que celles des comités locaux de développement humain des communes d’Aziar, Tiqqi et d’Aourir, qui se sont alignées aux dispositions des manuels des programmes de l’INDH en terme de respect des indicateurs relatifs à la représentativité des jeunes et des femmes dans les organes de gouvernance, à savoir 20% des femmes et 15% des jeunes.

Par la même occasion, le Comité a passé en revue les principales remarques et recommandations de la mission d’audit au titre de l’exercice 2013 jugées pour leur majorité satisfaisantes.

Pour ce qui est du programme de lutte contre la précarité, un projet a été présenté aux membres du CPDH en vue de le soumettre à l’approbation du Comité régional de développement humain pour sa validation avec une enveloppe budgétaire de l’ordre de 400 mille dirhams.

Publié 6 août 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Développement, Economie

Agadir : Les artisans ont enfin leur Label Qualité

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • Une première au niveau national
  • 50 commerçants décrochent le fameux sésame
Le label Qualité est un moyen de lutter contre la concurrence déloyale et le marché informel.

Le label Qualité est un moyen de lutter contre la concurrence déloyale et le marché informel.

Après une longue traversée du désert, les bazaristes de la région Souss-Massa-Draâ vont enfin souffler! Désormais, le commerce des produits artisanaux a son label qualité qui garantit aux consommateurs un niveau de savoir-faire élevé des commerçants labellisés. Il est matérialisé par un logo identifiable et surtout un engagement du commerçant à respecter les exigences du cahier des charges du label. «C’est pour nous un moyen de préserver notre gagne-pain et de lutter contre la concurrence déloyale et le marché informel qui plombent le secteur», témoigne ce commerçant. Le label qualité est en effet une des mesures prises pour protéger le secteur de l’artisanat, principal pourvoyeur de devises et de postes d’emploi. L’artisanat participe en effet au développement des activités touristiques dans la région Souss-Massa-Draâ et joue un rôle essentiel du point de vue économique et social. Mais n’est pas labellisé qui veut. Sur les 200 commerçants qui ont postulé, seulement 50 ont été retenus, car ils répondent aux normes exigées. Et l’expérience est une première au niveau national. C’est la Chambre de commerce, d’industrie et de services d’Agadir (CCISA) qui a décidé de se lancer dans cette démarche qualité des produits d’artisanat de la région dans le cadre du programme Rawaj, Vision 2020. «L’objectif est de sensibiliser l’ensemble des commerçants au caractère indispensable de la qualité afin de pérenniser leur activité d’une part et d’améliorer l’attractivité de la station balnéaire d’autre part», explique Brahim El Ibrahimi, directeur général du cabinet Vecteurs qui a mené ce projet au profit de la CCISA. Il s’agit aussi d’assurer aux clients des tarifs et un service identiques quel que soit le point de vente sur lequel se porte leur choix. Cette labellisation permettra donc l’accroissement de la fréquentation, l’allongement de la durée de séjour et l’augmentation des dépenses des touristes aussi bien nationaux qu’étrangers. Pour un impact positif sur le revenu des commerçants. Il faut toutefois noter que certains bazaristes n’ont pas encore adhéré au projet. Ils sont principalement dérangés par la tarification unique à afficher et que le cahier des charges exige.
C’est au cours de la session ordinaire de la CCISA à Agadir que les certificats ont été remis aux commerçants labellisés. Sachant qu’une cérémonie officielle sera organisée prochainement. Elle permettra d’augmenter la visibilité du label auprès des médias et de susciter l’intérêt des clients et des commerçants non encore labellisés.

Publié 16 juillet 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Commerce

LA FIBULE : DU 16ÈME ARRONDISSEMENT PARISIEN AUX COLLINES D’AGADIR !

Nathalie Perton – http://agadir.madeinmedina.com – Photo Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent

ARTS DECORATIFS ET TRADITIONS. Ostentatoire et exquise, cette mystérieuse broche triangulaire, surmontée d’une sorte de croissant de lune et souvent sertie de pierres a suscité par le passé de nombreuses interrogations : boucle d’oreille ? Totem ? Talisman ? Anthropomorphisme ? Qu’on la nomme bzima, khellâla ou kitfiyya dans le reste du Maghreb ; la fibule est à la culture Amazighe ce que la fleur de lotus est au bouddhisme.

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Elle est à l’honneur de la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent dans le 16ème à Paris jusqu’au 20 juillet, et au musée du patrimoine Amazigh à Agadir toute l’année.

C’est en effet depuis le 21 Mars à Paris que la fibule (cette broche-bijou de métal précieux ornementé servant à maintenir la tunique dont se parent les femmes berbères) orne les affiches de l’exposition :« Femmes berbères du Maroc. »
Cette dernière propose d’entrevoir la richesse du patrimoine amazigh et de rendre hommage à ses ambassadrices ; tisseuses de la tradition : les femmes. C’est à elles que la culture amazighe doit sa pérennité, la survivance de sa langue, la transmission de savoir-faire ancestraux tels que la poterie ou le tissage. Est-ce d’ailleurs le déterminisme féminin de la fibule contenu dans son nom (ta-zerzit en Amazighe avec le déterminant ta, féminin) ou encore la filiation sémantique à la chevelure qu’on lui suppose: azzar ; qui en font une sorte d’étendard de la culture amazigh ? Elle témoigne cependant, ainsi que l’ensemble des parures berbères, de la richesse, de l’origine et du patrimoine familial de chaque femme dans la société.

Des trésors visibles encore un mois !

Si la fibule a une place particulière dans cette culture, d’autres objets et us demeurent indissociables de la tradition berbère, par lesquels la transmission de la culture s’élabore : le tatouage au henné, le maquillage, les bijoux, la vannerie, la poterie et la tapisserie. L’exposition est articulée selon trois thématiques : portrait de la femme berbère du Maroc (s’appuyant sur des récits, photographies …) et proposant une découverte socio-historique des femmes berbères d’hier et d’aujourd’hui ; savoir-faire et artisanat : où il s’agit des prérogatives de ces femmes : le tissage, la poterie, la vannerie, la fabrication de l’huile d’argan, la danse, les fêtes et enfin les parures et costumes : les bustes de bijoux… Les costumes et les objets exposés sont accompagnés de présentations multimédia. Les écrans verticaux permettent de découvrir dans le détail les éléments constituant les costumes des femmes (capes handiras, robes haïks, ceintures) ainsi que les objets liés à l’apparat. Du Rif au Sahara, les groupes berbères, sédentaires ou nomades, manifestant un goût très affirmé pour l’apparat. Vêtements, parures et accessoires comme autant de symboles identitaires. Dans le cadre d’un système très codifié, tissages, couleurs, motifs propres à chaque groupe, les femmes berbères créent leur «habit de fête». C’est ainsi que lors de grands rassemblements – mariages, moussems – c’est une explosion de costumes colorés et hétérogènes. Ainsi vous admirerez les colliers de mariage ou de fête ; l’ambre, le corail, l’amazonite, les coquillages, et les pièces de monnaie. Tous ces somptueux objets proviennent des collections du Musée berbère du jardin Majorelle de Marrakech mais aussi des trésors du Quai Branly, du musée Bargoin de Clermont Ferrand ou de collections particulières.

L’exposition parisienne se tient sous le haut patronage de sa Majesté le Roi Mohammed VI, premier défenseur de la culture berbère au Maroc. En témoigne son discours du 9 mars 2011 au cours duquel il a évoqué  » la pluralité de l’identité marocaine unie et riche de la diversité de ses affluents, et au cœur de laquelle figure l’amazighité. » En lien fort et affirmé avec sa terre d’origine, le patrimoine berbère s’expose toute l’année à Agadir. Pour ceux qui ne pourront pas voir l’exposition parisienne d’ici le 20 Juillet, et pour les visiteurs de la ville en quête de nourriture intellectuelle ; il y a le Musée du patrimoine Amazigh d’Agadir qui, fort d’une collection de neuf cent pièces (avec une pièce exceptionnelle et magnifique ; le collier de Massa) de tapis, de poteries et bien d’autres, assure la pérennité d’un hommage à cette magnifique culture.

 

Publié 2 juillet 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Art, Artisanat, Culture, Tradition

Agadir : Une caravane pour la promotion de l’artisanat

par Abdelfattah Aberbri – lematin.ma

plus de 300 artisans et artisanes, évoluant dans la filière des babouches locales, ont bénéficié de ce programme.

plus de 300 artisans et artisanes, évoluant dans la filière des babouches locales, ont bénéficié de ce programme.

Lancée la semaine dernière, la Caravane de la qualité et de la formation, organisée sur le thème «Ensemble pour l’édification de la génération de la qualité», se poursuivra jusqu’au 27 juin. L’événement est dédié à plus de 2.000 artisans et artisanes relevant des différentes provinces et préfectures, et ce, selon un programme précis et conformément aux besoins et aux particularités de chaque région.

«Le choix porté sur les artisans et les artisanes participant aux travaux de cette caravane a été effectué selon les règles de transparence requises, en accordant une importance particulière à la participation des femmes, notamment celles issues du monde rural et les jeunes porteuses de projets», souligne Hassan Marzouqi, président de la Commission de l’artisanat au Conseil de la région.

La manifestation se décline par une série de conférences académiques et techniques, ainsi que plusieurs ateliers autour de thématiques liées, entre autres, à l’art du modélisme, à la sécurité sanitaire et professionnelle, ainsi qu’à la qualité et la promotion. L’ensemble des activités est animé par des cadres et des spécialistes.
Samir Yazidi, gouverneur de la préfecture de Tiznit, a quant à lui souligné l’importance que revêt cette manifestation dont l’ambition, en particulier, est d’organiser un cycle de formation et de mise à niveau au profit des artisans, ainsi que d’estampiller les produits artisanaux de la province, notamment l’orfèvrerie et la poterie, du sceau de la qualité.

«Cette caravane s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan national élaboré par le ministère de tutelle et dont l’ensemble des axes devrait être concrétisé à l’horizon 2015. Ce plan vise la réhabilitation du secteur et son organisation, le soutien aux artisans à travers le développement de leurs techniques de commercialisation et de promotion, ainsi que leur accès à la formation continue. Valeur d’aujourd’hui, plus de 300 artisans et artisanes, évoluant dans la filière des babouches locales, ont bénéficié de ce programme», a-t-il indiqué.
Étant un levier de développement local et un secteur générateur d’emploi, il est tout naturel que l’artisanat fasse l’objet d’un intérêt particulier. Lequel devrait se manifester par des initiatives similaires, débouchant sur l’accompagnement et le soutien aux artisans. De même, il est impératif de garantir la pérennité de l’artisanat, la formation de nouvelles générations d’artisans, la promotion des produits artisanaux et l’investissement dans la qualité. Les ateliers programmés visent à déceler les particularités esthétiques de création chez les différents participants. Il s’agit notamment de la fonction usuelle des articles et de leur fonction esthétique. Au fil du temps, le produit artisanal a hérité de modes et de genres artistiques, de traditions et d’expressions incarnant les efforts déployés par les artisans en vue de préserver ce patrimoine exceptionnel.


Valorisation de l’arganier

Des ateliers de communication ont été organisés, la semaine dernière, par l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) dans les provinces de Guelmim, Assa Zag et Tata. Les travaux se sont articulés autour de la stratégie de développement desdites zones, ainsi que des modalités de sa mise en œuvre. Au total, 100 MDH ont été mobilisés pour la réalisation d’une série de projets de développement socio-économiques, faisant l’objet de plusieurs conventions ayant été parafées par les communes relevant des trois provinces. Cette enveloppe budgétaire a été injectée dans la mise en œuvre des programmes prioritaires relatifs à l’accès à l’infrastructure de base, à l’adduction en eau potable, à l’électrification, aux aménagements hydro-agricoles, à la réhabilitation des établissements scolaires et à la réalisation de projets à aspect social et culturel. Cette stratégie vise la valorisation et la préservation des ressources naturelles. L’ANDZOA, a-t-on souligné lors de ces ateliers, ambitionne de fédérer l’ensemble des acteurs pour l’instauration d’un développement durable et équitable au niveau des zones oasiennes et de l’arganier.

Publié 20 juin 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Tradition

Produits du terroir : Un vecteur du développement local

Alié Dior Ndour – lavieeco.com

Inscrits dans le Pilier II du Plan Maroc Vert, les produits du terroir sont une alternative pour la diversification des sources de revenu des agriculteurs. La production annuelle est estimée à 2,3 millions de tonnes, soit un chiffre d’affaires de 15 milliards de DH.

terroir-Maroc-(2014-04-25)

Le choix n’est pas fortuit. En décidant de placer la 9e édition du Salon international de l’agriculture de Meknès (SIAM) sous le sceau des produits du terroir, le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime veut conférer à ces cultures toute l’importance qui leur revient dans la stratégie agricole. Plus principalement, le choix est dicté par la nécessité d’exploiter tout le potentiel que recèle le Royaume pour favoriser le développement local, plus particulièrement dans des zones marginales, et permettre aux populations de diversifier leurs sources de revenus afin d’améliorer leur condition de vie.

Mais ce n’est pas que cela, les produits du terroir peuvent à terme constituer une source de devises non négligeable pour le pays, tant ils sont demandés dans le monde entier à la faveur de l’évolution des modes de consommation et surtout en raison de la défiance que suscitent de plus en plus les produits alimentaires et de soins corporels industriels. «Le concept terroir est un moyen de se démarquer, il ouvre des portes», résume Ahmed Khannoufi, chargé des affaires de la direction de développement de la commercialisation des produits du terroir à l’Agence pour le développement agricole (ADA).

Près de 150 produits à fort potentiel recensés

De par sa diversité climatique et physique, le Maroc regorge de richesses naturelles ancestrales qui ne demandent qu’à être exploitées. «Un grand réservoir naturel de ressources phylogénétiques et animales», pour reprendre l’expression de Jawad Chami, DG du SIAM. La production nationale de produits du terroir est d’environ 2,3 millions de tonnes par an, dont les trois quarts sont assurés par 5 régions (Souss-Massa-Draâ, Marrakech-Tensift-El Haouz, Meknès-Tafilalet, Guelmim-Es Smara et l’Oriental). Le chiffre d’affaires correspondant des producteurs s’élève à près de 15 milliards de DH.

Ce ne sont que quelques indications révélatrices de la dimension du secteur. Si l’on se réfère aux objectifs du Plan Maroc Vert, l’activité devrait être largement plus consistante à moyen et long termes.

Compte tenu du mode d’organisation des producteurs (activité familiale, petites quantités, mise en valeur déficiente des produits, prédominance  du circuit commercial informel…), il fallait donc tout revoir de manière à massifier l’offre en vue de pouvoir accéder dans de meilleures conditions à des marchés dont la demande porte souvent sur de grandes quantités.

Cette mission est dévolue à l’ADA qui est chargée, entre autres, de proposer aux autorités gouvernementales des plans d’action relatifs au soutien de l’agriculture solidaire à travers la promotion et la mise en œuvre de projets économiquement viables en vue d’améliorer le revenu des agriculteurs.

L’agence a commencé par recenser les produits, région par région. Près de 150 produits végétaux et animaux ont été ainsi identifiés. Toutes les filières, de la production à la commercialisation, ont été étudiées pour déterminer les chances de réussite à l’exportation. De manière plus prosaïque, il fallait s’assurer du potentiel de l’offre marocaine, des marchés prometteurs et des conditions d’accès à ces marchés, dont le principal est la France. Une stratégie en cinq points est arrêtée en 2011. D’abord, réorganiser les groupements de producteurs (coopératives  ou groupements d’intérêt économique).

Sur une centaine recensée, 50 sont retenues pour être accompagnées. Le choix s’est fait après un diagnostic complet (gouvernance, situation financière, possibilité de valorisation des produits…). Le plan d’action qui leur a été soumis doit les faire passer à une situation cible performante. Ce n’est là qu’un premier pas : «Cette approche sera généralisée», indique M. Khannoufi.

Le deuxième point concerne la logistique. Le ministère, à travers l’ADA, a donc décidé de mettre  à la disposition des groupements des plateformes régionales de stockage (entrepôts secs et froids) et de conditionnement, de même que des showrooms pour la commercialisation. Pour le moment, deux plateformes sont en construction, un autre au sein de l’Agropolis de Meknès et un dans la zone d’activité économique d’Aït Kamra à Al Hoceïma.
Troisième point, le développement des marchés domestiques  et extérieurs.

L’objectif consiste à faire la promotion des produits du terroir pour leur ouvrir les portes des réseaux moderne de distribution, principalement les grandes et moyennes surfaces. Au niveau local, des négociations sont en cours avec des GMS pour référencer les produits du terroir ou augmenter l’offre. Pour illustration, des conventions spécifiques sur les dattes d’Erfoud sont signées.

Mais les produits sont disponibles en quantité dans des boutiques spécialisées. Selon l’ADA, plusieurs journées de promotion ont été organisées en association avec les GMS. Par exemple, à l’occasion du mois de Ramadan, une opération promotionnelle des produits du terroir a eu lieu du 24 juillet au 14 août 2013 dans 10 magasins Marjane situés dans 8 villes (Casablanca, Rabat, Fès, Tanger, Tétouan, Marrakech, Agadir et Mohammédia).

A première vue, les efforts commencent à payer. Le chiffre d’affaires réalisé dans ce réseau de distribution moderne a progressé de 27% entre 2012 et 2013, passant de 4,5 MDH à 5,7 MDH.

A l’étranger, l’agence organise la participation à des salons et foires. C’est à cet égard que des délégations comprenant des coopératives ont été envoyées à Paris, Berlin, Riyad, aux Emirats Arabes Unis et en Suisse. Partout, les consommateurs n’ont pas été indifférents aux produits marocains. Ce qui a encouragés des acheteurs et distributeurs de ces pays de signer des partenariats. Environ 15 000 tonnes, tous produits confondus, ont été exportées en 2012-2013. Encore modique, vu le potentiel. Néanmoins, il est certain que le circuit formel commence à fonctionner convenablement.

Le quatrième axe de la stratégie consiste à encourager les groupements à labelliser leurs produits. Le label est un moyen d’identification, de garantie de la qualité d’un produit et de protection contre la fraude. La démarche est bien définie par la loi 25-06 sur les signes distinctifs d’origine et de qualité (SDOQ)  des produits agricoles et des denrées alimentaires et des produits agricoles et halieutiques.

Ce texte permet la valorisation des produits du terroir grâce à la reconnaissance de leurs spécificités dues à l’origine géographique, au savoir-faire des populations locales et/ou à leurs conditions d’obtention et de transformation. Trois signes sont couverts par ce texte : le label agricole (LA), l’indication géographique (IG) et l’appellation d’origine (AO). L’objectif est de concevoir une marque parapluie Maroc pour «mettre en valeur» toute l’offre.

Le cinquième point est relatif à des campagnes de communication institutionnelle au Maroc et à l’étranger pour mettre en exergue les produits phare.

L’Etat apporte un appui financier aux projets d’investissement

L’Etat ne se contente pas d’aider à l’organisation des producteurs. Il apporte également son appui dans le cadre du Pilier II du Plan Maroc Vert en finançant en partie des projets de mise en valeur par le biais du Fonds de développement agricole (FDA). Il en est ainsi de l’unité de conditionnement et de transformation de la figue de barbarie d’une capacité annuelle de 8 000 tonnes ouverte à Sidi Ifni en 2012 et dont l’objectif est d’exporter au moins 20% de la production. Porté par le GIE Sobbar Ait Bâamrane, le projet a nécessité un investissement de 22 MDH. C’est un signe que l’Etat veut se montrer disponible pour faire en sorte que les produits du terroir soient un vecteur du développement local.

Publié 28 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Artisanat, Région, Tradition

Artisanat : Clôture à Agadir du 2e Salon régional

MAP – lematin.ma

La ministre de l’Artisanat et de l’Economie sociale et Solidaire Fatima Marouane a présidé, samedi à Agadir, la cérémonie de clôture de la deuxième édition du Salon régional de l’artisanat qui s’est tenu, du 18 au 26 avril à Place Bijawane.

L'accent a été mis sur le rôle de ce genre de manifestations dans la promotion des produits de l'artisanat au niveau de la région Souss-Massa-Drâa. Ph : MAP

L’accent a été mis sur le rôle de ce genre de manifestations dans la promotion des produits de l’artisanat au niveau de la région Souss-Massa-Drâa. Ph : MAP

Intervenant à cette occasion, la ministre a mis l’accent sur le rôle de ce genre de manifestations dans la promotion des produits de l’artisanat au niveau de la région Souss-Massa-Drâa, connue pour la richesse de ses produits, leur diversité et leur authenticité, tout en se félicitant du succès de cette deuxième édition.

Elle a, aussi, souligné l’importance d’associer les coopératives féminines notamment celles du milieu rural à ce type d’expositions pour leur permettre d’améliorer leurs revenus, ajoutant que près de 30% de l’espace de ce Salon a été réservé aux activités liées à l’économie sociale.

La cérémonie de clôture, qui s’est déroulée en présence notamment du wali de la région Souss-Massa-Drâa gouverneur de la préfecture Agadir- Ida-Outanane, Mohamed El Yazid Zellou, de parlementaires et élus et de professionnels du secteur, a été émaillée par la remise de présents à une pléiade d’acteurs, professionnels et responsables officiels en guise de reconnaissance pour leur contribution au développement du secteur.

La deuxième édition de ce salon, qui s’est tenue sur une superficie de près de 2.400 m2, a été marquée par la participation de 93 exposants venus de différentes zones de la région et représentant divers segments d’activités liées à l’artisanat (décor, bijouterie, habits et textiles et accessoires).

Ce Salon, dont l’invité d’honneur était le Sénégal, est destiné, selon ses initiateurs, à célébrer les artisans marocains, valoriser leurs produits et les inciter, à travers l’échange et le partage, à la création de nouveaux modèles dans la perspective d’augmenter leurs revenus, tout en privilégiant la démarche participative dans le secteur en tant que levier de développement socioéconomique et affluent essentiel de l’identité nationale.

Lancée en 2007, la stratégie nationale de développement de l’artisanat prévoit de doubler le chiffre d’affaires global du secteur pour atteindre 24 milliards de dirhams à l’horizon 2015. Elle préconise aussi un certain nombre de mesures pour doper les exportations des produits artisanaux, notamment à travers leur promotion sur le plan national et international, dans l’objectif d’atteindre 7 milliards de dirhams d’exportations.

Publié 27 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Salons, Tradition

Agadir : L’artisanat touché par la crise du tourisme

par Malika ALAMI – leconomiste.com

  • Grande affluence à la foire régionale de l’artisanat, mais peu de recettes pour les exposants
  • La commercialisation reste le talon d’Achille de la filière
Au rendez-vous, des artisans du Souss-Massa-Draâ, mais aussi de l’Afrique subsaharienne à travers la participation d’exposants du Sénégal. Ces derniers, bien que faiblement représentés en nombre, se distinguent par l’exotisme de leurs produits

Au rendez-vous, des artisans du Souss-Massa-Draâ, mais aussi de l’Afrique subsaharienne à travers la participation d’exposants du Sénégal. Ces derniers, bien que faiblement représentés en nombre, se distinguent par l’exotisme de leurs produits

Le front de mer de la station balnéaire fait office de vitrine aux produits artisanaux marocains, ces derniers jours. Tout le savoir-faire régional est en effet exposé sous un énorme chapiteau à proximité de la plage.
Et ce, à l’occasion d’une foire régionale de l’artisanat qui baisse le rideau ce samedi 26 avril. Au rendez-vous, des artisans du Souss-Massa-Draâ, mais aussi de l’Afrique subsaharienne à travers la participation d’exposants du Sénégal. Ces derniers, bien que faiblement représentés en nombre, se distinguent par l’exotisme de leurs produits.
Tout au long de sa durée, l’évènement, qui a coïncidé en partie avec la fin des vacances scolaires, a drainé beaucoup de visiteurs surtout les premiers jours de la rencontre. Cependant, cet afflux ne s’est pas traduit par de grandes recettes, avancent des exposants. Une tendance que l’artisanat affiche ces dernières années. Grand pourvoyeur de devises, le secteur joue un rôle prépondérant du point de vue économique et social dans la région. Toutefois, c’est un secteur qui reste, malgré les efforts consentis, marginalisé et tributaire des autres moteurs de l’économie dans la zone. Parce qu’il est lié aujourd’hui au secteur du tourisme, il souffre lui aussi de la crise. De plus, les achats des touristes sont encore orientés par les intermédiaires, les faux-guides et les chauffeurs de taxi. Un phénomène et une situation conjoncturelle difficile qui ont conduit à l’arrêt d’activité de nombreux bazaristes.
Depuis la signature en 2011 du contrat-programme régional de l’artisanat, beaucoup de chantiers ont été ouverts. Les efforts se sont particulièrement concentrés sur la mise en place d’infrastructures dédiées à l’activité dans plusieurs localités dans la région. Des actions en matière de formation ont été aussi entreprises. Mais force est de constater que l’aval de la filière n’est pas assez structuré. De l’avis des professionnels, la commercialisation est encore le talon d’Achille du secteur et les acteurs de l’activité ne sont pas assez structurés pour s’attaquer au réseau internet pour vendre leur produit. Ils ne disposent pas également de suffisamment de moyens pour participer aux foires à l’étranger. Les difficultés du secteur sont aussi liées à l’accès à la matière première, notamment au niveau de l’argent.

Publié 25 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Artisanat, Expositions

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Inauguration de la Foire Régionale de l’Artisanat à Agadir

Quelques photos de cette foire artisanale avec une importante participation de toutes les communes de la région qui ont désigné leurs représentants : Agadir Ida Outanane (23), Taroudant (16), Inezgane (14), Tiznit (10), Chtouka AÏt Baha (5) et Sidi Ifni (4)

Tous les domaines de l’artisanat sont représentés :Bijoux, couture, sculpture, marqueterie, poterie, tapis, fer forgé, menuiserie, zellige, vannerie… Tout ce qui est exposé provient de l’artisanat local : pas de « Made in China » comme on voit beaucoup trop sur les souks maintenant et qui tue l’artisanat local !

Le logo de cette seconde édition de la Foire de l'Artisanat.

Le logo de cette seconde édition de la Foire de l’Artisanat.

Beaucoup de monde pour cette première journée.

Beaucoup de monde pour cette première journée.

Un petit tour chez les artisans :

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Visite des officiels pour cette inauguration :

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Parmi les stands, nous avons pu revoir le plus grand poignard d’argent au monde, une œuvre d’une longueur de 3m40 pour un poids de 27 kg ayant nécessité 45 jours de travail ! Nous avions déjà vu cet oeuvre au festival de l’argent «Timizart» de Tiznit en août 2013 :

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Et, comme d’habitude pour ces manifestations, la musique folklorique est toujours très appréciée et attire de nombreux spectateurs

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Les hôtesses sont fières de leurs beaux caftans :

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Cette exposition se tient jusqu’au 25 avril, place Bijaouane . N’hésitez pas à aller y découvrir la variété de la création artisanale du Souss-Massa-Drâa.

Artisanat : L’Afrique à l’honneur à la foire d’Agadir

par Yassine Saber – leseco.ma

Deux chambres régionales représentant le Sénégal sont parmi les exposants de cette seconde édition. La superficie dédiée à la foire a doublé, passant de 1000 m2 à 2400 m2.

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Bijoux, sculpture, poterie, fer forgé… la variété de la création artisanale dans le Souss-Massa-Drâa sera exposée du 18 au 25 avril, à la Foire régionale de l’artisanat à Agadir. Organisée par le conseil régional et la Chambre de l’artisanat, en partenariat avec la délégation régionale et la Maison de l’artisanat, cette seconde édition a nécessité 2,1 MDH. Cette année, l’Afrique subsaharienne est à l’honneur. Deux chambres régionales représentant le Sénégal sont parmi les exposants. L’autre fait marquant est l’évolution de la superficie d’exposition, qui a doublé, passant de 1.000 à 2400 m2. Selon Hassan Merzouki, président de la commission de l’artisanat au sein du Conseil régional de Souss-Massa-Drâa, «les 80 exposants ont été sélectionnés en fonction de l’authenticité de leurs produits artisanaux». Dans le détail, toutes les communes de la région ont désigné leurs représentants : Agadir Ida Outanane (23), Taroudant (16), Inezgane (14), Tiznit (10), Chtouka AÏt Baha (5) et Sidi Ifni (4). Pour Bouaïda Affane, président de la Chambre régionale d’artisanat, la manifestation permet d’ouvrir des perspectives aux artisans, sachant bien que la participation à la foire est gratuite. Par ailleurs, la foire a également consacré un quota éde 30 % aux femmes artisanes et aux jeunes pour exposer leurs produits. Côté programme, la foire a inclus cette année un programme scientifique où seront traités les problématiques afférentes au secteur et la question de l’informel, en plus du financement.
Rappelons enfin que le secteur de l’artisanat connaît de nombreuses difficultés, liées notamment à l’accès aux matières premières (argent, or, laine) et à l’organisation d’espaces de production et d’exposition. L’autre problème cité est celui afférent à l’acheminement des produits vers l’export et la question de la promotion. De plus, d’autres contraintes sont citées, parmi lesquelles la question de la couverture sociale et celle des charges des impôts.

Publié 17 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Expositions, Tradition

Session de formation à Agadir : Préserver le patrimoine culturel immatériel

MAP – lematin.ma

Renforcer les compétences nationales en matière de sauvegarde du patrimoine culturel national immatériel. Ph : ircam.ma

Renforcer les compétences nationales en matière de sauvegarde du patrimoine culturel national immatériel. Ph : ircam.ma

Le bureau de l’Unesco à Rabat organise en collaboration avec le ministère de la Culture, à Agadir, une session de formation sur la mise en œuvre de la convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à travers le territoire national.

Les travaux d’une session de formation, sur la mise en œuvre de la convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, ont démarré, mercredi à Agadir, à l’initiative du bureau de l’Unesco à Rabat, en collaboration avec le ministère de la Culture.

Cette session, qui se poursuivra jusqu’au 30 mars avec pour objectif de renforcer les compétences nationales en matière de sauvegarde du patrimoine culturel national immatériel, est marquée par la participation des représentants de plusieurs départements gouvernementaux, services centraux et extérieurs du ministère et ses établissements de recherche scientifique, d’enseignants et étudiants de l’Université Ibn Zohr d’Agadir, ainsi que de plusieurs associations de la société civile concernées.

Sanae Allam du bureau de l’Unesco à Rabat a souligné, dans une déclaration à la MAP, que cette session s’inscrit dans le cadre d’un programme plus vaste financé par la Norvège à travers le fonds du patrimoine immatériel.

Ce programme, a-t-elle dit, vise à soutenir le Maroc en matière de renforcement de ses compétences nationales dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine culturel matériel et immatériel, particulièrement au vu de la richesse et de la diversité que renferme le Royaume.

Ce séminaire est, également, dédié à consolider les compétences des participants dans la perspective d’élaborer un plan d’action commun visant à inventorier, archiver, enregistrer et à réhabiliter ce volet important et riche du patrimoine national.

La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a été adoptée par l’assemblée générale de l’Unesco le 17 octobre 2003.

La Convention engage les Etats parties à prendre les mesures nécessaires pour assurer la sauvegarde de leur patrimoine culturel immatériel, et pour promouvoir la coopération aux niveaux régional et international en la matière.

Publié 28 mars 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Patrimoine

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