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7e Fidadoc : «Je suis le peuple» remporte le Grand Prix

lematin.ma – 10/05/2015

«Je suis le peuple» de Anna Roussillon relate la révolution de 2011 en Egypte et les événements ultérieurs du point de vue d'une famille de paysans pauvres de la vallée de Louxor. Ph : DR

«Je suis le peuple» de Anna Roussillon relate la révolution de 2011 en Egypte et les événements ultérieurs du point de vue d’une famille de paysans pauvres de la vallée de Louxor. Ph : DR

Le film égyptien «Je suis le peuple» de la réalisatrice, Anna Roussillon, a remporté, samedi à Agadir, le Grand Prix Nouzha Drissi de la 7e édition du Festival international de documentaire à Agadir (Fidadoc), qui s’est déroulée du 4 au 9 mai.

Ce film (111 min, 2014) revient sur les bouleversements ayant secoué l’Egypte dans le sillage des manifestations de janvier 2011, à travers le prisme des habitants d’un village de la vallée de Louxor qui, entre espoirs et déceptions, aspirent au changement après avoir suivi, via les écrans TV et les journaux, les événements de la Place Tahrir depuis le renversement de Hosni Moubarak jusqu’à l’élection de Mohamed Morsi.

Le prix spécial du Jury a été décerné au film libanais «Trêve» de Myriam El Hajj,
le prix des Droits de l’Homme a été attribué au film jordanien «Saken» de Sandra Madi,
alors que le prix Coup de cœur de la chaîne 2M a été décerné au film algérien «Bla Cinima» du réalisateur Lamine Ammar-Khodja,
tandis que le Prix du public a été remporté par le film «Aji-Bi, femmes de l’horloge» de la réalisatrice marocaine Raja Saddiki.

Cette 7e édition a consacré un focus spécial à des territoires en pleine mutation, de la Palestine de l’intérieur comme celle en exil, oscillant entre saut dans la modernité et devoir de mémoire, l’Egypte après Tahrir, entre liberté de vote et reculades démocratiques, un continent africain turbulent et dynamique filmé sur des chemins de traverse.

Le jury était composé de Karim Boukhari (journaliste marocain), Meritxell Bragulat Vallverdu (directrice du Festival de Cinéma arabe et méditerranéen de Barcelone), Marianne Khoury (réalisatrice et productrice égyptienne), Marie-Clémence Andriamonta Paes (auteur, réalisatrice et productrice franco-malgache).

Le pays invité de cette 7e édition était la Confédération Suisse avec la présentation de 6 documentaires, alors qu’un programme thématique a été consacré aux 50 ans de l’émigration marocaine en Belgique à travers la projection de 3 films, sachant que la production documentaire catalane a été également à l’honneur avec la présence d’une importante délégation professionnelle venue de Barcelone.

Mue par le souci de renforcer son ancrage local, cette manifestation exclusivement dédiée au documentaire, a prévu des dizaines de projections qui irriguent l’ensemble du territoire de la commune d’Agadir : Complexe Jamal Adorra, Université Ibn Zohr, maisons de quartier, complexes municipaux et locaux associatifs pendant la journée, et espaces en plein air en soirée.

La sélection de cette édition a comporté aussi plusieurs courts et long-métrages réalisés par des auteurs bénéficiaires de la «Ruche documentaire», créée il y a trois ans par le Fidadoc et destinée à identifier les documentaristes marocains de demain et à les accompagner dans la concrétisation de leurs projets.

La cérémonie de clôture de cette édition s’est déroulée en présence notamment du wali de la région Souss-Massa-Drâa gouverneur de la préfecture Agadir Ida Outanane Mohamed El Yazid Zellou, du directeur du Centre cinématographique marocain Sarim Fassi Fihri et de plusieurs réalisateurs, comédiens et artistes marocains et étrangers.

Publié 10 mai 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Art, Cinéma

Ouverture demain lundi à 20 heures du FIDADOC 2015 à la salle Brahim Radi de l’Hôtel de Ville

Le programme : 

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Publié 3 mai 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Cinéma, Festival

FIDADOC : Aujourd’hui la priorité est de pérenniser notre action

Par Siham Jadraoui – aujourdhui.ma – 2/5/2015

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ALM : La 7ème édition du FIDADOC se déroulera du 4 au 9 mai, quels sont les temps forts de cette édition?

Hicham Falah : Notre manifestation présentera en exclusivité marocaine et souvent continentale des œuvres des grands documentaristes de demain. Le festival accélère son internationalisation avec l’accueil de nombreuses délégations professionnelles européennes, méditerranéennes, maghrébines, mais aussi son ancrage local en irriguant tous les quartiers de la commune d’Agadir.

Quelle est l’ambition du Festival ?

Maintenir l’exigence artistique de notre programmation, tout en élargissant le public et l’assise du cinéma documentaire au Maroc, sur le grand écran comme à la télévision, dans les établissements de formation au cinéma et au sein du tissu de producteurs nationaux. Préserver un état d’esprit unique qui mélange ouverture sur le monde et proximité. Un festival est un outil d’animation culturelle, mais aussi de démocratisation sociale et, dans notre cas, il œuvre à structurer une filière professionnelle dans notre pays.

Quelles sont les principales thématiques abordées par les films projetés ?

De nombreux films sélectionnés cette année donnent la parole aux peuples, aux sans-voix, aux sans-droits, à ceux qui vivent dans la marge ou dont l’histoire est oubliée, occultée. Beaucoup de ces films s’attachent à suivre un apprentissage (en particulier celui de la démocratie) et à la transmission entre les générations dans un moment historique où les valeurs et les repères ont tendance à s’effacer, se fondre. Cela a toujours été un des rôles fondamentaux du cinéma documentaire que d’enregistrer ces moments de transformations sociales, en particulier sur des territoires très exposés comme la Palestine, aujourd’hui l’Egypte ou la Tunisie. De nombreux films de la sélection nous font découvrir le continent africain sur des chemins de traverse.

Pouvez-vous nous dresser un diagnostic du film documentaire au Maroc ?

Nous sommes véritablement à un tournant. Après une longue période où les rares documentaristes marocains se sont sentis très seuls, on assiste à une renaissance du genre au niveau artistique comme économique avec l’engagement courageux de TV2M et de plus en plus de producteurs. Dans tous les grands pays de cinéma, l’écriture cinématographique est régulièrement régénérée par le documentaire, l’ambition du Fidadoc est d’initier et accompagner ce processus dans notre pays. Nous croyons à l’émulation, à la coopération avec nos voisins maghrébins, subsahariens et méditerranéens afin de répondre à la demande du public et aux professionnels de notre pays.

Le Fidadoc fête sa 7ème année d’existence, quel bilan faites-vous de ce festival ?

Malgré la reconnaissance de notre qualité artistique et de notre utilité sociale par le public, les professionnels, la presse comme nos partenaires, l’organisation de cette 7ème édition sera comme les précédentes, un miracle… Comme beaucoup de très beaux films avec peu de moyens. Aujourd’hui, la priorité est de trouver les moyens humains et matériels de pérenniser et structurer notre action car l’organisation du Fidadoc n’est pas un but en soi, mais la vitrine du travail que nous réalisons toute l’année en faveur du développement du cinéma documentaire, sa diffusion comme sa production.

Publié 2 mai 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Cinéma, Festival

FIDADOC : toute la programmation de la 7ème édition

FIDADOC

Programmation de l’édition 2015

Pour sa 7eme édition, le FIDADOC met de nouveau en valeur les œuvres d’auteurs émergents venus du monde entier, mais également celles de réalisateurs plus confirmés. Elle rend compte de l’invention, du renouvellement permanent des écritures documentaires au contact des nouveaux formats et des nouveaux supports, avec une attention particulière portée à la production de nos voisins du Maghreb et Machrek.

Le FIDADOC n’est pas une manifestation thématique, mais chaque année des films s’imposent d’eux-mêmes, donnant le ton, la couleur de l’édition : en 2013, la résistance héroïque des cinéastes syriens, en 2014 les relations entre femmes et hommes, en écho aux dix ans de la Moudawana.

Cette 7eme édition donnera largement la parole au(x) peuple(s) à travers les regards originaux de cinéastes locaux et étrangers sur des territoires en pleine mutation : une Palestine qui oscille entre saut dans la modernité et devoir de mémoire, une Egypte déboussolée entre avancées et reculades démocratique, un continent africain turbulent et dynamique.

De nombreux films témoignent également de la condition adolescente, à travers des jeunes femmes et jeunes hommes qui partout dans le monde, expriment leurs doutes et leurs espoirs au moment de passer à l’âge adulte.

LES FILMS EN COMPETITION INTERNATIONALE

1°) AJI-BI, FEMMES DE L’HORLOGE de Raja Saddiki Maroc / 2015 / 66 minutes

« Aji, khti, viens, ma sœur »… C’est ainsi que Marème, vingt ans, alpague ses clientes aux abords de l’ancienne médina de Casablanca pour leur poser des faux-cils et des rastas. Marème est une «Aji-bi», une esthéticienne racoleuse, vivant au sein d’une petite communauté de Sénégalaises échouées elles aussi à Casablanca. Hésitant entre installation définitive ou transit vers l’Europe, ces jeunes femmes s’organisent pour survivre dans une société marocaine à la fois généreuse et hostile.

2°) BLA CINIMA de Lamine Ammar-Khodja Algérie, France / 2014 / 82 min

Alger, quartier Meissonier, en attendant l’ouverture du cinéma Sierra Maestra fraîchement rénové, le cinéaste interroge les passants sur le cinéma. A travers des dialogues spontanés et des situations improvisées autour de la vie, du temps, du pays, ce jeune algérien engage une réflexion sur le cinéma et dresse un portrait informel de la ville d’Alger et de ses habitants.

3°) COMING OF AGE de Teboho Edkins

Afrique du Sud, Lesotho, Allemagne / 2015 / 61 min

Pendant deux ans, Teboho Edkins observe quatre adolescents en train de grandir dans les montagnes du Lesotho, en Afrique australe. Les portes de l’âge adulte s’ouvrent et se referment. Certains quittent l’école de leur village pour garder des moutons et ne feront jamais rien d’autre. Et ceux qui partent pour l’école secondaire ne reviendront peut-être pas. L’été de la jeunesse prend vite fin. Une chronique qui révèle la beauté d’une région et d’une vie faite d’amitié, d’obligations familiales et de traditions.

4°) LE CONSEIL (AL MAJLIS) de Yahya Alabdallah Jordanie, Palestine / 2014 / 80 min

Quand une école primaire pour les réfugiés palestiniens en Jordanie en Jordanie, annonce la tenue d’élections pour un Conseil des élèves, ceux-ci ont hâte voir s’ouvrir une nouvelle ère dans les relations entre les élèves et les professeurs. Une semaine après la formation du conseil, Abul âgé de 10 ans et Omar de 13 ans, veulent mettre en oeuvre leurs promesses électorales.

Leçons de démocratie pour les jeunes réfugiés palestiniens, qui découvrent rapidement la dure réalité de la corruption dans leur communauté et l’absence d’institutions crédibles…

5°) GANGBE ! de Arnaud Robert Suisse / 2015 / 58 min

Le Gangbé Brass Band du Bénin part à la conquête de Lagos, au Nigeria. Gangbé! raconte le choc de deux Afriques. Sur cette longue route qui mène dans la mégalopole, se joue l’aventure d’un continent, les nouveaux aimants culturels du Sud, le gouffre qui sépare des pays frontaliers. En rencontrant Femi Kuti et les panafricanismes contemporains, le Gangbé Brass Band travaille au corps les idées reçues. Gangbé! ne raconte pas l’éternelle quête d’Europe des Africains. Sur un mode poétique et funky, il ouvre de nouvelles pistes.

6°) JE SUIS LE PEUPLE de Anna Roussillon France, Egypte / 2014 /111 min

En janvier 2011 en Egypte les manifestations anti-gouvernementales rassemblent des dizaines de milliers de personnes dans les rues du Caire, tandis que les villageois des campagnes du Sud suivent les événements de la Place Tahrir via leurs écrans de télévision et les journaux. Du renversement de Moubarak à l’élection de Mohamed Morsi, le film suit ces bouleversements politiques du point de vue d’un village de la vallée de Louxor. Entre espoirs et déceptions, le changement se fait attendre.

7°) LA NUIT S’ACHEVE de Cyril Leuthy France, Algérie / 2015 /100 min

Commencé il y a plusieurs années en toute liberté et sans aucun moyen, ce documentaire retrace le parcours de Bernard, né à El Kouif en Algérie, au moment où il entreprend un voyage vers son enfance, accompagné par son fils, cinéaste, et le petit-ami de ce dernier. Une aventure cinématographique très intime qui souligne la complexité des relations interculturelles en Algérie, des années 50 à nos jours.

8°) PIXADORES de Amir Arsames Escandari Finlande, Danemark, Suède / 2014 / 90 min

Djan, William, Ricardo et Biscoito vivent dans les favelas de Sao Paulo, où ils sont des artistes de rue, guidés par la volonté de faire la différence. Ils grimpent sur les bâtiments les plus hauts et les plus improbables, afin d’y peindre leurs slogans et leur messages. Appelés par certains anarchistes voire criminels, eux se considèrent comme des soldats. Invités à Berlin pour une biennale artistique, ils restent fidèles à leur esprit de liberté, défiant avec panache tous les codes et toutes les règles de bienséance…

9°) SAKEN de Sandra Madi Jordanie, Palestine / 2014 / 90 min

L’histoire d’amitié entre Ibrahim, fedayin qui a combattu l’invasion des israélien dans le sud du Liban et Walid, un jeune égyptien venu trouver du travail en Jordanie laissant sa famille au pays. Sorti paralysé du conflit, Ibrahim décide un jour de rejoindre l’hôpital des vétérans de l’OLP où Walid, devient son soigneur et son confident, partageant avec son aîné des discussions passionnées sur la Palestine, l’engagement, l’amour. Saken croise les sacrifices de ces deux hommes, dont les destinées sont intimement liées.

10°) TREVE de Myriam El Hajj Liban, France / 2015 / 67 min

A Beyrouth, Riad a ouvert une boutique de matériel de chasse où ses anciens compagnons d’armes viennent se remémorer autour d’un café leurs vieux faits d’armes du temps de la guerre civile. Intervieweuse habile et tenace, la nièce de Riad, tente de remonter avec eux aux origines de cette violence, interrogeant au passage la capacité de sa génération à tourner le dos à cet héritage grégaire.

SEANCES SPECIALES

PANORAMA MAROC

Le Panorama de cette année est exclusivement composé courts et longs-métrages marocains. Quatre films d’école ou réalisés par des lauréats du Master documentaire de l’Université de Tétouan et de l’ESAV de Marrakech. Deux projets développés dans le cadre la Résidence d’écriture de Safi organisée par l’équipe du FIDADOC. Un long-métrage coproduit par notre partenaire officiel TV2M. Tous ces films sont les premiers fruits de la démarche volontariste des principaux acteurs du cinéma documentaire de notre pays en faveur du développement d’une production nationale.

  • LA ROUTE DU PAIN de Hicham Elladaqui
    Maroc, Belgique, France / 2015 / 66 min
  • N’BERRA de Hajjar Setta
    Maroc, 2014 /10 minutes
  • ON N’ARRETE PAS LE PRINTEMPS de Zahra Sadiq, Mouna Karimai,
    Younes El Moumine, Houssam Azmani Maroc / 2014 / 28 minutes
  • TERMINUS de Med Akram Nemmassi
    Maroc / 2014 / 71 minutes

FOCUS SUISSE

Le pays invité de cette 7eme édition est la Confédération suisse.

L’occasion de présenter une sélection de documentaires suisses récents, grâce au soutien de l’agence Swiss Films :

  • LA TERRE PROMISE de Francis Reusser (film d’ouverture)
    Suisse, Palestine / 2014 / 85 min
  • BILADI, UNE REVOLUTION de Francis Reusser
    Suisse, Palestine /1970 / 63 min
  • CAPITAINE THOMAS SANKARA de Christophe Cupelin
    Suisse, Burkina Faso / 2012 /104 min
  • KABOUL SONG de Lisbeth Koutchoumoff, Wolgrand Ribeiro
    Suisse, Afghanistan / 2014 / 52 min
  • SPARTIATES de Nicolas Wadimoff
    Suisse, France / 2014 / 80 min

LES 50 ANS DE L’EMIGRATION MAROCAINE EN BELGIQUE

En partenariat avec le Festival de Cinéma Méditerranéen de Bruxelles et avec le soutien des différentes institutions de la région Wallonie-Bruxelles, nous consacrerons un programme thématique aux 50 ans de l’émigration marocaine en Belgique à travers une sélection de courts et longs métrages réalisés à l’occasion de cet anniversaire :

  • PATIENCE, PATIENCE. T’IRAS AU PARADIS de Hadja Lahbib (film de clôture)
    Belgique / 2014 / 85 min
  • QUE SONT-ILS DEVENUS ? NOS REVES… de Fouzia Boumedian
    Belgique / 2014 / 52 min
  • LES PETITES MAISONS
    Belgique / 2014 / 25 minutes

CATALOGNE

Un autre focus sera consacrée à la production documentaire catalane récente, en partenariat avec la ville de Barcelone et la région Catalogne dont le FIDADOC accueillera une importante délégation professionnelle venue participer à toutes nos activités et rencontrer leurs homologues marocains.

BUGARACH de Ventura Durall, Salvador Sunyer et Sergi Cameron Allemagne, Espagne / 2014 / 94 min

EDUCATION A L’IMAGE

Séances scolaires

Depuis la création du FIDADOC, notre salle principale accueille en matinées des projections destinées aux enfants de la ville. Ces séances animées par le comédien Ammi Driss bénéficient chaque année à plusieurs centaines d’élèves de 8 à 12 ans.

Cette année, deux courts métrages sont au programme :

  • POUSSES DE PRINTEMPS de Intissar Belaïd
    Tunisie / 2014 / 23 min
  • MALEK MEANS ANGEL de Lea Hjort Mathiesen
    Danemark / 2014 / 28min

Résolument tournée vers la jeunesse, notre manifestation accueille également à sa première séance de l’après-midi, des groupes de collégiens et de lycéens.

Nous poursuivrons la diversification des bénéficiaires de nos programmes d’éducation à l’image en impliquant d’autres structures éducatives comme le conservatoire ou les clubs de sport.

PROGRAMMES THEMATIQUES

Université Ibn Zohr

Comme chaque année, le festival est fortement présent au sein de l’Université Ibn Zohr : chaque soirée, nos séances au Complexe municipal Jamal Addora sont fréquentées par plusieurs centaines d’étudiants, tout comme nos projections en journée dans différents établissements supérieurs.

Une programmation élaborée avec la communauté éducative, enseignants et associations d’étudiants. Les thématiques des films rejoignent leurs centres d’intérêt comme les enjeux de la mondialisation, la situation au Proche-Orient, ou font écho au contenu de certains Masters de l’Université : migrations et développement durable, nouveaux médias…

Séances hors-salles

Grâce à nos unités de projection mobiles, notre manifestation irrigue tout le territoire de la commune urbaine d’Agadir, organisant des projections en journée dans les maisons de quartier, complexes municipaux, locaux associatifs ou éducatifs.

Une programmation composée de films principalement arabophones issus de notre sélection officielle, complétée par d’autres films choisis pour leur thème (droits des femmes, la protection de l’environnement), en accord avec la communauté universitaire et le tissu associatif local.

  • BONDY BLOG, PORTRAIT DE FAMILLE de Julien Dubois
    France / 2015 / 52 min
  • QUIVIR de Manutrillo
    Espagne, Maroc / 2014 / 59 min
  • MOTHER 0F THE UNBORN de Nadine Salib
    Egypte, Emirats-arabes-unis / 2014 / 85 min
  • THE DREAM OF SHAHARAZAD de François Verster
    Afrique du sud, Egypte, France, Pays-Bas, Jordanie / 2014 /107 min

Publié 29 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Art, Cinéma, Festival

FIDADOC : Festival International de Film Documentaire à Agadir : 7ème édition du 4 au 9 mai 2015

Une conférence de presse avait lieu cet après-midi pour présenter la 7ème édition de ce festival dont l’esprit reste fidèle au credo de sa créatrice Nouzha Driss :

« Nous croyons qu’il ne peut y avoir de développement économique sans développement social et culturel. Vecteur idéal pour sensibiliser les citoyens aux valeurs humanistes, le cinéma documentaire répond à ce besoin de construire et d’affirmer une identité.« 

L’événement nous a été présenté par :

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de gauche à droite : Hicham Falah : Délégué général, directeur artistique,  Lamia Faridi : Avocate, Association Femmes du Sud, Commission Régionale des Droits de l’Homme  et Hakima Moubsete : Coordinatrice générale.

Hicham Falah

Hicham Falah

Lamia Faridi

Lamia Faridi

Hakima Moubsete

Hakima Moubsete

Le FIDADOC sera l’occasion de consolider son statut de première manifestation cinématographique marocaine exclusivement dédiée aux films documentaires, en affirmant son ancrage local, son rayonnement national et sa reconnaissance internationale.

Comme chaque année, le FIDADOC est parrainé par une ou des personnalités éminentes de la famille mondiale du cinéma documentaire et, cette année, le parrain sera Luciano Barisone, journaliste suisse et critique de cinéma pour la presse spécialisée, très actif dans le milieu des ciné-clubs, directeur du festival Visions du réel de Nyon dont la 46ème édition s’est déroulée le mois dernier.

LE JURY ET LES PRIX

Composé de quatre personnalités marocaines et étrangères reconnues pour leur engagement au service de la culture en général et du cinéma documentaire en particulier :

  • Karim BOUKHARI (Maroc)
    Journaliste, écrivain
  • Meritxell BRAGULAT VALLVERDU (Espagne)
    Directrice de festival (Mostra i el cinéma àrab i mediterrani de Barcelone)
  • Marianne KHOURY (Egypte)
    Réalisatrice,   productrice   (Misr  International  Films),   exploitante   (Cinéma Zawya)
  • Marie-Clémence ANDRIAMONTA PAES (Madagascar, France)
    Auteure, réalisatrice, productrice (Laterit Productions)

Le jury professionnel attribuera :

  • Le Grand Prix « Nouzha Drissi » (Dotation d’une valeur de 30.000 MAD)
  • Le Prix spécial du Jury (Dotation d’une valeur de 15.000 MAD)
  • Le Prix des droits humains (Dotation d’une valeur de 10.000 MAD)

Notre partenaire officiel attribue Le grand Prix TV2M à son film coup de cœur (Achat d’une valeur de 55.000 MAD)

Un jury composé de cinéphiles gadiris et des participants à la Ruche documentaire vote pour le Prix du public « Nourredine Kachti »


 

FIDADOC

10 FILMS SERONT PRESENTES EN COMPETITION INTERNATIONALE

15 FILMS SERONT PRESENTES EN SEANCES SPECIALES :
Panorama Maroc
(4 films)
Focus Suisse (5 films)
Les 50 ans de l’émigration marocaine en Belgique
(3 films)
Catalogne
(1 film)
Education à l’image :
Séances scolaires (2 films)

Programmes thématiques : Séances hors-salles (4 films)


 

Fiche technique de la 7ème édition

Dates ; Du 04 au 09 mai 2015

Budget prévisionnel : 3 millions de dirhams

Espaces associés :

  • Hôtel de ville d’Agadir (Salle Brahim Radi, 400 fauteuils) : cérémonies d’ouverture
    et de clôture, projections de la Compétition internationale, de séances spéciales et
    d’éducation à l’image ;
  • Complexe municipal Jamal Adorra (500 places) : soirées thématiques destinées
    aux étudiants de l’Université Ibn Zohr ;
  • Salle de conférence de l’Hôtel Tivoli : activités de la Ruche documentaire et
    Rencontres professionnelles ;
  • Université Ibn Zohr (amphithéâtres de différents établissements supérieurs) :
    programmes thématiques ;
  • Espaces municipaux et associatifs : programmes de projections hors salles et en
    plein air ;
  • Commission régionale des droits de l’Homme : Séminaire sur l’Action culturelle,
    Etats généraux du documentaire ;
  • Jardins Olhao : Déjeuners et Rencontres professionnelles.

Nombre de films : 30 films dont 25 longs-métrages

> Pour tous les films présentés en sélection officielle, nous invitons l’auteur ou un autre membre de l’équipe à débattre avec le public.

Nombre d’invités attendus : 175 (Dont la moitié venus de i’étrangers)

Jurés, parrains : 10 (7) ;

Equipe des films : 30 (25) ;

Experts et intervenants aux activités professionnelles : 40 (25) ;

Presse : 25 (8) ;

Partenaires : 15 (5) ;

Ruche   documentaire:   15   porteurs   de   projet   et  40   participants   (étudiants   et

responsables pédagogiques).

Nombre de spectateurs visés : 15.000.

Nombre    de    médias    attendus :    40    locaux,    15    nationaux,    5 internationaux.


 

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Le FIDADOC en bref

Manifestation : Festival International de film Documentaire à Agadir
Organisateur : Association de Culture et d’Éducation par l’Audiovisuel
Date de création : 2008
Périodicité : annuelle
Devise : L’élitisme pour tous

Présidente du Festival : Hind Saïh
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élégué général, directeur artistique : Hicham Falah

Le FIDADOC est membre du réseau AFRICADOC, de la Coordination des Festivals méditerranéens (Festmed) et de la Fédération des Festivals Internationaux de Cinéma du Maroc.

Présentation courte :

Le Festival international du film documentaire d’Agadir (FIDADOC) est la première manifestation cinématographique marocaine exclusivement dédiée aux films documentaires de création.

Sa programmation est composée d’une Compétition internationale, de séances spéciales (Panorama Maghreb/Machrek/Afrique Centrale et de l’Ouest, Cartes blanches à nos parrains et manifestations partenaires), de programmes thématiques destinés aux enfants, aux étudiants et aux associations de la ville d’Agadir, ainsi que des projections en plein air dans les quartiers périphériques.

La Ruche documentaire regroupe elle, toutes les activités pédagogiques et à vocation professionnelle organisées dans le cadre du FIDADOC (séances d’éducation à l’mage, master class, résidences d’écriture, ateliers, rencontres professionnelles), avec l’objectif, partagé par notre partenaire officiel TV2M, d’identifier les documentaristes marocains de demain et de les accompagner dans la concrétisation de leurs projets.

 

Affiches : El Mehdi El Ouazzani
Photos Michel Terrier

 

 

Publié 28 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Art, Cinéma, Festival

AGADIR VIT AU RYTHME DU FESTIVAL « ALMOGGAR N IMOUDA »

Par Hicham Alaoui – le360.ma

C’est parti pour la 3ème édition du festival des migrations « Almoggar N Imouda », organisée jusqu’au 1er mars à Agadir sous le signe « Regards croisés sur le concept de l’intégration ».

Agadir

© Copyright : MAP

Initiée par l’Association des chercheurs en migrations et développement, cette manifestation connaît la participation de plusieurs experts et chercheurs nationaux et étrangers, venus de pays ayant accumulé une certaine expérience en matière de migration-intégration, notamment la France, Espagne, les Pays-Bas, la Belgique ou le Canada.

Cette édition intervient, selon ses initiateurs, « à un moment crucial de la politique migratoire marocaine » marquée par la régularisation de la situation de nombre de migrants étrangers au Maroc, une opération qui appelle à la « réflexion sur l’intégration des étrangers dans la société marocaine ».

Le festival est une opportunité pour approcher la migration et l’intégration au féminin, en présence de professeurs spécialistes en la matière, alors que des ateliers seront organisés pour débattre du rôle des associations des MRE et des subsahariens dans le processus de l’intégration, avec la participation de plusieurs associations nationales et internationales.

Il sera aussi question du rôle de la production littéraire et artistique dans le rayonnement de la recherche en matière de migrations avec la projection de films documentaires, l’organisation d’expositions photographiques et la présentation des dernières publications des auteurs et des spécialistes issus de différentes disciplines.

Cette édition sera également rehaussée par la tenue d’une conférence internationale sur la thématique « football et intégration dans le contexte des relations entre le Maghreb et l’Europe », en présence de footballeurs et d’intervenants de divers horizons.

Le festival sera couronné par l’organisation d’une soirée musicale interculturelle animée par des groupes musicaux amazighs et africains et au cours de laquelle des hommages seront rendus à des personnalités ayant contribué aux questions liées à la migration.

 

Publié 28 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Cinéma, Festival

Le 3ème festival des migrations à Agadir du 27 février au 1er mars

abidjan.net

La 3ème édition du festival des migrations “Almoggar N Imouda” s’ouvre ce vendredi à Agadir (Maroc), sous le signe “Regards croisés sur le concept de l’intégration”, à l’initiative de l’Association des chercheurs en migrations et développement avec d’autres partenaires.

Organisée en collaboration avec l’Observatoire régional des migrations, espaces et sociétés (ORMES) et avec le soutien du ministère chargé des Marocains résidant à l’étranger et des Affaires de la migration, cette manifestation connaîtra la participation de plusieurs experts et chercheurs nationaux et étrangers, venus de pays ayant accumulé une certaine expérience en matière de migration-intégration, notamment de France, Espagne, Belgique et Canada.

Publié 27 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Cinéma, Festival

BRITISH FILM WEEK du 26 février au 1er mars à l’Institut Français d’Agadir

Pour la quatrième année consécutive, le British Council organise en partenariat avec le Centre Cinématographique Marocain, le Cinéma 7ème Art de Rabat, et l’Institut Français d’Agadir, la British Film Week, consacrée au réalisateur Alfred Hitchcock, du 26 février au 1er mars, avec la projection de 4 films :

British Film Week à Agadir : projection de  Pleasure Garden  Pleasure Garden d’Alfred Hitchcock, le jeudi 26 février.
Synopsis : Drame amoureux autour deux jeunes chorus girls dans une troupe du théâtre.
British Film Week à Agadir : projection de  The Lodger  The Lodger d’Alfred Hitchcock, le vendredi 27 février.
Synopsis : Le « Vengeur » sème la terreur à Londres en assassinant des jeunes filles blondes.
British Film Week à Agadir : projection de  Downhill  Downhill d’Alfred Hitchcock, le samedi 28 février.
Synopsis : Un jeune étudiant est injustement accusé du vol commis par un de ses amis.
British Film Week à Agadir : projection de  The Ring  The Ring d’Alfred Hitchcock, le dimanche 1er mars.
Synopsis : Dans une fête foraine, un jeune homme décide de combattre le célèbre boxeur « One-Round » Jack pour séduire la caissière.
Projections sur invitation, à retirer à l’IFA. 

Publié 26 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Art, Cinéma

Projection du film « Qu’Allah bénisse la France » à l’Institut Français d’Agadir le 12 février 2015 à 19 H 30

L’Institut Français d’Agadir à le plaisir de vous inviter à la projection du film:

 

Qu’Allah bénisse la France

 

Institut français d’Agadir, le Jeudi 12 février à 19h30

  Entrée libre

Allah benisse la France

Qu’Allah bénisse la France

Mention Spéciale au Festival de Namur 2014.

Prix de la Critique Internationale – Découverte au Festival International du Film de Toronto 2014.

 

Adapté du livre autobiographique d’Abd Al Malik, « QU’ALLAH BENISSE LA FRANCE » raconte le parcours de Régis, enfant d’immigrés, noir, surdoué, élevé par sa mère catholique avec ses deux frères, dans une cité de Strasbourg. Entre délinquance, rap et islam, il va découvrir l’amour et trouver sa voie.

 

Date de sortie 10 décembre 2014 (1h36min)
Réalisé par Abd Al Malik
Avec Marc Zinga, Sabrina Ouazani, Larouci Didi plus
Genre Drame
Nationalité Français

 

La bande annonce :

Publié 11 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Cinéma, Culture, Spectacle

Ce soir à l’Institut Français d’Agadir : Timbuktu

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Publié 15 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Cinéma

Des projets de documentaires sur les femmes et la musique gnaouies

libe.ma

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Plusieurs projets de films documentaires traitant des femmes, de la musique gnaoua et du cinéma ont été présentés, vendredi à Casablanca, dans le cadre de la première rencontre professionnelle sur le film documentaire, initiée par la chaîne de télévision 2M.

Ces projets cinématographiques dénotent la détermination des jeunes cinéastes et réalisateurs marocains et étrangers à contribuer à la promotion du secteur du cinéma et à s’engager dans l’expérience des films documentaires, qui affichent un taux d’audience élevé.

Lors de cette rencontre, marquée par la présence de producteurs marocains et étrangers et des représentants de chaînes de télévision, les participants ont débattu des volets techniques et thématiques relatifs aux projets de films documentaires, tout en se penchant sur leur valeur ajoutée, ainsi que sur la participation de producteurs marocains et étrangers à ces œuvres cinématographiques.

Dans ce contexte, la jeune réalisatrice Meryem Yaacoubi a fait savoir qu’elle travaille sur un documentaire consacré à l’acteur associatif, Mahjouba Abebbouch, présidente de l’Association Oum Al Baninen, qui s’active dans le domaine de la protection de la réinsertion des femmes célibataires au niveau d’Agadir.

De son côté, le jeune producteur Rachid Yacoubi a souligné que son documentaire intitulé « Leur dernier voyage » parle d’un certain Mehdi, jeune prodige qui mène une carrière à l’international et voue sa vie à la musique gnaoua.

Dans sa quête des racines culturelles de cette musique, il décide d’aller à la rencontre d’un mâalem, gardien de la tradition. Celui-ci conduit Mehdi au cœur de la mémoire des Gnaouas, préservée par les chants et les rites encore pratiqués à Essaouira.

Quant à la réalisatrice française Sophie Devallée, elle a présenté son film documentaire sur Mostafa Derkaoui. Ce projet vise à rappeler l’importance des films de Derkaoui, l’un des cinéastes marocains ayant construit le cinéma postcolonial.

Plusieurs thématiques sont à l’honneur de ce conclave de deux jours, dont le développement de la production des films documentaires et la relation entre le cinéma et l’audiovisuel.

Publié 13 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Associations, Cinéma, Tradition

La Lettre d’Information de la Médiathèque Michel Vieuchange – Institut Français d’Agadir – janvier 2015

Newsletter-janvier-2015

Publié 6 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Cinéma, Culture, Littérature

Projection du film « Les chevaux de Dieu » à l’Institut Français d’Agadir le Mercredi 17 décembre à 19 heures 30

 

L’Institut Français d’Agadir a le plaisir de vous inviter à la projection du film Les chevaux de Dieu :

 Le Mercredi 17 décembre à 19 heures 30

à Institut Français d’Agadir

 

Entrée libre

 Suite à l’annulation de la projection prévue le 28 novembre nous vous invitons à découvrir ce magnifique film ce mercredi à l’IFA.

 

Les chevaux de Dieu

Chevaux de Dieu

Film dramatique de Nabil Ayouch – Maroc, France, Belgique, 2013 – 115’

Avec Rachid Abdelhakim, Rachid Abdelilah et Hamza Souidek

Synopsis

Yassine a 10 ans lorsque le Maroc émerge à peine des années de plomb. Sa mère, Yemma, dirige comme elle peut toute la famille. Un père dépressif, un frère à l’armée, un autre presque autiste et un troisième, Hamid, petit caïd du quartier et protecteur de Yassine. Quand Hamid est emprisonné, Yassine enchaîne les petits boulots. Pour les sortir de ce marasme où règnent violence, misère et drogue, Hamid, une fois libéré et devenu islamiste radical pendant son incarcération, persuade Yassine et ses copains de rejoindre leurs « frères ». L’Imam Abou Zoubeir, chef spirituel, entame alors avec eux une longue préparation physique et mentale. Un jour, il leur annonce qu’ils ont été choisis pour devenir des martyrs….

 

Pour plus d’informations, suivez l’Institut Français d’Agadir sur les réseaux sociaux :

Facebook: Institut français d’Agadir / https://www.facebook.com/institutfrancaisagadir

Publié 17 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Cinéma, Culture

Le piano du film « Casablanca » vendu avec un vieux chewing-gum collé sous le clavier

Le piano de « Casablanca » vendu avec un vieux chewing-gum collé dessousLe piano est l’un des personnages central de la trame du film aux trois oscars. /DR

Reconnu par de nombreux cinéphiles comme l’un des plus grands films de l’Histoire du cinéma,Casablanca a toujours ses adeptes. Preuve en est, la vente aux enchères organisée lundi à New-York, avec des centaines d’objets mythiques d’Hollywood. Le piano du film, sur lequel Sam (Dooley Wilson) joue « As time goes by », pour Ilsa Lund (Ingrid Bergman), a été adjugé pour 3,41 millions de dollars (environ 30,2 millions de dirhams).

Le piano, fabriqué en 1927, a été vendu avec son tabouret originel et un chewin-gum desséché collé sous le clavier, « avec une légère trace d’empreinte digitale visible à la loupe ». On ne sait pas si ce détail insolite date de l’époque du tournage du film de Michael Curtiz, en 1942.

Et une vidéo du film, pour le plaisir :

Publié 16 décembre 2014 par Michel Terrier dans Art, Cinéma, Insolite, Souvenir

En marge du Festival de Marrakech, des cinémas à l’abandon

Par Emmanuelle Jardonnet – lemonde.fr

« Le Festival de Marrakech est comme un antidouleur : c’est l’effervescence pendant dix jours, on a l’impression que tout va bien pour le cinéma au Maroc, mais le reste de l’année, il souffre, avec des salles qui se sont vidées. » Le Festival international du film, qui se tient à Marrakech du 5 au 13 décembre, est pour Tarik Mounim, le fondateur de l’association Save Cinemas in Morocco (Sauvons les salles de cinéma au Maroc), une fenêtre d’action stratégique, alors que la ville est sous les projecteurs. Le jeune homme mène un combat passionné depuis quelques années pour lutter contre la disparition des salles obscures dans le pays.

Cet acteur de 36 ans est né et a grandi en France. Son engagement pour le cinéma marocain est venu d’un déclic en 2006, alors qu’il était parti de Paris pour jouer dans un film à Tetouan, dans le nord du pays. « Une scène du film se tournait dans le Cinéma Teatro Español, un cinéma art déco des années 1910 déserté. Moi qui pensais que la production marocaine se portait bien, je rencontre le propriétaire de la salle, qui me dit : “Le cinéma est mort”. » Le comédien commence alors à se renseigner et à recenser les salles historiques ayant fermé.

Un « combat de Don Quichotte »

La liste, accablante, s’est encore alourdie au fil du temps : « A Tetouan, l’intérieur du Monumental avait été transformé en parking ; à Casablanca, le Liberté était devenu un supermarché, le Colisée, un magasin de meubles, le Lux, fermé, l’Empire, détruit… Le Régent, un magnifique cinéma de Kénitra, près de Rabat, a été récemment rasé, les quatre salles de Ouarzazate, le “Hollywood marocain”, sont fermées. Il n’y a plus de cinéma à Essaouira ni à Agadir. Les cinq salles du cinéma l’Eden, le premier cinéma construit en 1926 à Marrakech, dans la médina, sont fermées », détaille le passionné, qui s’est lancé dans un « road tour » à l’été 2006 à travers le pays, notamment à la campagne, où certains cinémas ont été transformés en souks.

Il recense en tout 67 cinémas encore en activité, sur les 280 qui existaient trente ans plus tôt. Il rentre alors à Paris et se prépare au lancement de l’association Save Cinemas in Morocco à l’occasion du Festival de Marrakech de décembre 2007. La mission est double : il s’agit de référencer et de documenter l’ensemble des salles encore existantes, et de les sauvegarder, voire de les faire revivre. Un « combat de Don Quichotte » qui se traduit le lancement d’une campagne de sensibilisation « pour que les gens aillent au cinéma ».

Une série de conférences est initiée dans les universités et écoles du pays, ainsi que des projections nomades dans des villages. A Casablanca, l’association s’associe à une autre, Casa Mémoire, qui défend le patrimoine art déco de la ville, avec l’organisation de visites guidées, alors que seulement sept cinémas sont encore en activité, sur les cinquante que possédait la ville. En tout, depuis le lancement de l’association, qui déploie désormais une dizaine de bénévoles dans chaque grande ville du pays, vingt salles fermées ont pu être « classées », c’est-à-dire répertoriées et référencées – toutes d’ailleurs situées à Casablanca.

« Une politique clairement libérale »

« Il y avait 50 000 000 d’entrées par an au Maroc il y a trente ans, contre seulement deux millions en 2013. Et il ne reste que quatre distributeurs dans le pays, contre 25 historiquement, la diversité des films a disparu des salles. » Une chute de la fréquentation que le militant explique par la généralisation de la télévision par satellite, les « cafés-DVD », le marché noir des films piratés et les taxes très élevées touchant les salles.

Des multiplexes sont en revanche sortis de terre. « Il y a actuellement deux multiplexes au Maroc, un à Casablanca, un à Marrakech. Deux autres sont en construction à Rabat et Tanger », résume Tarik Mounim : « Jusqu’ici, nous n’avons pas été soutenus par les autorités du pays, notamment par le Centre cinématographique marocain. Il faut savoir qu’au Maroc, le cinéma ne dépend pas du ministère de la culture, mais de celui de la communication », déplore-t-il.

« Nous avons une politique clairement libérale de l’Etat, qui a longtemps favorisé les multiplexes, explique, de son côté, la photographe Yto Barrada, qui a fondé la Cinémathèque de Tanger en 2007. Il semble que le vent tourne et que le rôle des salles de proximité commence à être reconnu. Une politique d’incitation fiscale, mais surtout de soutien conditionné par la qualité de la programmation – films marocains, arabes et européens, accueil de scolaires… – est très attendue. »

« Un cinéma pilote »

Cette année, à l’occasion de la 14e édition du Festival du film de Marrakech, l’association Save Cinemas in Morroco met l’accent sur la sauvegarde d’un lieu situé non loin du festival : le Ciné-Théâtre Palace, dans le quartier du Guéliz. Dans cette « ville nouvelle » créée par les Français sous le protectorat, dans les années 1910, l’endroit, qui a fermé dans les années 1980, disposait de trois salles de projections et de spectacles, dont une en plein air, dans la cour, et d’un bar. « C’était une salle très importante à Marrakech. Nat King Cole ou encore Rita Hayworth y sont venus. Nous souhaitons aujourd’hui la faire revivre pour en faire un centre d’arts. »

L’association organisait, jeudi 11 décembre, une conférence de presse, appelant les autorités locales et les partenaires privés à soutenir le projet. Contacté un peu plus tôt, le fondateur de l’association en résume la teneur : « Le Ciné-Théâtre Palace est un cinéma pilote pour notre action. Nous souhaitons que ce lieu retrouve sa vocation multidisciplinaire. Nous aimerions notamment que les cinéastes marocains puissent projeter leurs courts-métrages. Nous revendiquons le droit de regarder les films sur grand écran et lançons un appel aux amoureux du cinéma. Il faut que les collectivités se réapproprient ces salles. » Un architecte français, qui a récemment rénové « une salle jumelle » à La Ciotat, celle du cinéma Le Lumière, a fait le déplacement pour évaluer les travaux de réhabilitation.

Pendant la durée du festival, des visites guidées du Ciné-Théâtre Palace sont proposées. Pour trouver des fonds, l’association vend par ailleurs des « goodies » sur place et dans les magasins du pays : sacs, badges, affiches anciennes, etc. Et chaque jour, sont organisées sur place des projections de vieux films et des concerts en soirée. « Les festivaliers, les critiques de cinéma et les stars du cinéma sont invités à venir découvrir le lieu et à parrainer l’initiative », conclut, enthousiaste, Tarik Mounim.

Publié 12 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Cinéma, Spectacle

Le cycle du cinéma marocain à l’Institut Français d’Agadir

IFA

 

L’Institut Français d’Agadir a le plaisir de vous inviter à la soirée d’ouverture du Cycle du cinéma Marocain :

Projection du film « C’est eux les chiens »

 

Mercredi 26 novembre à 19 heures 30

Salle Brahim Radi (municipalité d’Agadir, Baladiya)

 

Soirée d’ouverture en présence du réalisateur marocain Hicham Lasri, sur invitation à retirer à l’IFA

 

 

Le cycle du cinéma marocain

Du mercredi 26 au vendredi 28 novembre Novembre

Institut français d’Agadir, Salle Brahim Radi, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Salle 46

 

En partenariat avec le cinéclub Tikiwine, l’Institut français d’Agadir organise un cycle du cinéma Marocain afin de présenter le meilleur de la création cinématographique contemporaine au Maroc. Une sélection de longs métrages récents qui permettra de découvrir ou de revoir des films qui ont marqué ces dernières années.

 

3 jours, 3 films  récents qui traitent de sujets de sociétés et qui sont à l’image d’un Maroc en mutation.

 

 

–          The end

Mercredi 26 novembre à 16 heures

Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Espace culturel, salle 46

 

Drame de Hicham Lasri – Maroc, 2011 – 105′

Avec Sam Kanater, Saleh Ben Saleh, Hanane Zohdi

 

Casablanca, juillet 1999. Mikhi, poseur de sabot, tombe amoureux de Rita, la sœur fragile d’une fratrie de voleurs de voitures. Il va tout faire pour que Rita et lui puissent vivre leur histoire d’amour.Mais en même temps, Daoud, un policier de la vieille école aux méthodes violentes, se lance aux trousses des voleurs…

 

En présence du réalisateur

 

–          C’est eux les chiens

Mercredi 26 novembre à 19 heures 30

Salle Brahim Radi (municipalité d’Agadir)

 

Comédie dramatique de Hicham Lasri – Maroc, 2013 – 85′

Avec Hassan Badida, Yahya El Fouandi, Imad Fijjaj

 

Majhoul vient de passer 30 ans dans les geôles marocaines pour avoir manifesté en 1981 durant les « émeutes du pain ». Il retrouve la liberté en plein Printemps arabe. Une équipe de télévision en quête de sensationnel décide de le suivre dans la recherche de son passé. Ulysse moderne, Majhoul les entraîne dans une folle traversée de Casablanca, au coeur d’une société marocaine en ébullition. Ou comment un perdant magnifique se fraie un chemin pour regagner sa place dans une société arabe moderne tiraillée entre un conservatisme puissant et une soif de liberté.

 

En présence du réalisateur

 

–          Rock the kasbah

Jeudi 27 novembre à 19 heures 30

Institut français d’Agadir

 

Comédie dramatique de Laïla Marrakchi – Maroc, 2013 – 100’

Avec Morjana Alaoui, Nadine Labaki et Lubna Azabal

C’est l’été à Tanger. Une famille se réunit sur 3 jours dans la maison familiale suite au décès du père, pour se remémorer les souvenirs et partager sa perte, comme le veut la tradition musulmane. Il faut quitter les plages, les maillots de bain pour se vêtir de djellabas, réunir tout le monde et donner à la maison des allures d’enterrement. L’agitation est à son comble d’autant plus que cet homme n’a laissé derrière lui que des femmes. Tout va basculer avec l’arrivée de Sofia, la dernière des filles, celle qui a fait sa vie ailleurs. Actrice n’interprétant que des rôles de terroristes dans des séries américaines, elle arrive de New York après plusieurs années d’absence. Son retour va être le moyen de régler ses comptes avec ses sœurs et bouleverser l’ordre établi depuis toujours par ce patriarche. Entre rire et larmes, une hystérie collective va mener chacune de ces femmes à se révéler à elle-même…

 

–          Les chevaux de Dieu

Vendredi 28 novembre à 19 heures 30

Salle Brahim Radi (municipalité d’Agadir)

 

Film dramatique de Nabil Ayouch – Maroc, France, Belgique, 2013 – 115’

Avec Rachid Abdelhakim, Rachid Abdelilah et Hamza Souidek

Yachine, 10 ans, vit avec sa famille dans le bidonville de Sidi Moumen à Casablanca. Sa mère, Yemma,  irige comme elle peut toute la famille. Un père dépressif, un frère à l’armée, un autre presque autiste et un troisième, Hamid, 13 ans, petit caïd du quartier et protecteur de Yachine.

Puis Hamid se retrouve en prison, Yachine enchaîne alors les petits boulots pour sortir de ce marasme où règnent violence, misère et drogue. A sa sortie de prison, Hamid a changé. Devenu islamiste radical pendant son incarcération il persuade Yachine et ses amis de rejoindre leurs « frères ». L’Imam Abou Zoubeir, chef spirituel, entame alors avec eux une longue préparation physique et mentale. Un jour, il leur annonce qu’ils ont été choisis pour devenir des martyrs.

Ce film est librement inspiré des attentats terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca.

 

 

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Publié 23 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Cinéma

Festival international du cinéma amazigh Des films algériens primés à Agadir

Hafid Azzouzi – elwatan.com

Arezki Oulhadj et Ahmed Mebani lauréats du 8e Festival international du film amazigh d'Agadir (Maroc)

Arezki Oulhadj et Ahmed Mebani lauréats du 8e Festival international du film amazigh d’Agadir (Maroc)

La huitième édition du Festival international du film amazigh (FIFA), clôturée, vendredi, dans la ville d’Agadir au Maroc, a vu des artistes algériens entre acteurs et réalisateurs primés, dont le 1er  prix de la meilleure réalisation cinématographique est revenu à Ahmed Mebani.

Des réalisateurs et des acteurs algériens se sont distingués, de fort belle manière, lors de la huitième édition du Festival international Issni n’Ourgh du film amazigh (FIFA), qui a été clôturée en apothéose, vendredi, dans la ville d’Agadir, au Maroc. Ainsi, le premier prix de la meilleure réalisation cinématographique de cette édition a été décerné à Ahmed Mebani pour son film Iseflan (Sacrifices), produit par l’agence d’audiovisuel Gofilm de Tizi Ouzou.

Pour ce qui est des premières places dans l’interprétation masculine et féminine, elles sont revenues à Arezki Oulhadj, dans le film Iseflan et Lamia Mahiout pour le rôle prépondérant assuré dans le long métrage La Toile d’araignée d’Idir Saoudi.

«Nous dédions nos trophées à la mémoire de Abderrahmane Bouguermouh, pionnier du cinéma amazigh, aux membres de nos familles et à toute l’équipe de Gofilm, qui travaille sous la coupe de Youcef Goucem», a déclaré Arezki Oulhadj, qui exprime également ses vifs remerciements aux organisateurs du festival, à leur tête Rachid Bouksim, qui n’a, a-t-il dit, ménagé aucun effort pour le très bon déroulement de cette manifestation mettant en compétition 60 films.

Placé sous le thème des droits de l’homme, le rendez-vous cinématographique d’Agadir a aussi rendu hommage, cette année, au réalisateur algérien Abderrahmane Bouguermouh, décédé le 3 février 2013. La Tunisie a été également mise à l’honneur lors de ce festival avec, notamment, un documentaire sur l’histoire des Amazighs dans ce pays.

Publié 23 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Cinéma, Festival

Agadir, toujours sans salle de cinéma

par Fatiha NAKHLI – leconomiste.com

  • Le Rialto réouvert pour 3 jours à l’occasion d’un festival
  • En dépit de l’engagement associatif, rien ne bouge
Pour les cinéphiles locaux, un Mégarama à Agadir ne peut en aucun cas remplacer le Rialto qui, avec ses quarante ans d’existence, véhicule tout un pan d’histoire à lui seul. Après le festival, les portes du Rialto se referment...

Pour les cinéphiles locaux, un Mégarama à Agadir ne peut en aucun cas remplacer le Rialto qui, avec ses quarante ans d’existence, véhicule tout un pan d’histoire à lui seul. Après le festival, les portes du Rialto se referment…

La déception des cinéphiles gadiris de vivre dans une ville sans salle de cinéma a été ravivée la semaine dernière. L’occasion, la 11ème édition du Festival Cinéma et migration qui s’est déroulée, entre autre, au Cinéma Rialto, officiellement fermé depuis plus de deux ans. Or, sa réouverture exceptionnelle a remis sur le tapis la problématique de l’absence de salle de cinéma à Agadir. «Pour voir un bon film dans les règles de l’art, je suis obligé de me déplacer à Marrakech ou à Casablanca. Ici, pas moyen», se plaignent les cinéphiles. D’autant plus que le complexe cinématographique prévu à Agadir n’a pas encore vu le jour. Le Mégarama, bienvenu, permettra d’étoffer l’offre sur la ville mais ne pourra pas remplacer le Rialto, bâtiment chargé d’histoire pour les gadiris. En effet, il a été pendant plus de 40 ans l’une des meilleures salles de la ville et il fait partie de la mémoire de sa reconstruction. La décision de fermer cette salle de projection de façon définitive avait soulevé un tollé à l’époque. Des actions, menées par les cinéphiles locaux avec à leur tête, Wafa Igueddi, Présidente de l’Association Souk’arts, ont sollicité les responsables. Objectif, obtenir un soutien financier pour rénover et permettre la survie de l’un des lieux de rencontre culturelle le plus important de la zone. Une pétition a aussi été signée par des centaines de personnes et un film documentaire tourné et présenté aux responsables locaux. (cf, notre édition du 19 juillet 2012). Toutefois, toutes ces doléances n’ont pas eu de suite vu que les portes du Rialto restent obstinément closes, en dépit de cette éclaircie le temps du festival. Celui-ci a d’ailleurs connu un vrai engouement de la part d’un public nostalgique, venu en masse. Pour cette version 2014, les organisateurs ont concocté un programme aussi riche que varié. Notamment, des productions cinématographiques de courts et longs métrages, tables-rondes et Masters-class.

Publié 19 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Animation, Cinéma

Institut Français d’Agadir – Mois du documentaire – Invitation à la projection de « No burqas behind bars »

Dans le cadre du mois du documentaire consacré à la thématique Femme(s), l’Institut Français a le plaisir de vous inviter à la projection du film :

No burqas behind bars

 Le jeudi 20 novembre à 19 heures 30 à l’Institut français d’Agadir

Présentation :

 

Le mois du documentaire

Du 1er au 30 novembre 2014, l’Institut français d’Agadir, le Conseil national des Droits de l’Homme et les associations de femmes de la Région se mobilisent pour faire découvrir le documentaire de création dans le cadre du Mois du film documentaire. Cette année la programmation est construite autour de la thématique « Femme(s) ».

Le Mois du film documentaire, qui en est cette année à sa 15e édition, permet de faire découvrir une diversité d’œuvres (récentes, de patrimoine, de la production française et étrangère), qui témoignent toutes d’une attention à l’écriture cinématographique au service des idées.

Soutenu à l’international par l’Institut français dans plus de 40 pays, les projections de films documentaires seront accompagnées de rencontres, de tables rondes et de débats.

 

photo_no_burqas_behind_barsNo burqas behind bars : Documentaire de Maryam Ebrahimi et Nima Sarvestani – Suède, 2012, 77’

No Burqas Behind Bars a été tourné dans son intégralité au sein d’une prison pour femmes en Afghanistan. Cet accès exceptionnel et sans précédent permet d’explorer la façon dont les « crimes moraux » sont utilisés pour contrôler les femmes. À travers le portrait de femmes dont l’unique tort fut d’avoir emprunté leur propre chemin et parfois préféré leur cœur à la raison, le film se fait l‘écho de leurs voix, leur détresse et leurs espoirs. Leurs témoignages permettent de dessiner les contours de ce monde fermé et des destinées qui s’y croisent.

« J’ai été surprise de la facilité avec laquelle nous avons filmé leurs propos. Conscientes de ne pas être des criminelles, elles venaient à moi naturellement. J’étais comme un moyen de faire résonner leur voix dans un monde où elles ne peuvent être entendues ».
Nima Sarvestan

Présentation par la réalisatrice :

Trailer :

 

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Publié 19 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Cinéma, Culture

Agadir : Le cinéma amazigh dans tous ses états

par Siham Jadraoui – aujourdhui.ma

Participeront au festival cette année plus de 65 films dans le cadre de la compétition officielle ainsi que dans le volet «Cinéma de l’autre».

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Inciter les divers acteurs et intervenants du secteur audiovisuel national à contribuer à la promotion et la production cinématographiques amazighes, tel est l’objectif principal de la 8ème édition du Festival international Issni N’Ourgh du film amazigh prévue du 18 au 21 novembre dans la ville d’Agadir. Ainsi le FINIFA évoquera la thématique du «Human Rights» avec la projection d’une dizaine de films documentaires de la réalisatrice française Mylène Soloy. «Le choix de ce thème pour cette édition reflète notre vision de vivre dans un espace de tolérance et de liberté sous l’égide de la démocratie.

C’est aussi une thématique qui effleure le présent, et surtout le devenir de nos jeunes penchés vers l’au-delà avec beaucoup d’attentes», explique dans ce sens Rachid Bouksim, président de l’Association Issni N’Ourgh, organisatrice de l’événement. À cette occasion, d’autres films évoquant cette thématique seront projetés, à l’instar du film du réalisateur et producteur anglais Peter Gardiner avec la présence de l’actrice principale du film Nezha Aqil. Participeront au festival cette année plus de 65 films dans le cadre de la compétition officielle ainsi que dans le volet «Cinéma de l’autre». Ce sont des films en format long-métrage, court-métrage, documentaires et des films vidéos.

La compétition officielle est confiée à un jury composé de professionnels, réparti sur les diverses catégories figurant dans la compétition. On peut citer Khadija El Bennaoui qui présidera le jury du long et court métrages, le réalisateur et producteur Daniel Cling à la tête du jury du film documentaire, le jury du film vidéo est, lui, sous la présidence de l’acteur algérien Salem Ait Ali Belkacem. La programmation du festival comprendra également d’autres volets. L’autre nouveauté qui marquera cette édition, celle où le public découvrira cinq films paraphés par les lauréats du Master du film documentaire à l’Université Aix Marseille-France, supervisé par Pascal Sizarou.

Au programme également, deux conférences à la Faculté des lettres et des sciences humaines d’Agadir, qui seront successivement données par Tahar Houchi, critique de cinéma et directeur du Festival international du film oriental à Genève, sous le thème «Les Amazighs et l’histoire : un miracle nié et/ou ignoré». En marge de cette manifestation dédiée au cinéma amazigh, le photographe Youness El Alaoui présentera son exposition sous le thème «Human Rights», et ce du 18 au 21 novembre 2014, à la Salle Brahim Radi à la Municipalité d’Agadir.

Publié 17 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Cinéma, Festival

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