Archives de la catégorie ‘Eau

Ouled Teima : à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement, 1ère édition su Salon Régional de Pompage Solaire

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Publié 15 mai 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Eau, Environnement, Salons

Construction de l’usine de déssalement d’eau de mer au Cap Ghir

Les travaux avancent vite pour la construction de l’usine de dessalement d’eau de mer au Cap Ghir au niveau du spot de surf Boilers (qui est toujours accessible).

Quelques photos pour montrer l’avancement du terrassement :

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Photos M. Terrier

Publié 20 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Construction, Eau

Inauguration du projet de brouillard, un événement marquant dans l’histoire de Dar Si Hmad

Dar Si Hmad pour le développement, l’éducation et la culture est une organisation indépendante, à  but non-lucratif fondée en Mars 2010. Nous opérons à Sidi Ifni, la région des Aït Baamrane et Agadir au sud-ouest du Maroc.

Notre travail est dédié à la création de conditions propices pour l’émergence de situations de vie meilleures et une gestion environnementale durable pour les communautés des Ait Baamrane.

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Ce mois de mars, l’association Dar Si Hmad a complété l’infrastructure du projet de collecte de brouillard après 10 ans de recherches et d’installation.

Pour la première fois dans l’histoire, les villages de la commune rurale Tnin Amellou (Sud-Ouest du Maroc), ont fait l’expérience d’avoir l’eau potable dans leurs foyers.

Ce moment historique a eu lieu le 21 mars 2015, pour célébrer la journée mondiale de l’eau le 22 mars.

Cet événement a réuni plus de 300 villageois, des chercheurs internationaux, des officiels, des partenaires marocains et étrangers ainsi que des représentants de l’ambassade des Etats-Unis.
Les femmes et les filles, gardiennes de l’eau, ont à présent trois heures supplémentaires par jour à investir dans l’éducation ou les activités génératrices de revenus.

Engagement communautaire: séances de formations avec les bénéficiares du projet de brouillard :

Afin d’engager encore plus les communautés bénéficiaires, pour l’inauguration de notre projet de collecte de brouillard, Dar Si Hmad a organisé plusieurs séances de formation dans le cadre de notre programme de l’engagement communautaire. Ces séances avaient pour but de préparer les bénéficiaires du projet à communiquer avec Dar Si Hmad sur les différents problèmes relatifs à l’eau tout en utilisant leur téléphone mobile. L’équipe de Dar Si Hmad a aussi enseigné aux femmes des techniques basiques de plomberie.

Publié 1 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Associations, Eau, Environnement

Station de dessalement Cap Ghir : La polémique retombe

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • Les porteurs du projet rassurent les surfeurs
  • Le spot Boilers sera préservé

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Le spot mondialement connu «Boilers» (La bouilloire) n’est pas menacé par la station de dessalement de l’eau de mer prévue à Cap Ghir, à une quarantaine de kilomètres au nord d’Agadir. L’environnement non plus puisqu’il n’y aura pas de rejets chimiques dans la mer. C’est bien ce qu’ont assuré les porteurs du projet à l’issue d’une rencontre de concertation tenue à la wilaya d’Agadir vendredi dernier.

En fait, cette réunion fait suite à la mobilisation massive de la communauté des surfeurs qui redoute l’impact d’un tel projet sur l’environnement et sur le spot «Boilers» autour duquel s’est développée toute une économie locale (cf. L’Economiste du 12/3/2015). Les surfeurs ont donc fait entendre leur voix. Et leur appel a reçu écho de la part des autorités locales qui ont programmé la réunion afin d’échanger autour du sujet. Les représentants de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et de l’entreprise Abengoa, en tant que porteurs du projet, ont ainsi présenté des exposés pour donner les éclaircissements sur la consistance, les objectifs et les implications écologiques de la future usine. L’idée étant de rassurer les surfeurs et de calmer leurs craintes. Il ressort de la présentation qu’il n’y a pas de risque pour la vague.

Le site de la Bouilloire ne sera pas impacté vu que toutes les canalisations de cette station de dessalement, basée sur la technologie de l’osmose inverse et d’un réservoir de stockage d’eau traitée de 35.000 m3, seront creusées sous le fond marin. Ainsi, les rejets de saumures consisteront en un retour à la mer d’eau, initialement prélevée de la mer avec une  concentration en sel de 37 g/l et qui ressort avec une salinité concentrée de 68g/l. «L’opération  se fait à travers des diffuseurs de rejets dimensionnés selon des modèles mathématiques pour permettre leur dilution rapide et localisée en mer et ainsi minimiser  leur impact sur l’environnement», explique Selma Jariri, chef de la division Nouvelles technologies de l’eau. Ces diffuseurs sont des conduites réalisées par perforation sous le fond marin et leur extrémité ressort à une distance d’environ 200 m au large», a-t-elle ajouté. Bien entendu, en réagissant, la communauté des surfeurs du Maroc ne remet pas en question l’utilité de la station de dessalement.

D’autant plus dans une région semi-aride comme le Souss Massa et où aucun développement économique n’est possible sans eau potable. La future station pourrait produire à terme jusqu’à 200.000 m³ d’eau dessalée par jour afin de couvrir les besoins urgents en eau potable de la région du Grand Agadir jusqu’à l’horizon 2030.

Le projet de la station de dessalement de Cap Ghir est réalisé en partenariat public-privé dans le cadre d’un contrat Built operate transfer (BOT), relatif à la loi 54.05, pour la gestion des services délégués entre l’ONEE et la Société de l’eau de dessalement d’Agadir (SEDA). Celle-ci est composée d’un consortium de l’entreprise Abengoa et  du fond d’investissement Infra Maroc, filiale de la CDG. Le montant d’investissement du projet est d’environ 1 milliard de DH.

Accès rétabli
A l’origine de cette polémique, le choix de l’emplacement de la station et l’interdiction d’accès au littoral dès le démarrage des travaux, il y a plus d’un mois. A ce propos, la réaction de Mohamed Yazid Zelou, wali de la région Souss Massa a été immédiate.
Il s’est déplacé avec ses équipes jusqu’au site pour évaluer la situation et veiller au rétablissement du passage. Sur ce point, la Confédération des entreprises marocaines de surf touristique (CEMST) fait observer que des réajustements seraient encore à faire pour que les surfers puisse attraper la vague plus facilement comme ils l’ont toujours fait.

Publié 23 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau, Sport

​Inauguration d’un projet de collecte de brouillard dans la province de Sidi Ifni pour contribuer à l’émergence de meilleures conditions de vie pour les populations rurales

par Alain B.- libe.ma

L’Association Dar Si Hmad pour le développement, l’éducation et la culture inaugure aujourd’hui, samedi 21, son projet de collecte de brouillard dans la province de Sidi Ifni dans la région de Souss-Massa-Draâ.
La cérémonie d’inauguration à laquelle sont conviés plusieurs partenaires nationaux et internationaux s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars de chaque année.
L’Association Dar Si Hmad souligne, dans un communiqué, que l’inauguration de ce projet est l’occasion pour les  bailleurs de fonds et la communauté locale invités à apprécier un projet révolutionnaire du point de vue technologique dans le monde des solutions alternatives de la collecte de l’eau.
Ainsi, ajoute-t-elle, ces derniers sont également invités à la cérémonie d’inauguration « pour témoigner de l’accès instantané de l’eau potable dans les foyers pour la première fois dans l’histoire de cette région ».
Après six années de recherche scientifique, l’Association Dar Si Hmad est parvenue à implanter un système de collecte d’eau de brouillard unique en Afrique du Nord en vue de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des  populations rurales.
Notons que cette Association a choisi, dans un premier temps, de s’intéresser à cinq villages de la commune rurale de Tnin Amellou, dans la province de Sidi Ifni.
Fondée en 2010, Dar Si Hmad est une Association à but non lucratif dont la principale mission vise « à promouvoir la culture locale et encourager  des initiatives viables à travers notamment l’éducation, l’intégration et l’utilisation de l’ingéniosité scientifique avec les communautés du Sud-ouest du Maroc ».

Publié 21 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Développement, Eau, Environnement

Des capteurs de brouillard pour collecter l’eau dans la région de Sidi Ifni

Medias24.com
Des capteurs de brouillard pour collecter l'eau à Sidi Ifni

Grâce à ce projet unique au Maroc et en Afrique du Nord, la quantité moyenne d’eau récoltée est de 6,3 m3 par jour.

 »Moissonner le brouillard ou la collecte de l’eau de brouillard » est l’intitulé d’un projet pilote, qui sera inauguré prochainement dans la commune rurale de Tnine Amellou (Sidi Ifni), à l’occasion de la Journée internationale de l’eau (21 mars).

 »C’est un projet de récolte de brouillard, une technique très ancienne qui a fait ses preuves en Amérique Latine et particulièrement au Chili (Camanchaca) et que nous avons essayé de dupliquer dans la région de Sidi Ifni connue pour son climat semi-aride exacerbé par la parcimonie des précipitations », a expliqué, vendredi à Agadir, Aissa Derhem, président de l’Association Dar Si Hmad, porteuse de ce projet unique au Maroc et en Afrique du Nord.

Ce projet est situé dans les montagnes de Boutmezguida où sont construits, à 1.225 m d’altitude avec une orientation Nord/Ouest, des filets en polypropylène qui servent à piéger l’eau contenue dans le brouillard.

Le nombre des bénéficiaires directs s’élève à quelque 400 personnes (80 ménages) et un cheptel d’environ 400 têtes de bétail dans cette zone qui compte 5 villages, deux écoles rurales et une medersa.

La quantité moyenne quotidienne d’eau de brouillard récolée est de l’ordre de 6,3 m3 par jour.

Le projet est composé de 600 m2 de filets capteurs (20 unités de 30 m2), deux citernes de stockage d’une capacité totale de 500 m3, d’un puits de forage, 9.000 m linéaires de canalisation, 20 branchements domiciliaires, 4 réservoirs et autant de stations de reprise, un système de filtration et stérilisateur et d’un observatoire du brouillard, le premier au monde.

M. Derhem a signalé que le principe du captage de l’eau de brouillard doit obéir à trois paramètres:

être dans une région avec beaucoup de brouillard,

être dans une zone avec anticyclone et à côté d’un océan avec une eau froide,

disposer d’un relief, un obstacle naturel, généralement une montagne assez haute, entre 500 et 600 mètres au-dessus du niveau de la mer.

A s’en tenir à ces trois prérequis, la région d’Ifni, comme d’autres zones atlantiques marocaines, semble se présenter comme un site idéal :  »Nous avons exactement cette situation avec l’anticyclone des Açores et le courant des Canaries, un gulf stream local, et des montagnes surplombant la région des Aït Bâamrane », a-t-il dit.

 »On a commencé par deux endroits : un à Ifni et l’autre en haute montagne à 1.225 m d’altitude. Après une année d’expérience, on a constaté qu’à Sid Ifni la collecte des eaux ne dépassait pas les 2m3 par m2, alors que dans la montagne (30 km au sud-ouest), la moisson était de 7,5 m3 d’eau récoltée », rappelle-t-il.

Avec un peu plus de recul et d’ajustements, les initiateurs du projet, souhaiteraient étendre l’expérience à tout le pourtour de la montagne qui est, selon eux, tout aussi important si l’on tient compte de l’importance de cette ressource naturelle aussi irrégulière qu’est le brouillard et dont il faut tirer profit au maximum.

Cette expérience peut s’étendre, depuis les Aït Bâmarane jusqu’à Essaouira au nord, pour reprendre, plus au Nord, dans le Rif, en passant par le Haut-Atlas et les reliefs de l’Anti-Atlas par la zone qui va pratiquement des Aït Baha jusqu’aux Aït Bâaquil au sud.

Sur son site internet, l’Association Dar Si Hmad, engagée également sur une myriade d’autres projets, précise que, dans une région semi-aride à aride comme les Aït Bâamrane, la carence de l’eau est un problème qui touche profondément le quotidien des villages situés dans les montagnes de l’Anti-Atlas et surtout la vie des femmes et des jeunes filles à qui revient la tâche de chercher l’eau.

Celles-ci consacrent une moyenne annuelle de 3,5 heures/jour pour la corvée de l’eau et ce temps constitue une perte d’occasion qu’elles pourraient employer, de manière plus valorisante, s’il y avait un accès plus facile à l’eau.

Publié 17 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Développement, Eau, Région

Hier à Dar Si Hmad, conférence de presse sur le projet de brouillard

Hier était présenté à Dar Si Hmad, le projet « moissonnage de brouillard »

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Qu’est-ce que c’est, Dar Si Hmad ?PowerPoint Presentation

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Le projet de brouillard :

PRÉSENTATION DU PROJET DE COLLECTE DE BROUILLARD

PRÉSENTATION DU PROJET DE COLLECTE DE BROUILLARD

 

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C’est un magnifique projet dont j’avais déjà parlé sur ce blog, suite à une visite effectuée sur place et qui aboutit maintenant puisque l’inauguration de l’installation aura lieu le 21 mars et que l’eau produite sera effectivement à disposition des consommateurs à cette date. Bravo à Dar Si Hmad pour cette réalisation !

Publié 14 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Associations, Eau, Environnement

Station de dessalement d’eau près d’Agadir au Maroc

Infrastructures au Maroc : démarrage des travaux de construction d’une station de dessalement de l’eau au Maroc – Les travaux de construction d’une station de dessalement de l’eau près d’Agadir ont démarré sous le modèle d’un partenariat public-privé entre l’Office national de l’électricité et de l’eau potable du Maroc (Onee) et Abengoa, annonce un communiqué transmis à la PANA.

Cette station, d’un coût de 82 millions d’euros, aura une capacité d’approvisionnement en eau potable de 100 mille mètres cubes par jour pour plus 500 mille ménages.

La technologie utilisée sera les plus modernes systèmes de prétraitement par ultrafiltration et par osmose pour dessaler l’eau de mer. La capacité de la station va s’accroître pour une production de 100 mille mètres cubes supplémentaires par jour d’eau potable.

Cette station sera la plus grande de la région en capacité de dessalement et va contribuer au développement du tourisme et de l’agriculture.
Le financement de ce partenariat public-privé a été arrangé par un consortium de banques locales dont le chef de file est la Banque marocaine du commerce extérieur.
Le partenaire local d’Abengoa pour la conduite de ce projet, présent au Maroc depuis 1977, est InfraMaroc.


Autres articles parus à ce sujet :


 

capital.fr

Abengoa entame la construction d’une usine de dessalement à Agadir

L’usine de dessalement aura la capacité d’approvisionner plus de 500 000 personnes et assurera le développement socio-économique de la région.

Abengoa (MCE: ABG.B/P SM /NASDAQ: ABGB), l’entreprise qui met en œuvre des solutions technologiques innovantes pour la durabilité dans les secteurs de l’énergie et de l’environnement, a récemment entamé la construction d’une usine de dessalement à Agadir, au Maroc, ayant achevé le financement du projet avec son partenaire local InfraMaroc (groupe CDG Capital Infrastructures).

Une fois mise en service, l’usine d’Abengoa située à 45 km de la ville d’Agadir approvisionnera plus de 500 000 personnes dans la région en 100 000 m[3]/jour d’eau potable. Elle assurera également l’approvisionnement en eau potable et la sécurité hydrique dans cette zone, contribuant ainsi au développement des industries touristiques et agricoles qui sont les principaux facteurs de développement économique de la région. L’usine utilisera les systèmes les plus modernes de pré-traitement par ultra-filtration ainsi que la technologie d’osmose inverse pour le dessalement de l’eau de mer. De plus, la capacité de l’usine pourrait être augmentée dans le futur de 100 000 m[3]/jour d’eau potable supplémentaires.

Ce projet de dessalement situé à Agadir fait partie d’un plan stratégique d’Abengoa dont le but est de trouver des solutions aux problèmes d’approvisionnement en eau dans les parties du monde les plus touchées par la pénurie hydrique. Elle sera en outre la plus grande usine de dessalement de la région. Un total de 82 million d’euros de financement a été regroupé par un consortium de banques locales à la tête duquel se trouve la Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE), assurant ainsi un haut niveau d’intégration et de participation aux activités locales et au secteur financier de la région. Il s’agit également du premier projet développé par le National Power and Drinking Water Office (ONEE) par le biais d’un programme de partenariat public-privé (PPP), faisant d’Abengoa un acteur de premier rang pour ce type de modèle au Maroc.

Abengoa est présent au Maroc depuis 1977 et possède des bureaux dans les villes de Rabat et Casablanca. L’entreprise a mené des projets de grande envergure dans la région, dont la première usine ISCC (cycle combiné solaire intégré) au monde située à Ain Beni Mathar.


 

h24info.ma

Agadir: associations et surfeurs alarmés par l’usine de dessalement

La vague de "Boilers", fermé depuis le lancement des travaux, est l’une des meilleures de la région ©DR

La vague de « Boilers », fermé depuis le lancement des travaux, est l’une des meilleures de la région
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Des associations de surfeurs et de protection du littoral de la région d’Agadir se sont mobilisées contre la construction d’une usine de dessalement d’eau de mer, récemment entamée. L’association Surfrider Foundation Maroc, œuvrant pour la protection de l’environnement littoral, et la Confédération des Entreprises Marocaines de Surf Touristique, représentant la communauté surf de la région d’Agadir, ont exprimé leurs inquiétudes à propos de la construction d’une usine de dessalement d’eau de mer dans la région. Le site choisi pour le projet, qui produira à terme jusqu’à 200.000 m3/jour d’eau potable, se situe près du Cap Ghir, à environ 45 km au nord d’Agadir, juste en face du spot de surf des « Boilers ». Ce spot de surf, mondialement connu, est fermé depuis le lancement du projet l’année dernière. Pourtant, le spot des « Boilers », à l’instar des autres spots de surf dont regorge la côte d’Agadir, est très important pour la région. En plus d’être cruciaux à l’équilibre de l’écosystème marin de la région, ces spots attirent des milliers de touristes chaque année, faisant le bonheur des commerces locaux. Les sites de surf de la région participent également à l’identité régionale, ainsi qu’à la renommée internationale du pays. En effet, des magazines de surf internationaux, ainsi que de célèbres surfeurs professionnels reconnaissent le Maroc, et plus précisément la région d’Agadir, comme l’une des meilleures destinations de surf dans le monde. L’usine de dessalement d’eau de mer de Cap Ghir, dont la nécessité n’est plus à démontrer dans la région sèche du Souss-­Massa­-Drâa, suscite donc des inquiétudes chez les deux associations. Selon elles, toute la baie d’Agadir pourrait souffrir des nombreux impacts d’une usine de dessalement d’eau de mer: « perturbation des écosystèmes côtiers (faune et flore), trouble de la qualité de l’eau, dégradation paysagère, entraves à l’accès du public et aux loisirs … » Une pétition a été lancée sur le site de pétition avaaz.org depuis plusieurs semaines afin de rassembler des signatures. Les associations demandent notamment que « l’accès du site soit rétabli », que « l’étude d’impacts sur l’environnement (EIE) du projet prenne en considération leurs inquiétudes », que « la communauté puisse s’exprimer sur le sujet et soit consultée dans le cadre de l’enquête publique ».

 

Agadir / Ressource hydrique : La révision de la loi sur l’eau lancée

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • Démarrage des concentrations nationales pour les bassins du Souss-Massa-Draâ
  • Bonne gouvernance, valorisation, optimisation…pour la durabilité de la ressource
Les concertations nationales sur la révision de la loi sur l’eau proposent de mettre en place un cadre légal et institutionnel relatif au dessalement de l’eau de mer

Les concertations nationales sur la révision de la loi sur l’eau proposent de mettre en place un cadre légal et institutionnel relatif au dessalement de l’eau de mer

Les bassins du Souss Massa et Draâ subissent une surexploitation des ressources hydriques qui elles vont en s’amenuisent. De par sa situation géographique, cette zone est exposée à la sécheresse et à la rareté des précipitations. Ce qui la soumet à un stress hydrique qui nécessite une bonne gouvernance et une valorisation des ressources en eau. D’autant plus que des facteurs humains entrent aussi en jeu. Avec notamment, le développement que connaissent les secteurs de l’agriculture, du tourisme, de la pêche et celui de l’industrie. Ce qui augmente encore plus la demande. Sans parler des importants besoins en eau potable vu la forte concentration démographique dans la région. La rencontre qui s’est déroulée la semaine dernière à Agadir a ainsi permis le lancement des concertations nationales sur la révision de la loi 10.95 sur l’eau au niveau des bassins du Souss-Massa-Draâ et Guelmim Essmara. «L’objectif est d’élaborer un projet de loi prospectif, susceptible d’accompagner les développements qui s’opèrent actuellement dans le domaine de la planification et de la gestion des ressources en eau, a déclaré Charafat Afilal, ministre délégué chargé de l’Eau. «Il s’agit de revoir la loi sur l’eau à la lumière des nouvelles dispositions telles que le dessalement de l’eau de mer, la réutilisation des eaux usées et les changements climatiques», a-t-elle ajouté. Chercheurs, opérateurs et professionnels des régions du Souss-Massa-Draâ et Guelmim Esmara sont ainsi venus en masse pour participer au débat. Et aussi, pour formuler des suggestions et recommandations dans l’optique d’enrichir la conception définitive du nouveau projet de loi. Qui sera élaboré, faut-il préciser, de concert avec les départements ministériels et établissements publics concernés. Et ce, bien sûr, en se référant à l’expertise internationale. Cette approche participative a ainsi permis de mettre en évidence les insuffisances et lacunes dans la législation actuelle de l’eau et qui est mise en œuvre depuis près de 20 ans. D’où les ajustements qui s’imposent. Dans ce sens, la rencontre a constitué une continuité du processus de concertations nationales sur la révision de la loi 10.95 à travers l’implication des acteurs de la société civile de même que les associations professionnelles en relation avec l’eau et les établissements d’enseignement supérieur et recherche scientifique. Parmi les axes de base retenus pour le nouveau projet de loi sur l’eau, le droit d’accès pour tous à l’eau en quantité et qualité suffisantes; la gestion de l’eau selon le principe de bonne gouvernance ; le développement de l’environnement et le respect de développement durable. Et aussi, l’adoption de l’approche genre pour le développement et gestion de l’eau et la clarification du statut juridique de certains biens tels que les eaux usées ou contaminées… La proposition a aussi été avancée d’adopter une procédure simplifiée pour déterminer les voies d’eau. Ainsi que de soutenir le travail de la police de l’eau et de punir ceux qui l’entravent par des amendes allant de 250 DH à 1.000 DH. Le vœu a de même été exprimé de mettre en place un cadre légal et institutionnel relatif au dessalement de l’eau de mer.
Pour rappel, la révision de la loi 10.95 sur l’eau rentre dans le plan législatif du Gouvernement pour la période 2012-2016. C’est une implication effective dans les chantiers de mise en œuvre de la constitution, notamment les dispositions relatives au droit à l’eau et à un environnement sain.

Publié 2 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau, Environnement

Un plan de 2,1 milliards de DH prochainement lancé

lematin.ma

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Charafat Afailal, ministre déléguée chargée de l’Eau, s’est rendue, courant février, à Agadir pour présider le conseil d’administration de l’Agence du bassin hydraulique de Souss-Massa-Draâ.
Mme Afailal a évoqué les dernières précipitations qui avaient engendré des crues exceptionnelles et des inondations ayant occasionné des pertes humaines et matérielles.

En novembre 2014, en moins de 48 heures, il est tombé l’équivalent d’une année de précipitations estimé à plus de 250 mm causant l’effondrement d’un pont à Agadir, la fermeture des routes, l’effondrement des digues et des dégâts causés aux réseaux électriques. Ces intempéries avaient eu lieu après celle de Guelmim où les pluies avaient provoqué la mort de 36 personnes et des dégâts matériels.

En décembre dernier, un rapport du ministère délégué chargé du Transport avait estimé à près de 1,4 milliard de DH le montant des dégâts matériels causés par les intempéries à travers le territoire.

À Agadir, Charafat Afailal a annoncé le lancement prochain d’un programme de préventions des crues et de réparation des dégâts doté de 2,10 milliards de DH.

Dans la même journée, Mme Afailal s’est rendue à Laâyoune, où a eu lieu la deuxième session du conseil d’administration de l’Agence du bassin hydraulique de Sakia El Hamra et Oued Eddahab et a donné le coup d’envoi des consultations régionales sur la révision de la loi sur l’eau.

Publié 26 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau, Environnement

Irrigation / dessalement marin, Un accord a été conclu avec la profession

Par YASSINE SABER – leseco.ma

L'accord-cadre définit les règles d'exploitation de la nappe et l'usage de l'eau dessalée. Les agriculteurs se sont engagés à souscrire auprès de l'opérateur du réseau de distribution de l'eau dessalée une quantité minimale égale à 3.600 m3/ha/an. Le prix sera indexé annuellement au coût de l'énergie électrique utilisée pour le dessalement.

L’accord-cadre définit les règles d’exploitation de la nappe et l’usage de l’eau dessalée. Les agriculteurs se sont engagés à souscrire auprès de l’opérateur du réseau de distribution de l’eau dessalée une quantité minimale égale à 3.600 m3/ha/an. Le prix sera indexé annuellement au coût de l’énergie électrique utilisée pour le dessalement.

Il y a du nouveau dans le dossier de dessalement de l’eau de mer pour l’irrigation à partir de la station de Tifnit. Alors que l’usine destinée à assurer les besoins du Grand Agadir en eau potable a nécessité près d’1 MMDH à la commune de Tamri, celle de Tifnit dédiée à irriguer le périmètre agricole de Chtouka mobilisera un budget d’environ 2,6 MMDH. Ce n’est pas tout : après la finalisation des différentes études afférentes au projet, l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) vient d’être publié par le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime. S’ajoute à cela la signature de l’accord-cadre pour la sauvegarde de la nappe de Chtouka à travers la réalisation de cette unité de dessalement qui remplacera une partie des prélèvements de la nappe phréatique par de l’eau dessalée. Ledit accord qui reste valable jusqu’à la publication au Bulletin officiel du décret vient d’être conclu par le Conseil régional, la wilaya de la région Souss-Massa-Drâa, la Chambre régionale d’agriculture, la fédération interprofessionnelle des fruits et légumes en plus de l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA) et l’Agence du bassin hydraulique. En vertu de cet accord qui définit les règles d’exploitation de la nappe et l’usage de l’eau dessalée, les agriculteurs se sont engagés à souscrire comme annoncé précédemment dans nos colonnes (voir leseco.ma) à un contrat auprès de l’opérateur du réseau de distribution d’eau dessalée pour une quantité minimale de l’ordre de 3.600 m3 par hectare et par an. Dans le détail, la capacité finale de l’unité de dessalement a été fixée à 167.000 m3/jour alimentant un réseau d’irrigation couvrant près de 13.600 ha. En cas de rupture de livraison d’eau dessalée et lorsque celle-ci est la seule ressource mobilisée par l’agriculteur et que le fournisseur est défaillant dans la réalisation de ses obligations contractuelles à l’égard des agriculteurs, le fournisseur supportera entièrement les dommages causés aux cultures en cours en proportion de sa responsabilité.

S’agissant des exploitants actuels en plein champ, ils pourront souscrire un abonnement pour de l’eau dessalée aux conditions actuellement offertes aux exploitants à haute valeur ajoutée. Cette disposition est valable pendant une durée de 5 ans à compter de la date de mise en eau du réseau d’eau dessalée. En ce qui concerne le coût prévisionnel, il a été fixé avec la profession en fonction du prix de l’énergie. Autrement dit, il sera indexé annuellement au coût de l’énergie électrique utilisée pour le dessalement. À cet égard, le prix oscillerait entre 7 et 6 DH pour les producteurs. L’État devrait mobiliser pour sa part 50% du montant, à savoir 6 DH, soit 12 DH au total par m3. Dans le détail, le prix de vente de l’eau dessalée couvrira nécessairement les coûts de fonctionnement et l’amortissement des investissements financés par le partenaire privé, sa rémunération et une contribution au fonds de renouvellement des équipements. De surcroît, seule la quantité d’eau dessalée réellement livrée à l’agriculteur sera facturée par le fournisseur à travers des compteurs lorsque celui-ci ne sera pas à même de livrer le volume souscrit. En ce qui concerne la mise en place de quotas de prélèvements sur la nappe, c’est l’Office de mise en valeur agricole Souss-Massa et l’Agence du bassin hydraulique qui mettront en place, en commun accord, des quotas pour l’ensemble des puits et forages de la zone de Chtouka en concertation avec la FIFEL. Pour les exploitants recevant l’eau dessalée, ces quotas complèteront les besoins en eau des cultures lorsque l’exploitation n’est pas reliée au réseau public d’irrigation. Pour ceux reliés au périmètre public, les quotas prendront en compte l’approvisoinement par l’eau du barrage. S’agissant des exploitants de la nappe en plein champ, les quotas seront définis en fonction de la disponibilité des ressources et des effets du projet d’économie et de valorisation de l’eau d’irrgation. Par ailleurs, un comité conjoint composé de la FIFEL, de la Chambre régionale d’agriculture, de l’ORMVA et de l’Agence du bassin hydraulique révisera annuellement le niveau des quotas. Pour ce qui est des droits de connexion au réseau, les exploitants à haute valeur ajoutée, qui ne sont pas connectés au réseau initial d’eau dessalée, devront pour être connectés à l’extension du réseau, payer un droit d’entrée calculé sur la superficie exploitée à raison de la valeur de 3.600 m3 précitée d’eau dessalée par hectare, calculée sur le tarif appliqué à l’eau dessalée au moment de la connexion.

Publié 20 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Eau, Environnement

Usine de dessalement d’Agadir : l’AMI (appel à manifestation d’intérêt) publié

par Ariane Salem – .medias24.com

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Le but est d’identifier les opérateurs capables de construire et d’exploiter l’équipement destiné à l’irrigation.

Comme Médias 24 l’annonçait le 19 janvier, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime souhaite établir un partenariat public-privé (PPP) pour la construction et l’exploitation d’une unité de dessalement près d’Agadir, et vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt (AMI) auprès d’investisseurs et opérateurs pour le projet.

L’unité de dessalement de l’eau de mer devrait avoir une capacité finale de 167.000m3 par jour et approvisionner la zone agricole de Chtouka Aït-Baha à travers un réseau d’irrigation.

Le ministère souhaite réaliser ce projet à travers une délégation de service public auprès d’un ou plusieurs opérateurs privés qui assureront le cofinancement, la conception, l’exploitation, la maintenance et la gestion commerciale pendant 30 ans de l’usine et du réseau.

Le gouvernement accordera une subvention pour la réalisation des travaux, et l’opérateur recevra une redevance d’irrigation de la part des agriculteurs.

Les sociétés et organismes intéressés sont invités à retirer le dossier de pré-qualification et à déposer leur candidature au plus tard le 17 avril 2015 à l’adresse ci-dessous.

Les candidats qui seront pré-qualifiés, participeront dans une seconde étape à l’appel d’offres international qui sera lancé pour la sélection du partenaire stratégique.

Publié 14 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Eau

Agadir se dote d’une usine de dessalement d’eau

PAR TARIK BEN LARBI – economie.jeuneafrique.com/

L’usine produira 100 000 m3 d’eau potable par jour. DR

L’entreprise espagnole Abengoa a lancé la construction d’une usine de dessalement près d’Agadir, sur la côte marocaine. Objectif : répondre aux besoins des 800 000 habitants de la région pendant vingt ans.

C’est le premier projet de cette taille au Maroc. Et d’autres pourraient bientôt suivre pour répondre aux besoins en eau potable du pays. Le groupe espagnol Abengoa, spécialiste mondial de l’énergie et de l’environnement, va lancer en janvier la construction d’une usine de dessalement d’eau de mer dans la région d’Agadir.

L’investissement est important, l’enjeu de taille : 82 millions d’euros pour une production journalière de 100 000 m3 d’eau potable. De quoi satisfaire les besoins d’une population de 800 000 personnes jusqu’à l’horizon 2030. Abengoa s’est associé à hauteur de 51 % au fonds InfraMaroc, filiale de la Caisse de dépôt et de gestion, pour créer la Société d’eau dessalée d’Agadir.

Le financement est assuré à 75 % par la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE). Le consortium a été retenu à l’issue d’un appel d’offres de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) conclu en 2012, mais le contrat de gestion n’a été signé qu’en mai 2014, « le temps de mettre en place le cadre législatif nécessaire pour inciter les banques à investir », précise Florian Zickfeld, responsable du développement international de la firme espagnole. Le projet entre aujourd’hui dans sa dernière ligne droite. « Le montage financier est en cours de finalisation », précise un responsable d’Abengoa Water, filiale du groupe. Les travaux ne devraient pas dépasser trente mois, pour une livraison attendue au printemps 2017.

Arguments

Déjà présent au Maroc sur des projets d’électrification en milieu rural et de stations de pompage pour le compte du groupe OCP, Abengoa signe à Agadir son premier contrat public-privé, pour une durée de vingt ans. Le groupe a de sérieux arguments à faire valoir en matière de gestion de l’eau. Il possède en effet, en plus de ses installations en Espagne, trois stations de dessalement d’une capacité totale de 500 000 m3 par jour en Algérie, ainsi qu’une usine au Ghana, une autre en Libye et diverses unités de production dans le monde (Oman, Inde, Chine, États-Unis et Chili).

Pas question, donc, de s’arrêter en si bon chemin. « Notre atout, c’est de pouvoir développer nos propres technologies, aussi bien dans le secteur de l’eau que dans celui de l’énergie. Abengoa investit 100 millions d’euros chaque année dans la recherche. C’est l’innovation qui permettra au Maroc comme à l’Afrique de rattraper certains retards, tout en réalisant des économies importantes », explique Anas Raisuni, directeur du développement du groupe en Afrique. Abengoa, qui a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 7,4 milliards d’euros, compte plusieurs autres projets au Maroc. La compagnie est en lice pour ouvrir une station de traitement des eaux usées à Kenitra ; elle participe également à un appel d’offres pour la construction de deux centrales solaires d’une capacité totale de 350 MW à Ouarzazate.

Publié 27 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Eau, Technique

Charafat Afilal: le Maroc est confronté à une pénurie d’eau

h24info.ma

La ministre déléguée chargée de l’Eau, Charafat Afilal, a confié qu’une pénurie d’eau guettait le Maroc. La crise est loin, mais le gouvernement se prépare.

Répondant mardi à une question orale du groupe Haraki à la Chambre des conseillers, Charafat Afilal a indiqué que cette pénurie s’accentue en raison de la surexploitation des ressources hydriques, la hausse de la demande, le développement économique et les besoins croissants du secteur industriel, ajoutant que ce déficit hydrique est sous contrôle grâce à l’expérience cumulée par le Maroc dans le domaine de gestion préventive des ressources en eau.
Le Maroc, a-­t­-elle poursuivi, dispose d’une stratégie nationale qui a été présentée au roi en 2009, outre le plan national de l’eau qui permettra d’assurer les besoins en eau jusqu’en 2030.
Et la ministre d’ajouter que cette stratégie, qui sera dévoilée lors de la 10ème session du Conseil supérieur de l’eau et du climat, sera soumise au Conseil du gouvernement pour adoption.
Il y est notamment question de contrôle de la demande et de développement de l’offre à travers la diversification des sources d’approvisionnement: dessalement de l’eau de mer et réutilisation des eaux usées.

 

Publié 18 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Eau, Environnement

Barrages de Souss-Massa-Drâa : un taux de remplissage de plus de 90 %

lemag.ma – MAP

Agadir – Les retenues des dix barrages de la région Souss-Massa-Drâa ont affiché, au 2 décembre courant à 8h00, un taux de remplissage de 90,1 %, indique un rapport de l’Agence hydraulique de la région Souss-Massa (ABHSM).

Le volume actuel des barrages est de l’ordre de 1313.79 millions de m3, sur une capacité totale de 1458.54 millions de m3, soit l’équivalent de 930.91 millions de m3 d’apports en eau depuis le 20 novembre dernier, relève ce rapport.

La répartition des réserves stockées fait ressortir un taux de remplissage à 110,5 % pour le barrage Dkhila, 105,2 % pour le barrage Mansour Eddehbi, 103,2 % pour le barrage Youssef Ben Tachefine, 102,8 % pour le barrage d’Aoulouz, 102,2 % pour Imi El Kheng, 101,8 % pour le barrage Ahl Souss, 101,3 % pour le barrage Moulay Abdellah, 67,1 % pour le barrage Tiouine et 57,4 % pour le barrage Abdelmoumen.

Dans une déclaration à la MAP, le directeur de l’ABHSM, Mhamed Faskaoui, a souligné le rôle important de ces barrages qui, au-delà des pertes humaines et dégâts matériels causés par les dernières crues, ont permis de réduire sensiblement les dommages des fortes précipitations qui se sont abattues sur la région.

Il a précisé que, outre les effets bénéfiques des dernières pluies au profit des habitants des zones de montagne, du couvert végétal et des plantes aromatiques et du système écologique dans son ensemble, ces apports en eau permettront d’alimenter la nappe phréatique et d’économiser plus de 55 millions de m3 d’eau de pompage.

Publié 3 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Eau

Un nouveau rapport alarme sur le stress hydrique au Maroc

Par Pauline Chambost – telquel.ma

 

Un nouveau rapport alarme sur le stress hydrique au Maroc
Nous arriverons bientôt sous la barre des 500 m3 d’eau par personne, chiffre limite de la pénurie. Crédit : Cha già José / Flickr.
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Le Maroc est l’un des pays les plus menacés par le stress hydrique. Face au danger, une seule solution : diminuer la consommation d’eau. Pourtant, les autorités souhaitent augmenter la demande.

Le World Ressources Institute a combiné douze indicateurs pour calculer le risque de stress hydrique de chaque pays. Le Maroc y est très mal noté : 4,2 sur 5. Il fait donc partie de la vingtaine de pays les plus menacés, placés en tant qu’« extrêmement risqués ». Les scientifiques alarment déjà depuis plusieurs années sur ce problème de pénurie, mais ce nouveau document offre l’avantage d’être précis, aussi bien au niveau de la localisation que des différents dangers. Pourtant, de son côté, la ministre déléguée en charge de l’Eau, Charafat Afilal, a déclaré ce 15 octobre que « la situation reste sous contrôle ».

stresshydrique

D’après le World Ressource Institutes, tous indicateurs confondus, la majeure partie du territoire se trouve en alerte « haut risque ». Certaines régions sont même classées « extrêmement risquées », à l’image de celle de Marrakech. Le rapport pointe aussi du doigt le risque de perte en qualité, puisque quantité et qualité d’eau sont directement corrélées, comme l’explique Mohamed El Medhi Saidi, climatologue :

Quand l’eau baisse en quantité, la qualité s’altère puisque la concentration en sel augmente. C’est le phénomène dit du biseau salin : quand les nappes phréatiques baissent de niveau, les eaux souterraines pénètrent dans les eaux du continent. Nous l’avons déjà observé dans les régions d’Agadir ou El Jadida.

Trouver de nouvelles ressources ou diminuer notre consommation ?

Face à un tel problème, deux solutions : trouver de nouvelles sources ou diminuer notre consommation. Les autorités veulent combiner les deux, comme l’a rappelé Charafat Afalal, qui a parlé encore ce 15 octobre de « développement de l’offre » à la Chambre des conseillers.

Les autorités ont largement fondé leur politique d’accès à l’eau sur les barrages mais ceux-ci ont une capacité limitée. Des débris provenant des hautes montagnes y stagnent en formant une sorte de vase qui bouche le fond du barrage, qui perd alors en capacité. « Les mesures de ces vases cumulées ont montré que l’on perd l’équivalent d’un barrage chaque année », nous précise le climatologue. Des mesures techniques et biologiques (plantations d’arbres pour fixer le sol) ont été prises pour éviter que les débris n’arrivent jusqu’aux barrages mais cela nécessite de très gros budgets.

Autre possibilité pour trouver de l’eau : le dessalement de l’eau mer, étant donné que le Maroc a un énorme potentiel avec ses milliers de kilomètres de côtes. Problème : cette technique est très énergivore, notamment lors de l’acheminement de l’eau vers la terre. C’est pourtant l’une des solutions retenues par les autorités.

Lire aussi« Charafat Afilal détaille son plan national de l’eau »

Aussi, certains militent pour explorer de nouvelles ressources, mais « elles sont presque toutes connues, hormis les eaux fossiles, qui ne sont pas renouvelables », alerte Mohamed El Medhi Saidi.

Des coupures d’eau pour sensibiliser

La seule solution pour faire face à cette pénurie semble bien être la rationalisation de la consommation. Mais pour le moment, nous sommes bien loin d’une diminution au niveau des ménages. « J’ai l’impression que le citoyen lambda n’a pas conscience de l’existence de ce risque puisqu’il n’a aucun problème d’accès à l’eau », s’inquiète le scientifique. Pour lui, « un pays comme le Maroc devrait imposer un accès limité alors qu’il se comporte comme un pays tempéré ». Le climatologue évoque par exemple l’idée de coupures d’eau pour inciter à une prise de conscience. « Cet été il y a eu une coupure dans la région d’Agadir, c’était la panique incroyable ». Aussi, il cite des pratiques déjà essayées ailleurs, comme l’utilisation pour la chasse d’eau d’une eau ménagère déjà usagée, comme cela se fait au Japon par exemple.

Mais 80 % de l’utilisation hydrique concerne l’agriculture. C’est donc dans ce domaine que la rationalisation devrait être la plus importante. Les exploitations doivent changer leur mode d’irrigation. Un programme a d’ailleurs commencé dans la plupart des territoires irrigués (hormis les zones rurales) pour convertir la pratique actuelle appelée gravitaire, avec laquelle beaucoup d’eau se perd, par le procédé du goutte à goutte.

Publié 16 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Eau, Ecologie, Environnement

Agadir : Un nouveau patron pour la Régie de distribution d’eau

Abdelfattah Aberbri – lematin.ma

La cérémonie d'installation a été marquée par un hommage rendu au DG sortant. Ph. Aberbri - See more at: http://www.lematin.ma/journal/2014/agadir_un-nouveau-patron-pour-la-regie-de-distribution-d-eau/208201.html#sthash.NFwEjaV5.dpuf

La cérémonie d’installation a été marquée par un hommage rendu au DG sortant. Ph. Aberbri 

La cérémonie d’installation du nouveau directeur général de la RAMSA, organisée le 27 août dernier, a été présidée par Yazid Zellou, wali de la région Souss-Massa-Drâa et gouverneur de la préfecture d’Agadir Idaoutanane, en présence du gouverneur de la province d’Inezgane Aït Melloul et des élus, des chefs des dispositifs de sécurité, des chefs des services extérieurs et des cadres de cette agence.
Cette nomination s’inscrit dans le cadre du mouvement opéré par le ministère de l’Intérieur qui vise la dotation de l’administration publique, des agences et des services de l’État de ressources humaines hautement qualifiées.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, le wali a mis l’accent sur la persévérance, l’abnégation et le dévouement dont a fait preuve Ali Benazzouz, prédécesseur d’Ahmed Ouakkas ayant été nommé au même poste en 2009.

Le wali ayant procédé à l’énumération des qualités de monsieur Benazzouz, il a rappelé que ce dernier a contribué à l’amélioration des prestations de cette agence, à travers le pilotage d’une série de chantiers réformateurs anticipés qui en ont fait un modèle digne d’être généralisé au niveau national. «Il a largement contribué à hausser son rendement sur le plan financier et administratif, comme il a opté pour la pérennisation, au sein de cette agence, du principe de proximité». La direction de cette agence, a-t-il enchaîné, est désormais entre les mains d’une personne dotée d’expérience et d’éloquence. Il a entamé sa carrière au sein de la Régie autonome de distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement liquide des provinces d’El Jadida en 1989, en qualité d’ingénieur à la division de l’eau. Il a occupé le poste de chef de service d’exploitation, puis chef de la division de l’eau, avant d’être affecté, en 2005, au poste de directeur de l’Agence autonome d’approvisionnement en eau potable de Taza et celui de directeur général de l’Agence autonome de Chaouia.


Accompagner le développement de la ville

Le développement global nécessite la promotion d’une multitude de secteurs liés les uns aux autres et que celui de l’eau potable et de l’assainissement liquide occupent une place stratégique. La région d’Agadir a connu, durant les dernières décennies, une évolution urbanistique très importante. La RAMSA s’est engagée dans la gestion du secteur de l’eau potable et celui de l’assainissement liquide depuis 1992. L’accompagnement de la croissance démographique et l’extension que connaît la ville d’Agadir au terme de ces dernières décennies implique le déploiement d’efforts draconiens et la mobilisation de tous les moyens pour la préservation de l’adéquation entre les besoins de la population et le volume de l’offre en matière d’eau. Un défi qu’Ahmed Ouakkas est appelé à relever.

Publié 1 septembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau

Agadir : la Ramsa lance le paiement en ligne des factures d’eau et d’assainissement

medias24.com

Ramsa

La Régie autonome multi-services d’Agadir « Ramsa »lance le service de paiement en ligne des factures par carte bancaire à travers son site web www.ramsa.ma.

Ce nouveau service permettra aux habitants des quatre communes urbaines d’Agadir (Agadir, Anza, Tikiouine et Bensergao), Dcheira,Inezgane et Aït Melloul de payer leurs factures d’eau et d’assainissement ou ceux d’un proche, en ligne et par carte bancaire en quelques clics et en toute sécurité 24h/24 et 7j/7.

Publié 2 août 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau

Grâce à l’assainissement des eaux de baignade Agadir améliore ses finances

Samir Benmalek – lematin.ma

La pression sur les ressources en eau douce (ici dans la région d'Agadir) se fait de plus en plus ressentir. L'IPEMED, think tank euro-méditerranéen, prône une nouvelle gouvernance et une gestion innovante. Ph. DR

La pression sur les ressources en eau douce (ici dans la région d’Agadir) se fait de plus en plus ressentir. L’IPEMED, think tank euro-méditerranéen, prône une nouvelle gouvernance et une gestion innovante. Ph. DR

L’ensemble des pays du bassin méditerranéen connaissent le même stress hydrique et les chiffres sont à ce sujet fort éloquents, les 180 millions de Méditerranéens disposent de moins de 1.000 cubes par an, niveau retenu pour définir la pauvreté en eau. L’Afrique du Nord, quant à elle, ne recèle que 0,1% des ressources mondiales d’eau naturelle renouvelable. À cette situation de déficit chronique en eau, s’ajoutent les changements climatique. à ce sujet, le dernier rapport de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED), publié en fin de semaine dernière, rappelle qu’à l’horizon 2050, une diminution significative des ressources en eau est prévue dans les pays du bassin méditerranéen, dont le Maroc. Cette régression est imputable à des hausses de température de 2 à 4 °C ainsi qu’à une baisse de la pluviométrie de 4 à 30% dans la région. Dans son étude intitulée «Financer l’accès à l’eau et à l’assainissement en Méditerranée : les financements innovants : solution ou illusion ?» le think tank rappelle que la consommation d’eau devrait augmenter de 170 km3 à 228 km3 d’ici 2025, compte tenu de la forte croissance démographique. Ainsi, les pays du pourtour méditerranéen vivent un double paradoxe : une raréfaction de la ressource conjuguée à une augmentation de la demande. Quid du Maroc ? L’étude de l’IPEMED, think tank euro-méditerranéen créé en 2006, estime que la demande sur les ressources hydriques devrait augmenter de 66% au Maroc, ce qui aura un impact sur les disponibilités en eau qui passeront de 1.131 m3 par habitant actuellement à 751 m3 par habitant à l’horizon 2025. Cependant, la stratégie adoptée par le Maroc en matière de gestion des ressources hydriques est «à soutenir», selon un rapport qui souligne l’investissement dans le secteur de l’eau et de l’assainissement comme facteur de croissance. Sur ce chapitre, l’exemple de la ville d’Agadir est édifiant. «à Agadir, au Maroc, les politiques d’assainissement des eaux de baignade ont permis une augmentation de 2% des ressources financières de la région, soit 13,5 millions d’euros par an en 2010 et 36 millions d’euros par an en 2015, grâce à l’augmentation de l’activité touristique qui en a découlé», est-il rapporté dans cette étude. En revanche, le rapport de l’IPEMED insiste sur la nécessité de la mise sur pied d’un annuaire hydrologique au Maroc permettant l’évaluation des prélèvements d’eau annuels et de la demande en eau par usager et le développement et la centralisation des statistiques sur les volumes d’eau facturés et payés par les usagers ainsi que sur les volumes d’eau potable produits et distribués en milieu urbain et rural.

Publié 22 juillet 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Eau, Environnement

Dar Si Hmad pour le développement, l’éducation et la culture

L’innovation: une composante clé de nos projets

Dar Si Hmad pour le développement, l’éducation et la culture est une organisation indépendante, à  but non-lucratif fondée en Mars 2010. Nous opérons à Sidi Ifni, la région des ‘Aït Baamrane et Agadir au sud-ouest du Maroc.

Notre travail est dédié à la création de conditions propices pour l’émergence de situations de vie meilleures et une gestion environnementale durable pour les communautés des Ait Baamrane.

Veuillez cliquer ici pour plus amples informations sur Dar Si Hmad.

Notre vision & mission

– Vision: Assurer des moyens de subsistance durables et créer des opportunités auprès des communautés à faibles revenus afin de les aider à apprendre, à développer des compétences et à prospérer.
– Mission: Dar Si Hmad permet de promouvoir  la culture  locale  et créer des initiatives durables  à travers l’éducation,  l’intégration et l’utilisation de l’ingéniosité scientifique avec les communautés du sud-ouest du Maroc.

L’école de l’eau: une première expérience réussie  

Dar Si Hmad a achevé avec succès sa première édition de l’école de l’eau organisée en faveur de 50 enfants de la région rurale des Ait Baamrane.

50 enfants âgés de 7-13 ans ont participé à des activités éducatives et ludiques abordant la thématique de l’eau, une ressource de plus en plus rare dans la région.

Veuillez consulter notre blog et notre facebook pour de plus amples informations.
L’expérience E-learning: un projet pilote  

18 élèves de la première et de la deuxième années du baccalauréat ont participé à notre programme e-learning se basant sur les TICs, et visant à préparer ces filles aux examens finaux de l’enseignement secondaire.

Les participantes forment la première génération de filles à quitter leurs villages à la montagne pour suivre les études secondaires au Lycée Al-Maghreb Al-Arabi, le lycée où nous avons mis en place la première édition du projet de l’enseignement à distance.

Veuillez consulter notre blog pour de plus amples informations.

Projet de Brouillard: finalisation de l’infrastructure

Dar Si Hmad finalise actuellement l’infrastructure du projet de collecte de brouillard. Plus de 300 bénéficiaires issues de 5 villages pilotes auront accès à une eau potable, cette fois-ci, au cœur de leurs cours.  

Veuillez consulter notre facebook pour de plus amples informations.

Echange interculturel: accueil des étudiants de l’université de Quinnipiac  

Dar Si Hmad a accueilli un groupe d’étudiantes de l’université Quinnipiac des Etats-Unis en Mai. Les étudiantes ont pu faire l’expérience de la culture marocaine grâce à un programme riche en activités culturelles et intellectuelles, en plus d’un échange avec des jeunes de leur âge.

Veuillez consulter notre Facebook pour de plus amples informations.
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Publié 15 juillet 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Eau, Région

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