Archives de la catégorie ‘Eau

La première Newsletter de Dar Si Hmad

La première Newsletter de Dar Si Hmad

Dar Si Hmad est ravie de vous accueillir dans un environnement regorgeant de volonté et de passion forte pour contribuer à la création de meilleures conditions de vie. Dar Si Hmad pour le développement, l’éducation et la culture est une organisation indépendante, à but non-lucratif fondée en Mars 2010.
Nous opérons à Sidi Ifni, la région des ‘Aït Baarmrane et Agadir au sud-ouest du Maroc.

Notre travail est dédié à la création de conditions propices pour l’émergence de situations de vie meilleures et une gestion environnementale durable pour les communautés des Ait Baamrane. Notre partenariat avec ces communautés se traduit par la mise en place de projets de développement qui répondent aux besoins et aux aspirations des femmes, des hommes, et des enfants qui souhaitent améliorer leur qualité de vie de manière générale.

Veuillez cliquer ici pour plus amples informations sur Dar Si Hmad.

Notre Vision & Mission

– Vision: Assurer des moyens de subsistance durables et créer des opportunités auprès des  communautés à faibles revenus afin de les aider à apprendre, à développer des compétences et à prospérer.
– Mission: Dar Si Hmad  permet de promouvoir  la culture  locale  et créer des initiatives durables  à  travers  l’éducation,  l’intégration et l’utilisation de l’ingéniosité scientifique avec les communautés du sud-ouest du Maroc.

Projet de collecte de brouillard

Le manque d’eau est un problème qui affecte profondément la vie quotidienne des villageois dans la région de Aït Baarmrane, en particulier les femmes qui consacrent en moyenne 3 heures et demi par jour à la corvée de collecte de l’eau.

Dar Si Hmad, en collaboration avec plusieurs partenaires nationaux et internationaux, a développé un système de collecte de l’eau de brouillard.

La perte des opportunités associées avec la corvée de l’eau notamment pour les femmes est à présent du temps investi dans des activités génératrices de revenu et dans l’éducation. Ce projet a contribué à l’émergence de meilleures conditions de vie pour la population locale.
Pour plus amples informations sur le projet de collecte de brouillard ou sur les autres projets, veuillez consulter notre site web.

Projet de l’école de l’eau

Dar Si Hmad organise un camp de trois semaines abordant la thématique de l’eau dans des villages des Ait-Baarmrane. À travers des ateliers pratiques, Dar Si Hmad aspire à éveiller la curiosité des enfants autour de l’eau, une ressource rare dans la région. Nous envisageons d’éduquer 50 enfants autour des axes relatifs à l’eau en déployant une approche scientifique permettant une découverte nouvelle de leur monde naturel.

Veuillez consulter notre page Facebook pour plus d’informations sur le projet.

24 et 25 juin – L’ADEREE forme au pompage solaire à Agadir

aderee.ma

Pompageours

Dans le cadre de la convention de partenariat signée avec la Région Souss Massa Daraa, l’ADEREE organise le 24 et 25 juin à Agadir une formation sur les systèmes de pompage solaire dans le secteur de l’agriculture, au profit d’un groupe de cadres de la Région et de professionnels du secteur de l’agriculture et de l’énergie. Pour rappel, le module de formation FORMAPOMPSOL forme sur des sujets pointus relatifs au montage et étude technique de projets, au dimensionnement des installations de pompage solaire et aux opérations d’entretien et de maintenance des systèmes.

FORMAPOMPSOL est assuré par des experts Aderee expérimentés dans le domaine de l’énergie solaire photovoltaïque et du pompage, et formés sur la pédagogie de formation selon les standards internationaux.FORMAPOMPSOL comprend des études de cas, ainsi que des exercices de simulations de projets, qui viennent compléter le volet théorique et technique, garantissant une compréhension de la thématique sous tous ses aspects.

Découvrez ici l’offre de formation continue de l’ADEREE, et téléchargez ici la brochure Green Training, le plan de formation de l’ADEREE

Publié 20 juin 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau, Ecologie, Environnement, Technique

Infrastructures : Le fonds Infra Maroc décroche son premier marché

F. Fa – leconomiste.com

  • Il remporte le projet de station de dessalement d’eau de mer d’Agadir
  • Le fonds priorise les projets en greenfield
  • Il vise une taille cible de 3 milliards de DH
La station de dessalement d’eau de mer d’Agadir est le premier projet dans lequel a investi Infra Maroc. Cela a nécessité deux ans et demi de négociations. Le fonds a vocation à investir dans les projets d’infrastructures urbaines, de transport et énergétiques. 65% de ces investissements devraient être orientés vers les nouveaux projets (greenfield).

La station de dessalement d’eau de mer d’Agadir est le premier projet dans lequel a investi Infra Maroc. Cela a nécessité deux ans et demi de négociations. Le fonds a vocation à investir dans les projets d’infrastructures urbaines, de transport et énergétiques. 65% de ces investissements devraient être orientés vers les nouveaux projets (greenfield).

Trois ans après sa création, Infra Maroc va réaliser son premier investissement. Le fonds géré par CDG Capital Infrastructures est adjudicataire du contrat de gestion déléguée de la station de dessalement d’eau de mer d’Agadir avec l’espagnol Abengo
Water. Infra Maroc à vocation à investir dans les projets d’infrastructures urbaines (télécommunications, production et traitement de l’eau;), de transport (ferroviaires, routières, portuaires;) et énergétiques (éolienne, solaire, charbon, gaz). Le fonds cible prioritairement les projets en greenfield. Cela explique pour une partie le temps mis pour la réalisation de sa première opération. «Nous travaillons sur le projet d’Agadir depuis fin 2011, et ce n’est qu’au bout de deux ans et demi que nos efforts se concrétisent», explique Hamid Tawfiki, président de CDG Capital Infrastructures, elle-même filiale de CDG Capital qu’il dirige également. Les nouveaux projets devraient accaparer 65% des investissements du fonds. Le reliquat sera injecté dans des projets existants.
Comme sur le chantier d’Agadir, la stratégie du fonds est de s’entourer de partenaires industriels et ou financiers internationaux pour se positionner sur les projets. La mise en place de la nouvelle loi encadrant la réalisation des projets sous la forme de Partenariats public-privé est censé multiplier les opportunités d’investissement à court terme. Encore faut-il que le fonds dispose de ressources suffisantes pour souscrire aux appels d’offres. Il n’a pas encore atteint sa taille cible de 3 milliards de DH. «Les investisseurs potentiels dans notre fonds sont presque exclusivement des institutionnels. L’infrastructure est une classe d’actifs nouvelle pour eux. De plus les sommes en jeu sont très importantes – le ticket minimum est de 100 millions de dirhams – ce qui rallonge les délais de réflexion», explique Tawfiki. Infra Maroc a récemment obtenu le statut d’organisme de placement en capital risque.
Ce statut s’accompagne de certains avantages fiscaux qui pourraient davantage convaincre les investisseurs à rejoindre le tour de table. «Nous menons actuellement des discussions à un stade très avancé avec plusieurs investisseurs institutionnels qui pourraient prendre rapidement une participation significative dans notre fonds», révèle le patron de CDG Capital Infrastructures.

Publié 10 juin 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Eau, Environnement

Dessalement d’eau de mer à Agadir : la production augmente, les coûts baissent

medias24.com

Osmose et Osmose inverse

Osmose et Osmose inverse

Le contrat signé entre l’Office national de l’eau potable ONEP et le consortium Abengoa et Inframaroc portant sur le dessalement d’eau de mer à Agadir suscite plusieurs interrogations. Ce procédé, réputé pour être énergivore, sera maîtrisé. C’est  ce que nous explique Khalid Tahri, directeur technique et ingénierie à l’ONEP.

Pour un investissement global d’un milliard de DH, la station de dessalement d’eau de mer d’Agadir couvrira l’ensemble des besoins en eaux potable de la région d’Agadir jusqu’en 2030. Elle sera destinée à renforcer les ressources souterraines et superficielles déjà existantes dans la région.

Le procédé d’extraction de l’eau potable reposera sur l’utilisation de la technique d’osmose inverse. Cette technique est basée sur la mise sous pression de l’eau de mer, et permettra pour une quantité donnée, de transformer la moitié du volume d’eau de mer en eau potable. L’autre moitié, doublement concentrée en sel, sera rejetée dans l’océan.

Vous l’aurez deviné. Pour son fonctionnement, la station de dessalement utilisera une quantité importante d’énergie. Cependant, Khalid Tahri nous éclaire sur l’économie d’énergie que permet ce nouveau procédé: «l’utilisation de la pression contenue dans l’eau concentrée en sel permettra un gain en énergie qui peut aller de 35 à 40%. De plus, l’importante capacité de production de l’unité (1.000 litres/seconde) permettra de réaliser une économie d’échelle.» En d’autres termes, lorsque le niveau d’exploitation augmente, le coût y afférent baisse. «Ce volume d’exploitation permettra de réduire la consommation de 5 à 3 kilowatt/heure par m3» précise notre source.

Autrefois coûteux, ces investissements sont aujourd’hui moins onéreux et plus performants. «Il existe actuellement une dizaine de sociétés au monde qui fabriquent des membranes spécialisées dans le dessalement d’eau de mer. La compétition entre ces compagnies permet à la fois de proposer des investissements à bas prix, et une qualité de service plus élevée, notamment en ce qui concerne les machines tournantes.»

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Il est à noter que le Maroc a été l’un des premiers pays au monde à avoir fait appel à la technologie de dessalement d’eau de mer. En 1975 déjà, le Maroc a installé la première station à Tarfaya. Depuis, il a organisé la veille technologique dans ce secteur. Plusieurs villes sont actuellement équipées de centrales de dessalement d’eau de mer, parmi lesquelles  Laayoune et Tantan.

La station d’Agadir, qui sera opérationnelle fin 2016, sera la plus importante d’entre elles. Le Maroc qui sera sous stress hydrique dans quelques années, n’a pas d’autre choix que de développer le dessalement pour l’eau potable et le recyclage des eaux usées pour l’agriculture. L’une des options qui se présentent serait un couplage dessalement-énergie renouvelable (solaire ou éolien). Pour le moment, c’est un simple rêve.

Une usine de dessalement d’eau de mer pour Agadir

Houda El Fatimi – aujourdhui.ma

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Une nouvelle usine de dessalement d’eau de mer verra le jour à Agadir. L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a signé, vendredi dernier à Rabat, un contrat de BOT (Build, Operate and Transfer) d’un investissement de 1 milliard de dirhams, relatif au renforcement de l’alimentation en eau potable de la région du Grand Agadir par dessalement d’eau de mer.

Cette convention a été signée entre l’ONEE et le consortium composé des sociétés Abengoa (Espagne) et Inframaroc, filiale du Groupe CDG (Maroc), retenus à l’issue d’un processus d’appel d’offres international ouvert.

«Cette convention permettra de sécuriser l’alimentation en eau potable dans la région d’Agadir, dont la demande connaît une augmentation très importante, précisant que les autres solutions classiques ne sont plus possibles», a souligné Ali Fassi Fihri, le directeur général de l’ONEE.

En effet, cette première unité, dont le coût d’investissement dépasse un milliard DH, comprendra d’importantes infrastructures composées respectivement d’une prise directe en mer, sous forme d’un émissaire de 1.200 mètres et d’une usine de dessalement basée sur la technologie de l’osmose inverse, et d’un réservoir de stockage d’eau traitée de 35.000 m3.

Ainsi elle comprend également la réalisation d’une station de pompage d’eau traitée, une conduite de 100 mètres raccordée à la conduite existante liant la station de traitement de Tamri aux réservoirs de distribution de la ville d’Agadir ainsi qu’une conduite de rejet par diffusion en mer sur 400 mètres et un poste de transformation.

Le projet sera réalisé en deux phases. La première portera sur la conception, le financement, la construction et l’exploitation d’une usine de dessalement d’eau de mer d’une capacité de 100.000 m3/jour pendant une durée de 20 ans.

Cette convention permet à l’Office de capitaliser sur son savoir-faire développé en matière de montage de projets PPP déjà concrétisés dans le domaine de la production électrique à travers plusieurs réalisations de grande envergure et de donner ainsi corps à la synergie ayant présidé au regroupement des secteurs de l’électricité, de l’eau potable et de l’assainissement au sein d’une même structure publique qu’est l’ONEE.

Il permettra, en effet, de répondre à l’horizon 2030 à la demande croissante des besoins en eau potable de la région du Grand Agadir qui connaît un développement touristique, industriel et urbanistique important. À titre indicatif, cette réalisation de grande envergure, de portée régionale et mondiale, s’inscrit dans les engagements de l’ONEE figurant dans le contrat-programme conclu avec l’Etat pour la période 2014-2017.

 

Publié 3 juin 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Eau, Environnement

Conférence d’Agadir sur les changements climatiques Au secours des oasis

Samir Benmalek – lematin;ma

Les oasis fortement menacées par la hausse des températures.

Les oasis fortement menacées par la hausse des températures.

Les augmentations moyennes de la température de +0,6°C, +1,8°C ou de +3,3°C auront des conséquences inévitables sur les disponibilités en eau dans des zones où le stress hydrique est déjà important. Mais les oasis, fruits de l’adaptation des populations locales durant des siècles à un climat en continuel changement, sont soumises à des pressions de plus en plus fortes, d’où «la nécessité de mettre en place des mécanismes d’adaptation accélérée dans un environnement toujours plus rude», comme l’a souligné Bruno Pouëzat, représentant résident du programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Maroc, lors de l’ouverture de la conférence sur «l’adaptation au changement climatique, entre défis et opportunités», qui s’est déroulée hier lundi à Agadir. Même si les populations oasiennes «n’ont pas attendu nos débats», selon la formule de Mohamed Nbou, directeur des études et de la planification au ministère chargé de l’Environnement, il fallait également mettre en place un cadre qui regroupe les populations concernées, les pouvoirs publics et les institutions internationales. Ce partenariat a pris forme durant la période 2010-2012, qui a connu la naissance du projet spécifique d’adaptation au changement climatique pour des oasis résilientes. Ce programme, financé par le Japon en partenariat avec le Pnud, a été prolongé jusqu’en 2014 et doté de 3 millions de dollars, selon Rachid Tahiri, du ministère chargé de l’Environnement. «Le donateur, qui a vu ses investissements apporter des résultats positifs, a donc décidé d’une deuxième phase avec une intervention du gouvernement marocain», a précisé Bruno Pouëzat qui croit savoir que l’exode rural dans ces régions a diminué et «on a même constaté un retour des populations. C’est un renversement de tendance».

Faire émerger l’économie verte
La première phase de programme est d’abord passée par l’implication des agriculteurs dans différents aspects : gestion des ressources hydriques afin de «décorréler la production agricole et la ressource en eau», renforcement du système d’alerte avec l’entrée en fonction de dix nouvelles stations météo intégrée dans le réseau national, l’éclairage public à partir de l’énergie solaire comme c’est le cas dans la commune rurale de Fezna sur une longueur de 8 kilomètres, nouvelles techniques culturales… Ces réalisations et «le choc du changement climatique qui impose une décision immédiate» offrent également l’opportunité de favoriser l’émergence d’une économie verte. «Si le système économique reste fragile en l’absence d’approche territoriale, la résilience des oasis face aux changements climatiques est un levier vers l’éclosion d’une économie verte», a souhaité Rachid Tahiri. Lors des débats qui ont succédé aux conférences, une intervention d’un élu local a pointé un doigt accusateur sur certains choix de cultures, ce qui explique peut-être cette absence d’approche territoriale : «Cultiver de la pastèque dans une commune comme Tata est un crime», faisant allusion à la grande quantité d’eau, jusqu’à 800 litres, nécessaires pour la production d’une pastèque.

Visite aujourd’hui d’une installation expérimentale de récupération d’eau du brouillard

Tout d’abord, merci à M. Aissa Derhem, président de l’Association Dar Si Hmad pour le développement, l’éducation et la culture, et à Mme Jamila Bargach qui m’ont permis de découvrir cette installation totalement innovante pour le Maroc.

Le trajet pour s’y rendre : de la piste difficile et j’ai pu y aller en profitant d’une visite sur place effectuée par Mounir dans un « vrai » 4×4

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Les cartes :

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Sur cette dernière vue Google-Earth, les points clairs sont les plots de béton sur lesquels sont ancrés les haubans qui maintiennent les supports des filets.

On découvre en montant aux installations ( à 1225 m d’altitude ) de beaux paysages de montagne :

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En arrivant à proximité, on découvre tout un groupe de poteaux verticaux haubannés et l’un de ces groupes sert de support à des filets tendus entre eux :

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d’autres poteaux sont en attente de filets :

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Le principe :

La conception d’un capteur de brouillard est relativement simple. Un filet de polypropylène, possédant une résistance aux rayonnements ultra-violets, est tendu horizontalement et maintenu en place par deux montants verticaux fixés au sol. L’orientation du filet doit être perpendiculaire aux vents dominants. Les capteurs de brouillard sont installés au sommet de la montagne pour la simple raison que les nuages et le brouillard sont plus fréquents à cet endroit-là. Lorsque les nuages rencontrent des capteurs de brouillard sur leur passage, les gouttelettes d’eau qu’ils contiennent se déposent sur les mailles du filet.

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Différents types de mailles sont étudiés actuellement, car ils influent sur le rendement de l’installation. De plus, une armature résistante s’est avérée nécessaire pour éviter le déchirement des filets (c’est cette armature qui apparaît en noir dur les photos ci-dessous) :

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L’eau qui s’est déposée ruisselle sur le filet pour être recueillie dans des gouttières placées en bas du filet

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et elle est ensuite acheminée dans des canalisations, pour être stockée dans des réservoirs de 10 à 12 m3.

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De ces réservoirs, l’eau part vers des citernes situées à 3 km de là : pas de pompe, c’est la gravité qui permet ce transfert. Deux citernes sont prévues pour recevoir l’eau : l’une de 200 m3 et l’autre en construction de 250 m3

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Cette eau est mélangée à de l’eau provenant de puits de forage pour la minéraliser afin de la rendre digeste est servira à alimenter les douars situés à proximité.

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La production d’eau à partir du brouillard est, en bonnes conditions, d’environ 10 litres d’eau par m² et par jour, qui pourra très probablement être amenée à 15 litres par m² par jour.

L’installation actuelle comporte 20 groupes de filets recevant chacun 30 m² de filets, donc 600 m², ce qui représente donc 9000 litres d’eau par jour !

S’agissant d’une installation expérimentale, tous les facteurs (température, vitesse du vent, hygrométrie…) sont relevés automatiquement pour alimenter les études en cours

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L’installation a été effectuée par WasserStiftung en coopération avec Dar Si Hmad :

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Une source d’eau prometteuse pour cette région qui en manque cruellement !

Merci à Mounir qui nous a conduit et guidé avec beaucoup de gentillesse et de compétence pour cette visite

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Eau potable : L’unité qui alimente El Jadida, Settat et Casablanca certifiée. Bientôt pour Agadir

par Karima – eljadida.com

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L’unité de production d’eau potable de Daourat (province d’El Jadida) de l’Office national de l’électricIté et de l’eau potable (ONEE), a été obtenu récemment la certification des activités de traitement et de production d’eau potable, selon le référentiel NM ISO 22000-2006 pour une durée de 3 ans.

 Selon un communiqué de l’ONEE, cette certification, délivrée par l’Institut marocain de normalisation (IMANOR), vient confirmer les efforts déployés par l’ONEE depuis toujours pour délivrer une eau de qualité répondant à la norme marocaine relative à la qualité des eaux d’alimentation humaine. 

La NM ISO 22000, d’application volontaire, réunit toutes les pratiques reconnues en matière de management de la sécurité des denrées alimentaires. 

Ce déploiement de la NM ISO 22000 s’inscrit dans le cadre de la stratégie globale de l’Office visant l’adoption de la démarche qualité dans l’ensemble de ses activités et prestations, tout en protégeant la santé du consommateur, a précisé le communiqué.

En recevant cette distinction, l’unité de production d’eau potable de Daourat, qui alimente une zone stratégique de la côte atlantique comprenant les provinces d’El Jadida, Settat, Berrechid, Casablanca, ainsi que le complexe Maroc Phosphore de l’OCP et la zone industrielle de Jorf Lasfar, devient ainsi la seconde unité de l’Office, après celle de Fès, à être certifiée pour les activités de traitement et de production d’eau potable.
La mise en place de la NM ISO 22000 sera progressivement étendue à d’autres unités de production d’eau potable alimentant les villes d’Agadir, Tétouan, Marrakech et l’axe Rabat/Casablanca, selon l’ONEE.

Publié 18 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Eau

Gharb Papier Carton Agadir inaugure sa station d’épuration des eaux usées

Hafsa Sakhi – lematin.ma

La station entre dans le cadre sa politique environnementale et dans la continuité de sa philosophie et vision écologique.

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Gharb Papier Carton (GPC) l’a annoncé il y a quelques semaines. La filiale du groupe Chaâbi a doté ses unités de Mohammedia et d’Agadir de stations d’épuration des eaux usées.

L’inauguration de cette station dans l’unité d’Agadir se fera le vendredi 18 avril, en présence de Miloud Chaabi PDG de Ynna Holding et Hakima El Haiti, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, chargée de l’environnement.

Avec pour objectif de réduire l’impact sur le milieu naturel dans lequel les usines en question sont implantées, cette démarche permet de réduire de près de 95% de la charge polluante de l’usine.

Outre sa tendance écologique, GPC est aussi connu pour son implication active et continue pour la sécurité et la santé au travail.

A cet effet, les usines d’Agadir et de Meknès avaient été primées récemment par le Certificat d’encouragement pour avoir entrepris une mise à niveau de ces sites respectant ainsi les normes de sécurité, en conformité avec les réglementations en vigueur et les normes internationales.

Publié 15 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau, Ecologie, Environnement, Industrie

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AMANEXPO, Biennale Internationale de l’eau à Agadir du 20 au 23 mars 2014

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L’eau est l’élément le plus troublant de notre planète : On ne peut la saisir à la main et en même temps on se plonge en elle avec volupté.
Depuis son apparition sur terre, elle a tout permis partout où elle est, partout où elle va, soit elle apporte la vie soit elle la porte en elle.
Il suffit pour s’en convaincre de voir, du haut d’un col de l’Atlas par exemple, la langue verdoyante d’une vallée où coule un oued.
Là où l’eau est présente, la vie des citées s’anime. Les premières routes commerciales des grandes villes du monde sont faites grâce aux fleuves, c’est aussi grâce à elle que l’homme a pu découvrir sa planète avec ses grands marins.
0,05% de la surface de l’eau sur terre est consommable et la répartition naturelle est très mal faite. Certaines région du globe souffrent de la sécheresse au même moment où d’autre subissent des inondations mortelles.
À « AMANEXPO », se veut un espace professionnel qui réunira tous les acteurs de l’eau autour des dernières innovations en matière de gestion optimale de cette ressource. On y abordera avec scienticité la problématique de l’eau sur les plans National et International. Ainsi, des ateliers seront animés par des professionnels de l’eau pour aboutir à des pistes de résolutions des questions environnementales relatives à l’eau.
Réunir les Industriels, les Politiciens, les Scientiques, les Décideurs du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne autour d’une idée simple :
« Faire du monde de demain un monde où l’eau est un bien commun ».
AMANEXPO 2014, une plate forme d’échanges, un carrefour de rencontre entre les professionnels du secteur et autre intervenants.

Pourquoi Agadir ?

Parce que l’eau est au cœur des préoccupations des populations, Agadir est le chef-lieu de la région de Souss Massa Drâa où l’eau a toujours été un facteur essentiel du développement malgré tous les problèmes de sécheresse.

C’est en raison de cette rareté que les habitants de la Région de Souss Massa Drâa ont une vraie sagesse ancestrale dans l’utilisation de leur source de vie, de leur source d’avenir : l’eau.

Avec une population croissante, une agriculture stimulée par les politiques publiques et une industrie en plein développement, la Région connaît depuis plusieurs décennies une pression croissante en matière de demande en eau à laquelle se rajoute une élévation notable de la fréquentation touristique.

La vision stratégique tracée par le Conseil de La Région Souss Massa Drâa qui prévoit d’imposer la Région comme un des pôles agricole les plus dynamiques et an de dynamiser le secteur de l’eau pour répondre aux besoins de développement, une convention cadre pour la préservation et le développement des ressources en eau dans le Bassin Hydraulique du Souss Massa Drâa a été signé avec des partenaires ayant la même volonté d’ouvrer ensemble sur les aspects suivants :

  • L’économie et la valorisation de l’eau
  • Le développement de la recherche scientique
  • Le développement et la mobilisation des eaux souterraines
  • La mobilisation des eaux de surface.

La Région de Souss Massa Drâa présente ainsi des opportunités d’affaires extrêmement importantes. Classée première sur huit régions par l’enquête régionale « Doing Business » de la Banque Mondiale quant à la « facilité à faire des affaires », la Région fait également preuve d’une réactivité exemplaire face aux besoins du secteur privé et notamment touristique.

Philosophie Générale du Salon

Le Salon International AMANEXPO 2014 est la nouvelle plateforme incontournable pour les professionnels évoluant dans l’univers de l’eau.
Agadir est lieu unique pour ceux qui souhaitent présenter leurs innovations techniques et scientiques. C’est également une opportunité pour nouer des liens commerciaux forts avec les décideurs Marocains, Africains tant privés que publics.
Ainsi, AMANEXPO 2014 n’est pas seulement une occasion pour s’informer sur les dernières tendances en matière d’industries hydrauliques ou en matière d’hydrologie, mais également un carrefour idéal pour nouer de nouveaux contacts professionnels.
Grâce à une approche innovante mariant le professionnalisme, le social et l’artistique, le salon se veut à la fois un carrefour professionnel
de haut niveau, une rencontre du grand public de la Région de Souss Massa Drâa (La Caravane de Sensibilisation sur l’Eau) et enn une occasion pour la création d’événements annexes (illumination de la ville d’Agadir et spectacle pour tous).
AMANEXPO 2014 est la Biennale Internationale de l’Eau : C’est la principale plateforme pour le marché de l’eau du Maghreb et de l’Afrique.

 

Publié 7 février 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Conférence, Eau, Environnement, Salons

Tan Tan: La nouvelle station de dessalement opérationnelle

par Malika Alami – leconomiste.com

  • Démarrage de l’exploitation en mars prochain
  • Un investissement de plus de 260 millions de DH
  • Le projet pour renforcer l’alimentation en eau potable à Agadir au stade de l’évaluation finale
Dotée d’une technologie de pointe, la nouvelle station de dessalement a un débit de 100 litres/seconde et peut atteindre 150 litres/seconde, indique l’ONEE

Dotée d’une technologie de pointe, la nouvelle station de dessalement a un débit de 100 litres/seconde et peut atteindre 150 litres/seconde, indique l’ONEE

La rareté des ressources en eau dans le Grand Sud du Royaume engendrée par l’aridité de la zone, a suscité depuis plus de trente ans de gros investissements dans plusieurs unités de dessalement à travers la région. La première opération de l’Onep, aujourd’hui ONEE, en matière de dessalement de l’eau dans la zone remonte à 1977, lorsque l’Office a réalisé une unité de dessalement avec une capacité de production atteignant 250 m3 par jour en vue d’approvisionner la ville de Boujdour en eau potable. Cette première expérience a été suivie par la réalisation d’une série de stations de dessalement, avec des opérations d’extension de manière à accompagner l’évolution des besoins en eau potable engendrés par le développement démographique et urbanistique qu’a connu la région. Aujourd’hui, c’est au tour de la ville de Tan Tan d’être équipée d’une nouvelle unité de dessalement des eaux saumâtres qui est entièrement achevée. Le coût d’envoi de l’exploitation est prévu en mars prochain. Financée par le Fonds arabe de développement économique et social (FADES), l’opération a nécessité un investissement de 260 millions de DH. Le tout a permis de mettre en place une technologie de pointe en la matière à travers notamment un canal d’adduction d’eau brute d’un diamètre de 400 mm, deux puits et  trois réservoirs d’eau d’une capacité respective de 1.500 m3, 500 m3 et 250 m3. L’unité de dessalement est aussi dotée de deux stations de pompage et un canal d’injection d’eau d’une longueur de 33 km. L’ensemble de ces équipements vont permettre un débit de la station de 100 litres/seconde qui peut atteindre 150 litres/seconde, est-il indiqué. Objectif de la démarche: renforcer l’alimentation en eau potable de Tan-Tan et le site d’Al Ouatia.
Pour couvrir les besoins de la région de Tan Tan, l’ONEE a investi depuis 2003 une enveloppe budgétaire de près de 420 millions de DH. Ces investissements comme ceux d’aujourd’hui sont de grand intérêt pour l’économie de la zone. Dans le secteur de la pêche, le rôle que joue le port de Tan Tan et les investissements qui y sont prévus dans le cadre du plan Haleutis sont vitaux pour le développement de l’activité dans la région. Outre le projet de Tan Tan, l’ONEE travaille également sur le programme de dessalement pour renforcer l’alimentation en eau potable d’Agadir. Ce chantier est aujourd’hui au stade d’évaluation finale du projet. L’adjudicataire devrait être connu en juin prochain, avance une source proche du dossier.

Publié 2 février 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Eau, Technique

Souss-Massa-Draâ: Pas assez de pluies pour remplir les barrages

ecologie.ma

Les réserves des barrages du Souss-Massa-Draâ sont encore à un niveau très bas malgré les dernières pluies. C’est ce qui ressort du dernier conseil d’administration de l’Agence du bassin hydraulique régional.

La répartition des apports se situe autour de 41% pour le barrage Youssef Ibn Tachefine, 45% pour le barrage Abdelmoumen, 60% pour le barrage d’Aoulouz (ci-dessus), 58% pour le barrage Imi Alkhang et de 35% pour le barrage Mokhtar Soussi

La répartition des apports se situe autour de 41% pour le barrage Youssef Ibn Tachefine, 45% pour le barrage Abdelmoumen, 60% pour le barrage d’Aoulouz (ci-dessus), 58% pour le barrage Imi Alkhang et de 35% pour le barrage Mokhtar Soussi

 

Les neuf barrages du Souss-Massa-Drâa (SMD) ont atteint, au 20 janvier dernier, 501,14 millions de m3, soit un taux de remplissage de 42% de leur volume normal de stockage. La région continue donc à faire face au stress hydrique surtout que la demande globale en eau dépasse 1.000 millions de m3/an face à une offre actuelle qui ne dépasse pas 901 millions de m3/ an.

Le bilan global offre/demande montre un déficit actuel de 136 millions de m3/an. Il devrait se situer autour de 132 millions de m3 en 2020 et 175 millions de m3 en 2030 si rien n’est fait, est-il indiqué.

Le secteur agricole est le plus consommateur d’eau avec 994 millions de m3/an dont 412 millions de m3/an d’eaux de surface et 582 millions de m3 /an d’eaux souterraines. La zone d’action de l’Office régional du Souss-Massa absorbe 889 millions de m3 par an, soit près de 90% de la demande globale. C’est dire le poids du secteur agricole sur les ressources en eau dans le Souss.

Une situation qui rappelle que l’économie de l’eau et la gestion rationnelle de la ressource sont incontournables dans la région. C’est dans ce sens que l’Agence régionale du bassin hydraulique, en partenariat avec le Conseil régional Souss-Massa-Draâ, et l’ORMVA, dans le cadre du contrat de nappe, ont mis en œuvre un programme de développement de la micro-irrigation au profit de 50.000 ha à l’horizon 2017.

Dans la région, pour faire face à la problématique de la rareté de la ressource, d’autres mesures ont été prises ces dix dernières années et les agriculteurs n’ont cessé d’innover en matière de gestion rationnelle de l’eau. Le développement de l’irrigation de précision grâce à la mise en place de la station météo sans oublier l’expérience initiée par une entreprise à Aït Amira de la culture hors-sol de la tomate, sont autant d’actions en faveur de l’économie de l’eau.

Outre l’agriculture, les besoins en la matière sont aussi importants au niveau de la demande en eau potable comme pour l’industrie. Pour ces deux volets, les besoins en 2030 de ce bassin atteindraient 250 millions de m3, soit une augmentation globale de 108% par rapport à l’état actuel. Mais ce sont les besoins en eau du secteur touristique qui devraient connaître la plus importante hausse puisqu’ils devraient passer de 14 millions de m3/an aujourd’hui à 32 millions de m3/an à l’horizon 2030.

Publié 30 janvier 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau, Environnement, Météo

Eau potable & Oléicole Appui financier de la BID au Maroc

lematin.ma

● La Banque islamique du développement accorde au Maroc un prêt d’environ 1,8 MMDH en faveur de projets d’eau potable et du secteur oléicole
● Le président de la BID, Ahmed Mohamed Ali a réitéré la détermination de cette banque d’accompagner et de soutenir les projets de développement socioéconomique dans le Royaume.

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La BID a accordé mercredi un prêt d’environ 1,8 milliard de dirhams (MMDH) au Maroc pour réaliser deux projets concernant l’alimentation en eau potable dans les régions d’Agadir et Chtouka Aït Baha et le secteur oléicole pour les petits agriculteurs. Ce prêt a fait l’objet de conventions de financement signées, lors d’une cérémonie à Rabat, par le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Boussaid et le président du groupe de la BID, Ahmed Mohammed Ali. Le premier projet, qui profitera à une population de plus de 1,5 millions d’habitants, portera sur le renforcement des ouvrages d’adduction d’eau potable permettant l’acheminement des eaux produites à partir de la station de traitement Tamri vers la ville d’Agadir. Il portera également sur la réalisation de systèmes d’alimentation en eau potable au profit de communes rurales au niveau de Chtouka Ait Baha, a indiqué Boussaid qui s’exprimait lors de cette cérémonie. Le deuxième projet, qui s’inscrit dans le cadre du Plan Maroc vert, triplera les revenus des petits agriculteurs et contribuera à l’amélioration de leur productivité et de leurs conditions de vie, a-t-il précisé. Le ministre a remercié la BID pour son soutien de longue durée, saluant l’excellence des relations liant le Maroc et la Banque. Un mémorandum d’entente sur la stratégie de partenariat avec le groupe de la BID a été, également, signé à cette occasion. Il donnera une impulsion aux relations marocaines avec ce bailleur de fonds, dans les domaines des infrastructures, notamment les routes, l’eau potable, les énergies et l’agriculture, selon Boussaid. Pour sa part, Mohamed Ali Ahmed a exprimé la volonté de la BID à renforcer sa coopération avec le Royaume, se félicitant des progrès économiques réalisés au Maroc grâce aux réformes et plans sectoriels de développement. Le mémorandum d’entente sur la stratégie de partenariat avec le groupe de la BID, qui a été « élaboré en concertation avec les acteurs publics et privés, s’étale sur trois ans (2013-2016) », a fait savoir M. Ahmed Ali Mohamed. Il porte sur l’amélioration de la compétitivité du Maroc, le développement rural, la promotion du secteur privé, à travers l’amélioration du climat des affaires, et sur le transfert de l’expertise et du savoir-faire marocain aux pays membres de la BID, notamment en matière du renforcement des capacités, de l’électrification rurale et de la gestion des ressources hydriques, a-t-il précisé. De son côté, le ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Abdelkader Amara, a souligné l’importance des infrastructures dans l’augmentation des flux d’investissements. Amara a exprimé, à cette occasion, la disposition du Maroc à exporter son savoir-faire et son expertise dans les domaines des énergies, de la production de l’électricité et de la gestion hydrique. Durant la période 2007-2013, le volume global des engagements de la BID au Maroc a atteint environ 11 MMDH et a concerné différents secteurs notamment l’électrification, l’alimentation en eau potable, les routes et les autoroutes, la liaison ferroviaire et les ports.Maroc_BID_G2

Publié 30 janvier 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Développement, Eau

ABHSMD : faire face à la rareté de l’eau

Le Matin – agadirnet.com

La préservation des ressources en eau a été au centre de la réunion à Agadir du Conseil administratif de de l’Agence du bassin hydraulique Souss-Massa et Drâa.

actualite_052e1936759f77La deuxième session du Conseil d’administration de l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa et Drâa (ABHSMD) au titre de l’année 2013 s’est tenue, mardi à Agadir, sous la présidence de la ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargée de l’Eau, Charafat Afilal.
A l’ouverture de cette réunion, le wali de la région Souss-Massa-Drâa, Mohamed El Yazid Zellou a présenté un diagnostic de la situation des ressources en eau au niveau de la région et évoqué un certain nombre de défis à relever pour faire face à la rareté de l’eau.
De son côté, la ministre a mis l’accent sur le rôle important qui échoit aux Agences des bassins hydrauliques, en tant que mécanismes institutionnels chargés de la gestion des ressources en eau, dans le cadre d’une démarche participative et intégrée.
Elle a indiqué que les services de son département se penchent actuellement sur l’élaboration du Plan national de l’eau qui constitue une référence fondamentale d’une politique intégrée en la matière tenant compte des aspirations et attentes de l’ensemble des intervenants et acteurs concernés par la question de l’eau.
Ce plan sera présenté bientôt aux travaux de la 10ème du Conseil supérieur de l’eau et du climat, a-t-elle précisé.
Mme Afilal a souligné que l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa et Drâa constitue un modèle à suivre à l’échelle nationale, relevant la contribution de cette Agence à l’exécution de projets typiques et pionniers dans les domaines de l’assainissement liquide, la valorisation et l’économie de l’eau, la collecte des eaux de pluie et du captage des eaux de brouillard.
Cette réunion a été marquée par l’adoption du procès verbal du dernier CA, tenu en juillet à Ouarzazate, ainsi que par la présentation du bilan provisoire de l’exécution du budget de l’Agence au titre de l’année 2013, du projet du budget et du programme d’action pour l’année 2014, outre un exposé sur la situation hydrologique et des délibérations des membres du CA.
Les différentes interventions des membres du CA ont mis l’accent sur les multiples défis qu’affronte la région Souss Massa et Drâa, notamment ceux liés à la surexploitation des ressources en eau dans un contexte de rareté et de sécheresse aggravée par le développement des superficies d’irrigation privées.
La région est confrontée, en plus de la raréfaction des ressources en eau, de la répartition inégale dans l’espace et dans le temps et de la pollution, à d’autres contraintes pour le développement durable des ressources en eau, notamment celles des inondations et de l’érosion.
En 2030, les besoins en eau potable et industrielle de ce bassin atteindraient 250 millions de m3, soit une augmentation globale de 108% par rapport à l’état actuel, alors que la demande en eau d’irrigation passerait de 1724 millions de m3 à 1555 millions, doit une réduction de 10% due principalement aux opérations de l’économie de l’eau dans ce secteur.

Publié 24 janvier 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau, Environnement

Souss-Massa-Drâa : Un taux de remplissage de 40.8 % des barrages

MAP – aujourdhui.ma

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Les neuf barrages du bassin hydraulique de Souss-Massa-Drâa (SMD) ont atteint, au 17 janvier courant, 491.54 millions de m3, soit un taux de remplissage de 40.8 % de leur volume normal de stockage estimé à 1204.82 m3.



Les neuf barrages du bassin hydraulique de Souss-Massa-Drâa (SMD) ont atteint, au 17 janvier courant, 491.54 millions de m3, soit un taux de remplissage de 40.8 % de leur volume normal de stockage estimé à 1204.82 m3.

La répartition des apports se situe autour de 39.1 PC pour le barrage Youssef Ibn Tachefine, 44.7 % pour le barrage Abdelmoumen, 60 % pour le barrage d’Aoulouz, 59.2 % pour le barrage Imi Alkhang et de 34.9% pour le barrage Mokhtar Soussi, selon un exposé présenté récemment au siège de la wilaya de la région SMD à Agadir.

Le même exposé fait ressortir que le barrage Moulay Abdellah a atteint un taux de remplissage de 52.4 %, contre 82.3 % pour le barrage Ahl Souss, 90 % pour le barrage Dkheila et 33 % pour le barrage Al Mansour Eddahbi.

Outre la raréfaction des ressources en eau, la répartition inégale dans l’espace dans le temps et la pollution, le bassin hydraulique Souss-Massa-Drâa est confronté à d’autres contraintes pour le développement durable des ressources en eau, notamment celles des inondations et de l’érosion.

En 2030, les besoins en eau potable et industrielle de ce bassin atteindraient 250 millions de m3, soit une augmentation globale de 108 % par rapport à l’état actuel, alors que la demande en eau d’irrigation passerait de 1724 millions de m3 à 1555 millions, doit une réduction de 10 % due principalement aux opérations de l’économie de l’eau dans ce secteur.

Publié 22 janvier 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Eau, Environnement

Tarifs de l’eau et de l’électricité : des disparités régionales

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Le système de tarification de l’eau et de l’électricité est toujours en attente de réforme. Le mode adopté actuellement engendre plusieurs anomalies et laisse paraitre de grandes disparités des prix entre les différentes villes et régions du pays. En effet, certaines villes sont confrontées à une tarification plus élevée que d’autres. L’explication de cette différence trouve son origine dans le mode de gestion adopté dans chaque zone et qui varie entre gestion déléguée et gestion par des offices nationaux à savoir l’Office national de l’électricité (ONE) et de l’Office national de l’eau potable (ONEP).

Les deux offices en question se placent comme producteurs et distributeurs de ces deux matières vitales. Une donnée qui laisse croire que leurs tarifications sont plus attractives que celle des autres sociétés de gestion déléguées, elles-mêmes clientes chez ces offices. Mais les prix affichés sur les factures démontrent clairement que ceci n’est pas une règle. Dans certaines zones, les gestionnaires délégués assurent une tarification plus intéressante surtout au niveau de la première tranche de facturation d’électricité. Cette tranche allant de 0 à 100 KWH coute 0,8496 DH/HT l’unité dans les zones casablancaises gérées par la Lydec alors que la tarification nationale de l’ONE est de l’ordre de 0,9010 DH l’unité pour la première tranche.
La variation des prix ne dépend pas seulement du mode de gestion, mais elle existe aussi entre les différents opérateurs de gestion déléguée et même entre des villes différentes gérées par le même opérateur de gestion déléguée. L’exemple des villes de Tanger et de Tétouan est représentatif de cette disparité. En effet les deux villes étant gérées par l’opérateur Amendis relevant de Veolia Environnement, enregistre une importante disparité de tarification.

Pour la première tranche d’électricité, les habitants de la ville du Détroit payent plus cher que leurs voisins de la colombe blanche. L’opérateur a fixé le prix unitaire du KWH à 0,9052 DH/HT à Tanger contre 0,7940 DH/HT dans la ville de Tétouan. Cette disparité continue aussi pour les tranches supérieures. Les Tangérois payent 1,006 DH/HT pour la deuxième tranche, 1,1172 DH pour la troisième et les tarifs arrivent à 1,5413 DH/HT pour chaque KWH consommé en quatrième tranche. Quant aux Tétouanais, ils paient 0,8820 DH/HT en deuxième tranche, 0,9800 DH/HT en troisième et 1,3540 quand ils dépassent les 500 kWh par mois.

La tarification d’eau connait aussi d’importantes disparités entre les différentes villes du pays. La ville d’Ouajda dans l’Oriental figure en tête des villes les plus chères au niveau des tarifs d’eau. Les Ouajdis payent 3,81 DH/HT pour la première tranche incluse entre 0 et 6 mètres cubes, 10,11 DH/HT pour la deuxième et 14,72 DH/HT pour la troisième qui commence dés les 21èmes m3. Une redevance mensuelle fixe de 6 DH/HT est aussi à prévoir sur les factures d’eau dans la ville.
Ces chiffres sont relativement élevés si on les compare à ceux de la capitale économique du Royaume. À ce niveau, les Casablancais, même s’ils paient une redevance mensuelle fixe de 8 DH/HT, ils bénéficient d’une tarification moins chère qui est de 2,99 DH/HT le mètre cube pour la première tranche.
Cependant, la deuxième tranche à Casablanca n’est pas calculée de la même façon qu’à Oujda. Elle est incluse entre 6 et 7 m3 alors que la troisième tranche commence de 9 à 20 m3 et coûte 10,30 DH/HT pour chaque m3 consommé.

Hors les disparités et les variations des tarifs auxquelles sont confrontés les clients. Les opérateurs sont, quant à eux, confrontés à des difficultés de prélèvement des compteurs ou à l’utilisation des fontaines publiques ou de puits creusés dans certains quartiers anciens. Des données qui devront être prises en compte pour toute réforme prochaine de ce secteur.

 

Publié 15 janvier 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Consommation, Eau, Région

Grand Agadir : L’accès à l’eau potable généralisé en 2015

par Malika ALAMI – leconomiste.com

La réutilisation des eaux usées du Grand Agadir est aussi une stratégie majeure de la Ramsa. Les installations mises en place permettent aujourd’hui de couvrir les besoins des golfs de la zone. Le volume des eaux usées traitées au niveau secondaire est actuellement de 10.000 m3/j et devrait être de 30.000 m3/j fin 2014 - See more at: http://www.leconomiste.com/article/915287-grand-agadirl-acc-s-l-eau-potable-g-n-ralis-en-2015#sthash.MmnQzwCu.dpuf

La réutilisation des eaux usées du Grand Agadir est aussi une stratégie majeure de la Ramsa. Les installations mises en place permettent aujourd’hui de couvrir les besoins des golfs de la zone. Le volume des eaux usées traitées au niveau secondaire est actuellement de 10.000 m3/j et devrait être de 30.000 m3/j fin 2014

Bonne nouvelle pour le Grand Agadir. L’accès à l’eau potable sera généralisé dès 2015. C’est un des grands chantiers de la Régie autonome multiservices d’Agadir (Ramsa). C’est ce qu’indiquent les responsables de l’établissement. Durant les dix dernières années, l’accès à l’eau est passé de 76% en 2003 à 98% en 2013. Entre 2014 et 2018, ce sont 150 millions de DH au total, dont 75 millions de DH pour la distribution, qui seront investis à cet effet. Il est question notamment de la restructuration de la distribution pour assurer des conditions de desserte optimales, les besoins ne cessant d’augmenter avec le développement démographique de la zone. Aujourd’hui, pour répondre à la demande, Agadir et sa périphérie sont pourvues de 23 réservoirs répartis sur différents secteurs de la région faisant passer la capacité de stockage de 15.800 m3 en 1983 à 127.500 m3 en 2013 permettant une autonomie de distribution de 27 heures, précise Ali Benazouz, directeur général de la Ramsa. La poursuite du programme d’assainissement liquide du Grand Agadir est un autre chantier prioritaire de l’établissement durant la période 2014/2018. Pour rappel, la première tranche de ce programme d’assainissement liquide est achevée. Elle a nécessité un investissement de 828 millions de DH. La deuxième tranche d’un coût de 1,66 milliard de DH a démarré en 2008 et devrait être bouclée en 2018. Il reste aujourd’hui à investir durant la période 2014/2018 une enveloppe de 550 millions de DH pour permettre notamment la dépollution de la zone nord d’Agadir. Ce plan stratégique concerne également les équipements de récupération et de valorisation du biogaz de la station d’épuration de M’zar, entre autres. La réutilisation des eaux usées du Grand Agadir est en effet une stratégie majeure de la Ramsa. Ce chantier est même une première expérience du genre à l’échelle d’une ville dans le Royaume. Les installations mises en place ces dernières années permettent aujourd’hui de couvrir les besoins des golfs de la zone. Le volume des eaux usées traitées au niveau secondaire est actuellement de 10.000 m3/j et devrait être de 30.000 m3/j fin 2014. Le golf de l’Océan est actuellement le premier à être desservi par les eaux épurées avec une moyenne de 4.000 m3/j. L’objectif de ce chantier d’économie de l’eau dans le Grand Agadir ne pourrait cependant être pleinement atteint que par le développement d’une synergie entre les différents acteurs publics et privés concernés. Cela passe aussi par la mise en place d’un programme de recherche sur la réutilisation des ressources en eau épurées mais aussi sur la valorisation des boues.

Publié 13 janvier 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau, Environnement

Quatrième Congrès international «Eaux, Déchets, et Environnement» d’Agadir

Elimane Sembène – lematin.ma

La préservation de la faune et de son écosystème est l'un des grands défis actuels.

La préservation de la faune et de son écosystème est l’un des grands défis actuels.

La protection des ressources naturelles appelle une mobilisation urgente et pérenne

Nous vivons dans une société de forte consommation. Beaucoup d’entreprises qui s’activent dans l’agroalimentaire n’hésitent pas à déployer de gros moyens pour satisfaire cette demande. Sauf que cette hausse de la production se répercute négativement sur l’écosystème. Autrement dit, certains produits qu’elles utilisent dégradent les ressources naturelles et menacent l’environnement. À cela, s’ajoutent les tonnes de déchets post-consommation de différentes sortes. C’est pour mesurer ces effets nocifs que la Faculté des sciences et le Laboratoire matériaux et environnement (LME) de l’Université Ibn Zohr ont organisé, du 18 au 20 décembre, le quatrième Congrès international «Eaux, Déchets et Environnement». D’après le comité d’organisation, «cet événement est une occasion qui permet de rassembler des universitaires, des chercheurs, des spécialistes et des gestionnaires du domaine de la protection de l’environnement, de l’eau et des déchets afin de présenter leurs travaux de recherche et d’échanger leurs expériences. L’importance de cette rencontre et de ce sujet n’est pas à démontrer surtout que la pollution et la dégradation de l’environnement dans tous ses états (liquide, solide et air) ont atteint des dimensions de plus en plus inquiétantes.» Ce rendez-vous scientifique a réuni plusieurs experts marocains et étrangers. 
Les échanges se sont articulés autour de six thématiques : les ressources naturelles, le milieu marin, les eaux usées, les déchets solides, l’air et le sol, ainsi que les aspects législatifs et règlementaires relatifs à l’eau et aux déchets.

Gaspillage et pollution menacent les ressourcesen eau

Intéressons-nous d’abord aux problématiques liées à l’eau, ce liquide précieux. Dans son exposé, Farid Zerrouq de l’École supérieure de technologie de l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès liste les menaces qui guettent les ressources hydriques du Royaume et propose des solutions pour y remédier. «Les ressources en eau du Maroc sont triplement menacées par les changements climatiques, le gaspillage et la pollution. Pour faire face à ces dangers et préserver l’équilibre hydrique fragile dans notre pays, il est nécessaire de prendre des mesures urgentes, notamment, en ce qui concerne l’application de la loi sur l’eau. Il est nécessaire de mettre à jour les données concernant les ressources en eau du Royaume, d’évaluer la consommation réelle et la consommation utile et de recenser les utilisateurs de l’eau en général et les grands consommateurs en particulier», suggère-t-il.

Quand on évoque l’eau, on pense forcément à la consommation, et qui dit consommation, fait référence aux boissons. Mais connait-on réellement la qualité de l’eau des boissons que nous buvons ? Pas sûr. Pour lever ce mystère, le Laboratoire régional de diagnostic épidémiologique et d’hygiène du milieu de la direction régionale du ministère de la Santé de la ville de Fès a réalisé, entre janvier et décembre 2012, une étude sur les composantes de l’eau de boisson, dans six arrondissements de la ville. Des techniciens de l’hygiène ont effectué des prélèvements sur un échantillon de 152 flacons. Les résultats de cette enquête ont été présentés lors de ce congrès. «Ces résultats préliminaires relatifs aux paramètres étudiés doivent rassurer les autorités locales et les habitants de la ville de Fès sur la bonne qualité chimique de l’eau de boisson dispensée. Cependant, il serait souhaitable et indispensable d’élargir la gamme des analyses réalisées au laboratoire par l’instauration d’autres paramètres chimiques afin de déceler toute sorte de pollution chimique des eaux notamment celles destinées à l’alimentation humaine et prévenir ainsi tout risque sanitaire grave», indiquent les responsables de l’étude.

Réduire la pollution marine

Les exposants n’ont pas également passé sous silence la pollution marine. Deux études de cas ont été présentées notamment pour l’estuaire de l’oued Bouregreg situé entre Rabat et Salé, et au niveau de l’oued Oum Er-Rbia de Khénifra et ses affluents, le plus grand fleuve du Maroc (550 km de long). «L’estuaire de Bouregreg soufre principalement d’une forte pollution physico-chimique, microbiologique et métallique. Selon les normes marocaines, les eaux de cet estuaire sont qualifiées de polluées et d’impropres à la baignade. 
Devant cette pollution et l’absence d’apport d’eau douce à l’amont de l’estuaire, après la construction du barrage, la marée se trouve de plus en plus incapable à elle seule de rétablir l’équilibre de cet écosystème. 
La contamination métallique a affecté le sédiment, l’eau et même les espèces benthiques», souligne une équipe de professeurs de l’École supérieure de technologie de l’Université Mohammed V-Agdal de Rabat. L’étude de la qualité des eaux de l’oued Oum Er-Rbia a démontré que «sur le plan bactériologique, les eaux de ces oueds sont en moyenne de bonne qualité, et sont aptes à l’irrigation sans restriction (…) sur le plan minéralogique, les eaux ne sont pas beaucoup chargées, puisque la conductivité se situe généralement, que ce soit en hiver ou en été, entre 500 et 1 900 μs/cm (unité de mesure de la conductivité).

Pour les autres paramètres, ils répondent globalement aux normes marocaines de la qualité de l’eau des rivières, dans les différents sites.» Selon l’équipe de recherche de l’Université Sultan Moulay Slimane de Béni-Mellal, l’objectif de cette étude était de situer les sites les plus vulnérables à la pollution, identifier et classer les sources et les types de polluants qui menacent l’oued, et dégager des solutions pour lutter contre ce phénomène. En 2006, cinq millions d’habitants vivaient aux abords de l’oued Oum Er-Rbia, soit 16,2% de l’ensemble de la population marocaine. «Le positionnement géographique ainsi que les caractéristiques pédologiques et hydroclimatiques du bassin le placent parmi les bassins les plus actifs économiquement (agriculture et industrie) au Maroc. Cependant, cela augmente la vulnérabilité de ses ressources en eaux à la pollution», constatent-ils. Par ailleurs, des chercheurs de l’Institut national de recherche halieutique de Casablanca ont dressé un tableau sombre des rejets d’eaux usées qui affectent le littoral de la région du Grand Casablanca. «L’analyse des eaux usées confirme la présence d’une charge polluante, notamment en éléments nutritifs, matière en suspension et métaux lourds.

L’étude des eaux marines littorales révèle des teneurs élevées en matières azotées et en orthophosphates au niveau de Sidi Bernoussi et la Station chérifienne d’engrais, ce qui montre l’influence des apports d’eaux 
usées domestiques et industrielles», indique-t-on. 

 

Questions à Noureddine El Alem, coordonnateur du congrès

«Renforcer l’échange de savoir-faire entre les chercheurs marocains et étrangers»

Vous avez organisé, du 18 au 20 décembre à Agadir, la quatrième édition du Congrès international «Eaux, Déchets et Environnements». Quels ont été les objectifs de cet événement ? 
Cette manifestation est organisée tous les deux ans depuis 2007. La première édition à Oujda, la deuxième à El Jadida en 2009, la troisième à Fès en 2011 et la quatrième a eu lieu il y a quelques jours à Agadir, elle a été organisée par la Faculté des sciences et le Laboratoire matériaux et environnement (LME). Ce congrès a été une opportunité pour les chercheurs et les différents opérateurs dans le domaine de la gestion des déchets solides et liquides et leurs impacts sur l’environnement pour faire le point sur les différents thèmes de recherche et pour renforcer l’échange de savoir-faire dans la matière de l’environnement entre les chercheurs marocains et étrangers. L’objectif était de réunir les scientifiques et les spécialistes du domaine autour des thématiques liées à la protection des ressources en eau et de l’environnement. C’était l’occasion également pour les chercheurs de discuter des derniers travaux et innovations dans le domaine du traitement des eaux usées, des déchets et la valorisation de la matière. Ce colloque a ouvert à nos étudiants-doctorants des horizons et des perspectives en mettant à jour les connaissances et avancées réalisées dans les différents domaines de l’environnement aussi bien au niveau de la recherche fondamentale qu’appliquée.

Lors de cette rencontre, des chercheurs ont présenté des exposés sur la santé du littoral à Sidi Ifni et la surveillance de l’impact des eaux usées, mais aussi les situations environnementales dans le Bouregreg à Salé et à Béni-Mellal. Ces zones présentent-elles des particularités ?
Ce ne sont que des exemples, on a des problèmes environnementaux partout au Maroc. Les participants de toutes les villes universitaires, allant de Oujda jusqu’à Agadir, en passant par Nador, Tétouan, Tanger, Taza, Khouribga, Marrakech, etc., ont présenté leurs travaux en touchant tous les thèmes, soit par des communications orales soit par l’affiche, notamment sur l’évaluation de la décharge contrôlée de la ville d’Al-Hoceima, la pollution de l’air dans la région d’Agadir, le transfert des métaux lourds du sol vers les plantes cultivées à proximité de la décharge publique de la ville de Marrakech, la contribution au traitement par infiltration-percolation des lixiviats de la décharge publique non contrôlée de la ville de Taza, ainsi que l’assainissement et la préservation des milieux naturels (exemples de la lagune de Nador et l’optimisation des étapes de clarification de la station de traitement de l’eau potable de Tamri, Agadir, etc.).

Si vous deviez énumérer les problèmes environnementaux majeurs que connait la ville d’Agadir, que diriez-vous ?
La ville d’Agadir a fait beaucoup de progrès dans le domaine de l’épuration des eaux usées du Grand Agadir puisque depuis 2005-2006. Ces dernières sont traitées par le procédé d’infiltration-percolation dans une grande station d’épuration à M’zar à Ait Melloul, ce qui a amélioré les conditions de vie des populations les plus défavorisées et a protégé l’environnement et les écosystèmes côtiers. Mais il reste une zone industrielle à Anza (Nord d’Agadir) où les effluents de cette agglomération sont directement rejetés, sans aucun traitement, en mer au niveau de la baie. Un autre problème, c’est celui de la décharge publique, la situation en matière d’hygiène et de salubrité publique au niveau de la ville d’Agadir est caractérisée par des insuffisances en matière de gestion des déchets ménagers, qui se répercutent de manière inexorable sur le cadre de vie. La connaissance de la composition des déchets ménagers est indispensable pour choisir, évaluer, améliorer leur mode de gestion et de traitement.

 

Activités du Laboratoire matériaux et environnement de l’Université Ibn Zohr

D’après Noureddine El Alem, «le Laboratoire matériaux et environnement (LME) s’est orienté depuis plusieurs années vers les nanomatériaux et systèmes adaptés aux sciences de l’environnement. L’axe principal est l’innovation en matière de matériaux pour la détection et la dépollution. Le LME regroupe des compétences en matériaux, en traitement des eaux usées, en électrochimie, en chimie analytique, en procédés et en modélisation.» Ainsi, le laboratoire est constitué de quatre équipes de recherche. Il a acquis, depuis 1997, la compétence dans le domaine des sciences des matériaux appliqués à l’environnement, dans le cadre de collaborations avec divers établissements et laboratoires nationaux et internationaux, notamment avec l’Université du Sud Toulon en France, la Faculté des sciences Semlalia de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, et l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès.

Publié 30 décembre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau, Ecologie, Environnement

Congrès international «Eau déchets et environnement » à Agadir

Nezha Mounir – libe.ma Agadir Baie Et de 4. Le Congrès international «Eau déchets et environnement » revient en force. Forts du succès enregistré par les précédentes éditions, les organisateurs récidivent. C’est la capitale du Souss, et plus précisément la Faculté des sciences de l’Université Ibn Zohr qui a été choisie pour abriter cette manifestation de grande envergure.  Ainsi, du 18 au 20 décembre, la matière grise scientifique s’y invitera pour débattre de bon nombre de thèmes ayant trait au sujet. Il va sans dire que l’utilisation intensive et abusive des ressources en eau et l’augmentation des rejets liquides, solides et gazeux dans le milieu naturel, contribuent à détériorer notre environnement et présentent un impact néfaste sur notre santé, l’économie et  les espèces vivantes. De ce fait, le recyclage, le stockage et la revalorisation des déchets sont devenus un enjeu vital pour l’environnement et la qualité de vie de notre planète. Nous devrions prendre des mesures urgentes concertées et globales sur le plan scientifique et législatif pour apporter des solutions concrètes aux problèmes de la pollution. L’objectif de cette manifestation est de réunir les scientifiques et les spécialistes autour de thématiques liées à la protection des ressources en eau et de l’environnement. C’est l’occasion également pour les chercheurs de débattre des dernières recherches et innovations dans le traitement des eaux usées, des déchets et la valorisation en la matière. Ainsi, les participants se pencheront sur les ressources en eau avec tout ce que cela engendre comme adduction, traitement et comme problèmes y afférents. Quant au milieu marin, il ne manquera pas de nourrir les débats notamment à travers sa caractérisation, les risques de pollution  et par conséquent les moyens de sa préservation. Par ailleurs, les eaux usées, de par les problèmes qu’elles posent, susciteront évidemment l’intérêt des intervenants qui chercheront des réponses quant à leur impact, à la façon de les traiter sans omettre les enjeux engendrés. Il en sera de même des déchets solides. Il va sans dire que l’air et le sol du fait des risques de  pollution agricole et industrielle auxquels ils sont exposés mériteraient largement qu’une part des débats leur soit consacrée. Et pour clore les interventions, rien de tel que de s’arrêter sur les aspects législatifs et réglementaires relatifs à l’eau et aux déchets. Il  faut préciser également que  les organisateurs du colloque souhaitent que cette rencontre puisse être un brassage d’idées, un lieu de convivialité où la recherche trouve toute sa dimension internationale  et serve au bien-être de tous Pour rappel, les précédentes éditions ont eu lieu respectivement à Oujda (2007),  El Jadida (2009) et Fès (2011)

Publié 16 décembre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau, Ecologie, Environnement

Un taux de remplissage des barrages de 66,4 % Les retenues des principaux barrages ont atteint, plus de 10,4 milliards de m3 vers la fin d’octobre

libe.ma

5986478-8924871Les retenues des principaux grands barrages du Royaume ont atteint, à la date du 24 octobre, plus de 10,4 milliards de m3, enregistrant ainsi un taux de remplissage de 66,4%, contre 53,8% réalisé à la même date de 2012 (8,5 milliards m3), selon le Département de l’Eau.
Cette progression annuelle des taux de remplissage a été constatée essentiellement au barrage Garde Sebou qui est passé de 95,8% le 24 octobre 2012 à 97% le même jour de 2013, au barrage de Oued Za (de 72,6% à 96,7%) et d’Al Massira (de 77,1% à 94,1%).
Le barrage de Sidi Said Maachou a pu conserver son niveau optimal avec un taux de remplissage de l’ordre de 100%, précise la même source.
Le Département relève, toutefois, des baisses des réserves d’eau dans certains barrages, dont celui de Dkhila (passé de 93,2% à 51,2%), Mokhtar Soussi (passé de 80,9% à 38%) et Youssef Ben Tachfine (passé de 53 pc à 46 pc).
Ces taux reflètent une hausse des précipitations par rapport à l’année dernière qui aura un impact positif sur la campagne agricole 2013-2014, lancée le 30 septembre dans la région Tadla-Azilal.
Selon le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime, l’année agricole 2012-2013 a été marquée par des résultats « exceptionnels » avec une production de céréales de 97 millions de quintaux et une nette amélioration de production des autres filières agricoles.
Le ministère note, à cet égard, une augmentation de la production sucrière de près de
60 %, et une production prévisionnelle d’olivier en hausse de 30% et en agrumes de 35% durant la campagne précédente.

 

Publié 25 octobre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Eau, Environnement

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