Archives de la catégorie ‘Ecologie

Le Cluster solaire lance son 1er appel à projets

medias24.com

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Le Cluster solaire lance son premier appel à projets Fast track to market (FT2M) au titre de l’année 2015, qui offre une contribution financière et technique aux entreprises nationales pour le déploiement des technologies vertes, notamment les énergies renouvelables.

Lancé en partenariat avec le MCIC (Morocco climate innovation center, initiative de la banque mondiale), cet appel d’offres vise à favoriser l’émergence d’une filière industrielle nationale dans les domaines de la maitrise de l’énergie et des énergies renouvelables, et à permettre aux entreprises marocaines de constituer des références dans le domaine des technologies vertes, indique un communiqué du Cluster solaire.

Le FT2M offre une contribution financière aux projets sélectionnés, pouvant atteindre 500.000 DH à hauteur de 50% du montant d’investissement, en plus d’une assistance technique aux porteurs des projets, depuis la conception jusqu’au démarrage d’exploitation des projets.

La sélection des projets FT2M se déroulera en deux temps : une première phase de présélection sur la base d’une présentation sommaire du projet suivie d’une phase finale de sélection sur la base d’un dossier technique détaillé du projet.

Les dossiers de candidature au FT2M doivent être envoyés par mail au plus tard le 9 mars 2015. Le règlement de cet appel à projets est téléchargeable depuis le site web www.masen.ma.

Pour mémoire, deux projets pilotes ont déjà pu bénéficier de la contribution financière du FT2M et sont actuellement en cours de réalisation dans les régions d’Essaouira et d’Agadir dans le domaine de la production de chaleur industrielle à base d’énergie solaire et celui du développement de solutions d’électrification autonomes pour les zones non connectés au réseau.

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Publié 28 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Ecologie, Environnement

LE SABLE – Enquête sur une disparition

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Après la ruée vers l’or, y-a-t-il une ruée vers le sable ? Puces électroniques, plastiques, et surtout matériaux de construction, le sable, matière première bon marché est partout.
Si le sable des déserts reste impropre à la construction, l’économie du bâtiment s’est massivement tournée vers l’exploitation des rivières et plages, au détriment de l’équilibre des écosystèmes. Petit à petit, les appétits économiques ont grignoté au moins 75 % des plages du monde, et englouti des îles entières : enquête sur un pillage écologique mêlant multinationales et réseaux mafieux.
À l’issue de la projection, un échange sera animé par Lhoussine Bouchaou, Professeur de Sciences de l’Université Ibn Zohr et Khadija Sami, Responsable de l’Observatoire Régional de l’Environnement et du développement durable du Souss Massa Draâ.


Sur invitation à retirer à l’IFA

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A travers une investigation méticuleuse, le réalisateur Denis Delestrac révèle une réalité que jusqu’alors seuls des scientifiques, des ONG et les grands groupes de travaux publics connaissent: Le sable des plages est une ressource limitée et il est devenu en quelques années l’objet d’enjeux faramineux.  En observant l’extraction illégale au Maroc pour le besoin de son boom touristique qui entraîne la disparition des plages du pays, l’expansion de Singapour qui, malgré les lois, continue de s’approvisionner chez ses voisins, dont l’Indonésie qui voit ses îles disparaître et ses eaux territoriales reculer, Dubaï et ses projets pharaoniques de créations d’îles qui épuise ses propres ressources pour finalement importer du sable…. d’Australie, ou encore la Floride qui voit neuf dixième de ses plages disparaître, et enfin la France où des groupes industriels tentent des s’approprier les réserves de sable sous-marin dans des zones protégées… ce documentaire nous fait comprendre les tenants et les aboutissants d’une réaction en chaîne désastreuse.  Un drame écologique, social et humain sans précédent qui pourrait mener à la disparition totale des plages du monde.

Guillaume Rappeneau, producteur du film (Rappi Productions), lors du débat ayant suivi la projection de ce film au siège de Surfrider Foundation Europe à Biarritz à laquelle j’avais assisté. (Photo M. Terrier)

 

 

 

Publié 15 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Culture, Ecologie, Environnement

Eléphant Vert lance deux projets à Agadir et Berkane

lavieco.com

Eléphant Vert est en train de concrétiser deux nouveaux projets à Agadir et à l’agropole de Berkane.

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Après le lancement de son unité industrielle au parc Agropolis de Meknès, la société à but non lucratif Eléphant Vert, entité émanant de la Fondation suisse Antenna, est en train de concrétiser deux nouveaux projets à Agadir et à l’agropole de Berkane. Ces nouveaux sites bénéficieront chacun d’une enveloppe de 80 millions de DH. Le démarrage officiel de ces unités est prévu pour 2017. Elles produiront des bio-fertilisants et des bio-pesticides qui seront destinés principalement à la consommation locale. Pour rappel, la Fondation suisse Antenna compte aujourd’hui plus de trente projets en exécution dans une vingtaine de pays.

Publié 11 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Ecologie

INAUGURATION D’UNE ÉCOLE BIOCLIMATIQUE AU MAROC

carenews.com

Mercredi 15 octobre, les enfants du village d’Aknaibich, près d’Agadir au Maroc, se sont installés dans leur toute nouvelle salle de classe.
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Avec leur institutrice, ces jeunes écoliers de 3 à 6 ans ont découvert leur nouvelle école maternelle dont la construction a été rendue possible grâce au soutien du programme Action Carbone Solidaire de la fondation GoodPlanet. Cette école maternelle n’est pas tout à fait comme les autres puisqu’elle est dite bioclimatique : elle est construite en matériaux naturels et locaux (galets de l’oued, terre crue, bois, paille et roseaux), selon des techniques traditionnelles, mais également avec des inspirations plus modernes (techniques solaires passives et parasismiques).

Ce projet a initié la synergie de tous les acteurs locaux, de la mise à disposition du terrain à l’achat de mobiliers et d’équipement scolaire pour les petits élèves, en passant par l’aide logistique fournie par les jeunes du village pour l’accueil des architectes sur place.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là, puisque la Fondation GoodPlanet accompagnera cette école pendant les 2 ans à venir au travers de la création d’un club environnement, de la mise en place d’un potager  biologique et d’une correspondance scolaire avec de jeunes français.

Pour en savoir plus sur les activités de la Fondation GoodPlanet.

Publié 29 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Ecologie, Scolarité

Environnement durable : La caravane de l’ONEE s’arrête à Agadir

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • L’Office sillonne à longueur d’année les villes concernées
  • 4e escale à Agadir puis cap sur Tiznit et Dakhla
  • Un village pédagogique sur la place Bijaouane
Les petits soussis d’Agadir et des villes avoisinantes ont pris d’assaut le village pour participer aux ateliers thématiques,  axés autour de l’économie de l’eau et de l’électricité, du traitement des déchets...

Les petits soussis d’Agadir et des villes avoisinantes ont pris d’assaut le village pour participer aux ateliers thématiques, axés autour de l’économie de l’eau et de l’électricité, du traitement des déchets…

Pour l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), la sensibilisation à la protection de l’environnement ne se limite pas à une période particulière. L’Office continue ainsi de sillonner à longueur d’année les villes aux plages parrainées pour mener sa campagne d’éducation au respect et à la protection d’un environnement durable. Après Bouznika, Casablanca et Sidi Bennour, la caravane a jeté l’ancre à Agadir pour une 4e escale. La place Bijaouane, a accueilli pendant une semaine un village pédagogique itinérant de 2.500 m2. «Ce projet éducatif cible notamment les écoliers dont l’atout est d’assurer la relève», explique un organisateur. Les petits soussis d’Agadir, et des villes avoisinantes ont pris d’assaut le village pour participer aux ateliers thématiques, axés autour de l’économie de l’eau et de l’électricité, ou du traitement des déchets. Dans ces stands, les écoliers sont avisés des menaces qui pèsent sur l’environnement comme la dégradation des terres, la perte de la biodiversité, la pollution et les nuisances diverses. Des jeux électroniques interactifs et des films écologiques viennent en complément pour que l’enfant soit bien informé sur le sujet et sache quelle attitude adopter pour contrecarrer ces risques. Bien sûr, il s’agit de mettre en pratique les enseignements appris. Il faut noter, que l’implication des jeunes dans la protection de l’environnement en général, et du littoral en particulier est importante, vu qu’ils sont les meilleurs relayeurs de  l’information dans leurs milieux scolaire et familial. Les conséquences de la dégradation de la biodiversité sur la faune et la flore constituant une menace pour le bien être des générations futures.
Pour rappel, l’ONEE parraine dix zones sur le littoral. Pour l’année 2014, un programme ambitieux a été élaboré sous l’appellation «Tous pour un littoral durable». Une action qui s’inscrit dans les nouvelles orientations du programme «Plages propres» de la Fondation Mohammed VI. Un programme sponsorisé par des entreprises citoyennes. Après Agadir, la caravane mettra le cap sur Tiznit, puis sur Dakhla du 31 octobre au 6 novembre, date qui coïncide avec l’anniversaire de commémoration de la Marche verte.

Publié 27 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Ecologie, Environnement

Agadir : Sensibilisation à la protection de l’environnement

Abdelfattah Aberbri – lematin.ma

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Sensibiliser et éduquer au respect de l’environnement, tel est l’objectif de l’installation par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), du 13 au 18 octobre dernier à la place Bijaouane, d’un Village pédagogique en faveur des écoliers issus de la ville d’Agadir et de ses régions. Des activités ludiques, des ateliers thématiques, des débats animés et encadrés par des moniteurs, qui s’articulent autour de l’économie de l’eau et de l’électricité, du traitement des déchets et de l’importance que devrait revêtir la sauvegarde de l’environnement et la préservation de la faune et de la flore. Ce Village dédié aux futures générations se veut aussi une plateforme pour mettre l’accent sur l’importance de la propreté du littoral, ainsi que sur le danger que représente l’exploitation excessive des ressources halieutiques sur l’écosystème marin.

Des jeux vidéo interactifs et des supports audiovisuels ont également été mis à la disposition des enfants pour expliquer de manière ludique les enjeux portés par ce village dont les organisateurs ambitionnent, notamment, l’implication des écoliers dans l’instauration d’une culture de respect de l’environnement. Le tout moyennant des messages portant sur la protection du littoral conformément au programme «Plages propres» initié par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement.
La ville d’Agadir a constitué à ce propos la quatrième étape de la Caravane du village itinérant, après celles de Bouznika, de Casablanca et de Sidi Bennour. Rappelons en ce sens que la ville limitrophe de Tiznit accueillera le Village du 20 au 24 de ce mois. La ville de Dakhla, quant à elle, aura à son tour rendez-vous avec la Caravane du 31 octobre au 6 novembre prochain. Cette étape coïncidera avec la commémoration du 39e anniversaire de la Marche verte.

Par ailleurs, la sensibilisation et l’éducation à la protection de l’environnement ne peuvent être concrétisées sans l’implication citoyenne engagée et continue de toutes les composantes de la société. Pour se faire, il serait souhaitable que le programme «Tous pour un littoral durable» ne soit plus organisé de manière saisonnière, mais plutôt couvrir les 12 mois de l’année. À souligner que la cérémonie d’ouverture du Village pédagogique a été présidée par Mohamed Yazid Zellou, wali de la région de Souss-Massa-Drâa et gouverneur de la préfecture d’Agadir Idaoutanane, en présence de plusieurs personnalités, dont les élus.

 

Publié 21 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Ecologie, Enseignement, Environnement

Un nouveau rapport alarme sur le stress hydrique au Maroc

Par Pauline Chambost – telquel.ma

 

Un nouveau rapport alarme sur le stress hydrique au Maroc
Nous arriverons bientôt sous la barre des 500 m3 d’eau par personne, chiffre limite de la pénurie. Crédit : Cha già José / Flickr.
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Le Maroc est l’un des pays les plus menacés par le stress hydrique. Face au danger, une seule solution : diminuer la consommation d’eau. Pourtant, les autorités souhaitent augmenter la demande.

Le World Ressources Institute a combiné douze indicateurs pour calculer le risque de stress hydrique de chaque pays. Le Maroc y est très mal noté : 4,2 sur 5. Il fait donc partie de la vingtaine de pays les plus menacés, placés en tant qu’« extrêmement risqués ». Les scientifiques alarment déjà depuis plusieurs années sur ce problème de pénurie, mais ce nouveau document offre l’avantage d’être précis, aussi bien au niveau de la localisation que des différents dangers. Pourtant, de son côté, la ministre déléguée en charge de l’Eau, Charafat Afilal, a déclaré ce 15 octobre que « la situation reste sous contrôle ».

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D’après le World Ressource Institutes, tous indicateurs confondus, la majeure partie du territoire se trouve en alerte « haut risque ». Certaines régions sont même classées « extrêmement risquées », à l’image de celle de Marrakech. Le rapport pointe aussi du doigt le risque de perte en qualité, puisque quantité et qualité d’eau sont directement corrélées, comme l’explique Mohamed El Medhi Saidi, climatologue :

Quand l’eau baisse en quantité, la qualité s’altère puisque la concentration en sel augmente. C’est le phénomène dit du biseau salin : quand les nappes phréatiques baissent de niveau, les eaux souterraines pénètrent dans les eaux du continent. Nous l’avons déjà observé dans les régions d’Agadir ou El Jadida.

Trouver de nouvelles ressources ou diminuer notre consommation ?

Face à un tel problème, deux solutions : trouver de nouvelles sources ou diminuer notre consommation. Les autorités veulent combiner les deux, comme l’a rappelé Charafat Afalal, qui a parlé encore ce 15 octobre de « développement de l’offre » à la Chambre des conseillers.

Les autorités ont largement fondé leur politique d’accès à l’eau sur les barrages mais ceux-ci ont une capacité limitée. Des débris provenant des hautes montagnes y stagnent en formant une sorte de vase qui bouche le fond du barrage, qui perd alors en capacité. « Les mesures de ces vases cumulées ont montré que l’on perd l’équivalent d’un barrage chaque année », nous précise le climatologue. Des mesures techniques et biologiques (plantations d’arbres pour fixer le sol) ont été prises pour éviter que les débris n’arrivent jusqu’aux barrages mais cela nécessite de très gros budgets.

Autre possibilité pour trouver de l’eau : le dessalement de l’eau mer, étant donné que le Maroc a un énorme potentiel avec ses milliers de kilomètres de côtes. Problème : cette technique est très énergivore, notamment lors de l’acheminement de l’eau vers la terre. C’est pourtant l’une des solutions retenues par les autorités.

Lire aussi« Charafat Afilal détaille son plan national de l’eau »

Aussi, certains militent pour explorer de nouvelles ressources, mais « elles sont presque toutes connues, hormis les eaux fossiles, qui ne sont pas renouvelables », alerte Mohamed El Medhi Saidi.

Des coupures d’eau pour sensibiliser

La seule solution pour faire face à cette pénurie semble bien être la rationalisation de la consommation. Mais pour le moment, nous sommes bien loin d’une diminution au niveau des ménages. « J’ai l’impression que le citoyen lambda n’a pas conscience de l’existence de ce risque puisqu’il n’a aucun problème d’accès à l’eau », s’inquiète le scientifique. Pour lui, « un pays comme le Maroc devrait imposer un accès limité alors qu’il se comporte comme un pays tempéré ». Le climatologue évoque par exemple l’idée de coupures d’eau pour inciter à une prise de conscience. « Cet été il y a eu une coupure dans la région d’Agadir, c’était la panique incroyable ». Aussi, il cite des pratiques déjà essayées ailleurs, comme l’utilisation pour la chasse d’eau d’une eau ménagère déjà usagée, comme cela se fait au Japon par exemple.

Mais 80 % de l’utilisation hydrique concerne l’agriculture. C’est donc dans ce domaine que la rationalisation devrait être la plus importante. Les exploitations doivent changer leur mode d’irrigation. Un programme a d’ailleurs commencé dans la plupart des territoires irrigués (hormis les zones rurales) pour convertir la pratique actuelle appelée gravitaire, avec laquelle beaucoup d’eau se perd, par le procédé du goutte à goutte.

Publié 16 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Eau, Ecologie, Environnement

La première Newsletter de Dar Si Hmad

La première Newsletter de Dar Si Hmad

Dar Si Hmad est ravie de vous accueillir dans un environnement regorgeant de volonté et de passion forte pour contribuer à la création de meilleures conditions de vie. Dar Si Hmad pour le développement, l’éducation et la culture est une organisation indépendante, à but non-lucratif fondée en Mars 2010.
Nous opérons à Sidi Ifni, la région des ‘Aït Baarmrane et Agadir au sud-ouest du Maroc.

Notre travail est dédié à la création de conditions propices pour l’émergence de situations de vie meilleures et une gestion environnementale durable pour les communautés des Ait Baamrane. Notre partenariat avec ces communautés se traduit par la mise en place de projets de développement qui répondent aux besoins et aux aspirations des femmes, des hommes, et des enfants qui souhaitent améliorer leur qualité de vie de manière générale.

Veuillez cliquer ici pour plus amples informations sur Dar Si Hmad.

Notre Vision & Mission

– Vision: Assurer des moyens de subsistance durables et créer des opportunités auprès des  communautés à faibles revenus afin de les aider à apprendre, à développer des compétences et à prospérer.
– Mission: Dar Si Hmad  permet de promouvoir  la culture  locale  et créer des initiatives durables  à  travers  l’éducation,  l’intégration et l’utilisation de l’ingéniosité scientifique avec les communautés du sud-ouest du Maroc.

Projet de collecte de brouillard

Le manque d’eau est un problème qui affecte profondément la vie quotidienne des villageois dans la région de Aït Baarmrane, en particulier les femmes qui consacrent en moyenne 3 heures et demi par jour à la corvée de collecte de l’eau.

Dar Si Hmad, en collaboration avec plusieurs partenaires nationaux et internationaux, a développé un système de collecte de l’eau de brouillard.

La perte des opportunités associées avec la corvée de l’eau notamment pour les femmes est à présent du temps investi dans des activités génératrices de revenu et dans l’éducation. Ce projet a contribué à l’émergence de meilleures conditions de vie pour la population locale.
Pour plus amples informations sur le projet de collecte de brouillard ou sur les autres projets, veuillez consulter notre site web.

Projet de l’école de l’eau

Dar Si Hmad organise un camp de trois semaines abordant la thématique de l’eau dans des villages des Ait-Baarmrane. À travers des ateliers pratiques, Dar Si Hmad aspire à éveiller la curiosité des enfants autour de l’eau, une ressource rare dans la région. Nous envisageons d’éduquer 50 enfants autour des axes relatifs à l’eau en déployant une approche scientifique permettant une découverte nouvelle de leur monde naturel.

Veuillez consulter notre page Facebook pour plus d’informations sur le projet.

24 et 25 juin – L’ADEREE forme au pompage solaire à Agadir

aderee.ma

Pompageours

Dans le cadre de la convention de partenariat signée avec la Région Souss Massa Daraa, l’ADEREE organise le 24 et 25 juin à Agadir une formation sur les systèmes de pompage solaire dans le secteur de l’agriculture, au profit d’un groupe de cadres de la Région et de professionnels du secteur de l’agriculture et de l’énergie. Pour rappel, le module de formation FORMAPOMPSOL forme sur des sujets pointus relatifs au montage et étude technique de projets, au dimensionnement des installations de pompage solaire et aux opérations d’entretien et de maintenance des systèmes.

FORMAPOMPSOL est assuré par des experts Aderee expérimentés dans le domaine de l’énergie solaire photovoltaïque et du pompage, et formés sur la pédagogie de formation selon les standards internationaux.FORMAPOMPSOL comprend des études de cas, ainsi que des exercices de simulations de projets, qui viennent compléter le volet théorique et technique, garantissant une compréhension de la thématique sous tous ses aspects.

Découvrez ici l’offre de formation continue de l’ADEREE, et téléchargez ici la brochure Green Training, le plan de formation de l’ADEREE

Publié 20 juin 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau, Ecologie, Environnement, Technique

Elever les oasis au rang de patrimoine mondial

libe.ma

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L’adaptation au changement climatique des oasis du Maroc : entre défis et opportunités” est l’intitulé d’une conférence dont les travaux ont eu lieu, récemment à Agadir, en prélude à un voyage de presse devant se poursuivre jusqu’au 31 mai dans plusieurs zones oasiennes du Sud marocain.
A l’ouverture de cette rencontre, qui s’est déroulée en présence de représentants de communes, de chercheurs, agronomes et d’acteurs associatifs, Mohamed Nbou, directeur des études, de la planification et de la prospective au département de l’environnement, a mis l’accent sur l’importance d’associer les médias aux efforts déployés et aux projets réalisés dans les zones oasiennes, notamment ceux liés à la gestion de la rareté de l’eau et de la réutilisation des eaux usées.
Espace vulnérable qui subit de plein fouet l’impact des changements climatiques, le milieu oasien a plus que jamais besoin d’actions concrètes qui, appuyées par les autorités, les instances élues et les populations locales dans le cadre de réseaux, devraient faire valoir les oasis comme un patrimoine mondial tant les défis que cela implique dépassent largement les frontières nationales et régionales, a-t-il signalé.
De son côté, Bruno Pouezat, représentant résident du PNUD à Rabat, a fait observer que le Maroc, de par sa position géographique, fournit un cas d’étude où le changement climatique est un phénomène visible et tangible au quotidien, particulièrement dans les oasis, relevant l’importance de valoriser les actions qui sont menées dans ces espaces, creuset d’une culture et d’une civilisation ancestrales dans le sillage de l’adaptation de l’homme et de la nature aux changements climatiques par d’ingénieux mécanismes de survie.
Il a, à ce propos, indiqué que les projections futures du climat au Maroc, réalisées dans le cadre de la seconde communication nationale sur le changement climatique, prévoient une tendance à des augmentations moyennes de température de +0,6 C, +1,8 C et +3,2 C, respectivement pour les horizons 2015, 2045 et 2075, alors que les baisses moyennes des précipitations, qui seront de l’ordre de -6%, -13% et -19% respectivement pour les mêmes horizons, témoignant d’une situation critique et alarmante dans le futur.
Les travaux de cette conférence se sont articulés autour de quatre séances portant sur “Le défi du changement climatique”, “Les résultats phares du projet d’adaptation au changement climatique : vers des oasis résilientes”, “Les programmes de développement territorial durable des oasis du Tafilalet et du Sud” et “Les technologies agro-climatiques au service de l’adaptation au changement climatique : cas de l’agriculture dans la région d’Agadir (Agrotech)”.
Cette conférence marque le coup d’envoi d’un voyage de presse comportant des visites de terrain à Agrotech-Agadir, des réunions avec les acteurs locaux et la société civile et des visites de plusieurs projets réalisés dans le cadre de la lutte contre le changement climatique dans des oasis à Guelmim, Foum Lahsen, Tata, Foum Zguid, Dadès, Ouarzazate et Skoura.

Conférence d’Agadir sur les changements climatiques Au secours des oasis

Samir Benmalek – lematin;ma

Les oasis fortement menacées par la hausse des températures.

Les oasis fortement menacées par la hausse des températures.

Les augmentations moyennes de la température de +0,6°C, +1,8°C ou de +3,3°C auront des conséquences inévitables sur les disponibilités en eau dans des zones où le stress hydrique est déjà important. Mais les oasis, fruits de l’adaptation des populations locales durant des siècles à un climat en continuel changement, sont soumises à des pressions de plus en plus fortes, d’où «la nécessité de mettre en place des mécanismes d’adaptation accélérée dans un environnement toujours plus rude», comme l’a souligné Bruno Pouëzat, représentant résident du programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Maroc, lors de l’ouverture de la conférence sur «l’adaptation au changement climatique, entre défis et opportunités», qui s’est déroulée hier lundi à Agadir. Même si les populations oasiennes «n’ont pas attendu nos débats», selon la formule de Mohamed Nbou, directeur des études et de la planification au ministère chargé de l’Environnement, il fallait également mettre en place un cadre qui regroupe les populations concernées, les pouvoirs publics et les institutions internationales. Ce partenariat a pris forme durant la période 2010-2012, qui a connu la naissance du projet spécifique d’adaptation au changement climatique pour des oasis résilientes. Ce programme, financé par le Japon en partenariat avec le Pnud, a été prolongé jusqu’en 2014 et doté de 3 millions de dollars, selon Rachid Tahiri, du ministère chargé de l’Environnement. «Le donateur, qui a vu ses investissements apporter des résultats positifs, a donc décidé d’une deuxième phase avec une intervention du gouvernement marocain», a précisé Bruno Pouëzat qui croit savoir que l’exode rural dans ces régions a diminué et «on a même constaté un retour des populations. C’est un renversement de tendance».

Faire émerger l’économie verte
La première phase de programme est d’abord passée par l’implication des agriculteurs dans différents aspects : gestion des ressources hydriques afin de «décorréler la production agricole et la ressource en eau», renforcement du système d’alerte avec l’entrée en fonction de dix nouvelles stations météo intégrée dans le réseau national, l’éclairage public à partir de l’énergie solaire comme c’est le cas dans la commune rurale de Fezna sur une longueur de 8 kilomètres, nouvelles techniques culturales… Ces réalisations et «le choc du changement climatique qui impose une décision immédiate» offrent également l’opportunité de favoriser l’émergence d’une économie verte. «Si le système économique reste fragile en l’absence d’approche territoriale, la résilience des oasis face aux changements climatiques est un levier vers l’éclosion d’une économie verte», a souhaité Rachid Tahiri. Lors des débats qui ont succédé aux conférences, une intervention d’un élu local a pointé un doigt accusateur sur certains choix de cultures, ce qui explique peut-être cette absence d’approche territoriale : «Cultiver de la pastèque dans une commune comme Tata est un crime», faisant allusion à la grande quantité d’eau, jusqu’à 800 litres, nécessaires pour la production d’une pastèque.

2ème édition du Forum de la mer: Succès à tous les niveaux

par Dounia Mounadi – aujourdhui.ma

Succès avéré pour la deuxième édition du Forum de la mer qui a pris fin dimanche 11 mai. Une édition qui a déjà porté le regard des organisateurs et des participants vers l’avenir. 

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C’est ainsi que certaines thématiques ont déjà été identifiées pour la prochaine édition.

Parmi elles, la bio-inspiration ou comment s’inspirer de la nature pour concevoir, fabriquer et construire. Aussi, un atelier thématique a été fixé pour l’année prochaine. Il sera présidé par Gilles Bœuf, un chercheur passionné et passionnant qui a conquis cette année le public d’El Jadida lors d’une conférence inoubliable autour de la biodiversité.

Par ailleurs, dès l’ouverture, la légitimité naturelle du forum de la mer était exprimée et le ton est donné : «Le Forum de la mer est un espace d’échange et de partage où le débat constructif est le bienvenu». Dans ce sens, dès la séance plénière inaugurale Tarik Kabbage, maire d’Agadir, rappelle, le poing sur la table, les deux décennies qui nous séparent désormais du lancement du projet de loi sur le littoral.

Un projet resté lettre morte, laissant ainsi de nombreux drames écologiques et urbanistiques avoir le littoral pour théâtre. Hakima El Haite, ministre déléguée à l’environnement, répond dans un discours déterminé et convaincant que la loi du littoral sera présentée devant le Parlement durant cette session printanière.

Pour sa part, Aziz Rabbah, ministre de l’équipement, du transport et de la logistique, a assuré soutenir les efforts de Hakima El Haite dans sa volonté de préserver notre littoral et sa beauté. Rupert Joy, ambassadeur, chef de la délégation de l’UE au Maroc, a, quant à lui, rappelé que le Forum de la mer doit être soutenu car l’effet de levier sur les populations de ce genre de manifestations peut être immense.

Visite aujourd’hui d’une installation expérimentale de récupération d’eau du brouillard

Tout d’abord, merci à M. Aissa Derhem, président de l’Association Dar Si Hmad pour le développement, l’éducation et la culture, et à Mme Jamila Bargach qui m’ont permis de découvrir cette installation totalement innovante pour le Maroc.

Le trajet pour s’y rendre : de la piste difficile et j’ai pu y aller en profitant d’une visite sur place effectuée par Mounir dans un « vrai » 4×4

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Les cartes :

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Sur cette dernière vue Google-Earth, les points clairs sont les plots de béton sur lesquels sont ancrés les haubans qui maintiennent les supports des filets.

On découvre en montant aux installations ( à 1225 m d’altitude ) de beaux paysages de montagne :

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En arrivant à proximité, on découvre tout un groupe de poteaux verticaux haubannés et l’un de ces groupes sert de support à des filets tendus entre eux :

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d’autres poteaux sont en attente de filets :

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Le principe :

La conception d’un capteur de brouillard est relativement simple. Un filet de polypropylène, possédant une résistance aux rayonnements ultra-violets, est tendu horizontalement et maintenu en place par deux montants verticaux fixés au sol. L’orientation du filet doit être perpendiculaire aux vents dominants. Les capteurs de brouillard sont installés au sommet de la montagne pour la simple raison que les nuages et le brouillard sont plus fréquents à cet endroit-là. Lorsque les nuages rencontrent des capteurs de brouillard sur leur passage, les gouttelettes d’eau qu’ils contiennent se déposent sur les mailles du filet.

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Différents types de mailles sont étudiés actuellement, car ils influent sur le rendement de l’installation. De plus, une armature résistante s’est avérée nécessaire pour éviter le déchirement des filets (c’est cette armature qui apparaît en noir dur les photos ci-dessous) :

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L’eau qui s’est déposée ruisselle sur le filet pour être recueillie dans des gouttières placées en bas du filet

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et elle est ensuite acheminée dans des canalisations, pour être stockée dans des réservoirs de 10 à 12 m3.

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De ces réservoirs, l’eau part vers des citernes situées à 3 km de là : pas de pompe, c’est la gravité qui permet ce transfert. Deux citernes sont prévues pour recevoir l’eau : l’une de 200 m3 et l’autre en construction de 250 m3

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Cette eau est mélangée à de l’eau provenant de puits de forage pour la minéraliser afin de la rendre digeste est servira à alimenter les douars situés à proximité.

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La production d’eau à partir du brouillard est, en bonnes conditions, d’environ 10 litres d’eau par m² et par jour, qui pourra très probablement être amenée à 15 litres par m² par jour.

L’installation actuelle comporte 20 groupes de filets recevant chacun 30 m² de filets, donc 600 m², ce qui représente donc 9000 litres d’eau par jour !

S’agissant d’une installation expérimentale, tous les facteurs (température, vitesse du vent, hygrométrie…) sont relevés automatiquement pour alimenter les études en cours

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L’installation a été effectuée par WasserStiftung en coopération avec Dar Si Hmad :

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Une source d’eau prometteuse pour cette région qui en manque cruellement !

Merci à Mounir qui nous a conduit et guidé avec beaucoup de gentillesse et de compétence pour cette visite

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Maroc : la phase finale du parc éolien de Tarfaya

par Vincent Souchon – usinenouvelle.com

Le plus grand parc éolien d’Afrique à Tarfaya au sud du Maroc est sur le point d’être achevé. Les 131 éoliennes de 101 mètres de diamètre devrait produire 301 MW, de quoi alimenter une ville comme Marrakech et son million d’habitants. Un reportage en vidéo de la chaine tv France 2 sur ce projet.

Alors que sa construction s’achève, les caméras de France 2 nous emmenent visiter le parc éolien de Tarfaya, dans le sud de Maroc dont L’Usine Nouvelle avait révélé le 10 avril les premiers raccordements au réseau et tests de production.

La construction de ce parc le plus grand d’Afrique à ce jour, a été lancée début 2013. Ses promoteurs à 50-50 du projet sont Nareva Holding, une filiale de la SNI (holding de la famille royale du Maroc) et le groupe GDF-Suez, regroupés pour l’occasion dans la société Tarec.

Ce projet est unique en son genre sur le territoire africain avec 131 éoliennes entrainant des pales de 50 mètres pour produire 301 MW. Selon Ahmed Nakkouch, PDG de Nareva le projet sera totalement opérationnel et connecté au réseau électrique avant la fin d’année.

L’investissement s’élève à 450 millions d’euros financé à  80% par un pool de banques marocaines (Attijariwafa Bank, Banque centrale populaire et BMCE). Le solde a été apporté sur fonds propres à égalité par GDF-Suez et Nareva Holding.

Le parc profite de sa position sur un plateau désertique et des alizés pour accumuler toute la puissance des vents de la région avec un facteur de charge de 40%… ce qui n’est parfois pas sans poser problème lors de la mise en place comme le montre le reportage de France2.

Maroc : la production a débuté sur le futur plus grand parc éolien d’Afrique

AFP – fr.news.yahoo.com

AFP/AFP/Archives - Le parc éolien de la Compagnie Eolienne du Détroit (CED), près de Tetouan (Maroc).

AFP/AFP/Archives – Le parc éolien de la Compagnie Eolienne du Détroit (CED), près de Tetouan (Maroc).

Le parc éolien de Tarfaya, sud-ouest du Maroc, a produit ses premiers kilowatts et sera entièrement opérationnel à l’automne, devenant alors le plus grand d’Afrique avec plus de 130 turbines et une puissance de 300 mégawatts.

Implanté sur près de 10.000 hectares, à proximité de l’Océan, ses 131 éoliennes –80 m de haut– permettront de subvenir aux besoins en électricité de plusieurs centaines de milliers d’habitants, selon ses concepteurs. Ce projet est emblématique de la volonté du Maroc de couvrir, d’ici à 2020, 42% de ses besoins à l’aide des énergies renouvelables.

A cette date, un total de 4.000 MW devra provenir de l’éolien et du solaire. Dépourvu à ce jour d’importantes réserves en hydrocarbures, le royaume a lancé dès l’an dernier les travaux d’un premier parc solaire géant près de Ouarzazate (sud).

S’agissant de Tarfaya, les travaux ont débuté fin 2012 et, à ce jour, « 88 des 131 turbines ont été montées », a affirmé mardi Mohammed Sebti, le directeur du pôle énergie de Nareva, société marocaine en charge du projet en joint-venture avec les Français de GDF-Suez.

Parmi elles, « 44 ont été raccordées au réseau et les premiers kilowatts ont été livrés le 3 avril », a-t-il annoncé, lors d’une visite de terrain.

Selon lui, la production du site va désormais monter en puissance et sa « mise en service totale interviendra vers octobre, comme prévu ».

D’un coût global de 500 millions d’euros, le parc éolien de Tarfaya deviendra alors le plus important du continent, détrônant celui d’Ashegodae, en Ethiopie, qui compte 84 turbines et produit jusqu’à 120 MW.

Une cinquantaine d’emplois –sur les 700 nécessaires à la construction– seront maintenus en phase d’exploitation.

Si d’autres régions du Maroc sont concernées, le sud-ouest du royaume et son bord de mer désertique battu par les vents constitue le principal chantier en matière d’énergie éolienne: un autre champ tourne déjà à plein régime à Akhfennir, à une centaine de km de Tarfaya. Il compte une soixantaine de turbines, pour une production de 100 MW.

La région de Tarfaya est limitrophe du Sahara occidental, un vaste territoire contrôlé par Rabat depuis le départ du colonisateur espagnol dans les années 1970 mais revendiqué par les indépendantistes du Front Polisario.

Un parc éolien existe déjà à Foum el Oued, près de Laâyoune, et d’autres projets pourraient voir le jour, selon le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Cet organisme institutionnel a publié fin 2013 un programme de développement sur 10 ans pour le Sahara occidental, qui prévoit de mobiliser quelque 13 milliards d’euros en recourant davantage à l’investissement privé.

Avec 10 millions de lampes à basse consommation : L’ONEE lance la deuxième phase d’Inara

aufaitmaroc.com

Durant ces dix dernières années, la demande nationale d’électricité a connu une croissance soutenue d’environ 6,7% en moyenne annuelle. Conscient de la nécessité de réduire la consommation d’électricité dédiée à l’éclairage domestique, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) lance la deuxième phase du programme “Inara”, avec 10 millions de nouvelles lampes à basse consommation à installer.

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Dans le cadre du programme “Inara”, visant le remplacement des lampes à incandescence par des lampes à basse consommation (LBC), l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) s’apprête à installer 10 millions de LBC supplémentaires, indique un communiqué de l’ONEE parvenu vendredi à notre rédaction.

Le programme “Inara”, qui s’inscrit dans le cadre du contrat-programme signé en juillet 2008 entre l’Etat et l’ONEE, vise la réduction et la maîtrise de la demande d’énergie électrique, à travers notamment le remplacement, à terme, de 15 millions de lampes à incandescence par des LBC dans les zones où l’ONEE assure la distribution de l’électricité.

À travers le lancement d’“Inara”, l’ONEE veut la réduction de la consommation d’électricité dédiée à l’éclairage domestique, particulièrement la période de pointe du soir, assurée généralement par des lampes à incandescence dont la puissance varie entre 75 W et 100 W.

La première phase du programme, financée par un prêt de la Banque Mondiale, a été lancée en 2008 et a permis, grâce à l’installation d’environ 5  millions de LBC, l’écrêtement de la puissance appelée de l’ordre de 180 MW durant la période de pointe. Ceci se traduit par un gain annuel en investissement de l’ordre de 243 millions de dirhams ainsi qu’une économie de Fioul de 72.530 tonnes par an, et des réductions annuelles de 124.000 tonnes d’émissions de CO2.

Les premières LBC en septembre 2014

Quant à cette deuxième phase, financée par la Banque allemande KfW, elle a pour objectif l’installation de 10 millions de LBC. Elle aura pour effet un effacement estimé à 330 MW en pointe, soit un gain annuel en investissement de l’ordre de 445 millions de dirhams, une économie de Fioul de 132.975 tonnes/an et des réductions annuelles de 228.000 tonnes d’émissions de CO2.

Les LBC choisies par l’ONEE présentent, pour le client, plusieurs avantages. Il s’agit notamment d’une économie d’énergie de l’ordre de 80% pour un même niveau d’éclairage, d’une durée de vie de 12.000 heures, ce qui équivaut à 12 fois la durée de vie d’une lampe à incandescence, mais surtout le meilleur rapport qualité/prix sur le marché.

Les premières lampes seront livrées à partir de septembre 2014 et seront mises à la disposition des clients de l’ONEE à travers son large réseau commercial constitué de 230 agences, 914 points d’encaissement et de ventes externes ainsi qu’à travers le réseau des installateurs agréés.

Publié 26 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Développement, Ecologie, Technique

Nareva holding : Comment transformer le vent en or massif

Ilham BOUMNADE – leconomiste.com

  • REPORTAGE DANS TROIS PARCS ÉOLIENS DU GROUPE
  • TARFAYA PLUS GRAND SITE D’AFRIQUE
  • DOUBLEMENT DE LA CAPACITÉ D’AKHFENNIR

A 900 km au sud de Casablanca, c’est un véritable no man’s land sans aucun signe de vie à la ronde. Akhfennir, petite commune que seuls les vrais amateurs de pêche connaissent, a vu son destin changer.

Nareva holding: Comment transformer le vent en or massif
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Créée suite au découpage communal de 1992, elle est située entre Laâyoune et Tan Tan. Akhfennir abrite 1.871 habitants, selon le recensement de 2004. Avec un littoral de 80 km, la commune vit de pêche et de l’extraction de sel marin dans la Sabkha de Tazgha. Depuis, beaucoup de choses ont changé. Comme sorties de nulle part, 61 éoliennes se hissent à quelques kilomètres de la sortie de la commune. C’est là que la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables se transforme en kilowattheures. Flash back. Il y a 6 ans les équipes de Nareva, filiale de SNI, ont décidé d’être partie prenante de l’ambitieuse stratégie marocaine du développement de 2.000 MW en énergie éolienne. Energie éolienne du Maroc (EEM) filiale de Nareva (75%) et CIMR (25%), a vu le jour pour porter 3 parcs éoliens: Akhfennir (100 MW), Foum el Oued (50 MW) et Haouma (50 MW)). En 2013, Nareva a réalisé un chiffre d’affaires de 500 millions de DH.
Au parc d’Akhfennir, le spectacle est impressionnant sans pour autant agresser le regard ou bousculer la quiétude du désert. Aujourd’hui, Eole est généreux. La vitesse du vent est de 8m par seconde. En fait, les éoliennes ne donnent le maximum de leur rendement que dans un intervalle de vitesse du vent bien précis. En dessous de 3m par seconde, les pales ne tournent pas et au-delà de 25 m par seconde, l’opération devient trop dangereuse et entraîne un arrêt immédiat du mécanisme. Le site d’Akhfenir est connecté à deux départs sur le réseau ONEE vers Tan-Tan et Laâyoune. Une bonne partie de la consommation de Tan-Tan est couverte par le parc. Toutefois, l’énergie éolienne est tributaire du bon vouloir du vent. Par moment, la production est faible ou bien elle est excédentaire. Un vrai gâchis en l’absence de technologie de stockage. Les éoliennes ne sont que la partie émergente de l’iceberg. Pour supporter les 200 tonnes de chaque structure, d’importantes fondations sont construites. S’y ajoute un véritable réseau de câbles souterrains qui relie l’éolienne jusqu’à la ligne aérienne puis au poste. Impossible de s’aventurer dans le cœur de l’éolienne. L’opération nécessite un permis spécial accordé par le constructeur français Alstom. Après le succès du projet, le management vient de décider de doubler la capacité d’Akhfennir.
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Nareva holding: Comment transformer le vent en or massif

Sur le parc d’Akhfennir, Nareva a opté pour 61 éoliennes de marque Alstom.
La mise en service a été opérée entre janvier et juillet 2013 sur plusieurs étapes
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Plus au sud d’Akhfennir, non loin de Laâyoune, Foum el Oued est le deuxième parc de l’EEM. La production du site est essentiellement dirigée vers l’OCP. Le dernier parc Haouma est près de Tanger. L’ensemble du projet EEM a nécessité un investissement de 3 milliards de DH. «Le projet contribue à hauteur de 10% dans la réalisation de l’objectif national d’installer 2.000 MW éoliens à l’horizon 2020», explique Ahmed Nakkouch, PDG de Nareva Holding. Il dispose d’un productible de 770 GWH/an, soit l’équivalent de la consommation de la ville d’Agadir. Etudes, travaux électriques, travaux de génie civil et tours des éoliennes ont été réalisés par des entreprises marocaines, soit un niveau d’intégration industrielle de plus de 40%. Les tours sont fabriquées dans les unités de Delattre Levivier Maroc.
Dans la même région Sud, Nareva porte un autre projet beaucoup plus important. Tarfaya, la ville qui a accueilli Saint Exupéry, revendique aujourd’hui le plus grand parc éolien d’Afrique.

Nareva holding: Comment transformer le vent en or massif

Ici les pales de la centrale de Tarfaya en attente de montage.
Les travaux des grutiers pour monter les pales relève presque de l’horlogerie de haute précision.
Chaque mouvement est calculé en fonction de la vitesse du vent
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Avec un statut de province, Tarfaya abrite 5.614 habitants. Le 3 avril dernier, la centrale a produit ses premiers KW. Ici, les travaux sont toujours en cours de réalisation: 88 éoliennes sont déjà montées sur 131. Les éoliennes sont signées Siemens pour une capacité de 300 MW. Nareva voit encore plus grand. La holding vient d’être pré-qualifiée pour le projet éolien de 850 MW en partenariat avec Taqa et Enel Green Power. «Un tel projet peut justifier l’installation d’un turbinier au Maroc grâce à un volume d’affaires important», estime Nakkouch. Ce n’est qu’à ce moment là que le Maroc peut revendiquer une place de choix sur l’échiquier mondial de l’éolien.

Nareva holding: Comment transformer le vent en or massif

Investir dans les éoliennes requiert beaucoup de patience.
Nareva estime le retour sur investissement sur 10 ans

 

Publié 26 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Aménagement, Ecologie, Région, Technique

Gharb Papier Carton Agadir inaugure sa station d’épuration des eaux usées

Hafsa Sakhi – lematin.ma

La station entre dans le cadre sa politique environnementale et dans la continuité de sa philosophie et vision écologique.

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Gharb Papier Carton (GPC) l’a annoncé il y a quelques semaines. La filiale du groupe Chaâbi a doté ses unités de Mohammedia et d’Agadir de stations d’épuration des eaux usées.

L’inauguration de cette station dans l’unité d’Agadir se fera le vendredi 18 avril, en présence de Miloud Chaabi PDG de Ynna Holding et Hakima El Haiti, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, chargée de l’environnement.

Avec pour objectif de réduire l’impact sur le milieu naturel dans lequel les usines en question sont implantées, cette démarche permet de réduire de près de 95% de la charge polluante de l’usine.

Outre sa tendance écologique, GPC est aussi connu pour son implication active et continue pour la sécurité et la santé au travail.

A cet effet, les usines d’Agadir et de Meknès avaient été primées récemment par le Certificat d’encouragement pour avoir entrepris une mise à niveau de ces sites respectant ainsi les normes de sécurité, en conformité avec les réglementations en vigueur et les normes internationales.

Publié 15 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau, Ecologie, Environnement, Industrie

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Enjeux de la mobilité douce et usage du vélo au Maroc

libe.ma

6413226-9675570Un séminaire sur les enjeux de la mobilité douce, et particulièrement sur l’état des lieux de l’usage du vélo au Maroc, a eu lieu dernièrement à Kénitra, avec la participation de présidents de conseils et élus de plusieurs villes marocaines, de représentants de la société civile et de participants européens et africains.
Les participants ont discuté, au cours de cette rencontre de deux jours organisée par l’Association marocaine pour des éco-villes (AMEV), en partenariat avec le Réseau coopération des villes et des municipalités (CoMun) et la Fondation Hanns Seidel, notamment des obstacles qui freinent l’essor de l’utilisation du vélo au Maroc, tout en formulant des propositions concrètes et cohérentes à l’usage des collectivités locales pour développer l’utilisation du vélo.
La demande en déplacements en milieu urbain et périurbain, indiquent les organisateurs, est en forte croissance dans la plupart des centres urbains au Maroc.
Compte tenu de la complexité des défis à relever, et du nombre important de questions urgentes à traiter, l’action des pouvoirs publics (Etat et collectivités locales) s’est concentrée, en particulier, sur le développement d’une offre de transports publics comme les tramways réalisés à Casablanca et Rabat, ou le projet en cours de Bus à haut niveau de service (BHNS) à Agadir. En revanche, les mobilités douces (marche à pied et vélo), ajoutent-t-ils, «restent les parents pauvres des politiques publiques qui ne prennent pas assez en compte l’importance de la marche à pied (65% de la mobilité quotidienne) ou les avantages du vélo comme mode de déplacement accessible, non subventionné par la Caisse de compensation, performant, économe en ressources et non polluant». 
La rencontre a été  largement ouverte sur les expériences européennes qui présentent des différences physiques tant sur les formes urbaines ou des conditions climatiques, expliquent les organisateurs. Elles seront associées à la réflexion sur des questions précises, comme la nécessité d’un cadre juridique et d’une stratégie nationale du vélo, l’importance de l’urbanisme et des règles d’aménagement pour favoriser son développement, le rôle du vélo dans le périurbain, ou la contribution du vélo au développement touristique.
velo-filleA l’ouverture du séminaire, le vice-président de la commune urbaine de Kénitra,   Rachid Belmkissya, a souligné l’importance du sujet de ce séminaire et indiqué que sa commune est en train de préparer un plan de déplacement urbain, d’où la nécessité impérieuse, a-t-il dit, d’avoir une approche prospective pour des villes intermédiaires comme Kénitra.
De son côté, le président de l’AMEV, Tariq Kabbage, qui est également président de la commune urbaine d’Agadir, a regretté le recul considérable au Maroc de l’utilisation du vélo et la disparition de pistes cyclables, au moment où cette pratique  se développe de plus en plus en Europe. Le mode de déplacement en vélo au niveau des agglomérations marocaines, a-t-il dit, est très insignifiant avec moins de 1%, par contre dans les campagnes le vélo est plus utilisé. Il a estimé nécessaire de promouvoir l’image du vélo comme moyen de transport rapide en milieu urbain, en repensant le mode de déplacement dans les villes marocaines, en prenant en considération, dans les projets d’aménagement urbain, des pistes cyclables sécurisées et en édictant des lois susceptibles de favoriser son utilisation.

Agadir : Pour un cadre de vie agréable

par Majda Saber – aujourdhui.ma

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L’engagement des jeunes dans les affaires de la cité est l’une des valeurs à promouvoir. Le projet «Agaclean», initié par une équipe de jeunes étudiants de l’ENCG d’Agadir, en donne aujourd’hui un exemple concret.

Ce projet à valeur écologique tend à apporter un changement dans la ville d’Agadir. ««Let’s make it clean», ce projet, comme son nom l’indique, vise un changement remarquable dans la ville d’Agadir.

Certes, c’est l’objectif primordial de tous les projets des Jeunes leaders marocains de l’ENCG d’Agadir, mais cette fois-ci c’est au vrai sens du mot, c’est plus concret car le résultat est beaucoup plus visible», annoncent les jeunes porteurs de cette initiative. En effet, l’élan des étudiants s’est concrétisé, dans un premier temps par une action sur le terrain. «Nous avons entrepris d’améliorer l’apparence d’un quartier populaire en mauvais état, ce dernier, nommé DRB M-Bark, se situe à Bouargane à Agadir.

Le projet rassemble les efforts des JLM de l’ENCG d’Agadir, l’amicale des volontaires, l’association Noble But et l’association Espace vert», soulignent-ils. Ceci étant, des travaux de réaménagement, plantation et décoration ont été programmés ainsi qu’une campagne de sensibilisation. Une étape nécessaire dans la mesure où elle concrétise le résultat espéré par le projet et garantit sa pérennité.

«L’idée du projet est de deux volets et est porteuse de deux messages. Le premier est l’amélioration d’un quartier car le lieu de vie compte et chaque personne souhaite vivre dans un lieu favorable et bien soigné, sans oublier que l’apparence des quartiers a une grande influence sur le quotidien. Le deuxième objectif est l’incitation des autres habitants à faire pareil et à penser au changement de leurs quartiers également. Notant que c’est le point de départ», expliquent les jeunes porteurs de ce projet.

Cette initiative revêt un grand intérêt dans la mesure où elle tend à sensibiliser les citoyens à améliorer leur cadre de vie. «Commencer par un quartier pour atteindre un grand nombre de quartiers implique un changement de toute une zone. L’amélioration de plusieurs zones implique par conséquent l’amélioration d’une grande partie de la ville d’Agadir. Lutter contre la dégradation de nos habitations et de nos quartiers est le devoir de tout le monde. Notre ville est notre image, elle nous reflète. C’est dans l’état de notre pays que nous nous voyons», déclarent-ils.

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