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Cour régionale des comptes Agadir: La gestion des recettes communales bat de l’aile

Par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

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  • Gaspillage important des ressources financières
  • Une gestion des opérations d’urbanisme défaillante

Ce ne sont pas moins de 24 missions de contrôle qui ont été nécessaires à la Cour des comptes régionale d’Agadir afin de passer au crible la province d’Inzegane Ait Melloul, la préfecture d’Ouarzazate, quatre communes urbaines et dix-huit communes rurales en 2013. Les juges pointent ainsi l’absence d’un Plan de développement économique et Social (PDES) dans la Commune Urbaine d’Ouarzazate. Epinglé pour ce manquement, le Conseil provincial (CP) est aussi accusé d’être absent dans la gouvernance des affaires de la province. Résultat, il n’existe quasiment pas de documents mettant en exergue la coordination prévue par la loi entre le gouverneur et le conseil. Dans sa réponse, le Gouverneur de la Province d’Ouarzazate a assuré que le plan sera présenté aussitôt l’étude stratégique finalisée, ajoutant que l’absence d’un chef de cabinet et de chargés de mission entravait fortement la fluidité du travail au niveau du CP. Du côté de la province Inzegane Ait Melloul, 90% des projets réalisés l’ont été sans études de faisabilité technique et financière! Idem pour le programme d’aménagement urbain mis en œuvre par la province de Ouarzazate. Les cahiers des prescriptions spéciales (CPS) contiennent des imprécisions quant aux caractéristiques techniques des prestations à réaliser. Ce qui génère des coûts supplémentaires liés à la modification de la nature et des quantités initialement prévues ainsi que des retards dans la réalisation des projets. Les magistrats ont aussi souligné le retard d’exécution dans la réalisation des projets réalisés par les collectivités contrôlées. Cas, notamment  du projet d’extension du bloc opératoire de l’hôpital préfectoral d’Inzegane Ait Melloul. Et aussi, d’un projet dans le domaine cinématographique pour lequel la province d’Ouarzazate a acquis une parcelle de terrain de plus de 19 ha, en 2005, et qui n’a jamais vu le jour. Plus de 2,5 millions de DH ont aussi été engloutis pour l’acquisition de cartes et images fournies par le Centre royal de télédétection spatial (CRTS) par la préfecture d’Inzegane Ait Melloul, et qui n’ont jamais été exploitées.

La Cour régionale des comptes a par ailleurs soulevé plusieurs insuffisances en matière de gestion des recettes communales au niveau de la quasi-totalité des collectivités contrôlées. Ce qui génère la perte de ressources importantes. Pour exemple, la commune d’Aourir n’a pas procédé au recouvrement des frais de restauration des constructions au titre de l’année 2010, et qui sont estimés à 81.300 DH. Il a aussi été constaté que l’ensemble des montants déclarés trimestriellement par les redevables soumis à la taxe sur les débits de boissons reste faible par rapport à l’importance du secteur au niveau de la commune.

Kelaât Megouna sur la sellette

MAUVAISE gestion aussi pour la commune rurale de Kelaât Megouna qui a déclaré tardivement auprès du syndic chargé de la liquidation judiciaire d’un hôtel d’un montant de 1,22 MDH, ce qui risque de lui faire perdre ses droits. En réponse, le Président du Conseil communal d’Aourir a expliqué que sa commune ne dispose pas d’un service d’assiette ni d’un service de contrôle. Situation qui résulte d’une insuffisance en ressources humaines qualifiées. Cependant, la régie des recettes qui n’est constituée que de deux fonctionnaires fournit tous ses efforts pour le suivi et le contrôle de tous les redevables et procède régulièrement à l’activation de la procédure de rectification des déclarations.

Publié 7 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Economie

L’actualité Notariale au Maroc – – – Etude de Maître Laïla WAHBI – – – Maroc : L’Office des changes se prépare à la libéralisation des changes

par Ariane Salem – medias24.com – L. W.

L’Office des changes se prépare à la libéralisation des changes

Voici les principales mesures du projet de refonte de l’instruction générale des opérations de change qui est attendu pour les prochains jours.

En 2014, l’Office des changes menait une campagne d’amnistie des changes, couronnée de succès avec environ 210 MMDH de capitaux déclarés.

Cette campagne initie en fait un mouvement plus général de libéralisation des changes, orchestré par l’Office des changes, lequel prépare le nouveau projet de refonte de l’instruction générale des opérations de change.

« Détenir des avoirs à l’étranger n’est plus un tabou ». C’est avec ces mots que Jaouad Hamri introduisait mercredi 18 mars devant la Chambre française de commerce et d’industrie de Casablanca les pistes 2015 de l’Office pour la clarification et l’assouplissement des opérations de change.

Ces propositions qui sont en dernière phase de discussion avec le ministère des Finances devraient permettre de fluidifier les opérations en devises et inciter les investissements étrangers entrants et sortants.

La refonte de l’instruction générale des opérations de change qui s’inscrit dans un effort de doing business est attendue pour les prochains jours.

Un effort de simplification et de rationalisation

Pour préparer cette refonte, l’Office des changes a fait appel aux services du cabinet Mazars pour la mise à plat de la réglementation des changes. Le cabinet a réétudier la hiérarchie des normes et la pertinence économique de chaque règlement.

Ce long travail, mené en concertation avec les acteurs concernés (CGEM, Douanes, banques) a abouti à une clarification de la hiérarchie et à une réduction conséquente de la règlementation: le code est passé de 400 à 200 pages.

Exécution des opérations à l’international : l’Office modifie son approche

Les réformes visant les opérations de change tiennent du même principe : l’Office fait désormais confiance a priori aux opérateurs et contrôle les opérations a posteriori. C’est donc l’approche inverse à celle adoptée auparavant.

L’Office des changes travaillera en collaboration étroite avec les banques pour opérer ce post-contrôle. Cette nouvelle approche responsabilise les opérateurs qui sont incités par le nouveau dispositif à faire montre d’une grande transparence comptable et fiscale.

Les principales mesures de la refonte

Pour donner une idée de cette nouvelle approche, voici les mesures phares de la refonte :

Règlement par anticipation. Les importateurs auront désormais toute latitude pour effectuer ces règlements par anticipation auprès de leurs fournisseurs étrangers. Avant les importateurs étaient soumis à des plafonds très bas pour régler par anticipation et l’Office des changes exerçaient un contrôle a priori de la prestation fournie par le fournisseur, dans le cadre de la lutte contre la sous-facturation.

Désormais, l’Office prétend pouvoir exercer un contrôle direct avec les banques et contrôler a posteriori les prestations, en collaboration avec les Douanes. Les opérateurs agrées ne seront soumis à aucun plafond, et pour les autres, un plafond haut de 200.000 DH est prévu.

Investissements étrangers au Maroc. La suppression des comptes convertibles à terme, perçue comme un séquestre par les investisseurs étrangers, est au programme de la refonte. Les étrangers non résidents auront toute liberté pour rapatrier leurs revenus sans devoir justifier que l’investissement initial s’est fait en devises. Le plafond de 30.000 DH par an est ainsi supprimés.

De même pour le transfert des avoirs définitifs. Les étrangers quittant le Maroc ne seront plus soumis à la règle du rapatriement en 4 ans du prix des avoirs cédés.

Enfin, la réforme prévoit la libéralisation des opérations de donation et de succession des parents marocains à leurs enfants étrangers. Ceux-ci ne seront plus soumis au transit via un compte convertible à terme.

Dotation touristique. La dotation touristique sera désormais indexée sur l’IR et sera comprise entre 40.000 et 100 à 150.000 DH par an. Le plafond de la dotation ne devra dépasser 50% de l’IR payé pour les salariés, ou 50% de l’IR sur le dernier salaire payé pour les retraités.

Investissements marocains à l’étranger. L’Office envisage de donner la possibilité aux particuliers marocains d’acquérir des biens à l’étranger avec son autorisation. Ceux qui désirent investir à l’étranger devront démontrer leurs capacités financières et leurs contributions fiscales. Une mesure visant à responsabiliser les contribuables qui payent à la fois très peu d’impôts et sont à la fois propriétaires de très beaux biens immobiliers à l’étranger.

Voyages d’affaire. L’Office met également en place un cadre libéral pour le règlement des opérations liées aux voyages d’affaire. Ceux-ci seront autorisés dans la limite de 5% du CA déclaré. L’office prévoit également un cadre discriminant en faveur des exportateurs.

Régularisation post-libératoire : la clémence pour les MRE et les retardataires

Le « cambiste en chef » du royaume s’est également prononcé sur les mesures post-libératoires mises en place pour que le mouvement de rapatriement des capitaux se prolonge.

Le succès de la campagne d’amnistie des changes a en effet porté au grand jour l’importance des capitaux détenus à l’étranger et depuis la clôture de la campagne, de nombreux déclarants spontanés se sont manifestés auprès de leurs banques.

Pour ceux-ci, différents cas de figure sont prévus :

-Les contrevenants « passifs » : il s’agît de ceux qui détiennent des avoirs à l’étranger suite à une succession ou donation. Ceux-ci doivent clôturer leur compte et payer une pénalité de 2%.

-Les autres déclarants spontanés : ils devront payer une pénalité de 15% sur les actifs et liquidités déclarées (contre 10% pendant l’amnistie) ; 5% sur les liquidités rapatriées sur un compte en dirham, et 5% si les actifs sont liquidés.

-Le cas particulier des MRE : véritable couac de la campagne d’amnistie, la loi 63-214 entrée en vigueur en cours de campagne prévoit un régime propre pour les MRE réinstallés au Maroc. Désormais les MRE ont non plus 3 mois mais un an pour déclarer leur réinstallation à l’Office des changes et conservent le choix de maintenir leurs devises à l’étranger ou de rapatrier sur un compte en devise.

Pour les contrevenants qui continueraient à frauder, l’Office manie le bâton avec des pénalités allant de 40 à 60% des biens détenus à l’étranger et une obligation de rapatriement des liquidités sur un compte en DH. L’option du compte en devises leur est fermée.

L’opération d’amnistie a été un véritable succès avec 210 à 220 MMDH de capitaux déclarés pour 19.200 déclarants. 8,5 MMDH de liquidités ont été rapatriées. Le Trésor a bénéficié de cette campagne à hauteur de 27 MMDH.

Publié 20 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Economie

Signature d’un accord de jumelage Maroc-UE pour la promotion de l’aquaculture

MAP – maghrebemergent.com

Le Maroc et l’Union européenne (UE) ont signé, jeudi à Agadir, un accord de jumelage portant sur le renforcement de l’aquaculture dans le Royaume.

Aquaculture

Présidée par le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, et le Commissaire européen à l’environnement, aux affaires maritimes et à la pêche, Karmenu Vella, la cérémonie de signature de cet accord s’est déroulée en marge du 3ème salon international Halieutis, placé sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.
Ce jumelage institutionnel d’une durée de 6 mois et d’un montant de 250.000 euros sera réalisé dans le cadre du programme “Réussir le statut avancé”, financé par l’UE et géré par le ministère de l’économie et des finances.

Publié 20 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Coopération, Economie, Pêche

Forum économique maroco-polonais à Agadir

lopinion.ma

La Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS) d’Agadir a abrité, jeudi, un important forum économique maroco-polonais avec la participation de plusieurs acteurs institutionnels et hommes d’affaires des deux pays.
Les travaux de cette rencontre ont été émaillés par une série d’exposés sur les potentialités économiques, commerciales et touristiques de la région Souss-Massa-Drâa et les opportunités d’investissement à saisir, ainsi que par des rencontres bilatérales (B2B) entre les différents acteurs et hommes d’affaires des deux parties.
A cette occasion, le président de la Chambre des conseillers, Mohamed Cheikh Biadillah, s’est félicité des liens solides d’amitié et de coopération entre le Maroc et la Pologne, ponctués par une progression constante des échanges économiques et commerciaux.
Il a indiqué que la tenue de ce forum à Agadir, après une rencontre similaire à Casablanca, est un gage de confiance qui exprime l’intérêt que porte la partie polonaise à la région de Souss-Massa-Drâa, en tant que plateforme prometteuse d’échange avec les pays subsahariens.
De son côté, le président du Sénat polonais Bogdan Borusewicz, qui conduit une importante délégation, a fait part de la détermination de son pays, soucieux de chercher de nouvelles opportunités en dehors de l’Union européenne, à renforcer davantage les échanges commerciaux avec le Maroc.
Il a aussi relevé que la destination d’Agadir, qui continue d’exercer son charme sur les touristes polonais, offre des opportunités diversifiées pour les affaires.
Dans cette perspective précisément, le wali de la région Souss-Massa-Drâa, gouverneur de la préfecture Agadir Ida Outanane, Mohamed El Yazid Zellou, a présenté un exposé sur les chantiers structurants programmés ou à l’œuvre au niveau du Grand Agadir, notamment en matière de logements, d’aménagement, de transport et de logistique.
Sur la même lancée, l’assistance a suivi une présentation sur “les programmes de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique”, en plus de la projection d’un film sur les potentialités touristiques de la région d’Agadir, préparé par le Conseil régional du tourisme (CRT).
A ce propos, le président du CRT, Salahedine Benhammane, a assuré que le marché polonais vient en 4ème position en termes d’arrivées des touristes étrangers, après la France, l’Allemagne et l’Angleterre, précisant que “nous comptons boucler l’année 2014 avec 56. 000 touristes polonais, soit une progression de 35 pc par rapport à 2013”.
Il a signalé que cet effectif, qui était de l’ordre de 25.000 touristes en 2009, a plus que doublé en cinq ans, soulignant la détermination des professionnels du secteur à poursuivre cette progression à deux chiffres en 2015.
Le directeur du Centre régional d’investissement (CRI), Khali Nazih, a, de son côté, présenté un aperçu des atouts de la région et les différentes opportunités qu’elle offre en termes d’investissement, avant de conduire une série de rencontres B2B entre les acteurs économiques polonais et leurs homologues marocains.
Dans une déclaration à la presse, le président de la CCIS d’Agadir, Said Dor, a mis l’accent sur l’importance de ce forum, qui constitue une plateforme d’échange et de contact entre les opérateurs économiques des deux pays et une opportunité de prospecter de nouvelles perspectives de partenariat permettant de booster davantage les relations commerciales bilatérales.
Les travaux de ce forum ont été marqués par la signature d’un accord de coopération entre la CCIS d’Agadir et la Chambre polonaise de Commerce portant sur le développement des relations économiques et commerciales entre le Maroc et la Pologne.
Une importante délégation polonaise de plus d’une trentaine d’acteurs institutionnels et d’hommes d’affaires effectue du 8 au 12 décembre une visite de travail au Maroc, ponctuée par des rencontres officielles, des contacts d’affaires individuels et des exposés sur les potentialités économiques à saisir de part et d’autres.
Le Maroc est le 3ème partenaire économique de la Pologne en Afrique, mais également au niveau arabe. Les échanges commerciaux entre les deux parties se sont chiffrés en 2013 à plus de 536 millions de dollars.

Publié 14 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Commerce, Economie

Agadir Ida Outanane : 36 projets validés pour un coût de plus de 8 MDH

MAP – lematin.ma

Le Comité préfectoral de développement humain (CPDH) de la préfecture d’Agadir Ida Outanane, réuni récemment à Agadir, a validé 36 projets avec une enveloppe budgétaire de 8.06 MDH, dont une contribution de l’INDH de plus de 5.4 MDH.

15 projets AGR d'un montant global dépassant les 3 MDH. L’INDH capitalise sur ses acquis afin de lutter davantage contre la pauvreté et l’exclusion sociale à la préfecture d'Agadir Ida Outanane. Ph : leseco.ma

15 projets AGR d’un montant global dépassant les 3 MDH. L’INDH capitalise sur ses acquis afin de lutter davantage contre la pauvreté et l’exclusion sociale à la préfecture d’Agadir Ida Outanane. Ph : leseco.ma

Ces projets se répartissent en 15 projets AGR (Activités génératrices de revenus) d’un montant global dépassant les 3 MDH, dont près de 2.27 MDH comme part de l’INDH, et 21 projets à fort impact pour un coût avoisinant les 5 MDH, dont 3.15 MDH comme participation de l’INDH, indique lundi un communiqué de la wilaya de la région Souss-Massa-Drâa.

Le CPDH a aussi validé des initiatives locales de développement humain qui, proposées par les communes rurales d’Aqsri et d’Aziar, s’inscrivent dans le cadre du programme de lutte contre la pauvreté en milieu rural au titre de l’année en cours.

Il s’agit de 7 projets avec un coût global de plus de 2.34 MDH, dont plus de 1.78 MDH comme contribution de l’INDH. Trois projets verront ainsi le jour au niveau de la commune rurale d’Aqsri avec un investissement global de plus de 972 mille DH, dont une contribution de l’INDH de plus de 636 mille DH, alors que 4 autres projets seront lancés au niveau de la commune rurale d’Aziar avec une enveloppe de plus de 1.37 MDH, dont une contribution de l’INDH de 1.15 MDH.

Le Comité a, également, validé les nouvelles compositions des équipes d’animation de ces deux communes ainsi que celles des comités locaux de développement humain des communes d’Aziar, Tiqqi et d’Aourir, qui se sont alignées aux dispositions des manuels des programmes de l’INDH en terme de respect des indicateurs relatifs à la représentativité des jeunes et des femmes dans les organes de gouvernance, à savoir 20% des femmes et 15% des jeunes.

Par la même occasion, le Comité a passé en revue les principales remarques et recommandations de la mission d’audit au titre de l’exercice 2013 jugées pour leur majorité satisfaisantes.

Pour ce qui est du programme de lutte contre la précarité, un projet a été présenté aux membres du CPDH en vue de le soumettre à l’approbation du Comité régional de développement humain pour sa validation avec une enveloppe budgétaire de l’ordre de 400 mille dirhams.

Publié 6 août 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Développement, Economie

Agadir : Un comité régional pour booster le business

Abdelfattah Aberbri – lematin.ma

La région de Souss-Massa-Drâa dispose désormais d’un Comité régional de l’environnement des affaires (CNEA). Le lancement officiel de cette structure, sous tutelle du wali, a eu lieu mercredi dernier. Elle a pour vocation de fluidifier les processus de mise en place des projets, ainsi que de booster la compétitivité afin de garantir le développement et la pérennité de l’entreprise, la croissance économique et la création d’emploi. Le CNEA traduit ainsi la volonté de donner une impulsion à l’économie régionale. Ce chantier rassemble autour de la même table toutes les composantes du tissu économique, dont l’antenne régionale de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et les acteurs publics et privés. La création du CNEA s’inscrit dans le cadre des actions entreprises au niveau de la région. Celles-ci sont porteuses de la volonté de tous les acteurs économiques et des autorités d’institutionnaliser le dialogue public-privé, afin de garantir la pérennité et la pertinence de la compétitivité de l’environnement des affaires au niveau de cette région. Intervenant à cette occasion, le wali de la région de Souss-Massa-Drâa et gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida Outanane, Mohamed El Yazid Zellou, a salué les efforts déployés par la CGEM régionale en termes, notamment, de mise en œuvre d’initiatives locales de promotion du climat des affaires, à travers l’organisation de rencontres s’articulant autour de la médiation avec les partenaires, conformément aux orientations majeures du CNEA.

Publié 22 juillet 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Economie, Entreprises

Fruits et légumes : L’UE et le Maroc règlent leur querelle

aufait / AFP

Alors que le ministère de l’agriculture avait soumis plusieurs pistes, il y a quelques semaines, à la Commission européenne (CE) pour répondre aux problématiques des exportations des fruits et légumes marocaine, la CE a régit jeudi. Lors d’un entretien téléphonique, le commissaire européen à l’Agriculture Dacian Ciolos a informé Aziz Akhannouch qu’une des pistes proposées est “acceptée”.

L'Union européenne (UE) et le Maroc ont trouvé un accord sur les conditions douanières d'accès des tomates marocaines au marché européen, a annoncé vendredi la Commission européenne. /DR

L’Union européenne (UE) et le Maroc ont trouvé un accord sur les conditions douanières d’accès des tomates marocaines au marché européen, a annoncé vendredi la Commission européenne. /DR

L’Union européenne (UE) et le Maroc ont trouvé un accord pour régler la querelle qui les opposait depuis mars sur les conditions douanières d’accès des tomates marocaines au marché européen, a annoncé vendredi la Commission européenne.

Bruxelles espère que ce règlement permettra dans la foulée l’entrée en vigueur de l’accord de pêche ouvrant les eaux marocaines aux pêcheurs européens, en souffrance côté marocain.

Après des mois de discussion, le compromis a été finalisé lors d’un entretien téléphonique entre le commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, et le ministre marocain Aziz Akhennouch, a précisé Roger Waite, porte-parole de Dacian Ciolos.

La querelle était née d’une réforme des règles de dédouanements des produits extra-communautaires, visant selon Bruxelles à rendre le système plus transparent et à réduire les possibilités de contournement de la part des exportateurs.

Mais selon Rabat, cette révision, qui doit entrer en vigueur le 1er octobre, allait entraîner une hausse des tarifs, menaçant la survie du secteur.

L’accord ne revient pas sur l’abolition par la Commission d’un mode de dédouanement propice aux fraudes, mais en limite l’impact financier, en augmentant pour l’ensemble des exportations marocaines la valeur forfaitaire d’importation, inchangée depuis 1996.

“Reflétant les conditions actuelles du marché”, cette mesure limite les surtaxes susceptibles d’être imposées aux exportateurs marocains, a souligné Roger Waite.

Elle prend en compte la part croissante de tomates cerises, à forte valeur ajoutée, dans les importations européennes en provenance du Maroc, passées de quelque 300 tonnes par an il y à 15 ans à 70.000 tonnes actuellement, sur un total de 350.000 tonnes de tomates.

Saint-Charles International, la première plateforme européenne de commercialisation de fruits et légumes, située à Perpignan, s’était également inquiétée du changement des règles, y voyant le risque d’une forte chute des volumes en provenance du Maroc.

À l’inverse, les producteurs espagnols avaient mis en garde contre trop de concessions à leurs concurrents marocains.

Le commissaire européen Stefan Füle, avait souligné la volonté de l’UE de trouver une “solution mutuellement acceptable”, lors d’une visite fin mai à Rabat.

La Commission avait auparavant affiché son impatience face au délai pour l’entrée en vigueur de l’accord de pêche bilatéral conclu en 2013, qui doit ouvrir les eaux du royaume à 126 bateaux de pêche européens, surtout espagnols, contre le versement de 40 millions d’euros sur quatre ans. Rabat avait affirmé que le processus suivait son cours.

Publié 24 juin 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Coopération, Economie

Les producteurs marocains de fruits et légumes vont saisir la Cour de justice de l’UE

par Fatiha Nakhli – media24.com

FruitsandVegetables

A l’heure où nous publions cet article, les producteurs des fruits et légumes étaient en conclave à Agadir pour s’enquérir des derniers rebondissements au sujet du régime d’accès de leurs produits au marché communautaire européen.
La dernière décision de la Commission de l’agriculture et du développement durable du Parlement européen, prise courant avril dernier, avait apporté des modifications aux conséquences désastreuses sur la filière marocaine.
Le vice-président de la Fédération interprofessionnelle des fruits et légumes (Fifel), Omar Mounir, est catégorique. Le meilleur discours à tenir dans pareilles circonstances est celui de la vérité. «Il ne s’agit pas de se voiler la face, la situation est dramatique, mais nous ne comptons pas baisser les bras. La loi est de notre côté », lance-t-il tout de go, quelques minutes avant le démarrage de la réunion. Et d’ajouter, «je ne suis pas un juriste, je ne maîtrise pas le jargon juridique. Mais je suis un agriculteur convaincu du bien-fondé de notre cause».
Pour se faire entendre auprès de la Cour de justice de l’UE, juridiction habilitée à statuer sur ce genre d’affaires, un cabinet d’avocats ayant ses bureaux à Paris et à Bruxelles a été sollicité. «Il est spécialisé en la matière», affirme M. Mounir.
Plusieurs failles ont été décelées par ce cabinet, sur lesquelles il construira son dossier.
Selon Omar Mounir, le premier point porte sur l’obligation des deux parties signataires de l’accord initial de se concerter avant toute rupture ou changement dans les dispositions de l’accord et de trouver un compromis concernant sur les modalités de dédommagement. Chose qui n’a pas été respecté par la partie européenne.
Le deuxième point concerne l’engagement pris par les parlementaires européens d’aller à terme au-delà des acquis apportés par le contrat. « Or, il y a eu recul et non avancement par rapport au contrat initial », commente-t-il.
Le Maroc a jusqu’au 15 juillet pour déposer sa plainte auprès de la Cour de justice européenne. Une fois passé ce délai, il perd toute possibilité de contester les clauses du nouvel acte délégué.
En plus de cette action, la Fifel espère que le Maroc sollicitera l’OMC pour un arbitrage. « En tant que fédération, nous ne sommes pas habilité à le faire. C’est le rôle de l’Etat marocain. D’ailleurs, ce n’est ni le ministère de l’Agriculture, ni la Fifel qui ont signé l’accord avec l’UE, mais le royaume du Maroc »,

Publié 20 juin 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Economie, Région

Économie sociale et solidaire : Le programme Mourafaka enfin sur les rails !

Moncef Ben Hayoun – lematin.ma

1.406 nouvelles coopératives, dont 73% agricoles, ont été créées et agréées en 2013.

1.406 nouvelles coopératives, dont 73% agricoles, ont été créées et agréées en 2013.

«Mourafaka» est enfin activé. Après plus de deux ans de retard, ce programme d’appui aux coopératives nouvellement créées vient d’être lancé avec une première tranche de 450 structures bénéficiaires. Rappelons que ce projet avait été annoncé en 2010 et avait fait l’objet d’une convention de partenariat entre le ministère de l’Économie et des finances, le département chargé des Affaires économiques et générales (alors ministère de tutelle) et l’Office de développement de la coopération (ODCO). Son objectif est de mettre en place des conditions favorables à la pérennisation de l’activité économique des coopératives, pendant les deux premières années de leur existence, essentiellement celles qui portent des projets économiquement rentables et socialement responsables. D’une durée de 5 ans (initialement 2011-2015), cette initiative vise le renforcement des capacités de 2.000 coopératives sur quatre ans, soit 500 par an, ce qui est censé améliorer et pérenniser les revenus d’environ 200.000 bénéficiaires directs et indirects. Le budget alloué à ce programme s’élève à 85 millions de DH. «Le retard est dû à plusieurs activités préparatoires qu’il fallait réaliser pour assurer un bon lancement du programme. Nous sommes aujourd’hui outillés pour nous rattraper et pensons pouvoir achever le programme d’ici 2017. Nous avons démarré en mars dernier avec une première promotion constituée de 450 coopératives. Une deuxième promotion est prévue avant fin 2014», déclare au journal «Le Matin» Abdelkrim Azenfar, directeur de l’ODCO.

L’initiative propose d’aider les coopératives à surmonter les difficultés qui entravent leur décollage (faiblesse des compétences managériales, techniques et marketing) à travers un package intégré de services : diagnostic stratégique de la coopérative, formation groupée des gestionnaires et coaching individuel. La phase du diagnostic permet d’identifier les besoins de la coopérative (besoins en formation, en coaching des gestionnaires en plus des besoins en assistance technique, en conseil et en promotion commerciale des produits/services de la coopérative) et d’élaborer un plan stratégique pour son développement. Quant à la formation groupée des gestionnaires, elle permet le renforcement des capacités de ces derniers dans le management et la gouvernance des coopératives au niveau de leur organisation interne mais aussi la promotion commerciale des produits. «Pour la première promotion, nous avons déjà achevé la phase du diagnostic et entamé celle de la formation groupée des gestionnaires en partenariat avec l’OFPPT, au profit de 1.200 coopérateurs bénéficiaires, soit 2 à 3 gestionnaires par structure. Sur les 450 coopératives, 438 vont passer l’étape suivante, celle du coaching individuel qui aura lieu au sein de chaque coopérative selon des besoins prédéfinis», souligne Abdelkrim Azenfar. En fait, cette phase consiste en l’accompagnement de proximité des coopératives pendant deux ans pour la mise en application de leur plan de développement défini selon les besoins de chacune d’entre elles. À cet effet, et via l’ODCO, le ministre de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire (aujourd’hui le ministère de tutelle) vient de lancer un appel d’offres ayant pour objet la réalisation d’un coaching individuel au profit des 438 coopératives concernées. Ces dernières sont issues de différentes régions du Royaume : Sous-Massa-Drâa (57), Tanger-Tétouan (53), Oriental (44), Meknès-Tafilelt (42), Marrakech-Tensift-El Haouz (40), Guelmim-Es-Smara (37), Laâyoune-Boujdour-Assakia Al Hamra (29) Tadla-Azilal (26), Taza-El Hoceima-Taounate (26), Fès-Boulemane (19), Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (15), Doukkala-Abda (13), Oued Eddahab-Lagouira (13), Chaouia-Ouardigua (11), Gharb-Chrarda-Bni Hssen (10) et le Grand Casablanca (3). Leur coaching va durer deux ans. En attendant, l’Office de développement de la coopération prépare la 2e promotion. Selon Abdelkrim Azenfar, à ce jour 350 coopératives sont sélectionnées. L’idéal serait d’en atteindre 500 d’ici quelques mois. À noter que le gouvernement entend porter la contribution de l’économie sociale et solidaire au PIB de 1,6% en 2010 à 3,9% en 2020.

Export : la part des régions de Casablanca, Tanger et Agadir tombe de 61% à 54%

Naoufel Darif – lavieeco.com

Les régions de Doukkala-Abda et Chaouia-Ouardigha ont le vent en poupe grâce aux phosphates, à l’industrie chimique et aux zones industrielles de Berrechid, Settat et Bouznika. Rabat-Salé recule en raison du redéploiement d’une partie des activités exportatrices à la zone franche de Kénitra.

Export-(2014-04-30)

Une fois n’est pas coutume ! Les trois principaux pôles économiques, Casablanca, Tanger et Agadir, commercent bien moins avec l’étranger que les autres régions du Maroc. D’après les données de l’Office des changes publiées récemment, la part de ces trois agglomérations dans les exportations globales est tombée de 61% en 2009 à 54% en 2012, soit 7 points de perdu. A l’opposé, la région de Doukkala-Abda a hissé sa contribution d’autant : ses expéditions pèsent 21,3% du total grâce aux produits des industries chimiques qui constituent les principales ventes de la région avec 90% du total exporté. De même, la région de Chaouia-Ouardigha a amélioré sa contribution de 2 points en l’espace de trois ans, à 6,4%, essentiellement grâce aux recettes des phosphates (70%) et de divers produits manufacturés émanant des zones industrielles de Berrechid, Settat et Bouznika.
Cela dit, les industries les plus dynamiques à l’exportation de la région du Grand Casablanca n’ont pas subi de changement majeur : l’habillement, textile et cuir représentent le quart des ventes. Ces activités sont suivies des industries chimiques et de raffinage (24,2%), des industries électriques et électroniques (20,7%) et des industries automobiles et autres matériels de transport (11,4%). Les produits exportés sont surtout demandés par la France, l’Espagne, l’Italie et Singapour.
La région de Tanger-Tétouan exporte particulièrement des produits émanant des industries de l’habillement, du textile et du cuir (34,7%), des industries de fabrication de machines et appareils électriques (systèmes électriques et câblage) à hauteur de 28% et ceux des industries alimentaires avec 14,5%. Naturellement, l’Espagne est le premier client de cette région, suivie de la France, de l’Allemagne et des Pays-Bas.
Réputée principalement pour ses potentialités agricoles à vocation exportatrice, la région de Souss-Massa-Darâ réalise environ la moitié de ses expéditions en agrumes et primeurs en 2012, le tiers en produits agroalimentaires et 16,6% en produits métallurgiques et de l’extraction de minerais grâce à la présence de grands groupes miniers. La Suisse et la Russie sont les deux gros clients de la région du Souss, outre la France et l’Espagne.

46% des exportateurs sont installés dans la région de Casablanca

Malgré la réduction de leur poids dans les échanges extérieurs, les trois grands pôles économiques du pays (Casablanca, Tanger, Agadir) continuent de concentrer l’essentiel des entités exportatrices. Selon l’Office des changes, rien que la région de Casablanca compte 2 401 sur 5 190 exportateurs marocains en 2012, soit 46,3% du total, confirmant son rang de première place industrielle du Royaume, notamment grâce à ses deux grands port de Casablanca et Mohammédia. Tanger en compte 646 et le Souss-Massa-Draa 415.
La région de Doukkala-Abda, qui contribue à hauteur de 21,3% aux exportations, ne compte que 91 opérateurs, soit 1,8% du total. Elle arrive en première position en termes de chiffre d’affaires moyen par opérateur (433 MDH), loin devant le Grand Casablanca (21 MDH). La région tire en effet profit de la présence des complexes chimiques du groupe OCP localisés à Jorf Lasfar et à Safi. Ces unités ont généré 35,4 milliards de DH, soit 89,8% des exportations -composées exclusivement de dérivés de phosphates- de la région vers le reste du monde, notamment le Brésil, l’Inde et le Pakistan. Elle capitalise sur sa proximité avec la région du Grand Casablanca et du mouvement de desserrement industriel qui en émane.

Les exportations du Gharb ont progressé de 55% grâce aux équipementiers automobiles

Rabat-Salé réalise environ 3,4% des exportations, soit 6,4 milliards de DH. Cette région est en recul suite au redéploiement d’une partie de l’activité des exportateurs vers la zone franche de Kénitra. Cette migration profite largement à la région du Gharb-Chrarda Beni Hssen dont les exportations ont augmenté de 55% et représentent ainsi 2,5% du total national. Ceci grâce aux métiers mondiaux qui constituent plus de la moitié des ventes à l’étranger de cette région, soit 2,7 milliards de DH en 2012, contre 35% en 2011. Cette évolution est imputable aux opérateurs installés dans la zone franche de Kénitra, notamment ceux du secteur automobile (segment câblage) qui contribuent à hauteur de 58,3% aux ventes de cette région en 2012, au lieu de 34,3% en 2011.

Pour sa part, la région de Marrakech Tensift- El Haouz, réputée pour sa vocation touristique, intervient à hauteur de 2,9% dans les exportations, soit 5,4 milliards de DH grâce aux 362 exportateurs qui opèrent principalement dans les secteurs de l’extraction minière, des industries agroalimentaires et des industries de l’habillement.

Publié 2 mai 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Economie

Investissements : Pourquoi Agadir est en perte de vitesse ?

par Malika Alami – leconomiste.com

  • Le tourisme souffre de problèmes structurels
  • Les promoteurs immobiliers trop frileux
  • Zones industrielles peu valorisées et entraves administratives font fuir les investisseurs
Sur le Founty, on compte une dizaine de chantiers inachevés. Des projets fantômes qui freinent véritablement le développement d’Agadir. Malgré les relances, rien ne bouge

Sur le Founty, on compte une dizaine de chantiers inachevés. Des projets fantômes qui freinent véritablement le développement d’Agadir. Malgré les relances, rien ne bouge

Immobilier, tourisme, investissements, zones industrielles, la capitale du Souss est frappée de plein fouet par la crise dans toutes ses composantes. Bien que dotée d’importantes potentialités, la ville semble avoir perdu de son attractivité. Au niveau du tourisme, cela se ressent particulièrement à travers les taux d’occupation très moyens, voire minimes pour certains hôtels avec de très faibles retombées sur les activités annexes. Et ce, en dépit d’une augmentation des arrivées et des nuitées dans la destination. Mais cela reste en deçà des attentes et insuffisant pour faire bouger la ville. Colonne vertébrale du deuxième pôle économique du Royaume, le secteur du tourisme, qui souffre aujourd’hui de problèmes structurels, influe en effet sur toute l’activité régionale. D’abord sur la promotion immobilière dont les professionnels sont devenus frileux. Cela se traduit par le ralentissement des projets d’investissements touristiques. Depuis les années 1980, la cité compte un nombre presque inchangé de 26.000 lits alors que la progression aurait dû être de 10% par an, pour atteindre 45.000 lits aujourd’hui. Malgré les engagements et les démarrages de chantiers, il y a eu trop peu de réalisations sur le terrain. Sur le Founty, on compte plus d’une dizaine de chantiers fantômes. Les constructions n’ont pas bougé depuis des années, sans oublier les terrains toujours pas valorisés. Sur les lieux, cette situation n’encourage pas les cinq établissements achevés à entrer en activité.
La morosité économique se fait sentir également au niveau de l’immobilier. Après une flambée des prix ces dernières années due à une forte demande, le secteur est retourné à la normale avec des prix qui correspondent mieux à la valeur du produit. Pourtant, les baisses, qui ont atteint entre 5 et 20%, n’ont pas réussi à relancer la demande. Aussi, les promoteurs immobiliers ont-ils ralenti la cadence, ne s’engageant plus sur de nouveaux projets, achevant juste ceux déjà lancés. Sur le Haut Founty ou encore à Hay Mohammadi, entre autres, nombreux sont les terrains attribués qui ne sont pas encore valorisés.
Pas mieux dans les zones industrielles du Grand Agadir, où le taux de valorisation des terrains reste encore peu satisfaisant. En plus de 40 ans, ces localités ont drainé beaucoup d’entreprises. Elles continuent cependant à souffrir du phénomène de la spéculation. Le taux de valorisation global aujourd’hui à Tassila et à Aït Melloul est de 79%, est-il indiqué de source officielle.
Pour la zone d’Aït Melloul, le taux de valorisation annoncé par les professionnels est de 50%. Ces taux de valorisation sont cependant tous relatifs. Il est sûr que si on ne recense que les lots aujourd’hui occupés par des industries véritablement en activité, le taux de valorisation serait bien inférieur. Du côté du futur parc Haliopolis, le projet est confronté à de sérieuses difficultés. Il s’agit essentiellement du déblocage de la subvention de l’Agence marocaine de développement des investissements (AMDI) et de celle du Conseil régional du Souss-Massa-Draâ, respectivement de 59 millions et 12 millions de DH.

Depuis plus de dix ans, la façade arrière de l’hôtel Palais des Roses offre cette image de chantier à l’arrêt sur la promenade du front de mer

Depuis plus de dix ans, la façade arrière de l’hôtel Palais des Roses offre cette image de chantier à l’arrêt sur la promenade du front de mer

Le tout devrait permettre le raccordement du projet au hors site et desservir les premiers industriels en eau et en électricité, est-il indiqué. Mais ce n’est pas tout, des promoteurs sont toujours en attente de leur autorisation de construire. Ce sont justement les lenteurs et entraves administratives qui découragent plus d’un entrepreneur dans son acte d’investir dans la région du Souss-Massa-Draâ. Et ce, même si la ville est considérée comme la première région dans le Royaume où il fait bon investir. C’est du moins ce qui ressort de l’édition 2014 du Doing business de la Banque mondiale publié fin 2013.
Si les procédures administratives sont plus simplifiées qu’avant, il y a encore des efforts à faire et des entraves à dépasser pour améliorer le climat des affaires dans la région. «Il faut vraiment s’armer de courage et de patience pour faire aboutir les projets», déplorent continuellement les opérateurs. Délais trop longs, faible implication des collectivités locales, les businessmen sont unanimes sur le fait qu’il est très difficile de décrocher toute autorisation. «Le refus est tout d’abord presque systématique et il faut y revenir à plusieurs reprises avant d’avancer», regrette un industriel. La communauté d’affaire se souvient encore comment, il y a plus de dix ans, on avait réussi grâce à l’implication de tous et le suivi régulier des chantiers à faire aboutir dans les temps les projets des hôtels du front de mer de la zone Founty. Aujourd’hui, c’est cette mobilisation en synergie et cette implication de tous qui manquent le plus pour faire avancer les choses et rendre à Agadir son attractivité, son dynamisme tout simplement. 

Emploi: Fuite vers l’axe Casablanca-Rabat

40 ans après leur création, les zones industrielles du Souss sont encore peu valorisées et ressemblent peu à des sites d’activité

40 ans après leur création, les zones industrielles du Souss sont encore peu valorisées et ressemblent peu à des sites d’activité

La morosité économique entraîne forcément des retombées sur l’emploi. Beaucoup de jeunes diplômés de l’université quittent la zone pour aller vers l’axe Casa-Rabat à la recherche d’un emploi. Même si la région est à caractère multisectoriel, elle est marquée par un taux de chômage élevé des diplômés, 20% environ, un des plus importants du Royaume. Et ce, malgré les efforts des établissements d’enseignement pour coller à l’activité économique. Les besoins des entreprises, touchées en plein fouet par la crise, en RH qualifiées sont très faibles et leurs offres en termes de rémunération sont peu attractives. Ce qui est le plus recherché c’est la main-d’œuvre de première main. Les exploitations agricoles et les industries de la conserve sont les premiers employeurs à ce niveau.

FRUITS ET LÉGUMES LES EXPORTATEURS PARTENT EN GRÈVE

par Malika Alami – leconomiste.com

  • ILS ORGANISENT UN SIT-IN AUJOURD’HUI DEVANT LE SIÈGE DE LA DÉLÉGATION DE L’UE À RABAT
  • RISQUE DE DISSOLUTION TOTALE DU SECTEUR SI LE RÉGIME D’ACCÈS AUX MARCHÉS EST MODIFIÉ
En tant que première zone d’exportation de primeurs, le Souss se sent particulièrement en danger dans son activité économique. C’est d’ailleurs de là qu’est donné le coup d’envoi de la mobilisation et des manifestations de réaction de la profession

En tant que première zone d’exportation de primeurs, le Souss se sent particulièrement en danger dans son activité économique. C’est d’ailleurs de là qu’est donné le coup d’envoi de la mobilisation et des manifestations de réaction de la profession

Branle-bas de combat à la Fédération interprofessionnelle des fruits et légumes. Suite à l’annonce de la décision de la Commission européenne sur la modification du système de dédouanement des fruits et légumes provenant de pays tiers, les producteurs multiplient les réunions à Agadir sur ce dossier chaud. Un sit-in est prévu ce mardi devant le siège de la délégation de l’Union européenne à Rabat. Et bien d’autres manifestations sont aussi à prévoir en réaction aux dispositions envisagées par l’Europe, indiquent les agriculteurs. «Si rien n’est fait, argumentent-ils, les nouvelles barrières douanières conduiront à l’effondrement de la filière entière d’exportation des fruits et légumes, avec de graves conséquences économiques et sociales». Ce serait en effet la perte de dizaines de milliers d’emplois, déplorent des exportateurs du Souss. En tant que première zone d’exportation de primeurs, la région se sent particulièrement en danger dans son activité économique. C’est d’ailleurs de là qu’est donné le coup d’envoi de la mobilisation et des manifestations de réaction de la profession. Normal, pour tous, les enjeux sont grands. En modifiant sa réglementation, l’Union européenne va imposer des droits de douane supplémentaires à des marchandises qui n’en auraient pas supportés, si elles avaient été évaluées sur leur valeur réelle. Techniquement, les nouvelles restrictions soumettent le dédouanement des produits sur la base d’une valeur forfaitaire à l’importation (VFI), calculée par les services de la Commission selon des critères qui lui sont propres, sans pouvoir avoir recours, comme auparavant, à la valeur réelle et individuelle du produit dédouané, c’est-à-dire le prix effectif de la vente. Ainsi chaque fois que la valeur forfaitaire à l’importation d’un produit sera inférieure au prix d’entrée convenu, l’exportateur sera contraint d’interrompre l’exportation au risque de payer une forte taxe. 
Les centrales d’achat, qui dominent à 80% les circuits de distribution des produits ne pourront probablement pas continuer de s’approvisionner auprès d’un fournisseur qui, pour des raisons règlementaires, sera rendu incapable de respecter ses engagements en matière de plannings de livraisons, soulignent les professionnels. Dans ce contexte, les fruits et légumes originaires du Maroc risquent d’être cantonnés dans l’approvisionnement d’appoint des grandes surfaces, en cas de défaillances conjoncturelles des fournisseurs attitrés. Ce serait alors l’anéantissement d’un secteur après tous les investissements réalisés en termes de modernisation des structures de production.

Publié 15 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Economie, Région

Venir au Maroc coûte désormais plus cher : La taxe amère de Lahcen Haddad

Narjis Rerhaye – libe.ma

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Ce n’est pas un poisson d’avril. Depuis hier, mardi 1er avril, la taxe sur les billets d’avion en partance et à destination du Maroc est une (amère) réalité. Les liaisons aériennes internationales sont les seules concernées par cet impôt du ciel.  Ceux et celles qui voyagent en classe économique devront désormais s’acquitter d’une redevance de 100 DH alors que ceux qui embarquent en classe affaires devront eux payer plus cher. Il leur en coûtera 400 DH.
Lahcen Haddad, le ministre du Tourisme, a fait ses comptes. Cette taxe va rapporter aux caisses de l’Etat 4,7 MMDH d’ici 2020 et 400 MDH dès la première année.  Et sa distribution a déjà été programmée. «Elle  se fera équitablement entre l’Office national marocain du tourisme (ONMT) et le Fonds d’appui à la cohésion sociale», annonce fièrement le ministre haraki.
Pourtant, la nouvelle est loin d’être rassurante pour les professionnels du tourisme et de l’aérien. On s’en souvient, en décembre dernier, l’Association internationale du transport aérien avait  officiellement fait part de son rejet d’une telle taxe à la décision de laquelle elle n’avait pas été associée. Les compagnies de «low coast» avaient elles aussi très mal pris les choses et menacé d’arrêter certaines de leurs dessertes. A l’ombre d’une nouvelle loi de Finances, la taxe qui fâche avait fait couler beaucoup d’encre. Au nom du social et de la promotion de la destination Maroc, Haddad était visiblement prêt à tout. Et surtout à prendre des coups… avant de développer un système de défense. «Comment une taxe qui ne dépasse pas les 9 euros, soit moins de 1% de la valeur d’un voyage touristique au Maroc, peut-elle avoir des retombées négatives sur l’activité touristique?» s’est appliqué à  s’interroger en boucle le service de communication du ministère.
Depuis son application effective, la taxe aérienne est de nouveau sous les feux des projecteurs. Le ministre du Tourisme a bien pris le soin d’organiser sa grande conférence de presse sur les chiffres du tourisme avant l’entrée en vigueur de la redevance sur les billets. Devant la presse, Haddad a joué la partition du bonheur. A fin 2013, a-t-il expliqué, le Maroc a réalisé des performances inespérées.
Malgré la crise des pays environnants et la baisse du pouvoir d’achat dans les principaux pays émetteurs européens, le nombre d’arrivées de touristes au Maroc s’est établi à 10,5 millions, soit 7,2% de plus qu’en 2012. De quoi mettre du baume au cœur à ce responsable gouvernemental. Mais c’était compter sans la taxe au goût amer. «Lahcen Haddad est-il en train de se tirer une balle dans le pied ? Il prend le risque de voir  les performances réalisées dans un secteur qui a su résister à la crise mises à mal par l’instauration d’une taxe dont il ne va profiter qu’à moitié et encore », commente ce professionnel du tourisme. On le sait, les recettes engrangées par cette redevance vont être réparties de manière équitable entre l’Office national marocain du tourisme et le Fonds d’appui à la cohésion sociale.  Ce dernier avait été introduit par la loi de Finances 2013. Destiné à financer les prestations sociales aux populations les plus démunies, il était jusque-là alimenté, entre autres, par une contribution sociale sur les bénéfices et les revenus à la charge des entreprises qui réalisent un bénéfice net supérieur à 15 millions de DH ou encore la contribution sociale de solidarité du produit de la taxe sur les contrats d’assurance.

Les velléités d’autonomie du directeur de l’ONMT
Contre toute attente, le tourisme mène au social. Lahcen Haddad l’apprend. Probablement aux dépens de son secteur.
La moitié des recettes de la taxe aérienne va tomber dans l’escarcelle de l’ONMT aux destinées duquel préside A. Zouiten, un ancien justement de la Royal Air Maroc.
Les rapports entre le ministre du Tourisme et le directeur de l’office ne seraient pas, semble-t-il, au beau fixe. Les velléités d’autonomie  du  patron de l’Office du tourisme ne seraient pas du goût du responsable gouvernemental qui, dit-il, est d’abord politiquement responsable du secteur du tourisme.
La taxe aérienne sera-t-elle un point noir de plus sur le tableau du tourisme ? Après l’échec des stations balnéaires (Lixus, Saidia, Mogador) qui sont toujours loin de répondre  aux exigences fixées par les cahiers des charges fixant leur concession et un «open sky» qui n’a pas tenu toutes ses promesses, la redevance sur l’aérien s’ajoutera-t-elle aux actes manqués de la «destination Maroc» et ses ambitions de se hisser au Top 20 des destinations mondiales ?

 

C’est ce qu’on appelle vouloir tuer la poule aux oeufs d’or !

Publié 3 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Economie, Tourisme, Transports

«SMD Afrique-développement» : Agadir abritera le Forum économique

MAP – lematin.ma

«Nous devons absolument profiter de cette occasion pour créer encore plus de richesses et nous positionner en tant que précurseur», a fait observer Yassine Ghanmouni, lors de l’AG ordinaire de la CGEM-SMD. Ph : MAP

«Nous devons absolument profiter de cette occasion pour créer encore plus de richesses et nous positionner en tant que précurseur», a fait observer Yassine Ghanmouni, lors de l’AG ordinaire de la CGEM-SMD. Ph : MAP

«Agadir abritera fin 2014 le forum SMD Afrique-développement. Ce Forum sera marqué par la participation de délégations d’hommes d’affaires venant de tous les horizons africains», Yassine Ghanmouni, président de la CGEM-SMD

Un Forum économique Souss-Massa-Drâa (SMD) Afrique-développement aura lieu, en fin d’année à Agadir, avec la participation de délégations d’hommes d’affaires venant de tous les horizons africains et constituant un fort potentiel d’échange, a annoncé jeudi le président de la CGEM-SMD Yassine Ghanmouni.

«L’Afrique subsaharienne a été un terrain d’exploration de notre bureau et deux missions menées récemment en Côte d’Ivoire et au Gabon ont permis à notre région d’être un prélude à la prospection économique africaine», a affirmé Ghanmouni, lors de l’assemblée générale ordinaire de la CGEM-SMD.

«Nous avons décidé d’inviter des hommes d’affaires, des institutionnels et des membres de gouvernement de pays africains voisins et amis, en l’occurrence le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Gabon en nous inscrivant dans la même stratégie portée par S.M. le Roi, à travers la création d’un mini-forum dans notre région», a expliqué le responsable dans une déclaration à la MAP.

Il a souligné qu’il importe désormais d’étaler cette stratégie sur un plan régional à la faveur d’un diagnostic fait lors d’un récent déplacement dans les pays africains cibles, assurant que les secteurs prioritaires sont l’agroalimentaire, le BTP, les nouvelles technologies et les services.

«Aujourd’hui l’Afrique affiche un taux de croissance moyen de 10%. Elle est le futur marché des entreprises marocaines, surtout face à la crise prévalant en Europe», a-t-il indiqué, soutenant que près de 500 containers traversent chaque jour la frontière mauritanienne vers l’Afrique au départ de la région SMD.

«Nous devons absolument profiter de cette occasion pour créer encore plus de richesses et nous positionner en tant que précurseur», a-t-il fait observer.

Outre l’adoption des rapports moral et financier, les travaux de cette assemblée générale ordinaire de la CGEM-SMD ont été ponctués par la présentation du plan d’action 2014, un exposé sur les perspectives économiques de la région et la signature de trois conventions avec des partenaires institutionnels régionaux. 
La région SMD couvre une superficie de 72.500 km2 (10% de la superficie nationale) et compte plus de 3,1 millions d’habitants (10% de la population nationale), avec un taux d’urbanisation de 42%.

Elle contribue à hauteur de 8,8% au PIB national, grâce notamment aux secteurs de l’agriculture (36% du PIB national), la pêche (35%), l’hôtellerie et restauration (33%), alors qu’elle occupe le troisième rang dans le secteur tertiaire et figure parmi les trois premières régions du pays dans le secteur du BTP.

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Publié 14 mars 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Economie

La Sonarges croule sous les difficultés financières

Imane Trari – lavieeco.com

Karim Aqary, le nouveau PDG par intérim de la Société nationale de réalisation et de gestion des stades (SONARGES), a du pain sur la planche. Première mission pour remplir les caisses, ouvrir les stades de Tanger, Agadir et Marrakech aux manifestations culturelles et aux séminaires.

Sonarges-Stade-Marrakech-(2013-12-09)

Le conseil de surveillance de la Société nationale de réalisation et de gestion des stades (Sonarges) vient de nommer un nouveau PDG par intérim. Ce dernier n’est autre que Karim Aqary, secrétaire général du ministère de la jeunesse et des sports. En effet, «le recrutement d’un calibre pour chapoter la société est une procédure qui demande du temps. Pour cela, on m’a choisi pour assurer l’intérim pour une durée de trois mois, le temps que le conseil de surveillance se réunisse de nouveau pour nommer le nouveau PDG», explique Karim Aqary.

Or, la vérité peut être ailleurs. En effet, contrairement à ce qui a été annoncé en septembre dernier par Mohamed Ouzzine, ministre de la jeunesse et des sports, le départ de Khalil Benabdellah n’était pas une surprise pour la tutelle. «Ce limogeage maquillé en démission est la première mesure du programme de restructuration de l’entreprise», confie une source proche de la Sonarges. Et d’ajouter : «L’entreprise est dans une situation financière très difficile, à cause des déficits accumulés depuis son lancement».

L’équipe commerciale sera étoffée

Après le changement du directoire, le plan de redressement comprend deux autres mesures phare. En premier lieu, le PDG doit respecter le business plan initial de la société. A son démarrage en 2010, la Sonarges devait suivre la trajectoire des pays européens et ceux du Golfe qui ont déjà investi le champ sportif. En d’autres termes, l’ancien top management a annoncé clairement que le business modèle desdits stades ne se basera pas uniquement sur les manifestations sportives, mais aussi sur les manifestations culturelles, les séminaires et autres qui vont générer une grande partie des recettes. «Les trois nouveaux stades sont mal exploités, que ça soit sur le plan sportif où commercial», confirme le PDG par intérim. Pour remettre les pendules à l’heure, le top management envisage d’étoffer l’équipe commerciale considérée comme l’un des maillons faibles de l’organisation. Ces derniers devront désormais remuer ciel et terre pour que les stades de Tanger, Agadir et Marrakech attirent des événements culturels, artistiques, ou encore d’affaires. Ce n’est pas tout, «nous devons nous ouvrir sur des équipes étrangères, car nous avons toutes les conditions pour accueillir des stages de concentration», ajoute M. Aqary. 

La deuxième mesure porte sur la réduction des coûts de gestion des stades. A ce niveau, le management envisage de développer l’expertise métier (gestion de LED, billetterie, etc.) et de renforcer les équipes techniques au niveau des stades pour mieux contrôler les process et réduire les coûts d’entretien.

En somme, le programme de redressement consiste en une augmentation des recettes et une baisse des coûts. Une équation difficile que Karim Aqary doit résoudre dans 90 jours.

Publié 9 décembre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Economie, Entreprises, Sport

Clôture du Salon international de la datte d’Erfoud – Agriculture, tourisme et artisanat à l’unisson

Samir Benmalek – lematin.ma

Agriculture-tourisme-et-artisanat-a-lunissonLa petite localité d’Erfoud, province d’Errachidia, a vécu quatre jours durant au rythme de la quatrième édition de Salon international de la datte au Maroc qui s’est clôturé le 2 novembre. Au-delà des considérations nationales relatives à l’agriculture, dominée par la culture du palmier dattier, l’accent a été mis, cette année, sur la nécessité de valoriser à leur juste valeur les potentialités touristiques et artisanales de cette région saharienne. Le premier objectif poursuivi étant d’«atteindre la moyenne nationale, en 2016, de l’indicateur national du développement humain», comme l’a indiqué Brahim Hafidi, directeur général de l’ANDZOA (Agence nationale du développement des zones oasiennes et de l’arganier).

La première étape de l’amélioration du niveau de vie des populations locales passe évidemment par le désenclavement de cette province située à près de 800 kilomètres de Casablanca. Le nouveau directeur général de l’Office national marocain du tourisme (ONMT), Abderrafie Zouiten, a fait savoir qu’en plus de la liaison aérienne Casablanca-Errachidia, l’effort porte sur l’ouverture de nouvelles lignes telles que celles de Paris, Madrid, Barcelone et Londres.
Cependant, Habibi Hassen, président du Conseil provincial du tourisme d’Errachidia, a tenu à souligner la volonté de rouvrir l’aéroport d’Errachidia «fermé depuis trois années en raison de lourdes charges».

Décentralisation des services de l’État

Lancée en 2009, l’ANDZOA, qui a pour mission le développement économique et social des zones oasiennes et des arganeraies, se devait de se rapprocher des populations pour lesquelles elle a été créée. Le siège social de cette agence, jusque-là située à Rabat, sera bientôt transféré à Erfoud, «le but est de faire converges les différents programmes des départements de l’État. L’accord a été présenté au Chef du gouvernement et le nouveau siège de l’ANDZOA sera construit à Erfoud», a fait savoir Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et la pêche maritime, au cours de la conférence de presse qui a suivi l’inauguration du salon le 31 octobre.

Pour l’heure, et en attendant que ces différents projets voient le jour, Errachidia et sa région disposent d’atouts touristiques : vallée du Ziz avec ses palmeraies qui en font «une des plus belles vallées d’Afrique, sinon du monde» selon la formule de Habibi Hassen, qui cite également le circuit de la variété de dattes «Majhoul», les fameuses dunes de Merzouga, les bains de sable appréciés par ceux qui souffrent de rhumatisme. «Les arrivées de touristes ont progressé cette année de 30% en comparaison avec 2012. Ce sont les touristes français, allemands, espagnols et italiens qui arrivent en tête. Nous avons dans notre agenda le démarchage des États-Unis», indique le président du Conseil provincial du tourisme d’Errachidia. À en croire ce dernier, Erfoud, tout comme Merzouga, accueillerait quotidiennement 3 000 touristes. Erfoud compte 16 hôtels classés entre trois et cinq étoiles auxquels s’ajoutera dans deux mois un hôtel cinq étoiles. Merzouga, aux dunes à la couleur ocre, offre à ses visiteurs une capacité de 3 000 lits sous les tentes, dans des hôtels ou dans des bivouacs pour rester au plus près de la nature. Cette infrastructure souffre, toujours selon les propos du président du Conseil provincial du tourisme d’Errachidia, du handicap que constitue l’incapacité de certains hôtels à se mettre à niveau, même après avoir bénéficié des crédits alloués par le Crédit immobilier et hôtelier (CIH) : «ce problème se pose depuis au moins 10 ans», déplore-t-il.

Publié 6 novembre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Développement, Economie, Région

Bourse: Opération séduction dans le Souss

M. A. B. – leconomiste.com

Bourse CasaLa Bourse de Casablanca lorgne les entreprises de la région Souss-Massa-Draâ. Elle organise, à cet effet, une conférence à leur profit le 1er novembre 2013 à Agadir. «Il s’agit des actions de proximité que nous menons auprès des entreprises dans les régions du Maroc pour démystifier la Bourse et expliquer les avantages de l’introduction», souligne-t-on auprès de la société gestionnaire. Ces actions rentrent, en effet, dans le cadre de la prospection pour inciter les entreprises cotables à s’introduire en Bourse. 

Publié 31 octobre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Economie, Entreprises

Exploration pétrolière : premier forage offshore pour Cairn Energy

Mohamed Amine Hafidi – lematin.ma – agadirnet.com

actualite_05265489809feaCairn Energy entamera les opérations de forage de son premier puits offshore au Maroc avant le premier trimestre 2014. C’est ce qu’il a annoncé le 17 octobre. Estimés à environ 60 millions de dollars, les travaux de forage concerneront le bloc Foum Draa, à 150 km au sud-ouest d’Agadir. La profondeur du puits est estimée à quelque 5 500 mètres sous mer et les travaux dureront 60 jours.
Il s’agira du premier forage dans cette zone, où le groupe pétrolier anglais détient 50% du permis d’exploration, aux côtés de San Leon Energy (14,17%), Serica Energy (8,33%), Longreach Oil & Gas (2,5%) et l’ONHYM (25%).
Quel potentiel présente ce site ? Avec ce premier forage à fort impact, Cairn Energy cible 4 milliards de barils d’or noir. Non loin de Foum Draa, un autre puits offshore serait en projet sur un site détenu en partie par Cairn et Genel Energy. Ce site représenterait l’équivalent de 1 milliard de barils. Après le Maroc, Cairn entamera le forage de plusieurs puits sur la côte atlantique notamment au Sénégal, en Mauritanie, en Irlande et au Groenland. Le groupe basé à Édimbourg et qui revendique plus de 20 découvertes pétrolières a les moyens de ses ambitions. Fin septembre 2013, il disposait de 1,4 milliard de dollars en liquidités.
L’annonce de Cairn Energy et le récent investissement de British Petroleum (BP) au Maroc (Cf.www.lematin.ma) viennent confirmer les intérêts grandissants des majors du secteur pour le potentiel marocain. «Dans les 12 à 18 mois à venir, 10 forages pourraient être initiés au Maroc. Ces forages représentent entre 500 millions et 1 milliard de dollars d’investissements. Un regain d’intérêt particulier, surtout lorsqu’on sait que seulement 9 forages ont été effectués au Maroc depuis 1990», a déclaré Damon Neaves, DG de Pura Vida Energy, à Reuters. Le responsable confie à l’agence de presse qu’un forage est à l’étude par Pura Vida sur le bloc offshore Mazagan, près d’Essaouira.
«Les appétits des explorateurs pétroliers dans la région de l’Afrique du Nord subissent un changement important ces dernières années. L’Algérie et la Libye ne connaissent plus un intérêt grandissant. Par contre, le Maroc, un pays qui présente une certaine stabilité politique, commence à attirer nombre d’explorateurs», déclare pour sa part, à la même agence, Geoff Porter, fondateur du cabinet North Africa Risk Consulting. D’ailleurs, le cabinet de consulting Cross-Border Information a révélé tout récemment que plusieurs compagnies pétrolières fuient des pays comme l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et la Syrie et choisissent de s’implanter au Maroc, rapporte Reuters. Au moins 7 compagnies, dont 5 américaines, ont déjà plié bagage de ces pays ces 18 derniers mois, selon la même source. Parmi ces entreprises, l’agence de presse cite Gulfsands Petrolium et Chevron qui figurent parmi les 31 entreprises d’exploration présentes au Maroc.

Publié 21 octobre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Economie, Industrie

Haut-commissariat au plan : Stagnation de l’Indice des prix à la consommation

aufaitmaroc.com – MAP

En septembre, les prix ont augmenté de 2,6% pour les légumes./DR

En septembre, les prix ont augmenté de 2,6% pour les légumes./DR

L’Indice des prix à la consommation (IPC) a connu une stagnation en septembre 2013 par rapport au mois précédent, selon le Haut-commissariat au plan (HCP).

Cette stagnation résulte de la baisse de 1% de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,6% de celui des produits non alimentaires, explique lundi le HCP dans une note d’information relative à l’IPC du mois de septembre.

Les baisses des produits alimentaires observées entre août et septembre concernent principalement les “poissons et fruits de mer” avec 8,3%, les “viandes” avec 2,8% et les “fruits” avec 2,2%, précise le HCP.

En revanche, les prix ont augmenté de 2,6% pour les “légumes” et de 1,8% pour le “thé, café et cacao”, ajoute la même source.

Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les carburants avec 6,4% et l’enseignement avec 3%, note le HCP.

Les baisses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Al-Hoceima avec 3,2%, à Guelmim avec 1%, à Tétouan et Tanger avec 0,6% et à Safi avec 0,5%.

En revanche, des hausses ont été enregistrées à Marrakech avec 0,4%, à Casablanca avec 0,3% et à Agadir et Beni-Mellal avec 0,2%.

En glissement annuel, l’Indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 1,7% en septembre dernier, en raison de la hausse de 1,8% de l’indice des produits alimentaires et de 1,6% des produits non alimentaires.

Les variations enregistrées pour les produits non alimentaires vont d’une baisse de 9,3% pour les “communications” à une hausse de 5,9% pour “l’enseignement”.

Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu, le mois précédent, une baisse de 0,1% par rapport au mois d’août et une hausse de 1,6% par rapport à une année auparavant, selon le HCP.

Publié 21 octobre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Commerce, Consommation, Economie

Accords pétroliers : Kosmos Energy cède ses parts à British Petroleum au Maroc

MAP – aufaitmaroc.com

L’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) a annoncé, mardi, la cession des parts d’intérêts de son partenaire, la société Kosmos Energy, à la société pétrolière British Petroleum (BP).

L'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) a annoncé mardi que la société Kosmos Energy a finalisé avec succès la cession de parts d'intérêt dans les accords pétroliers Essaouira Offshore, Foum Assaka Offshore et Tarhazoute Offshore à la société pétrolière British Petroleum (BP). /DR

L’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) a annoncé mardi que la société Kosmos Energy a finalisé avec succès la cession de parts d’intérêt dans les accords pétroliers Essaouira Offshore, Foum Assaka Offshore et Tarhazoute Offshore à la société pétrolière British Petroleum (BP). /DR

“La société Kosmos Energy a finalisé avec succès la cession de parts d’intérêt dans les accords pétroliers Essaouira Offshore, Foum Assaka Offshore et Tarhazoute Offshore à la société pétrolière British Petroleum (BP)”, indique l’ONHYM dans un communiqué.

Au terme de ces transactions, Kosmos (opérateur) détient 30% des parts d’intérêts à Essaouira, 29,925% à Foum Assaka et 30% à Taghazoute.

Pour sa part, BP détient respectivement, dans ces sites, 45%, 26,325% et 45%, alors que l’ONHYM détient 25% dans chacun des sites, une part prévue normalement par le Code des hydrocarbures, précise le communiqué. Et d’ajouter que Pathfinder possède 18,750% du site de Foum Assaka.

Les blocs Essaouira, Taghazoute et Foum Assaka se situent à une profondeur d’eau de 3.000 mètres et couvrent ensemble une superficie de 25.000 km². Le bloc Taghazoute, pour lequel un accord pétrolier a été signé entre ONHYM et Kosmos, le 10 octobre 2013, permettra une exploration intégrée sur une partie importante du bassin d’Agadir, l’un des derniers bassins inexplorés au large des côtes atlantiques, dans la mesure où il se situe à proximité des blocs Essaouira et Foum Assaka.

La cession à BP “constitue une étape importante du partenariat ONHYM-Kosmos, qui prévoit de commencer les opérations de forage au cours du premier semestre 2014 et ce, dans la mesure où la société BP est classée troisième société pétrolière au niveau mondial et dispose, ainsi, de capacités techniques et financières permettant de mener à bien ce programme d’exploration prévu sur le bassin d’Agadir”, souligne l’ONHYM.

La cession de parts d’intérêt est une pratique courante dans l’industrie pétrolière pour partager le risque, rappelle la même source.

Publié 15 octobre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Economie, Industrie, Région

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