Archives de la catégorie ‘Faune

Inauguration hier de Crocoparc Agadir

Une réalisation unique au Maroc ! Croco Parc sera un pôle d’attraction touristique national et international qui participera au rayonnement de la ville d’Agadir et de sa région.

L’inauguration a eu lieu hier pour présenter aux personnalités de la région, à la presse et aux médias cette magnifique création.

Une visite guidée en images : L’entrée et l’accueil

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Une partie des 320 crocodiles était déjà « en liberté » dans les bassins, mais nous avons pu assister au lâcher d’un certain nombre d’entre eux qui attendaient la liberté :

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Un petit tour, avec ces sympathiques « petites bêtes »

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Beaucoup de monde était là pour relater l’événement :

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Une vue de la conférence de presse organisée sur place pour donner toutes les informations à la presse et aux médias :

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Toutes les autorités locales étaient présentes pour marquer leur adhésion à ce beau projet qui a mis 4 ans à aboutir :

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Et c’est à Philippe Alléon qu’est revenu, à juste titre, l’honneur de couper le ruban :IMG_9838

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Le parc ouvre aujourd’hui dimanche 31 mai au public :

Voici un plan pour y accéder :

Accès Crocoparc1

 

Le Parc aux crocodiles d’Agadir : bientôt l’ouverture !

Vous avez dû voir, en arrivant vers Agadir par l’autoroute l’entrée monumentale du parc aux crocodiles :

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Les travaux sont en voie d’achèvement, le magnifique jardin botanique est pratiquement terminé :

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Des tas d’espèces végétales venues de tous les continents :IMG_8306

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Les bassins sont prêts, eux-aussi :
les bassins pour les crocodiles : 3 bassins dans lesquels l’eau circule par gravité, alimentés au départ par une magnifique cascade
et les bassins pour les plantes aquatiques
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C’est bien beau tout ça, mais un parc à crocodiles sans crocodile, il y a un problème !

Et bien, nous les avons trouvés ces crocodiles, à quelques kilomètres de là, ce sont des crocodiles du Nil qui attendent patiemment en se faisant chauffer au soleil, de pouvoir emménager définitivement.
Il y en a 325 comme ceux qui ont posé pour nous :

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L’ouverture du parc au public est prévu dans quelques semaines, le temps de fignoler toutes les installations afin d’accueillir tous les visiteurs dans les meilleures conditions.

Vous en serez, bien sûr, prévenus par la presse et par le blog d’Agadir qui vous donnera tous les détails.

 

Publié 10 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Environnement, Faune, Sorties

La baie d’Agadir livre deux espèces nouvelles à la science

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • La découverte marine validée selon les procédures internationales
  • Deux nouveaux mollusques nommés P. Amazighi et R. Soussi
Les deux nouveaux mollusques découverts porteront les noms de P. Amazighi et R. Soussi, en référence à la région du Souss Massa Draâ

Les deux nouveaux mollusques découverts porteront les noms de P. Amazighi et R. Soussi, en référence à la région du Souss Massa Draâ

Il aura fallu trois ans d’investigation marine pour que la recherche donne ses résultats. Et des résultats de taille! Deux espèces nouvelles pour la science, viennent d’être découvertes dans la baie d’Agadir. Ces deux mollusques porteront les noms de P. Amazighi et R. Soussi, noms choisis par les chercheurs en référence à la région Souss Massa Draâ. La découverte, qui a été validée selon les procédures internationales, vient d’être annoncée dans des journaux spécialisés. Il s’agit en l’occurrence de « Bulletin of Marine Science » et de « American Malacological Bulletin ». Derrière ce projet, qui contribue à l’étude de la biodiversité marine de la baie d’Agadir, une équipe de deux chercheurs et trois doctorants de la Faculté des Sciences d’Agadir, Université Ibn Zohr, et un chercheur de l’INRH. Le projet, mené sous la direction du Professeur Abdellatif Moukrim, chercheur en Sciences de la mer, est réalisé en partenariat avec des laboratoires étrangers spécialisés. Basés notamment, à Cadiz, Malaga, Séville (Espagne) et Angers (France). La zone d’étude de cette recherche, d’un grand apport scientifique en termes de biodiversité de mollusques marins, comprend Cap Ghir, Aghroud, Taghazout, Anza, Port d’Agadir et Cap Aglou. Il faut préciser qu’au Maroc, une partie des ressources marines est relativement bien connue en raison de son intérêt socio-économique. Par contre, d’autres ressources, particulièrement des fonds marins, sont plutôt méconnus malgré leur intérêt environnemental et leur place dans la chaîne alimentaire.
Ainsi, ce groupe de Mollusques qui connaît un intérêt scientifique croissant à l’échelle mondiale en termes de biodiversité, potentiel d’exploitation en industrie pharmaceutique et aussi en tant qu’ indicateur du changement climatique de la biodiversité marine, n’a pas eu, au Maroc, la place qu’il mérite en matière de recherche scientifique et de valorisation. Désormais, avec ce projet multidisciplinaire qui compte trois thèses, le nombre de la faune d’épisthobranches récencé sur les côtes marocaines est passé de 70 à 130. Sur ce chiffre, 58 espèces sont nouvelles pour le Maroc et 2 nouvelles pour la science. Comment expliquer cette présence: effet du changement climatique ou introduction accidentelle?
« Notre optique est d’exploiter les résultats de cette étude dans l’évaluation des changements climatiques sur les écosystèmes marins », explique Pr Abdellatif Moukrim. « Et aussi de former de jeunes chercheurs dans un domaine comptant peu de spécialistes marocains, tout en développant une coopération nationale et internationale sur cette thématique », a-t-il ajouté. – See more at: http://www.leconomiste.com/article/961988-la-baie-dagadir-livre-deux-especes-nouvelles-la-science#sthash.kQdIDiMF.dpuf

Publié 18 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Découverte, Faune

Les scorpions du Maroc

D’après un post Facebook d’Isabelle de Balathier – source : ecologie.ma

Scorpion

 

» Les scorpions  sont un ordre d’arthropodes de la classe des arachnides. Ils se distinguent des araignées par leurs pédipalpes en pinces et par l’aiguillon venimeux qu’ils portent au bout de leur abdomen.

Leur activité est essentiellement nocturne et crépusculaire. Les scorpions sont des prédateurs essentiellement insectivores. Ils se nourrissent uniquement de proies vivantes qu’ils paralysent à l’aide de leur venin ou maintiennent solidement entre leurs pinces (appelées pédipalpes). Ils utilisent toutefois leur venin avec parcimonie, le stock mettant deux semaines à se reconstituer. La piqûre de l’aiguillon caudal, très douloureuse, produit des accidents qui peuvent devenir mortels pour l’homme. (surtout quand il s’agit des grands Androctonus d’Afrique et Centruroides d’Amérique du Sud).

Ils sont retrouvés sous les pierres, dans les endroits arides, dans les vieux murs, mais quelques-uns y préfèrent les habitations…

Plus d’un million de personnes sont piquées chaque année par un scorpion, le nombre de décès s’élevant à un peu plus de 300012, mais les données sont très vraisemblablement sous-estimées car les piqûres sont loin d’être toutes inventoriées et les décès surviennent souvent en dehors de toute prise en charge médicale.

Toutes les espèces de scorpions sont venimeuses et la quasi-totalité des espèces utilisent des venins neurotoxiques (à l’exception de Hemiscorpius lepturus qui possède un venin cytotoxique). Les neurotoxiques utilisés sont en général de petites protéines qui vont interférer avec le système nerveux de la victime (inhibition des canaux sodiques ou potassiques). Leur action est en général très rapide.

Le venin des scorpions est particulièrement efficace contre les autres arthropodes mais peu contre les humains. Souvent, les piqûres chez ces derniers ne produiront que des effets locaux divers : douleur, engourdissement et gonflements. Cependant, quelques espèces, en particulier de la famille Buthidae, peuvent être plus dangereuses. Parmi les espèces les plus dangereuses pour l’homme, citons le Leiurus quinquestriatus, et les espèces des genres Parabuthus, Buthus, Tityus, Centruroides et Androctonus. Il est généralement estimé que passées les 24 premières heures après la piqûre, tout risque mortel est écarté.

En général, les scorpions ne peuvent injecter assez de venin pour tuer des personnes adultes en bonne santé sauf pour les espèces très toxiques. En revanche, les enfants, les personnes âgées et les personnes malades sont plus exposées. Le danger d’une allergie au venin de certaines espèces existe. De manière générale, les scorpions ne piquent que s’ils se sentent menacés et préfèrent souvent passer leur chemin, mais l’agressivité diffère en fonction des espèces. Les espèces les plus dangereuses se trouvent au Sahara.

Au Maroc, plus de 80 personnes sont mortes durant l’année 2006, tandis que, durant des années records au Mexique, il a été fait état de 1 000 morts en une seule année.

Les signes peuvent aller d’une simple douleur sur le point de ponction à des signes généraux sévères, à type de troubles de la coordination des mouvements, troubles visuels ou œdèmes pulmonaires » (wikipedia)

 

Liste des scorpions du Maroc:

 ARACHNIDES
Scorpions
F. Euscorpiidae
1024px-Euscorpius_fg02                   Euscorpius italicus Herbst, 1800 ***
F. Scorpionidae Latreille, 1802
 Scorpio Linnaeus, 1758  (Voir article)
 Scorpio magadorensis

                         Scorpio maurus mogadorensis Birula, 1910 **

  « Quelques sous-espèces seulement ont été précisées » pour  quelques régions du Maroc (Vachon, 1952) Selon Lourenço W.:  » Il  est assez probable que certaines d’entre elles [certaines des 19 sous-espèces que compte l’espèce dans le monde, M.A.] correspondent en fait à des espèces valides » (Lourenço, 2003)
 Scorpio hesperus Birula, 1910 **  

 

« Cette ancienne sous-espèce de Scorpio maurus a été élevée au rang d’espèce par Lourenço.C’est une espèce est endémique du Maroc »

 Scorpio birulai Birula, 1910 **  

 

« Cette espèce a été décrite comme une sous-espèce par Birula en 1910 sous le nom de Scorpio maurus subtypicus, le nom subtypicus étant préoccupé par Scorpio africanus subtypicus Kraepelin, 1894 il a été remplacé par birulai par Fet en 1997. Elle a été élevée au rang d’espèce par Lourenço »

ScorpiomaurusFuliginosus2

                              Scorpio fuliginosus Pallary, 1928 **

« Cette ancienne sous-espèce de Scorpio maurus a été élevée au rang d’espèce par Lourenço.C’est une espèce est endémique du Maroc »
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                          Scorpio weidholzi Werner, 1929 **

 « Cette ancienne sous-espèce de Scorpio maurus a été élevée au rang d’espèce par Lourenço.C’est une espèce est endémique du Maroc »
 
F.  Buthidae C.L.  Koch, 1837
 Orthochirus Karsch, 1891
 Orthochirus_innesi

                          Orthochirus innesi Simon, 1910

                          Microbuthus Kraepelin, 1898
 Microbuthus maroccanus Lourenço 2002 (ssp.n.)** Microbuthus fagei
Vachon 1949
Hottentota  Birula, 1908
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                       Hottentota franzwerneri franzwerneri Birula, 1914

Hottentota-gentili-janv-11

                     Hottentota gentili Pallary, 1924

Buthacus  Birula, 1908
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Buthacus occidentalis Lourenço, 2000

= Buthacus leptochelys occidentalisVachon, 1952 (Voir article)
                          Buthacus ziegleri Lourenço, 2000 (sp.n)
                  Buthacus mahraoui Lourenço, 2004 (sp.n) « Cette espèce est endémique du Maroc. Elle se rencontre dans le Sud de la région de Meknès-Tafilalet. Cette espèce est nommée en l’honneur de Lahcen Mahraoui »(Voir article)
 Butheoloides (ButheoloidesHirst, 1925
Source: http://riadzany.blogspot.com/

Butheoloides (Butheoloides)littoralis 

Lourenço, Touloun  & Boumezzough, 2011 (sp.n)

« Cette espèce est endémique du Maroc. Elle a été découverte dans la province de Sidi Ifni.La femelle mesure 17 mm. »(Voir article)
 Butheoloïdes (Butheoloides)maroccanus  Hirst, 1925** 
Butheoloides (Butheoloides)occidentalis Lourenço, Slimani & Berahou, 2003 (sp.n)**
Butheoloides (Butheoloides)slimanii
Lourenço, 2010 (sp.n)
(Voir article)
 Butheoloïdes (Gigantoloides) subgen.n.
Butheoloides (Gigantoloides)aymerichi Lourenço, 2002 (sp.n)**
Androctonus Ehrenberg, 1828
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                     Androctonus amoreuxi amoreuxi Audouin, 1826

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                            Androctonus australis Linnaeus, 1758

(Voir article)
 Androctonus_mauretanicus

                       Androctonus mauritanicus Pocock, 1902 **

= A. mauritanicus bourdoni 
Vachon, 1948
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                                Androctonus liouvillei Pallary, 1924

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                    Androctonus gonetti Vachon, 1948 stat. nov.

A. crassicauda gonetti
Vachon, 1948
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                        Androctonus sergenti Vachon, 1948 **

« Cette espèce est endémique du Maroc. Elle se rencontre dans la région de Souss-Massa-Drâa. »
                       Androctonus maroccanus Lourenço, 2009 (sp.n) (Voir article)
Buthus  Leach, 1815
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                             Buthus atlantis atlantis  Pocock, 1889

                            Buthus atlantis parotti  Vachon, 1949
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                 Buthus bonito Lourenço & Geniez, 2005 (sp.n.)**

(Voir article)
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                             Buthus maroccanus Birula, 1903 **

Source: Wikipedia

                       Buthus occitanus occitanus Amoreux, 1789

(Voir article)
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                     Buthus malhommei Vachon, 1949 stat. nov **

Buthus occitanus malhommei 
Vachon, 1949
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                                  Buthus mardochei Simon, 1878 **

Buthus occitanus mardochei : voir Vachon, 1952
Buthus marifranceae Lourenço, 2003 (sp. n.) ** Buthus occitanus mardochei var.mimeuri : voir Vachon, 1952
Buthus rochati Lourenço, 2003 (sp.n.) ** « Cette espèce est endémique du Maroc. Elle se rencontre dans la région de Hassi Tafnidilt. »= Buthus occitanus mardochei var.panousei : voir Vachon, 1952
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                                       Buthus paris Koch, 1839 **

Buthus occitanus paris : voir Vachon, 1952
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                       Buthus lienhardi Lourenço, 2003 (sp. n.)**

« Cette espèce est endémique du Maroc. Elle se rencontre dans la région de Marrakech. »= Buthus occitanus tunetanus var.lepineyi : voir Vachon, 1952 
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                       Buthus albengai Lourenço, 2003 (sp. n.)**

 « Cette espèce est endémique du Maroc. Elle se rencontre de Ifrane à Khénifra »
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                        Buthus draa Lourenço & Slimani, 2004 **

« Cette espèce est endémique du Maroc. Elle se rencontre dans le bassin du Drâa. «
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                            Buthus barbouri Werner, 1932 (sp.?)

                           Buthus insolitus Borelli, 1925 (sp.?)
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Compsobuthus williamsi Lourenço, 1999 (sp. n.)**

(*) = espèce endémique du Maroc.
(**) = sous-espèce endémique du Maroc.
(***) = Introduit.
(subgen.n.) = Sous-genre nouveau
(sp.n) = espèce nouvelle
(ssp.n) = sous-espèce nouvelle
(sp.?) = Espèce mentionnée dans le Catalogue des scopions du monde (Fet & Lowe, 2000).  Toutefois,  il s’agirait d’une « espèce douteuse » (Lourenço, 2003)

 

(source du tableau: geres.asso.org)

Publié 12 septembre 2014 par Michel Terrier dans Faune

Plusieurs dauphins échoués sur une plage près d’Agadir

El Hadji Mamadou Gueye – yabiladi.com

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Plusieurs dauphins ont échoué dimanche sur la plage d’Imouran située à une quinzaine de km de la ville d’Agadir. Selon le journal arabophone Al Youm24, les mammifères déjà morts auraient dérivé du large jusqu’à la plage.

Les dauphins pourraient peser jusqu’à 600 kilos et avaient une longueur avoisinant les 2 mètres. Les faits ont coïncidé avec le début du festival touristique d’Imouran organisé sur la plage. Les témoins ont pu filmer la scène avec leurs téléphones portables.

Selon la même source, la région connaissait des passages de centaines de dauphins il y a une dizaine d’années. Les animaux se déplaçaient en groupes, s’approchant parfois de la plage.

Publié 1 septembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Environnement, Faune

Animaux errants: campagne pilote de stérilisation à Agadir

h24info.ma

Avec l’appui de la ville, une association vient de lancer à Agadir une campagne de stérilisation des chats des rues. Une première au Maroc, qui privilégie souvent l’empoisonnement des animaux errants.

Au moins 150 chats du quartier Talborjt vont être stérilisés et bien sûr, vaccinés. © DR

Au moins 150 chats du quartier Talborjt vont être stérilisés et bien sûr, vaccinés. © DR

L’Association « Le Cœur sur la Patte » a mis en place une expérience inédite au Maroc : une campagne de stérilisation des animaux errants d’un quartier d’Agadir. Pour la toute jeune association, créée cet été et présidée par Kamal Hafsi, cette initiative est un test. Lancée, selon le site web de l’association «avec l’aide de la Ville d’Agadir (C.U.A) et de la Fondation Brigitte Bardot» l’opération est censée marquer le début d’une série de campagnes similaires afin de limiter et de contrôler la population des chats et chiens errants à Agadir.

150 chats stérilisés et vaccinés
L’association et les services d’hygiène de la ville d’Agadir ont choisi le quartier Talborjt pour cette première tentative justement parce que ce dernier est en «cours de rénovation». Ils  souhaitent l’aménager en aidant notamment «sa population féline à vivre en harmonie avec les citoyens». Au moins 150 chats et quelques chiens (l’association manque de fonds pour stériliser aussi tous les chiens) seront stérilisés, et évidemment, vaccinés contre la rage.

Et, pour s’assurer que les efforts des bénévoles, des fonctionnaires et des vétérinaires ne soient pas vains, l’association informe les habitants et les autorités qu’à partir du 1er novembre, tous les chats du quartier de Talborjt qui auront le bout de l’oreille gauche coupé ne devront être ni tués, ni déplacés (cette intervention pour couper le bout de l’oreille est indolore et le chat ne saigne même pas).avis-annonce-campagne-sterilisation-chats-chiens-errants-agadir-petit-affiche

Menace pour la santé publique et problème de société
La surpopulation des animaux errants pose un véritable problème de santé publique au Maroc. Il y aurait ainsi au moins deux millions de chiens errants dans le pays, une menace en termes de transmission de la rage, toujours présente, mais aussi un problème de société: craints, ils sont souvent maltraités, et en retour deviennent agressifs.

Pour lutter contre leur prolifération, les fourrières du royaume ramassent régulièrement les chiens et/ou les chats dans les rues. Entassés dans des cages, ils sont généralement, en l’absence de services vétérinaires dédiés, empoisonnés à la strychnine et meurent dans d’atroces douleurs. Il n’est pas rare de voir les communes se résoudre à déposer carrément du poison, dissimulé dans des appâts, au coin des rues, dans les villages ou sur les plages.

Comme le fait remarquer un membre de l’association à H24info, l’empoisonnement est «une solution aussi cruelle qu’inefficace pour lutter contre la rage». Une opinion partagée par l’Organisation mondiale de la santé. Pour l’OMS, seules des campagnes de vaccination de masse, conjuguées à la stérilisation, peuvent efficacement lutter contre le virus de la rage.
Ainsi, entre 5.000 et 8.000 chiens sont abattus chaque année à la fourrière de Casablanca, sans compter les campagnes d’empoisonnement «sauvages», pourtant, les populations de chiens errants ne diminuent pas.

L’association, qui met en avant les expériences de villes comme Rome ou Istanbul, avance que les campagnes de stérilisation et de vaccination «respectent à la fois l’animal, l’environnement et empêchent durablement la prolifération des animaux errants».

Pour plus d’efficacité, il faut bien entendu que cette opération soit généralisée. L’association gadirie a ainsi obtenu l’accord d’une organisation internationale qui enverrait des vétérinaires pour stériliser et vacciner gratuitement les animaux des autres quartiers de la ville. Ne manque plus que l’accord des autorités.
Si vous voulez encourager cette initiative, plus d’infos sur le site de l’association ou sur sa page Facebook.

Publié 4 novembre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Associations, Environnement, Faune

Campagne de stérilisation des chats et des chiens errants à Agadir.

Dans le cadre d’une grande campagne de stérilisation des chats et des chiens errants à Agadir, et afin d’en mesurer les répercutions, l’Association Le Cœur sur la Patte vous informe qu’à partir du 1er Novembre 2013, tous les chats du quartier de Talborj qui auront le bout de l’oreille gauche coupé, ne devront être ni tués, ni déplacés.avis-annonce-campagne-sterilisation-chats-chiens-errants-agadir-petit-affiche

Cette opération est mise en place pour la première fois au Maroc, avec l’aide de l’Autorité locale, de la Ville d’Agadir (C.U.A) et de la Fondation Brigitte Bardot et elle marquera le début d’une série de campagnes visant à stériliser les chats et les chiens errants afin d’en limiter et d’en contrôler la population.

Le quartier Talborj étant en cours de rénovation, Le Cœur sur la Patte et les services d’hygiène de la Ville d’Agadir souhaitent aménager le « nouveau quartier Talborj » en y aidant sa population féline à vivre en harmonie avec les citoyens.

Publié 26 octobre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Environnement, Faune

« Le Coeur sur la Patte », la première association de protection animale du Souss

logo-association-02Une association s’est créée récemment à Agadir pour s’occuper des animaux :
c’est « le cœur sur la patte ».
Nous avons rencontré il y a quelques jours ses dirigeants : le président Kamal Hafsi, Michèle Augsburger, Emma Courjon qui nous ont présenté cette association.

de droite à gauche : Nelly Sambrana et Florence, sa fille, devant : Nicole, Susanna Frischknecht, Chantal Tronquit-Ballester, devant : Kamal Hafsi, Michèle Augsburger et derrière elle, son mari Jean-Pierre, Emma Filaudeau-Courjon et moi.

de droite à gauche : Nelly Sambrana et Florence, sa fille, devant : Nicole, Susanna Frischknecht, Chantal Tronquit-Ballester, devant : Kamal Hafsi, Michèle Augsburger et derrière elle, son mari Jean-Pierre, Emma Filaudeau-Courjon et moi.

Kamal Hafsi, le président de l'Association et Michèle Augsburger

Kamal Hafsi, le président de l’Association et Michèle Augsburger

Le but de l’Association est d’apporter les soins nécessaires aux animaux des rues, blessés ou malades, de les faire  stériliser pour éviter leur prolifération , de leur trouver des familles d’accueil ainsi que de sensibiliser nos semblables à leur souffrance. Le but immédiat, consiste à élaborer une campagne générale de stérilisation, la surpopulation entraînant des cas lamentables de chiens ou de chats mourants à petit feu ou supprimés sans ménagement par crainte de la propagation de la rage.

autocollant-01Le problème qui se pose actuellement est la prolifération des animaux (chiens et chats) à Agadir et les responsables de l’association qui en ont recueilli beaucoup, sont maintenant à saturation. Généralement, lorsqu’on recueille un animal, on est obligé, soit de le garder, soit de le placer. Au Maroc, les chiens des rues ne se placent pas : personne n’en veut. Les personnes qui en adoptent sont celles qui les ont trouvé devant leur porte et qui en ont eu pitié, mais ils ne viennent pas dans les associations pour adopter ces chiens des rues.

La méthode malheureusement employée actuellement pour limiter cette prolifération est l’empoisonnement : Michèle Augsburger a stérilisé, il y a quelque temps à Taghazout 18 chiennes, mais elles ont été empoisonnées dans les semaines qui ont suivi.autocollant-03

Jusqu’à présent, la manière de fonctionner était de sauver des animaux et de les placer en Suisse, par une association que connait bien Michèle Augsburger. Mais, cette idée, même si, par la suite, les chiens ont des vies merveilleuses et que sur chacun, elle a un dossier avec des photos extraordinaires des chiens dans la neige, dans les familles, ce qui est magnifique, cette manière de procéder est forcément limitée et coûte énormément d’argent, ce qui est un peu stupide.

Dans la région, le problème de la surpopulation animale n’est pas géré par des spécialistes au courant de la psychologie animale qui savent comment les chiens fonctionnent.education-sensibilisation-01

Dans tous les pays où la rage a été éradiquée, en Inde par exemple, cela a été fait avec ce que préconise l’Organisation Mondiale de la Santé Animale : il faut vacciner, stériliser puis relâcher les animaux. En effet, les animaux sont « territoriaux », ils ont leur territoire et ils empêchent les autres d’en approcher. Si vous éliminez l’animal, d’autres arrivent !

Il faut traiter le problème en amont : les chiens arrivent à Agadir avec les personnes venant de l’extérieur qui fouillent les poubelles et qui ont souvent 2 ou 3 chiens avec eux :
il faudrait donc traiter tout autour puis resserrer sur Agadir.autocollant-02

Grâce à Emma Courjon qui a fait un gros travail, un premier contact a été établi avec la fondation Brigitte Bardot qui a offert 150 stérilisations de chats.
Pour avoir un résultat efficace, l’association va concentrer son effort de stérilisation sur un quartier bien précis : le quartier de Talborjt sur lequel l’assurance a été donnée qu’il n’y aurait pas d’empoisonnement pendant un moment après cette intervention.autocollant-04

WVSD’autre part, la fondation Brigitte Bardot a permis de nouer un contact avec Worldwide Veterinary Service (WVS), une association basée en Grande Bretagne qui propose de venir intervenir au Maroc, mais pour cela, il faut que les vétérinaires de WVS aient une autorisation délivrée par les autorités compétentes. Ils viendraient pour des actions ponctuelles pour une semaine afin de traiter 1000 ou 1500 chiens.
Pour l’instant, les Services de l’hygiène se contentent depuis 30 ans d’empoisonner les animaux, ce qui fait une mauvaise publicité au Maroc qui est qualifié, dans la presse spécialisée de « pays barbare où on empoisonne les animaux à la strychnine »

Le résultat donné par ces campagnes de stérilisation est étonnant, Michèle Augsburger en a fait l’expérience à Aït Moussa où elle vit : après quelques années, il n’y a plus de chien qui traîne ! Et de plus, la population est protégée puisque la rage a disparu.

Une réticence apparaît au sujet de la venue de vétérinaires étrangers : la concurrence qu’ils pourraient faire aux vétérinaires marocains. Qu’ils soient rassurés : ils ne viendraient pas pour leur faire de la concurrence, mais pour intervenir gratuitement sur des problèmes qui ne sont pas traités actuellement puisque non rétribués.

affiche-01L’Association « Le cœur sur la patte » est à la recherche, pour mener à bien son action, de partenariats avec des sociétés et également d’adhérents.
Elle est sollicitée très souvent par des personnes qui ont trouvé un chien dans la rue et qui cherchent à le placer, mais elle ne dispose pas actuellement de ressources permettant de donner suite à ces demandes.autocollant-05

Une proposition pourrait également être faite aux hôtels qui, pour certains au moins, paient pour que les chats qui traînent autour de l’hôtel soient ramassés et éloignés. (le constat est que les chats reviennent rapidement ou sont remplacés par d’autres). Les hôtels pourraient donner la même somme à l’Association qui stériliseraient les animaux et éviterait ainsi leur prolifération.

La priorité est maintenant de contacter les autorités pour obtenir les autorisations pour faire intervenir des vétérinaires étrangers sur Agadir, ce qui ne coûterait rien à personne ! Et également obtenir ponctuellement, la mise à disposition d’un local où effectuer ces interventions.

Ceci permettrait de donner une bonne image d’Agadir au regard de son action pour les animaux et éviterait de voir des animaux malades errer dans tous les quartiers et être ramassés sans ménagement pour être éliminés.flayer-01

En résumé, le but de l’association est de faire d’Agadir la 1ère ville du Maroc à traiter dignement sa population animale en fédérant tous les amis des animaux :

  • Protéger, soigner et nourrir les animaux.
  • Rallier de nouveaux adhérents et ensemble, faire avancer cette cause.
  • Trouver des personnes susceptibles d’adopter ou de parrainer des chats et chiens abandonnés.
  • Trouver les moyens humains et financiers pour faire stériliser les chats et chiens d’Agadir et faire cesser les empoisonnements.
  • Créer un refuge pour les animaux, afin de les accueillir et pouvoir avoir un suivi post-opératoire.
  • Mettre en place, dans les écoles, auprès des jeunes, par exemple, des réunions d’informations contre la maltraitance animale.

Si vous vous sentez concernés par ces actions, vous pouvez aller voir le site de l’Association   http://www.lecoeursurlapatteagadir.com
pour éventuellement adhérer à l’association et lui apporter un peu de l’aide dont elle a un urgent besoin.logo-association-01

Publié 18 octobre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Environnement, Faune

Taroudant : Organisation de battues de sanglier

par libe.ma – soussannonces.net

49dd5eb22fbb87fca2c60fc8f9d7a632Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie relative à la maîtrise de la surpopulation des sangliers, notamment dans les zones considérées comme «points noirs», le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) a organisé, lundi 28 janvier, une battue de sangliers dans la région de Souss-Massa-Draâ, au domaine El Boura, commune rurale d’Oulad Aissa, dans la province de Taroudant.
Les dégâts liés à la surpopulation du sanglier affectent les productions agricoles notamment dans les zones rurales où l’agriculture vivrière constitue la principale source de revenus des populations locales. La prolifération de cette espèce inquiète de plus en plus les agriculteurs.
Le lancement de cette opération de régulation a été organisé par le Haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Dr. Abdeladim Lhafi, en présence du gouverneur de la province de Taroudant.
Ont pris part à cette battue également, le ministre de l’Artisanat et président du conseil provincial de Taroudant, le président de la Chambre de l’agriculture de la région de Souss-Massa-Draâ, le président de l’Association des organisateurs de chasse touristique et quelques journalistes chasseurs. Un rappel du programme de maîtrise des sangliers dans la province de Taroudant a été donné à cette occasion, suivi d’une lecteur des consignes de sécurité et de l’objectif de la battue. Il est à noter que près de 75 zones ont été identifiées comme « points noirs » dans la région de Souss-Massa-Draâ sur les 302 points noirs au niveau national, soit 25% pour lesquelles 317 battues sont programmées pour un budget de 1.585.000 DH. La province de Taroudant compte, à elle seule, 30 zones dites «points noirs» pour lesquelles 90 battues sont prévues pour un budget de 445.000 DH. En 2012, seulement 36 battues ont été organisées dans la province.
L’objet recherché est d’assurer la maîtrise de la dynamique des populations du sanglier dans les différentes régions du pays en impliquant les acteurs concernés en vue de l’efficacité des actions et de leur rendement.
Dans l’Hexagone comme en Espagne, le problème est bien cerné et des mesures appropriées sont prises, chaque fois que des attaques sont constatées. En France, par exemple, où les dégâts sur les cultures agricoles sont estimés entre 25 et 30 millions d’euros par an, un fonds alimenté par les taxes versées par les chasseurs sert à indemniser les agriculteurs victimes des attaques des sangliers. Mais les dégâts ne concernent pas seulement l’agriculture. Les accidents de la circulation provoqués par ces animaux sont estimés à 10.000 pour l’année 2008 et coûtent entre 30 et 60 millions d’euros (660 MDH). Ce à quoi il faut ajouter leur présence indésirable en milieux naturels protégés et en zones urbaines où ils débarquent sans se faire inviter. Le sanglier peut aussi, et c’est un risque non négligeable, être à l’origine de transmission de maladies aux autres animaux et à l’homme (peste porcine classique, brucellose, tuberculose, variole, fièvre aphteuse …).

 Partout dans le monde, les moyens de lutte contre la prolifération, car cet animal sauvage se multiplie de manière très rapide, sont d’abord la présence de prédateurs, la chasse, l’organisation de battue…Au Maroc, les espèces dont il peut constituer la proie ont disparu, comme le lion, le chacal… 
La chasse qui est un moyen qui peut être très efficace pour réguler l’espèce et limiter les effets de sa reproduction, ne représente pas un frein de taille comme en Europe.

Publié 30 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Environnement, Faune, Région

Des essaims de criquets pèlerins dans la zone frontalière avec la Mauritanie

par Ahmadou El-Katab – libe.ma

5108316-7622676Plusieurs sources concordantes de la zone frontalière avec la Mauritanie ont confirmé l’existence de nombreux essaims de criquets.
Ces essaims aperçus dans la soirée du samedi aux alentours du village de M’Hairiz, à 80 km au nord de la frontière maroco-mauritanienne, poussés par les vents violents soufflant sur cette zone, se seraient étendus sur une superficie de 40 hectares.
Installée à Aouessred, une brigade de lutte contre le criquet pèlerin aurait déjà traité une zone de 10 hectares sur lesquels les essaims seraient exterminés, empêchant l’avance de cet envahisseur encombrant, en attendant que les conditions climatiques permettent le traitement dans son intégralité de la zone envahie. Par ailleurs et sachant que de nombreux éleveurs ainsi que des associations environnementales se sont plaints des effets néfastes  des pesticides utilisés pour la lutte contre le criquet, tant sur le bétail que sur le système écologique local, les services concernés se sont trouvés dans l’obligation d’obtempérer en attendant que les éleveurs déplacent leurs troupeaux vers d’autres zones de pâturages sans risque.
C’est dans ce cadre d’abandon des zones traitées que les éleveurs dont les troupeaux évoluent entre les zones de Hassi Bougueffa et Jaloua dans la commune de Tichla, sont sur le point de se déplacer vers des zones sans risque où leurs animaux peuvent paître sans crainte d’empoisonnement.
Il y a quelques semaines, des bergers dans les environs d’Assa ont aperçu des essaims. Mais, selon des observateurs et des éleveurs expérimentés, dans cette zone, les chances de survie du criquet sont très faibles, à cause de la sécheresse qui sévit dans la région.

Publié 10 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Faune, Région

La canicule frappe de nouveau

par A. G. – leconomiste.com

  • L’élevage de poulet, 1re victime économique
  • Le bilan définitif des dégâts n’est pas encore arrêté

Des records absolus de chaleur ont été atteints par certaines villes en milieu de semaine. Marrakech, Safi, Agadir, Ouarzazate, Fès, Meknès, Beni-Mellal ainsi que le sud du pays ont enregistré des températures oscillant entre 46 et 49,6 °C. Canicule d’une intensité anormale même pour la période estivale.


Et l’effet sur la flore et la faune risque de s’avérer désastreux. Pour le moment, aucune évaluation n’a été communiquée. Même les éleveurs de volaille, réputés communicatifs sur le sujet, n’ont pas encore dressé de bilan définitif. Néanmoins, ils s’attendent à de gros dégâts surtout dans les régions où les pics ont dépassé les 40 °centigrades. Elles sont nombreuses dans ce cas. Or, déjà à ce niveau de température, les élevages non protégés par des systèmes de refroidissement seront pratiquement décimés. «Seules quelques zones côtières ayant enregistré des chaleurs moins fortes auraient été épargnées», indique Abderrahmane Riad, secrétaire général de l’Association de producteurs des viandes de volaille.

Certes, les aviculteurs ont anticipé cette 2e vague de chaleur par la mise en vente massive des poulets en fin de cycle plus sensibles à la canicule, mais à des cours inférieurs aux prix de revient. Histoire de limiter les dégâts. Seulement, les pertes risquent d’être importantes au niveau des performances des élevages, des pondeuses et des œufs à éclore. Ce qui n’est pas sans impacter la trésorerie des éleveurs en cette période de haute saison marquée généralement par les festivités, le retour des Marocains résidents à l’étranger et les mariages. Mis à part les fêtes de noces qui seront décalées, Ramadan oblige, vers le mois de septembre, la demande devrait s’inscrire en forte hausse durant cet été. «D’ailleurs, le prix moyen à la ferme du poulet de cher est passé, dès jeudi 16 juillet, à 14,50 DH/kg contre 13 DH, une journée auparavant», signale Riad. Au niveau du détail, il faut compter deux à trois dirhams de plus. Et la tendance est promise à l’aggravation. Car, dans le contexte de cherté des viandes rouges et du poisson, la demande sur ces produits sera probablement portée sur les volailles dont le prix reste tout de même plus abordable pour les ménages à faible pouvoir d’achat.
Pour rappel, la première vague de chaleur qui a sévi du 25 au 28 juin dernier a fait perdre aux aviculteurs l’équivalent de 131 millions de DH. La mortalité a touché 12% du poulet de chair, soit 14.000 tonnes de viande par semaine. Environ, 5% d’élevage de dinde a été décimé. La mortalité n’a pas non plus épargné les poules pondeuses et les volailles de reproduction. Et même la production des œufs de consommation s’annonce en régression de 10%. De fait, toute la chaîne de valeur se trouve perturbée, de la fertilité des poules et dindes à la production des viandes blanches, en passant par l’éclosion des œufs à couver.

 

Publié 20 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Faune

Tiznit : Le sanglier s’invite chez les scientifiques

Dans le cadre de la gestion des risques des impacts que peut causer le sanglier sur les pratiques culturales, et conformément aux recommandations du Plan directeur de la chasse initié par le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification(HCEFLCD), et notamment celles relatives à la maîtrise des populations de cette espèce sauvage, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime  et le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, ont organisé une rencontre scientifique sur le sujet le mardi 5 juin 2012 à Tiznit, à laquelle ont pris part  des responsables du ministère de tutelle, du Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier, ainsi que les élus de la province, les représentants de l’administration locale, des services extérieurs, de la  Fédération de la chasse, des associations de chasseurs, de la Fédération des Chambres d’agriculture, de la Chambre régionale d’agriculture, des agriculteurs, de la société civile, et des gestionnaires de la chasse et des chercheurs marocains et étrangers. Des exposés sur cette problématique ont été présentés à cette occasion :
– Contexte national: cadre institutionnel et instruments de régulation  par Hassan Mhenna, chef de la division de la cynégétique et de la pêche continentale au HCEFLCLD; écologie, dynamique et comportement du sanglier par le professeur El AYachi Sehar de l’IAV Hassan II; pratiques de chasse et valorisation par le professeur Moulay Youssef Alaoui.
-La régulation de la population de sangliers: impacts sur l’agriculture et mesures de gestion des populations de sangliers.Impact sur l’agriculture : cas du Maroc, témoignages: Fédération nationale des associations provinciales des ayants droit, usagers de l’arganier par Abderrahmane Aït Lhaj; réseau des associations de la réserve de biosphère de l’arganeraie par Abdellah Ahejjam.
– Mesures de gestion des populations de sangliers: L’expérience française par François Klein, Office national de la chasse et de la faune sauvage en France, direction études et recherche  et Michel de Galbert, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts en France;  l’expérience américaine par le professeur Stephen Ditchkoff de Auburn university Alabama aux USA; l’expérience espagnole par le Dr. Antonio Bea, directeur général de Ekos estudios ambientales, S.L.U. en Espagne.
Cette rencontre scientifique a permis aux experts marocains et étrangers d’échanger les données sur l’état actuel de la population de sangliers dans la région du Souss-Massa, les impacts sur les pratiques culturales et les dispositions réglementaires et pratiques en vigueur pour la régulation des  effectifs de cette espèce erratique qui constitue, de l’avis unanime des participants, un véritable fléau. Ces différentes questions ont été abordées selon une vision globale et sur des bases scientifiques.

Ils ont dit

Abdelâadim El Hafi, Haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification: Le sanglier constitue une problématique très importante. Il faut savoir que l’administration travaille en concertation avec les populations, et pour les populations. Je pense que ce problème est notre problème à tous face à l’extension de ce fléau et non un problème entre l’administration et les populations. L’administration travaille depuis plusieurs années pour mettre tous les moyens, y  compris l’arsenal juridique, pour faire face à ce fléau. Nous venons de suivre plusieurs exposés et nous avons pu constater que ce fléau est régional. Il existe en France et dans tous les pays. Les dégâts sont considérables. Donc, nous ne sommes pas les seuls face à cette problématique. Je pense que cette rencontre constitue un nouveau départ qui nous permettra d’œuvrer main dans la main».

François Klein, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage en France, Direction études et recherche : « Il s’agit d’une relation entre un animal et des exploitants agricoles qui existe aussi en France, mais à un niveau différent puisque l’exploitation agricole est organisée différemment en France et ici. Mais la problématique est strictement la même. Et j’ai l’impression de revivre aujourd’hui, ce que j’ai vécu au début de ma carrière où le système d’indemnisation mis en place était tout juste naissant. Ce qu’on a vu aujourd’hui, c’est ce qu’on a vécu à une autre époque. C’est un processus normal à mon sens qui va évoluer vers la clarification d’un certain nombre de points qui ont été évoqués lors de cette rencontre, qui va sans doute évoluer grâce à l’acquisition de connaissances qu’on n’a pas aujourd’hui. Il est clair qu’au sujet des dégâts, il faut bien qu’il y ait un conflit, une incompréhension entre les agriculteurs qui, manifestement, expriment leurs soucis avec beaucoup de cœur et d’énergie, mais c’est leur vie, et une administration qui met en place  un système qui demande à être rodé, etc. Donc ça, c’est un début. Et je pense que c’est le début qu’il faut pour pouvoir évoluer vers un règlement du conflit et la recherche de solutions partagées».

libe.ma

Publié 8 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Faune, Région

Ibis chauves du côté de Tamraght

Un groupe de 7 ibis chauves se trouvait aujourd’hui près de Tamraght, du côté du rocher du Diable. Dans ce groupe il y avait quelques jeunes et l’un des ibis portait la bague K01 très visible sur l’une des photos. Ces oiseaux dont la race est considérée comme en voie d’extinction sont très peu farouches et j’ai pu m’approcher (avec beaucoup de précautions tout de même) à environ 5 mètres d’eux, sans les effrayer, pour prendre certaines des photos ci-dessous.

Photos M. Terrier

Toutes ces photos sont en haute définition : vous pouvez cliquer sur chacune d’elles pour l’agrandir.

Publié 21 janvier 2012 par Michel Terrier dans Agadir, Faune, Région, Tourisme

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