Archives de la catégorie ‘Habitat

Expulsion de 22 familles à Tamaouanza : Prise de bec entre le maire d’Agadir et le ministre du Tourisme

Par Ristel Tchounand – yabiladi.com

L’expulsion de 22 familles à Tamaouanza dans la commune d’Agadir au profit d’un projet touristique est au cœur des discussions d’élus de la région. Le maire de la ville qui œuvre actuellement pour que justice soit faite a contacté le ministre du Tourisme pour en parler, mais Lahcen Haddad estime que l’élu n’a pas à s’en mêler.

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« J’ai appelé le ministre du Tourisme [Lahcen Haddad, ndlr] pour lui parler de l’expulsion de ces familles. Il m’a dit que ce n’est pas mon affaire, que ça ne me regarde pas », confie à Yabiladi avec un ton empreint de déception, le maire d’Agadir, Tariq Kabbage.

L’élu s’inquiète de la situation des 22 familles ménacées d’expulsion sous ordre de la justice pour la réalisation d’un projet touristique porté par la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), un établissement sous-tutelle du ministère du Tourisme. Et pour cause, aucune alternative n’a été proposée par la société et la justice n’en a exigée aucune, nous avait expliqué le maire d’Agadir (voir l’article ci-dessous). En d’autres termes, les familles concernées se retrouveront tout simplement à la rue.

« Ça me concerne »

« Et ça me concerne. D’abord en tant que maire, parce que cette localité est sous ma responsabilité, et même en tant qu’élu », revendique M. Kabbage qui suivant de près le dossier, rend visite aux familles de Tamaouanza. C’est d’ailleurs lui qui a évoqué leur cas au Conseil de la ville qui s’est tenu lundi 9 mars. Il a également fait part aux élus de son entretien avec le ministre du Tourisme. « Il [Lahcen Haddad, ndlr] s’en fou complètement du sort des habitants. C’est très grave qu’un ministre de l’actuel gouvernement se comporte de cette façon », regrette le maire. « Le parti au pouvoir s’appelle Justice et Développement, mais où est la justice dans cette affaire quand un ministre parle ainsi », se demande-t-il.

Pourtant, la présence de ces familles dans la localité remonte à 1895, lorsque leurs aïeux avaient acheté le terrain, une époque où le titre foncier n’existait pas. Et selon le maire, plusieurs documents officiels de la ville prouvent l’existence légale de ce village. « C’est la politique du ministère du Tourisme qui consiste à expulser les gens pour leurs projets », lance M. Kabbage. Et de préciser : « Ce sont des projets immobiliers et non touristiques. Comment expliquer qu’on n’indemnise pas les habitants s’il s’agit d’un vrai projet avec de grands hôtels, commerces, etc ? ».

Lahcen Haddad persiste

Sans se prononcer sur la nature du projet de la SMIT, le ministre du Tourisme, joint par Yabiladi, se montre plutôt compatissant à la situation des familles de Tamaouanza. « Je comprends la souffrance de ces personnes. S’ils ont besoin d’aide, je suis disposé à les rencontrer », confie-t-il. Lahcen Haddad reconnait les propos tenus dans son échange avec le maire d’Agadir. « Ce n’est pas l’affaire de Tariq Kabbage. Ça ne le regarde pas, car Tamaouanza n’est pas sous tutelle de la mairie », répète-t-il. Et d’ajouter: « Je ne suis pas d’accord qu’il utilise ça pour des raisons électorales et politiques ».

Au-delà de cette joute entre politiques, la lutte au niveau de la justice continue. L’avocat des familles, Me Aouzine Hassan, fait des pieds et des mains pour éviter leur expulsion. Il a déjà fait les démarches pour un pourvoi en cassation et compte émettre une demande de délai de grâce auprès du président du tribunal.


Voici l’article auquel il est fait référence :

Expulsion de 22 familles à Agadir : Le Conseil de la ville se mobilise « pour que justice soit faite »

Par Ristel Tchounand – yabiladi.com

Dans moins de 24 heures, l’ordre d’expulsion de 22 familles à Tamaouanza dans la région d’Agadir devrait prendre effet. Alors qu’aucune alternative n’a été proposée pour ces familles qui risquent de se retrouver à la rue après 120 de résidence de générations en générations, le Conseil de la ville d’Agadir s’est placé du côté des habitants, réclamant que « justice soit faite ».

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Les affaires sont déjà rangées et les valises faites. Les 22 familles de Tamaouanza fermeront difficilement l’œil cette nuit, hantées par la peur de se retrouver à la rue. En effet, l’ordre d’expulsion prononcé par la justice devrait prendre effet ce mercredi 11 mars 2015, pour que la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) puisse y réaliser son projet. « On ne sait pas ce qui va se passer demain, tout le monde attend, inquiet », confie à Yabiladi Hassan Hari, l’un des habitants.

Pour rappel, ces familles doivent libérer les lieux suite à un jugement rendu le 15 décembre dernier par la Cour d’appel d’Agadir, après qu’elles aient gagné le procès en première instance. La SMIT avait présenté un titre foncier attestant qu’elle a acquis le terrain en 2004. Pourtant, les générations de ces familles se succèdent dans les 22 maisons du village de Tamaouanza depuis 1895 – date à laquelle leurs aïeux avaient acquis le terrain. Et en 2003, le wali avait même signé l’autorisation d’électrification de leur localité.

« Ces familles sont légitimes à Tamaouanza »

A la mairie d’Agadir qui suit ce dossier de près, l’affaire suscite beaucoup de désolation. « Ce sont des citoyens de la ville qui ont eu ce terrain vers la fin du 19ème siècle qu’on veut expulser aujourd’hui, au profit d’un projet touristique dont on parle depuis 20 ans, mais qui n’est jamais sorti de terre », regrette le maire, Tariq Kabbage, contacté par Yabiladi. Il confirme l’autorisation d’électrification de la localité par le wali en 2003, soulignant que « si l’autorité de la ville a signé, c’est que les familles ont une existence légale sur les lieux ». « Ces gens ont les papiers de leurs maisons. Ils ont des dahirs datant du 19ème siècle, laissés par leurs aïeux. A cette époque, il n’y avait pas encore les titres fonciers », expliquent le maire, ajoutant qu’ «il y a bien des plans d’aménagements de la ville de 1984, 1988, …qui indiquent bien l’existence de ces maisons ».

Mais comment la SMIT a-t-elle obtenu un titre foncier alors qu’il y avait déjà des propriétaires légaux ? « C’est la loi du plus fort tout simplement », lance M. Kabbage, ajoutant que les cas de ce genre sont nombreux dans la région d’Agadir. Toutefois, l’histoire des habitants de Tamaouanza est quelque peu atypique, car aucune alternative n’a été proposée par la SMIT et la justice n’en n’a pas exigée non plus. « Quand on veut procéder à ce type d’opération, on ne vient pas comme ça mettre les gens à la rue, mais on les indemnise à leur juste valeur », relève le maire.

Du côté de la SMIT, toujours pas de réaction officielle. Yabiladi a, à nouveau, contacté la société – ce mardi – pour avoir sa version des faits. Après un bref entretien, le responsable communication nous a promis de nous répondre en fin de matinée. Relancé par nos soins en milieu d’après-midi, il a affirmé que le directoire de la société est disposé à répondre, mais par email. Ce que nous avons fait et attendons encore les réponses.

Demande de délai de grâce

De son côté, l’avocat des familles – Me Aouzine Hassan – a déposé ce mardi la requête de cassation et attend un retour de la justice. Mais il ne compte pas s’arrêter là. « Demain matin [mercredi, ndlr], nous allons présenter une demande de délai de grâce au président du tribunal pour arrêter l’exécution [de l’expulsion, ndlr] », explique-t-il à Yabiladi. Me Aouzine compte également saisir, par écrit, le ministère de l’Intérieur.

Dans cette affaire, les autorités locales ne faiblissent pas. Au Conseil de la ville hier, lundi, tous les élus ont « à l’unanimité » apporté leur soutien aux familles de Tamaouanza. Pour l’instant, ils attendent de voir comment les choses se passeront mercredi et réfléchissent déjà aux différentes actions à entreprendre. Tariq Kabbage n’a qu’une seule chose à coeur aujourd’hui, « que justice soit faite  » pour ces hommes, femmes et enfants qui n’ont rien d’autres que des maisons laissées en héritage.

 

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Publié 12 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Habitat, Immobilier, Société

Protection du littoral : Les recommandations du CESE

par H.B.- leconomiste.com

  • Réduire les dérogations, clarifier les attributions de chaque intervenant…
  • Confier la gestion du littoral au Conseil national de l’environnement
  • Un système d’agréments spécifiques aux bureaux d’études techniques

Pour le CESE, toute dérogation, notamment celle autorisant les constructions d’hôtels, ne devrait pas être en contradiction avec le plan national et les schémas régionaux du littoral. En clair, ces exceptions doivent garantir le respect de l’intérêt général

 

Le retard enregistré au niveau de la mise en place du projet de loi sur le littoral risque de perdurer. Si ce texte a réussi à passer le cap du Parlement, contrairement aux prévisions des plus sceptiques, il faudra encore attendre la publication de pas moins de 16 décrets d’application pour que la nouvelle réglementation soit effective. Abderrahim Ksiri, membre de la commission du CESE chargée du projet d’avis, explique que le renvoi à ces décrets d’application risque de retarder la publication de la loi à 2020. D’où «l’intérêt de fixer un délai raisonnable de promulgation de tous ces textes d’application», ajoute-t-il. Le CESE propose notamment un délai maximum de 3 ans pour leur promulgation.
Le chevauchement d’attributions entre les différents départements impliqués risque également de prendre en otage  la mise en œuvre de ce projet de loi. Déjà, la mouture de 2006, qui avait prévu la création d’une agence de gestion du littoral, avait suscité un fort lobbying de la part des administrations impliquées dans ce domaine comme le ministère de l’Urbanisme, le département de l’Equipement et le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD). «Chacune des administrations concernées refusait de céder ses prérogatives à une autre entité», déplore Abderrahim Ksiri. Pour éviter un nouveau blocage, le projet de loi a remplacé la création de cette agence par la mise en place d’une commission nationale et de comités régionaux de gestion intégrée du littoral. Néanmoins, le Conseil met en garde contre l’insuffisance de ces structures comme unique outil de gouvernance du littoral qui exige de «l’audace et de vastes pouvoirs décisionnels pour imposer le respect de la loi». Pour cela, il propose de transmettre les attributions confiées à ces entités au Conseil national de l’environnement. Parallèlement, le CESE insiste sur l’importance de clarifier les responsabilités des différents corps chargés du contrôle et de la surveillance du littoral. Il s’agit notamment des prérogatives de la police portuaire, celles du HCEFLCD, de la gendarmerie, etc. Le Conseil propose de préciser les champs d’intervention de chaque administration d’abord dans des circulaires, avant de les définir dans des textes d’application. Cela concernera notamment les prérogatives des communes fortement impliquées dans la gestion du littoral à travers notamment la collecte des déchets.
Par ailleurs, pour éviter que les multiples dérogations prévues ne deviennent la règle, le Conseil exhorte le gouvernement à revoir la loi relative à l’étude d’impact sur l’environnement afin de l’adapter aux nouvelles exigences des espaces les plus fragiles. L’idée est de prévoir la mise en place d’un système d’agréments spécifiques aux bureaux d’études techniques spécialisés dans le domaine. Cela, en renforçant les structures régionales chargées de se prononcer sur l’acceptabilité environnementale. Dans le même ordre, le Conseil suggère de rendre obligatoire la publication d’un rapport annuel concernant l’état environnemental de chaque région. Ce document servira de référence aux valeurs écologiques attribuées à chaque composante du milieu. La révision de la loi sur l’étude d’impact sur l’environnement ne suffira pas à elle seule à protéger les zones côtières. Toutefois, le Conseil est catégorique. «Il faudra réduire le nombre de dérogations et en limiter la portée afin d’éviter les erreurs qui ont lourdement contribué à la dégradation de certaines régions littorales», lit-on dans le document.

Schéma national

Le projet de loi prévoit la mise en place d’un plan national et de schémas régionaux du littoral. Il s’agit de documents qui déterminent les orientations, les règles et les objectifs majeurs à atteindre en matière d’aménagement, de protection, de mise en valeur et de conservation des zones côtières. Ils fixent aussi les mesures à prendre pour prévenir et lutter contre la pollution. Le CESE propose de soumettre ces plans à  l’enquête publique ainsi qu’à l’étude environnementale. Cela, conformément à l’article 27 de la loi cadre sur l’environnement et le développement durable.

Publié 27 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Aménagement, Environnement, Habitat

2ème édition du Forum de la mer: Succès à tous les niveaux

par Dounia Mounadi – aujourdhui.ma

Succès avéré pour la deuxième édition du Forum de la mer qui a pris fin dimanche 11 mai. Une édition qui a déjà porté le regard des organisateurs et des participants vers l’avenir. 

Forum mer

C’est ainsi que certaines thématiques ont déjà été identifiées pour la prochaine édition.

Parmi elles, la bio-inspiration ou comment s’inspirer de la nature pour concevoir, fabriquer et construire. Aussi, un atelier thématique a été fixé pour l’année prochaine. Il sera présidé par Gilles Bœuf, un chercheur passionné et passionnant qui a conquis cette année le public d’El Jadida lors d’une conférence inoubliable autour de la biodiversité.

Par ailleurs, dès l’ouverture, la légitimité naturelle du forum de la mer était exprimée et le ton est donné : «Le Forum de la mer est un espace d’échange et de partage où le débat constructif est le bienvenu». Dans ce sens, dès la séance plénière inaugurale Tarik Kabbage, maire d’Agadir, rappelle, le poing sur la table, les deux décennies qui nous séparent désormais du lancement du projet de loi sur le littoral.

Un projet resté lettre morte, laissant ainsi de nombreux drames écologiques et urbanistiques avoir le littoral pour théâtre. Hakima El Haite, ministre déléguée à l’environnement, répond dans un discours déterminé et convaincant que la loi du littoral sera présentée devant le Parlement durant cette session printanière.

Pour sa part, Aziz Rabbah, ministre de l’équipement, du transport et de la logistique, a assuré soutenir les efforts de Hakima El Haite dans sa volonté de préserver notre littoral et sa beauté. Rupert Joy, ambassadeur, chef de la délégation de l’UE au Maroc, a, quant à lui, rappelé que le Forum de la mer doit être soutenu car l’effet de levier sur les populations de ce genre de manifestations peut être immense.

TRANSACTIONS IMMOBILIÈRES : EFFONDREMENT À MARRAKECH ET MEKNÈS

F. Fa – leconomiste.com

  • LES VENTES SONT EN REVANCHE EN NETTE HAUSSE À TANGER, AGADIR ET CASABLANCA
  • LES PRIX, EUX, N’ONT QUASIMENT PAS BOUGÉ
Les prix des biens immobiliers anciens ont enregistré une petite baisse de 0,2% au second trimestre. Si les prix du foncier et des biens commerciaux ont reculé, ceux des biens résidentiels ont augmenté pour le deuxième trimestre consécutif. Ils ont quasiment comblé la baisse de 1,2% enregistrée au quatrième trimestre 2012

Les prix des biens immobiliers anciens ont enregistré une petite baisse de 0,2% au second trimestre. Si les prix du foncier et des biens commerciaux ont reculé, ceux des biens résidentiels ont augmenté pour le deuxième trimestre consécutif. Ils ont quasiment comblé la baisse de 1,2% enregistrée au quatrième trimestre 2012

Les prix dans l’immobilier ancien font pratiquement du surplace depuis neuf mois. Ils étaient en léger recul de 0,2% au second trimestre après 0,1% au premier selon les statistiques de Bank Al- Maghrib. Le prix du foncier a reculé de 0,8% sur un an alors que celui des biens commerciaux a décroché de 3,7%. En revanche, les tarifs dans le résidentiel sont en hausse pour le deuxième trimestre consécutif. Ils ont augmenté de 0,4% par rapport à la même période l’année dernière. Les niveaux de prix actuels ont quasiment comblé la baisse de 1,2% enregistrée au quatrième trimestre 2012. Excepté les prix des maisons qui sont en léger recul, ceux des autres biens résidentiels ont augmenté. Celui des appartements notamment a progressé de 0,7% après une hausse de 1,4% au premier trimestre.

De l’avis des professionnels, les prix devraient demeurer stables d’ici la fin de l’année suivie d’une hausse après cette échéance. Mais, ils n’anticipent une reprise vigoureuse du marché qu’à partir de 2015.

En attendant, les prix ont évolué à des degré divers dans les villes références de l’Indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) de Bank Al-Maghrib. Les plus fortes baisses ont été enregistrées à El Jadida (-11,8%) et Rabat (-6,8%). Les prix ont décroché de 2,5% à Meknès. En revanche, ils sont en hausse de 3% à Oujda et 2,6% à Tanger. Casablanca affiche une augmentation de 0,7%.

Au niveau des transactions, les  ventes sont reparties à la hausse (1,7%) sur les appartements après une contre-performance de 6,6% au premier trimestre. Les cessions d’appartements représentent 2/3 des transactions prises en compte par l’IPAI.

Un peu plus de 27.550 ventes d’actifs immobiliers anciens ont été enregistrées sur le deuxième quart de l’année. Elles sont en recul de 1,6% sur un an. Les transactions enregistrées au second trimestre de l’année ont été plus importantes qu’au premier. Mais, sur le premier semestre, les immatriculations de biens immobiliers affichent une baisse de 3,7% en glissement annuel. Après la contre-performance relevée au niveau de chacun des actifs immobiliers excepté le bureau au premier trimestre 2013, les ventes de maisons et de foncier continuent à contribuer négativement à l’évolution des transactions. La baisse des transactions du foncier est notamment attribuée à l’offre importante qui existe aujourd’hui au niveau du résidentiel. «Le temps de réflexion des clients est plus long aujourd’hui», confie un expert en immobilier.

D’un autre côté, d’importants écarts sont enregistrés au niveau du rythme de croissance de l’activité dans les villes. Les transactions ont enregistré des hausses à deux chiffres à Tanger, Agadir et Casablanca. Par contre, elles se sont effondrées à Meknès et Marrakech avec des contre-performances de près de 38% dans la première et plus de 25% dans la seconde.

Publié 22 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Habitat, Immobilier

Essaouira sur France culture le 9/6/2013 à 15h00 (14h00 au Maroc), par Abdelwahad Meddeb avec André Azoulay, Salima Naji… Ode au divers.

Essaouira_Naji_Meddeb_Azoulay_2 (1)Abdelwahab Meddeb s’est arrêté quelques jours dans la ville d’Essaouira pour l’émission Ville Monde de France Culture.

http://www.franceculture.fr/emission-villes-mondes-ville-monde-essaouira-1-2013-06-09

Aujourd’hui à 15H00 pour la première partie.

En arpentant cette ville qu’il connaît dans ses moindres recoins pour y avoir séjourné de longs mois, il y plusieurs décennies déjà, il construit une ode au divers.

Essaouira vue depuis l'ïle de Mogador

Essaouira vue depuis l’ïle de Mogador

Tour à tour s’expriment ceux qui font la ville et notamment André Azoulay qui y mène depuis plus de 20 ans une action remarquable. La ville est devenue désormais un carrefour culturel et un espace de création hors-norme. André Azoulay nous rappelle que tout se fait dans la durée, progressivement pour permettre à un lieu endormi de se réveiller.

Aujourd’hui, le travail accompli est immense.

Désormais reste le plus complexe. La sauvegarde des bâtiments. Des ruines perdurent et des opérations immobilières, certes de petite envergure, menacent toujours le centre historique. Heureusement, la cité portuaire dispose d’un héritage extraordinaire : la pierre de taille qui résiste au poids des années.

Salima Naji interviendra notamment sur les liens avec l’arrière-pays et le commerce transsaharien.

http://www.salimanaji.org

LOGEMENT SOCIAL: LES VENTES AU RALENTI

Amin RBOUB avec M. A. & A. K – leconomiste.com

  • PREMIERS SIGNES D’ESSOUFFLEMENT DEPUIS LE DISPOSITIF DE RELANCE
  • FÈS, MEKNÈS, OUJDA, AGADIR… DE GROS STOCKS D’INVENDUS

Logement-social-MAROCLe logement social émet les premiers signes d’essoufflement dans de nombreuses villes. Trois ans après l’euphorie enregistrée au lendemain de l’entrée en application du dispositif de relance du logement social (loi de Finances 2010), le secteur se plaint de grosses méventes, surtout dans les provinces. Excepté l’axe Kénitra/El Jadida qui fait l’exception, les villes dites de province ont de nombreux stocks d’invendus et de chantiers à l’arrêt. En effet, depuis plusieurs mois, des promoteurs se plaignent de grosses méventes, voire de ralentissement de l’activité, principalement à Fès, Meknès, Oujda, Marrakech, Agadir, Béni Mellal, Khouribga… Dans la périphérie d’Agadir par exemple, l’habitat social intéresse moins les acheteurs. C’est ce qui pousse les opérateurs à revoir leur prix à la baisse en dehors d’Agadir. De l’avis d’un institutionnel, «le phénomène n’est pas une mauvaise chose car cela contribue à la stabilisation des prix avec une adéquation à la valeur réelle des biens. Mieux que cela, il y a un effort sur la qualité des produits».  Même constat dans les faubourgs d’Oujda, où le logement social peine à trouver acquéreur. Surtout dans les zones qui ne sont pas bien connectées aux quartiers du centre-ville. L’inadéquation existante entre l’offre et la demande, et la qualité des logements vendus sont aussi pour quelque chose.

Du coup, les stocks d’invendus sont importants que ce soit auprès des grands groupes de promoteurs que des moyens et petits. Depuis, cette situation inquiétante de ralentissement des transactions a eu des incidences sur les chantiers actuels et des agrégats tels que les tonnages écoulés dans le ciment, l’acier, les emplois dans le BTP… Au terme du 1er semestre 2013, le secteur du BTP a perdu plus de 56.000 emplois essentiellement à cause du ralentissement de l’immobilier. Depuis plusieurs mois, de nombreux opérateurs disposent d’importants stocks d’invendus notamment à Kénitra, El Jadida, Meknès, Khouribga, Béni Mellal… Une situation «inquiétante de ralentissement des ventes partout dans les villes» corroborée par de nombreux indicateurs tels que les baisses de vente du ciment, de l’acier ainsi que les retards pris dans de nombreux chantiers. «Globalement il y a un ralentissement de l’activité, tous segments confondus», confirme Youssef Iben Mansour, président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers. Mais sur le logement social, le problème n’est pas général à l’ensemble des villes, tient à préciser Iben Mansour. Le président de la FNPI en veut pour preuve:  l’axe Kénitra-El Jadida, où tout se qui se produit finit par trouver acquéreur. Ce qui n’est pas le cas pour certaines villes de province. Selon la FNPI, cette situation de ralentissement s’explique par plusieurs facteurs: la conjoncture économique qui n’est pas favorable à l’investissement, le manque de visibilité des opérateurs, l’attentisme des acquéreurs potentiels… Autres arguments qui expliquent les méventes, ceux d’ordre technique liés au non-respect des cahiers des charges par les promoteurs, notamment sur les voiries, les espaces verts, la densité, les servitudes, les services publics… Mais il y a aussi  les banques qui sont plus regardantes sur l’octroi de crédits. Sur ce point précis, les établissements bancaires auraient reçu des instructions fermes pour passer au peigne fin tous les dossiers de crédit. A l’origine de ce resserrement des crédits, les multiples incidents de paiement enregistrés dans le cadre du Fonds de garantie de l’Etat avec la Caisse centrale de garantie (CCG) Fogarim. Selon de nombreux témoignages, depuis le printemps arabe, le Fogarim a enregistré des cessations de paiement. Du coup, les banques verrouillent cette formule de financement, à cause de  l’insolvabilité des ménages. Elles exigent de plus en plus un apport d’au moins 30%. Pour pallier cette situation d’invendus, les promoteurs rivalisent de formules et d’incitations marketing. C’est le cas notamment de remises sur les prix (l’on passe de 250.000 à 240.000, voire 200.000 jusqu’à 180.000 DH), de cuisines équipées, de tombolas, de baisses sur l’apport lesquels passent de 70.000 voire 50.000 jusqu’à 10.000 ou encore 5.000 DH ! Si la situation ne se débloque pas, certains opérateurs n’excluent pas le zéro apport cet été avec l’arrivée des MRE.

Méventes même pour le produit à 140.000 DH
Dans la ville de Fès, la mévente touche les promoteurs de toutes catégories (petits et grands) et tous les standings. Selon l’Inspection régionale de l’habitat, «la difficulté de la commercialisation pour le logement social est liée à la faible capacité de financement des ménages désireux d’acquérir un logement social». En effet, l’accès des  ménages au financement bancaire du logement auprès des banques dans le cadre du Fogarim pose problème notamment à cause de l’apport initial exigé par les banques (30%). Ce qui est en contradiction avec la convention signée par les banques. En outre, le taux d’intérêt moyen pratiqué par les banques en 2012 a été de 6,1% et la durée moyenne de prêt en 2012 est de 15 ans. L’autre contrainte concerne la réalisation des équipements socio-collectifs et l’accompagnement au niveau des projets en cours de réalisation qui se font toujours attendre. Par ailleurs, même pour les épargnants, le foncier n’est plus une valeur d’épargne «sûre» à Fès comme ailleurs dans les autres villes.
Y. S. A.

Publié 28 mai 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Habitat, Société

Les prix de l’immobilier : Tanger flambe, Agadir en baisse

Dounia Mounadi – soussannonces.net

73bd96f07fb94646880ed147bf8c2139Il serait judicieux d’investir actuellement dans l’achat d’un bien immobilier à El Jadida et Agadir. En effet, les prix des actifs immobiliers dans les deux villes ont connu les diminutions les plus importantes en ce premier trimestre 2013 en comparaison à la même période en 2012. Par contre, Oujda et Tanger ressortent en tête des flambées de prix les plus importantes.

Pour ce qui est du reste, au cours de ce premier trimestre 2013, les prix des actifs immobiliers ont enregistré globalement une quasi-stagnation par rapport à la même période de l’année 2012.

Aussi, cette évolution recouvre une hausse des prix des biens résidentiels, une contraction pour le commercial et une quasi-stabilité pour les actifs fonciers. C’est ce qui ressort de la publication trimestrielle de Bank Al-Maghrib concernant l’Indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) du premier trimestre 2013.

Ainsi, l’analyse des prix en glissement annuel fait ressortir des évolutions disparates par ville. En effet, les prix ont augmenté de 5,1% à Oujda, de 4,4% à Tanger, de 1,1% à Kénitra et de 0,6% à Marrakech. En revanche, des baisses variant entre 0,3% à Rabat et 1,4% à El Jadida ont été enregistrées.

Cependant, en gros, d’un trimestre à l’autre, les prix sont restés également quasi inchangés, recouvrant une régression des prix des biens fonciers et une progression pour les actifs résidentiels et commerciaux.

En matière de volume des ventes des biens immobiliers, Bank Al-Maghrib précise qu’à l’exception d’Oujda et de Kénitra où il a progressé de 6,1 et de 4,4% respectivement, le nombre de transactions dans les autres villes a enregistré des baisses se situant entre 5,7% à Fès et 20,7% à El Jadida.

La répartition des transactions de biens immobiliers par ville fait ressortir une part de 30,7% pour Casablanca, 12,3% pour Tanger et 10,1% pour Kénitra. Aussi, les données arrêtées 35 jours après la fin du premier trimestre 2013 indiquent que les ventes de biens immobiliers immatriculés au niveau de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) ont globalement reculé de 8,1% en glissement annuel et de 6,7% d’un trimestre à l’autre, atteignant ainsi 26.171 transactions.

Pour revenir aux prix, les biens résidentiels ont enregistré une hausse de 0,5% en glissement annuel après 0,3% un trimestre auparavant. Cette évolution est due à l’accroissement de 1,4% des prix des appartements, ceux des maisons et des villas ayant accusé des baisses respectives de 1,4 et 1,7%.

Quant aux prix des biens fonciers, ils ont connu une quasi-stagnation, alors que les prix des actifs commerciaux ont diminué de 2,9%. Ainsi, d’un trimestre à l’autre, les prix ont augmenté de 1,4% pour les appartements, de 4,6% pour les villas et de 3,7% pour les locaux commerciaux. En revanche, les prix ont baissé de 1,6% pour les maisons, de 1,8% pour les terrains urbains et de 3,7% pour les bureaux.
Concernant la structure des ventes, les biens résidentiels continuent de prédominer avec une part de 69% de l’ensemble des ventes des biens immobiliers. Quant aux terrains urbains, ils représentent 24% des transactions, alors que la part des biens commerciaux dans ces transactions se situe à 7%.

Appartements : Les prix flambent

Après une quasi-stabilité le trimestre précédent, les prix des appartements ont enregistré une hausse de 1,4%, tant en glissement annuel qu’en variation trimestrielle. Représentant 63% de l’ensemble des transactions, les ventes des appartements ont diminué de 4,1% d’une année à l’autre et de 6,3% en variation trimestrielle, s’élevant ainsi à 16.423 unités.

Maisons : Le retour au calme

En glissement annuel, les prix des maisons ont reculé de 1,4%, après un accroissement de 4,5% le trimestre précédent. D’un trimestre à l’autre, ces prix ont accusé une baisse de 1,6% après celle de 2,3%, recouvrant des contractions sensibles dans les villes de Casablanca, El Jadida et Marrakech, et des hausses importantes dans les villes d’Oujda et Tanger. Quant au nombre de transactions portant sur les maisons, il s’est établi à 1.339, en régression de 13,8% en glissement annuel et de 6,1% par rapport au 4ème trimestre 2012.

Villas : Une évolution en dents de scie

Les prix des villas ont diminué de 1,7% d’une année à l’autre et ont augmenté de 4,6% en variation trimestrielle. Par ville, ils ont enregistré une hausse annuelle de 4,9% à Kénitra et des baisses respectives de 6,8, de 6,3% et de 2% au niveau de Casablanca, Meknès et Marrakech. Pour ce qui est du nombre de transactions portant sur les villas, il a régressé de 8,4% sur un an et de 21,3% d’un trimestre à l’autre, atteignant 347 unités.

Terrains urbains : L’incertitude règne

En glissement annuel, les prix des terrains urbains ont quasi stagné après une progression de 3,5% le trimestre précédent, alors que d’un trimestre à l’autre, ils ont reculé de 1,8% après une hausse de 2,6%. Avec une part de 24% du volume total de transactions, les terrains urbains ont fait l’objet de 6.205 transactions, soit un repli de 14,3% sur un an et de 7,9% d’un trimestre à l’autre.

Locaux commerciaux : Influence des fluctuations de l’activité

Les prix des locaux commerciaux ont diminué de 1% en glissement annuel et progressé de 3,7% d’un trimestre à l’autre. Le nombre de transactions portant sur les actifs commerciaux a atteint 1.621, en repli de 18,4% depuis un an et de 7,2% d’un trimestre à l’autre.

Bureaux : Bonne nouvelle pour les entreprises

Concernant les prix des bureaux, ils ont reculé de 12,7% en glissement annuel et de 3,7% d’un trimestre à l’autre. Le volume de transactions portant sur cette catégorie de biens a atteint 236 unités, soit une hausse de 16,8% sur un an et de 29% d’un trimestre à l’autre.

Publié 20 mai 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Construction, Habitat

Bâtiment : Nouveau règlement de construction parasismique

lematin.ma

Le projet de décret approuvant le Règlement parasismique des constructions en terre (RPCT 2011) et instituant le Comité national des constructions en terre sera prochainement présenté au conseil de gouvernement pour adoption.

La catastrophe naturelle d’Al Hoceima a confirmé que la construction traditionnelle est la plus vulnérable aux tremblements de terre.

La catastrophe naturelle d’Al Hoceima a confirmé que la construction traditionnelle est la plus vulnérable aux tremblements de terre.

Le Règlement parasismique des constructions en terre RPCT 2011 constitue l’ensemble des performances requises et des prescriptions techniques destinées à améliorer la résistance des constructions en terre en cas de séisme. Selon la note de présentation relative au projet de décret approuvant le RPCT 2011 et instituant le Comité national des constructions en terre, la construction en terre a hérité d’une tradition vernaculaire des techniques et des solutions judicieuses qui ont évolué avec l’esprit et l’objectif de mieux valoriser les propriétés des matériaux locaux de construction, et plus particulièrement le matériau terre. Elle représente un patrimoine socioculturel de plusieurs générations et le témoin de notre tradition architecturale et culturelle.
Néanmoins, l’effet traumatique du séisme d’Al Hoceima en février 2004 a révélé que notre savoir-faire en construction en terre mérite d’être enrichi par les expériences vécues par d’autres pays et surtout ceux présentant une activité sismique préjudiciable et des conditions socio-économiques similaires.

Cette catastrophe naturelle a confirmé que la construction traditionnelle, sans dispositions particulières, est la plus vulnérable aux tremblements de terre. Cependant, sa fragilité reconnue et tous les facteurs qui sont à l’origine de celle-ci ne doivent pas conduire à la condamnation de ces techniques et à la disparition des cultures constructives et du patrimoine architectural qu’elles portent.
La réglementation existante en matière de prévention parasismique consiste pour le moment en l’application des règles parasismiques «R.P.S.2000» aux constructions en matériaux conventionnels dits «modernes». L’expérience internationale montre que la préservation du patrimoine architectural et culturel est possible, et que la construction en terre n’est pas contradictoire avec le génie parasismique. Cet objectif peut être atteint par l’intégration du savoir-faire technique et technologique acquis dans le domaine du génie parasismique, lors de la conception et de la réalisation des nouvelles constructions en matériaux traditionnels. À cet effet, le ministère de l’Équipement et du transport en collaboration avec le ministère de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, l’École nationale d’architecture, l’École Hassania des travaux publics, le Laboratoire public d’essais et d’études, l’Université de Califonie à Berkeley et l’Institut Getty de conservation des monuments historiques de Los Angeles, ont procédé à l’élaboration d’un projet de Règlement parasismique pour les constructions en terre. Ce règlement est divisé en trois sections :
• La première section concerne l’autoconstruction en terre : elle s’adresse aux autoconstructeurs qui réalisent leurs propres habitations de type «Rez-de-chaussée ou R+1» sans recourir à un architecte ou à un ingénieur spécialisé.

• La seconde se rapporte à l’ingénierie de la construction en terre : elle s’applique à toutes les constructions en terre soumises à l’obligation de recours à un architecte ou à un ingénieur spécialisé, pour l’obtention du permis de construire. Les dispositions de ce règlement pourront constituer un référentiel technique pour les agences urbaines lors de l’instruction des dossiers relatifs à la construction en Terre notamment dans le milieu rural.

• La troisième section traite le renforcement des bâtiments existants et des monuments historiques.

Les deux premières sections sont actuellement établies et finalisées. La troisième et dernière section le sera dans une phase ultérieure. Lesdits règlements traitent tous les aspects touchant aux techniques de construction traditionnelles, aux matériaux «terre», ses limites d’application, les recommandations concernant les systèmes constructifs de renforcement et de protection des murs et les dispositions constructives pour les fondations. Ce règlement est conçu comme complément aux dispositions du Règlement de construction parasismique «R.P.S.2000» (version 2011), et concerne les règles de Construction parasismique en terre. En tant que tel, le présent règlement retient le zonage sismique du «R.P.S.2000» (version 2011) et se fonde sur la vision et la philosophie de protection des vies humaines. Ledit règlement vise la préservation de la culture constructive traditionnelle et l’amélioration de ses techniques sur la base des connaissances scientifiques modernes et des techniques de génie parasismique les plus récentes.

Source : Ministère de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville.

Pour une meilleure appréhension du Code parasismique national

L’Association marocaine de génie parasismique (AMGS), en collaboration avec le Laboratoire public d’essais et d’études (LPEE), a dernièrement organisé à Rabat une journée d’étude scientifique sur le thème : «Comportement sismique des ouvrages d’art». À l’occasion de cette journée qui a regroupé près de 150 ingénieurs, des praticiens, des bureaux d’études, des laboratoires, des entreprises et des universitaires, l’AMGS ambitionnait de garantir une meilleure appréhension du Code parasismique national. Cette journée s’inscrit dans la perspective du développement du secteur du BTP. Pendant cette rencontre, il a été beaucoup et surtout question de contextualisation en intégrant les réalités géotechniques et la réglementation marocaines. L’AMGS et le LPEE ont saisi cette opportunité pour présenter le Guide marocain pour le dimensionnement des ouvrages d’art réalisé par le Direction des routes. Ce guide symbolise les avancées importantes dans la réglementation juridique, mais aussi la rigueur dans la prise en compte des aléas sismiques dans les études des ouvrages d’art dans les régions à risque, la consistance méthodologique dans la conception et l’évaluation de la vulnérabilité des ouvrages au risque sismique.

Le programme de restauration des architectures oasiennes mené par Salima Naji nominé pour l’Aga Khan Award 2013

 Extraits du site

Aga Khan Award for Architecture

(voir le site complet : http://www.akdn.org/architecture/project.asp?id=4327)

Preservation of sacred and collective oasis sites - Guelmim Region, Morocco : Aga Khan Award for architecture 2013

Preservation of sacred and collective oasis sites – Guelmim Region, Morocco : Aga Khan Award for architecture 2013

M3For the last decade Salima Naji, trained as an architect and anthropologist, has worked to save the heritage of several oasis towns in the anti-Atlas mountains of Morocco. This ambitious undertaking involves four sites that range in scale from communal granaries to partially abandoned fortified towns. Naji has carried out the work with skilled masons and unskilled workmen, whom she has trained in traditional building techniques and who go on to apply their skills at other sites. Architecture and public spaces have been conserved not only for their historic value, but as locally rooted, sustainable models for contemporary building. Throughout, Naji has encouraged a participatory process with new and traditional community groups and actors. Her work provides an alternative model for conservation in Morocco: one that insists on maintaining the link between local communities and their historic environments.
  Oasis_02  oasis 3 Qsar Agadir Ouzrou
Oasis 4  Oasis 05  Oasis 06Agadir Id Issa, Amtoudi

  Oasis 07 Zawya Kbira, Qsar Assa
  Oasis  08 Qsar Assa
Oasis 09 Qsar Assa, open theatre
  J:Projets d'architecture n°61 à 8091. Assa 2010 expo, maquette Assa masterplan

Cliquez sur les photos ci-dessus pour les agrandir
 
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Mardi 30 avril, le prestigieux Aga Khan Award for Architecture a retenu le programme de préservation des architectures sacrées et collectives des oasis de la région de Guelmim, mené par l’architecte Salima Naji, parmi plus de 400 projets, dans sa short list des nominés, à même de concourir pour la phase finale du prix avec 19 autres projets très éclectiques. Le prix final sera décerné à 5 ou 6 projets en septembre 2013.

Le jury a salué son engagement et surtout sa volonté de multiplier avec la société civile locale les projets intégrés permettant outre le maintien de compétences constructives, le maintien d’un espace public de qualité support à toutes les pratiques immatérielles.

Cette sélection vient couronner 10 ans de chantiers participatifs dans le grand Sud marocain.

La sauvegarde des deux greniers collectifs d’Amtoudi (Id Issa et Aguelouy), la réhabiliation du Ksar d’Assa et le sauvetage des parties collectives de celui d’Agadir Ouzrou participent d’un même programme dans lequel elle a décliné une approche participative similaire.

Sur chaque site, la restauration a été initiée avec la main d’oeuvre locale en concertation avec la société civile. Cette stratégie élaborée à partir du travail sur les greniers collectifs d’Amtoudi a ensuite été reproduite sur un projet d’une plus grande envergure qu’est le Ksar d’Assa, puis ensuite de celui d’Agadir Ouzrou.

Dans le cadre de ces villages fortifiés, elle a pris une dimension totale car outre les architectures collectives et sacrées, il a été décidé de soutenir des porteurs de projet privés qui ont développé une nouvelle activité.

Le ksar d’Assa du fait du soutien indéfectible d’Ahmed Hajji, directeur de l’Agence du Sud, est de loin le projet le plus ambitieux et le plus abouti. Aujourd’hui, malgré l’état de ruine avancé, deux zones (le sommet autour du borj Ihachch avec le théatre de plein air, et le bas autour de la Zawya ont été intégralement requalifiées) ensuite dans le ksar les passages et des demeures ont été réhabilitées.

A Agadir Ouzrou, la crise financière internationale a suspendu le financement apporté par le CISS et le projet s’est limité aux façades sur la palmeraie et à l’entrée historique du Ksar.

Ces projets permettent de maintenir un espace public de qualité pour les habitants qui sont désireux de conserver des lieux historiques sans toujours arriver à mobiliser les ressources nécessaires pour le faire. Par ailleurs, à Assa, le Ksar reste au cœur de la culture immatérielle et de nombreuses pratiques votives ou festives.

Salima Naji nous fait le grand plaisir de  nous permettre de consulter les planches de présentation du projet et le texte synthétique déclinant les objectifs du programme : voir ci-dessous.
(Vous pouvez agrandir les planches en cliquant sur elles)

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NB: Un beau livre, Ksar Assa, sauvegarde d’un port du Maroc saharien de Salima Naji raconte ce projet en photos, plans et texte, sur 254 pages.Qsar Assa

2.000 ménages bidonvillois bientôt relogés

Malika ALAMI – leconomiste.com

  • Certains bénéficiaires réclament un accompagnement social
  • Trop lente la mise à niveau des Piémonts

p20b_53BONNE nouvelle pour les bénéficiaires du programme «ville sans bidonvilles» à Agadir. Les familles qui ne sont pas encore relogées le seront bientôt. Les projets immobiliers dédiés à cette opération dans les communes d’Anza et Adrar sont fin prêts. Ils disposent également des permis d’habiter. Quelque 1.080 logements à Anza et 830 à Adrar attendent leur livraison. Au quartier Farah, 320 appartements devraient recevoir leurs permis d’habiter début mai. Le programme de recasement des bidonvillois, mené depuis 2009, sera ainsi bouclé, si toutefois, une solution est trouvée aux difficultés financières des ménages. Beaucoup de bénéficiaires d’appartements, comme de lots, ne se présentent pas pour régler leurs dossiers d’acquisition. Les concernés disent «ne pas avoir  les moyens de payer», et réclament un accompagnement social. Une démarche incontournable pour éviter que l’histoire ne se répète à travers la prolifération de nouveaux bidonvilles, cette fois en périphérie. Surtout que certains attributaires de lots ont préféré spéculer sur leur parcelle. Selon une source bien informée, les prix de certains lots de recasement dans des quartiers tels que Lagouira ont atteint les 600.000 DH, alors qu’ils ont été attribués à 20.000 DH. Face à ce phénomène, le risque est grand de voir surgir de nouvelles baraques en périphérie. D’autant plus que l’analyse du processus de développement de l’agglomération d’Agadir met en exergue un dynamisme exceptionnel en termes d’accroissement de la population. Cet indicateur dépasse largement la moyenne urbaine nationale (3.6%), avec plus de 25.000 nouveaux urbains annuels qui débarquent dans la ville. C’est justement cette croissance effrénée de la population, due en partie à l’exode rural, qui a engendré des quartiers de bidonvilles en dur comme celui des Piémonts. Un site dont la restructuration va au ralenti. Pour l’heure, les travaux en cours concernent l’assainissement du douar d’Ighil Adardour. Pour rappel, ce programme de mise à niveau des Piémonts nécessitera un investissement global de 200 millions de DH. Toutefois, le plus urgent aujourd’hui, c’est le transfert et le relogement de plus de 400 ménages résidants dans les quartiers menaçant ruine. Il existe aussi des risques de glissement de terrain et d’éboulements par endroits, représentant unes sérieuse menace pour les habitations implantées sur des talus. Ceux qui occupent le domaine public hydraulique ne sont pas à l’abri non plus, car il s’agit de zones inondables.

Publié 3 mai 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Habitat

AGADIR/URBANISME UN NOUVEAU SOUFFLE POUR LE QUARTIER TALBORJT

par Malika Alami – leconomiste.com

  • LA ZONE COMMERCIALE EN PHASE D’ÊTRE RÉAMÉNAGÉE À COURT TERME
  • LE CHANTIER NÉCESSITERA AU TOTAL 80 MILLIONS DE DH
  • LE DOSSIER MENÉ PAR LA COMMUNE URBAINE DANS LE CADRE DE LA COOPÉRATION AVEC LES ILES CANARIES
La première tranche absorbera un budget de 13 millions de DH. Il est question d’investir dans le revêtement de la voirie, le jardinage, l’irrigation, l’éclairage et le mobilier urbain de l’axe avenue Moulay Abdellah/Président Kennedy

La première tranche absorbera un budget de 13 millions de DH. Il est question d’investir dans le revêtement de la voirie, le jardinage, l’irrigation, l’éclairage et le mobilier urbain de l’axe avenue Moulay Abdellah/Président Kennedy

Dans moins de deux ans, le quartier Talborjt sera transformé. Le dossier de redynamisation du commerce dans cette zone est du moins sur la bonne voie. La démarche menée dans le cadre de la coopération Souss-Massa-Draâ- Iles Canaries rentre dans le concret. Après les études réalisées par des experts canariens pour définir le modèle commercial approprié pour la zone, le dossier est aujourd’hui au stade de lancement de l’appel d’offres pour la réalisation des travaux. Globalement, le chantier nécessitera une enveloppe de 80 millions de DH financée par la Commune urbaine, est-il indiqué. La première tranche qui devrait être finalisée dans un délai de huit mois après le démarrage des ouvrages absorbera un budget de 13 millions de DH. Il est question avec ce montant d’investir dans le revêtement de la voirie, le jardinage, l’irrigation, l’éclairage et le mobilier urbain de l’axe avenue Moulay Abdellah/Président Kennedy. Le tout devrait redonner du souffle à cette zone commerciale qui, avec l’extension d’Agadir et l’implantation de nouvelles zones commerciales, est quelque peu tombée dans la crise depuis plus de dix ans. Aussi, beaucoup de commerces y ont baissé le rideau. A noter que ce projet s’inscrit dans le cadre d’Adecot (Actions de dynamisation des entreprises appartenant aux secteurs du commerce, des loisirs et du tourisme, du littoral de Souss-Massa-Draâ), une opération du Programme de coopération transfrontalière Espagne-Frontières extérieures (POCTEFEX). Outre Talborjt, il concerne également les zones commerciales de Taroudant et d’Inezgane. Des zones pour lesquelles il s’agit, à travers ce projet, de concevoir, d’élaborer et de mettre en oeuvre un plan intégral de dynamisation socioéconomique. Après Agadir, Inezgane et Taroudant, d’autres villes de la région profiteront de ce programme. Pour l’heure, un diagnostic a été réalisé par l’expertise canarienne pour les villes de Tiznit, Tafraout, Sidi Bibi et Sidi Ifni. Il reste maintenant à trouver les financements pour réaliser les concepts retenus à même de leur donner un nouveau souffle.
En matière de réaménagement urbain, les élus locaux s’appuient aussi sur les Iles Canaries pour faire d’Agadir une cité verte. Au programme également l’aménagement d’un jardin botanique sur les sites de l’ancienne ville détruite en 1960. Une étude a été menée à ce sujet dans le cadre de la coopération avec les Iles Canaries. Reste plus qu’à passer au concret.

Le RENAM tient sa 3ème session thématique les 6 et 7 décembre à Tiznit

MAP – soussannonces.net

TiznitLe Réseau national des anciennes médinas (RENAM) tient sa troisième session thématique, les 6 et 7 décembre à Tiznit, avec la participation des représentants de neuf villes membres du Réseau et de cadres administratifs et acteurs de la société civile locale. Placée sous le signe « l’implication  des habitants et de la société civile dans le processus de réhabilitation des médinas », cette rencontre vise à ficeler le débat sur la Charte du Réseau après achèvement de l’étape de la consultation juridique, indique un communiqué de la municipalité. Les participants à ce séminaire, qui jouit du soutien du programme de la coopération allemande GIZ Maroc et de la Direction générale des collectivités locales, auront à apprécier l’expérience du Conseil municipal de Tiznit en termes d’engagement communautaire et d’implication de la société civile au processus décisionnel local à travers le forum annuel des associations et l’initiative des quartiers. Outre la présentation du projet préliminaire de l’expertise juridique relative à la Charte du Réseau, le programme prévoit trois exposés traitant de « l’ancienne médina dans son contexte historique », animé par Ahmed Boumezgou, « la relation avec la société civile dans la réhabilitation de l’ancienne médina », présenté par Salima Naji, et « exemple d’une initiative de quartier » par Houcine Amri. Créé en mai 2012 à Meknès, le RENAM se veut une plate-forme d’échange et de partage des expériences sur des thèmes communs ou des sujets de préoccupation des anciennes médinas et ambitionne de renforcer les capacités des acteurs élus et des administrateurs et intervenants associatifs locaux. Il vise aussi à mobiliser le soutien des institutions concernées, développer des partenariats avec les institutions nationales et les villes du Maghreb et d’Allemagne et les organismes internationaux et à réhabiliter les anciennes médinas dans la perspective de meilleures méthodes de gestion des tissus urbains.

Publié 7 décembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Culture, Habitat, Patrimoine, Région, Tradition

Programme «Villes sans bidonvilles» : 45 villes déclarées sans bidonvilles

par M’Barek Tafsi – albayane.press.ma

Le programme de villes sans bidonvilles, lancé en 2004, a permis la réduction du poids démographique des ménages résidant dans les bidonvilles dans les villes marocaines de 8,2 à 3,9% entre 2004 et 2010, a indiqué lundi le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, Mohamed Nabil Benabdallah.
Présentant ce programme d’envergure en séance plénière, consacrée aux politiques nationales par la conférence internationale ouverte lundi à Rabat sous  le thème «Sortir des bidonvilles, un défi mondial pour 2020», N. Benabdallah a fait savoir que 45 villes sur les 85 prévues ont été déclarées sans bidonvilles avec l’amélioration des conditions de vie de plus d’un million d’habitants, et que le taux d’avancement global du programme a atteint 70%. D’autres villes seront bientôt déclarées sans bidonvilles. Revenant sur l’évolution du programme, il a rappelé que le  Maroc connait en effet une urbanisation soutenue qui atteint 62% en 2011 et qui devra s’élever à 75% en 2030. Le pays, a-t-il ajouté, accuse un déficit en logements de 840.000 unités et fait face à une forte demande en logements de 170.000 unités par an. L’habitat insalubre dans le pays existe sous plusieurs formes : habitat non réglementaire, habitat menaçant ruine, bidonvilles. Pour relever ce défi, des directives royales ont été données pour faire de l’habitat social en général et de la lutte contre l’habitat insalubre en particulier une priorité nationale, a indiqué M. Benabdallah. C’est ainsi qu’une stratégie intégrée à été mise en œuvre à travers le lancement d’un programme public en vue de l’éradication, à terme des bidonvilles et la poursuite d’une politique de prévention et de promotion de produits concurrentiels à l’habitat informel, parallèlement au renforcement du partenariat et de la contractualisation dans ce domaine, et le contrôle strict et la répression effective des infractions. Et c’est dans ce cadre qu’est intervenu le lancement en 2004 du programme «Villes sans bidonvilles» (PVSB), lequel s’est donné comme fondements un cadre de programmation nationale selon une démarche ascendante, la ville comme unité de programmation, et un cadre contractuel à responsabilités partagées entre les partenaires fixant engagements et échéancier de réalisation, a-t-il expliqué. Pour la réussite du programme, différents choix de modes opératoires selon les spécificités locales ont été prévus (restructuration, relogement et recasement). Et pour ne rien laisser au hasard, les concepteurs ont fixé le dispositif approprié de financement (Budget de l’Etat-FSH-Budget des collectivités territoriales). Pour la réalisation du programme, les services compétents ont procédé à la mobilisation du foncier public et à la prise de différentes décisions pour assurer l’accompagnement social approprié, tout en œuvrant pour l’intensification de l’offre de l’habitat de prévention.

Des cas réussis
Présentant des cas réussis de résorption de bidonvilles, il a cité l’exemple de la ville de Laâyoune, où il a été procédé au transfert des ménages de 12.000 baraques dans des délais de réalisation en dessous de ceux contractualisés, grâce à la mobilisation et l’adhésion de tous les partenaires locaux. Dans le cadre de cette opération, il a été procédé au recasement des ménages concernés qui ont bénéficié d’une aide frontale et d’un accompagnement social intensif  et de proximité.
M. Benabdallah a évoqué aussi le cas d’Agadir, où 16.000 ménages bidonvillois ont été transférés dans des logements salubres, grâce à l’adhésion et la mobilisation des partenaires locaux. Ils ont bénéficié d’un encadrement pour accéder aux crédits garantis par l’Etat (FOGARIM). Plusieurs ménages ont été recasés alors que d’autres ont été relogés lors de cette opération dont le contrôle et l’encadrement ont été assurés par les autorités locales. Quant au rythme moyen annuel de démolition, il est passé de 5000 avant le PVSB à 25.000 baraques, a rappelé le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, selon lequel la réussite du programme s’est traduite par une nette amélioration des conditions de vie des bénéficiaires du programme par l’accès à la propriété. Et M. Nabil Benabdellah de souligner qu’il a été nécessaire de disposer d’un portage politique et d’une stratégie intégrée pour le pilotage avec succès du programme. Cette stratégie intégrée devra en effet être basée sur l’adhésion des acteurs et la co-construction des programmes, la convergence des politiques publiques, le recensement des populations concernées partagé entre les acteurs, la contractualisation avec les partenaires, la mobilisation du foncier public, la mise en place de dispositifs de financement, le traitement intégral des quartiers et la mise en place d’un dispositif de contrôle et de prévention. Tels sont les principaux enseignements retenus de cette expérience, a-t-il noté.

Politiques d’accompagnement
Abordant les perspectives pour la résorption des bidonvilles, le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville a estimé nécessaire de réorienter et dynamiser le programme de villes sans bidonvilles selon une approche intégrée dans le cadre d’un projet de ville associant tous les acteurs locaux et ce dans le cadre  de la politique de la ville. Pour ce faire, a-t-il dit, différentes mesures d’accompagnement sont mises en œuvre pour atteindre les objectifs du programme, à travers l’amélioration et le  renforcement des responsabilités des acteurs régionaux et locaux quant à la gouvernance du programme, l’amélioration de la convergence des politiques publiques particulièrement en matière d’équipements et de transports, l’intensification et la diversification de l’offre préventive en logements, l’adoption d’une politique foncière répondant au principe de l’urbanisme durable, le renforcement et la généralisation de l’accompagnement social des ménages concernés et la diversification et l’augmentation des ressources de financement. Pour la réussite d’une telle action, il est recommandé de renforcer la convergence des politiques publiques, de mettre en place un dispositif de veille (recensement, évolution, évaluation, capitalisation-réajustement) et de systématiser l’accompagnement social, selon le ministre. Il est aussi nécessaire de renforcer l’offre de logement préventive, d’adopter des démarches ascendantes et des modes opératoires adaptés, d’accompagner la politique de lutte contre les bidonvilles par la promotion d’une économie locale inclusive et de renforcer les capacités des acteurs locaux. Il est par contre déconseillé de centraliser le processus décisionnel, de dissocier les projets de résorption des bidonvilles des projets de villes ou de changer fondamentalement les principes des politiques arrêtées en cours  d’exécution, a-t-il estimé, ajoutant qu’il est contreproductif de négliger l’aspect social dans les projets de résorption ou le système de contrôle, de ne pas maitriser les délais d’exécution des projets ou de ne pas prévoir de manuel de procédures devant cadrer les méthodes de recensement et d’attributions. Il est recommandé aussi de faire recours à l’imagerie satellitaire pour dresser l’état des bidonvilles et l’évaluation des changements opérés au cours du temps en termes de démolition des baraques et/ou d’extension, a-t-il ajouté. L’expérience marocaine en matière de lutte contre les bidonvilles a été qualifiée lundi par M. Joan Clos Drapeau, secrétaire général adjoint de l’ONU, Directeur exécutif du Programme des Nations unies pour les établissements humains (PNUEH) ou ONU-Habitat, de «succès historique, remporté par un pays sans pétrole, sans diamants et sans gaz naturel». Selon le responsable onusien, qui s’exprimait à l’ouverture de cette conférence internationale, placée sous le haut patronage de SM le Roi, l’expérience marocaine doit inspirer nombre de pays confrontés au phénomène des bidonvilles dans le monde, dont en premier lieu les pays africains où 60% de la population vit dans des baraques. Les travaux de la conférence qui se poursuivent en ateliers seront sanctionnés par l’adoption mercredi de la déclaration de Rabat sur les modalités d’accélérer le processus de réalisation des objectifs du millénaire concernant l’amélioration des conditions d’habitat des populations à l’approche de 2015, date à partir de laquelle les Nations unies envisagent de revoir ses objectifs dans le domaine.

Publié 29 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Habitat, Immobilier

Pour ceux qui s’intéressent aux greniers fortifiés, ksour… : le site de Salima Naji

Pour toutes les nouvelles qui ont trait à la restauration des igoudar, ce patrimoine national inestimable, un site incontournable : celui de Salima Naji qui s’investit sans relâche, malgré les nombreux obstacles à surmonter dans leur restauration et leur mise en valeur.
voici le lien pour y accéder :

http://www.salimanaji.org/salima_naji/actualit/

Publié 11 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Culture, Habitat, Patrimoine

Logement à 140 000 DH : Simplification de la commercialisation

par lematin.ma

Lancement des avis auprès du grand public dans les régions d’Agadir, Taroudant, Ouarzazate, Larache, Marrakech, Khénifra et Oujda.

Conformément aux directives données par le conseil de surveillance d’Al Omrane, présidé par le chef du gouvernement, la procédure de commercialisation des logements à 140 000 DH a été revue, de fond en comble. Le but étant d’écouler le stock important d’invendus, de rendre plus accessible ces logements à une plus large tranche de la population à faibles revenus et de permettre, aussi, aux promoteurs immobiliers intéressés de lancer d’autres projets similaires. À cet effet, le ministère de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville a mis en place une nouvelle circulaire qui vise à faciliter l’accès à la population cible aux logements à faible valeur immobilière totale (VIT). D’ailleurs, le groupe Al Omrane, qui prend en charge l’opération commercialisation de ce type de logement, vient de lancer une grande campagne de communication et de sensibilisation visant les personnes ayant un revenu inférieur ou égal à un maximum de 2 fois le SMIG qui peuvent bénéficier de ce type de logement, et ce à condition d’habiter dans la localité du projet et de ne pas être propriétaire.

Rappelons que selon les anciennes dispositions, seuls les bénéficiaires dans le cadre de lutte contre l’habitat insalubre, les porteurs d’uniformes, et les salariés ayant moins de 1,5 SMIG avaient droit à l’accès à ce type de logements. «L’ensemble des filiales du Groupe Al Omrane et aussi les partenaires ayant réalisé ces logements ont mis en exécution les nouvelles dispositions pour la commercialisation de ce type de logements sans pour autant toucher aux programmes conventionnés réservés au relogement de la population des bidonvilles», précise le mastodonte public dans un communiqué. Des avis de commercialisation auprès du grand public ont été déjà lancés dans les régions d’Agadir, Taroudant, Ouarzazate, Larache, Marrakech, Khénifra et Oujda.

À rappeler que déjà, la loi de Finances 2012 a revu le dispositif pour le rendre plus attractif en rehaussant le plafond des bénéficiaires, mais également en encourageant les promoteurs à intégrer ce programme à travers la suppression de la limite de hauteur R+3. Les promoteurs d’unités à 140 000 DH sont, désormais, soumis aux plans d’aménagement en vigueur. Pour rappel, est considéré comme logement à faible valeur immobilière, toute unité d’habitation dont la superficie couverte est de 50 à 60 m² et la valeur immobilière totale n’excède pas 140 000 dirhams, hors taxe.

Missions d’Al Omrane
S’appuyant sur les orientations royales et gouvernementales, le groupe Al Omrane a pour objectifs de contribuer à la résorption du déficit en logements sociaux et répondre aux besoins additionnels (de manière directe ou indirecte à travers le partenariat avec le privé et l’autoconstruction) et de lutter contre les bidonvilles et l’habitat insalubre. Le groupe œuvre également dans l’accompagnement de la mise en œuvre de l’État dans le secteur de l’habitat, de la politique de la ville et le développement des logements pour les classes moyennes. L’atteinte de ces objectifs se base sur un partenariat renforcé avec l’ensemble des acteurs centraux et locaux (élus et autorités locales) et sur un renforcement du groupe en tant qu’entreprise citoyenne, moderne et performante.

Publié 3 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Construction, Habitat, Société

«VILLES SANS BIDONVILLES» NOUVEAU DISPOSITIF FISCAL

par Hassan EL ARIF – leconomiste.com

  • RÉDUCTION DE LA TAXE SUR TERRAIN NON BÂTI
  • UN DROIT FORFAITAIRE INSTAURÉ POUR LE PERMIS DE CONSTRUIRE
  • UNE PROPOSITION DE LOI DU GROUPE PARLEMENTAIRE DE L’USFP

 

Actuellement, les bénéficiaires du programme «Villes sans bidonvilles», qui se voient attribuer un lot de terrain de 60 m2, par exemple, pour une valeur de 30.000 DH, sont astreints à des taxes pouvant atteindre 5.760 DH

Tariq Kabbage se veut le porte-parole des bidonvillois. Le maire d’Agadir a été à l’origine d’une proposition de loi portant sur la révision des taxes prévues par la fiscalité locale. En clair, le groupe parlementaire Usfpéiste propose la réduction des taxes communales et celles s’appliquant à la construction. Une mesure qui devrait toucher les habitants des bidonvilles bénéficiaires du programme «Villes sans bidonvilles». En déposant cette proposition de loi auprès de la Commission parlementaire de l’Intérieur, de la décentralisation et des infrastructures, le maire d’Agadir décoche une flèche envers les gros promoteurs immobiliers adhérant aux projets de construction de logements sociaux. Des appartements qui sont ensuite revendus à des privilégiés qui ne sont pas éligibles. «Il est immoral d’exonérer les promoteurs immobiliers réalisant des projets sociaux de tous les taxes et impôts et de leur reverser par-dessus tout 40.000 DH de TVA, alors que les habitants des bidonvilles sont obligés de payer des taxes exorbitantes», s’insurge Kabbage, président du Conseil de la ville d’Agadir. La proposition de loi déposée par le groupe Ittihadi porte sur la révision des articles 45 et 54 de la loi relative à la fiscalité des collectivités locales, promulguée le 30 novembre 2007.

L’article 45 porte sur la taxe appliquée aux terrains non bâtis (TNB) et qui varie entre 4 et 20 DH le m2 pour la zone immeuble et 2 à 12 DH le m2 pour les autres zones. Quant à l’article 54, il concerne une taxe applicable aux projets de construction. Son montant varie entre 20 et 30 DH pour les logements individuels et 10 à 20 DH pour les autres types de construction.
Selon la procédure en vigueur, un bidonvillois qui se voit attribuer un lot de terrain de 60 m2, par exemple, dans le cadre du programme «Villes sans bidonvilles», comportant 3 niveaux, doit s’acquitter d’une taxe communale appliquée à l’autorisation de construire et qui est de 20 DH le m2. Soit un total de 3.600 DH. A cela s’ajoute la TNB dont le montant démarre à 2 DH et peut atteindre 12 DH le m2 selon les communes. Soit dans le cas de l’exemple d’un terrain de 60 m2, une charge supplémentaire de 2.160 DH. Au total, un bidonvillois qui souhaite construire son propre logement doit débourser au minimum 5.760 DH de taxes. «En général, ces habitants vivent dans une situation de précarité. Par conséquent, ils ne sont pas éligibles au crédit bancaire», explique Kabbage. Concrètement, le groupe parlementaire de l’USFP propose l’application d’une TNB (article 45) standard à toutes les collectivités locales de l’ordre de 2 DH. Outre l’instauration d’une TNB plafonnée, les députés du parti de la rose proposent l’introduction d’une taxe locale forfaitaire de 500 DH pour les autorisations de construction. Il est entendu que ces taxes s’appliqueront uniquement aux terrains destinés à la construction de logements du programme «Villes sans bidonvilles».
Selon le groupe parlementaire à l’origine de la proposition de loi, les membres de la Commission parlementaire de l’Intérieur, de la décentralisation et des infrastructures, toutes tendances politiques confondues, se sont montrés réceptifs. La révision de la loi sur la fiscalité des collectivités locales pourrait donc être intégrée dans le projet de loi de Finances 2013. Une décision qui n’est pas pour faire le bonheur des présidents de communes. «Je ne veux pas entendre ce discours sur la baisse des recettes fiscales des collectivités territoriales. Les communes ne doivent pas se plaindre de cette mesure. Et pour améliorer leurs finances, elles devraient commencer d’abord par récupérer toutes les taxes communales qui ne sont pas toujours perçues», déclare le maire d’Agadir. A signaler au passage que, grâce à ses recettes fiscales, la capitale du Souss dégage une capacité d’investissement supérieure à celle de Casablanca et Rabat.

Equité fiscale
En 2004, Tariq Kabbage, maire d’Agadir, avait décidé d’exonérer les bénéficiaires des programmes de relogement de la taxe afférente au permis de construire. Une mesure qui a duré jusqu’en 2008, année où le Conseil de la ville d’Agadir s’est vu taper sur les doigts par les limiers de la Cour des comptes, qui ont estimé que cette «mesure était illégale». En 2010, le même groupe parlementaire a proposé d’instaurer un droit de 2 DH le m². Une proposition rejetée par le ministère de l’Intérieur.

 

Le Schéma Directeur d’Aménagement Urbain d’Agadir sur de bons rails

par Yassine SABER – lesechos.ma

16 MDH. C’est le budget mobilisé pour la mise en œuvre de l’étude afférente au schéma directeur d’aménagement urbain du grand Agadir. Lancée par l’Agence urbaine d’Agadir, la révision de ce document tracera les lignes directrices pour les 25 années à venir et instaurera une planification urbanistique rimant avec le développement spatial du grand Agadir. Ce sont ainsi 19 communes dont 6 urbaines et 13 rurales relevant des préfectures d’Agadir Ida Outanane, d’Inezgane Aït Melloul et de la province de Chtouka Aït Baha qui sont concernées. L’étude sera réalisée dans un délai fixé à 26 mois et devra être remise l’année prochaine. La zone objet de l’étude s’étend sur une superficie de 2.200 km2 couvrant près de 28% de la population rurale de la région, 60% de la population urbaine et 60% de la base économique au niveau du territoire. C’est le bureau d’étude canarien Beltran-Cabrera-Trujillo qui a été désigné adjudicataire de l’AO international lancé le 23 novembre 2010. Deux grandes missions sont assignées au SDAU. La 1re consiste en la réalisation de l’étude de ce plan de développement. «Cette étape qui se décline autour de six principales phases, à savoir l’établissement du rapport méthodologique d’approche, a été réalisé», souligne Mohamed Tita, directeur de l’Agence urbaine d’Agadir. Pour leur part, la 2e (actuellement en préparation) et la 3e étapes comprennent la réalisation de l’analyse territoriale, l’élaboration des plans d’actions, les options d’aménagement et le schéma d’orientation composé. La 4e phase, quant à elle, comprendra la réalisation du document de la concertation du SDAU. S’agissant de la 5e et de la dernière phase de cette première mission, elle sera conclue avec l’élaboration du rapport final relatif au SDAU.

Il est à noter qu’à l’issue de cette phase, le cabinet passera directement à la 2e mission, à savoir l’étude et l’élaboration des PA qui sont au nombre de 14. Viennent ensuite l’analyse sectorielle et spatiale, la définition des options ainsi que la détermination des variantes d’aménagement de l’ensemble des agglomérations. Le cabinet d’étude devrait ainsi procéder à partir de ces différentes étapes à l’élaboration des plans d’aménagement qui seront au nombre de 14. Ainsi, les communes qui feront l’objet de l’étude de nouveaux plans d’aménagement sont celles d’Agadir, d’Inezgane, Dcheira et Biougra ainsi que les communes rurales de Drarga, Sidi Bibi et Ait Amira. Par ailleurs et afin de disposer d’un plan d’aménagement unifié pour l’ensemble du territoire, une démarche de mise en cohérence des PA sera mise en vigueur pour les communes rurales d’Aourir, de Temsia, d’Oued Essaffa et d’Oulad Dahou ainsi que les communes urbaines d’Ait Melloul et Lqliaa. De plus, deux aires à échelles différentes ont été proposées pour l’élaboration de l’étude. Il s’agit en l’occurrence de l’aire du SDAU et de celle d’investigation. L’objectif escompté de cette démarche, selon le cahier des prescriptions spéciales, relatif au SDAU et aux PA des agglomérations du grand Agadir, est d’établir un document final à deux niveaux de lecture, permettant avant tout de fixer les choix stratégiques du grand Agadir et de son aire d’influence, mais encore de définir la vocation des différentes composantes de cet espace.

Publié 23 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Habitat, Urbanisme

Al Omrane Agadir : De bonnes réalisations pour l’année 2011

par Majda Saber – aujourdhui.ma

Badre Kanouni, président du directoire du Groupe Al Omrane

C’est sur une note positive que la société Al Omrane d’Agadir a clôturé son bilan de l’année 2011. Les défis de ladite société, au niveau de la ville d’Agadir et régions, se focalisent autour de la résorption du déficit en logements par la lutte contre les bidonvilles et l’habitat insalubre. Ainsi, les différents indicateurs de réalisation et critères de réalisation et de performance affichent des résultats des plus satisfaisants. Les chiffres l’attestent. La société Al Omrane Agadir a pu, au cours de l’année 2011, lancer 14.000 unités de restructuration comme elle a mis en chantier 7.225 nouvelles unités. Par ailleurs, la filiale du groupe Al Omrane a achevé 5.826 unités de restructuration et 9.041 nouvelles unités. Ceci étant, l’année 2012 sera également marquée par de grandes réalisations. La filiale compte ainsi mettre en place un investissement de 992.28 MDH. Signalons qu’Al Omrane Agadir a traité, dans le cadre du programme «Agadir sans bidonvilles», un total de 15.600 ménages et 14.100 baraques démolies. Une donne qui a permis à cette société d’atteindre le chiffre de 13.391 lots, en matière d’habitat, et d’achever 2.770 logements sociaux à FVIT. Par ailleurs, plusieurs programmes sociaux propres et en partenariat avec les différents acteurs sont en cours de réalisation. Notons dans ce cadre qu’Al Omrane a tenu son conseil d’administration le 27 mars dans la ville de Rabat. Ainsi, les résultats affichés au cours de l’année 2011 confirment ceux de l’année 2010. Notons que le montant d’investissement a atteint 1,1 MMDH, soit un taux de réalisation qui avoisine les 76,73% par rapport aux prévisions. Par ailleurs, les recettes clients ont pu atteindre 936.22 MDH, soit un taux de réalisation de 81,81% par rapport aux prévisions. Ceci étant, les résultats affichés dans le volet commercial font ressortir des ventes estimées à 5.331 unités dont 2.675 logements, 78 commerces et 2.578 lots pour une valeur égale à 1,13 MMDH. Ainsi, la livraison a porté sur 2.089 unités d’une valeur de 539.33 MDH et la remise de 2.644 titres fonciers individuels dont 599 logements, 88 commerces et 1.957 lots pour une valeur de 588.21 MDH. La société Al Omrane a également achevé au cours de l’année 2010, 30 opérations portant sur 3.717 nouvelles unités. Et ce, pour une valeur immobilière totale de 949.45 MDH. Il a également été procédé, dans ce sens, au lancement de 34 opérations comprenant 7.065 nouvelles unités et la création de 4.731 titres fonciers individuels d’une superficie totale de près de 48 ha pour 57 MDH. Notons que le total des emplois de l’année 2010 a enregistré quelque 1,4 MMDH contre une prévision de 1,6 MMDH. Il est à noter que le programme prévisionnel en matière d’acquisition de terrain pour l’année 2011 a laissé entrevoir une demande de superficie de 4.615.491.61 m2, et ce, avec un montant de 228.135.093.50 DH.

Publié 18 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Habitat

Les députés socialistes devant la Commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et la politique de la ville

Tarik Kabbaj n’y est pas allé par quatre chemins lors de son intervention sur l’urbanisme devant la commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et la politique de la ville. «Nous ne pouvons rien réaliser au niveau de la politique de la ville si on ne peut pas protéger le foncier dont nous disposons à Agadir. La protection du patrimoine foncier de l’Etat contre les grands promoteurs immobiliers qui bénéficient de couverture, est devenue un impératif», a-t-il affirmé devant les parlementaires suite à une intervention du ministre de tutelle devant ladite commission, en l’occurrence Nabil Benabdellah. Et d’ajouter sur un ton alarmant et responsable que le holding Al Omrane est un levier de l’Etat qui a pour mission d’appliquer et de mettre en œuvre la politique étatique dans le domaine de l’urbanisme. Et ce sont les puissants promoteurs immobiliers qui profitent de cette politique puisqu’ils s’accaparent les terrains de l’Etat à un prix dérisoire, y construisent des appartements économiques et gagnent des milliards alors que les conseils locaux ainsi que les autorités locales n’en héritent que les problèmes. Il est certain que le patrimoine foncier de l’Etat est devenu depuis quelques années l’objet d’une exploitation sauvage et anarchique qui ne prend nullement en compte les problèmes et les dysfonctionnements liés à la sururbanisation des grandes et moyennes ville, ce qui empêche toute intégration urbaine et sociale. Le maire d’Agadir a estimé que la situation du secteur de l’urbanisme constitue un recul par rapport à ce qu’on a vécu avec le gouvernement d’alternance. Il a précisé que la ville n’est pas un espace d’habitat mais un cadre de vie. Pour ce faire, Tarik Kabbaj préconise un désengagement définitif des gouverneurs et des walis du domaine de l’urbanisme. Pour sa part, Mohamed Ameur, membre de la même commission, est intervenu pour mettre en relief les facilités et les avantages qu’offrent les institutions de l’Etat dans ce secteur aux promoteurs immobiliers. «Il est inconcevable que l’Etat équipe des terrains pour les offrir à ces promoteurs sous prétexte qu’ils opèrent sur le créneau de l’habitat social. C’est une aberration. Il a le devoir de poursuivre les spéculateurs qui s’enrichissent aux dépens de l’argent public et donc du contribuable», a-t-il expliqué. Ameur, membre du Groupe socialiste, a poursuivi son intervention en faisant remarquer qu’il est impensable que l’Etat ne dispose pas d’une réserve et d’un patrimoine fonciers. Et d’ajouter que durant les années quarante et cinquante, le patrimoine étatique dans ce domaine était très important. Et de conclure que rien ne pourrait être fait pour la conception d’une politique de la ville sans cette réserve foncière. «Nos villes sont incapables de trouver les terrains pour construire des hôpitaux et des bâtiments pour les différents services publics. Beaucoup de personnes se sont enrichies à partir de ces facilités et de ces avantages alors que les villes n’en ont tiré aucun profit.

KAMAL MOUNTASSIR – soussannonces.net

Publié 26 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Construction, Habitat, Urbanisme

Chtouka Aït-Baha : Nouvel élan à la mise à niveau urbaine

La province de Chtouka Aït-Baha vient d’allouer un budget de 536 millions de DH à la mise à niveau urbaine de plusieurs quartiers, dans un élan pour pallier les déficiences en termes d’infrastructures et réorganiser un tissu urbanistique encore dominé par le caractère rural et agricole de la région.

La grande partie de cette enveloppe, soit 370 MDH, servira à financer des projets d’amélioration du cadre urbain de Biougra et Aït-Baha, les deux principaux centres urbains de la province. Les communes rurales d’Idaougnidif, Inchaden et Belfaa bénéficieront également de cette opération, indique-t-on auprès des autorités locales.
Cet investissement servira notamment à la réalisation de nouveaux axes routiers, au renforcement de l’éclairage public, au raccordement de nombre de quartiers au réseau d’électricité et à l’aménagement d’espaces verts, précise la même source dans un communiqué.
Dans un effort pour harmoniser le tissu urbain, un budget de 166 MDH sera également consacré à la restructuration de certains quartiers souffrant d’un déficit en équipements, à travers 12 communes rurales, ainsi qu’à l’amélioration du cadre de logement pour quelque 20.000 habitants.
Parallèlement, les services d’urbanisme s’activent, selon la même source, pour l’élaboration des documents d’urbanisme et autres plans de restructuration des quartiers insalubres, l’objectif étant de résorber l’habitat clandestin et anarchique qui a proliféré dans cette province confrontée à une forte pression démographique liée au développement du secteur agricole local.

MAP – soussannonces.net

Publié 6 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Aménagement, Habitat, Région

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