Archives de la catégorie ‘Immobilier

Expulsion de 22 familles à Tamaouanza : Prise de bec entre le maire d’Agadir et le ministre du Tourisme

Par Ristel Tchounand – yabiladi.com

L’expulsion de 22 familles à Tamaouanza dans la commune d’Agadir au profit d’un projet touristique est au cœur des discussions d’élus de la région. Le maire de la ville qui œuvre actuellement pour que justice soit faite a contacté le ministre du Tourisme pour en parler, mais Lahcen Haddad estime que l’élu n’a pas à s’en mêler.

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« J’ai appelé le ministre du Tourisme [Lahcen Haddad, ndlr] pour lui parler de l’expulsion de ces familles. Il m’a dit que ce n’est pas mon affaire, que ça ne me regarde pas », confie à Yabiladi avec un ton empreint de déception, le maire d’Agadir, Tariq Kabbage.

L’élu s’inquiète de la situation des 22 familles ménacées d’expulsion sous ordre de la justice pour la réalisation d’un projet touristique porté par la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), un établissement sous-tutelle du ministère du Tourisme. Et pour cause, aucune alternative n’a été proposée par la société et la justice n’en a exigée aucune, nous avait expliqué le maire d’Agadir (voir l’article ci-dessous). En d’autres termes, les familles concernées se retrouveront tout simplement à la rue.

« Ça me concerne »

« Et ça me concerne. D’abord en tant que maire, parce que cette localité est sous ma responsabilité, et même en tant qu’élu », revendique M. Kabbage qui suivant de près le dossier, rend visite aux familles de Tamaouanza. C’est d’ailleurs lui qui a évoqué leur cas au Conseil de la ville qui s’est tenu lundi 9 mars. Il a également fait part aux élus de son entretien avec le ministre du Tourisme. « Il [Lahcen Haddad, ndlr] s’en fou complètement du sort des habitants. C’est très grave qu’un ministre de l’actuel gouvernement se comporte de cette façon », regrette le maire. « Le parti au pouvoir s’appelle Justice et Développement, mais où est la justice dans cette affaire quand un ministre parle ainsi », se demande-t-il.

Pourtant, la présence de ces familles dans la localité remonte à 1895, lorsque leurs aïeux avaient acheté le terrain, une époque où le titre foncier n’existait pas. Et selon le maire, plusieurs documents officiels de la ville prouvent l’existence légale de ce village. « C’est la politique du ministère du Tourisme qui consiste à expulser les gens pour leurs projets », lance M. Kabbage. Et de préciser : « Ce sont des projets immobiliers et non touristiques. Comment expliquer qu’on n’indemnise pas les habitants s’il s’agit d’un vrai projet avec de grands hôtels, commerces, etc ? ».

Lahcen Haddad persiste

Sans se prononcer sur la nature du projet de la SMIT, le ministre du Tourisme, joint par Yabiladi, se montre plutôt compatissant à la situation des familles de Tamaouanza. « Je comprends la souffrance de ces personnes. S’ils ont besoin d’aide, je suis disposé à les rencontrer », confie-t-il. Lahcen Haddad reconnait les propos tenus dans son échange avec le maire d’Agadir. « Ce n’est pas l’affaire de Tariq Kabbage. Ça ne le regarde pas, car Tamaouanza n’est pas sous tutelle de la mairie », répète-t-il. Et d’ajouter: « Je ne suis pas d’accord qu’il utilise ça pour des raisons électorales et politiques ».

Au-delà de cette joute entre politiques, la lutte au niveau de la justice continue. L’avocat des familles, Me Aouzine Hassan, fait des pieds et des mains pour éviter leur expulsion. Il a déjà fait les démarches pour un pourvoi en cassation et compte émettre une demande de délai de grâce auprès du président du tribunal.


Voici l’article auquel il est fait référence :

Expulsion de 22 familles à Agadir : Le Conseil de la ville se mobilise « pour que justice soit faite »

Par Ristel Tchounand – yabiladi.com

Dans moins de 24 heures, l’ordre d’expulsion de 22 familles à Tamaouanza dans la région d’Agadir devrait prendre effet. Alors qu’aucune alternative n’a été proposée pour ces familles qui risquent de se retrouver à la rue après 120 de résidence de générations en générations, le Conseil de la ville d’Agadir s’est placé du côté des habitants, réclamant que « justice soit faite ».

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Les affaires sont déjà rangées et les valises faites. Les 22 familles de Tamaouanza fermeront difficilement l’œil cette nuit, hantées par la peur de se retrouver à la rue. En effet, l’ordre d’expulsion prononcé par la justice devrait prendre effet ce mercredi 11 mars 2015, pour que la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) puisse y réaliser son projet. « On ne sait pas ce qui va se passer demain, tout le monde attend, inquiet », confie à Yabiladi Hassan Hari, l’un des habitants.

Pour rappel, ces familles doivent libérer les lieux suite à un jugement rendu le 15 décembre dernier par la Cour d’appel d’Agadir, après qu’elles aient gagné le procès en première instance. La SMIT avait présenté un titre foncier attestant qu’elle a acquis le terrain en 2004. Pourtant, les générations de ces familles se succèdent dans les 22 maisons du village de Tamaouanza depuis 1895 – date à laquelle leurs aïeux avaient acquis le terrain. Et en 2003, le wali avait même signé l’autorisation d’électrification de leur localité.

« Ces familles sont légitimes à Tamaouanza »

A la mairie d’Agadir qui suit ce dossier de près, l’affaire suscite beaucoup de désolation. « Ce sont des citoyens de la ville qui ont eu ce terrain vers la fin du 19ème siècle qu’on veut expulser aujourd’hui, au profit d’un projet touristique dont on parle depuis 20 ans, mais qui n’est jamais sorti de terre », regrette le maire, Tariq Kabbage, contacté par Yabiladi. Il confirme l’autorisation d’électrification de la localité par le wali en 2003, soulignant que « si l’autorité de la ville a signé, c’est que les familles ont une existence légale sur les lieux ». « Ces gens ont les papiers de leurs maisons. Ils ont des dahirs datant du 19ème siècle, laissés par leurs aïeux. A cette époque, il n’y avait pas encore les titres fonciers », expliquent le maire, ajoutant qu’ «il y a bien des plans d’aménagements de la ville de 1984, 1988, …qui indiquent bien l’existence de ces maisons ».

Mais comment la SMIT a-t-elle obtenu un titre foncier alors qu’il y avait déjà des propriétaires légaux ? « C’est la loi du plus fort tout simplement », lance M. Kabbage, ajoutant que les cas de ce genre sont nombreux dans la région d’Agadir. Toutefois, l’histoire des habitants de Tamaouanza est quelque peu atypique, car aucune alternative n’a été proposée par la SMIT et la justice n’en n’a pas exigée non plus. « Quand on veut procéder à ce type d’opération, on ne vient pas comme ça mettre les gens à la rue, mais on les indemnise à leur juste valeur », relève le maire.

Du côté de la SMIT, toujours pas de réaction officielle. Yabiladi a, à nouveau, contacté la société – ce mardi – pour avoir sa version des faits. Après un bref entretien, le responsable communication nous a promis de nous répondre en fin de matinée. Relancé par nos soins en milieu d’après-midi, il a affirmé que le directoire de la société est disposé à répondre, mais par email. Ce que nous avons fait et attendons encore les réponses.

Demande de délai de grâce

De son côté, l’avocat des familles – Me Aouzine Hassan – a déposé ce mardi la requête de cassation et attend un retour de la justice. Mais il ne compte pas s’arrêter là. « Demain matin [mercredi, ndlr], nous allons présenter une demande de délai de grâce au président du tribunal pour arrêter l’exécution [de l’expulsion, ndlr] », explique-t-il à Yabiladi. Me Aouzine compte également saisir, par écrit, le ministère de l’Intérieur.

Dans cette affaire, les autorités locales ne faiblissent pas. Au Conseil de la ville hier, lundi, tous les élus ont « à l’unanimité » apporté leur soutien aux familles de Tamaouanza. Pour l’instant, ils attendent de voir comment les choses se passeront mercredi et réfléchissent déjà aux différentes actions à entreprendre. Tariq Kabbage n’a qu’une seule chose à coeur aujourd’hui, « que justice soit faite  » pour ces hommes, femmes et enfants qui n’ont rien d’autres que des maisons laissées en héritage.

 

Publié 12 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Habitat, Immobilier, Société

De magnifiques appartements  sont disponibles sur Agadir : Dar Argane

Situés dans le quartier du Haut Founty, ces appartements que nous avons été voir sont vraiment une prestation de haute qualité :

  • Concept haut de gamme, moderne et fonctionnel
  • Situation idéale (proche mer et centre)
  • Grande terrasse

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FLYER RECTO

Descriptif :Dar Argane

 

Les prix :Vente 2

 

Vente 1

 

Et, en plus, pour les lecteurs du blog d’Agadir, une belle opportunité à saisir : 

Une remise exceptionnelle a été négociée d’un montant de 75 000 DHS (valable du 1° au 31 mars 2015)
par appartement sur présentation du Code : blogterrier MARS2013

 

Publié 21 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Construction, Immobilier

Locaux commerciaux : les mises en vente explosent, les acheteurs se font rares

par Imane Trari – lavieeco.com

Le nombre des locaux commerciaux mis en vente s’est multiplié par deux en 2014. Les espaces dédiés aux activités d’habillement et de restauration sont prédominants. 80% des petits et moyens investisseurs préfèrent la location.

Le nombre des locaux commerciaux mis en vente durant les onze premiers mois de l’année 2014 a connu une forte progression par rapport à la même période de l’année précédente. Pour preuve, pas moins de 13000 annonces de ventes ont été postées sur le site Avito.ma à fin novembre. «L’offre a été multipliée par deux durant cette année», confirme Hatim Ibn Talib, marketing manager chez Avito.ma. D’après les chiffres fournis par le site d’annonces, 80% des locaux en vente sont répartis sur les régions du Grand Casablanca, Marrakech, Tanger-Tétouan, Rabat, Agadir, Fès, Meknès et Kénitra. Cependant, c’est la capitale économique qui concentre la plus grande part avec pratiquement 40% des espaces mis en vente. «La majorité des locaux sont équipés et quasi neufs», explique-t-on du côté du site d’annonces. Certains annonceurs affichent même l’activité initiale du local pour viser une clientèle bien précise. On note que ces magasins sont exploités généralement pour des activités commerciales de base, principalement des boutiques d’habillement et des espaces pour café et restaurant. En troisième lieu, on trouve les espaces dédiés au stockage.

La flambée des prix explique la tendance à la location

Les prix des locaux varient en fonction de la superficie et de l’emplacement. Toutefois, «plus de 60% de l’offre se situe dans une fourchette de 300000 DH à 5 MDH», indique Youssef Idrissi, gérant de 7com, agence immobilière sur Casablanca. Ainsi, «les magasins dont la superficie varie de 50 à 200 m2 sont les plus mis en vente», précise-t-il.

Il faut dire que cette forte progression du nombre des locaux commerciaux mis en vente ne vient pas pour répondre à une demande sur le marché. Bien au contraire. «80% des chercheurs de locaux commerciaux optent aujourd’hui pour une formule de la location», confirme William Simoncelli, DG de Carré Immobilier. Selon lui, les petits et moyens commerçants ne veulent plus investir leurs capitaux dans l’immobilier. «C’est un changement de paradigme. Les commerçants ne considèrent plus le local comme un investissement, mais plutôt comme un outil de travail», ajoute-t-il. La flambée du prix des locaux commerciaux n’est pas étrangère à ce choix. «Ce coût élevé limite la mobilité du commerçant puisque la durée nécessaire à la vente d’un local commercial ne cesse de se prolonger», fait savoir William Simoncelli. En effet, cette durée est actuellement estimée de 3 à 6 mois alors qu’avant 2008 elle variait de 1 à 3 mois. Ces éléments ont fait que durant ces deux dernières années, il y a eu une baisse remarquable des demandes d’achat des locaux commerciaux. Par conséquent, «nous avons actuellement un stock très important de locaux commerciaux qui ne trouvent pas preneur», ajoute le professionnel. Inforisk Groupe Finaccess abonde dans le même sens. Sa base de données fait ressortir que les ventes et cessions des locaux commerciaux réalisées par des personnes morales ont connu une forte baisse pour passer ainsi de 97 en 2013, à 50 en 2014.

 

Publié 18 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Commerce, Immobilier

Immobilier : Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès, Agadir et Tanger à la loupe

lavieeco.com

A Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès, Agadir et Tanger, la demande est toujours hésitante en raison d’une offre inadaptée ou du fait d’anticipations de baisse des prix. Ces derniers ont plutôt tendance à se stabiliser après avoir connu d’importantes baisses sur les marchés les plus touchés par la suroffre.

VEFA-(2014-08-01)

A des degrés plus ou moins prononcés, les marchés immobiliers des grandes villes continuent de tourner au ralenti. La tendance globale est marquée par la timidité persistante de la demande qui ne trouve pas chaussure à son pied dans l’offre actuelle ou qui campe sur ses anticipations de baisse des prix. De manière générale, ces derniers ont plutôt tendance à se stabiliser sur les derniers mois après avoir connu d’importantes baisses sur la durée. La résultante en est que les transactions ne sont pas légion, ce qui a poussé les promoteurs immobiliers à lever le pied sur le lancement de nouveaux programmes. Tour d’horizon ville par ville.

A Casablanca, hormis le logement social, le principal gisement actuel de la demande existe au niveau du moyen standing. Or, l’offre existante dans le neuf se positionne sur le haut standing avec les prix correspondants. Celle-ci s’écoule donc sans surprise difficilement sans qu’aucune concession sur les prix ne soit accordée, sauf rares exceptions. Ainsi, le mètre carré au Maârif se maintient à 20 000 DH et à 25 000 DH au Triangle d’Or. A Bourgogne, l’appartement démarre à 18 000 DH/m2 et au quartier 2 Mars, le tarif varie de 15000 à 18 000 DH/m2. Dans le centre-ville, les prix tournent autour de 10 000 DH/m2 pour monter au moins à 12 000 DH/m2 à Belvédère. L’inflexibilité des promoteurs sur les prix est partie pour durer selon les spécialistes qui justifient cela par la cherté du foncier et dans une moindre mesure par l’augmentation des coûts des facteurs de production. Bien au contraire, certains professionnels annoncent une hausse des prix à partir de la saison estivale en raison d’une rareté des projets de moyen et de haut standing livrables sur le court terme, du fait qu’une grande partie des promoteurs sur Casablanca s’est orientée vers le logement social depuis 2012.

Le marché immobilier à Rabat présente une structure similaire à ce qui est constaté au niveau de la capitale économique à ceci près que la demande se montre un peu plus dynamique sur les derniers mois. Les professionnels justifient cela par le fait qu’une grande partie des acheteurs qui temporisait en attendant une baisse des prix s’est décidée à passer à l’action, sans que les tarifs n’aient connu de changements notables. Le mètre carré est proposé actuellement entre 8 500 et 11 000 DH à Hassan et va jusqu’à 13 000 DH au Bas Agdal. Au niveau du Haut Agdal et à Hay Riad, les prix démarrent à 15000 DH et peuvent dépasser 25 000DH.

A Marrakech, mis à part de rares transactions concernant quelques villas et appartements luxueux réalisées par des clients étrangers dans un but d’optimisation fiscale, le marché de la ville reste noyé dans la torpeur. La demande reste ainsi rare face à une offre largement excédentaire et inadaptée. A l’inverse de Rabat et Casablanca, ce décalage entre offre et demande a induit une forte chute des prix sur les dernières années, jusqu’à 30% depuis 2010, mais la tendance actuelle est à la stabilisation. Au centre-ville, les appartements se négocient entre 11 000 et 12 000 DH/m2. Aussi, les biens situés sur l’avenue Mohammed VI se négocient actuellement à 15 000 DH.

Le marché immobilier à Fès, quant à lui, ne semble pas encore avoir consommé tout le potentiel de baisse et les tarifs ont continué de chuter sur les derniers mois sur fond de suroffre sur le segment du moyen standing. Au quartier Narjiss, les appartements sont mis en vente à partir de 7 000 DH le m2 tandis qu’ils sont commercialisés à partir de 6000 DH à la route d’Immouzer. Dans ce contexte, les promoteurs immobiliers ont ralenti la cadence de développement de nouveaux programmes. Les professionnels guettent néanmoins le moindre sursaut de demande pour profiter du foncier disponible à conditions attractives au niveau de la ville, surtout avec des baisses de prix des terrains allant jusqu’à 25% sur les derniers mois. Par exemple, un terrain à Ain Chqaf, qui valait 5 000 DH/m2 en 2013, est proposé plus récemment à 3 800 DH.

L’immobilier à Agadir lui non plus n’est toujours pas tiré de sa mauvaise passe qui se prolonge depuis deux ans. Face à une demande clairsemée, qui plus est de plus en plus tournée vers l’achat de lots et l’auto-construction, les promoteurs immobiliers ont là encore réduit le rythme des nouveaux projets. Aussi, des réductions sont accordées allant jusqu’à 20% pour écouler les stocks existants. L’offre d’appartements actuelle au centre-ville comprend un large éventail de prix allant de 10 000 à 24 000 DH/m2. Dans le quartier Founty, les prix sont compris entre 15000 et 20 000 DH/m2.

Tanger, enfin, présente tous les signes de crise constatés au niveau des marchés immobiliers des autres villes, mais sous une forme  amplifiée. Le haut standing d’abord est quasiment à terre. La demande sur le segment est rachitique, alimentée par de rares MRE et des acheteurs de résidences secondaires en provenance de Casablanca et Rabat. Les nouveaux développements se font donc très rares d’autant plus que les stocks existants représentent en moyenne 50% de l’offre par programme. Mais si cette situation a enfoncé les prix depuis quelques années, la tendance actuelle semble être à la stabilisation. Ainsi, les tarifs des appartements de haut standing localisés autour du parc Brooks ou dans la zone de la corniche, vont de 15 000 à 18 000 DH/m2 pour aller dans de rares cas jusqu’à 22 000 DH pour les biens les plus prestigieux. Quant au moyen standing, soutenu par une demande plus importante et une offre plus limitée, localisée surtout dans le secteur de la wilaya et près de la mosquée MohammedVI, il affiche une meilleure santé. Cela ressort notamment à travers des prix qui se maintiennent sur la durée entre 9 000 et 12 000 DH/m2. Le logement social dans la ville menace en revanche de basculer en raison de la profusion de l’offre sur le segment. Les promoteurs de Tanger espèrent néanmoins que l’horizon s’éclaircira sur les années à venir grâce au projet Tanger-Métropole qui prévoit de nouvelles voies ouvrant le champ pour de nouveaux développements.

Publié 3 août 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Immobilier

La Marina d’Agadir en phase de couler le port de pêche Le projet d’extension de la Marina va-t-il finir par condamner à mort le port de la ville ?

par Hassan Bentaleb – libe.ma

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Que se passe-t-il au port de pêche d’Agadir ? Va-t-on vers une destruction  de ce site ? Servira-t-il, dans un futur proche, de simple extension à la Marina ? Les dernières déclarations d’Abdelaziz Rebbah, ministre de l’Equipement et du Transport, concernant ce site rassurent-elles sur l’avenir de ce port ? Autant d’interrogations qui témoignent des multiples ramifications de ce dossier qui sent le soufre et qui, telles des poupées gigognes, dissimule des enjeux et des intérêts à la fois contradictoires et d’une très grande importance.
Pour certains observateurs, le port de pêche d’Agadir est victime  d’un « complot ourdi par les lobbies de l’immobilier»  depuis plusieurs années. Selon eux,  la volonté de destruction du port de la ville ne date pas d’aujourd’hui.  Elle a débuté avec la réalisation du projet industriel Haliopolis, d’un investissement total estimé à 6,6 milliards de DH destiné à mettre en place une zone intégrée dédiée au traitement des produits de la mer et des activités de support et de logistique.  Une réalisation qui s’inscrit dans le cadre de la création d’un pôle de compétitivité halieutique régional basé sur un concept nouvelle génération de parcs industriels intégrés offrant une gamme diversifiée de services. Une aberration, jugent ces observateurs, qui ont du mal à comprendre les vraies causes de la construction d’une zone industrielle au bénéfice des entreprises et des unités de transformation des produits de la mer loin des zones d’export et de commercialisation.  « Il est clair que l’objectif a été de vider le port de pareilles unités afin qu’elles ne représentent plus une contrainte  de nature à entraver le projet d’extension de la Marina », nous a confié une source sollicitant l’anonymat avant d’ajouter que « cette manœuvre a été vouée à l’échec puisque peu d’entreprises ont été attirées par ce projet et plus des trois-quarts de la superficie de cette zone sont restés vides ».
Pourtant, cet échec n’a pas dissuadé les lobbies qui prônaient  la disparition du port  de poursuivre leur complot. Ainsi, un autre projet va-t-il surgir. Il consiste en la création d’un nouveau marché de gros de poissons à Ait Melloul.  Une absurdité, selon notre source, qui se demande à quoi pourrait servir la construction d’un tel site à 20 km du port d’Agadir et pourquoi un nouveau marché alors que la ville dispose déjà d’un marché de vente en gros de poissons construit il y a trois ans avec un investissement estimé à  7 milliards de centimes dans le cadre de l’accord d’efficacité signé entre l’Etat et l’Office national de pêche pour la période 2009-2012. «  Là aussi, il s’agit d’un plan destiné à vider la ville du commerce de poissons pour préparer le terrain à la mise en place d’une zone touristique », nous a précisé notre source.
Une manœuvre qui va bénéficier, cette fois-ci,   d’un appui politique orchestré par un groupe parlementaire constitué de 48 élus de la nation qui ont revendiqué le transfert de la flotte de pêche hauturière  et côtière de la ville vers d’autres ports du Royaume. Pour eux, ces flottes sont devenues encombrantes et posent des problèmes  environnementaux, sécuritaires et sociaux. «En s’attaquant aux flottes, les lobbies espéraient anéantir le secteur de la pêche et, du coup, la possibilité de mettre en œuvre leur plan d’extension de la Marina», nous a indiqué notre source avant de poursuivre: «Nous sommes donc aujourd’hui devant une manœuvre bien orchestrée  visant à transformer le port de pêche de la ville en un port de plaisance et cela au détriment d’une main-d’œuvre estimée à 20.000 personnes.  Abdelaziz Rebbah sera-t-il à la hauteur de ses responsabilités et réussira-t-il à faire avorter ce complot contre le port de la ville ? On l’espère bien», a conclu notre source.

Maroc : Une française escroquait ses clients marocains

afriquinfos.com

Agent immobilier, une française d’une cinquantaine d’années vient d’être emprisonnée. Elle écope d’une peine de prison de quatre mois ferme pour « détournement de fonds ».

La française qui exerçait dans une agence immobilière d’Agadir avait en charge de louer les appartements des locaux aux étrangers en visite au Maroc. Selon elle, les marocains avaient plus confiance en une française qu’en des agents marocains.

Elle gérait ainsi de nombreux biens immobiliers et empochait les loyers versés par les locataires. Au total, la femme aurait détourné environ 7 millions de DH, soit 700 000 euros.

Ce problème n’est pas nouveau puisqu’un reportage avait déjà été réalisé par TF1 en 2010 à propos d’un autre français qui arnaquait également par le biais des biens immobiliers. Le principal problème du Maroc réside dans la quasi absence de recours possible pour les personnes qui se sont fait arnaquer.  Les escrocs profitent de ces défaillances du système judiciaire marocain pour agir à leur guise sans être inquiétés.

Ainsi les plaintes pour spoliations de biens immobiliers, escroqueries, etc… se multiplient sans obtenir réparation. De nombreuses associations de victimes se développent pour lutter contre ce fléau qui génère des pertes de millions d’euros pour les victimes.

Malheureusement, ces « aventuriers escrocs » donnent une image déplorable des français qui vivent ici ! Qu’ils croupissent dans les prisons marocaines !

 

Publié 30 mai 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Immobilier

Immobilier : Légère hausse des prix au Maroc au 1er trimestre, Agadir en tête

infomaroc.net

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Les prix des actifs immobiliers ont enregistré une légère hausse de 0,1% au cours du 1er trimestre 2014, par rapport à la même période de l’année 2013, selon Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC). Cette évolution s’explique par la hausse de 4,4% des prix des biens à usage professionnel et de 0,8% de ceux des terrains urbains, explique la Banque centrale qui vient de publier l’indice des prix des actifs immobiliers. Et d’un trimestre à l’autre, ces prix sont restés également quasi-inchangés, recouvrant une régression des actifs résidentiels et une progression des prix des biens fonciers et commerciaux, précise la même source.

Par catégorie, les prix des biens résidentiels se sont légèrement dépréciés de 0,1%, en glissement annuel, après une baisse de 0,4% un trimestre auparavant, traduisant la baisse de ceux des appartements, des maisons et des villas. Quant aux prix des biens fonciers, ils se sont accrus de 0,8% après une progression de 0,4% au 4ème trimestre 2013, alors que les prix des actifs commerciaux se appréciés de 4,4%.

S’agissant du volume de transactions, il a augmenté de 10% pour les biens résidentiels, suite principalement à l’augmentation de 12,5 pc des ventes des appartements. Pour les biens fonciers et commerciaux, ce volume a enregistré des hausses respectives de 8,1% et de 16%.

Concernant la structure des ventes, les biens résidentiels continuent de prédominer avec une part de 70,8% de l’ensemble des ventes des biens immobiliers, avec une part de 64,6% pour les appartements. Pour leur part, les terrains urbains représentent 21% des transactions, alors que la part des locaux professionnels dans ces transactions se situe à 8,2%.

Par ville, les prix traduisent des replis de 2% à Marrakech, de 5,8% à El-Jadida et de 1,3% à Kénitra. A l’inverse, les prix ont augmenté de 2,8% à Tanger, de 5% à Agadir et de 1,5% à Fès. Dans les villes de Rabat, Casablanca, Meknès et Oujda, les hausses ont été de moindre ampleur, ne dépassant pas le seuil de 1%.

S’agissant du volume de transactions, les hausses les plus fortes ont été enregistrées au niveau des villes de Marrakech (55,2%), Casablanca (27,4%), Agadir (24,1%). Alors qu’au niveau d’El-Jadida et Fès, les ventes ont accusé des baisses respectives de 4,1% et 11,1%.

Publié 21 mai 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Commerce, Immobilier

Agadir / Urbanisme Un patrimoine architectural à protéger

par Malika Alami – leconomiste.com

  • La ville fête ce mois de février les 54 ans de sa reconstruction
  • Les édifices de la première étape de la reconstruction toujours pas classés
Le Cinéma Salam, qui compte parmi les édifices marquants de la ville, est aujourd’hui à l’abandon. Un promoteur immobilier l’a acquis ces dernières années et le bâtiment risque la destruction pour être remplacé par un projet immobilier. La société civile ne cesse d’interpeller les élus à son sujet

Le Cinéma Salam, qui compte parmi les édifices marquants de la ville, est aujourd’hui à l’abandon. Un promoteur immobilier l’a acquis ces dernières années et le bâtiment risque la destruction pour être remplacé par un projet immobilier. La société civile ne cesse d’interpeller les élus à son sujet

Plus d’un demi-siècle déjà ! La ville d’Agadir fête ce mois-ci ses cinquante-quatre ans. C’est à la fois un anniversaire qui consacre le défi relevé de sa reconstruction, mais c’est aussi une date empreinte de tristesse pour les anciens habitants de la ville. En effet, chaque mois de février réveille en eux l’amer souvenir du violent séisme de 1960. Un tremblement de terre qui a rasé la cité et causé la mort de près de 15.000 personnes.
Très vite après ce terrible drame, sous l’impulsion de Feu Mohammed V et la direction de Feu Hassan II, la reconstruction de la ville fut lancée. La cité fut rebâtie selon un urbanisme fonctionnaliste, une maîtrise du foncier et une rupture avec le style architectural arabo-islamique. Agadir fut en effet conçue sous l’influence de l’époque, le mouvement architectural moderniste. Le résultat fut une ville caractérisée par une unicité du décor à travers une architecture qui se distingue par la pureté et la simplicité de ses formes. Un aspect que renforce le béton de décoffrage fortement utilisé lors de la première étape de la reconstruction. Résultat: plusieurs édifices constituent aujourd’hui la mémoire collective d’Agadir. De grandes signatures internationales, tels Zevaco, Ben Embarek, Ecochard, Azagury, Rioux, Faraoui, De Mazières, ont laissé leur empreinte dans la ville.
Aussi certains bâtiments sont même connus mondialement et ont reçu il y a fort longtemps un prix pour leur singularité. Paradoxalement, beaucoup d’habitants d’Agadir méconnaissent la valeur de ce patrimoine. Le manque d’entretien des bâtiments et parfois l’abandon de certains d’entre eux sont également à déplorer. Depuis dix ans, les élus de la ville parlent de classement des bâtiments de la première étape de la reconstruction et de préparation de dossiers pour une reconnaissance de ces monuments par l’Unesco comme patrimoine de l’humanité.
Mais les années passent et rien n’est fait pour protéger la mémoire collective d’Agadir. Certes, un zoning de protection a été établi. Les bâtiments qui se trouvent dans la zone en question sont en passe, selon les élus, d’être classés et aucune modification ne peut être apportée aux édifices concernés et surtout à leur façade. Mais depuis plus rien à ce sujet. Le cas du cinéma Salam, aujourd’hui à l’abandon, qui risque d’être détruit par un promoteur immobilier suite à son acquisition est inquiétant. Cette situation rappelle encore une fois qu’il y a urgence dans la réactivation du dossier de préservation du patrimoine architectural de la ville.

 

Publié 25 février 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Immobilier, Patrimoine, Souvenir

NOUVEAU SOUFFLE POUR LE PÔLE URBAIN FOUNTY : UN AMÉNAGEUR POUR LA DERNIÈRE TRANCHE

2 articles de Malika ALAMI – leconomiste.com

  • LA SOCIÉTÉ AGADIR BAY RETENUE SUITE À UN APPEL D’OFFRES
  • ELLE RÉUNIT DANS SON TOUR DE TABLE: TAAMIR LILISKANE ET LA SOCIÉTÉ LODI
  • DOUZE MOIS POUR RÉALISER LA VIABILISATION ET LE LOTISSEMENT DE LA ZONE
Le chantier de viabilisation et de lotissement de la dernière tranche a démarré en septembre dernier et devrait être finalisé en octobre 2014. Le programme de développement est confié pour sa part à l’investisseur sur une durée de cinq années à compter de la réception des travaux d’aménagement

Le chantier de viabilisation et de lotissement de la dernière tranche a démarré en septembre dernier et devrait être finalisé en octobre 2014. Le programme de développement est confié pour sa part à l’investisseur sur une durée de cinq années à compter de la réception des travaux d’aménagement

BONNE nouvelle pour la station balnéaire Agadir. Le projet d’aménagement de la dernière tranche du pôle urbain Founty va enfin de l’avant. Agadir Bay, l’aménageur retenu, suite à un appel d’offres lancé en novembre 2012, a décroché récemment, après plusieurs échanges avec les entités administratives concernées, l’autorisation de lotir cette dernière tranche de la zone. C’est du moins ce qui est avancé du côté de la SMIT (Société marocaine d’ingénierie touristique). Selon les représentants de l’établissement, l’entreprise retenue a en charge la réalisation des travaux d’aménagement consistant en l’équipement en voirie et réseaux divers ainsi que le traitement paysager et ce, selon le plan de lotissement et les études techniques autorisés. D’une superficie d’environ 66 ha non encore aménagée, cette dernière tranche est dédiée aux immeubles d’habitation de prestige, aux plateaux bureaux, écoles et équipements. La zone offrira une fois lotie, entre autres, 12 lots d’immeubles qui seront aménagés par les promoteurs retenus.
Le tout sera ordonnancé autour de grands espaces verts et grandes voies de circulation, est-il indiqué. En effet, le concept retenu et autorisé pour cette dernière tranche privilégie l’aspect paysager avec plus de 20 ha qui seront aménagés en espaces verts, précisent les responsables de la SMIT. Au programme aussi un élément central ouvert en parc sportif de 5 ha qui devrait servir de lieu pour les activités en plein air pour les habitants et les visiteurs de la cité Founty. Le chantier de viabilisation et de lotissement a démarré en septembre dernier et devrait être finalisé en octobre 2014. Le programme de développement est confié pour sa part à l’investisseur sur une durée de cinq années à compter de la réception des travaux d’aménagement.
Au-delà d’offrir un nouveau centre urbain, la réactivation du dossier d’aménagement de cette dernière tranche va véritablement redynamiser la valorisation de ce quartier d’Agadir. Beaucoup plus qu’un terrain abandonné, cette partie du Founty était ces dernières années un point noir dans la zone, à plus d’un titre. L’opinion publique se souvient encore du scandale qui avait éclaboussé en mars 2007 la Sonaba, devenue aujourd’hui Société marocaine d’ingénierie touristique, société anonyme à capitaux publics sous tutelle du ministère du Tourisme (cf. leconomiste.com, édition 27 mars 2007). Et ce, suite à l’attribution de 27 lots en entente directe en dehors de tout appel à la concurrence, alors qu’un appel à manifestation d’intérêt international avait été lancé en décembre 2006 pour sélectionner les meilleurs investisseurs pour la valorisation de cette dernière tranche. Ce qui n’était que des soupçons à l’époque a été confirmé par la Cour des comptes dans son rapport 2009. Malgré les réponses de la SMIT à la Cour des comptes, cette affaire est restée, selon de nombreux acteurs économiques, dans l’opacité. Aussi, pas étonnant que le projet de réaménagement de cette dernière tranche soit suivi de très près par tous. La situation du terrain, un des derniers pas encore valorisés en plein coeur du secteur balnéaire, et sa valeur foncière intéressent aussi beaucoup de promoteurs.

Rebondissements

DEPUIS 2006, le projet d’aménagement de la dernière tranche de Founty a connu de nombreux rebondissements. La SMIT a lancé un premier appel d’offres en mai 2012 déclaré infructueux suite à l’absence de soumissionnaires. L’établissement est revenu à la charge il y a un an avec un deuxième appel d’offres. C’est ainsi que la société Agadir Bay a été sélectionnée parmi trois sociétés soumissionnaires. Dotée d’un capital de 20 millions de dirhams, elle a été créée spécialement pour la réalisation du projet d’aménagement et de développement de la dernière tranche de Founty par deux entités Taamir liliskane (50%) et la société Lodi (50%). La documentation contractuelle régissant le projet d’aménagement de la dernière tranche de Founty a été signée entre la société Agadir Bay et la SMIT en août 2013. Conformément aux termes de cette contractualisation, le démarrage du chantier a eu lieu le 10 septembre 2013 avec l’objectif de finaliser les travaux d’ici octobre 2014. De son côté, la société Agadir Bay a déclenché le processus d’augmentation de son capital à 100 millions de dirhams pour répondre au besoin de financement du projet, est-il indiqué.

 

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  • 4.000 LITS ADDITIONNELS AU PROGRAMME À COURT TERME
  • DES PROJETS TOURISTIQUES, À L’ARRÊT DEPUIS DES ANNÉES, RÉACTIVÉS

La destination Agadir est en passe de renforcer sa capacité litière. Dans la zone de Founty, précisément dans la première tranche de ce site, 21 établissements hôteliers sont à un stade de travaux avancé. C’est du moins ce qu’indiquent les responsables de la SMIT (Société marocaine d’ingénierie touristique). Selon eux, cela devrait générer une capacité totale additionnelle de 4001 lits dont 40% seront achevés en 2014. Le reste est programmé en 2015. C’est suite à la conclusion «d’arrangements» avec six promoteurs hôteliers que la SMIT a réussi à redynamiser les projets malgré une conjoncture économique difficile. Aujourd’hui, d’autres accords sont en gestation pour la reprise de chantiers à l’arrêt depuis plusieurs années, est-il indiqué.
Les dirigeants de la SMIT citent, à ce sujet, le cas de l’hôtel 5 étoiles Kempinski Royal Palace Agadir  porté par la société Nesco d’une capacité de 520 lits. Ses travaux sont à l’arrêt depuis cinq années à cause de litiges avec les entreprises des travaux opérant sur le chantier. La SMIT dit être en train de conclure un arrangement avec la société en question pour reprendre les travaux de construction et arrêter une date d’achèvement de l’hôtel. Le projet Condo Hôtel «les terrasses d’Agadir», porté par la Société Benisha dont les travaux étaient à l’arrêt depuis 2009, est un autre dossier que la SMIT, en partenariat avec le ministère du Tourisme, a solutionné, est-il indiqué.  Aujourd’hui, les travaux ont repris avec une forte cadence pour la livraison d’un établissement touristique de 147 unités, soit 600 lits environ, avancent les représentants de la SMIT.
Pour les lots immeubles également en retard de développement, la SMIT a aussi entamé une campagne d’activation des chantiers. Le projet du groupe Alliances est un de ceux qui aujourd’hui bougent. Le dossier a obtenu son autorisation de construire et les travaux  devraient démarrer incessamment, est-il indiqué. Composé de deux résidences jumelles, le programme immobilier devrait offrir à terme 150 appartements d’une superficie de 62 à 131 m², hors surfaces des terrasses. La livraison est prévue en 2015-2016. Au niveau des lots de villas, les acquéreurs en retard dans la valorisation de leur terrain ont été rappelés à l’ordre. Aujourd’hui, selon la SMIT, ils se sont engagés sur des délais fermes et ont enclenché des démarches pour l’obtention des autorisations nécessaires. Côté équipement, le projet du pôle d’animation au programme dans la zone est aussi réactivé. La SMIT a fixé à l’investisseur l’objectif d’obtention de l’autorisation de construire d’ici fin 2013 pour un démarrage des travaux d’ici début 2014. En attendant l’aboutissement de tous ces projets, la première tranche de Founty enregistre  un taux de valorisation hôtelier de 42% environ. Ce qui reste trop peu, il faut le souligner, trente ans après le lancement de cette zone de 266 hectares toutes tranches comprises. Spéculations, conjoncture économique sont bien sûr les raisons de cette situation. Ces dernières années, la Sonaba et par la suite la SMIT n’ont cessé de faire le ménage dans ce dossier. Le temps est venu visiblement pour la reprise des investissements dans la zone avec la réactivation du dossier d’aménagement de la dernière tranche.

Publié 14 novembre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Immobilier, Urbanisme

TRANSACTIONS IMMOBILIÈRES : EFFONDREMENT À MARRAKECH ET MEKNÈS

F. Fa – leconomiste.com

  • LES VENTES SONT EN REVANCHE EN NETTE HAUSSE À TANGER, AGADIR ET CASABLANCA
  • LES PRIX, EUX, N’ONT QUASIMENT PAS BOUGÉ
Les prix des biens immobiliers anciens ont enregistré une petite baisse de 0,2% au second trimestre. Si les prix du foncier et des biens commerciaux ont reculé, ceux des biens résidentiels ont augmenté pour le deuxième trimestre consécutif. Ils ont quasiment comblé la baisse de 1,2% enregistrée au quatrième trimestre 2012

Les prix des biens immobiliers anciens ont enregistré une petite baisse de 0,2% au second trimestre. Si les prix du foncier et des biens commerciaux ont reculé, ceux des biens résidentiels ont augmenté pour le deuxième trimestre consécutif. Ils ont quasiment comblé la baisse de 1,2% enregistrée au quatrième trimestre 2012

Les prix dans l’immobilier ancien font pratiquement du surplace depuis neuf mois. Ils étaient en léger recul de 0,2% au second trimestre après 0,1% au premier selon les statistiques de Bank Al- Maghrib. Le prix du foncier a reculé de 0,8% sur un an alors que celui des biens commerciaux a décroché de 3,7%. En revanche, les tarifs dans le résidentiel sont en hausse pour le deuxième trimestre consécutif. Ils ont augmenté de 0,4% par rapport à la même période l’année dernière. Les niveaux de prix actuels ont quasiment comblé la baisse de 1,2% enregistrée au quatrième trimestre 2012. Excepté les prix des maisons qui sont en léger recul, ceux des autres biens résidentiels ont augmenté. Celui des appartements notamment a progressé de 0,7% après une hausse de 1,4% au premier trimestre.

De l’avis des professionnels, les prix devraient demeurer stables d’ici la fin de l’année suivie d’une hausse après cette échéance. Mais, ils n’anticipent une reprise vigoureuse du marché qu’à partir de 2015.

En attendant, les prix ont évolué à des degré divers dans les villes références de l’Indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) de Bank Al-Maghrib. Les plus fortes baisses ont été enregistrées à El Jadida (-11,8%) et Rabat (-6,8%). Les prix ont décroché de 2,5% à Meknès. En revanche, ils sont en hausse de 3% à Oujda et 2,6% à Tanger. Casablanca affiche une augmentation de 0,7%.

Au niveau des transactions, les  ventes sont reparties à la hausse (1,7%) sur les appartements après une contre-performance de 6,6% au premier trimestre. Les cessions d’appartements représentent 2/3 des transactions prises en compte par l’IPAI.

Un peu plus de 27.550 ventes d’actifs immobiliers anciens ont été enregistrées sur le deuxième quart de l’année. Elles sont en recul de 1,6% sur un an. Les transactions enregistrées au second trimestre de l’année ont été plus importantes qu’au premier. Mais, sur le premier semestre, les immatriculations de biens immobiliers affichent une baisse de 3,7% en glissement annuel. Après la contre-performance relevée au niveau de chacun des actifs immobiliers excepté le bureau au premier trimestre 2013, les ventes de maisons et de foncier continuent à contribuer négativement à l’évolution des transactions. La baisse des transactions du foncier est notamment attribuée à l’offre importante qui existe aujourd’hui au niveau du résidentiel. «Le temps de réflexion des clients est plus long aujourd’hui», confie un expert en immobilier.

D’un autre côté, d’importants écarts sont enregistrés au niveau du rythme de croissance de l’activité dans les villes. Les transactions ont enregistré des hausses à deux chiffres à Tanger, Agadir et Casablanca. Par contre, elles se sont effondrées à Meknès et Marrakech avec des contre-performances de près de 38% dans la première et plus de 25% dans la seconde.

Publié 22 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Habitat, Immobilier

Agadir : Immobilier : Fin de course pour les spéculateurs

Malika ALAMI – leconomiste.com

  • La demande en baisse, les ménages préfèrent les lots de terrain
  • Pas de chute significative toutefois des prix
  • Très faible disponibilité du foncier

pxi_19Les logements ne se vendent plus comme avant à Agadir. C’est le constat que font aujourd’hui plusieurs promoteurs de la place. Du côté des banques, comme chez les notaires, l’activité est plutôt en berne. Il n’y a pas vraiment de nouveaux grands projets dans la ville. Il faut dire que le foncier dans la station balnéaire se fait de plus en plus rare. Opérateurs publics comme privés s’attellent à finir les chantiers lancés ces dernières années mais la demande est faible. Finies les opérations spéculatives où on achetait à tour de bras les appartements aussi bien chez les opérateurs publics qu’auprès du privé pour les revendre à des prix forts le numéro d’attribution à peine en main.
Selon un  institutionnel, les ménages préfèrent aujourd’hui de plus en plus les lots au détriment des appartements. En raison de cette situation, certains promoteurs ont même annulé leur projet de construction pour opter pour le lotissement afin de s’adapter à la demande. «Les ménages, en grande majorité des familles de plus de quatre à cinq enfants en moyenne, préfèrent le lot de terrain pour le construire et le payer selon leurs moyens et à leur aise», avance un représentant d’un opérateur public du secteur. Aussi les lots de terrain se vendent plus facilement, mais le produit en nombre dans la ville aujourd’hui reste plutôt l’appartement.
Aussi la situation actuelle est celle d’une inadéquation de l’offre à la demande. C’est un des diagnostics communiqués par le cabinet d’études en charge de l’élaboration actuellement du nouveau Schéma directeur d’aménagement urbain du Grand Agadir.
Cette tendance conjuguée à la crise de l’immobilier, à laquelle n’échappe pas visiblement la capitale du Souss, se traduit par des méventes. En effet, les gros opérateurs publics et privés ont aujourd’hui sur les bras un grand nombre d’appartements pour lesquels ils cherchent preneurs par tous les moyens notamment à travers des conventions avec des institutions.
Malgré cette conjoncture morose, il n’y a pas, de l’avis d’agents immobiliers, de baisse significative des prix d’une manière globale. Certes, pour certains programmes immobiliers, le prix du mètre carré a chuté et correspond mieux à la valeur du produit. Mais en dépit de cela, la demande est faible. La clientèle étrangère qui, en 2009-2010, avait suscité la hausse des prix et un boom immobilier est moins importante en nombre. Elle est aujourd’hui plus regardante et sa demande est plus spécifique, avance un opérateur du secteur. Il n’en reste pas moins que cette catégorie d’acheteurs, comme celle des MRE, constitue le plus gros de la demande, suivis des Casablancais et des R’batis.
Dans cette conjoncture, ce qui sauve la mise c’est particulièrement la rareté du foncier. Aussi les vendeurs préfèrent l’attentisme que de brader leur produit. Les agents immobiliers restent pour leur part confiants.
De l’avis de Adil Aït Oubrahim, manager de l’agence Century 21 à Agadir, le projet de Taghazout devrait relancer l’activité et la reprise pourrait bien se manifester dans un an.

Prix :
Pour les appartements, d’un quartier à un autre à travers la ville, le prix du mètre carré du moyen standing se situe entre 6.000 et 10.000 DH. Pour le haut standing, le cours du mètre carré est aujourd’hui autour de 12.000 DH, prix réel des transactions, alors qu’il se situait ces toutes dernières années entre 17.000 DH et 23.000 DH.
La marina d’Agadir sort du lot cependant. Selon, Adil Aït Oubrahim, il faut compter encore entre 30.000 et 25.000 DH le m², pour les appartements en deuxième main à la marina d’Agadir. «En 2011, ce produit était considéré le plus cher au Maroc et pouvait atteindre 35.000 DH le m²», souligne-t-il. A la cité Suisse, un autre quartier résidentiel de la ville, il faut compter plus de 10.000 DH le m² pour la villa. Du côté d’Illigh, le prix du m² auparavant à 4.500 DH est aujourd’hui entre 4.000 et 3.800 DH. Au niveau du Founty, le prix du m² est entre 6.000 et 10.000 DH. Auparavant, lors du boum immobilier, dans cette zone le prix du m² pour les lots de villa était entre 8.000 et 10.000 DH le m². Mais, aujourd’hui, l’augmentation de la TPI sur les terrains non bâtis fait que les propriétaires vendeurs sont moins exigeants.

Publié 23 mai 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Construction, Immobilier

La réglementation du bail réactivée

Par Nadia BENYOUREF – lesechos.ma

ImmobilierNouveau pas en avant pour le projet de texte de loi 67-12 régissant les rapports contractuels entre bailleurs et locataires des locaux à usage d’habitation ou professionnels. Le 10 janvier, ce document a été soumis pour examen à la commission de la Justice, de législation et des droits de l’homme à la Chambre des représentants. Ceci pour dire que la promotion du logement locatif pour la résorption du déficit en logements fait partie des priorités de l’Exécutif bien qu’il faille reconnaître que l’idée de mobiliser un parc de logements dormants en faveur de ceux ne pouvant pas accéder à l’achat, était déjà défendue par l’ex-ministre de l’Habitat, Taoufiq Hejira. En d’autres termes, ce nouveau dispositif a de grandes chances de se concrétiser avant la fin du premier semestre de l’année en cours. Le département du ministre de l’Habitat, Nabil Benabdallah met les bouchées doubles pour l’adoption finale du projet de loi 67-12 dans les plus brefs délais. Au grand bonheur des propriétaires et des locataires, ce sont près de 800.000 logements qui seraient à libérer dans les prochains mois. «Une bonne partie de ce stock immobilier est constituée de logements appartenant aux MRE qui souvent étaient victimes de pratiques illicites les privant parfois même de leurs biens immobiliers», a précisé Nabil Benabdallah. À ce jour, près de 95% des MRE préfèrent ne pas louer leurs résidences principales ou secondaires dans des villes comme Nador, Al Hoceima, Agadir ou Beni Mellal. Le reste étant composé aussi bien de résidences secondaires (appartements, villas,…) appartenant à des résidents marocains.

Celles-ci se situent notamment à Marrakech, Tanger ou Tétouan. Par contre, dans une ville comme Casablanca, il est toujours difficile d’évaluer le nombre des logements vacants. Il faudrait dire que seule l’entrée en vigueur de la loi régissant la relation entre propriétaire et locataire pourrait donner de l’élan à un secteur en marasme depuis des années. Elle devrait en effet instaurer la confiance entre les deux parties et rétablir un équilibre entre les droits et obligations des cocontractants. Stabilité et transparence du rapport contractuel étant les deux pièces maîtresses qui manquent gravement à l’actuel texte en vigueur faisant que les propriétaires hésitent à mettre leurs biens en location en l’absence de garanties suffisantes. Une lacune que le projet du nouveau texte, actuellement dans le circuit législatif, promet de combler. En effet, ce dernier introduit par exemple, l’obligation d’établir un état des lieux qui doit être constaté par un écrit daté et signé du bailleur et du locataire. Il doit comporter une description détaillée et précise du local loué avec la proscription des mentions du type «bon état» ou «état moyen». Ce projet prévoit également que le contrat écrit fasse apparaître «les noms et prénoms du bailleur et du locataire et, le cas échéant, ceux du ou des mandataires, les professions des deux parties, leurs domiciles respectifs ou leurs sièges sociaux, le montant du loyer, ainsi que la date de conclusion du contrat de bail et sa durée». Le contrat de bail devra également comporter la désignation des locaux loués et leur destination, ainsi que des équipements d’usage privatif dont le locataire a la jouissance exclusive. Pour ce qui est du locataire, il est tenu de restituer les locaux dès que le contrat de bail prend fin.

S’il continue de les occuper, une indemnité, dite «d’occupation» fixée désormais par le tribunal est à verser au propriétaire. En outre, pour tout dommage constaté, le propriétaire sera dédommagé. Il est ainsi attendu que la nouvelle loi régissant la relation entre propriétaire et locataire vienne corriger les failles de la loi du 25 août 1999, actuellement en vigueur, qui selon les professionnels du marché de la location, surprotège les intérêts du locataire au détriment de ceux du propriétaire.

Publié 17 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Economie, Immobilier

Agadir : Enfin un terrain pour le CHU !

par Majda Saber – aujourdhui.ma

La création d’un centre hospitalier universitaire à Agadir est l’un des projets faisant partie de la stratégie régionale de développement.

La création d’un centre hospitalier universitaire à Agadir est l’un des projets faisant partie de la stratégie régionale de développement.

L’année 2013 semble enfin apporter son lot de concrétisations pour certains projets bloqués au niveau de la ville d’Agadir. Du moins, c’est le cas pour le projet de construction du Centre hospitalier universitaire. En effet, et suite à une réunion tenue récemment à la wilaya d’Agadir, en présence du wali de la région du Souss-Massa-Drâa et autres responsables proches du dossier, le projet en question peut enfin élire domicile sur un terrain situé aux environs du stade d’Agadir. «Après une discussion franche et fructueuse, un accord à l’unanimité a été conclu pour le choix d’un site. Il s’agit d’un terrain d’une superficie globale d’environ 39 ha qui recevra dans un premier temps le CHU et la Faculté de médecine et le reste du terrain est préservé pour d’autres structures d’enseignement des métiers de la santé (Faculté de pharmacie, Faculté de médecine dentaire, laboratoires…)», annonce-t-on auprès de la wilaya. Il est à noter que ledit terrain dispose de façades sur les axes de la voie express, du prolongement du Barreau est-ouest et sur la nouvelle voie d’accès au stade d’Agadir. Ainsi, le projet de création du CHU au niveau de la ville verra enfin le jour après des années de négociations et de blocages liés au foncier qui doit être dédié à la création de ce projet. Le terrain et le financement étant assurés, les premiers coups de pioche devraient ainsi suivre pour donner naissance à ce pôle de santé tant attendu au niveau de la région.
Ceci étant, après une réunion où plusieurs présentations ont été faites par le président du conseil communal, le directeur régional de la santé et le directeur de l’agence urbaine, pour mettre la lumière sur les propositions d’implantation de ce projet, une décision finale a été prise. Notons que ledit projet comprendra dans un premier temps un CHU et une Faculté de médecine. Le projet de création d’un CHU à Agadir, rappelons-le, est l’un des projets faisant partie de la stratégie régionale de développement. En effet, le développement du secteur de la santé a été érigé parmi les priorités dans ce cadre. Notons que les indicateurs et infrastructures restaient à la traîne par rapport à l’importance et le potentiel de la région.

Publié 9 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Immobilier, Santé

Villes nouvelles, la tutelle veut rectifier le tir

Par Yassine SABER – lesechos.ma

agadir250 MDH. C’est le montant qui serait alloué, selon Nabil Benabdallah, ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville à partir de l’année prochaine pour relancer les nouvelles villes déjà construites. C’est du moins ce qui ressort de la journée d’étude initiée en fin de semaine à Agadir par l’association «Alliance des indépendants» (ADI), autour du thème «Le rôle du logement social dans la lutte contre l’habitat insalubre et l’habitat menaçant ruine». Dans le cadre ainsi d’un plan de redressement incluant les nouvelles villes de Tamesna et de Tamansourt, le ministère compte corriger les contraintes liés essentiellement à l’accessibilité, au transport et au manque de services de proximité, en plus de la sécurité. À Agadir, l’urbanisation prévue de la ville nouvelle de Tagadirt, sur une superficie d’environ 1.100 hectares, est toujours contestée par la mairie, même si elle présente une alternative pour contrecarrer le développement plus au moins désordonné des centres existants.

Pour cette raison, il y a une réticence de la part de la mairie, car l’étalement urbain du Grand Agadir traduit encore un déséquilibre socio spatial, d’où la nécessité de repenser tout d’abord la planification de l’aire urbaine constituée d’une ville relativement équipée et de plusieurs centres satellites en déficit d’infrastructures. «Le concept de ville nouvelle m’inquiète, puisque l’approche adoptée auparavant pour sa réalisation était transversale», a ainsi déclaré le maire d’Agadir Tarik Kabbage, dans  son intervention. Selon Kabbage, «le fond du problème demeure l’absence d’une vision intégrée et d’un accompagnement social, puisque les politiques adoptées durant cette décennie ont été marquées par la construction de lotissements et la négligence de l’aspect social».
De son côté, le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, a mis l’accent sur la nouvelle politique de la ville, qui permettra de traiter les dysfonctionnements et de répondre mieux aux besoins grandissants en logements. Le secteur marque un déficit cumulé de l’ordre de 840.000 unités, des difficultés d’accès au financement et la non-adéquation de l’offre réglementaire par rapport à la demande sont des difficultés parmi d’autres.

Actuellement, cinq projets immobiliers appartenant à Al Omrane Agadir dont des lotissements inscrits dans le programme «Villes sans bidonville» sont en stand by, à cause de la contrainte liée essentiellement à l’accès au foncier ou la procédure d’échange de l’immobilier. C’est le cas du lotissement «Abaraz», «Anza Al Oulya», «Al Manal», «Lagouira» et «la nouvelle zone d’urbanisation de Sidi Bibi». Pour Karim Belmaachi, directeur d’Alliances développement immobilier, «le Maroc est un cas d’école, puisque les pays africains s’inspirent de plus en plus de cette expérience afin de la dupliquer». Toutefois, le DG d’alliance a abordé la lenteur du circuit administratif et le renforcement du contrôle des unités. Par ailleurs, la nouvelle loi sur les notaires pose des contraintes, puisque les actes signés seront condensés chez le notaire, qui effectue les diverses formalités fiscales et juridiques nécessaires à l’édification des contrats, selon les dispositions légales.

Tourisme : La CDG (Caisse de Dépôt et de Gestion) met 4 milliards sur la table

par M. A. M. – leconomiste.com

  • Une convention signée avec Pierre & Vacances
  • Trois résidences touristiques à Marrakech, Saïdia et Taghazout
  • Objectif : 7.200 lits à l’horizon 2016
D’un montant de 4 milliards de DH, ce partenariat signé entre le groupe CDG, et Pierre&Vacances permettra de donner un nouveau souffle aux stations touristiques. Du pain béni pour Lahcen Haddad, qui a avoué les difficultés de certains partenaires dans d’autres stations comme Mazagan et Oued Chbika

D’un montant de 4 milliards de DH, ce partenariat signé entre le groupe CDG, et Pierre & Vacances permettra de donner un nouveau souffle aux stations touristiques. Du pain béni pour Lahcen Haddad, qui a avoué les difficultés de certains partenaires dans d’autres stations comme Mazagan et Oued Chbika

Crise ou pas, le tourisme continue de susciter la confiance des investisseurs internationaux. En témoigne le nouveau partenariat signé entre le groupe CDG et l’opérateur français Pierre & Vacances center parcs, hier à Rabat. D’un montant de 4 milliards de DH d’investissements, ce partenariat entend «accompagner le développement des grandes stations touristiques prévues dans la Vision 2020», fait-on savoir. Il s’agit notamment de celles de Saïdia et Taghazout. Le budget d’investissement «a été prévu dans le cadre du plan stratégique à l’horizon 2015 de la CDG, dont une partie sera financée par le secteur bancaire, et avec l’avancement des travaux, le reste sera financé directement par la CDG en plus d’un autre prêt», a souligné Anas Houir Alami, directeur général de la CDG. Ainsi, le lancement de villages touristiques de Pierre & Vacances «va donner un nouveau souffle à ces stations», de l’avis de Alami.
Un constat partagé par Gérard Brémond, président de l’opérateur français. Il a estimé que «le lancement de concepts innovants permettra de relancer ces destinations». Surtout que dans cette opération, les deux partenaires misent sur une offre destinée aux familles. D’autant plus que cela «correspond au nouveau positionnement d’une station comme Saïdia», selon Hatim Zaki, directeur de la Société de développement de la station. De son côté, le DG de la CDG a noté que «Saïdia a besoin de ce nouveau virage». Mieux, «il s’agit d’introduire un concept de résidences touristiques intégrés à des resorts, qui n’existent pas encore au Maroc», a expliqué Brémond.
Aujourd’hui, les deux partenaires estiment que la mise en œuvre de «resorts et de résidences touristiques intégrant une offre complète d’activités de loisirs apporte une valeur ajoutée certaine, en termes d’attractivité touristique, en complémentarité avec l’offre hôtelière».
De plus, «le fort potentiel de croissance au Maroc est généré par le développement d’une offre famille et loisirs, et répond à une demande très forte de clientèles nationale et internationale», est-il indiqué. L’objectif est de mettre en place, à terme, près de 7.200 lits, et 920 appartements. Les unités prévues seront opérationnelles à l’horizon 2015-2016. De son côté, Lahcen Haddad, ministre du Tourisme a mis en avant les mesures d’accompagnement de son département. Cela devra passer par «un plan de relance de certaines stations comme Saïdia, en plus de la mise en place d’un programme relatif à l’animation, la formation et la qualité des prestations», a affirmé Haddad. Que ce soit pour Saïdia ou Taghazout, «nous avons pris une décision politique qui vise l’opérationnalisation des hôtels prévus dans ces stations en 2015», a-t-il ajouté.
L’objectif est «d’atteindre une capacité critique qui permettra de rentabiliser les équipements», est-il indiqué. Aujourd’hui, un premier resort, prévu par le partenariat signé entre les deux groupes, est déjà en cours de construction à Marrakech, sur la route de Tahanaout. Baptisé l’Oasis de Noria, il comporte 480 unités d’hébergement, avec 2.400 lits. Ce complexe touristique sera réalisé et géré sous les enseignes Pierre & Vacances et Pierre & Vacances Premium. L’Oasis de Noria proposera également des résidences immobilières avec 540 appartements, qui seront commercialisés auprès des particuliers qui pourront bénéficier des équipements d’animation du resort touristique.
Outre Marrakech, les deux groupes comptent réaliser deux autres projets. Le premier sera lancé dans la station de Saïdia, avec un village de 400 unités. Il sera «réalisé en complément des autres composantes de la station, tels qu’un water-park, un centre de conférences… qui seront développés en parallèle par la Société de Développement de Saïdia.
Le troisième Resort sera lancé dans la station de Taghazout à Agadir, en mettant l’accent sur la dimension environnementale.
En effet, il s’agit d’un éco-resort touristique de 520 unités, avec près de 2.700 lits. Cette offre est composée principalement d’appartements et de maisons gérés par les marques Pierre & Vacances et Pierre & Vacances Premium. Des résidences immobilières de 380 appartements seront commercialisées aux particuliers. Les études techniques et architecturales seront entamées début 2013, et le démarrage des travaux est prévu pour le deuxième semestre.

 

Programme «Villes sans bidonvilles» : 45 villes déclarées sans bidonvilles

par M’Barek Tafsi – albayane.press.ma

Le programme de villes sans bidonvilles, lancé en 2004, a permis la réduction du poids démographique des ménages résidant dans les bidonvilles dans les villes marocaines de 8,2 à 3,9% entre 2004 et 2010, a indiqué lundi le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, Mohamed Nabil Benabdallah.
Présentant ce programme d’envergure en séance plénière, consacrée aux politiques nationales par la conférence internationale ouverte lundi à Rabat sous  le thème «Sortir des bidonvilles, un défi mondial pour 2020», N. Benabdallah a fait savoir que 45 villes sur les 85 prévues ont été déclarées sans bidonvilles avec l’amélioration des conditions de vie de plus d’un million d’habitants, et que le taux d’avancement global du programme a atteint 70%. D’autres villes seront bientôt déclarées sans bidonvilles. Revenant sur l’évolution du programme, il a rappelé que le  Maroc connait en effet une urbanisation soutenue qui atteint 62% en 2011 et qui devra s’élever à 75% en 2030. Le pays, a-t-il ajouté, accuse un déficit en logements de 840.000 unités et fait face à une forte demande en logements de 170.000 unités par an. L’habitat insalubre dans le pays existe sous plusieurs formes : habitat non réglementaire, habitat menaçant ruine, bidonvilles. Pour relever ce défi, des directives royales ont été données pour faire de l’habitat social en général et de la lutte contre l’habitat insalubre en particulier une priorité nationale, a indiqué M. Benabdallah. C’est ainsi qu’une stratégie intégrée à été mise en œuvre à travers le lancement d’un programme public en vue de l’éradication, à terme des bidonvilles et la poursuite d’une politique de prévention et de promotion de produits concurrentiels à l’habitat informel, parallèlement au renforcement du partenariat et de la contractualisation dans ce domaine, et le contrôle strict et la répression effective des infractions. Et c’est dans ce cadre qu’est intervenu le lancement en 2004 du programme «Villes sans bidonvilles» (PVSB), lequel s’est donné comme fondements un cadre de programmation nationale selon une démarche ascendante, la ville comme unité de programmation, et un cadre contractuel à responsabilités partagées entre les partenaires fixant engagements et échéancier de réalisation, a-t-il expliqué. Pour la réussite du programme, différents choix de modes opératoires selon les spécificités locales ont été prévus (restructuration, relogement et recasement). Et pour ne rien laisser au hasard, les concepteurs ont fixé le dispositif approprié de financement (Budget de l’Etat-FSH-Budget des collectivités territoriales). Pour la réalisation du programme, les services compétents ont procédé à la mobilisation du foncier public et à la prise de différentes décisions pour assurer l’accompagnement social approprié, tout en œuvrant pour l’intensification de l’offre de l’habitat de prévention.

Des cas réussis
Présentant des cas réussis de résorption de bidonvilles, il a cité l’exemple de la ville de Laâyoune, où il a été procédé au transfert des ménages de 12.000 baraques dans des délais de réalisation en dessous de ceux contractualisés, grâce à la mobilisation et l’adhésion de tous les partenaires locaux. Dans le cadre de cette opération, il a été procédé au recasement des ménages concernés qui ont bénéficié d’une aide frontale et d’un accompagnement social intensif  et de proximité.
M. Benabdallah a évoqué aussi le cas d’Agadir, où 16.000 ménages bidonvillois ont été transférés dans des logements salubres, grâce à l’adhésion et la mobilisation des partenaires locaux. Ils ont bénéficié d’un encadrement pour accéder aux crédits garantis par l’Etat (FOGARIM). Plusieurs ménages ont été recasés alors que d’autres ont été relogés lors de cette opération dont le contrôle et l’encadrement ont été assurés par les autorités locales. Quant au rythme moyen annuel de démolition, il est passé de 5000 avant le PVSB à 25.000 baraques, a rappelé le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, selon lequel la réussite du programme s’est traduite par une nette amélioration des conditions de vie des bénéficiaires du programme par l’accès à la propriété. Et M. Nabil Benabdellah de souligner qu’il a été nécessaire de disposer d’un portage politique et d’une stratégie intégrée pour le pilotage avec succès du programme. Cette stratégie intégrée devra en effet être basée sur l’adhésion des acteurs et la co-construction des programmes, la convergence des politiques publiques, le recensement des populations concernées partagé entre les acteurs, la contractualisation avec les partenaires, la mobilisation du foncier public, la mise en place de dispositifs de financement, le traitement intégral des quartiers et la mise en place d’un dispositif de contrôle et de prévention. Tels sont les principaux enseignements retenus de cette expérience, a-t-il noté.

Politiques d’accompagnement
Abordant les perspectives pour la résorption des bidonvilles, le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville a estimé nécessaire de réorienter et dynamiser le programme de villes sans bidonvilles selon une approche intégrée dans le cadre d’un projet de ville associant tous les acteurs locaux et ce dans le cadre  de la politique de la ville. Pour ce faire, a-t-il dit, différentes mesures d’accompagnement sont mises en œuvre pour atteindre les objectifs du programme, à travers l’amélioration et le  renforcement des responsabilités des acteurs régionaux et locaux quant à la gouvernance du programme, l’amélioration de la convergence des politiques publiques particulièrement en matière d’équipements et de transports, l’intensification et la diversification de l’offre préventive en logements, l’adoption d’une politique foncière répondant au principe de l’urbanisme durable, le renforcement et la généralisation de l’accompagnement social des ménages concernés et la diversification et l’augmentation des ressources de financement. Pour la réussite d’une telle action, il est recommandé de renforcer la convergence des politiques publiques, de mettre en place un dispositif de veille (recensement, évolution, évaluation, capitalisation-réajustement) et de systématiser l’accompagnement social, selon le ministre. Il est aussi nécessaire de renforcer l’offre de logement préventive, d’adopter des démarches ascendantes et des modes opératoires adaptés, d’accompagner la politique de lutte contre les bidonvilles par la promotion d’une économie locale inclusive et de renforcer les capacités des acteurs locaux. Il est par contre déconseillé de centraliser le processus décisionnel, de dissocier les projets de résorption des bidonvilles des projets de villes ou de changer fondamentalement les principes des politiques arrêtées en cours  d’exécution, a-t-il estimé, ajoutant qu’il est contreproductif de négliger l’aspect social dans les projets de résorption ou le système de contrôle, de ne pas maitriser les délais d’exécution des projets ou de ne pas prévoir de manuel de procédures devant cadrer les méthodes de recensement et d’attributions. Il est recommandé aussi de faire recours à l’imagerie satellitaire pour dresser l’état des bidonvilles et l’évaluation des changements opérés au cours du temps en termes de démolition des baraques et/ou d’extension, a-t-il ajouté. L’expérience marocaine en matière de lutte contre les bidonvilles a été qualifiée lundi par M. Joan Clos Drapeau, secrétaire général adjoint de l’ONU, Directeur exécutif du Programme des Nations unies pour les établissements humains (PNUEH) ou ONU-Habitat, de «succès historique, remporté par un pays sans pétrole, sans diamants et sans gaz naturel». Selon le responsable onusien, qui s’exprimait à l’ouverture de cette conférence internationale, placée sous le haut patronage de SM le Roi, l’expérience marocaine doit inspirer nombre de pays confrontés au phénomène des bidonvilles dans le monde, dont en premier lieu les pays africains où 60% de la population vit dans des baraques. Les travaux de la conférence qui se poursuivent en ateliers seront sanctionnés par l’adoption mercredi de la déclaration de Rabat sur les modalités d’accélérer le processus de réalisation des objectifs du millénaire concernant l’amélioration des conditions d’habitat des populations à l’approche de 2015, date à partir de laquelle les Nations unies envisagent de revoir ses objectifs dans le domaine.

Publié 29 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Habitat, Immobilier

Agadir / Habitat social : Les propositions de Tariq Kabbage

par Malika Alami – soussannonces.net

  • Des mesures d’urgence pour les bénéficiaires des terrains dans le programme ville sans bidonvilles
  • Modification des art. 45 et 54 de la loi sur les impôts locaux des collectivités locales
  • Forfait de 500 DH en matière de taxe des permis de construire

Le phénomène de l’habitat insalubre a commencé suite à la difficulté d’obtention des crédits et la pression des spéculateurs. On a ainsi rasé d’un côté les bidonvilles en tôle pour se retrouver avec d’autres bidonvilles en dur

Tarik Kabbage, le maire d’Agadir, continue à se préoccuper du dossier de l’habitat social. En sa qualité de député USFP de la préfecture Agadir Ida ou Tanane, il fait actuellement du lobbying au Parlement. Et ce en faveur notamment des citoyens d’Agadir qui ont bénéficié de lots de terrains dans le cadre du programme ville sans bidonvilles. Il est question de mesures relatives aux taxes sur les permis de construire et la taxe sur les terrains non bâtis. «Les pauvres payent à Agadir et dans toutes les villes, mais les grandes entreprises sont exemptées, avance l’élu. Aussi il milite pour une justice sociale. «Nous demandons une modification de la loi 47-06 sur les impôts locaux des collectivités locales dans ses articles 45 et 54 en faveur des citoyens qui ont bénéficié de lots de terrains dans le cadre du programme ville sans bidonvilles ou dans le cadre de la restructuration des quartiers et des logements insalubres», souligne-t-il. Avec précisions, il préconise pour l’article 45 correspondant à la taxe des terrains non bâtis d\’ajouter un article pour une taxe de 2 DH par mètre carré. Quand à l’article 54 correspondant à la taxe des permis de construire il propose un forfait de 500 DH. C’est une mesure d’urgence à mettre en œuvre rapidement, souligne Kabbage. Les concernés ont besoin d’autorisation de construire. «Pour la plupart, ils ont passé plus de 4 ans dans des logements de location après que leurs maisons aient été détruites en 2007 et 2008. Les citoyens se sont trouvés loin de leur lieu de vie, de leurs emplois et des écoles», poursuit l’élu. En effet, les concernés se sont, pour beaucoup d’entre eux, déplacés en périphérie engendrant dans plusieurs localités l’habitat insalubre. Un phénomène qui a augmenté ces dernières années de 25%. A noter que celui-ci a commencé à Agadir en 2004, suite à la difficulté d’obtenir des crédits et la pression des spéculateurs, indique Kabbage. Ainsi on a rasé d’un côté les bidonvilles en tôle pour se retrouver avec d’autres bidonvilles en dur. Et les villes périphériques du Souss sont particulièrement touchées. Les localités de Ait Amira et de Biougra sont notamment des exemples en matière d’habitats anarchiques et nécessitent des mesures d’urgence. Aujourd’hui l’élu réclame un bilan politique de ce dossier et lance un appel au gouvernement à ce sujet.

Agadir: Les agents immobiliers en crise

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • Plus d’un millier sont au chômage technique en attendant la loi 10.55
  • Ils veulent s’ériger en ordre professionnel pour accélérer le processus

Marasme et tension. C’est ce qui se ressent chez les agents d’affaires en immobilier qui ont tenu une réunion la semaine dernier à la Chambre de commerce, d’industrie et de services d’Agadir. Parmi leurs doléances, l’accélération de la mise en place de la loi 10.55 régissant le secteur. En effet, leur situation s’est dégradée suite à la sortie de la loi 39.08, publiée au BO du 24 novembre dernier, et qui concerne le code des droits réels. Cette loi interdit notamment à l’agent d’affaires de rédiger des actes à date certaine.
Dans la région de Souss-Massa Draâ, ce sont donc plus de 1.000 agents qui ont cessé d’exercer en attendant une issue à cette impasse alors que chacun d’eux emploie entre trois et quatre personnes. Ainsi, leur activité en stagnation impacte leur moral et leur avenir est devenu tout d’un coup incertain, d’autant plus que la plupart croulent sous les crédits bancaires et les charges qu’ils n’arrivent plus à honorer. Pour redresser la situation, ils ont commencé par créer «l’association des agents d’affaires en immobilier et rédacteurs des actes à date certaine, section Agadir Ida Outanane, Inezgane Ait Melloul». Depuis sa création le 27 janvier dernier, beaucoup de rencontres et de réunions ont eu lieu avec les autorités compétentes et les représentants parlementaires dans le but de sensibiliser l’opinion publique et faire porter la voix de ces intermédiaires dont certains exercent ce métier depuis près de quarante ans. «En tant qu’agents et rédacteurs d’actes à date certaine, nous désirons plus que jamais nous serrer les coudes pour organiser notre profession et assurer nos droits», explique My Ahmed Drissi, président de l’association et délégué de la région SMD. Nous attendons avec impatience la sortie de la liste nominative du ministère de la Justice, a-t-il ajouté. Pour cet ancien cadre de la Conservation foncière qui exerce la fonction d’agent depuis 1985, il est injuste d’exclure ces intermédiaires qui ont participé à l’économie du pays à un moment où les rédacteurs d’actes se comptaient sur le bout des doigts. Les objectifs de l’association sont ainsi de défendre les droits de ses membres, d’ériger le secteur en ordre professionnel et d’améliorer l’image de l’intermédiaire.
Il s’agit aussi de s’ouvrir sur son environnement afin de sortir de l’informel. L’image de l’agent immobilier du quartier à la chasse des clients n’est, en effet, pas prête d’être effacée de l’esprit des gens d’autant plus qu’il est facile de le devenir. Des retraités, des ouvriers et des fonctionnaires assurent cette tâche. L’astuce est de savoir vendre son produit. Les agents d’affaires de la région Souss-Massa-Draâ mettent donc le holà et maintiennent leur position pour s’ériger en ordre professionnel et assurer leurs droits. Une action qui mettra fin à leurs soucis et les protégera de la marginalisation.

Publié 17 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Commerce, Immobilier

Tariq Kabbage interpelle le ministre de l’Habitat et de la Politique de la ville / Le programme “ville sans bidonvilles” est un drame humain

Monsieur le ministre,

Je voudrais tout d’abord féliciter M. Benabdellah pour cette nouvelle responsabilité.   L’urbanisme et l’habitat touchent la vie quotidienne des citoyens.   Il est difficile de débattre de votre budget car il fallait présenter au moins le bilan de trois années et analyser son utilisation. Ce budget est la continuité de votre prédécesseur et on aimerait bien savoir comment vous allez financer la politique de la ville.   Ces derniers mois avec ce que certains appellent le Printemps arabe et l’abandon par l’Etat de ses prérogatives en matière de contrôle, le phénomène de l’habitat illégal s’est développé, ce qui indique qu’un problème est posé. A-t-on analysé ce phénomène ? Qui a construit ? Qui a encouragé ?
Les produits offerts à travers les différents programmes répondent-ils aux besoins ?   Aujourd’hui, toute politique doit être fondée sur l’analyse de ce phénomène.
Le terme «politique de la ville» touche une autre idée qui est celle de la difficulté que rencontrent les citoyens pour vivre dans la ville. C’est une question liée à la précarité et à la difficulté d’intégration ; l’habitat est un droit pour tous mais qui touche à des intérêts importants.   Votre ministère a changé de nom et s’appelle aujourd’hui le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville.   En 1998, dans le premier gouvernement d’alternance, il avait été créé un grand ministère de l’Aménagement du Territoire comprenant l’urbanisme et l’environnement. C’est à cette époque que la politique de lutte contre l’habitat insalubre et les bidonvilles a été lancée. Pour financer cette politique ambitieuse,  une taxe spéciale sur le ciment a été émise en 2000, c’est le Fonds solidarité habitat.

La première question M. le ministre est de connaître l’utilisation de cette taxe. Est-ce qu’elle est collectée totalement? Ce fonds doit être géré par votre ministère en toute transparence et contribuer à l’amélioration des quartiers défavorisés de nos villes. Comment est-elle répartie au niveau national?   (Votre prédécesseur avait appelé son ministère : ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement de l’Espace.   (En 14 ans nous sommes passés du territoire à l’espace pour atterrir dans la ville : la politique de la ville).   Cela évoque la politique française depuis Mitterrand avec son ministre Tapie et Sarkozy avec Borloo. Ceci traduit la difficulté des classes sociales défavorisées à s’insérer dans la ville.   J’ai relu le programme du parti du Premier ministre ; il s’inscrit dans la continuité de la politique de votre prédécesseur avec la politique de l’habitat social et il demande «une évaluation rigoureuse du programme ville sans bidonvilles».
Des lois sont évoquées pour le locatif et les logements fermés. C’est un point positif, êtes-vous d’accord et êtes-vous prêt à vous engager dans cette voie ?   Rien de très original et aucune évocation de la politique de la ville ni des villes nouvelles.   Dans le programme de votre parti, vous préconisez «d’éradiquer l’habitat insalubre par la construction de 150.000 logements sociaux». Mais dans la déclaration gouvernementale, de nouveaux éléments sont apparus. Il est fait l’éloge  de la politique de votre prédécesseur. Vous vous inscrivez dans une continuité sans aucune lecture critique : la lutte contre les bidonvilles, l’habitat social avec une nouveauté : le logement à 800.000 DH dans le cadre d’une offre nouvelle pour  les classes moyennes et le programme des villes nouvelles.   Ce qui est surprenant, c’est que vous ne vous engagez sur aucun chiffre au titre des logements sociaux sans limite de temps pour l’achèvement du programme «ville sans bidonvilles».
A Nairobi, fin mars, une fois de plus, vous faites l’éloge de la politique de votre prédécesseur.   Pourtant, le 17 mars, dans une rencontre à Casablanca en présence de cadres de votre parti, d’architectes, vous annoncez l’ouverture d’un débat jusqu’à mi-mai. Vous apportez une vision critique de l’action de votre prédécesseur, «corriger les dysfonctionnements» hérités d’une étape qui «a connu d’importantes réalisations» mais sans prendre en compte l’aspect social qui a été négligé par l’absence de services publics; écoles, dispensaires  et hôpitaux, centres culturels, moyens de transport … la politique de votre prédécesseur a été une politique de construction de pierres au profit de spéculateurs dans le domaine de l’immobilier.   Quel bilan peut-on faire des dix années d’exercice de votre prédécesseur?

1) Ville sans bidonvilles.  
Ce programme devait se terminer en 2007. Nous sommes en 2012 et quels moyens allez-vous mettre en œuvre pour ce retard ? Quelles modifications?   Vous allez mobiliser 2 milliards de DH cette année. Ce chiffre est trop rond pour être vrai.   Ce montant permettrait de réaliser 40.000 lots par an. Soit, selon vos chiffres, en 4 ans il n’y aura plus de bidonvilles!  L’ensemble de l’enveloppe doit aller vers les bidonvilles et les quartiers sous-équipés et non vers les façades des villes.   Permettez-moi d’évoquer le cas d’Agadir.   Dans un premier temps, l’offre pour l’habitat insalubre s’est traduite par une politique de lots puis vu l’existence de foyers non recensés en 1998 ou le cas de familles polynucléaires, des appartements de 50 m2  ont été construits. De grands lotissements ont été réalisés dans des villes nouvelles juxtaposées au tissu urbain ancien de la ville. Ces lotissements comprennent 4 types de lots : les lots de recasement (300 DH), les lots économiques les plus chers, et les lots de promotion immobilière pour les grands promoteurs et vendus à un coût inférieur (500 DH) au prix de revient (800 DH).
On favorise les grands groupes et des terrains ont été affectés par vos prédécesseurs à des sociétés généralement étrangères à notre région.   Ce programme « ville sans bidonvilles » est un drame humain. L’autorité n’a pris en compte que les chiffres et les statistiques.
Il fallait terminer le plus vite possible et en 2009, 98% des bidonvilles ont été rasés à Agadir.   Nous avons préconisé l’accompagnement social avec l’ADS   et au début du processus, nous avons essayé de contrôler pour éviter la corruption et l’affectation des lots de terrain. L’Intérieur a pris en main le processus à partir de 2006 et de nombreux foyers ont été contraints de partir sous la pression des bulldozers et des forces de l’ordre. Plus de 50% des bénéficiaires ont revendu leurs lots alimentant la spéculation. Les citoyens n’ont pas obtenu de crédits faute de garanties et le Fogarim est un faux «Garim». Par ailleurs, des surcoûts sont apparus comme l’enregistrement.   Les citoyens ont attendu trois ans pour avoir leurs lots. Ils ont loué dans des conditions pires que le bidonville.   Ces citoyens ont quitté la ville pour construire de nouveaux bidonvilles ou habitats illégaux dans les communes avoisinantes à Aourir au nord, à Drarga au sud-est, à Temsia et Elkliaa dans la province d’Inezgane. Les conséquences sur les familles ont été désastreuses : abandon scolaire, chômage, etc. L’Intérieur peut être fier, Agadir est une ville sans bidonvilles et les citoyens des numéros.   A ce jour, les appartements n’ont pas été distribués aux familles polynucléaires, certains sont fermés  depuis plus d’un an. On demande à ces citoyens des garanties bancaires qu’ils n’ont pas. Ils sont à la rue. Le coût de revient de ces appartements de 50 m2 selon les entreprises est inférieur à 120.000 DH. Retenez ce chiffre  quand on va évoquer l’habitat social.   Je vous demande de veiller à ce que ces locaux soient distribués dans la transparence. Leur nombre est de 3500 environ avec des programmes qui ont commencé depuis 2008. Depuis 4 ans, des citoyens n’ont pas de logement.   La corruption a permis l’octroi de lots à des gens non concernés. Je demande l’ouverture d’une enquête sur cette politique non populaire. Combien de foyers détruits et qui sont toujours dans la précarité?   Très souvent, ces bidonvillois se retrouvent loin de leurs anciennes zones de vie et le transport urbain s’il existe est coûteux et nous renforçons la précarité pour ceux qui travaillent et pour les étudiants.   Ces nouveaux quartiers sont de véritables villes nouvelles, sans équipements sociaux  avec des voiries non réalisées contrairement aux cahiers des charges. Les citoyens sont exclus et marginalisés.   De tels programmes s’ils sont menés doivent être sous le contrôle de votre ministère et des élus et non pas le ministère de l’Intérieur local. Au niveau central du ministère de l’Intérieur, il y a des cadres qui pensent bien mais qui ne contrôlent pas le terrain.   Dans le cadre de la nouvelle Constitution, nous avons besoin d’une vraie décentralisation qui transfère les pouvoirs aux pouvoirs locaux et des ministères qui soient des partenaires réels de la commune. Il est inacceptable que le représentant de l’autorité interdise aux services extérieurs de coordonner avec les élus.   Je vous demande de faire une enquête sur les erreurs commises à Agadir par Al Omrane, l’autorité locale et certains élus avant les élections de 2009.   Dans le cadre de la politique de la ville dans le but d’encourager les bidonvillois à construire, nous avions décidé en 2004 de ne pas faire payer les taxes du permis de construire. La Cour des comptes a refusé. Aujourd’hui, les citoyens doivent payer environ 5000 DH par foyer en plus de 1000 DH pour la TNB. Nous vous demandons dans la loi de Finances d’introduire une taxe forfaitaire de 500 DH pour les autorisations et 2 DH par m2 pour la TNB pour ces catégories sociales. Ce ne sera que justice par rapport aux grands promoteurs qui ne payent aucune taxe.

2) L’habitat social  
C’est une politique lancée pour encourager les grands groupes immobiliers sous prétexte de l’habitat social.   Une politique qui coûte cher à la ville et qui permet des bénéfices scandaleux.   Selon la loi, les promoteurs ne payent aucune taxe, ils sont remboursés de la TVA (40.000 DH par appartement), ils ne payent pas d’impôt.   La superficie doit être comprise entre 50 et 100 m2 ; tous les promoteurs choisissent 50 m2. Le terrain a été vendu aux environs de 500 DH/m2, le coût de construction ne dépasse pas les 150.000 DH. La marge bénéficiaire est de 100%. Dans ce même lotissement, les bidonvillois ont payé leurs terrains à 300 DH le m2 et les lots économiques sont vendus à 7000 DH le m2. Ce sont toujours les pauvres qui payent et Al Omrane déclare perdre de l’argent. Je demande une enquête.   Sur le lotissement Adrar, la ville qui ne perçoit pas les taxes, le permis d’habiter et la TNB, a un manque à gagner de 10 millions de dirhams alors que le bénéfice des grands groupes sera de 600 millions de DH  (politique de la ville). Sur toute la ville, le manque à gagner sera de plus de 100 millions de DH. Une compensation  doit être payée aux villes qui supportent cette politique sociale qui, à terme, pose des problèmes d’intégration.   Votre prédécesseur a voulu vendre un terrain central d’équipement de 10 ha, à un privé contre les termes du cahier des charges. Tous ces terrains ont été cédés à des opérateurs étrangers à la ville et sa région. Nous allons hériter des problèmes et Al Omrane doit terminer les routes et les aménagements conformément aux cahiers des charges.   Nous voulons la transparence et une véritable politique de la ville.   Le nombre de lots sociaux par les promoteurs étatiques Al Omrane et ALEM sont de 3216 et 404 à faible VIT.   Le nombre de lots sociaux par le privé est de 10.890 et 1685 à faible VIT. Ces chiffres sont-ils présentés sur quelle base?   Si Al Omrane est sous contrôle de la Cour des comptes, des élus locaux de votre administration centrale peuvent  vendre au meilleur coût en réalisant des infrastructures.   La vague de l’habitat illégal a vu la construction dans le territoire d’Agadir de plus de 2.000 logements dont la valeur est comprise entre 100.000 et 1 million de DH. L’Etat a laissé faire ; aujourd’hui l’Etat a détruit ces logements et ce sont des dizaines de millions de DH de perte. Pourquoi avoir laissé faire quand la commune a établi des ordres d’arrêt et de destruction et des poursuites judiciaires? C’est un crime d’avoir laissé faire.   Pourquoi ces citoyens n’ont-ils pas choisi la légalité? Les cages de 50 m2 ne correspondent pas aux attentes des citoyens.   Vous l’avez reconnu dans votre intervention à Casablanca, vous avez suggéré 70 à 80 m2. Doit–on geler les nouvelles autorisations ?   Je vous demande une enquête conjointe ville d’Agadir et délégation de l’urbanisme et vos services centraux pour voir quels sont les bénéficiaires des logements sociaux.   Cette fièvre de l’habitat illégal nécessite des réponses. Qui a construit à Agadir? Quels sont les réseaux organisés et structurés qui ont vendu partout au Maroc et à l’étranger? Dans le cadre de la lutte contre la corruption, je vous demande d’ouvrir des enquêtes et de demander à la justice de se saisir de ces dossiers. Nous verrons si la lutte contre la corruption est un slogan ou une pratique.
Les plaintes de la ville depuis 2009 n’ont jamais abouti.   A Agadir, le foncier disponible et non construit ou en cours de construction représente un équivalent de 500.000 habitants plus que le nombre d’habitants actuels. Pourquoi ouvrir de nouvelles zones pour des lotissements?   Notre région est un laboratoire. Des communes rurales ont vu leurs habitants multipliés par 10. Ce sont souvent des travailleurs dans l’agriculture.   Il faut restructurer ce tissu urbain dans ces centres moyens ou petits en évitant les villes nouvelles loin des zones d’emploi.

3) Les villes nouvelles  
Vous avez reconnu dans votre conférence de Casablanca que le taux d’occupation est de 18% à Tamansourt et Tamesna.   Les villes nouvelles ont existé de par le monde et se sont développées en particulier en Chine pour faire face aux migrations  des campagnes vers les villes. Ces villes nouvelles se sont développées pour des raisons économiques : un bassin d’emploi, le développement de zone du savoir, université, politique nouvelle. A titre d’exemple, les capitales Washington, Ankara, Brasilia, Yamoussoukro, Ottawa.   Le cas de Tamansourt est un crime en termes d’aménagement urbain, sur un axe  routier Marrakech-Safi sans équipements, sans emploi. Un panneau indique ville durable sur un trottoir de 1,5 m planté de palmiers et de poteaux et des pierres pointus comme revêtement. C’est un cas d’étude de ce qu’il ne faut pas faire.   Une nouvelle ville Tagadirt est prévue dans la commune de Drarga vers Agadir. L’objectif une fois de plus est la production de lots et un renforcement de la spéculation.  Draga est un centre puis un ensemble de petits douars sur un axe routier le long de l’Oued Souss. Pendant des années, on a laissé les gens construire de façon anarchique. Sous la pression de l’habitat illégal, l’Agence urbaine a lancé un programme de réhabilitation de ces quartiers. Il faut encourager cette expérience et attendre les résultats du SDAU dont le retard incombe à votre prédécesseur et à la politique des dérogations qu’il faut arrêter. Je remercie M. Benali, l’ancien directeur de l’Agence urbaine qui a lancé ce programme en consultation avec la ville et la région.   Cette nouvelle ville va se réaliser en partie sur un titre des domaines, un terrain spolié à l’époque coloniale, un terrain confisqué au groupe Mannesmann et pris par l’Etat français après la Seconde Guerre mondiale. Les habitants ayant droit  habitent sur place : il y a des fermes, des droits historiques de ces populations qui ont combattu à l’époque saadienne pour libérer Agadir. Dans le SDAU de 1995, il s’agit d’une zone de protection «Mokii el mohafada». Il est inacceptable de faire appel aux commissions de dérogation.   Aujourd’hui, les habitants de cette zone ne rentrent plus dans le projet de restructuration. Ce terrain va être cédé au profit du groupe Al Omrane qui vendra ces terrains aux spéculateurs. Les habitants de Tadouart ne doivent pas être des victimes (dahaya). Je vous demande d’enquêter sur ce projet. Vous devez conformément à la nouvelle Constitution assumer vos responsabilités et défendre les damnés de la terre.   Qui va habiter à Tagadirt? Il y a un projet Haliopolis. Les usines viennent en partie de la ville d’Agadir et en particulier d’Anza, ces populations sont d’anciens  bidonvillois. Ils ont bénéficié de lots ou d’appartements ; si vous les leur donnez, vous allez les déplacer à Tagadirt? Il n’y a aucune coordination. La politique de votre prédécesseur n‘a jamais pris en compte l’aspect humain. Vous devez arrêter ce crime.   Notre pays a une expérience de ville nouvelle et en particulier Agadir, ville détruite et reconstruite.   Ceux qui ont pensé Agadir ont pensé au logement des différentes catégories sociales, à l’administration, aux écoles, aux hôpitaux et centres de santé, aux jardins, au sport et à l’emploi. Tout cela a été créé en parallèle. Il a fallu 10 ans pour que ma ville revive.   Mais les années 90 ont vu le lancement de ces grands quartiers, des villes nouvelles sans infrastructures de base.   A ce jour, dans de nombreux lotissements, les voies restent inachevées et je vous demande d’ouvrir une enquête sur le non-respect des cahiers des charges et que des financements soient débloqués.

4) les quartiers menaçant ruine.
Ce problème est grave en particulier dans les zones sismiques.   Dans votre projet de budget, aucune référence n’est faite à cette question grave qui touche la sécurité de nos concitoyens, en particulier à Agadir avec plus de 4000 foyers menacés. Dans la zone des piémonts où un programme de requalification urbaine va commencer, nous avons besoin de renforcer les habitations.

5) La politique de la ville
Cela reste un slogan. Comment comptez-vous définir cette politique? Quels moyens? Quelles institutions vont se joindre à votre ministère dans une vision globale? Il faut repenser ce qui a fait la force d’Agadir : «Le Haut commissariat à la reconstruction». Il faut dans ce cadre qu’Al Omrane remplisse ses engagements et achève les lotissements dans le respect des cahiers des charges.   L’INDH devrait intégrer votre vision. N’est-elle pas une politique qui consiste à renforcer les infrastructures et améliorer le cadre de vie ? Aujourd’hui, cette politique se fait sous la responsabilité de l’autorité locale et sans contrôle dans aucune des phases et nous héritons de projets qui présentent des problèmes en termes de construction, de choix des équipements et de lieu. Dans un quartier de la ville, le projet a été construit loin des habitants concernés.

6) Le retard des plans d’aménagement.
Ce retard a des répercussions graves et permet la pratique des commissions de dérogation (sistnaate) ; qui sont réservées aux projets touristiques et à l’habitat social.   L’autorité utilise aujourd’hui les CRI pour autoriser la  vente de lots domaniaux sous prétexte de projets créateurs d’emploi. A Agadir, le CRI est devenu le Centre régional immobilier. C’est le moyen de donner des terrains de l’Etat pour des projets sans intérêt.   Il faut arrêter ce genre de pratiques.

Monsieur le ministre,
Al Omrane doit rester l’instrument de votre politique et je vous félicite de votre fermeté. Mais dans la transparence et un audit est nécessaire pour que les erreurs du passé ne se répètent plus. Il faut que les responsables de la corruption soient jugés, vous devez montrer qu’il y a une rupture avec les pratiques du passé.   Pour la ville sans bidonville, un plan d’action clair doit être présenté et un audit sur l’exemple d’Agadir et le coût humain. Pourquoi l’étape 2007 n’a-t-elle pas été respectée? Comment les fonds ont-ils été utilisés? Nous vous demandons un audit sur la politique des dix dernières années.   L’expérience des villes nouvelles doit être faite sans oublier que souvent ces villes sont loin des espaces d’emploi, que le transport a un coût et que les villes-ghettos sont à l’origine des problèmes urbains de certaines villes européennes.   L’habitat social pour qui? Quels en sont les bénéficiaires? Règle-t-il le problème du logement pour les citoyens ? Les villes doivent recevoir une contribution équivalente au manque à gagner. Les marges des opérateurs doivent être analysées. C’est un cadeau aux riches.    Nous vous invitons à revoir notre politique de la ville : agences urbaines, moyens humains, salaires, encadrement des provinces, Cour des comptes, création d’une école d’architecture … Vous devez renforcer Al Omrane en faisant appel à d’autres cadres.   Nous vous demandons de soutenir notre projet de faible taxation des bidonvillois.   Votre gouvernement s’est engagé à combattre les corrupteurs et la corruption. Nous attendons donc des signes forts”.

L B – libe.ma

Publié 7 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Construction, Développement, Environnement, Immobilier

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Al Omrane Agadir dresse son bilan

La société Al Omrane Agadir dont l’une des missions est la résorption du déficit en logements sociaux par la lutte contre les bidonvilles et l’habitat insalubre a clôturé son bilan de l’année 2011 sur des notes positives. Ses différents indicateurs de réalisation ainsi que ses critères de performance laissent entrevoir des résultats satisfaisants. En chiffres, et durant l’année 2011, la filiale Al Omrane Agadir a investi 776,03 MDH. L’année écoulée a été marquée en effet par le lancement de 14.010 unités de restructuration et la mise en chantier de 7.225 unités nouvelles. La filiale du groupe Al Omrane a ainsi achevé 5.826 unités de restructuration et 9.041 nouvelles unités. Pour ce qui est de l’année 2012, la filiale compte réaliser un investissement de 992,28 MDH. Il y a lieu de noter que dans le cadre du programme «villes sans bidonvilles», la filiale a traité un total de 15.600 ménages et 14.100 baraques démolies. De surcroit, cette opération a permis la réalisation de 13.391 lots d’habitats et l’achèvement de 2.770 logements sociaux à FVIT. «D’autres programmes sociaux propres et en partenariat avec les différents acteurs sont en cours de réalisation», précise-t-on auprès d’Al Omrane Agadir qui a tenu le 27 mars son conseil d’administration à Rabat. Ces résultats viennent confirmer ceux obtenus durant l’année 2010. Leur montant d’investissement a atteint quelque 1.1 MMDH, soit un taux de réalisation de 76.73% par rapport aux prévisions. Quant aux recettes clients, elles s’élèvent à 936,22 MDH, soit un taux de réalisation de 81,81% par rapport aux prévisions . Du côté commercial, les ventes ont porté sur 5.331 unités, dont 2.675 logements, 78 commerces et 2.578 lots pour une valeur égale à 1,31MMDH. La livraison a porté, quant à elle, sur 2.089 unités d’une valeur de 539,33 MDH et la remise de 2.644 titres fonciers individuels dont 599 logements, 88 commerces et 1.957 lots pour une valeur de 588,21 MDH. S’agissant du paramètre physique, Al Omrane Agadir a achevé l’année 2010 quelques 30 opérations, portant sur 3.717 nouvelles unités pour une valeur immobilière totale de 949,45 MDH. Il a été procédé également sur ce volet au lancement de 34 opérations, comprenant 7.065 nouvelles unités et la création de 4.731 titres fonciers individuels d’une superficie totale de près de 48 ha, pour un coût de 57 MDH. Le total des emplois de l’année 2010 est arrêté à quelque 1,4 MMDH contre une prévision de 1,6 MMDH.

Yassine SABER – lesechos.ma

Publié 4 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Construction, Habitat, Immobilier

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