Archives de la catégorie ‘Industrie

Agadir : sur la route de l’argent

Par ANAS BOUGATAYA – leseco.ma

Agadir a toujours été connu pour ses mines d’argent. L’exploitation minière à Agadir a ainsi attiré la société minière canadienne Maya Gold & Silver, qui s’est installée au début du second semestre de 2014 pour une durée de 6 ans, sur le site de Zgounder à quelques km d’Agadir. Cette dernière annonce aujourd’hui des perspectives encourageantes. En effet, elle a indiqué dans un communiqué diffusé le 13 mars, avoir produit 3,7 tonnes d’argent en 2014.

Zgounder

Cette mine de Zgounder a été réhabilitée en août 2014 et a été inaugurée par le ministre de l’Énergie et des mines, Abdelkader Amara en septembre de la même année. La relance du site de Zgounder s’inscrit dans la nouvelle stratégie minière du Maroc visant la dynamisation du secteur, notamment via un nouveau Code minier.

L’exploitation de cette mine par Maya Gold & Silver continue sa croissance avec 783 kilos d’argent produits en février 2015 malgré que la société canadienne ait déclaré avoir rencontré quelques difficultés avec la production. Ces difficultés sont dues notamment aux mauvaises conditions météo, à savoir de fortes pluies qui ont entravé le rythme croissant de la production de la mine de Zgounder jusqu’en décembre 2014. Ce même mois, la production d’argent s’est élevée à 512 kilos. En 2015, le rythme est passé à 482 kilos en janvier puis 783 kg en février. Ce bond dans la production est notamment dû à l’amélioration des conditions climatiques.

La production d’argent dans le site de Zgounder entre le 28 août 2014 et fin décembre est estimée à 3.746 kg de lingots d’argent tirés de 20.665 tonnes de minerai, d’une teneur moyenne de 278 grammes/tonne. Ainsi, 3.410 kg de lingots ont été expédiés par le canadien au raffineur en Suisse pour obtenir 3.331 kg d’argent fin à 99,9% (107.102 onces payées).

Pour rappel, la mine de Zgounder devrait employer à terme jusqu’à 200 personnes pour atteindre une capacité de traitement des installations de 200 tonnes de minerai brut par jour. La production prévue par Maya Gold & Silver doit atteindre 20 tonnes d’argent par an au lancement, pour ensuite passer à 32 tonnes après 6 ans.

Situation : la mine de Zgounder se trouve dans la commune rurale de Askaoun, région de Taliouine, Province de Taroudant :

Askaoun

Publié 21 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Industrie

Quelles pistes pour valoriser les produits de la pêche ?

par Ariane Salem – medias24.com

salon_halieutis

Plats préparés, farines pour l’aquaculture, pharmacie ou cosmétique… Tour d’horizon des solutions pour augmenter la valeur ajoutée du secteur.

Au cours du Salon Halieutis qui s’est tenu à Agadir du 18 au 22 février, nous sommes allés à la rencontre des professionnels de l’industrie de transformation et de valorisation des produits de la pêche.

Alors que le plan Halieutis ambitionne de pratiquement tripler la valeur ajoutée de l’industrie de la pêche entre 2007 et 2020 (de 8,3 MMDH à 21 MMDH), les industriels nous ont dévoilé leurs ambitions de montée en gamme et expliqué les blocages qu’ils rencontraient dans l’augmentation de leurs capacités. Petit tour d’horizon par produit.

Les conserves et semi-conserves: un problème d’approvisionnement

Les conserves (29% des exportations des produits de la pêche) et semi-conserves de poissons (8%) représentent le 2e poste d’exportation des produits de la pêche après les poissons congelés. Ce marché connaît une croissance soutenue et quasi continue depuis 2008 avec un taux moyen annuel de 5,5%.

Les plus gros marchés sont l’Afrique (41% des ventes), l’UE (28% des ventes), puis le marché local (15% des ventes). C’est la sardine (85% des exportations de conserves), puis le maquereau (13% des exportations de conserves) qui sont le plus vendus, car le Maroc présente une ressource abondante dans ce qu’on appelle dans le jargon les petits pélagiques.

Chaque pays a en fait ses préférences, et les conserves marocaines répondent à cette diversification de la demande. Par exemple, les Allemands sont friands des sardines sans arrêtes, quand la France et l’Angleterre les préfèrent entières. Sur le marché africain, on apprécie les boulettes de sardines en sauce. Les semi-conserves sont principalement destinées au marché européen.

Aujourd’hui, la filière de la conserverie transforme 401.000 tonnes de poissons. Selon les estimations du plan Halieutis, les capacités potentielles de la filière sont doubles et l’objectif est de s’acheminer vers 800.000 tonnes de poissons traités à l’horizon 2020. Les capacités de traitement des conserveries devraient également passer de 50% en 2009 à 80% d’ici 2020 selon le programme Halieutis, libérant ainsi des opportunités de création d’emplois dans cette filière qui fait déjà travailler 23.000 salariés directs et 50.000 indirects.

Le problème que rencontrent les conserveurs est l’insuffisance de ressources usinables. La sardine et le maquereau sont pourtant abondants dans les eaux de l’Atlantique. Mais la pêche côtière ne répond pas suffisamment aux exigences de qualité des conserveurs.

Les mareyeurs préfèrent pêcher en grande quantité, au détriment de la préservation de la matière première, et vendre la chair de poissons abîmée aux industries de farines et huiles de poissons.

C’est pourquoi Dr Mohammed Hommani, conseiller scientifique de l’Unicop (Union nationale des industries de la conserve de poissons), plaide pour une intégration partielle de la filière de la pêche aux industries de conserve et une adaptation des techniques de pêche. Certains conserveurs comme King Pelagique Group intègrent déjà les activités de mareyage, mais les conserveurs rencontrent des résistances parmi les pêcheurs côtiers qui s’inquiètent d’une perte de débouchés.

L’anchois en revanche est en pénurie. Dans les eaux marocaines, la pêche a en effet été désastreuse l’année passée, les quantités péchées entre mars et août ont été réduites des deux tiers par rapport à une année habituelle.

Les conserveries marocaines ont donc de plus en plus recours à l’importation en provenance de Turquie ou d’Amérique latine. Ces importations pénalisent les conserveurs marocains qui doivent payer une taxe importante d’exportation vers l’UE liée à la règle d’origine. La Fenip (Fédération nationale des industries de transformation et de valorisation des produits de la pêche) plaide donc auprès de l’UE pour une dérogation de la règle d’origine pour les pays de la région Euromed qui rencontrent une pénurie de ressources.

Farines de poissons: monter en gamme en visant l’aquaculture

Le secteur des farines et huiles de poissons était jusqu’à récemment la première destination du poisson débarqué. Si les exportations ont triplés en valeur en une dizaine d’années, sa part dans les exportations des produits de la pêche a diminué, aujourd’hui à 13% de celles-ci.

Cette filière est aujourd’hui peu valorisée. L’employabilité est médiocre (1.000 tonnes de matière première par emploi), les procédés de fabrication sont vétustes, les produits de qualité moyenne. La matière première est donc sous-valorisée, alors que d’autres filières à plus haute valeur ajoutée (comme la conserve) sont en déficit structurel de matière première.

La Fenip prône une montée en gamme de l’industrie de la farine et huile de poissons pour des produits finis de grande qualité. L’un des marchés à conquérir est celui de la farine destinée à l’aquaculture. Le plan Halieutis table sur une production aquacole de 200.000 tonnes d’ici 2020 (aujourd’hui à moins de 500 tonnes). Or les farines alimentaires sont aujourd’hui exportées et coûtent très chères. Il y a ici une véritable opportunité à localiser la production.

Diversifier la gamme des produits : les plats préparés

Les poissons congelés représentent aujourd’hui 41% des exportations des produits de la pêche, soit 6,7 MMDH en valeur. La Russie est un des gros clients qui les destinent à la transformation, notamment en plats préparés.

Ce marché offre une quarantaine de produits différents de la pêche, quand les producteurs marocains se limitent essentiellement à la conserve et aux farines. Il y a ici une véritable opportunité de diversifier la transformation et viser notamment ce débouché des produits préparés.

La Marinière, une marque du groupe King Pelagique Group, s’y essaye et devrait présenter dans deux mois un produit inédit sur les étales marocaines : le nugget de sardines et maquereaux. Basé sur une ressource abondante, peu chère et protéinée, les concepteurs du produit s’attendent à ce que ce produit devienne la coqueluche de leur gamme de produits.

Pour la Fenip, il est important que ces industries investissent ces marchés qui s’exportent à très bon prix. Encore faut-il que celles-ci aient également des garanties de débouché local. Les Marocains ne sont en effet pas de grands mangeurs de poissons. La consommation annuelle de poisson est de 12 kg par an, alors que celle de l’Espagnol est de 40 kg par an et celle du Japonais de 96 kg par an. En moyenne, les Terriens mangent 30 kg de poissons par an. Le nugget de poisson n’est pas en passe de supplanter le sandwich de thon en conserve !

Des écailles de poisson au collagène

La valorisation des produits de la mer passe également par celle de ses co-produits : les écailles et l’huile de poisson notamment. Des déchets de poissons peuvent être extraits de la chitine et du collagène, des composants mis ensuite en valeur dans l’industrie pharmaceutique et cosmétique notamment. La transformation des déchets a en plus pour vertu de réduire leur charge polluante. L’Institut national de recherche halieutique mène actuellement une recherche sur les procédés de déminéralisation permettant cette extraction.

Les travaux de l’institut s’intéressent également à la dérivation des omégas 3 de l’huile de poissons et à la transformation des huiles de cuisson des conserveries en biodiesel. Dans le poisson, rien ne se perd, tout se transforme !

Publié 23 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Industrie, Pêche

Dessalement d’eau de mer à Agadir : la production augmente, les coûts baissent

medias24.com

Osmose et Osmose inverse

Osmose et Osmose inverse

Le contrat signé entre l’Office national de l’eau potable ONEP et le consortium Abengoa et Inframaroc portant sur le dessalement d’eau de mer à Agadir suscite plusieurs interrogations. Ce procédé, réputé pour être énergivore, sera maîtrisé. C’est  ce que nous explique Khalid Tahri, directeur technique et ingénierie à l’ONEP.

Pour un investissement global d’un milliard de DH, la station de dessalement d’eau de mer d’Agadir couvrira l’ensemble des besoins en eaux potable de la région d’Agadir jusqu’en 2030. Elle sera destinée à renforcer les ressources souterraines et superficielles déjà existantes dans la région.

Le procédé d’extraction de l’eau potable reposera sur l’utilisation de la technique d’osmose inverse. Cette technique est basée sur la mise sous pression de l’eau de mer, et permettra pour une quantité donnée, de transformer la moitié du volume d’eau de mer en eau potable. L’autre moitié, doublement concentrée en sel, sera rejetée dans l’océan.

Vous l’aurez deviné. Pour son fonctionnement, la station de dessalement utilisera une quantité importante d’énergie. Cependant, Khalid Tahri nous éclaire sur l’économie d’énergie que permet ce nouveau procédé: «l’utilisation de la pression contenue dans l’eau concentrée en sel permettra un gain en énergie qui peut aller de 35 à 40%. De plus, l’importante capacité de production de l’unité (1.000 litres/seconde) permettra de réaliser une économie d’échelle.» En d’autres termes, lorsque le niveau d’exploitation augmente, le coût y afférent baisse. «Ce volume d’exploitation permettra de réduire la consommation de 5 à 3 kilowatt/heure par m3» précise notre source.

Autrefois coûteux, ces investissements sont aujourd’hui moins onéreux et plus performants. «Il existe actuellement une dizaine de sociétés au monde qui fabriquent des membranes spécialisées dans le dessalement d’eau de mer. La compétition entre ces compagnies permet à la fois de proposer des investissements à bas prix, et une qualité de service plus élevée, notamment en ce qui concerne les machines tournantes.»

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Il est à noter que le Maroc a été l’un des premiers pays au monde à avoir fait appel à la technologie de dessalement d’eau de mer. En 1975 déjà, le Maroc a installé la première station à Tarfaya. Depuis, il a organisé la veille technologique dans ce secteur. Plusieurs villes sont actuellement équipées de centrales de dessalement d’eau de mer, parmi lesquelles  Laayoune et Tantan.

La station d’Agadir, qui sera opérationnelle fin 2016, sera la plus importante d’entre elles. Le Maroc qui sera sous stress hydrique dans quelques années, n’a pas d’autre choix que de développer le dessalement pour l’eau potable et le recyclage des eaux usées pour l’agriculture. L’une des options qui se présentent serait un couplage dessalement-énergie renouvelable (solaire ou éolien). Pour le moment, c’est un simple rêve.

La CCI de Montpellier et la CCIS d’Agadir signent une convention pour développer les opportunités d’affaires et les liens commerciaux entre les entreprises des deux territoires.

montpellier.cci.fr

ccisADans le cadre du développement des échanges entre les entreprises de notre territoire avec les pays du Maghreb, la CCI de Montpellier dans sa volonté de développer son action à l’international et dans le cadre du partenariat avec le Conseil Général de l’Hérault, signent une convention de jumelage avec la Chambre de Commerce d’Industrie et des Services d’Agadir au Maroc.

L’objectif de cette convention, entre André Deljarry, Président de la CCI de Montpellier et Mohamed El Moudène, Vice-Président de la CCIS d’Agadir, est d’ouvrir des opportunités d’affaires et développer les liens commerciaux entre les entreprises des deux territoires.

Cette convention sera signée le mardi 10 juin 2014 à 11h, à l’Hôtel du Département, à l’occasion de l’accueil par André Vezinhet, Président du conseil général de l’Hérault, d’une délégation institutionnelle de la région du Souss Massa Drâa.

Une réunion de travail entre des élus et collaborateurs de la CCI de Montpellier et les membres de la délégation de la CCIS d’Agadir se tiendra le mercredi 11 juin, et aura pour but de fixer les objectifs et actions concrètes à mener d’ici la fin de l’année 2014.

Les 2 chambres consulaires se proposent de conjuguer leurs efforts, en incitant les entreprises à nouer alliances et partenariats axés sur l’innovation et la compétitivité et de promouvoir une coopération aux multiples volets, faite d’échanges, de renforcements de capacités, d’investissements et de croissance sur des bases mutuellement profitables.

Elles se proposent également de coopérer en matière de formation en particulier dans le domaine du management. Les 2 chambres souhaitent ainsi contribuer dans la mesure de leurs moyens et des moyens supplémentaires qu’elles pourront mobiliser au développement des relations économiques entre leurs deux pays.

Publié 6 juin 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Commerce, Coopération, Industrie

Ciments du Maroc obtient une nouvelle certification pour son usine d’Ait Baha

lavieeco.com

ciment-du-maroc-CDM-(2014-05-16)

Le site situé dans la région d’Agadir, vient d’obtenir la certification de son Système de management énergétique selon le référentiel ISO 50001 v2011.

Nouvelle certification et non des moindres pour Ciments du Maroc. Le site d’Aït Baha, situé dans la région d’Agadir, vient d’obtenir la certification de son Système de management énergétique selon le référentiel ISO 50001 v2011, après les certifications Qualité et Environnement, selon les référentiels ISO 9001 et ISO 14001. C’est le cabinet Afnor qui a conduit la mission d’audit.
Grâce à cette nouvelle étape, l’usine d’Aït Baha devient ainsi la première cimenterie au Maroc à obtenir la certification Système de management énergétique.
«Une première au Maroc et une des rares distinctions dans le monde», selon Mohamed Chaïbi, PDG du groupe cimentier.
Ce qui conforte la volonté de Ciments du Maroc et sa maison mère, Italcementi, dans leurs efforts entrepris à exceller en matière d’efficacité énergétique.

Des efforts consentis en matière de performance énergétique

Cette reconnaissance s’inscrit donc, dans la dynamique des efforts entrepris par l’usine en matière de performance énergétique depuis son démarrage, notamment, avec le système de management énergétique, instauré depuis juillet 2013, et qui a été renforcé par les outils mis à disposition pour une maîtrise opérationnelle des aspects énergétiques.
L’usine d’Aït Baha dispose par ailleurs d’un  système de cogénération (équipement qui permet de récupérer la chaleur qui provient des gaz d’exhaure lors de la cuisson dans le four à clinker) ainsi que d’un parc thermo solaire CSP (en collaboration avec Airlight Energy et Italgen Maroc Ener), qui sont des installations innovantes en matière d’efficacité énergétique.

Publié 17 mai 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Industrie, Technique

Ciments du Maroc L’usine Aït Baha certifiée ISO 50001 v2011

par Hafsa Sakhi – lematin.ma

L’usine devient la première cimenterie au Maroc à obtenir la certification Système de Management Énergétique.

L’usine devient la première cimenterie au Maroc à obtenir la certification Système de Management Énergétique.

La certification Système de Management Énergétique vient couronner les efforts entrepris par l’usine en matière de performance énergétique.

L’usine de Ciments du Maroc à Aït Baha vient d’ajouter une nouvelle certification à son palmarès. En effet, après avoir obtenu les certifications Qualité et Environnement, selon les référentiels ISO 9001 et ISO 14001, l’usine a décroché la certification de son Système de Management Énergétique selon le référentiel ISO 50001 v2011 suite à l’audit de l’organisme AFNOR.

Elle devient ainsi la première cimenterie au Maroc à obtenir la certification Système de Management Énergétique. «C’est une première au Maroc et une des rares distinctions dans le monde, ce qui conforte la volonté de Ciments du Maroc et sa maison mère, Italcementi, dans leurs efforts entrepris à exceller en matière d’efficacité énergétique», déclare Mohamed Chaïbi, Président directeur général du groupe cimentier.

Cette reconnaissance s’inscrit donc, dans la dynamique des efforts entrepris par l’usine en matière de performance énergétique depuis son démarrage, notamment, avec le système de management énergétique, instauré depuis juillet 2013, et qui a été renforcé par les outils mis à disposition pour une maîtrise opérationnelle des aspects énergétiques.

«Au-delà des systèmes de gestion techniques centralisés et du degré technologique de ses installations, l’usine dispose d’un système de cogénération (équipement qui permet de récupérer la chaleur qui provient des gaz d’exhaure lors de la cuisson dans le four à clinker) ainsi que d’un parc thermo solaire CSP (en collaboration avec Airlight Energy et Italgen Maroc Ener), qui sont des installations innovantes en matière d’efficacité énergétique», explique-t-on auprès du groupe.

 

Gharb Papier Carton Agadir inaugure sa station d’épuration des eaux usées

Hafsa Sakhi – lematin.ma

La station entre dans le cadre sa politique environnementale et dans la continuité de sa philosophie et vision écologique.

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Gharb Papier Carton (GPC) l’a annoncé il y a quelques semaines. La filiale du groupe Chaâbi a doté ses unités de Mohammedia et d’Agadir de stations d’épuration des eaux usées.

L’inauguration de cette station dans l’unité d’Agadir se fera le vendredi 18 avril, en présence de Miloud Chaabi PDG de Ynna Holding et Hakima El Haiti, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, chargée de l’environnement.

Avec pour objectif de réduire l’impact sur le milieu naturel dans lequel les usines en question sont implantées, cette démarche permet de réduire de près de 95% de la charge polluante de l’usine.

Outre sa tendance écologique, GPC est aussi connu pour son implication active et continue pour la sécurité et la santé au travail.

A cet effet, les usines d’Agadir et de Meknès avaient été primées récemment par le Certificat d’encouragement pour avoir entrepris une mise à niveau de ces sites respectant ainsi les normes de sécurité, en conformité avec les réglementations en vigueur et les normes internationales.

Publié 15 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau, Ecologie, Environnement, Industrie

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Ciments du Maroc tente l’énergie solaire à concentration low-cost… sur du béton

Par Nasser Djama avec Pierre-Olivier Rouaud – UsineNouvelle.com

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Filiale de l’italien Italcementi, Ciments du Maroc a investi près d’Agadir 3 millions d’euros pour financer un projet révolutionnaire de parc thermo-solaire sur technologie suisse à coussin d’air et sur structure en béton. Un défi technologique et une première mondiale qui devrait être opérationnelle avant l’automne.

Pour un pari s’en est un ! La filiale marocaine d’Italcementi, Ciments du Maroc s’est lancé un défi audacieux en installant à l’intérieur de sa cimenterie, à 50 km d’Agadir une centrale solaire thermodynamique à concentration (CSP) d’un type révolutionnaire par sa conception. Coût de l’investissement 3 millions d’euros.

« C’est un projet pilote dont nous sommes en train de valider les différentes étapes. Il utilise une technologie novatrice qui permettra à terme de diviser à grande échelle le coût du kilowatt heure solaire par deux par rapport aux technologies CSP traditionnelles, » explique à L’Usine Nouvelle Giuseppe De Beni, directeur d’Italgen une autre filiale d’Italcementi spécialisée dans l’énergie et partenaire du projet. Mais, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. « Ce projet financé sur fonds propres de la société mère a été extrêmement coûteux pour une génération d’énergie qui restera encore modeste » précise-t-il.

FABRIQUÉ SUR SITE

Nénmoins, ce projet présente un avantage de taille : « les équipements sont fabriqués en grande partie au Maroc, pour la plupart sur le site de l’usine à ciment en utilisant des matières localement disponibles. C’est la première application d’une machine entièrement construite en béton et intégrant des modules solaires, » indique Giuseppe De Beni.

Traditionnellement, la technologie solaire thermique CSP (Concentrating Solar Power) est un dispositif qui concentre les rayons du soleil à l’aide de miroirs high tech disposés sur des supports mobiles et faisant chauffer un fluide qui permet ensuite la production d’électricité via une turbine et un alternateur.

Sur le projet de Ciments du Maroc, l’air chaud produit dans les modules CSP va venir, en fait, soutenir un circuit existant de production d’électricité via un turbo-alternateur qui utilise la chaleur du four de la cimenterie.

La technologie développée par la société suisse Airlight Energy Group sur le site d’Ait Baha près d’Agadir possède plusieurs différences de taille comparéé à un système CSP classique. (voir document détaillé ci-dessous)

Première d’entre elles, son immense structure est constituée d’arc de béton fabriqués sur place et non d’une structure métallique préfabriquée en usine. Chez Ciments du Maroc, le système est formé de trois lignes support de 11 m de large sur 215 m de long (voir photos ci-dessous). Au total, la structure de chaque ligne comprend 140 éléments préfabriqués nécessitant 800 mètres cubes de béton pour un poids d’environ 2 000 tonnes. Ces supports en béton pivotent pour suivre la course du soleil.

Les miroirs attachés aux poutres en béton, quant à eux, sont des films souples de PET (Mylar) aluminisés au lieu des coûteux et traditionnels miroirs en verre plat rigide ou incurvé.

Grande particularité du système d’Airlight, les miroirs souples reposent sur un support en fibre de verre fixé à la structure en béton mais sont surtout enfermés dans une grande « bulle » en surpression pneumatique en film plastique ETFE. Ils sont tendus sous leur forme concave par l’effet de la pression à l’intérieur de cette bulle. L’extérieur du film plastique de la bulle étant lui traité pour repousser la poussière (cauchemar de tout système CSP).

Le récepteur de chaleur quant à lui (situé lui aussi à l’intérieur de cette bulle en film plastique) est formé pour l’essentiel d’un tube en acier inox assemblé sur place au lieu du complexe collecteur en acier-verre sous vide habituellement fabriqué en usine.

UNE PUISSANCE THERMIQUE DE POINTE DE 3 800 KWH

Enfin, à cela s’ajoute une dernière originalité du système. Une partie de la chaleur véhiculée par l’air chauffé jusqu’à 600°C est stockée dans un dispositif des plus basiques composé d’un réservoir en béton rempli de simples pierres, disponibles localement, et non d’un système à huile ou sel fondu qui devrait être importé. L’air brulant qui provient du récepteur réchauffe les pierres pendant la journée. La nuit, le flux d’air est inversé et les pierres ayant accumulé la chaleur la relâchent permettant le soutien au circuit de production d’électricité. Le rendement solaire-thermique moyen du système est chiffré à 50% par Airlight.

Au total, la puissance thermique de pointe des trois modules s’élève à 3 800 kWh est développée sur 6 000 m², profitant des conditions favorables d’ensoleillement du Souss marocain évaluées à près de 2 400 kWh/m²/an.

On estime que l’augmentation de la production électrique du turbogénérateur existant montera à environ un million kWh, équivalent à une puissance électrique moyenne de 150 kW.

La technologie CSP d’Aït Baha est conçue de manière à minimiser les coûts de production en recourant à des matériaux simples. « Alors que le prix de la technologie CSP traditionnelle se situe entre 180 et 200 euros le MWh, on estime que la technologie Aït Baha, sur grande échelle peut baisser de 110 à 120 euros ce MWh » précise à L’Usine Nouvelle le management d’ITG.

800 TONNES DE CO² ÉVITÉS

Pour cela, il faudra d’abord valider de façon industrielle cette installation hors norme. Le projet qui a démarré fin 2012 arrive cette année dans sa phase finale. « Nous terminons à la mi-mars la construction du premier des trois modules initialement prévu.  Nous allons passer à la phase d’exploitation commerciale dès que tous les modules seront mis en place d’ici à la fin de l’été après une période d’ajustement d’environ 6 mois. » précise De Beni.

Selon Airlight, ce projet nécessite pour la production d’électricité, un ensoleillement minimum de 2 000 kWh/m²/an comme au Maroc, mais ce système pourrait être déployé dans des zones moins ensoleillées pour sa seule production de chaleur cette fois et par exemple pour chauffer des serres agricoles.

Une technologie de pointe et des coûts réduits
L’usine située dans la plaine de Chtouka près d’Agadir, Ait Baha dispose d’une capacité de production de 1,6 million de tonnes de clinker et de 2,2 millions de tonnes de ciments par an extensible au double. Elle emploie 200 salariés et a généré 800 emplois indirects. Le terrain et les infrastructures sont mis à la disposition d’Italgen par Cimar qui profitera à l’avenir de l’électricité produite.

Publié 6 mars 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Industrie, Technique

Papier-Carton : CMP lance une onduleuse de 56 MDh à Agadir

lnt.ma

Onduleuse

Le tissu industriel d’Agadir et région vient de se renforcer par l’inauguration, mardi, d’une nouvelle onduleuse ayant nécessité un investissement global de 55.8 MDH, engagé par CMP-International Paper, filiale marocaine du consortium mondial éponyme.

“International Paper, leader mondial dans son domaine, renouvelle par cet investissement sa confiance dans le Maroc en augmentant sa capacité de production, puisqu’elle passera de 85 mille à 120 mille tonnes par an, soit une augmentation de 50%”, a déclaré à la presse le ministre délégué auprès du ministre de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, chargé des petites entreprises et de l’intégration du secteur informel, Mamoun Bouhdoud.

“Pour nous, c’est une opportunité assez intéressante et on aimerait voir une entreprise de pareille dimension internationale rouvrir la perspective du marché africain et de promouvoir le Maroc comme une porte vers toute l’Afrique”, a souligné M. Boudoud en marge de l’inauguration de cette nouvelle installation.

Il a soutenu que le secteur du papier-carton présente des potentialités importantes de développement, vu son lien organique avec plusieurs secteurs ayant bénéficié de programmes de développement tels que le Plan Emergence, Maroc Vert et le Plan Halieutis.

Relevant qu’à l’heure actuelle la consommation nationale ne dépasse pas les 15 kg/an/habitant, “un taux encore faible en comparaison avec la moyenne européenne qui s’élève à 200 kg/an/habitant et celle des USA qui est de 300 kg/an/habitant”, il a estimé que ceci laisse une marge très importante pour le développement de cette activité.

“A l’avenir, la tendance de la consommation nationale ne peut être qu’haussière pour répondre aux besoins croissants de consommation de papiers et cartons tous types confondus”, a-t-il fait observer.

Au Maroc, le secteur de la fabrication du papier-carton destiné à la fabrication des emballages, compte quatre sociétés qui produisent environ 170 mille tonnes. CMCP-IP Maroc détient la première place dans ce marché et compte trois entreprises qui emploient plus de 1300 personnes : Une à Kenitra, spécialisée dans la fabrication du papier-carton pour emballage et deux caisseries à Casablanca et à Agadir.

Ce groupe a investi plus de 10 millions d’euros pour les seules cinq dernières années pour la mise à niveau de son usine d’Agadir qui, couvrant plus de 7 ha, emploie 245 personnes à temps plein et 500 durant la haute saison.

L’inauguration de cette nouvelle structure s’est déroulée en présence notamment du wali de la région Souss-Massa-Drâa, gouverneur de la préfecture Agadir Ida Outanane Mohamed El Yazid Zellou, du gouverneur de la préfecture Inezgane Aït Melloul Hamid Chennouri, du président de la Commune urbaine d’Agadir Tarik Kabbaj et de plusieurs professionnels et opérateurs économiques de la région.

Au Maroc, du béton, de l’air, du soleil et de l’électricité

lemonde.fr/sciences

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Et un autre article de aufaitmaroc.com sur le même sujet :

Aït Baha :De l’électricité produite à base d’air chauffé

Sur sa cimenterie d’Aït Baha, à 50 Km d’Agadir, Ciments du Maroc est en train de testé un procédé unique au monde : il s’agit de réfléchir la lumière du soleil et d’utiliser un tube pour chauffer l’air ambiant pour en faire de l’électricité.

Les trois structures en béton qui permettent de réfléchir la lumière du soleil, à la cimenterie d'Aït Baha. /DR

Les trois structures en béton qui permettent de réfléchir la lumière du soleil, à la cimenterie d’Aït Baha. /DR

C’est une première mondiale. À Aït Baha, près d’Agadir, Ciments du Maroc teste dans des conditions réelles un procédé développé par une société suisse, qui “permet de convertir l’énergie solaire en électricité en ne chauffant que de l’air”, explique Abdallah Harma, directeur général délégué de Ciments du Maroc au journal françaisLe Monde.

En effet, sur les flancs de sa cimenterie à Aït Baha, Ciments du Maroc a fait construire trois structures en béton : des lignes de 215 mètres de long sur 11 mètres de large avec en tout 6.000 m2 de surfaces permettant de réfléchir la lumière du soleil.

Concrètement, les rayons du soleil traversent une membrane flexible et transparente, à base d’éthylène tétrafluoroéthylène. Ces rayons rebondissent sur une surface concave recouverte d’aluminium et se concentrent sur un tube central. Ce dernier s’échauffe et élève la température de l’air ambiante jusqu’à 600°C, produisant ainsi de l’énergie thermique qui n’attend qu’à être transformer en électricité.

D’après Le Monde, qui cite les estimations de la start-up suisse Airlight, qui a mis en place le procédé, cette installation solaire pourrait avoir un rendement supérieur à 20%, “le tout pour un coût de revient plutôt faible puisqu’elle est constituée d’air, d’aluminium et de béton”.

Cette installation devrait fournir à Ciments du Maroc un million de kilowatts/heure, conclut l’article duMonde.

Publié 22 janvier 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Industrie, Technique

Industries des produits de la mer : L’innovation et la recherche comme leviers de développement

majda Saber – aujourdhui.ma

peche-Industries-(2014-01-05)

La recherche-développement et l’innovation dans le domaine de l’industrie des produits de la mer ont été au centre du débat organisé, à Agadir, par l’AHP (Agadir Haliopole Cluster), au profit des entreprises de l’industrie des produits de la mer de la région.

Ce séminaire s’inscrit dans le cadre du plan d’actions de l’année 2013-2014 et dont l’objectif est de promouvoir l’innovation, la recherche et le développement comme outils de la compétitivité des entreprises du secteur. «Le séminaire est surtout une occasion pour mobiliser les acteurs de la région autour de la R&D et l’innovation comme levier de la compétitivité et du développement du secteur de la pêche et de l’industrie des transformations des produits de la mer dans la région.

C’est aussi une occasion pour identifier le besoin des entreprises régionales dans ce domaine et de mettre en exergue les compétences et potentialités existantes dans les institutions de recherche et de formation de la région et ce, dans l’objectif de consolider la synergie et la collaboration permettant le développement du secteur», annoncent les organisateurs. Rappelons que l’AHP a choisi un programme faisant intervenir plusieurs acteurs nationaux et régionaux dans le domaine de l’innovation et la compétitivité : Association R&D Maroc, Centre marocain de l’innovation, Agence nationale pour la promotion des petites et moyennes entreprises, Office marocain de la propriété industrielle et commerciale.

Pour rappel, l’AHP est une structure mise en place par le conseil régional dans le cadre de sa stratégie. Cet espace de synergie entre différents acteurs régionaux (entreprises, institutions de recherche et formation, Chambres et associations professionnelles vise la promotion et le développement du secteur de la pêche et de l’industrie des produits de la mer dans la région Souss-Massa-Drâa.

De ce fait, le plan d’actions de l’AHP a reçu le soutien et la labellisation du ministère de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique. Ce plan compte de nombreuses activités programmées pour atteindre cet objectif.

Notons dans ce sens l’organisation de séminaires et formations au profit des entreprises, appui de projets de R&D répondant au besoin du secteur, soutien des laboratoires de recherche, organisation de Rencontres de sensibilisation, échanges d’expériences avec des partenaires nationaux et internationaux, communication et promotion des entreprises et du secteur à l’échelle nationale et internationale. Ont été invitées à ce séminaire, des entreprises, institutions de recherche et de formation, Chambres et associations professionnelles, administrations et délégations œuvrant dans le domaine de la pêche et de l’industrie des produits de la mer dans la région Souss-Massa-Drâa.

Publié 20 janvier 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Industrie, Pêche

Souss-Massa-Drâa se dote d’un cluster logistique : Un espace dédié au développement de projets communs au sein de la filière

libe.ma

6057060-9037514La région Souss-Massa-Drâa (SMD) s’est dotée, récemment, d’un cluster dédié au développement de la logistique et du transport baptisé «LOGIPOLE», le premier du genre à voir le jour au niveau  national.
La création de ce cluster est le fruit d’une série de rencontres tenues entre les différents acteurs de la logistique de la région SMD et de leurs pairs des Iles Canaries dans le cadre du projet Qantara, faisant partie du programme de coopération POCTEFEX entre les deux rives, indique vendredi un communiqué de la CGEM/SMD.:«L’idée s’est ensuite imposée d’elle-même, à savoir la création d’un cluster du transport et de la logistique au niveau de la région Souss-Massa-Drâa à l’instar de celui déjà instauré aux Iles Canaries depuis 2008», explique la même source, rappelant qu’en mars dernier une étude globale pour le diagnostic et la segmentation du secteur de la logistique et du transport au niveau de la région SMD a été menée par un bureau d’étude en collaboration avec les partenaires canariens.
Ladite étude avait révélé l’importance de ce secteur au niveau régional, en présentant une analyse des profils et besoins des entreprises concernées par cette activité, ajoute le communiqué, notant que la création de l’Association de la logistique et du transport de Souss-Massa-Drâa (LOGIPOLE- SMD) a eu lieu lors d’une assemblée générale regroupant les professionnels et usagers de l’activité de la logistique au niveau régional, tous secteurs confondus. Pour ses initiateurs, cette nouvelle structure, qui a pour principal objectif de stimuler et faire émerger des projets  communs dans le domaine de la logistique et du transport, s’avère «un projet innovant qui permettra la consolidation de la performance exportatrice de notre région et le renforcement davantage de la compétitivité de ses entreprises».
Conçue comme une plateforme transversale englobant les professionnels de la logistique et du transport et les acteurs économiques de la région utilisant intensément ou partiellement cette activité, cette structure se veut un outil de réflexion sur le futur de la logistique et du transport, ainsi qu’une force de proposition pour toutes les initiatives économiques régionales et nationales, afin de renforcer davantage l’attractivité économique de la région SMD.

Publié 18 novembre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Industrie

Bloc Foum Drâa : Les opérations de forage ont bien commencé

MAP – aufaitmaroc.com

L’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) a annoncé lundi le démarrage des opérations de forage au large des côtes marocaines, ainsi que l’entrée de CAIRN dans le partenariat ONHYM KOSMOS Energy portant sur les permis de Cap Boujdour Offshore.

Selon un communiqué de l’ONHYM, les partenaires de l’Office, CAIRN ENERGY Plc, à travers sa filiale Capricorn, San Leon, Serica et Longreach, annoncent le démarrage du puits d’exploration FD1 situé dans l’offshore marocain entre Agadir et Sidi Ifni, à 93 Km des côtes marocaines dans le bloc Foum Drâa.

CAIRN ENERGY Plc, à travers sa filiale Capricorn, San Leon, Serica et Longreach, tous partenaires de l'Office national des hydrocarbures et des mines, ont annoncé le démarrage du puits d'exploration FD1, situé dans l'offshore marocain, entre Agadir et Sidi Ifni, à 93 Km des côtes marocaines. /DR

CAIRN ENERGY Plc, à travers sa filiale Capricorn, San Leon, Serica et Longreach, tous partenaires de l’Office national des hydrocarbures et des mines, ont annoncé le démarrage du puits d’exploration FD1, situé dans l’offshore marocain, entre Agadir et Sidi Ifni, à 93 Km des côtes marocaines. /DR

Le forage sera réalisé par le Cajun Express, un appareil de forage semi-submersible de cinquième génération, a indiqué le communiqué, précisant que la durée des opérations est estimée à 60 jours.

“Ce genre de prospect n’a jamais été testé auparavant au Maroc” et “ce puits est le premier forage de la série de puits d’exploration planifiée”, a annoncé l’ONHYM, ajoutant qu’une fois le forage du puits FD 1 terminé, l’appareil de forage sera transféré à Cap Juby pour le forage d’un autre puits d’exploration.

Par ailleurs, CAIRN, à travers sa filiale Capricorn, a acquis 20% de part d’intérêt dans les permis d’exploration pétrolière dits CAP Boujdour Offshore sis au large des côtes des provinces du sud.

Suite aux efforts intenses de promotion de l’ONHYM et à l’arrivée de nombreuses sociétés pétrolières internationales, les travaux d’exploration ont connu un accroissement ces dernières années.

L’année 2013 connaît ainsi une augmentation des forages. En effet, 11 puits seront forés avant la fin de l’année, alors que les opérations de forage ont déjà démarré dans trois autres puits. L’Office précise qu’il s’agit de celui de Foum Draâ au large d’Agadir, dans le Gharb et incessamment sur Sidi Mokhtar dans le bassin d’Essaouira.

Exploration pétrolière : premier forage offshore pour Cairn Energy

Mohamed Amine Hafidi – lematin.ma – agadirnet.com

actualite_05265489809feaCairn Energy entamera les opérations de forage de son premier puits offshore au Maroc avant le premier trimestre 2014. C’est ce qu’il a annoncé le 17 octobre. Estimés à environ 60 millions de dollars, les travaux de forage concerneront le bloc Foum Draa, à 150 km au sud-ouest d’Agadir. La profondeur du puits est estimée à quelque 5 500 mètres sous mer et les travaux dureront 60 jours.
Il s’agira du premier forage dans cette zone, où le groupe pétrolier anglais détient 50% du permis d’exploration, aux côtés de San Leon Energy (14,17%), Serica Energy (8,33%), Longreach Oil & Gas (2,5%) et l’ONHYM (25%).
Quel potentiel présente ce site ? Avec ce premier forage à fort impact, Cairn Energy cible 4 milliards de barils d’or noir. Non loin de Foum Draa, un autre puits offshore serait en projet sur un site détenu en partie par Cairn et Genel Energy. Ce site représenterait l’équivalent de 1 milliard de barils. Après le Maroc, Cairn entamera le forage de plusieurs puits sur la côte atlantique notamment au Sénégal, en Mauritanie, en Irlande et au Groenland. Le groupe basé à Édimbourg et qui revendique plus de 20 découvertes pétrolières a les moyens de ses ambitions. Fin septembre 2013, il disposait de 1,4 milliard de dollars en liquidités.
L’annonce de Cairn Energy et le récent investissement de British Petroleum (BP) au Maroc (Cf.www.lematin.ma) viennent confirmer les intérêts grandissants des majors du secteur pour le potentiel marocain. «Dans les 12 à 18 mois à venir, 10 forages pourraient être initiés au Maroc. Ces forages représentent entre 500 millions et 1 milliard de dollars d’investissements. Un regain d’intérêt particulier, surtout lorsqu’on sait que seulement 9 forages ont été effectués au Maroc depuis 1990», a déclaré Damon Neaves, DG de Pura Vida Energy, à Reuters. Le responsable confie à l’agence de presse qu’un forage est à l’étude par Pura Vida sur le bloc offshore Mazagan, près d’Essaouira.
«Les appétits des explorateurs pétroliers dans la région de l’Afrique du Nord subissent un changement important ces dernières années. L’Algérie et la Libye ne connaissent plus un intérêt grandissant. Par contre, le Maroc, un pays qui présente une certaine stabilité politique, commence à attirer nombre d’explorateurs», déclare pour sa part, à la même agence, Geoff Porter, fondateur du cabinet North Africa Risk Consulting. D’ailleurs, le cabinet de consulting Cross-Border Information a révélé tout récemment que plusieurs compagnies pétrolières fuient des pays comme l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et la Syrie et choisissent de s’implanter au Maroc, rapporte Reuters. Au moins 7 compagnies, dont 5 américaines, ont déjà plié bagage de ces pays ces 18 derniers mois, selon la même source. Parmi ces entreprises, l’agence de presse cite Gulfsands Petrolium et Chevron qui figurent parmi les 31 entreprises d’exploration présentes au Maroc.

Publié 21 octobre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Economie, Industrie

Accords pétroliers : Kosmos Energy cède ses parts à British Petroleum au Maroc

MAP – aufaitmaroc.com

L’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) a annoncé, mardi, la cession des parts d’intérêts de son partenaire, la société Kosmos Energy, à la société pétrolière British Petroleum (BP).

L'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) a annoncé mardi que la société Kosmos Energy a finalisé avec succès la cession de parts d'intérêt dans les accords pétroliers Essaouira Offshore, Foum Assaka Offshore et Tarhazoute Offshore à la société pétrolière British Petroleum (BP). /DR

L’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) a annoncé mardi que la société Kosmos Energy a finalisé avec succès la cession de parts d’intérêt dans les accords pétroliers Essaouira Offshore, Foum Assaka Offshore et Tarhazoute Offshore à la société pétrolière British Petroleum (BP). /DR

“La société Kosmos Energy a finalisé avec succès la cession de parts d’intérêt dans les accords pétroliers Essaouira Offshore, Foum Assaka Offshore et Tarhazoute Offshore à la société pétrolière British Petroleum (BP)”, indique l’ONHYM dans un communiqué.

Au terme de ces transactions, Kosmos (opérateur) détient 30% des parts d’intérêts à Essaouira, 29,925% à Foum Assaka et 30% à Taghazoute.

Pour sa part, BP détient respectivement, dans ces sites, 45%, 26,325% et 45%, alors que l’ONHYM détient 25% dans chacun des sites, une part prévue normalement par le Code des hydrocarbures, précise le communiqué. Et d’ajouter que Pathfinder possède 18,750% du site de Foum Assaka.

Les blocs Essaouira, Taghazoute et Foum Assaka se situent à une profondeur d’eau de 3.000 mètres et couvrent ensemble une superficie de 25.000 km². Le bloc Taghazoute, pour lequel un accord pétrolier a été signé entre ONHYM et Kosmos, le 10 octobre 2013, permettra une exploration intégrée sur une partie importante du bassin d’Agadir, l’un des derniers bassins inexplorés au large des côtes atlantiques, dans la mesure où il se situe à proximité des blocs Essaouira et Foum Assaka.

La cession à BP “constitue une étape importante du partenariat ONHYM-Kosmos, qui prévoit de commencer les opérations de forage au cours du premier semestre 2014 et ce, dans la mesure où la société BP est classée troisième société pétrolière au niveau mondial et dispose, ainsi, de capacités techniques et financières permettant de mener à bien ce programme d’exploration prévu sur le bassin d’Agadir”, souligne l’ONHYM.

La cession de parts d’intérêt est une pratique courante dans l’industrie pétrolière pour partager le risque, rappelle la même source.

Publié 15 octobre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Economie, Industrie, Région

Matériaux de construction Ciments du Maroc lance le système i.nova à Agadir

Abdelfattah Aberbri – lematin.ma

Italcementi Group a récemment donné à Agadir le coup d’envoi à l’échelle internationale de la campagne du système de marque i.nova. Au Maroc, plusieurs outils de communication ont été développés à l’occasion de ce lancement pour guider les clients et partenaires de Ciments du Maroc.

Le système i.nova se veut un axe stratégique important.

Le système i.nova se veut un axe stratégique important.

Mohamed Chaibi, président-directeur général de Ciments du Maroc a souligné, à l’occasion de la tenue d’une conférence de presse qu’a abritée le siège de la direction de la cimenterie d’Ait Baha, que «le nouveau système de marque i.nova, développé à l’échelle internationale, a permis au groupe Italcementi de s’adjuger la qualité de premier acteur cimentier potentiel, doté de l’habilité de guider l’acte d’achat. Et ce, grâce à une réorganisation d’une gamme de produits jouissant de clarté, d’ampleur internationale et de simplicité».
Cette nouvelle stratégie, a-t-on avancé, est primordialement fondée sur la recherche et sur l’innovation et permettra à Ciments du Maroc de générer des valeurs additionnelles et lui permettra, en corrélation, la proposition d’une offre proprement dite globalisée et la pérennisation dudit marché de proximité qui place le client au cœur de cette stratégie. Et ce, via la réorganisation complète de sa gamme de produits, pérennisant le nouveau concept de performance, la nouvelle approche soumettant le marché mondial à un système de produits qualifié de structuré, d’homogène et de cohérent et, également, via ladite nouvelle identité visuelle, dotant l’offre des produits du groupe d’une identification claire. Cette nouvelle segmentation de l’offre produits est fondamentalement basée sur le principe d’agrégation, permettant de regrouper tous les produits d’Italcementi Group et de ses filiales autour de «11 Familles de performance», en vue, bien sûr, d’accompagner, grâce à ladite offre globalisée précitée, la diversité des besoins des marchés du ciment, du béton, de chaux et de mortier.

L’ensemble de la gamme de produits développée par ce groupe innovateur dans le secteur des matériaux de construction est désormais disponible sur le marché avec un portefeuille axé sur la performance. Il ne s’agit plus d’une stratégie basée sur l’offre d’un seul produit, mais plutôt d’une stratégie lucidement axée sur l’offre de solutions susceptibles de combler toutes les demandes. En effet, la gamme de produits du groupe, grâce à la forte implication de grands opérateurs mondiaux en matière d’architecture contemporaine, cerne également des matériaux développés actuellement disponibles sur le marché.
Le système i.nova, permettra, donc, aux clients du groupe, à la fois, de distinguer et d’opérer le choix. Il leur permettra, à titre d’exemple, la procuration des produits à isolation phonique de «la Famille i. sound» ou les produits d’isolation thermique, relevant de «la Famille i.clime», ou encore, les produits en contact avec l’eau de «la Famille i.idro». Chaque «famille», incombe-t-il de le souligner, est distincte par la couleur et le graphisme qui lui sont associés, ce qui permet aux clients une reconnaissance visuelle rapide et facile du produit destiné à la vente.

Le système i.nova se veut donc un axe stratégique amplement important qui permettra à Italcementi Group l’optimisation de la valorisation de son offre cernant plus de 10 000 produits, répartis en «familles», dont 2500 sont, actuellement, mis en vente en Italie, à travers un réseau regroupant plus de 12 000 clients, comme il lui permettra de s’emparer davantage d’une grande marge du marché.
Ce système, a-t-on évoqué, sera adopté dans l’ensemble des filiales du groupe évoluant dans les différents coins du monde, dans les zones en situation économique difficile notamment.
Grâce, donc, à ses produits jouissant de spécificité et à ses prestations qualifiées d’innovantes, Italcementi se veut, aujourd’hui, un groupe générateur de solutions amplement pertinentes pour les projets de grande envergure.

Les Ciments du Maroc, filiale relevant du groupe est considéré comme étant le deuxième cimentier à l’échelle nationale et le premier en matière de béton, grâce à sa filiale Betomar. Le dispositif industriel du ciment regroupe trois usines, dont celui d’Ait Baha à Agadir, celui de Had Hrara à Safi et celui de M’zoudia à Marrakech, outre le centre de broyage de Laâyoune, et le centre d’ensachage de Jorf Lasfar. Quant à la filiale Betomar, elle dispose de quatre carrières de granulats et de vingt-six centrales à béton implantées dans les villes principales du Royaume. Le groupe emploie 996 salariés répartis sur les deux activités ciment et matériaux et contribue largement au développement de son contour, ce qui en fait, il faut le souligner, un opérateur citoyen.


Italcementi Group en bref
Avec une capacité de production annuelle de 65 millions de tonnes et 53 usines de ciment, compte tenu également des sociétés mises en équivalence, Italcementi Group est le cinquième producteur de ciment du monde. Avec les cimenteries, le réseau industriel d’Italcementi Group comprend 10 centres de broyage, 7 terminaux, 449 centrales à béton combinant l’expertise, le savoir-faire et les cultures de 22 pays répartis sur quatre continents. En 2012, le Groupe a enregistré des revenus consolidés de près de 4,5 milliards d’euros.

Italcementi, fondée en 1864, a obtenu le statut international important avec la prise de contrôle de Ciments français en 1992. 
Après une période de réorganisation et d’intégration qui aboutit à l’adoption d’une identité d’entreprise unique pour l’ensemble des filiales du Groupe, Italcementi, nouveau-né, a commencé à diversifier géographiquement à travers une série d’acquisitions dans les pays émergents tels que la Bulgarie, le Maroc, le Kazakhstan, la Thaïlande et l’Inde, ainsi que l’exploitation en Amérique du Nord. 
Dans le cadre du plan visant à renforcer sa présence dans la région méditerranéenne, en 2005, le Groupe a stimulé ses investissements en Égypte de devenir l’un des leaders du marché. En 2007, il a renforcé sa présence en Asie et au Moyen-Orient.

Publié 26 septembre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Construction, Industrie, Technique

L’ONEE (Office National de l’Eau et de l’Electricité) augmente sa capacité de stockage en fuel à Agadir

lesechos.ma

L’ONEE augmentera prochainement sa capacité de stockage en fuel pour développer ses installations de production à Agadir.

À la demande de l’Office, le bureau d’étude FKG Maroc, organisme agréé par l’État, a déjà réalisé une étude d’impact sur l’environnement du projet d’extension de la capacité de stockage en fuel de la centrale thermique d’Agadir, située dans la localité d’Anza.
Le projet prévoit la construction d’un nouveau réservoir d’une capacité de stockage égale à 3000 m3 de fuel brut. Ce projet s’étale sur une superficie égale à 900 m2 dans un site appartenant à l’ONEE, tandis que l’enveloppe dédiée au projet d’augmentation de la capacité de stockage en fuel serait égal à 15,5 MDH.

Publié 17 mai 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Industrie

Symphos 2013 : Les acteurs internationaux des phosphates réunis à Agadir

aufaitmaroc.com

Sous la houlette de l’Office chérifien des phosphates (OCP), le deuxième symposium international sur l’innovation et la technologie dans l’industrie des phosphates (Symphos 2013) a été ouvert mercredi (jusqu’au 10 mai) à Agadir. Il regroupe les grands acteurs internationaux du secteur.

Le Symphos 2013 se tient jusqu'au 10 mai à Agadir./MAP

Le Symphos 2013 se tient jusqu’au 10 mai à Agadir./MAP

Le coup d’envoi officiel du deuxième symposium international sur l’innovation et la technologie dans l’industrie des phosphates (Symphos 2013) a été donné, mercredi à Agadir, en présence de plusieurs participants venus de différents pays du monde.

Le programme de cette rencontre qui se tient sous le thème: “Promouvoir l’innovation et la technologie pour un développement durable”, est décliné sous forme de 9 cours techniques, 16 conférences plénières, 145 communications orales et 10 ateliers thématiques animés par des experts de différentes disciplines en lien avec l’industrie des phosphates.

Plus de 100 stands d’exposition et 3000 rendez-vous de travail et de rencontres sont aussi au programme de cet événement.

Symphos 2013 regroupe les plus grands acteurs internationaux du secteur des phosphates. Industriels, fabricants, fournisseurs d’équipements et chercheurs se réunissent pour partager leurs expériences, découvrir les innovations les plus récentes et envisager, collectivement, l’avenir de l’industrie phosphatière.

Cette deuxième édition, entamée lundi dernier, est marquée par la participation de conférenciers et d’experts de renom venus de plusieurs pays pour débattre des modalités de faire face à la hausse de la demande alimentaire mondiale, préserver les gisements phosphatiers, mettre en place une exploitation performante et durable intégrant sécurité et environnement.

L’OCP, un acteur incontournable

Le Groupe OCP (Office chérifien des phosphates), qui se tient derrière ce symposium, est un des leaders mondiaux sur le marché du phosphate et de ses produits dérivés et un acteur incontournable sur le marché international depuis 1920. Pour rappel, l’édition du Symphos 2011 (Marrakech) a été marquée par la présence de 800 participants de 40 pays de tous les continents.

59,3 milliards

L’OCP a réalisé un chiffre d’affaires de 59,3 milliards de dirhams en 2012, emploie directement plus de 23.000 collaborateurs et contribue de manière substantielle au développement de différentes régions du Maroc.

SOUSS-MASSA-DRAÂ : ACTIVITÉS MINIÈRES : DES RECETTES EN DEÇÀ DU POTENTIEL RÉGIONAL

par Malika Alami – leconomiste.com

  • A PEINE 3,8 MILLIONS DE DH COLLECTÉS EN 2012
  • UNE CELLULE MISE EN PLACE AU SEIN DE LA COLLECTIVITÉ POUR AMÉLIORER LA SITUATION
  • LES MOYENS DE CONTRÔLE LIMITÉS

 

L’activité minière est en pleine expansion dans le Souss-Massa-Draâ. En 2012, un nombre de 636 autorisations ont été signées, totalisant un montant d’investissement de l’ordre de 287,41 millions de DH

L’activité minière est en pleine expansion dans le Souss-Massa-Draâ. En 2012, un nombre de 636 autorisations ont été signées, totalisant un montant d’investissement de l’ordre de 287,41 millions de DH

Les élus et les institutionnels du Souss-Massa-Draâ veulent améliorer les recettes du conseil régional. Et ce, à travers une meilleure collecte des redevances des exploitants des gisements miniers dans la zone. L’activité minière a le vent en poupe dans la région de Souss-Massa-Draâ, mais les recettes qu’elle crée au profit du conseil régional ne sont pas à l’image du potentiel qu’elle recèle. Selon une source sûre, elles étaient de 3,8 millions de DH en 2012 contre 2,3 millions de DH en 2011, des chiffres en deçà des attentes et des richesses qu’offrent ces gisements au profit des exploitants. Le sujet était justement à l’ordre du jour de la session ordinaire du conseil régional du Souss-Massa-Draâ qui s’est tenu la semaine dernière à Agadir. Au sein de la collectivité, la question préoccupe les élus. Surtout que le rapport 2011 de la Cour des comptes régionale avait épinglé la collectivité pour absence de contrôle des déclarations déposées par les contribuables assujettis à la taxe sur les exploitations minières. Il avait été en effet souligné par les magistrats de la Cour des comptes que la régie régionale n’effectue pas de contrôle des déclarations prévu par l’article 149 de la loi 47-06 relative à la fiscalité des collectivités locales. «Elle se limite à la réception des déclarations et la liquidation du montant de la taxe sur la base des montants déclarés», indiquait le rapport. Deux ans après, la situation ne semble pas avoir vraiment changé. Et ce, malgré les recommandations de la Cour des comptes. Cette dernière avait préconisé, entre autres, de rappeler aux contribuables leur obligation légale de déposer une déclaration annuelle avant le premier avril de chaque année tel que le dispose le premier paragraphe de l’article 120 de la loi 47-06 relative à la fiscalité des collectivités locales: «Les exploitants miniers sont tenus de déposer une déclaration avant le premier avril de chaque année auprès du service d’assiette de la région…». La mise en place d’une cellule chargée du contrôle des déclarations déposées par les contribuables, en opérant des recoupements avec les déclarations faites auprès de l’administration fiscale de l’Etat, était aussi  recommandée par la Cour des comptes en 2011. C’est désormais chose faite puisque, selon une source bien informée, une cellule a été mise en place au sein du conseil régional précisément au niveau de la commission des finances de l’entité pour prendre en main ce dossier. Aujourd’hui, la première démarche à boucler, c’est la base de données des exploitants. En effet, un recensement exhaustif des contribuables assujettis à la taxe sur les exploitations minières est fait tout comme avait préconisé la Cour des comptes. L’objectif de tout ce processus vise bien sûr à améliorer les recettes générées par les taxations minières. Le suivi de l’activité continuera à  buter cependant sur des moyens de contrôle limités. Il est important sur ce plan que les sociétés disposant d’autorisations minières fassent acte de citoyenneté en produisant des déclarations réelles conformes à leur activité. C’est pour les sensibiliser dans ce sens qu’une réunion s’est tenue avec les agents des sociétés exploitantes. Pour la région, la démarche est d’intérêt, l’activité minière étant en pleine expansion dans le Souss-Massa-Draâ. En 2012, 636 autorisations ont été signées, totalisant un montant d’investissement de l’ordre de 287,41 millions de DH. C’est dire les perspectives de développement du secteur et par là l’impact évolutif que cela pourrait avoir sur les recettes générées par les redevances minières. A condition cependant qu’il y ait plus de transparence dans le domaine.

Investissement
Parmi les grands investissements dans le secteur des mines dans la région, le lancement d’un projet d’exploitation de gisements à travers la production du concentré de cuivre d’Oumejrane est indéniablement un événement d’envergure en 2012 dans le Souss-Massa-Draâ. Ce projet structurant, initié par la Compagnie minière d’Oumejrane SA, filiale du groupe Managem, au niveau de la province de Tinghir dans la commune rurale de Hssya, consiste en la réalisation d’installations liées à l’exploitation de cinq mines souterraines, d’une usine de traitement, des infrastructures industrielles liées à l’usine (unité de concassage, broyage, filtration…), en plus d’infrastructures offrant un centre de vie. Doté d’un investissement de près de 415 millions de dirhams, ce projet permettra de créer à terme plus de 480 postes d’emploi. Une opportunité qui calmera sûrement les remous sociaux de plus en plus fréquents en raison du désoeuvrement des jeunes.

Publié 31 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Emploi, Industrie

Conseil de la région Souss Massa Drâa : Le tourisme brigue la vedette

par Saoudi El Amalki – soussannonces.net

56d002ccfc33edd931c6c738c4efc944Sur fond de protestation énergique des représentants des salariés au conseil régional Souss Massa Drâa, s’est tenu, hier mercredi au siège de la Wilaya d’Agadir, la session ordinaire de cette instance de la région, consacrée essentiellement au projet du compte administratif.
Dans les communications respectives du Wali et du président de la région, il était surtout question de mettre l’accent sur les réalisations entreprises, mais également les contraintes et les insuffisances des neuf préfectures et provinces relevant de la région Souss Massa Drâa. Si nombre d’interventions lors de cette rencontre ont loué des efforts déployés, notamment dans les volets sociaux et les projets structurants, au niveau des accès, des infrastructures de base, dans les patelins les plus reculés, on enregistra également l’insistance des membres des syndicats (UMT, FDT, CDT) sur la problématique du secteur de tourisme. Il s’agit, selon eux, de la fermeture des unités hôtelières, le licenciement des travailleurs, la répression du droit syndical, l’exclusion et l’appauvrissement des familles dont les employés ont été mis à la porte… Dans ce sens, les intervenants ont rappelé le rôle primordial que joue la région au plan de l’industrie touristique, de par les sites naturels et les accompagnements infrastructurels, à Agadir, Ouarzazate, Tiznit, Zagora, Sidi Ifni, Taroudant… Il est donc injuste, ripostent les responsables syndicaux, de mettre en péril les salariés dans ces hôtels. Certes, la crise mondiale a eu un impact négatif sur le tourisme dans la région, mais il va sans dire que la détérioration de la vie des ouvriers remerciés, à tort et à travers, occasionne un climat de tension dans les différentes zones. Il est à signaler que, après leur intervention, les représentants de la CDT se sont retirés de la réunion en protestation contre cette situation chaotique que travers la région dans ce domaine qui constitue un fondement névralgique de l’économie régionale et nationale. D’autres communications ont soulevé nombre de problématiques, particulièrement l’exploitation des carrières qui connait un dysfonctionnement déplorable, en matière de la nature des exploitants et du sort des revenus, la dévalorisation des sites naturels de grande notoriété, en particulier les Gorges de Toudrha et de Dadès à Tinghir, l’état désastreux et piteux de la double voie reliant Agadir et Tiznit qui provoque chaque jour des accidents meurtriers à cause du manque de signalisation, l’enclavement des zones du sud-est de la région qui nécessite la construction d’un pont sur l’oued Targa, la concrétisation du tunnel Tichka, la pénurie d’infrastructures de santé dans nombre de localités, en particulier à Sidi Ifni, Tinghir… et l’insuffisance des aires de loisirs, de culture, de verdure…

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