Archives de la catégorie ‘Littérature

Café Littéraire au Sofitel Thalassa Sea & Spa avec Nelson Monfort

Hier soir, Nelson Monfort présentait son ouvrage « Sport, Mes Héros et Légendes »

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Pour cette présentation, il était interviewé (c’est le monde à l’envers, l’Arroseur arrosé !) par Daniel Karbovnik

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Il est longuement intervenu pour répondre aux questions qui lui étaient posées d’abord par Daniel Karbovnik, puis par l’assistance, sur son parcours, sa carrière de commentateur sportif et sur les valeurs qu’il apprécie et qui font qu’un sportif est un héros à ses yeux et qui se résument par les 4 « H » : Humour, Honneur, Humilité, Humanité.

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Il s’est ensuite prêté avec beaucoup de gentillesse à la séance de dédicaces :

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Pour présenter rapidement son ouvrage, voici la préface tirée du livre :

Avant-propos


Autant le dire tout de suite : ce livre n’est ni exhaustif – comment pourrait-il l’être ?- ni objectif. Il s’agit d’un ouvrage passion, d’un ouvrage coup de cœur autour de souvenirs s’égrenant au fil des pages…

Certaines des images que vous y trouverez remontent à près de cent ans ; d’autres à des étés olympiques et mondiaux enchantés plus récents, notamment pour le sport français.

Même s’il est vrai, je vous l’avoue, qu’en « légendant » ces magnifiques photos, je me suis rendu compte que la part de rêve (non vécue) l’emportait sur les événements que j’ai eu la chance de connaître et même de commenter…

Nous avons tous dans notre coeur, dans notre mémoire, certains flashs directement associés à nos vies. Nous savons aussi que les souvenirs anciens – parfois très anciens ! – reviennent plus vite que ceux de la semaine dernière, ou même d’hier.

En effet, cet album fait la part belle à celles et ceux… d’avant. D’avant le « tout-image », d’avant la télévision pour tout dire. D’une époque où, jeunes adolescents, nous jouions avec des figurines représentant les coureurs du Tour de France. Période à jamais révolue, mais synonyme d’un bonheur intime, rien que d’y penser.

Et puis, parce que c’est ainsi et que c’était sans doute leur destin, il y a tous ceux qui ne sont plus. Partis bien avant l’heure pour certains, ou de manière naturelle pour d’autres. Ce livre voudrait leur rendre hommage. De là-haut, ils doivent certainement réussir leurs plus beaux virages ou franchir les bouées les plus éloignées.

Pardon à tous ceux qui pourraient se sentir « oubliés ». Cet ouvrage n’est pas une encyclopédie. Il pourrait facilement avoir un « petit frère » illustrant tout autant d’exploits. Il fallait simplement faire des choix autour des fameux quatre « H »: Humour, Honneur, Humilité, Humanité. C’est le point commun des héros (tiens, un cinquième H !) que vous retrouverez dans ce livre. Ils vous ouvrent leur cœur. Bienvenue…

Photos M. Terrier

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Publié 3 mai 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Littérature, Sport

La Cigogne Volubile 2015

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Le printemps des livres jeunesse au Maroc

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Dédiée aux jeunes lecteurs de 4 à 12 ans, La Cigogne volubile a pour objectif cette année de sensibiliser le jeune public aux questions d’écocitoyenneté et de biodiversité. Parce que la littérature jeunesse aide les plus jeunes à grandir et à construire leur regard sur le monde, parce qu’elle enchante leur univers et pose des questions sérieuses, petits et grands sont conviés à ouvrir grand leurs yeux et leurs oreilles et à participer aux nombreuses activités.

HALIMA HAMDANE est née au Maroc où elle fait des études de lettres et enseigne le français au collège puis au lycée. En 1986, elle s’installe en France. Sa rencontre avec le conteur Henri Gougaud va la réconcilier à la fois avec le conte et sa langue maternelle. Elle raconte en arabe et en français, puise dans la littérature orale marocaine la majorité des histoires qu’elle partage.

BRUNO PILORGET. Après les Beaux-Arts de Lorient, il se lance en auto-didacte dans l’illustration. Il débute chez Gallimard en 1981, illustre plus d’une centaine de romans, contes et albums chez différents éditeurs, des incontournables comme Le vieil homme et la mer ou l’Odyssée, albums pour tout-petits ou encore ouvrages de science-fiction. Il met les mots en image en utilisant des tons très colorés.

RUDY MARTEL. Après des études de gestion du patrimoine culturel, il change de carrière pour devenir journaliste à la radio. Son expérience radiophonique dure quatre ans et il rejoint ensuite Benjamins Médias. Fondée en 1987 par des professionnels de la culture, cette maison d’édition crée et diffuse des livres sonores pour enfants.

SOPHIE RUHAUD. Vit du côté de Guérande où elle est professeur de français, chroniqueuse de bouquins avec le site “Callioprofs” et écrivain. Elle est l’auteure de plusieurs romans comme La Saveur des figues, 14-14 ou encore Fortune Cookies, Féelure et Le Manoirenfolie. Elle est co-directrice du Guide des éditeurs de l’imaginaire, à destination des jeunes auteurs. Silène écrit également sous les noms de Silène Edgar et de George Silène.

Du jeudi 14 au samedi 16 mai à l’Institut français
Entrée libre

Publié 25 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature

La foire aux livres – Ouvrages à petits prix

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Pour la troisième année consécutive, la médiathèque de l’Institut français d’Agadir organise sa “Foire aux livres” le samedi 9 mai de 10h à 17h30.

La médiathèque vous offre ainsi la possibilité d’acquérir à petits prix les ouvrages qui ont fait l’objet du “désherbage” annuel ! Vous pourrez dénicher toutes sortes d’ouvrages sur l’économie, les sciences sociales, la bande dessinée, le roman, les essais…

Pour faire de bonnes affaires, il faut venir tôt et farfouiller sans répit. Surtout, n’oubliez pas de venir avec vos sacs et cartons pour pouvoir tout remporter chez vous !

Samedi 9 mai de 10h à 17h30 à l’Institut français d’Agadir

Publié 25 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature

Rencontre littéraire avec Soumaya Naamane Guessous, organisée par International Inner Wheel Club Agadir Titrit, le mercredi 22 avril 18H00 à la chambre de commerce.

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Publié 18 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature, Rencontres

« Une vie à deux retours » d’Abdallah Gougane

Quelle journée faste hier !

En plus de ce que je vous ai fait voir, j’ai eu le grand plaisir de recevoir d’Abdallah Gougane un des tout-premiers exemplaires de son roman-souvenir « Une Vie à Deux Retours » sur le séisme de 1960, qu’il a eu la gentillesse de dédicacer pour moi.

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Merci encore Abdallah !

Publié 19 mars 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature, Souvenir

Leïla Slimani appelle à sortir des schémas préconçus

medias24.com

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La journaliste et écrivain Leïla Slimani a livré sa vision de l’écriture et son lien avec l’identité au cours d’une rencontre organisée à Agadir le 21 février par le Connect Institute, fondé par Taha Balafrej.

La jeune auteur du roman Dans le jardin de l’ogre a en effet invité l’auditoire à « sortir des schémas préconçus ». La jeune femme interroge ainsi la question récurrente de l’identité, des  racines et l’ambivalence des perceptions : Comment sommes-nous perçus en Europe ? Comment le sommes-nous ici sous le prisme de la tradition et de la religion ?

Leila Slimani signale qu’il est désormais temps de questionner nos envies, nos ambitions propres afin d’aller de l’avant. L’auteur appelle ainsi dans cet extrait « à répondre aux injonctions que l’on s’impose » et non aux pressions des sociétés, de cesser « de creuser pour atteindre ses racines » pour regarder vers l’avenir.

 

Publié 24 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Culture, Littérature

Agadir, la ville impassible, un livre à offrir à vos proches

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Publié 21 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature

Interview de Hassan Wahbi, auteur du texte du Livre « Agadir, la ville impassible »

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J’ai eu le privilège de pouvoir interviewer Hassan Wahbi, il y a quelques jours  et je vous livre ci-dessous le fruit de cette entrevue.

Hassan Wahbi est un universitaire très érudit qui a de nombreuses cordes à son arc : universitaire, poète, écrivain… avec de nombreuses publications parmi lesquelles :
LA BEAUTÉ DE L’ABSENT (Entretiens avec Abdelkebir Khatibi),
LA PART DE LUMIÈRE,
CORPS DE L’AUTRE,
ABDELKÉBIR KHATIBI (La fable de l’aimance),
ICI…

 

Je lui ai posé quelques questions concernant son parcours et son approche pour la rédaction du texte qu’il a fait pour le livre « Agadir la ville impassible » qui est paru le 15 janvier.

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M. T. (Blog d’Agadir) : Monsieur Hassan Wahbi, je vous remercie de me donner le plaisir de parler avec vous de ce livre « Agadir la ville impassible » qui vient d’être publié et que vous avez « illustré » par votre plume.
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Tout d’abord, parlez-nous un peu de vous, qui êtes-vous ? Quel a été votre parcours ?

Hassan Wahbi : C’est un parcours traditionnel : au départ, une formation universitaire en littérature francophone avec, bien entendu, des liens avec les sciences humaines et sociales.
J’enseigne depuis 1986 à la Faculté d’Agadir. Les matières que j’ai abordées étaient un peu diverses, un peu plurielles avec, à la fois, les genres littéraires, l’histoire des idées, l’esthétique, l’anthropologie culturelle, la question de l’interculturel qui m’importe un peu plus aujourd’hui et ceci a été fait à partir d’un travail académique que j’ai fait en deux parties :
–  une thèse de 3ème cycle
–  un doctorat d’état sur un écrivain marocain, Abdelkebir Khatibi qui faisait partie des écrivains un peu difficiles mais qui représentait une belle et forte facette du Maroc intellectuel : il a abordé de grands thèmes : l’identité, la différence, la sociologie marocaine, la langue et la peinture. Il faisait partie des plus grands critiques d’art.

En travaillant sur lui, j’ai travaillé aussi sur moi, c’est une façon d’avancer avec les écrivains et avec lui en particulier et il y a eu une sensibilité particulière, non pas au discours académique et universitaire qui est , en lui même, plus ou moins un « pont aux ânes » dans le sens où tout le monde parle un peu de façon identique, mais plutôt, en essayant de protéger la littérature contre un type de discours, c’est à dire  de rester dans la littérature, de protéger le lecteur qu’on est, car en effet, tout passe et ce qui est important, c’est l’état de la littérature elle-même et, à ce sujet, je me souviens de cette boutade de Jean Rostand, le biologiste qui a consacré toute sa vie à l’étude des grenouilles : à un moment donné, un journaliste lui dit : « vous êtes connu maintenant, vous avez travaillé sur les grenouilles et dès lors, vous avez acquis votre éternité » Rostand lui répondit : « mon pauvre homme, le biologiste passe, la grenouille reste ! » De la même manière, les critiques, les professeurs passent, la littérature reste.

C’est important que la littérature accompagne toujours notre façon de vivre à partir de cette idée de rapport très étroit, très existentiel et même peut-être salutaire avec la littérature : ça m’a poussé à travailler et aller vers la diversité des formes, la peinture et la photographie.

Tout cela, ce ne sont pas des exercices de style mais c’est une façon d’être dans l’épreuve des formes, du beau, et petit à petit, cela donne une sorte de renforcement de l’aspect le plus personnel de ce qui concerne la poésie.
La poésie est la chose qu’on écrit dès le départ parce que c’est l’expression la plus adéquate par rapport au lyrisme, à l’expression de soi.
J’ai attendu longtemps avant de publier, pour des questions de scepticisme, de doutes… Il a fallu attendre la rencontre avec Abdellatif  Laâbi…

Mais ce qui est important, ce n’est pas de faire de la poésie pour la poésie, c’est par elle qu’on avance au cœur des choses… Et même si Tahar Ben Jelloun dit que la poésie va sauver le monde, je pense que personne ne va sauver le monde, je ne crois pas à cette prophétie, ce côté oraculaire du poète mais je crois plutôt que seule, la lucidité peut sauver le monde, mais la lucidité est rare, comme le dit René Char, « la lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil » : il faut être blessé pour pouvoir être un peu modeste dans ce monde et ne pas faire comme ce qui se passe en ce moment et depuis quelque temps dans le monde.

M.T. : Vous êtes originaire de la ville d’Agadir ?

H. W. : Je suis originaire d’Inezgane, un berbère d’Inezgane et dans le livre, je parle un peu de cette dualité Agadir – Inezgane.
J’ai eu mon bac à Inezgane, je ne suis pas passé par une francophonie élitiste, mais par une francophonie « personnelle », puis passage à Rabat pour la licence et la thèse à Paris, mais dans un cheminement totalement littéraire.

M. T. : Pour en revenir au livre « Agadir, la ville impassible » qui vient de sortir le 15 janvier, vous avez été contacté par Azigzao pour faire ce texte sur Agadir, comment avez-vous approché cette écriture ?

H. W. : Avant de répondre, il y a quelque chose qui est potentiellement présent dans mon travail, c’est dans le cadre de la réflexion sur les lieux : je suis une sorte de « topophile » et, en littérature, peinture ou dans les arts visuels, il y a toujours cet attachement aux lieux.

Quand Azigzao, Touria plus exactement, m’a parlé de ce livre, j’ai eu un double sentiment :
–  d’un côté, je me suis dit que c’était une continuité par rapport à ce qui m’intéressait
–  mais en même temps, j’ai paniqué parce que je ne savais pas comment faire ce livre.

Pour faire ce livre, il fallait réfléchir. Avec Touria, c’est le « harcèlement positif » et elle m’a poussé à y réfléchir. J’ai ensuite dit oui parce que c’était l’épreuve qui m’intéressait et non le livre en lui-même. Cette épreuve c’était comment parler de la ville.

Au départ, j’étais dans un état d’aveuglement, je me suis dit qu’il fallait avancer et, en travaillant, les choses se font et se construisent d’elles-mêmes.
J’étais en France, en résidence d’écrivains, en septembre dernier et j’ai lu beaucoup de livres dans les bibliothèques : ce livre était pour moi une école de formation, il m’a fallu lire des urbanistes, des architectes, tout ce qui a été écrit sur Agadir et j’ai découvert des textes magnifiques, en dehors, bien sûr, de quelques textes nostalgiques mais ce n’était pas ce qui m’intéressait, c’était plutôt la performance, comment on a reconstruit cette ville à partir de principes de créativité et d’inventivité, ce que beaucoup ne savent pas.

Le livre était donc un gageure, c’était difficile mais c’était une école de formation et d’écriture parce qu’Agadir ne se donne pas.
Autant certaines villes patrimoniales s’imposent d’elles-mêmes, par leur histoire…et encore, on a tout dit de Marrakech, de Fès, que peut-on dire de plus ? Il faut être génial, comme Hassan Jouad qui a fait un très beau livre avec sa femme Elzbieta sur Marrakech (Marrakech : Culture populaire de la médina), un livre qui sort un peu des sentiers battus, sur la culture, la ville, la vie retirée des derbs, ses ruelles… écrit dans un style magnifique.

Mais Agadir n’est pas une ville patrimoniale. Tout le monde dit que c’est une ville qui n’a pas d’âme, elle est en désamour, elle est méconnue et n’est pas comprise.

Alors, je trouve que c’est trop facile, c’est la raison pour laquelle j’ai, à un moment utilisé l’image de « ville fatale, ville courtoise » : c’est comme les femmes fatales : on subit tout de suite le charme, on est enfermé sous la chape de la séduction.

Agadir n’est pas une « ville fatale », c’est une ville qui demande un accompagnement « un art courtois qui l’accompagne » pendant des années pour la sentir et, à un moment donné, ça marche !

C’est une ville qui nous pousse à y bien vivre, à la voir, à la sentir, à y avoir des rituels et c’est ce qui manque un peu. Par exemple, les gens ne savent pas que descendre sur la plage le matin quand il y a marée basse et faire une demi-heure de marche sur le sable procure un sentiment extraordinaire.

Faire ce livre était une aventure : on s’est lancé et petit à petit, les choses se sont faites.
En me relisant, je me suis dit : comment est-on arrivé à ça ? C’est un signe : quand on ne reconnaît plus son écriture, c’est que le livre nous quitte…

C’était donc au départ, beaucoup de doutes, beaucoup de difficultés, mais il y avait quand même derrière, une passion, l’envie de le faire et parce que beaucoup de ce que je lis sur Agadir m’ennuie : c’est soit de la sous-culture, soit très historique, noyé dans beaucoup d’archives, soit ciblé sur le séisme.
Mais il faut parler de la ville en tant que telle et je crois qu’il y a encore beaucoup de choses à dire que je ne peux pas dire moi parce que ce j’ai donné, je l’ai donné… Mais d’autres peuvent peut-être, à partir de ce livre ou à partir d’autres, voir un peu plus la vie des quartiers, l’émotion des uns et des autres et même « l’enfer des villes », l’urbanisme qui est souvent de la modernité malheureuse dans le sens où tout le monde ne se sent pas bien dans les villes où il y a la violence, les écarts, les injustices…

En marchant dans la ville, j’ai trouvé qu’on ne s’en occupe pas suffisamment : il y a de grands projets, il y a de très bonnes intentions de la part des responsables mais le travail simple, l’entretien ne sont pas à la hauteur, il suffit de voir la qualité des jardins avec des tas de poubelles…

Ce qui fait qu’une ville est aimable, c’est que là, je m’y sens bien, que j’y trouve des choses simples, comme des squares bien entretenus, des jeux pour les enfants : ce qui m’intéresse principalement, c’est la qualité de vie, c’est pourquoi je cite un anthropologue que j’aime beaucoup : Pierre Sansot qui a fait des choses magnifiques sur les jardins de France, sur la ville. Il a fait un très bon livre intitulé « La Poétique de la Ville » qui résulte d’un pari insensé : qu’un homme puisse, à lui seul, s’emparer de la ville et nous en restituer toutes les facettes, tous les secrets.

On parle de « poétique de la ville », mais il faut aller vers une « poétique des lieux », c’est à dire, comment les lieux nous interpellent, nous permettent de vivre et comment nous les voyons : il y a des moments où la lumière à Agadir est incroyable, mais il faut savoir la regarder… Un autre exemple : au mois de septembre, il y a un type d’oiseaux migrateurs qui partent vers Tildi et y restent un mois, un mois et demi avant de repartir, mais il faut les voir…
Il faut être attentif aux lieux et être exigeant aussi, c’est à dire savoir regarder, savoir aimer ce que l’on voit, ce qui n’est pas évident : nous sommes, en général dans un rapport avec les choses plus facilement négatif que positif. On a le droit de critiquer mais il faut aussi de l’attachement : les premières personnes qu’on critique régulièrement sont, en général, les personnes qui nous sont proches.

Khatibi dit à propos du Maroc: « j’aime le Maroc d’un amour critique » c’est à dire qu’avec la proximité, il faut dire ce que l’on pense et c’est l’un des objectifs de ce livre : dire comment Agadir souffre de beaucoup de choses, de discontinuités, de fragmentation, mais dire aussi comment la voir autrement, et comment pouvoir révéler l’appréciable de cette ville.

M. T. : comment avez-vous organisé votre parcours et vos visites ?

H. W. : Ce qui m’a étonné dans la progression de l’écriture, c’est qu’au départ, je n’avais pas besoin d’aller voir les choses : je les connaissais : pendant des années, j’ai circulé et sillonné la ville.

En travaillant, tout est remonté à la surface, tout seul, comme une sorte de vérité interne à la ville qu’il fallait être là pour recevoir : les cris… les personnages… qui méritent une sorte d’approche sociologique urbaine.

Au départ, il y a eu une approche méthodologique rigoureuse : j’ai fait une « table des matières », il y a eu ensuite, bien sûr, des changements : des titres ont disparu, d’autres sont venus s’ajouter pour créer une discipline.

Sur le passé de la ville, je n’ai pas voulu m’appesantir : cela a déjà été fait.

Les choses étaient claires au départ le reste est venu petit à petit et s’est installé parce que c’était le résultat du parcours lui-même.

Concernant les photos du livre, j’ai rencontré dans la Somme un artiste photographe, Michel Monteaux, j’ai discuté avec lui, l’ai proposé à Azigzao et il est venu pour travailler. Il y a donc, à la fois, le hasard et la nécessité, la volonté et la contingence pour faire le livre, et les éléments viennent au fur et à mesure.

Il y a aussi, bien sûr, le photographe Saïd Aoubraim que nous avons intégré pour qu’il donne un regard personnel, mais, comme il l’a dit lui-même, il a eu beaucoup de difficultés à photographier la ville. Toutes les villes sont difficiles à photographier si on veut s’éloigner des stéréotypes visuels, mais là, la difficulté venait aussi du fait que Agadir est une ville particulière : elle est pleine de vie par instants et, c’est étrange, il y a des moments où il n’y a personne dans certains quartiers, même sur de grandes avenues comme Hassan II, on a l’impression qu’il y a une sorte d’intelligence silencieuse.

Le livre s’est donc fait, au départ avec une approche peu précise et petit à petit, les choses se sont organisées, mais il y avait au départ, deux choses fondamentales :

– comment être positif avec Agadir et avoir une certaine connivence
– le désir de faire un livre qui permette de parler d’Agadir avec un peu d’exhaustivité d’y voir les différences.

Mais il est très difficile de décrire une ville et il me vient une anecdote : c’est comme lorsque Flaubert apprenait à écrire à Maupassant : il le mettait devant un arbre et lui disait : « décris-le moi ». C’est extrêmement dur et c’est pareil pour un écrivain ou un observateur que vous mettez devant une ville en lui disant « parlez-moi de cette ville ».
C’est très difficile, il y a le langage, il y a les mots à choisir et un gros travail à réaliser avec un côté studieux qui disparaît ensuite dans le livre qu’il faut rédiger avec une subjectivité rigoureuse et non avec une rigueur sèche et vide.

 

Publié 5 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Interview, Littérature

Un écrivain fait parler Agadir

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

Les Editions Azigzao viennent de publier leur premier livre «Agadir, la ville impassible». Un livre de prestige signé de la plume de l’écrivain et professeur universitaire Hassan Wahbi, qui s’est investi dans une nouvelle perspective bibliographique de la ville

Les Editions Azigzao viennent de publier leur premier livre «Agadir, la ville impassible». Un livre de prestige signé de la plume de l’écrivain et professeur universitaire Hassan Wahbi, qui s’est investi dans une nouvelle perspective bibliographique de la ville

  • Pour la 1ère fois un livre de prestige sur la ville
  • Agadir, la ville impassible, Une production des éditions «Azigzao»

Les livres sur Agadir ne courent pas les librairies. Le vide est quasi-total. A part quelques timides publications où la cité est noyée dans les clichés et où l’axe de référence reste le séisme qui a secoué la cité en 1960 et la reconstruction qui s’en est suivie, il n’y a pas de livre dédié. Contrairement à d’autres villes telles Marrakech, Fès ou encore Taroudant.
C’est dans ce contexte que les Editions Azigzao viennent de publier leur premier livre «Agadir, la ville impassible». Un livre de prestige signé de la plume de l’écrivain et professeur universitaire Hassan Wahbi, qui s’est investi dans une nouvelle perspective bibliographique de la ville. Et dont les mots expriment un sens de l’observation, une analyse aigue et un style de vie pluriel. «Il est essentiel de concevoir Agadir comme une double ville, d’un côté selon l’effacement du passé, par la rupture provoquée par le cataclysme ; et de l’autre selon le renouvellement de son urbanité, par la volonté politique de la refondation», explique Wahbi. De fait, ce livre de prestige est un regard de l’intérieur, mais aussi de l’extérieur sur la passion compliquée que suscite la ville chez ceux qui la vivent et ceux qui la découvrent. Cette publication qui vient combler un vide démystifie une destination incomprise, aborde sa complexité, sa profondeur insoupçonnée. Elle dépeint aussi ses cœurs multiples, ses édifices massifs et imperturbables.

. «Cette aventure explique la décision audacieuse de faire voir autrement la ville, d’en parler hors les lieux communs, dans une vision dialectique qui la montre dans sa complexité. Et aussi sa mémoire, sa différence, ses manques, ses attraits, sa fragmentation, son évolution, sa qualité de vie, ses nuances… ajoute l’éditrice Touria Ouchehad Boulbaroud. Et le produit final est notable aussi bien du point de vue contenu que forme, illustrations…. Dans ce livre, la ville prise à bras le corps avec estime et valeur, est portée par le phrasé de l’auteur Hassan Wahbi. Les photographies réalisées par Michel Monteaux et Said Oubraim y contribuent aussi. Ces professionnels ont rendu possible un regard neuf sur la cité tout en capturant des moments de vie et aussi les lieux incontournables de la ville.
Pour rappel, les nouvelles Editions Azigzao, récemment créées ont pour projet de mettre à jour une série de livres sur la région, certains de ses aspects, potentialités et, pourquoi pas, opportunités d’investissement. «Agadir la ville impassible» est en vente à la librairie Al Mouggar ou sur commande à 700 DH. Il a été édité en 2000 exemplaires.

Publié 3 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature, Patrimoine

AGADIR, LA VILLE IMPASSIBLE, MAGNIFIQUE LIVRE DE HASSAN WAHBI

par Nathalie Perton  – agadir.madeinmedina.com/

LA PART DE MYSTERE, REGARDS D’ESTHETES A Agadir, du fait du séisme et de sa reconstruction – et donc de ce que d’aucuns ont interprété comme une ville jeune, dépouillée de son histoire- de nombreux intellectuels, artistes, voyageurs exigeants, ne donnent qu’un regard compatissant ; un peu hautain ; comme on le ferait sur une femme à la belle plastique mais qu’on suppose un peu creuse. Dans ces pages on retrouve du mystère de notre ville que nous avons toujours défendu.

Photo Isabelle de Balathier

Photo Isabelle de Balathier

Impassible… 

Je me demandais en rédigeant cet article pourquoi le choix de cet adjectif ; impassible… Imperturbable ? Stoïque ? Placide ? Je recherchais alors une définition précise… Qui ne laisse pas voir son émotion, ses sentiments, qui montre un calme imperturbable… J’avais omis que se cachait dans le caractère impassible toute l’étendue de ce qui n’était pas montré, la pudeur, l’émotion qu’on peut supposer sourdre… Et c’est ce que nous propose cet ouvrage découvrir ce qu’Agadir ne laisse pas à voir, ne pose pas sous notre regard.

Une autre perspective bibliographique de la ville

Il va sans dire que nous ne condamnons pas les auteurs qui se sont attachés à faire parler de notre ville, bien au contraire souvent nous les avons mis à l’honneur eux qui se sont employés à faire découvrir le Souss et ses habitants ; l’histoire de la région, eux qui ont photographié la ville ou l’ont peinte pour nous offrir de beaux livres d’art. Mais effectivement force est de constater que souvent ses dernières années les publications tournaient autour de la thématique  de la reconstruction… Si l’histoire est fondamentale, la littérature sur Agadir avait besoin d’un nouveau souffle. Ce livre la lui donne. Il s’agit pour « Agadir, la Ville Impassible » d’une entreprise intellectuelle et artistique très ambitieuse ; un livre aux frontières du livre documentaire, du livre de poésie et du livre d’Art. Pluridisciplinaire et porté par des hommes de talent, le texte s’appuie sur un trésor pictural : les images de Michel Monteaux et Saïd Aoubraim (ce dernier médaillé d’or de «Al Thani Award for Photography», au Qatar en 2008) et nous font découvrir milles aspects méconnus, la part de mystère de cette ville en kaléidoscope. « Michel Monteaux, offre un regard neuf et affectueux sur les couleurs discrètes mais bien présentes de la ville, sur ses habitants affairés loin des lieux de villégiature. »

Soulever l’étoffe

Si les images offrent un nouveau regard ; la puissance du livre on la doit à Hassan Wahbi, l’écrivain et professeur émérite de l’Université Ibn Zohr, celui- là même qui nous a proposé ses entretiens avec Abdelkébir Khatibi dans : « la beauté de l’Absent », qui déjà nous livrait de sa dimension poétique et esthétique dans « La part de lumière. » (tous deux édités par l’Harmattan). Ainsi il fait sourdre la beauté d’Agadir. Ce n’est pas rien rendre la splendeur d’une ville, c’est un peu comme peindre une femme avec pudeur, cacher sa nudité pour ne pas que sa beauté  apparaisse de façon violente et impudique. Soulever l’étoffe. Hassan Wahabi soulève juste l’étoffe, par endroits. Sa dimension poétique lui a permis de faire jaillir les mystères, les beautés cachées d’Agadir.

Chapeau bas !

C’est à Azigzao – précédemment engagé pendant 10 ans dans l’édition du magazine « Agadir Première» – que l’on doit ce magnifique et unique ouvrage. Nous félicitons cette démarche et engageons nos lecteurs à se procurer d’urgence ce petit trésor, indispensable dorénavant.

Publié 29 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature

Tahar Ben Jelloun : où est la poésie qui sauvera le monde ?

lepoint.fr

Tahar Ben Jelloun

Tahar Ben Jelloun

Quelques grammes de poésie dans ce monde de malheurs et de violence. Tahar Ben Jelloun vous conseille la lecture d’un recueil du poète marocain Hassan Wahbi.

Ils ont tué aussi la poésie, elle qui se faisait de plus en plus discrète mais qui n’avait jamais quitté les plumes de Cabu et de Wolinski en particulier. Bien avant cette journée tragique, elle a été tellement maltraitée, négligée, marginalisée aussi bien par les éditeurs que par les médias qu’elle s’éloigne de nous sous nos yeux hébétés. Oui, la poésie n’a plus droit de cité dans la cité. Je ne parle pas que de la poésie écrite, je pense aussi à la poésie en tant qu’attitude, en tant que vision rebelle et vigilante, en tant que levier des consciences, en tant que chant, danse, fantaisie, féérie.

Certes, des poètes écrivent en silence et parfois trouvent un petit éditeur forcément militant pour imprimer leurs vers. La poésie a même un printemps et des prix, un marché et quelques lieux de repli. C’est dire combien son sort a été scellé depuis quelques décennies. Tout le monde en convient : l’époque n’est plus à la poésie. Il faut dire que c’est durant les années de résistance que de grands poètes ont donné le meilleur d’eux-mêmes en France. Le tragique est fertile en écriture. Pourtant, aujourd’hui, il existe plusieurs drames éparpillés dans le monde. La souffrance est vive. La solitude pèse. La barbarie est en verve. On tue les innocents, on les égorge, on viole les petites filles, on détruit des cultures, on bombarde des trésors de la civilisation universelle… Et la poésie est devenue silence, absence, à moins qu’on n’ait plus l’oreille assez fine pour l’entendre.

Pourtant, c’est la poésie qui sauvera le monde. J’en suis mille fois persuadé. Revenons aux poètes, les anciens et les contemporains, lisons-les, relisons-les, méditons leur musique, leur chant, leur colère. Il est temps de quitter le cercle vicieux de la malveillance nourrie de plus en plus par le racisme et la haine programmée qui nous préparent des lendemains encore plus cruels que ce que nous venons de vivre. Bref, la poésie est menacée, elle s’exile, se retire devant tant de bruits malsains, devant l’injure, la diarrhée où le verbe est pauvre, limité, nauséabond.

Une écriture rare

C’est le moment de signaler la parution de Éloge de l’imperfection*, un recueil du poète marocain qui écrit en français Hassan Wahbi. Il vit à Agadir et enseigne à la faculté des lettres « l’histoire des idées et des questions interculturelles et d’esthétique ». C’est un homme discret, travailleur, attaché à sa ville, qu’il ne quitte qu’une à deux fois par an. Le reste du temps, il lit et écrit. Mais son écriture est rare. Il ne cesse de revenir sur le texte et le travaille comme un artisan. Ses vers sont brefs, précis, sans fioriture. On dirait qu’ils sont juste murmurés dans l’oreille d’un mendiant ou d’un mourant.

La poésie de Hassan Wahbi tient de la lucidité qui ne négocie rien : « On n’entend que le bruit / que fait l’habitude de vivre » dans l’évidence du jour, dans la clarté de ce « désir imparfait » qui rôde autour de la vie. Dépouillé à l’extrême, il rêve de ne plus être encombré, malmené, interpellé par ce qui tient lieu de réussite. Il est à la recherche de cette part maudite du tapage que fait l’imposture pour enfin trouver une petite place dans « la géographie intime du silence ». Il le dit autrement : « S’absenter de soi-même / se reposer de sa propre maison / de sa propre peau, un peu, / quitter sa parole… / mais pour aller où ».

Conscient que ses vers l’isoleront un peu plus, il avance lentement et cultive cette parcimonie de l’écriture qui a horreur des excédents. Sa poésie est dans la logique du vivant et ancrée dans quelques blessures : « Je ne vis de poésie / en elle peu de sillage. / Elle tombe sur soi et nous pense / quand tout le monde est parti. / Il faut attendre longtemps / pour qu’elle revienne par le partage / Ou par le silence. »

* Éditions Al Manar

Publié 27 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature

Agadir, la ville impassible

livremoi.ma

Livremoi.ma est une librairie et un espace culturel (Librairie Livremoi) ainsi qu’une librairie sur Internet (www.livremoi.ma).

Librairie Livremoi :

6 rue Kaouakibi, Gauthier, Casablanca.
Tél: 05 22 27 17 05 et 05 22 27 17 21

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Agadir, la ville impassible » est un regard de l’intérieur, mais aussi de l’extérieur sur la passion compliquée que suscite la ville chez ceux qui la vivent et ceux qui la découvrent.
« Agadir, la ville impassible » démystifie une destination incomprise, aborde sa complexité, sa profondeur insoupçonnée, dépeint ses coeurs multiples, ses édifices massifs et imperturbables… Impassible, est-elle qualifiée… Car elle ne se donne pas au premier regard…Sous la plume de l’Écrivain Hassan Wahbi, les mots expriment une âme troublante, un style de vie pluriel…
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700,00 MAD
ISBN / EAN agadir_ville_ impassible
Editeur azigzao
Auteur Hassan Wahbi
Date de publication 15 janv. 2015

Publié 27 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Découverte, Littérature

« Agadir, la ville impassible » est disponible en librairie !

Agadir Azigzao

L’ouvrage est disponible

– à la librairie Al Moggar dès maintenant
Imm. « P » Avenue du Prince Moulay Abdallah, Agadir
Horaires d’ouverture : 09:00 – 12:30, 15:00 – 19:30

directement chez Azigzao à partir de lundi 12 janvier au matin
Av. Hassan II, Imm. Maison de l’Avocat N°620 – 6ème étage. Agadir
Ouverture aux heures de bureau.
mail : azigzao@menara.ma
Tél. : 0
5 28 82 16 72

 

 Prix public : 700 dirhams.

Publié 8 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature

Quand Agadir inspire la littérature

par Jihane Bougrine – leseco.ma

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L’article de Jihane Bougrine complet :

«Agadir, la ville impassible» est un bel hommage à la capitale du sud par les éditions Azigzao sous la plume de l’écrivain et professeur universitaire, Hassan Wahbi, qui prend tout son sens avec les images de Michel Monteaux et Saïd Aoubraim.
Un ouvrage sur une ville qui inspire, telle a été la volonté de l’écrivain et professeur universitaire, Hassan Wahbi, qui prête sa plume et la met au service d’Agadir. Ce dernier a su sublimer ses mots par les images de deux photographes de talent : Michel Monteaux et Saïd Aoubraim. Loin des clichés et des habituels focus touristiques, «Agadir, la ville impassible» n’est ni un guide, ni une saga historique. C’est un regard de l’intérieur, mais aussi de l’extérieur sur la passion compliquée que suscite la ville chez ceux qui la vivent et ceux qui la découvrent. «Après plus de dix ans d’engagement volontaire dans la promotion d’Agadir, notamment dans l’édition de presse gratuite régionale, Azigzao Communication s’est laissée porter par sa sensibilité et la ferveur de son équipe pour concrétiser un projet qui lui tenait à cœur depuis longtemps, l’édition d’un livre impliqué et sincère sur la ville d’Agadir», confie un responsable de la maison d’éditions. C’est ainsi que le Marseille marocain fait rêver tant par sa lumière que pas ses mystères. «Impassible, est-elle qualifiée…Car elle ne se donne pas au premier regard…Dans son évolution cyclique comme dans ses murs, Agadir ne ressemble à aucune autre ville du Maroc», ajoute l’auteur, Hassan Wahbi. «Ce livre lève une part de mystère…pour ceux qui pressentent un secret sous ce voile monochrome que la ville étend comme pour se protéger des curieux», continue la même source qui explique que l’ouvrage «Agadir, la ville impassible» démystifie une destination incomprise et en mal d’amour, aborde sa complexité, sa profondeur insoupçonnée, dépeint ses cœurs multiples qui battent au gré de ses artères, de son bord de mer…ses édifices massifs et imperturbables qui charrient le temps car dressés là, presque contre la volonté de tous. À son parcours académique et à son exercice de l’enseignement de la langue et de la littérature françaises, Hassan Wahbi a également uni son phrasé et son sens aigu de l’analyse dans la publication de plusieurs ouvrages de critique littéraire en hommage au romancier Abdelkébir Khatibi, dont le dernier «A. Khatibi, l’esprit de la lettre», coédition Marsam/Université Ibn Zohr en 2014.

L’écrivain est aussi à l’origine d’un nombre de réflexions poétiques dont «Le Corps de l’autre», chez L’Harmattan en 2013, «Éloge de l’imperfection», chez Al Manar en 2012.  Quant à Michel Monteaux, il offre un regard neuf et affectueux sur les couleurs discrètes mais bien présentes de la ville, sur ses habitants affairés loin des lieux de villégiature. Initialement assistant réalisateur pour le cinéma en France, Michel Monteaux s’est s’installé à Los Angeles dans les années quatre-vingts en tant que photographe professionnel, avant d’ouvrir, huit ans plus tard, un studio à Santa Fé, au Nouveau-Mexique. De retour en France au milieu des années 90, il a mis son expérience des portraits et reportages au service de la presse et des grandes entreprises. Sensible aux paysages multidimensionnels, il a participé à de nombreuses expositions et illustré un ouvrage, nommé «Vertiges», avec des photographies saisissantes… c’est avec ce regard nouveau et des yeux qui ont beaucoup voyagé qu’il dépeint la ville joyeuse. Un contraste qui donne bien puisque le deuxième photographe connaît bien Agadir. Membre fondateur de l’Association marocaine d’art photographique en 1988, Said Aoubraim a, tout au long de son parcours, animé plusieurs journées d’étude sur l’image dans les institutions universitaires d’Agadir. En 2010, il a été gratifié du Wissam Al Madina, médaille de la culture de la ville d’Agadir et a été médaillé d’or de «Al Thani Award for Photography», au Qatar en 2008. Avec son appareil photo, il a sillonné le grand Sud marocain, le Haut-Atlas, l’Anti-Atlas et les dunes, avant d’entamer des voyages à la découverte des paysages du continent asiatique et du continent africain. Said Aoubraim a aussi publié «Igoudars : Patrimoine du Sud» en 2000, «Tafraout, éléments d’un site» en 2003 et «Ajgal, patrimoine amazigh» en 2008. Pour ce livre «Agadir, la ville impassible», le photographe a capturé des moments de vie, mais aussi des monuments parmi les plus incontournables de la ville. À eux trois, ils font de ce beau livre «Agadir, ville impassible», un événement incontournable, à ne pas rater…

Publié 7 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature, Urbanisme

La Lettre d’Information de la Médiathèque Michel Vieuchange – Institut Français d’Agadir – janvier 2015

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Publié 6 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Cinéma, Culture, Littérature

PARUTION : HOMMAGE À AGADIR, LA VILLE IMPASSIBLE

Par Ouardigh Rahmouna (Twitter) – le360.ma

Les Éditions Azigzao sortent leur premier livre, «Agadir, la Ville Impassible». Une belle évocation de la ville paisible, poétique et éclairante à travers le phrasé troublant de l’écrivain et professeur émérite Hassan Wahbi, dont le sens aigu de l’analyse a été mis au service de nombre d’ouvrages.

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Après plus de dix ans d’engagement dans l’édition du magazine «Agadir Première» pour la promotion d’Agadir, Azigzao a concrétisé un projet qui lui tenait à cœur depuis longtemps, l’édition d’un livre en hommage à la ville d’Agadir. L’ouvrage se veut plus un documentaire démystifiant qu’un livre d’art, et c’est ce qui fait son originalité. Le livre ne se contente pas de vues touristiques. Ce n’est pas une succession de cartes postales. Bien au contraire, le lecteur découvre une dimension plus intimiste de la ville. Au fil des pages, les paysages déploient la beauté de sommets enneigés et montagnes arides, d’artères tortueuses, du bord de mer, des flanc des falaises abruptes … Ce sont vers ces subtilités paysagères que nous emmène Hassan Wahbi avec tout son talent de narrateur, tandis que Michel Monteaux et Saïd Aoubraim nous fait découvrir picturalement chaque aspect méconnu de cette ville kaléidoscopique, ouvrant les portes de la culture et des modes de vie de ceux qui peuplent les environs lovés au creux des lieux de villégiature. Chaque maison, imprégnée de vives palettes de couleurs et d’une luminosité particulière, nous transporte vers cette région qui charme tant.

Publié 2 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature, Patrimoine

Une soirée exceptionnelle avec Tahar Ben Jelloun au Sofitel Agadir Thalassa Sea & Spa

Daniel Karbovnik avait mis hier soir une belle salle du Sofitel Agadir Thalassa Sea & Spa pour une nouvelle escale littéraire à l’occasion de la sortie du dernier livre de Tahar Ben Jelloun « Mes Contes de Perrault ».

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La salle du Sofitel était comble pour cette rencontre littéraire avec Tahar Ben Jelloun

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Cette escale littéraire était animée par Catherine Enjolet qui est écrivain, romancière et essayiste, professeur de lettres et universitaire. Ambassadrice de la Cause des Enfants, c’est elle qui a lancé la notion d’ « Adoption Affective »

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Après avoir répondu aux questions de Catherine Enjolet et présenté son nouveau livre, Tahar Ben Jelloun nous a fait le plaisir de nous lire quelques passages de son ouvrage :

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Tahar Ben Jelloun a répondu aux questions qui lui étaient posées par l’auditoire et s’est ensuite prêté avec beaucoup de gentillesse à la dédicace de son ouvrage.

Quelques autres photos de cette soirée exceptionnelle :

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Merci à Daniel Karbovnik et au Sofitel de nous permettre de profiter de telles soirées culturelles un peu trop rares à Agadir.

Publié 13 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Culture, Littérature, Rencontres

Escale littéraire avec Tahar Ben Jelloun ce soir samedi 13/12 au Sofitel Thalassa Sea & Spa à 18 H 30

Escales Littéraires Tahar Ben Jelloun.

Publié 13 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature

CONFERENCE : Le roman amazigh traduit en français (Tawargit d’Imik – Le rêve et un peu plus) à l’Institut français d’Agadir le 29 octobre à 19h30

 

CONFERENCE

Le roman amazigh traduit en français :

le cas de Tawargit d’imik (rêve et un peu plus)

 

Mercredi 29 octobre à 19h30

Institut français d’Agadir

 

L’IFA fait honneur à la littérature amazighe traduite en français

Un youyou dans la mosquée est le titre – d’apparence provocateur mais combien révélateur- qu’a choisi Lahcen Nachef au récit en amazighe qu’il a traduit en français. Le texte original est l’œuvre de M. Mohamed Akounad qui, lui, avait donné comme titre à son récit Tawarguit d imik (Le rêve et un peu plus).

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Résumé du livre

« Le rêve et un peu plus » retrace l’histoire d’un lettré engagé par les habitants amazighophones d’un village marocain. Soucieux de bien remplir les fonctions religieuses d’un lettré villageois, Si Brahim Tacenyart décide de prêcher dans la langue de la population. Ayant transgressé la norme imposée, il est confronté à la fois aux réticences de ses collègues et aux réactions violentes des autorités. Ce roman de Mohammed Akunad expose, au-delà du paysage romanesque, la complexité du marché hiérarchisé des langues au Maroc et en Afrique du nord en général. Il nous révèle aussi le talent de romancier de cet observateur attentif de la société et de ses dysfonctionnements. En partant de la position cléricale de son personnage principal, Mohammed Akunad tente de comprendre comment la hiérarchisation des positions linguistiques participe, par imposition ou par exclusion, à maîtriser le champ social. Mohammed Akunad est né en 1950 à Ihahan,

 

Il s’agit, probablement, du premier « roman » écrit en amazighe et par conséquent aussi de la première traduction en français de ce genre.

 

La table ronde se propose de favoriser la rencontre avec l’auteur et le traducteur. Elle sera animée par :

Mohamed AKOUNAD, auteur de la version amazighe ;

Lahcen NACHEF, auteur de la traduction en français ;

Mohamed SGUENFEL, professeur chercheur à l’université Ibn Zhor.

 

Des lectures d’extraits sont prévues dans les deux langues. La rencontre se clôturera par une cérémonie de signature du roman Un youyou dans une mosquée.

 

Pour plus d’informations, suivez-nous sur les réseaux sociaux :

 

Facebook: Institut français d’Agadir / https://www.facebook.com/institutfrancaisagadir

Publié 28 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Conférence, Culture, Littérature

Culture : Près de 5.000 lecteurs réunis à la Place Al Amal à Agadir

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L’objectif de ce rassemblement culturel exceptionnel étant de rendre au livre sa place dans la société d’aujourd’hui en tant que flambeau du savoir, du développement et d’ouverture sur le monde. Ph : terriermichel.wordpress.com

L’objectif de ce rassemblement culturel exceptionnel était de rendre au livre sa place dans la société d’aujourd’hui en tant que flambeau du savoir, du développement et d’ouverture sur le monde. Ph : terriermichel.wordpress.com

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Le rassemblement de lecture sous forme du mot «Iqraa», a réuni des lecteurs de diverses provinces et préfectures de la région. Le message porté par cette initiative culturelle est de sensibiliser les jeunes et moins jeunes sur la lecture.

Près de 5000 personnes, tous âges confondus, se sont réunis, samedi à la Place Al Amal à Agadir, dans un imposant rassemblement de lecteurs formant le mot «Iqra’e» (Lis), que les organisateurs ambitionnent d’inscrire dans le livre Guinness des records.

Ce rassemblement, qui a duré près de trois heures, a réuni des lecteurs de diverses provinces et préfectures de la région (Ouarzazate, Taroudant, Inezgane Aït-Memlloul, Tiznit et Agadir Ida Outanane), ainsi que des participants de différentes villes du Royaume comme Marrakech, Casablanca, Taza, Tanger et Tétouan, a déclaré à la MAP, Aicha Bekkar, secrétaire générale de l’Initiative nationale la lecture pour tous.

Aicha Bekkar, également présidente de la section Agadir de cette association, a affirmé que l’objectif de ce rassemblement consiste essentiellement à sensibiliser au rôle central de la lecture et à opérer une réconciliation avec le livre, émettant l’espoir de voir cette initiative contribuer à l’ancrage d’un vœu : «Ensemble pour un Maroc des lecteurs».

De son côté, le président de l’Université Ibn Zohr Omar Halli a mis l’accent sur l’importance de cette initiative qui a fait sortir l’acte de lecture à la Place Al Amal (Espoir) pour lui permettre de s’approprier le domaine public au lieu de confiner l’action culturelle au sein d’associations renfermées sur elles-mêmes, surtout que l’adhésion à cet acte ne nécessite pas grand-chose, sinon des efforts en matière d’organisation et de logistique.

Il a assuré que l’Université, de par les missions qui sont les siennes en terme d’accompagnement de tout ce qui peut servir la science, la culture et le savoir, ne peut qu’apporter son soutien permanent à ce genre d’initiatives portées par des jeunes et qui du reste gagnent spontanément l’adhésion des gens, car libérées de toute pesanteur officielle.

Cette initiative est organisée en collaboration avec l’Université Ibn Zohr, le soutien des autorités locales, la Commune urbaine d’Agadir et la municipalité de Dcheira, et l’appui de près d’une quarantaine d’associations de la société civile.

Publié 26 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Culture, Evènements, Littérature

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