Archives de la catégorie ‘Météo

Espagne et Maroc : canicule précoce record

actualite.meteoconsult.fr – 15/05/2015

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Un épisode caniculaire a concerné le Maroc et l’Espagne depuis dimanche passé. Les températures atteignent par endroit 46°C dans le centre du Maroc, et 41°C en Andalousie (Espagne).

Cet épisode caniculaire très précoce a concerné l’Espagne et le Maroc . Il est lié à la remontée d’une masse d’air très chaude d’origine saharienne continentale en altitude, du Sahel au bassin méditerranéen. Le vent du Sud très sec, en passant au-dessus des différents massifs montagneux qui composent le Maroc et l’Espagne, accentue la hausse du mercure. Au Maroc, ce vent du sud s’appelle le « chergui » : le mot arabe signifie « venant de l’est, de l’orient ». Ce vent passe au-dessus de l’Atlas et redescend complètement asséché et torride sur les plaines. C’est une des formes du sirocco.

Nombreux records de chaleur précoces

Au Maroc, les températures oscillent entre 38 et 42°C dans le centre et le sud-est du pays, et entre 35 et 42°C dans le nord et sur les côtes atlantiques du royaume chérifien depuis dimanche. Entre Marrakech, Rabat et Agadir, on mesure plus de 42°C. Des records de chaleurs ont d’ores et déjà été battus pour un mois de mai.
Cette vague de chaleur est remontée jusqu’en Espagne. Ainsi, hier, la température a atteint les 41°C (à l’ombre) à Séville et à Cordoue. D’une manière plus générale, c’est tout le sud de l’Espagne qui est confronté à cette canicule, avec 40°C à Grenade et 37°C à Madrid,  Saragosse, 38°C à Madrid et 37°C à Valladolid. Seule la côte atlantique échappe à cette fournaise, grâce à la brise de mer.
Cette vague de chaleur a concerné temporairement le sud de la France hier, avec des pointes à 34°C à Saint-Etienne et 33°C à Clermont-Ferrand.

Liste de records de chaleur (pour un mois de mai) établis hier en Espagne

Lanzarote (Canaries) : 42,7°C
Valence : 41,8°C
Cordoue : 41,1°C
Séville : 40,8°C
Murcie : 40,7°C
Grenade : 39,5°C
Madrid : 36,5°C

Baisse générale des températures vendredi

Jeudi, la chaleur a régressé vers la façade méditerranéenne de l’Espagne avec 40°C dans les régions de Valence et de Murcie, avant une baisse vendredi qui concernera également le Maroc, grâce à la levée du vent d’ouest.

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Publié 16 mai 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Environnement, Météo

Les marées à Agadir pour le mois de mai

Marées Mai

Publié 30 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Météo

Heures des marées à Agadir pour Mars 2015

Les beaux jours reviennent, on va pouvoir bientôt profiter de la plage : voici les heures des marées :

Marées Mars

Publié 23 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Météo

Souss : Le secteur agricole à la peine

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • Les professionnels demandent un prix préférentiel pour le gasoil
  • Importants dégâts suite aux inondations et pas d’assurance risques pour les opérateurs

Même pas encore remis des dégâts des dernières intempéries, les agriculteurs continuent d’affronter des périls plus sournois, nichés dans la cherté du prix du gasoil et le renchérissement de plusieurs autres charges dont notamment celles de l’électricité, des engrais, et de la main-d’œuvre

Sale temps pour l’agriculture dans le Souss dont les problèmes ont été débattus lors de la 3e session ordinaire du Conseil de la chambre d’agriculture de la région, la semaine dernière. Il est vrai que bon nombre d’actions ont été réalisées dans le cadre du Plan Maroc Vert (PMV) dans l’optique d’une agriculture plus moderne et aussi solidaire. Le nombre de superficies dédiées à l’agriculture a augmenté depuis quelques années de même que les quantités produites dans pratiquement toutes les chaînes de production agricole. « Pour ce qui est des agrumes, les objectifs du PMV pour 2020 sont actuellement réalisés », a souligné Ali Kayouh, président de la Chambre d’agriculture d’Agadir. « Et ce, à travers le renouvellement des plants et l’agrandissement des superficies plantées d’agrumes notamment avec le projet de El Guerdane », a-t-il ajouté. Toutefois, en dépit de ces avancées, l’agriculture continue à souffrir du coût élevé de l’eau d’irrigation en raison de la hausse des prix du gasoil et de l’électricité. Pour décongestionner la situation, les opérateurs proposent la mise en place de tarifs préférentiels à l’instar de ce qui se fait dans le secteur de la pêche. Les agriculteurs soulignent au passage que leurs charges sont aussi plombées par la cherté d’autres intrants comme les engrais, médicaments et main-d’oeuvre. La conjoncture économique n’est pas non plus clémente à leur égard, et a conduit à une baisse historique de 0,70 DH/kilo au niveau de la vente des produits de la récolte. Et pour couronner le tout, l’absence de coordination entre les exportateurs et l’augmentation de structures de commercialisation apporte également son lot de problème. Parmi les solutions proposées par les professionnels pour assurer la pérennité du secteur, la mise en place de stations d’emballage supplémentaires car les 37 existantes ne peuvent répondre, à elles seules, à la demande actuelle. La recherche d’autres marchés pour l’exportation notamment en Afrique, en plus de la consolidation des relations avec les marchés européen et américain fait également partie des débouchés à explorer.
Les professionnels ne manquent pas de rappeler la hausse des droits d’entrée décrétée par l’Union européenne sur les agrumes et primeurs marocaines. « Une décision univoque et pas légale », selon Kayouh. Elle menace l’agriculture dans son ensemble et les exportateurs qui risquent de faire faillite. Une éclaircie tout de même en raison du boycott des produits européens par la Russie. Cela permet aux exportateurs marocains de redresser la barre et éviter le licenciement de milliers de personnes travaillant dans le secteur agricole. Enfin, la tenue de la 3e session ordinaire de la Chambre d’agriculture de la région SMD est de zoomer sur l’impact des dernières inondations dans le Souss. Il est vrai que la réserve cumulée d’eau dans la région a atteint 960 mm3. Ce qui devrait assurer les besoins en eau potable et d’irrigation pour trois ans. Toutefois, les dégâts matériels enregistrés dans le secteur agricole sont importants. Fermes inondées, serres détruites, cultures endommagées.

. Et le problème, c’est que les agriculteurs ne bénéficient pas d’assurance sur les risques liés aux inondations.

Publié 5 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Environnement, Météo

100.000 élèves sans école au Maroc à cause des inondations

h24info.ma

Les dernières intempéries qui ont frappé le Maroc ont affecté 1.856 établissements scolaires dans 63 délégations régionales de l’éducation nationale.

Les cours ont été suspendus dans 622 établissements scolaires dans les régions de Souss­-Massa-­Draa et de Guelmim ­Es ­Smara depuis le mois de novembre.
La raison de cet arrêt n’est autre que les dernières inondations qu’ont connues ces régions. C’est du moins ce qu’a indiqué, mardi à Rabat, le ministre de l’Education nationale et de la formation professionnelle, Rachid Belmokhtar, notant que cette mesure préventive concerne environ 100.000 élèves dans les provinces du Sud.
Les dégâts provoqués par les dernières précipitations et les inondations qu’ont connues ces régions, ont touché 1.856 établissements scolaires dans 63 délégations régionales de l’éducation nationale, 1.172 écoles primaires centrales, 503 annexes, 181 établissements secondaires.
En réponse à une question du groupe Istiqlal à la Chambre des représentants le ministre a souligné que son département a coordonné avec les autorités locales et les élus pour permettre aux élèves de poursuivre leurs études dans les meilleures conditions, réquisitionnant notamment de manière provisoire à des espaces publics et privés.
Le ministère a récemment rendu publique une note dans laquelle il mentionne les mesures préventives nécessaires pour protéger les enfants.

Publié 17 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Météo, Scolarité

Inondations : Le rapport accusateur d’une ONG

par Amine Belghazi – media24.com

Sidi Ifni

L’Association marocaine de protection des deniers publics évoque un détournement des aides humanitaires aux zones sinistrées et appelle à une réforme de la gouvernance.

La section Sud de l’association marocaine pour la protection des deniers publics vient de publier un rapport accusateur, en trois parties, sur les dégâts occasionnés par les récentes intempéries, le détournement des aides humanitaires et la mise en œuvre du programme d’urgence dans la ville de Guelmim.

Les récentes inondations ont mis à nu la fragilité des infrastructures dans le Sud du royaume, et ont peut-être révélé, au passage, certaines pratiques contraires à la bonne gouvernance. Du moins, à en croire cette association.

Un bilan des inondations plus lourd que le bilan officiel

Le ministère de l’intérieur a fait état de 150 maisons détruites dans les régions de Sidi Ifni et de Guelmim. Pour sa part, l’association en répertorie 1.400, sans compter le fait que sur les 200.000 familles de la région, 40.000 selon elle subissent désormais des coupures régulières d’électricité.

Le président de la section sud de l’association s’indigne devant l’état déplorable des infrastructures dans le sud du royaume.

Contacté par nos soins, Driss Moubarik est accusateur: «le pont de Sidi Ifni qui date des années 1940 a résisté au intempéries, au moment où des ponts datant d’à peine 6 mois, se sont effondrés» et appelle à «l’ouverture urgente d’une enquête pour déterminer les responsables de ces manquements et de la dilapidation des deniers publics. »

D’autres conséquences liées à la catastrophe concernent l’accès aux services de base. En effet, toutes les écoles des régions sinistrées ont dû fermer, ajouté à cela la difficulté, voire l’impossibilité, d’accéder aux centres de soins pour les personnes malades ou blessées ou les femmes enceintes.

L’association a également noté l’arrêt de l’approvisionnement en produits de première nécessité dans les régions touchées, ainsi que l’impossibilité d’accéder à l’électricité, à l’eau potable  ou à une couverture du réseau téléphonique. Les dégâts économiques sont, selon rapport, très importants, sans donner davantage de précisions sur leur ampleur.

Des aides humanitaires détournées ?

L’élan de solidarité a permis d’acheminer des aides parmi lesquelles on compte des produits alimentaires, des vêtements et couvertures, un soutien médical, des relogements temporaires ou encore des dons en argent aux familles démunies.

L’association affirme que si les aides récoltées à l’initiative des associations et des collectifs de soutien sont bien arrivées aux populations nécessiteuses, ce n’est pas le cas des aides octroyées par l’Etat. «La plupart des voies terrestres étaient bloquées, et le seul moyen d’acheminer les aides vers les régions touchées était de les rapatrier à partir du port de Sidi Ifni. C’est à partir de cet endroit que les autorités locales ont vendu les denrées alimentaires aux commerçants à 2 dirhams le kilo, en vue d’être revendues à 3 dirhams,» accuse Driss Moubarik.
Si c’est vrai, c’est honteux ! (Note M.T.)

Notons que les autorités ont diffusé des vidéos et des images montrant le largage de vivres et d’aides diverses par hélicoptères. Les FAR comme la gendarmerie ont mobilisé leurs moyens pour cela.

L’association estime que la répartition des aides s’est faite de manière inéquitable. Le rapport avance que la liste des régions devant bénéficier d’une aide a été élaborée sur la base des articles parus dans la presse nationale. D’autres régions qui se trouvaient dans un état de détresse plus avancé, et qui n’ont pas eu la possibilité de faire connaître leur réalité, n’ont pas (ou peu) bénéficié des aides, selon la même source.

Des programmes d’urgence sont lancés en dépit de l’absence de la gouvernance

La délégation ministérielle qui s’est déplacée quelques jours après la catastrophe a alloué une première enveloppe de 700 millions de DH à la restauration des infrastructures détruites. L’annonce a été faite par le Wali de la région de Guelmim, déclarée zone sinistrée. Pourtant, «il n’y a, à ce stade, aucun programme concret sur les chantiers prioritaires à restaurer» affirme le président de l’association pour la protection des deniers publics. «La liste des projets prioritaires est actuellement en train d’être établie» poursuit-il.

Contactés par Médias 24, ce dimanche 14 décembre, des responsables du ministère de l’Equipement et des Transports affirment travailler jour et nuit à la finalisation du plan d’urgence.

Une autre enveloppe dotée de 2,3 milliards de dirhams, prélevée sur le budget de l’Etat, dans lesquels ont participé plusieurs ministères dont celui de l’Equipement et le ministère de l’Intérieur, sera orientée vers la mise en place de projets à court et moyen termes dans la région de Guelmim, selon le président de l’association.

Il s’agit concrètement de projets visant la planification urbaine, les constructions de barrages, la construction d’un centre hospitalier régional et d’un centre universitaire à Guelmim, ainsi que le développement de l’infrastructure agricole dans la région.

Driss Moubarik conclut que, pour que les prochains programmes soient efficaces, il faut nécessairement améliorer la gouvernance. Et cela commence selon lui,  par l’identification des personnes responsables de l’échec des récents projets d’infrastructures dans la région.

Publié 15 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Environnement, Météo

Intempéries dans le Grand Agadir Sauvetage de plus d’une centaine de personnes

MAP – lematin.ma

Des crues soudaines ont frappé le sud, à Aït Melloul dans la région d’Agadir. Plus d’une centaine de personnes ont été mise en sécurité au niveau la région, grâce à des interventions diverses menées lors des dernières précipitations rageuses. Ph : AFP

Plus d’une centaine de personnes (11 à Agadir Ida Outanane et 94 à Inezgane Aït Melloul) ont été mise en sécurité au niveau du Grand Agadir, grâce à des interventions diverses menées lors des dernières précipitations rageuses qui se sont abattues récemment sur la région.

Les opérations d’intervention ont permis le rétablissement en un temps record de quatre routes provinciales, alors que quatre autres routes sont toujours coupées, a affirmé le wali de la région Souss-Massa-Drâa, gouverneur de la préfecture Agadir-Ida Outanane, Mohamed El Yazid Zellou, lors d’un point de presse, mercredi à Agadir.

Revenant sur le dispositif opérationnel de vigilance et d’intervention mis en place en perspective des intempéries du 27/30 novembre dernier, Mohamed El Yazid Zellou a souligné que les préparatifs de la saison hivernale ont été ponctués par le curage et le nettoyage des ouvrages et des oueds qui transportent beaucoup de déchets vers les plages, ainsi que par le désherbage et la collecte des ordures ménagères et le nettoiement des lits des cours d’eau.

Il a donné un aperçu sur le plan de protection du Grand Agadir contre les inondations que S.M. le Roi Mohammed VI a lancé après les inondations de janvier 2010, rappelant à ce propos la construction de 4 barrages en amont, la mise en place d’une digue sur la rive droite de Oued Souss et d’un canal de protection du Grand Stade et des quartiers Est, ainsi que de plusieurs drains et fossés pluviaux.

Il a, aussi, présenté les caractéristiques des courants d’eau traversant la ville d’Agadir et les différentes mesures prises par les autorités locales, notamment le Plan Prévention et intervention contre les inondations (PPII) et le Plan Orsec (un Plan d’organisation de secours), la cellule de vigilance et de gestion de crise au siège de la wilaya, en plus des plans de gestion des risques d’inondations par chaque département (autorités locales, services de sécurité, communes, protection civile, santé, équipement, Agence du bassin hydraulique, ONEE, Ramsa).

Chiffres, photos et diagrammes à l’appui, le wali de la région a livré un panorama exhaustif des différentes opérations d’intervention de jour comme de nuit au niveau des barrages et des cours d’eau et de sauvetage des personnes, ainsi que les efforts déployés par toutes les équipes concernées en terme de rétablissement rapide du trafic routier, d’adduction en eau potable et de courant électrique.

Le gouverneur de la préfecture Inezgane-Aït Melloul, Hamid Chennouri a, de son côté, donné un exposé sur la situation des inondations dans cette préfecture où les différentes équipes ont travaillé d’arrache-pied pour réduire l’impact des inondations, particulièrement celles de Oued Souss dont le débit a atteint, en date du 28 novembre, un record de 2.600 m3 par seconde.

Cette rencontre a été également l’occasion de rendre hommage à l’abnégation et au professionnalisme des différents intervenants (autorités locales, éléments des FAR, Gendarmerie royale, Protection civile, Forces auxiliaires, etc.), mais aussi de louer l’élan de solidarité dont ont fait preuve les populations de la région pour venir en aide à leurs frères dans cette épreuve difficile.

Publié 4 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Météo, Solidarité

Les intempéries passées, les réparations et le nettoyage commencent.

Le déluge qui s’est abattu sur le sud du Maroc, en dehors des malheureuses victimes et dégâts considérables qu’il a pu provoquer, a eu le mérite d’amener l’eau qui était tant souhaitée pour les cultures et les forêts, de remplir les barrages qui se trouvaient à un niveau critique et de « nettoyer » les collines et montagnes. Le résultat de ce « nettoyage » a été d’amener sur les plages des centaines de tonnes de toutes sortes d’objets et de détritus de toutes sortes.

La plage d’Aglou :

Comment la crue des oueds arrive en quelques minutes, en charriant des tonnes de déchets :

Sur la plage d’Imiouadar, des sangliers morts ont été retrouvés sur la plage :

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Agadir n’a pas échappé, bien évidemment à ces ennuis, mais notre Maire, M. Tariq Kabbage que j’ai rencontré ce matin m’a indiqué que les services de la commune étaient sur place pour procéder au nettoyage.

Publié 3 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Environnement, Météo

Maroc : Fortes inondations et faibles moyens

par Hamid Dades – lereporter.ma

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Encore une fois, toute une région du pays a dû faire face à la colère de la nature. Des pluies diluviennes ont fait des ravages dans le sud. Certes, il y a bien eu une alerte officielle, mais faute de moyens, on a couru au drame pour ensuite en recenser les dégâts et compter les morts. Les faits.

Du 21 au 23 novembre, le sud du Maroc a subi des pluies diluviennes qui ont entraîné la crue de plusieurs oueds près des massifs du Haut et de l’Anti-Atlas. Au moins huit personnes sont mortes et 24 disparues dans les zones de Guelmim, d’Agadir-Ouarzazate et de Marrakech. Une centaine de maisons en pisé ont été totalement ou partiellement détruites et une centaine de routes coupées à la circulation.
Dans un premier temps, ce n’était pas plus que des informations et quelques rares images du drame qui allaient circuler. Puis, on commença à parler de morts dont le nombre est passé de 16 à 18, puis à 32, pour s’arrêter «officiellement» à 36 personnes…
Initiatives individuelles ici et là, sauvetages par les moyens de bord animés surtout par un élan solidaire des habitants des régions touchées, voilà ce qu’était réellement le cas juste après ce drame…

Puis le Roi intervient

Encore une fois, les régions fortement touchées par les inondations, notamment la région de Guelmim où plusieurs victimes et portés disparus ont été annoncés, ainsi que d’importants dégâts matériels, des dizaines de personnes n’ont été sauvées que grâce à l’intervention royale. En effet, SM le Roi Mohammed VI a donné ses Hautes instructions aux autorités compétentes pour prendre toutes les mesures urgentes nécessaires afin d’apporter toutes les formes d’aide et de soutien aux populations sinistrées. Le Souverain a aussi décidé de prendre en charge les frais d’inhumation et des obsèques des victimes, ainsi que les frais des soins des blessés.

Ces moyens de sauvetage, que l’on croyait ne pas avoir, paraîtront ainsi providentiellement pour mettre fin à la souffrance d’une population déjà dans la précarité. Et l’on a enfin un bilan clair des dégâts. Bilan annoncé par le ministre de l’Intérieur lui-même. Mohamed Hassad a en effet affirmé que, conformément aux Hautes instructions royales, tous les services (Forces Armées Royales, Gendarmerie royale, Sûreté nationale, Protection civile, Forces auxiliaires…) ont été mobilisés pour faire face aux intempéries exceptionnelles qu’ont connues, la semaine dernière, certaines régions du Maroc, causant des pertes humaines et des dégâts au niveau des biens et des infrastructures. Ces services ont tous et sans exception été placés en état d’alerte maximum, sous la supervision des walis et des gouverneurs, dans le cadre des centres de commandement provinciaux et régionaux qui regroupent l’ensemble des services concernés, en coordination avec le centre de commandement central, opérationnel 24 heures sur 24.

Pertes humaines et matérielles

Grâce à cette mobilisation, a précisé le ministre, 432 personnes, qui se trouvaient dans des situations très dangereuses, ont été secourues, dont 94 l’ont été à l’aide d’hélicoptères déployés sur ordre de SM le Roi, pour participer aux opérations de sauvetage.
Concernant les routes, il a indiqué que la principale préoccupation était la réouverture de celles submergées par les eaux, faisant état de 150 interventions enregistrées à cet effet au cours des trois premiers jours après le drame. Il a de même ajouté que 20 mille familles ont été touchées par les coupures du courant électrique, dont 4.000 sont encore à ce jour aux prises avec ces coupures.
Hassad a fait état de 170 interventions pour la remise en état de l’électricité dans la région et la distribution des aides par des hélicoptères, dont certains sont toujours en train d’alimenter quelques douars dans les provinces d’El Haouz et de Ouarzazate.
Malgré les efforts déployés et les mesures préventives prises, les pertes ont été importantes, notamment les décès enregistrés.

Chronologie d’un drame

Les fortes précipitations qui se sont abattues entre jeudi 20 et samedi 22 novembre n’ont fait que deux morts et deux disparus.
Le premier drame, qui a fait 14 morts, est survenu le soir du samedi 22 novembre, vers 22h, lorsqu’un autocar transportant 15 personnes a tenté de traverser un Oued dans la ville de Guelmim.
Dimanche 23 novembre, vers 10h du matin, alors que les autorités locales et la Gendarmerie royale se trouvaient sur place, trois grands taxis ont passé outre l’alerte des autorités et tenté de traverser l’Oued, causant des pertes humaines.
Quant aux dégâts matériels, on compte jusqu’à ce jour 50 habitations en pisé détruites, alors que les pertes en cheptel et en agriculture ne sont pas encore déterminées faute de données.
Les routes ont aussi reçu un sacré coup. Trois routes principales sont toujours fermées devant la circulation, dont la route reliant Tata à Foum Izguid et celle reliant Es-smara à Sakia El Hamra.

Déchaînement inhabituel de la nature

Les régions sinistrées sont réputées pour être sèches et arides. Les précipitations qu’elles ont connues sont ainsi exceptionnelles à tous points de vue. Mais en quatre jours (de jeudi à dimanche, 20-23 novembre), 140 mm ont été enregistrés dans la ville de Guelmim, 110 mm à Agadir, 90 à Sidi Ifni et 80 mm à Laâyoune. De même, les montagnes qui sont à l’origine de la crue des oueds, ont également connu de fortes précipitations ayant atteint en quatre jours 340 mm à Ighrem Negdal (Ouarzazate) et 415 mm à Sti Fadhma (El Haouz). A titre de comparaison, lors de la période du 1er au 20 novembre 2002, la ville de Guelmim a enregistré 70 mm de précipitations.

Pas de surprise, mais que faire?

Les pluies derrière ce drame étaient loin d’être une surprise. Officiellement, les services de la météorologie nationale avaient publié, mercredi 19 novembre, des bulletins annonçant d’importantes averses orageuses, tout en précisant les régions concernées. Ces bulletins ont été diffusés à travers la radio, la télévision et d’autres médias. D’abord, dans certaines régions touchées, l’information est-elle bien arrivée? Des gens au seuil de la misère, se battant à longueur de journée pour se maintenir en vie, ont-ils eu le temps d’écouter la radio? En plus, les pauvres petits agriculteurs ne pouvaient que se réjouir de l’arrivée d’une pluie aussi forte soit-elle. D’où le fait que, imputer la responsabilité à certains citoyens qui n’ont pas pris les mesures préventives nécessaires ne semble pas vraiment tenir, puisque d’emblée, ils n’en ont pas les moyens! Certains ont certes eu tort de ne pas avoir respecté les mises en garde des autorités locales et de la Gendarmerie royale, notamment les conducteurs de transport public qui ont mis en péril la vie de citoyens, vu que le plus grand nombre de décès a été enregistré à bord des moyens de transport public. Mais les autres, qu’a-t-on fait pour les prémunir? Et qu’adviendra-t-il des rescapés à l’orée d’un hiver qui s’annonce déjà désastreux? Occuperont-ils encore des établissements scolaires et des habitations de fortune en attendant l’éclaircie pour y voir «clair»?
La gestion du drame n’est pas toujours critiquable puisqu’il intervient toujours à l’improviste et que l’on se permet de déplorer le manque de moyens. Mais, l’après-drame? Certes, les dégâts sont connus et recensés. Il est donc temps de compter les moyens à mettre au service de ces sinistrés et de protéger ces derniers des aléas de la météo qui annonce déjà de très fortes précipitations (du jeudi 27 au dimanche 30 novembre).

Finir sur une bonne note

Les efforts déployés par tous les services qui se sont mobilisés, de jour comme de nuit, pour préserver la sécurité des personnes et des biens, notamment la Protection civile, la Gendarmerie royale, les Forces Armées Royales, les Forces auxiliaires et les autorités locales, sont bien sûr à saluer. Mais ce qui est inacceptable, c’est de monter sur ce sinistre pour animer des surenchères partisanes et des dénigrements politiciens, notamment ces propos sur la mise d’hélicoptère au service de ressortissants étrangers et de ne pas porter secours aux Marocains. Il faudrait quand même souligner que, quels que soient leurs moyens, les équipes de secours n’auraient pas pu intervenir par n’importe quel temps. Les hélicoptères étaient là samedi et dimanche, mais n’avaient pas pu intervenir à cause du mauvais temps… Et pourtant, ils ont réussi l’évacuation de plus d’une quarantaine de personnes prises au piège des eaux des crues dans la région d’Ouaâroun dans le sud-ouest de Guelmim.
Deux hélicoptères de la Gendarmerie royale ont été mobilisés pour acheminer une aide alimentaire aux populations sinistrées par les crues à Tighdouine (province d’El Haouz). Les deux appareils s’activaient à enchaîner les rotations en fonction des conditions climatiques pour faire parvenir les denrées alimentaires aux habitants de 649 foyers répartis sur les 15 douars de cette commune rurale située en zone montagneuse.

Publié 3 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Météo

Intempéries : l’élan de solidarité avec les zones sinistrées

Par Abdelkhalek Moutawakil – labass.net

Après la tempête…, la solidarité. Les marins et armateurs d’Agadir ont en effet fait preuve d’un généreux esprit d’entraide avec les victimes des inondations dans les régions Sud, n’hésitant pas à convoyer plusieurs bateaux chargés de denrées alimentaires vers la ville de Sidi Ifni, devenue inaccessible par route.

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Les pluies diluviennes qui ont dévasté de nombreuses zones dans le Sud ont provoqué la fermeture de plusieurs axes routiers. De nombreuses chaussées ont subi de graves dommages, les rendant impraticables, alors que plusieurs ponts n’ont pas résisté à la violence des crues. Une situation chaotique qui a rendu incontournable le recours à la voie maritime.

Dans le port d’Agadir, les marins travaillent d’arrache pied en coordination avec les autorités. Les bateaux de pêche immobilisés depuis plusieurs jours par le déchaînement des éléments, reprennent du service pour la bonne cause. Ils sont cette fois chargés à tour de bras en denrées alimentaires, en produits de première nécessité, bonbonnes de gaz… Destination : Sidi Ifni, une ville particulièrement touchées par les inondations des derniers jours, tout comme la ville de Guelmim.

Un élan de solidarité qui met du baume au cœur des habitants sinistrés de ces régions, à l’instar de la décision du roi Mohammed VI qui a donné des instructions pour apporter toute l’aide nécessaire aux populations touchées. Il s’agit d’approvisionner en urgence quelque 250 villages enclavés. Les instructions royales mobilisent les services du ministère de l’Intérieur, mais aussi la Gendarmerie royale qui sont en alerte maximale depuis une dizaine de jours. Des moyens exceptionnels sont ainsi déployés pour atteindre les zones sinistrées dans des délais très courts, compte tenu de l’ampleur des dégâts dans certaines régions.

Publié 3 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Météo, Solidarité

Intempéries de la fin de la semaine dernière : 11 morts et 1.093 personnes sauvées (officiel)

h24info.ma

Des villages entiers ont été enclavés suite aux pluies du week-­end dernier.©Fadel Senna, AFP

Les opérations de secours menées depuis le 27 novembre ont permis le sauvetage de 1.093 personnes en majorité dans les régions Guelmim et Souss.

Quelques 1.690 personnes habitant des zones à risque ont été évacuées à Guelmim (650), Chtouka Ait Baha (491), Taroudant (164) et Es Semara (157). De même,103 douars ont été désenclavés sur un total de 356. La circulation sur 9 routes nationales, sur 14, 22 routes régionales sur 36 et 35 routes provinciales, sur 51, informe le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.
Selon un premier bilan, les intempéries ont causé depuis le 27 du mois dernier le décès de 11 personnes. Huit parmi elles ont été victimes de l’effondrement de leurs maisons en pisé alors que les trois autres ont été emportées par les crues des oueds. Deux personnes sont toujours portées disparues.
Des denrées alimentaires de première nécessité, des couvertures et des tentes continuent à être acheminées vers les zones enclavées grâce aux moyens aériens déployés par l’armée et la gendarmerie. Près de 2.000 kits alimentaires ont ainsi été distribués dans certaines localités relevant des provinces de Taroudant, Sidi Ifni, Ouarzazate, Figuig,  El Haouz, Chichaoua et Tinghir.
Par ailleurs 10 bateaux de pêche chargés de vivres ainsi que de stations de traitement d’eau et de bonbonnes de gaz ont quitté le port d’Agadir à destination du port de Sidi Ifni pour approvisionner les populations enclavées.

Publié 2 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Météo

Maroc : 11 morts dans les dernières intempéries, d’une rare intensité

RTL.fr

Selon la télévision marocaine, les inondations de ces derniers jours ont fait 11 morts au Maroc.

Onze personnes sont décédées dans les intempéries des derniers jours au Maroc, une semaine après une précédente tempête qui avait fait au moins 36 morts, a annoncé ce lundi soir la chaîne publique 2M, citant une « source autorisée », en l’absence de bilan officiel.

Auparavant, la presse écrite avait évoqué jusqu’à sept morts à la suite de ces pluies torrentielles, les pires des « trente dernières années », selon le quotidien L’Economiste. De ce vendredi à dimanche, le Sud marocain a effectivement enregistré des précipitations record : il est tombé dans certains secteurs l’équivalent d’une année de pluie, comme à Agadir, la grande station balnéaire du pays (plus de 250 mm de précipitations).

Nouvelles crues impressionnantes

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Ces intempéries, qui ont pris fin ce lundi matin, ont entraîné de nouvelles crues impressionnantes d’oueds (rivières) et des dégâts considérables, en particulier à Guelmim (200 km au sud d’Agadir), déclarée « zone sinistrée ». Aucun bilan humain n’a été officiellement publié à l’échelle nationale.

« Une autre catastrophe : les inondations font sept décès », a toutefois titré le quotidien arabophoneAl Massae, selon lequel deux collégiennes sont mortes noyées ce vendredi à Azilal, dans l’Atlas. Un adolescent est également décédé, emporté par l’oued Imintanout, au sud-ouest de Marrakech, tandis que vers Figuig (sud-est) une femme et son enfant sont morts dans l’effondrement de leur maison, a ajouté Al Massae.

Des milliers de maisons détruites

Akhbar al Yaoum a pour sa part fait état d’un bilan d’au moins cinq morts. Les dégâts matériels se chiffrent, eux, à « des milliards » de dirhams (soit des centaines de millions d’euros), a noté Al-Ittihad Al IchtirakiPlusieurs milliers d’habitations ont été totalement ou partiellement détruites, de multiples routes coupées et le réseau électrique endommagé, selon les autorités.

Ce lundi matin, au moins 250 villages étaient encore « enclavés » et faisaient l’objet de « ravitaillements ». D’après 2M, un « pont aérien » a notamment été mis en place entre Guelmim et Sidi Ifni (sud-ouest) « pour porter assistance aux populations encerclées par les crues ».

Visite du ministre de l’Intérieur

A Guelmim même, ville aux portes du Sahara déjà éprouvée le week-end précédent avec près d’une trentaine de morts, des quartiers entiers ont été submergés après la rupture de digues. A la demande du roi Mohammed VI, le ministre de l’Intérieur Mohammed Hassad s’est rendu sur place durant le week-end.

« La priorité sera donnée à la réouverture des routes, au rétablissement du courant électrique, à l’approvisionnement en eau potable et à la continuité des services de santé », a déclaré la préfecture de Guelmim, d’après laquelle plusieurs centaines de personnes sont temporairement sans domicile et ont été pris en charge. Critiquées à l’issue du précédent épisode pluvieux, du fait du lourd bilan humain (au moins 36 morts), les autorités avaient placé certaines zones en « alerte maximale » dès ce vendredi.

Publié 2 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Météo

INTEMPÉRIES : LE SUD DU MAROC MEURTRI

Par Fatima Moho – le360.ma

Sidi Ifni sous les eaux

Les pertes humaines occasionnées par les crues, le week-end dernier, ont fait la Une de la livraison du lundi 1er décembre des quotidiens nationaux.

Pour Al Massae, les fortes précipitations enregistrées, en fin de semaine, ont causé le décés de 7 personnes à Béni Mellal, Figuig, Agadir et Chichaoua. Le quotidien souligne que deux jeunes filles se sont noyées dans la commune de Bzou, près d’Azilal, vendredi matin, alors qu’une femme et son nourrisson âgé de moins d’une année ont perdu la vie dans la région de Bouânane dans la province de Figuig. La cinquième victime, selon Al Massae, est un jeune homme qui s’est noyé à Agadir. A Marrakech, le journal révèle que deux personnes sont décédées en raison des crues de l’oued Imintanout. Samedi, le cadavre d’un adolescent emporté par les eaux de l’oued a été repêché, alors que le directeur d’une école a péri quand le chauffeur du taxi clandestin qui le ramenait chez lui avec sept autres personnes a voulu traverser l’oued Imintanout au niveau de la commune rurale Oulad Lmoumna. Pour faire son bilan, Al Massae s’est basé sur les informations rapportées pas ses correspondants dans les villes du Sud.

Al Ahdath Al Maghribiya a consacré, pour sa part, 2 pages aux dégâts causés par inondations. Pour ce quotidien, 4 personnes sont mortes à Chichaoua, dont un instituteur âgé de 25 ans et originaire de Tata. Le véhicule qui le ramenait de son lieu de travail à Tarkhat vers Sidi El Mokhtar a été emporté par les eaux. A Azilal, écrit le journal, les habitants de Foum Jmaâ à Bzou ont repêché le cadavre d’une jeune fille, vendredi, et découvert le corps sans vie d’une autre écolière, samedi.
Al-Ahdtah ajoute que les habitants de Guelmim sont montés sur les toits de leurs maisons, répétant la «chahada» et le «latif», pour se prémunir des horreurs qu’ils ont vues vendredi après que les crues de l’oued Noun ont transformé leur ville en une zone sinistrée.

Akbar Al Yaoum, de son côté, affirme que 5 personnes sont mortes ce week-end. Même les morts, selon le quotidien, n’ont pas échappé à ce déchaînement des éléments, leurs tombes ayant cédé, laissant les eaux emporter leurs locataires. D’après le quotidien, le trafic a été interrompu sur  90 routes et des centaines de familles sont sinistrées. Dans la commune d’Ighrem Noukdam, à 80 Km de Ouarzazate, 700 habitations ont été démolies alors que 5 bâtiments se sont effondrés à Kelaat Sraghna.

Assabah, pour sa part, s’est intéressé au remplissage de certains barrages qui aurait augmenté les dégâts causés par les eaux. Interrogée par le quotidien à ce sujet,  Charafat Afailal, la ministre chargée de l’Eau, a reconnu que certains barrages ont atteint un taux de remplissage qui obligeait à ouvrir les vannes pour éviter le pire à savoir le danger de voir exploser ces barrages.

Publié 2 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Météo

Intempéries : Le Souss emporté par les eaux

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • Routes coupées, trafic restreint
  • Les infrastructures s’effritent, les ponts cèdent
  • Mobilisation massive pour contenir la situation

Le niveau de l’oued Souss est monté de manière spectaculaire. Ce qui a attiré les curieux qui viennent visionner de près, malgré le danger que cela représente. En fin de journée, le pont, qui a subi la montée des eaux, n’a pas résisté – Le pont de Tamraght, dans la commune rurale de Aourir, s’est effondré. Mohamed Yazid Zelou, wali de la région SMS et président du dispositif d’urgence Orsec, est allé sur place pour mesurer l’ampleur des dégâts.

 

C’est un véritable tsunami pluvial qui s’est abattu sur le Souss ce week-end, région dans laquelle le plan Orsec était déclenché depuis jeudi. Les précipitations enregistrées depuis ce jour à minuit jusqu’à samedi en fin d’après-midi ont atteint des chiffres record en seulement 36 heures: 158 mm à l’aéroport Agadir Al Massira, 142 mm à Agadir, 152 mm à Tiznit. Et à Taroudant et Sidi Ifni, respectivement 126 mm et 102 mm, selon les chiffres de la direction régionale de la météorologie.  Des pluies sans précédent lors des 30 dernières années. Aussi, une cellule  de vigilance et gestion de crise, active 24h sur 24, a été mise en place au siège de la wilaya de la région SMD, massivement mobilisée. L’état  d’alerte a permis de déployer à grande échelle les plans de gestion des risques d’inondations. Spectaculaires et essentiellement dues à la crue des oueds, elles ont causé d’importants dégâts matériels dans l’infrastructure de base. Le premier pont à avoir cédé est celui de Tamraght, dans la commune rurale de Aourir. La route nationale Agadir-Essaouira est  fermée à la circulation. La route d’Imouzzer est endommagée sur 5 kilomètres  à cause des gravats charriés par les eaux, la route de Ait Iazza, dans la province de Taroudant, est détruite en sept endroits différents… A Tamait, Ouled Dahou, Amskroud, Tamri… un peu partout, des ouvrages, dalots et ponts sont emportés par les flots. A Ouled Dahou, le gouverneur de la province d’Inezgane Ait Melloul, en visite sur les lieux, a passé près de 10 heures encerclé par les flots avant que les secours n’arrivent à le récupérer très tôt samedi.
Pratiquement toutes les routes sont coupées. «La priorité pour le moment est de réparer les routes endommagées et fermées à la circulation », a déclaré Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur, lors de la réunion dédiée à la présentation du bilan des inondations et qu’il a présidée à la wilaya samedi dernier. Le principal objectif des autorités est de surveiller étroitement la situation dans les deux régions de Souss-Massa-Draâ et de Guelmime-Smara, et de coordonner les actions pour garantir la protection des citoyens et de leurs biens», a-t-il ajouté. Le ministre s’est aussi enquis du moyen d’accéder à Guelmime, déclarée zone sinistrée, à cause des routes coupées et des mauvaises conditions climatiques.
Mais ce  n’est pas seulement le trafic routier qui est paralysé dans le Souss. Les pluies diluviennes et les vents très forts qui s’abattent sur la région, depuis jeudi soir, ont causé des coupures d’électricité à Agadir, Dcheira, Inezgane Ait Melloul… Et aussi dans les communes rurales de Aziar, Immouzer, Tikki et Admin…  Les poteaux électriques ayant été emportés ou détruits par les  eaux.  L’isolement des populations encerclées par les flots est aggravé  par la perturbation  du réseau téléphonique.

Les crues de oued Tamraght ont causé l’isolement de plusieurs douars dont ceux de Asren, Igourdane, Tamzait et Tagadirt Oumoussa sur la route d’Imi Miki. Les populations sont encerclées par les eaux: pas d’électricité, pas d’eau potable, ni de réseau téléphonique – La force de la crue de oued Tamraght, sur la route d’Imi Miki, est tellement forte qu’un pan de la bordure du oued s’effondre. « On a cru à un tremblement de terre quand la bordure a commencé à céder, tellement c’était violent », témoigne un habitant local.

 

L’impact des intempéries a aussi pour résultat la coupure du réseau d’eau potable. Les populations, elles, coincées au milieu des boues, et dont les habitations ont été détruites, sont totalement désemparées. Les éléments de la Protection civile ont procédé à des opérations de sauvetage. Moyens utilisés, entre autres: des pneumatiques et des barges en aluminium.

. Ainsi, 8 personnes ont été secourues à Tamraght, 19 à Agadir Ida Outanane, 17 personnes à Inezgane Ait-Melloul.

. Ces victimes de surface, comme elles sont appelées dans le jargon du sauvetage, sont pour le moment relogées chez la famille ou les voisins. En attendant une solution meilleure. «Il faut dire que malgré le risque encouru lors des intempéries, les citoyens les plus menacés s’obstinent, en général, à rester dans leur logis», note ce sauveteur. Heureusement, il n’y a pas de morts à déplorer, c’est ce que les autorités ont déclaré officiellement samedi.
Al Omrane pointé du doigt à Anza  Al Oulia: «Cela fait deux jours qu’on ne dort plus, on ne sait plus où donner de la tête», témoigne cet habitant du bloc D à Anza Al Oulia. «Nos maisons flottent dans la boue et la force des eaux a déstabilisé les fondations .

. c’est la faute d’Al Omrane» a-t-il ajouté.  De fait, ces citoyens, dans le cadre du recasement Agadir ville sans bidonville, ont acquis des lots de terrain sur une zone en plein cœur du lit de la rivière. De plus, le quartier se trouve en face d’une digue formée par le remblai de l’ancienne usine de ciment ce qui accentue la force des flots qui dépasse les capacités des égouts et qui se dirigent droit vers le quartier. L’intervention musclée des éléments de la Ramsa et de la municipalité d’Agadir a permis de décongestionner la situation et de réorienter le flux. L’Economiste n’a pas pu joindre les responsables d’Al Omrane pour avoir leur version, mais les faits sont là: le quartier D est bien construit sur le lit d’une rivière et il patauge dans la boue.

                                                                              

– Pour Hassad, l’urgence est de réparer les routes 
Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur, à la tête d’une délégation dans les zones sinistrées au sud du Maroc, a estimé qu’il est urgent d’accélérer la réparation des routes et des réseaux électriques et de distribution de l’eau potable, qui ont été endommagés. Le Ministère de l’Equipement a fait savoir que 90 axes routiers étaient encore coupés hier, dont 8 routes nationales, 27 régionales et 55 provinciales. En face, 18 tronçons ont été rétablis, dont 8 routes nationales, 6 régionales et 4 provinciales. Hassad, accompagné de Charki Draiss, ministre délégué à l’Intérieur, du wali de la région de Souss-Massa-Draa et des gouverneurs de la région, a visité plusieurs zones touchées par les inondations, et veille à la distribution des aides.

– Le soutien s’organise
Les autorités se mobilisent pour venir en aide aux populations sinistrées suite aux inondations qui ont touché plusieurs régions dans le Sud. Le Roi a donné ses instructions pour procéder à l’approvisionnement de 250 villages enclavés. Parallèlement, les autorités ont pris en charge 358 personnes sinistrées dans la ville de Guelmim. L’urgence est de leur assurer hébergement et nourriture. Surtout que plusieurs maisons menaçant ruine ont été évacuées. 298 personnes ont été placées dans un centre d’accueil du Ministère de la Jeunesse et des Sports, et 60 autres ont été accueillies au siège de la section locale de la Ligue marocaine de protection de l’enfance. Dans le monde rural de la région, près de 250 personnes issues des douars enclavés de la commune d’Asrir, qui a connu de très fortes intempéries, ont été installées dans une école.

Publié 2 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Météo

Maroc : 7 morts dans les dernières intempéries

lefigaro.fr – AFP

Jusqu’à sept personnes sont décédées dans les intempéries des derniers jours au Maroc, une semaine après une précédente tempête qui avait fait au moins 36 morts, ont rapporté aujourd’hui des quotidiens marocains, qui relèvent toutefois l’absence de bilan officiel.

De vendredi à dimanche, le sud du royaume a de nouveau enregistré des précipitations record: il est tombé dans certains secteurs l’équivalent d’une année de pluie voire plus, comme à Agadir, la grande station balnéaire du pays (plus de 250 mm de précipitations).

Ces intempéries, qui ont pris fin dans la nuit de dimanche à lundi, ont entraîné de nouvelles crues impressionnantes d’oueds et des dégâts considérables, en particulier à Guelmim (200 km au sud d’Agadir), déclarée « zone sinistrée ».

« Une autre catastrophe: les inondations font sept décès », titre le quotidien arabophone Al Massae. Aucun bilan humain n’a été publié à l’échelle nationale, mais les autorités de Zagora (sud) et Azilal, dans le Moyen-Atlas, évoquent chacune deux victimes. Dans le second cas, Al Massae, tout comme le journal At-Tajdid, explique qu’il s’agit de deux collégiennes mortes par noyade vendredi. Un adolescent est par ailleurs décédé, emporté par l’oued Imintanout, au sud-ouest de Marrakech, tandis que vers Figuig (sud-est) une femme et son enfant sont morts dans l’effondrement de leur maison, ajoute Al Massae. Akhbar al Yaoum fait, pour sa part, état d’un bilan d’au moins cinq morts.

Les dégâts matériels se chiffrent à « des milliards » de dirhams (des centaines de millions d’euros), note Al-Ittihad Al Ichtiraki. Plusieurs centaines de maisons ont été détruites, de multiples routes coupées et le réseau électrique endommagé, selon les autorités. Au moins 250 villages sont « enclavés » et font l’objet de « ravitaillements ».

A Guelmim, ville aux portes du Sahara déjà éprouvée le week-end précédent avec près d’une trentaine de morts, des quartiers entiers ont été submergés après la rupture de digues. A la demande du roi Mohammed VI, le ministre de l’Intérieur Mohammed Hassad s’est rendu sur place. « La priorité sera donnée à la réouverture des routes, au rétablissement du courant électrique, à l’approvisionnement en eau potable et à la continuité des services de santé », a déclaré la préfecture de Guelmim, d’après laquelle plusieurs centaines de personnes sont temporairement sans domicile et ont été pris en charge.

Critiquées à l’issue du précédent épisode pluvieux, les autorités avaient placé certaines zones en « alerte maximale » dès vendredi.

Publié 1 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Météo

Maroc : Le maire d’Agadir pointe la responsabilité des autorités suite aux dégâts provoqués par les intempéries dans la région

par Ristel Tchounand – yabiladi.com

Les intempéries qui se sont abattues ces derniers jours sur le Maroc laissent d’importantes séquelles. A Agadir, même si le bilan ne fait état d’aucune perte en vie humaine, les dégâts matériels sont considérables. Selon le maire de la ville, le changement climatique n’est pas le seul coupable. Explications.

En l’espace de 36 heures seulement, samedi dernier en fin d’après-midi, la direction régionale de la météorologie enregistrait plus de 150 mm de pluies tombées dans la région d’Agadir, selon L’Economiste. Mais au terme de ce week-end, les compteurs affichaient près de 300 mm de pluies dans la région, soit l’équivalent d’une année de précipitations en seulement 48 heures.

Il est vrai que contrairement à d’autres régions, les intempéries à Agadir n’ont pour l’heure fait aucune victime, mais les dégâts sont assez importants, avec notamment l’effondrement du pont de Tamraght, dans la commune rurale d’Aourir, l’endommagement de plusieurs routes, dont la nationale Agadir-Essaouira ainsi que la destruction des habitations. A cela, il faut ajouter les coupures d’électricité et du réseau d’eau potable.

La situation est telle qu’une délégation ministérielle conduite par le ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, s’est rendue, sur instruction royale, dans la station touristique du Sud-Ouest, afin d’y déployer un dispositif de remise en état. « La priorité pour le moment est de réparer les routes endommagées et fermées à la circulation », a déclaré le ministre.

« Il y a aussi des fautes que nous aurions pu éviter »

Même si le maire d’Agadir, Tarik Kabbage, estime que la mobilisation actuelle en vue de gérer au mieux les dégâts causés par les intempéries « s’est faite en bonne intelligence », il estime qu’il « faille encore corriger un certain nombre d’erreurs ».

Il est d’avis que le changement climatique reste la principale cause de la situation actuelle. D’autant plus que le Maroc n’est pas le seul pays concerné. Selon le site spécialisé Météo Consult, la Méditerranée – plus précisément le royaume chérifien, son voisin algérien ainsi que l’Espagne et le Sud de la France – est actuellement soumise à une profonde dépression provoquant de forts orages.

D’après lui, le changement climatique reste la principale cause de la situation actuelle, mais ce n’est pas tout. « Il y a aussi des fautes que nous aurions pu éviter », remarque-t-il dans un entretien avec L’Economiste. « L’Etat des routes et des ponts effondrés est la preuve que certaines entreprises qui arrivent à décrocher des marchés publics n’ont pas les qualités requises », poursuit M. Kabbage. Il juge impérative la mise en place d’un système de contrôles des conditions d’octroi et en appelle à la responsabilité de la délégation de l’équipement et du transport.

Toute une région sinistrée

Par ailleurs, le maire d’Agadir pointe le mode de construction de promoteurs immobiliers dans la région qui « n’hésitent pas à construire sur le lit des rivières et à vendre des lots ». Il estime qu’il faille maîtriser « l’impact direct et la situation géographique » avant d’attribuer les autorisations de lotissement.

Sur l’ensemble du territoire national, les régions du Sud sont les plus touchées avec Guelmim (à 200 Km au sud d’Agadir) déjà déclarée « zone sinistrée ». A ce jour, le bilan fait état de 36 victimes toutes régions confondues. Pour l’instant, aucune information ne filtre quant à l’état d’avancement de la mise en place du plan annoncé par le ministre de l’Intérieur. En, attendant que tout soit au point, les populations doivent se préparer aux pluies qui devraient encore s’abattre dans la région cette semaine, selon les prévisions météorologiques.

Publié 1 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Environnement, Météo, Région, Urbanisme

Inondations à Guelmim : La priorité au désenclavement et à la réparation des infrastructures

par Akram Guendouli – lavieeco.com

La priorité, dans les circonstances actuelles, sera accordée aux équipements et infrastructures afin de désenclaver la province de Guelmim, durement touchée par des précipitations exceptionnelles.

Dans le cadre de la mobilisation générale des pouvoirs publics pour venir en aide aux populations touchés par les intempéries que connait actuellement certaines régions du Royaume, notamment la région Guelmim-Esmara, la priorité a été donnée à la réouverture des routes, au rétablissement du courant électrique, à l’approvisionnement en eau potable et à la continuité des services de santé dans l’ensemble de la province.

Un communiqué de la wilaya, considère que « les aides en nature ne sont pas prioritaires dans l’immédiat », appelant l’ensemble des citoyens à faire montre de patience, d’engagement et de responsabilité en pareilles circonstances.

 

Publié 1 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Météo

Intempéries catastrophiques dans le sud du Maroc (Photos)

      

  

 

Publié 1 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Météo

Un cobra découvert sur la plage d’Agadir

bladi.net

Un cobra vivant a été découvert hier, samedi, en pleine plage d’Agadir. Le reptile a été trouvé en début d’après-midi et plusieurs photos font depuis le tour du web marocain.

Sur l’une des photos publiées par un internaute marocain, on voit une foule autour du reptile en compagnie des forces de l’ordre munies de… leur téléphone pour immortaliser ce moment.

Normalement les cobras ne devraient pas se trouver dans ce genre d’endroits. Si certains serpents aiment l’eau et vont même y nager, d’autres, comme le cobra, sont connus pour l’éviter. Il se pourrait donc que ce soit les fortes crues de ces derniers jours dans la région qui ont amené le reptile jusqu’à la plage d’Agadir. A moins qu’il ne s’agisse d’un compagnon devenu trop encombrant…

Publié 1 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Insolite, Météo

Un an de pluie s’abat sur le sud du Maroc en 48h

rfi.fr

Aït Melloul, dans la région d’Agadir, a été touchée par des crues subites

Au Maroc, des pluies torrentielles continuent à s’abattre sur le sud du pays. Le pays a déjà été frappé par des inondations meurtrières le week-end dernier. La région d’Agadir est à son tour touchée par des intempéries exceptionnelles. Aucune victime n’est pour l’heure à déplorer.

En l’espace de 48 heures, l’équivalent d’un an de pluie s’est abattu sur le grand Sud du pays. De Marrakech à Agadir, le débordement des Oueds, les rivières, a occasionné la fermeture de plusieurs routes nationales et l’évacuation de centaines d’habitants.

Déjà en alerte depuis la semaine dernière où les crues ont provoqué la mort de 36 personnes, les autorités multiplient les appels à la prudence. Les opérations de sauvetage visent principalement les automobilistes qui, bravant le danger, tentent de traverser coûte que coûte les routes inondées. Les autorités tentent d’accélérer comme elles peuvent la réouverture du réseau routier déjà largement éprouvé par les intempéries du week-end dernier.

Mais les dégâts sont d’ores et déjà considérables. Plusieurs ponts se sont effondrés, et des villages sont toujours privés d’approvisionnement. Le secteur touristique a également été touché par les pluies, une soixantaine d’étrangers ont été évacués par avion depuis Ouarzazate. La ville de Guelmin, située au sud d’Agadir, a elle été déclarée « zone sinistrée ». Dans cette seule région, 24 personnes ont perdu la vie, emportées par les eaux le week-end dernier.

Publié 1 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Evènements, Météo

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