Archives de la catégorie ‘Patrimoine

Un magnifique travail réalisé par des élèves du Lycée Français sur la valorisation touristique d’Agadir

Le 20 mai 2015, le lycée français d’Agadir, un établissement OSUI, a présenté le travail de ses élèves dans le cadre d’un projet d’interprétation des sites et monuments d’Agadir encadré par Mme Tassain-Aboutayeb. Ledit projet avait été réalisé dans le cadre d’une collaboration avec le Conseil Régional du Tourisme d’Agadir Souss Massa Drâa (CRT) d’où son caractère innovant puisqu’il s’agit d’une démarche participative dans le développement touristique de la destination. En effet, les jeunes de la ville ont élaboré une interprétation touristique en français et en anglais pour certains sites et monuments touristiques de la ville via des outils numériques.

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M. Claverie, Proviseur du Lycée Français d'Agadir

M. Claverie, Proviseur du Lycée Français d’Agadir

Mme Tassain Aboutayeb

Mme Tassain-Aboutayeb qui a encadré ce travail

Les trois élèves qui ont brillamment présenté ce projet :

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Plusieurs représentants des organismes et institutions publiques et privées, du CRT, de la wilaya, de la Commune urbaine, Association des agences de voyages d’Agadir,  des professionnels du tourisme étaient présents. Le Consul général de France à Agadir, M. Marc Peltot et son épouse ont également assisté à l’événement.

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La destination d’Agadir est certes la première destination touristique balnéaire du Royaume avec une prédominance du tourisme international (80% des nuitées en hôtels classés sont enregistrées par le tourisme international). Toutefois, la Agadir souffre notamment du manque de valorisation patrimoniale et d’animation touristique (information et interprétation touristique).

Les élèves ont donc tenté de répondre à cette problématique via l’Etourisme : l’utilisation d’outils numériques pour la valorisation touristique. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir la ville d’Agadir autrement, avec leur smartphone d’une manière originale et ludique.

Les élèves ont présenté un travail approfondi et rigoureux sur la ville d’Agadir. Ils ont, tout d’abord, créé un site internet (www.agadirmonuments.com) afin que les internautes aient une interprétation en ligne, en français et en anglais des sites et monuments de la ville.  Ils ont également préparé des codes QR qui pourraient être affichés sur chaque monument. Les visiteurs pourraient ensuite scanner ces codes afin d’obtenir l’interprétation du site en question en français et en anglais.

Le site Agadir monuments.com

Le site agadirmonuments.com

Ils ont également utilisé une application de réalité augmentée « Aurasma » pour l’interprétation de deux monuments de la ville à savoir : Agadir Oufella et le mur du souvenir. Il suffit, pour les visiteurs, de télécharger gratuitement l’application et de suivre le compte « Agadir ». Ensuite, les visiteurs scannent le monument à l’aide de l’application et des icones s’affichent en superposition de l’écran afin de proposer une interprétation via une vidéo ou des textes. Par exemple, pour le mur du souvenir, ils ont mis une vidéo du discours de Sa Majesté le Roi Mohamed V, vidéo dont les élèves ont fait les traductions en français et en anglais.

Deux copies d’écran de l’application Aurasma (téléchargeable gratuitement sur Google Play Store pour Android et sur App Store pour Apple)

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Ce genre d’initiative est très louable de la part de la nouvelle génération qui maîtrise parfaitement les technologies de l’information et de la communication. Le projet est à la fois créatif, innovant et ouvre sur des perspectives concrètes pour la valorisation touristique d’Agadir. Il a permis aux nouvelles générations de participer au développement local, de mettre en avant leur identité gadirie et de découvrir une nouvelle perspective de leur patrimoine et au devoir de mémoire qui y est intimement liée.

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Vidéo de présentation :

Il manque maintenant très peu de choses pour finaliser ce projet innovant qui serait si utile à la Ville d’Agadir et ce peu de choses ne coûterait rien : il suffit de la part des autorités de donner les autorisations d’apposer des QR-codes discrets sur ou à proximité immédiate des monuments ou sites choisis pour qu’il soit pleinement opérationnel. Il faut espérer que l’occasion sera saisie rapidement !

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Arts d’Ahwach : Coup d’envoi à Agadir du 2e Forum

lematin.ma – 14/05/2015

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Le coup d’envoi de la 2e édition du Forum d’Ahwach , organisée du 13 au 17 mai par l’Association Ijariffene pour les arts populaires, a été donné, mercredi soir au Complexe culturel Jamal Addourra d’Agadir, avec la participation de plusieurs acteurs associatifs et de troupes locales et régionales.

Placée sous le signe «Ahwach: unité et diversité», cette édition prévoit un riche plateau d’activités culturelles et artistiques variées qui illustrent la volonté des organisateurs de brasser, le plus large possible, les différentes expressions d’Ahwach.

Figurent au programme nombre de conférences et d’exposés traitant notamment de «L’enfant et l’enfance dans le patrimoine oral amazigh», «Le patrimoine oral amazigh et les défis de la mondialisation» et «Le patrimoine amazigh et les mécanismes de l’animation pédagogique».

Le public aura rendez-vous avec une soirée poétique, une matinée pour enfant, une exposition donnant à voir l’habit traditionnel amazigh et des bijoux authentiques, un stand pour le livre amazigh, un autre pour les arts plastiques, en plus de la signature de deux recueils de poésie et d’une série de spectacles animés par les troupes participantes.

Cette édition, dont l’invitée d’honneur est l’artiste Fatima Tabâamrant, consacre un hommage appuyé à l’artiste Ahmad Ou Alla, un des pionniers d’Ahwach et président de la troupe d’Imintanoute, en plus de soirées musicales animées par des troupes de Tiznit, Demnate, Kelâat Mgouna, Taliouine, Ihahane, Imintanoute et Ajmak Sousss.

Le président de l’Association Ijariffene Hassan Maloumi a souligné, dans une déclaration à la MAP, que «cette manifestation s’inscrit dans le cadre de l’intérêt que nous portons aux arts d’Ahwach en tant que patrimoine culturel et en tant qu’expression du patrimoine immatériel qui lutte contre l’oubli pour demeurer un témoignage vivant et porteur d’identité et d’authenticité».

Il a relevé que l’Association s’est attelée, depuis sa création en 2006, à «réhabiliter cette composante culturelle pour l’arrimer à l’ancrage de la mémoire collective et lui permettre d’enrichir le paysage culturel, loin de toute forme de folklorisation», émettant l’espoir de voir ce Forum contribuer à découvrir les secrets d’Ahwach et d’en saisir la portée et la teneur.

Visite au Salon National des Produits du Terroir

Visite cet après- midi au Salon National des Produits du Terroir, place Bijaouane à Agadir.

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L’exposition prend de l’ampleur puisqu’elle s’étend cette année sur 3.000 m², et presque tous les produits du terroir marocains y sont représentés :

les huiles d’olive, d’argane, de pépins de figues de barbarie :

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Le miel :

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le safran :

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le fromage :

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Parfums et eau de rose provenant de la vallée des roses de Kelaat M’Gouna :

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mais encore, les dattes, le henné, le thym, les câpres…

L’ahwach qui tient une place de choix dans la culture berbère attire toujours beaucoup de monde devant le podium :

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Vidéo :

Agadir : Point Presse du Forum Izorane hier soir

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Le président de Forum IZORANE a ouvert la séance par un rappel d’hommage à nos morts de 1960.

Il a indiqué que ce Point Presse est le signe d’une volonté de communiquer davantage sur les activités des commémorations.

Il a remercié tous ceux qui ont répondu à l’appel en étant présents ce soir et a précisé que programme sera communiqué ce soir aux médias.

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Après présentation d’un document sur l’évolution des salles cinéma à Agadir ( 1952 – 2010), il a procédé à la lecture des axes du programme et donné quelques  éclairages sur certaines activités.

Questions :

Abdellatif alKamel ( al-Itihad al ichtiraqui / USFP) :

Pourquoi n’y t – il pas de concertation plus accrue avec autres associations pour supporter/ soutenir le Forum ?

Quelle réponse à la décision du gouverneur s’arrêter les fouilles à Agadir Ofella ?

Réponse :

Primo cette réunion est strictement réservée aux représentants des médias.

Secondo , ces derniers temps, d’autres associations ont été créés et travaillant sur la Mémoire de la ville : nous en sommes ravis car enfin une prise de conscience des jeunes est lancée….le Forum leur est ouvert pour tout aide susceptible de les faire avancer sur un aussi Lourd DOSSIER que le Patrimoine.

Azeddine Fethaoui ( Secrétaire Général de la section  presse locale et représentant MACHAHID a d’abord rappelé que le Forum a déjà mis sur la place publique des sujets sensibles :

1) Agadir Ofella
2) Le port ancien et sa reconversion
3) les aspects architecturaux d’Agadir
4) maintenant le Cinéma SALAM.

Saoudi Almalki ( président du club – presse local)

Il a émis des éloges en faveur des actions de IZORANE,  mais déplore le manque d’espaces culturels. Le choix de préserver la salle SALAM est très judicieux. Comment y arriver ?

Où sont nos députés pour s’ approprier ces problématiques ?

Mohamed Bajalat a répondu en développant la logique suivante :

1) Empêcher demolition de la salle en travaillant sur la procédure de son INSCRIPTION comme bâtiment historique. ( dossier déposé à la direction régionale du ministère de Culture. )

2) Réfléchir et travailler sur les voies d’acquisition de cette propriété privée ( le rôle de la municipalité est primordial)

3) Comment faire vivre cet espace ?

quelles misssions une fois devenu communal ?

Question de al Madkouri (alBayane)

Après avoir prodiqué des encouragements au travail de IZORANE, il développe la diversité des aspects architecturaux à Agadir et insiste sur l’impératif de garder ce mix – identitaire de la ville face à cette expansion rapide et anarchiste. D’ou le rôle important d’IZORANE de sauvegarder et de reconstituer cette identité spécifique d’Agadir.

Mme Mina El-MGHARI ( Dr en Histoire – patrimoine) a insisté sur l’intérêt et la nécessité absolue de la préservation de ces sites et bâtiments qui font partie de l’histoire d’Agadir et en constituent une partie du patrimoine à conserver impérativement.

Le président de l’Association Agadir Ighir a mis l’accent

Sur l’histoire Portugais-époque saadienne.

Sur le problème des antennes d’Agadir Ofella et des charlatans qui s’y trouvent.

Sur les fouilles illégales.

et M. Bajalat a transmis 3 questions cruciales sur le SORT de Agadir Ofella :

1) Est ce véritablement un  » cimetière » ?

2) Peut – on parler  scientifiquement de   » fouilles archéologiques » dans ce cas précis ?

3) Qui a autorisé l’implantation des antennes des opérateurs téléphoniques ?

Toute réponse EXIGE une approche scientifique et sera décisive pour sa mise en réfection et sa valorisation. ..

Un label « Morocco Handmade » pour l’artisanat au Maroc

h24info.ma

Le coup d’envoi de l’opération de certification des unités de production de l’artisanat pour l’obtention du Label « Morocco Handmade » a été donné mardi.

Un label "Morocco Handmade" pour l'artisanat au Maroc

La ministre de l’Artisanat, Fatima Marouan, a lancé ce mardi à Rabat l’opération de certification des unités de production de l’artisanat pour l’obtention du droit d’usage du label national « Morocco Handmade ». La ministre a indiqué à la presse que cette opération s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision 2015 pour le développement de l’artisanat, en particulier l’axe relatif à la promotion et à la labellisation. Elle a également précisé que ce label permettrait non seulement la reconnaissance, mais aussi la préservation du capital immatériel de l’artisanat marocain. Cette opération de certification sera réalisée à travers un appel à manifestation d’intérêt lancé à l’intention des opérateurs du secteur qui auront la possibilité, pendant un mois (du 24 février au 24 mars 2015), de présenter leurs demandes pour l’octroi du droit d’usage dudit label.

Cette opération sera achevée par la remise de certificats de conformité aux artisans et aux entreprises de l’artisanat qui auront passé avec succès l’audit prévu par le règlement d’usage du label national de l’artisanat. Les exigences du label national portent entre autres sur des éléments tangibles en relation avec l’authenticité et le savoir­faire ancestral, la bonne qualité ou l’excellence, les conditions de travail et la protection de l’enfance.

Publié 24 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Artisanat, Patrimoine

Marché de l’argent : Les artisans bijoutiers s’éteignent doucementf

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • En plus d’une forte concurrence, la filière confinée au stade traditionnel met les artisans au chômage
  • La cherté de la matière première conduit à l’approvisionnement via les intermédiaires
  • Une convention tutelle-Managem pour «revitaliser» coopératives et artisans

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

Dans le Souss, un musée a été totalement dédié à la mémoire du patrimoine amazigh. Des tapis, poteries et portes
rustiques y sont exposés ainsi que quelques outils utilisés par les anciens artisans dans la fabrication des bijoux…
Et bien sûr et principalement des bijoux en argent. Des pièces d’une beauté rare, bracelets, fibules, boucles d’oreilles,
colliers traditionnels… dont certaines remontent aux XVIe et XVIIIe siècles

 

Désœuvré, Lahcen, artisan bijoutier, occupe ses journées à faire la tournée des vendeurs de bijoux en argent à Agadir, espérant trouver des petites bricoles à faire pour survivre. A part réparer quelques bracelets, colliers ou autres boucles d’oreilles quand la journée est bonne, il ne peut plus aspirer à créer ses propres modèles dans son petit atelier de manière régulière. Parfois, quand la chance lui sourit, il arrive à acquérir quelque 500 ou 250 grammes de matière première pour travailler durant tout le mois.
Le fait est que les fournisseurs, en manque de confiance, ne «lâchent» plus la marchandise facilement. Ils exigent d’être payés d’abord suite aux difficultés rencontrées avec les artisans qui, n’arrivant plus à joindre les deux bouts, deviennent de mauvais payeurs malgré eux. Ainsi, depuis quelques années, les gros commerçants ne s’aventurent plus à remettre de la matière première aux artisans «qui ne ramènent que la moitié de ce qu’on leur a donné», nous explique-t-on à Souk Al Had d’Agadir. Ils préfèrent importer, de manière légale, des bijoux de Turquie et de Thaïlande qui sont très demandés localement. Une opération avec laquelle, certes, ils réalisent un bon retour sur investissement une fois les taxes douanières honorées. Mais en même temps, cela met sur la touche des centaines d’artisans dont le maillon devient inutile et le service pratiquement pas nécessaire.
Comme Lahcen, ils sont aujourd’hui nombreux à souffrir de cette situation. «A mon âge avancé, je ne peux même plus me reconvertir dans un autre métier, je ne sais rien faire d’autre», déplore Lahcen. Le marché local se passe ainsi, de plus en plus, de leurs services car il est pratiquement «noyé» dans la marchandise provenant de Turquie et de Thaïlande, et ces bijoux importés ont tout pour eux: diversité des modèles, finesse dans le travail… et grande quantité et qualité. De fait, dans un pays comme la Turquie, la fabrication des bijoux se fait de manière mécanique et industrielle sous la supervision d’ingénieurs spécialisés. Tandis qu’au Maroc, cette filière reste toujours confinée au stade artisanal et traditionnel.

Difficulté d’accès à la matière première

La décision des commerçants de se tourner vers le marché extérieur est aussi motivée par la difficulté d’accès à la matière première.

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

La difficulté d’accès à la matière première oblige les artisans à recourir à la refonte. Les machines de fonderie transforment les anciennes
pièces ou morceaux inutilisés en plaques ou filaments de différentes épaisseurs. Celles-ci dépendent des modèles que l’artisan veut réaliser.
Le grammage 925 par kilo est exigé pour que les bijoux brillent et soient de meilleure qualité

 

L’argent est là mais les prix montent ou descendent selon la Bourse internationale de Londres. Et la mise en place de points de vente légaux a été un véritable échec. Les acheteurs continuent de recourir au marché noir pour s’approvisionner à un prix qui se stabilise autour de 5 DH le gramme au lieu de 7 DH et plus. Les artisans ne demandent qu’à être fournis en matière première. A cause de l’éloignement, ceux qui passent par les intermédiaires (qui se fournissent directement dans les mines) sont lésés car ces derniers n’hésitent pas à arrondir leurs marges. Il faut signaler à ce propos que le ministère de tutelle exige des artisans de se regrouper en coopératives pour qu’ils puissent être fournis sans passer par les intermédiaires. Une solution qui ne fait pas l’unanimité puisque l’adhésion à un groupement de coopératives nécessite d’avancer une importante somme d’argent, ce qui n’est pas à la portée de tous, explique Lahcen Aseffar, président de l’Association des bijoutiers d’Agadir. Bonne nouvelle cependant pour les artisans puisqu’une convention-cadre vient d’être signée en décembre dernier entre le ministère de tutelle et Managem. Objet, sur la matière première extraite, un quota sera réservé et remis aux coopératives qui se chargeront de le vendre à un prix unifié aux artisans.

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

«A l’instar d’un pays comme la Turquie, nous aimerions avoir nos propres usines pour fabriquer des bijoux localement et créer des emplois», explique cet importateur. «Pour cela, nous sommes prêts à investir, mais il faut que l’Etat nous soutienne pour l’acquisition de machines de haute technologie et la mise en place de formations spécifiques pour démarrer», a-t-il ajouté. Il précise par ailleurs que la force d’un pays comme la Turquie est aussi de faire des opérations marketing via des séries télé cultes comme «Harem Soultane». Un feuilleton turc qui a fait une si bonne promotion aux bijoux en argent et pierreries que les ventes ont explosé dans les pays arabes. En effet, les clientes demandent les mêmes modèles que ceux portés si gracieusement par les actrices.
En attendant, pour Lahcen et ses confrères, le recours à la refonte des bijoux cassés reste une alternative navrante. Quand c’est possible, un peu de matière première pure est ajoutée pour que le raffinage soit meilleur. Le problème est que parfois, par ignorance ou inadvertance, des pièces rares peuvent être dissoutes. Ce qui porte un coup horrible au patrimoine.
Heureusement, des initiatives sont entreprises de temps en temps pour sauver ce qui peut être sauvé afin que ce capital n’aille pas à la dérive. C’est ainsi que dans le Souss, un musée a été totalement dédié à la mémoire du patrimoine amazigh. Des tapis, poteries et portes rustiques y sont exposés. Quelques outils utilisés par les anciens artisans dans la fabrication des bijoux: soufflet traditionnel, foyer, pince pour tenir le creuset, enclume, marteau…Et bien sûr et principalement des bijoux en argent. Des pièces d’une beauté rare, bracelets, fibules, boucles d’oreilles, colliers traditionnels, dont certaines remontent aux XVIe et XVIIIe siècles.

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

Des pièces anciennes sont vendues aux enchères à l’étranger, raconte Abdelhak Arkhaoui, président de l’association Tifaout des bijoutiers de Tiznit.
«J’ai assisté à Paris à une de ces ventes où un bracelet ancien a été vendu à 36.000 euros. Et le vendeur a présenté la facture légale d’achat.
C’est ainsi que notre patrimoine nous file entre les mains au lieu d’être placé dans nos musées», déplore-t-il

 

«Parmi les bijoux exposés au musée amazigh, il y a des pièces impossibles à reproduire car elles gardent bien leur secret de fabrication par les artisans juifs», explique Lahcen Aseffar. Cet homme a joué un rôle prépondérant dans l’acquisition par la municipalité, dans les années 90, d’une collection de pièces rares appartenant à un de ses amis collectionneurs. En tout, c’est un trésor de plus de 1.400 pièces, soit près de 120 kilos d’argent, réunis durant des années. La Commune urbaine n’avait pas hésité à débourser un montant de 850.000 DH pour que la collection reste dans le Souss au lieu d’être distribuée dans différents musées au Maroc comme cela avait été proposé dans le temps. Vu la rareté des pièces, le prix avancé a plus que triplé aujourd’hui, assure Aseffar en bon connaisseur. Bien sûr, toutes les pièces ne peuvent être exposées en même temps, sachant que le musée du patrimoine amazigh d’Agadir comprend trois spacieuses salles d’exposition sur trois niveaux. Ce sont donc quelque 200 pièces qui sont exposées à la fois, par thème et en un système rotatif. Les visiteurs ont ainsi l’occasion de découvrir des nouveautés à chacune de leurs visites. Il faut rappeler que le musée, qui existe depuis 14 ans maintenant, compte 30.000 visiteurs par an, entre touristes, nationaux et écoliers de la région.

                                                                  

Tiznit, capitale de l’argent

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

Toutes les villes du Souss tiennent commerce de la bijouterie d’argent, mais Tiznit reste la plaque tournante. La couleur est annoncée dès l’entrée de la ville avec la fibule (ou Tazerzit) comme emblème. Promesse tenue une fois arrivé à l’ancienne médina où se trouvent pas moins de 150 commerces spécialisés dans la vente des bijoux en argent. La kessaria, où règne l’odeur de la menthe fraîche, fait le bonheur des touristes nationaux et étrangers qui peuvent se procurer de petites merveilles à des prix toujours plus raisonnables qu’ailleurs.
Dans les vitrines bien décorées, parures frontales, larges bracelets, boucles, bijoux de poitrine ou de cheville et autres fibules donnent envie d’acheter. Les pendentifs ont parfois une signification religieuse ou traditionnelle. Contre le mauvais œil ou le mauvais sort, le chiffre 5 est reproduit dans la «Khamsa», réputée pour sa vertu protectrice. Avec ses 6.000 artisans, dont 400 spécialisés dans l’orfèvrerie, Tiznit n’est toutefois pas le seul lieu où se travaille l’argent. «Les ateliers pullulent aussi à Tafraout, Ida Ousmlal, Tighmi, Tlat Lakhsass, Chtoua Ait Baha, Taroudant qui eux-mêmes fournissent Tiznit, explique Baba El Kourchi, délégué de l’artisanat à Agadir. Maillage, niel, filigrane, incrustation de pierres.

Les secrets des techniques de l’orfèvrerie d’argent sont transmis dans ces ateliers de père en fils. «Malgré les difficultés que traverse le secteur, nous devons pérenniser notre savoir en le transmettant aux générations futures», explique cet artisan. A Tiznit, l’art de l’argent est tellement au cœur de l’économie que, depuis cinq ans maintenant, un festival lui est spécialement dédié. Ainsi, chaque été, le festival d’argent Timizart met la province de Tiznit sous le feu des projecteurs. Et insuffle une vraie dynamique tant au niveau de l’hôtellerie, la restauration que la vente des bijoux, cuir et autres produits du terroir comme l’huile d’argan et amlou. Les deux dernières éditions ont d’ailleurs permis au public de découvrir, respectivement, le plus grand poignard d’argent pesant 27 kilos et un caftan incrusté de pierres semi-précieuses comme le corail, l’amazonite, l’ambre… et pesant 5 kg dont 2 kilos d’argent pur. Une fierté pour la ville.

Formation continue

La formation continue est l’une des stratégies du ministère de l’Artisanat, de l’Economie sociale et solidaire pour améliorer les conditions de vie des artisans. Ces formations leur permettent d’être à jour et de découvrir les nouvelles techniques de travail sous la houlette de designers. Un centre de formation professionnelle de la bijouterie a ainsi été créé à Tiznit il y a près de quatre ans où plus de 600 personnes ont bénéficié de la formation.
Des unités mobiles veillent de même à assurer cette formation continue pour toucher, notamment, les artisans de Taroudant, Tiznit, Ida Ousmlal, Ouarzazate et Zagora. Cette caravane reprend dès janvier. Elle démarrera de Tmsia et Inezgane au bénéfice d’une centaine de personnes avant de se diriger vers d’autres escales. Ce que les professionnels proposent, c’est que, en plus des formations, l’accompagnement se fasse au quotidien, jusqu’à ce que l’artisan crée son propre atelier. Pour cela, il serait intéressant de mettre en place des conventions avec les banques pour des crédits à taux préférentiel. Par ailleurs, pour la valorisation des bijoux en argent dans la province de Tinghir, une casbah va être convertie en musée pour l’exposition des pièces en argent. Une convention a été signée dans ce sens avec la province de Tinghir, le conseil rural et la coopérative Azlag pour la bijouterie.

 

Publié 14 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Artisanat, Culture, Patrimoine, Région

Agadir, Quartier Industriel d’Anza 1930-1960

Vous pouviez déja trouver sur ce blog les publications déjà faites sur l’histoire d’Agadir :

Talborjt 1930-1960
Agadir, Ville Nouvelle 1930-1960
Agadir, Quartier Industriel 1930-1960
Kasbah d’Agadir, du début du XVIème siècle au 29 février 1960

Un nouveau volet vient d’être terminé par la même équipe : Agadir Quartier Industriel d’Anza 1930-1960

Vous pouvez le consulter en cliquant sur sa couverture ci-dessous :

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Publié 7 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Découverte, Histoire, Patrimoine

A Anza, les scientifiques travaillent sur les traces de dinosaures

Ce matin, tôt, la mer était basse et le soleil, encore assez bas lui aussi permettait de découvrir très facilement, pour ceux qui ne les connaissent pas encore, les traces et chemeinements des dinosaures :

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C’est étonnant de voir comment la nature a préservé ces traces depuis des millions d’années :IMG_6943

 

C’est un site exceptionnel par la densité des traces conservées :IMG_6944

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Mr Moussa Masrour, enseignant-chercheur en paléontologie à l’Université Ibn Zohr d’Agadir (casquette rouge) répertorie une à une les empreintes laissées il y a plus de 85 millions d’années par les dinosaures qui vivaient dans la région : un travail de fourmi !
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IMG_6949Photos M. Terrier

 

 

Publié 7 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Environnement, Histoire, Patrimoine

Un écrivain fait parler Agadir

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

Les Editions Azigzao viennent de publier leur premier livre «Agadir, la ville impassible». Un livre de prestige signé de la plume de l’écrivain et professeur universitaire Hassan Wahbi, qui s’est investi dans une nouvelle perspective bibliographique de la ville

Les Editions Azigzao viennent de publier leur premier livre «Agadir, la ville impassible». Un livre de prestige signé de la plume de l’écrivain et professeur universitaire Hassan Wahbi, qui s’est investi dans une nouvelle perspective bibliographique de la ville

  • Pour la 1ère fois un livre de prestige sur la ville
  • Agadir, la ville impassible, Une production des éditions «Azigzao»

Les livres sur Agadir ne courent pas les librairies. Le vide est quasi-total. A part quelques timides publications où la cité est noyée dans les clichés et où l’axe de référence reste le séisme qui a secoué la cité en 1960 et la reconstruction qui s’en est suivie, il n’y a pas de livre dédié. Contrairement à d’autres villes telles Marrakech, Fès ou encore Taroudant.
C’est dans ce contexte que les Editions Azigzao viennent de publier leur premier livre «Agadir, la ville impassible». Un livre de prestige signé de la plume de l’écrivain et professeur universitaire Hassan Wahbi, qui s’est investi dans une nouvelle perspective bibliographique de la ville. Et dont les mots expriment un sens de l’observation, une analyse aigue et un style de vie pluriel. «Il est essentiel de concevoir Agadir comme une double ville, d’un côté selon l’effacement du passé, par la rupture provoquée par le cataclysme ; et de l’autre selon le renouvellement de son urbanité, par la volonté politique de la refondation», explique Wahbi. De fait, ce livre de prestige est un regard de l’intérieur, mais aussi de l’extérieur sur la passion compliquée que suscite la ville chez ceux qui la vivent et ceux qui la découvrent. Cette publication qui vient combler un vide démystifie une destination incomprise, aborde sa complexité, sa profondeur insoupçonnée. Elle dépeint aussi ses cœurs multiples, ses édifices massifs et imperturbables.

. «Cette aventure explique la décision audacieuse de faire voir autrement la ville, d’en parler hors les lieux communs, dans une vision dialectique qui la montre dans sa complexité. Et aussi sa mémoire, sa différence, ses manques, ses attraits, sa fragmentation, son évolution, sa qualité de vie, ses nuances… ajoute l’éditrice Touria Ouchehad Boulbaroud. Et le produit final est notable aussi bien du point de vue contenu que forme, illustrations…. Dans ce livre, la ville prise à bras le corps avec estime et valeur, est portée par le phrasé de l’auteur Hassan Wahbi. Les photographies réalisées par Michel Monteaux et Said Oubraim y contribuent aussi. Ces professionnels ont rendu possible un regard neuf sur la cité tout en capturant des moments de vie et aussi les lieux incontournables de la ville.
Pour rappel, les nouvelles Editions Azigzao, récemment créées ont pour projet de mettre à jour une série de livres sur la région, certains de ses aspects, potentialités et, pourquoi pas, opportunités d’investissement. «Agadir la ville impassible» est en vente à la librairie Al Mouggar ou sur commande à 700 DH. Il a été édité en 2000 exemplaires.

Publié 3 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature, Patrimoine

PARUTION : HOMMAGE À AGADIR, LA VILLE IMPASSIBLE

Par Ouardigh Rahmouna (Twitter) – le360.ma

Les Éditions Azigzao sortent leur premier livre, «Agadir, la Ville Impassible». Une belle évocation de la ville paisible, poétique et éclairante à travers le phrasé troublant de l’écrivain et professeur émérite Hassan Wahbi, dont le sens aigu de l’analyse a été mis au service de nombre d’ouvrages.

Agadir Azigzao

Après plus de dix ans d’engagement dans l’édition du magazine «Agadir Première» pour la promotion d’Agadir, Azigzao a concrétisé un projet qui lui tenait à cœur depuis longtemps, l’édition d’un livre en hommage à la ville d’Agadir. L’ouvrage se veut plus un documentaire démystifiant qu’un livre d’art, et c’est ce qui fait son originalité. Le livre ne se contente pas de vues touristiques. Ce n’est pas une succession de cartes postales. Bien au contraire, le lecteur découvre une dimension plus intimiste de la ville. Au fil des pages, les paysages déploient la beauté de sommets enneigés et montagnes arides, d’artères tortueuses, du bord de mer, des flanc des falaises abruptes … Ce sont vers ces subtilités paysagères que nous emmène Hassan Wahbi avec tout son talent de narrateur, tandis que Michel Monteaux et Saïd Aoubraim nous fait découvrir picturalement chaque aspect méconnu de cette ville kaléidoscopique, ouvrant les portes de la culture et des modes de vie de ceux qui peuplent les environs lovés au creux des lieux de villégiature. Chaque maison, imprégnée de vives palettes de couleurs et d’une luminosité particulière, nous transporte vers cette région qui charme tant.

Publié 2 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature, Patrimoine

16 000 monuments historiques au Maroc

lavieeco.com

Le Maroc dispose de 16 000 sites et monuments historiques, mais qui ont «payé le prix durant plusieurs années du manque des moyens matériels et de l’inconscience».

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Une information dévoilée par le ministre de la culture, Mohamed Sbihi, lors de son passage à la Chambre des conseillers, le 11 novembre. M. Sbihi a insisté sur une prise de conscience collective de l’importance de ce patrimoine national et que des chantiers de restauration ont été lancés pour préserver ces sites.

Publié 15 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Patrimoine, Tourisme

Don des éditeurs du livre « Abeilles du monde » à l’Association du rucher d’Inzerki.

J’ai eu le plaisir de remettre aujourd’hui à Brahim Chtoui, président de l’Association Taddarte Inzerki, un chèque de 1385 dirhams, somme qui provient d’un don effectué à la suite de la vente de 1000 exemplaires du livre « Abeilles du monde » édité par Sandrine et Erwan Keraval, ouvrage auquel j’avais contribué (modestement) en fournissant les photos qui illustrent le chapitre sur le rucher d’Inzerki. Pour chaque livre vendu, il était prévu de verser 1 € à des associations de soutien de l’apiculture ou de l’abeille, dont l’Association du Rucher d’Inzerki fait partie.

 

C’est devant un petit auditoire de membres de Connect Institute que ce don a été remis après la dégustation du tajine :

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Après la présentation du livre « Abeilles du Monde » aux personnes présentes et la remise du chèque au Président de l’Association, IMG_6117

Brahim Chtoui a remercié les donateurs pour cette aide qui permettra d’améliorer le fonctionnement de l’Association.IMG_6121

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Et le retour s’est effectué en traversant ce merveilleux paysage dont on ne se lasse jamais :IMG_6136

 

 

Deux pages de cet ouvrage concernant le rucher d’Inzerki :

Publié 26 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Patrimoine, Région

La lente décrépitude des casbahs

Par Lahcen Bouguerne – libe.ma

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Le patrimoine marocain est tellement riche qu’il est reconnu mondialement par les responsables du domaine ainsi que par les  organisations internationales. Cette richesse patrimoniale n’est que le fruit d’un certain nombre de facteurs, à savoir l’histoire, la géographie,  l’économie, la politique… Ces facteurs sont réunis pour faire du Maroc  l’une des destinations touristiques les plus visitées du monde malgré la  grande concurrence des pays de la Méditerranée comme la France, la Turquie ou  la Grèce, qui s’appuient sur leur patrimoine matériel et immatériel pour attirer les touristes. Toutefois, il est important de souligner que le patrimoine n’est pas forcément ce qui encourage les touristes à faire leurs valises et partir vers un pays ou un autre, mais ce sont plutôt les infrastructures, les services et la sécurité qui contribuent au développement de ce secteur. En même temps, cette richesse patrimoniale attire, de plus en plus, d’investissements. Or, sur le terrain, le constat est amer. Le tourisme est un secteur pilier de l’économie marocaine, mais la politique touristique nationale manque d’efficacité.
Au Maroc, comme un peu partout en Afrique du Nord, la culture amazighe est omniprésente. Elle a fortement marqué l’architecture, la musique et la vie quotidienne des habitants. Géographiquement parlant, cette civilisation occupait un large territoire qui allait de l’ouest de la vallée du Nil jusqu’à l’Atlantique (Les Iles Canaries) et de la Méditerranée au nord jusqu’aux pays du Sahel (Mali, Niger notamment).
Les Amazighs ont toujours été un peuple fort et courageux. Le pouvoir et la puissance de cette grande et magnifique civilisation justifient l’origine de la plupart des villes amazighes qui ont cependant perdu leur identité après que la langue arabe s’est répandue avec l’Islam, ce qui donne l’impression que ce sont des villes arabes. Vu la richesse artistique (la musique, la danse), culturelle (la poésie, les contes, les mythes), linguistique et ethnique de la civilisation amazighe, les héritiers de la culture méditerranéenne d’aujourd’hui peuvent la considérer comme une de leurs civilisations mères. A Drâa, au sud-est du Maroc, les familles amazighes ont subi plusieurs changements au niveau de leur mode de vie ainsi que de leur relation avec les habitudes et les coutumes à cause de l’exode rural, l’émigration, l’urbanisation croissante.
Tous ces phénomènes socio-économiques ont vu le jour dès le début des années 70. Ces années étaient marquées par la construction du grand barrage d’El-Mansour Eddahbi (1972) à Ouarzazate sur Oued Darâa, ce qui a réduit et limité la quantité d’eau tout au long de la vallée sans oublier la forte sécheresse qui a touché la région. Tous ces éléments ont poussé les villageois à aller travailler dans les grandes villes.
Donc, ces superbes «châteaux» de terre rouge qui représentaient jadis la fierté des Draâouas (les gens de Drâa), sont actuellement menacés puisqu’ils tombent en ruine et risquent de disparaitre s’ils ne sont pas restaurés. Il s’agit, en effet, de la  disparition d’un élément irremplaçable du patrimoine amazigh, marocain et mondial, donc d’un pilier de tourisme tout au long de cette vallée. Il est important de signaler que le tourisme culturel est la forme la plus dominante à Drâa. Il a pour but de faire découvrir et visiter les  sites et les monuments historiques. La disparition des casbahs engendrera l’absence d’une grande majorité des touristes, ce qui va influencer négativement l’économie de toute une région.
A Agdz, plusieurs casbahs sont abandonnées malgré leur beauté et leur grandeur. L’une des casbahs les plus connues de la région c’est la casbah de caïd Ali qui a été fondée il y a plus de trois siècles. Elle est située au bord des champs sur une hauteur qui domine le côté gauche de l’oued Drâa. Cette casbah est entourée de tours pour assurer le contrôle de tous les côtés notamment les routes des caravanes, les canaux d’irrigation.
Elle est très endommagée et dans un état de dégradation avancée. La structure des casbahs est liée aux exigences climatiques, à savoir la canicule d’été (+45°C) et le froid d’hiver (+1°C). Les habitants utilisent les étages au rythme des saisons. En hiver, ils s’installent au premier étage et en été, ils occupent les étages supérieurs, donc, les casbahs sont parfaitement adaptées au climat de la région. Récemment, la construction au pisé ne constitue plus la technique la plus utilisée puisque d’autres techniques plus modernes ont vu le jour.
C’est le moment de remettre en question l’ensemble des stratégies touristiques. C’est le moment de valoriser le patrimoine matériel et immatériel au sud-est du Maroc qui reste inconnu du grand public. C’est le moment de restaurer les monuments historiques à Drâa, d’encourager la construction en pisé et de protéger l’identité architecturale.
Merci à Guy M. du riad « Jardin des Orangers » à Taroudant qui m’a indiqué cet article très intéressant sur le manque d’efficacité de la politique touristique dans le sud et, malheureusement sur la disparition des casbahs dans un futur proche.

Publié 14 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Culture, Patrimoine, Tourisme

Vernissage de l’exposition photographique « BILMAWEN, CROQUE-MITAINES DE L’ATLAS »

C’est dans un très beau riad au coeur de la médina de Taroudant, DarZahia, qu’a eu lieu cet après-midi le vernissage de l’exposition photographique « BILMAWEN, CROQUE-MITAINES DE L’ATLAS »

Le riad a été magnifiquement restauré, suivant les méthodes traditionnelles et constitue un cadre tout indiqué pour cette exposition consacrée au rituel populaire bilmawen.

C’est un carnaval populaire animé par des créatures mi-hommes mi-animales : des jeunes hommes qui se sont accoutrés des peaux de bêtes sacrifiées pour l’Aïd el Adha, le visage noirci et recouvert d’une tête de bouc ou de mouton et qui sèment la « terreur » parmi les habitants du village.

Ce rituel traditionnel est encore très pratiqué dans les villages de l’Atlas et reste fortement enraciné dans la culture amazigh.

Les deux photographes, Marc Belli et Claude Philip étaient présents pour ce vernissage.
Leurs oeuvres présentent une différence : Marc Belli s’attache aux portraits de ces bilmawens, Claude Philip présente, lui des cadres plus larges pour montrer la participation des villageois à cette fête rituelle.

L’exposition a lieu tous les jours à DarZahia jusqu’au 31 octobre 2014, (entrée libre tous les jours de 14h à 18h)

Quelques photos de cette belle exposition :

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et, au retour sur Agadir, nous avons pu admirer un très beau paysage : l’Anti-Atlas au soleil couchant :IMG_5866

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Publié 11 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Expositions, Patrimoine, Tradition

Patience, savoir et confiance – un article en Langue allemande de Thema – Lehmbau in Afrika – sur le travail de Salima Naji pour restaurer Kasbahs et Igoudar

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Découverte d’un nouvel Agadir de falaise : Agadir Ifri

Départ hier matin, avec Chantal, en direction de Taliouine, en passant par Taroudant et Aoulouz.

En arrivant à Taliouine, arrêt à « L’Or Rouge de Taliouine » pour des emplettes de safran, puis à « L’Auberge du safran » pour un très bon déjeuner tout au safran, depuis l’entrée, jusqu’au thé : tout était excellent ! et, en plus devant un paysage somptueux :

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Départ ensuite pour Ifri : il faut traverser Tassousfi (sur la route de Ouarzazate) et prendre après 5 ou 6 km la direction Agadir Melloul sur la droite.

Le premier village qu’on voit sur la gauche est le village d’Ifri : il faut prendre la piste (bonne) pratiquement à la hauteur du village, traverser l’oued et aller jusqu’au centre du village.

Là, on tombe sur un colporteur ambulant qui s’est installé pour vendre des vêtements et des bijoux berbères. Il est content de faire quelques affaires avec nous !

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On demande ensuite Aïcha qui a les clés du grenier et qui nous y emmène en suivant un petit chemin à travers les cultures.

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Rapidement on aperçoit le grenier entre les arbres.

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Contrairement à l’agadir de Tizgui qui est construit à mi-hauteur d’une falaise, celui-ci est construit au pied de la muraille et, plutôt qu’agadir de falaise, je le qualifierai d’agadir troglodyte.

L’entrée :

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L’agadir a été, en partie restauré et il est en relativement bon état. Aïcha nous en fait visiter tous les recoins et on peut voir qu’un bon nombre de cases sont encore utilisées.

Quelques photos :

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Toutes les petites grottes ont été utilisées pour y installer des cases :

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Depuis l’agadir, on découvre un paysage merveilleux :

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Publié 10 octobre 2014 par Michel Terrier dans Agadir, Découverte, Patrimoine, Région, Sorties, Tourisme, Tradition

A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc…

par Maria Simões – meetingpointe-entreprendrefeminin.over-blog.com/

Salima Naji restaure les vieux villages du Maroc en collaboration avec des maîtres artisans locaux. Ensemble il utilisent des procédés anciens, dans le respect de la culture locale pour préserver la mémoire des lieux.

Salima Naji est architecte DPLG (diplômée de l’École d’architecture de Paris-La-Villette), et docteur en Anthropologie (École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris).

Elle exerce au Maroc en privilégiant les matériaux locaux dans le respect de l’environnement et de la culture des lieux. Depuis les toutes premières réalisations, la démarche s’inscrit dans une volonté de collaboration avec les artisans locaux.

Conformément aux enseignements du grand architecte égyptien Hassan Fathy, elle les fait intervenir en leur rendant leur place dans une architecture qui reste cependant contemporaine. Les procédés constructifs ancestraux sont redécouverts, perfectionnés s’il le faut : Pisé, pierre, bois, stipes de palmier ou autres fibres, toutes les techniques des traditions vernaculaires du Maroc sont ainsi réinvesties dans une construction écologique sublimant le geste de l’artisan.

Après avoir arpenté les vallées pré-sahariennes pendant près de dix ans, pour rendre compte des traditions artistiques des Kasbas du Sud marocain, elle a consacré plusieurs années de recherches aux greniers-citadelles du Maroc. Elle a interrogé la vitalité des pratiques conservatoires en privilégiant les formes construites, le grenier communautaire qui a le plus souvent bénéficié de la solidité d’un matériau – la pierre – sans négliger cependant les autres patrimoines tangibles et intangibles, dont les traditions transmises oralement.

Parallèlement à ses recherches, elle s’investit ainsi depuis plusieurs années dans des actions concrètes de sauvetage ou de développement culturel. Elle a ainsi assuré la réhabilitation de plusieurs igudars(greniers collectifs, Amtoudi, Innoumar), de mosquées et de ksours (villages fortifiés d’Assa et d’Agadir Ouzrou). Elle œuvre aussi à la sauvegarde de la médina de Tiznit.

. Elle a reçu le Prix Jeunes Architectes, de la Fondation EDF en juin 2004.
. Elle a été déclarée « Inspiring women, expanding Horizon » par la Mosaic Foundation à Was
hington en 2008.

. Elle a été honorée par la cérémonie du Takrim de l’Ordre des Architectes du Royaume en 2010.

. Elle a reçu en 2011, le Prix Holcim du Développement Durable, « Bronze Afrique-Moyen-Orient [3rd International Holcim Awards competition Sustainable construction projects shaping better communities in Africa Middle East] pour le projet d’un centre de formation professionnelle à Marrakech pour la Fondation Alliances.

. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur les architectures vernaculaires du Sud Marocain : Art et architectures berbères en 2001, Portes du Sud en 2003, Greniers collectifs de l’Atlas en 2006 et Fils de saints contre fils d’esclaves en 2011.
. Expert, elle a participé à plusieurs jurys internationaux.
. Dans le cadre d’une sensibilisation au Maroc, elle a organisé (commissaire et scénographe) l’exposition itinérante « Architecture des oasis, vitalité d’un patrimoine en danger » Espace BMCI – Route des Zaërs, Rabat, 2002 ; Villa des Arts, Musée de la Fondation ONA, Casablanca, 2003 ; Musée amazigh d’Agadir, 2004.

 

A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
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A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....
A la rencontre de Salima Naji, architecte dans le sud du Maroc....

 

Publié 5 septembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Art, Artisanat, Culture, Patrimoine, Région

La Kasbah d’Agadir

Voilà, je reprends du service sur le blog : 15 jours sans rien publier !

Nous étions trop occupés avec les enfants, petits-enfants, mariage d’un neveu … et je n’ai pas beaucoup touché à l’ordinateur !

Nous sommes sur le retour vers Agadir : départ prévu jeudi matin, avec étapes à Salamanque et Tarifa. Arrivée à Agadir normalement le 30 dans la soirée.

Je profite de cette reprise pour vous signaler le très beau travail d’équipe réalisé par Marie-France, Régine et Lahcen qui ont continué leur série historique sur Agadir en publiant

La Kasbah d’Agadir du début du XVIème siècle au 29 février 1960

Vous pouvez voir cet historique en cliquant sur la couverture du document ci-dessous :

Casbah

ou en recopiant le lien suivant dans votre navigateur :

http://mfd.agadir.free.fr/kasbah/

Publié 26 août 2014 par Michel Terrier dans Patrimoine, Souvenir

Elever les oasis au rang de patrimoine mondial

libe.ma

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L’adaptation au changement climatique des oasis du Maroc : entre défis et opportunités” est l’intitulé d’une conférence dont les travaux ont eu lieu, récemment à Agadir, en prélude à un voyage de presse devant se poursuivre jusqu’au 31 mai dans plusieurs zones oasiennes du Sud marocain.
A l’ouverture de cette rencontre, qui s’est déroulée en présence de représentants de communes, de chercheurs, agronomes et d’acteurs associatifs, Mohamed Nbou, directeur des études, de la planification et de la prospective au département de l’environnement, a mis l’accent sur l’importance d’associer les médias aux efforts déployés et aux projets réalisés dans les zones oasiennes, notamment ceux liés à la gestion de la rareté de l’eau et de la réutilisation des eaux usées.
Espace vulnérable qui subit de plein fouet l’impact des changements climatiques, le milieu oasien a plus que jamais besoin d’actions concrètes qui, appuyées par les autorités, les instances élues et les populations locales dans le cadre de réseaux, devraient faire valoir les oasis comme un patrimoine mondial tant les défis que cela implique dépassent largement les frontières nationales et régionales, a-t-il signalé.
De son côté, Bruno Pouezat, représentant résident du PNUD à Rabat, a fait observer que le Maroc, de par sa position géographique, fournit un cas d’étude où le changement climatique est un phénomène visible et tangible au quotidien, particulièrement dans les oasis, relevant l’importance de valoriser les actions qui sont menées dans ces espaces, creuset d’une culture et d’une civilisation ancestrales dans le sillage de l’adaptation de l’homme et de la nature aux changements climatiques par d’ingénieux mécanismes de survie.
Il a, à ce propos, indiqué que les projections futures du climat au Maroc, réalisées dans le cadre de la seconde communication nationale sur le changement climatique, prévoient une tendance à des augmentations moyennes de température de +0,6 C, +1,8 C et +3,2 C, respectivement pour les horizons 2015, 2045 et 2075, alors que les baisses moyennes des précipitations, qui seront de l’ordre de -6%, -13% et -19% respectivement pour les mêmes horizons, témoignant d’une situation critique et alarmante dans le futur.
Les travaux de cette conférence se sont articulés autour de quatre séances portant sur “Le défi du changement climatique”, “Les résultats phares du projet d’adaptation au changement climatique : vers des oasis résilientes”, “Les programmes de développement territorial durable des oasis du Tafilalet et du Sud” et “Les technologies agro-climatiques au service de l’adaptation au changement climatique : cas de l’agriculture dans la région d’Agadir (Agrotech)”.
Cette conférence marque le coup d’envoi d’un voyage de presse comportant des visites de terrain à Agrotech-Agadir, des réunions avec les acteurs locaux et la société civile et des visites de plusieurs projets réalisés dans le cadre de la lutte contre le changement climatique dans des oasis à Guelmim, Foum Lahsen, Tata, Foum Zguid, Dadès, Ouarzazate et Skoura.

La fièvre du foncier plombe la station balnéaire

par Malika Alami – leconomiste.com

  • L’avidité des promoteurs immobiliers se propage au port
  • Veto du maire qui cherche à protéger le poumon économique de la ville
  • Des milliers d’emplois en péril
Le foncier du port de pêche d’Agadir est aujourd’hui très convoité. Des élus veulent y implanter une nouvelle marina. Mais la commune urbaine comme les Gadiris ne sont pas du tout d’accord à ce sujet. Le projet suscite même une montée au créneau des marins et acteurs économiques de l’enceinte portuaire

Le foncier du port de pêche d’Agadir est aujourd’hui très convoité. Des élus veulent y implanter une nouvelle marina. Mais la commune urbaine comme les Gadiris ne sont pas du tout d’accord à ce sujet. Le projet suscite même une montée au créneau des marins et acteurs économiques de l’enceinte portuaire

«Ces dernières années, les seuls grands projets structurants qui ont bien abouti à Agadir, ce sont la promenade du front de mer et la marina!». Au moment où Tanger, Casablanca, Marrakech, Rabat, Salé et Tétouan se distinguent par le lancement de grands programmes structurants, c’est en ces termes que les professionnels dressent le bilan des réalisations dans la station balnéaire ces dix dernières années.
Le rythme des chantiers, trop lent, suscite aussi de nombreuses interrogations. Quand certains rappellent le retard du dossier d’aménagement d’un jardin botanique dans l’ancien quartier Talborjt, d’autres insistent, entre autres, sur la lenteur de la mise à niveau des piémonts. Les élus locaux s’en défendent et essaient de montrer la moitié pleine du verre:  la mise à niveau des quartiers sous-équipés, l’aménagement des espaces verts et des carrefours giratoires pour une circulation fluide.

. Ils rappellent aussi le vaste programme lancé pour équiper tous les quartiers de terrains de sports et d’espaces de jeux.
Selon eux, presque tous les quartiers de la commune disposent aujourd’hui d’un centre culturel pouvant accueillir toute sorte d’événement. Mais ces investissements en termes d’infrastructures ne font pas aujourd’hui d’Agadir une ville plus vivante et plus animée. En dehors des événements ponctuels comme le festival Timitar et le concert de la Tolérance, la ville continue de souffrir d’un vide culturel patent. Loin de ces préoccupations, les acteurs publics et privés de la ville se sont plutôt investis dans le développement urbain de la cité à travers l’aménagement de nouveaux quartiers tels que Hay Mohammadi, Anza Oulaya ou encore les nouveaux lotissements de la localité de Bensergao. Mais Agadir continue aujourd’hui à offrir une image fragmentée suite à son développement dans tous les sens sans vision globale. De fait, la station balnéaire, qui constituait un modèle architectural à travers les premières étapes de sa reconstruction suite au séisme de 1960, est devenue une juxtaposition de quartiers parfois sans connexion directe. Sans infrastructures éducatives et sanitaires suffisantes, les nouveaux quartiers ressemblent beaucoup à des cités dortoirs fortement bétonnées sans centres de vie. A l’origine, une course au foncier au-delà de toute stratégie intégrée et globale du développement socioéconomique. Et voilà qu’aujourd’hui, cette fièvre du foncier persiste. Des élus de la région ont pour ambition de «bétonner» l’ancien port d’Agadir. Ils veulent y implanter une nouvelle marina. Niet, répond le maire Tarik Kabbage à ce dossier qui suscite même une montée au créneau des acteurs économiques du port. Normal, le site, considéré comme un des poumons économiques de la ville, représente plusieurs milliers d’emplois et son rayonnement dépasse nos frontières. Au-delà, il est temps d’effectuer une rupture avec le passé, en adoptant une démarche concertée de développement intégré et un aménagement spatial cohérent.

Patrimoine à préserver

Depuis dix ans, les élus de la ville d’Agadir parlent de classement des bâtiments de la première étape de la reconstruction et de préparation de dossiers pour une reconnaissance de ces monuments par l’Unesco comme patrimoine de l’humanité. Mais les années passent et rien n’est fait pour protéger la mémoire collective d’Agadir. Certes, un zoning de protection a été établi. Les bâtiments qui se trouvent dans la zone en question vont, selon les élus, être classés et aucune modification ne peut être apportée aux édifices concernés, surtout à leur façade. Mais depuis plus rien à ce sujet. A travers le centre-ville sur les avenues des FAR, Hassan II et Moulay Abdallah, des bâtiments à l’abandon, des places et des espaces mal agencés offrent une image de vétusté d’Agadir. Dommage, car le développement urbain c’est aussi valoriser l’existant. Et cela est l’affaire de tous. Institutionnels, élus et acteurs économiques sont concernés.

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