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Qui connait ces grottes, leur origine et leur usage à Imimiki ?

D. Ansot qui habite au Douar Assern d’Imimiki  près d’Aourir est intrigué par des grottes à quelques centaines de mètres de chez lui qui se trouvent à flanc de falaise et que les gens du coin nomment les « grottes portugaises ».
 Ces grottes ont été aménagées, il subsiste même des traces de maçonnerie. On y accédait par une sorte d’échelle faite de bouts de bois enfoncés dans une faille de la roche, ce qui permettait aussi, en retirant les échelons derrière soi, de rendre l’accès aux grottes impossible.
 Est-ce que quelqu’un connait ces grottes, leur origine et leur usage : grenier fortifié ou ouvrage de défense ?
Merci de nous renseigner.
Ci dessous quelques photos qui m’ont été envoyées par M. Ansot
Vue d'ensemble

Vue d’ensemble

Vestiges de l'escalier

Vestiges de l’escalier

La grotte principale

La grotte principale

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Publié 6 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Région, Recherche

Pr. Denton Ebel : «Le Maroc, une mine mondiale de météorites»

Par Amine Harmach – aujourdhui.ma

Je suis venu au Maroc pour présenter mon propre travail et auquel ont pris part plusieurs astrophysiciens. L’étude cherche à comprendre comment les planètes se sont formées à partir de particules de disques qui entourent les étoiles. Les météorites pourraient ainsi être les derniers résidus de ce processus.

Denton Ebel, conservateur au Musée d’histoire naturelle à New York

Denton Ebel, conservateur au Musée d’histoire naturelle à New York

 

Le Pr. Denton Ebel a tenu des conférences les 19 et 20 septembre 2014 à Casablanca et à Agadir sur le thème «Les météorites: que nous apprennent-elles sur l’espace ?». Dans cet entretien avec ALM, ce scientifique parle de l’apport du Maroc dans les recherches internationales sur les météorites, véritable mine d’informations sur notre système solaire et ses origines.

ALM : Comment s’est déroulé le 77ème congrès annuel de la «meteorical society» organisé du 8 au 13 septembre 2014 ?
Pr. Denton Ebel : Il s’agit du 77ème congrès annuel de la «meteorical society», association professionnelle internationale très ancienne qui s’intéresse à l’étude des météorites et des sciences planétaires. Quelque 420 scientifiques ont donc pris part à ce congrès. Chacun a présenté ses recherches. Quotidiennement, tout au long de cette manifestation, nous avons eu droit à des conférences, à des présentations et des exposés très intéressants. C’était un congrès réussi et très bien organisé. En fin de semaine, plusieurs participants ont eu l’occasion de faire des expéditions scientifiques et touristiques et visiter le Royaume. Aussi, nous avons beaucoup apprécié l’excellent accueil, la cuisine et l’authenticité des Marocains.

 Quel est l’intérêt de l’étude des météorites ?

Les météorites nous racontent ce qui s’est passé des années auparavant, comment notre planète a été formée. C’est une mine d’informations sur notre système solaire et ses origines.  C’est comme la pierre de roche qui renseigne le géologue et le paléontologue sur les fossiles et minéraux, et par là, raconte l’histoire de la vie sur terre. Les météorites nous racontent, elles, l’histoire des planètes et des corps rocheux du système solaire.

Pouvez-vous nous parler du travail que vous avez présenté lors de ce congrès?

Je suis venu au Maroc pour présenter mon propre travail et auquel ont pris part plusieurs astrophysiciens. L’étude cherche à comprendre comment les planètes se sont formées à partir de particules de disques qui entourent les étoiles. Les météorites pourraient ainsi être les derniers résidus de ce processus. Donc, j’ai présenté ce travail en usant d’un modèle qui explique comment des objets sont entrés en collision au sein de ces disques et ont pu créer quelque chose de plus grand. Loin des laboratoires, le recours à des modèles avec un certain nombre d’équations est nécessaire pour expliquer cette thèse. C’est comme la prédiction climatique : on utilise des équations des mouvements des vents, leur température, l’impact de la gravité… Tout ceci pour pouvoir prédire, par exemple, comment se déplacerait une tempête. Ce modèle présente comment les planètes se sont formées à partir de disques.

Comment se fait-il que le Maroc soit l’un des pays où l’on retrouve le plus de météorites ?

Probablement, les météorites tombent autant ici au Maroc qu’ailleurs. Mais ce qui fait toute la particularité de ce pays, c’est la combinaison de divers paramètres. Il est d’abord question de l’aridité de certaines régions du Maroc grâce à laquelle ces corps célestes qui atterrissent sur terre survivent longtemps. Il y a un autre point et que j’ai eu dernièrement le plaisir de découvrir lors d’une expédition scientifique organisée par ma collègue marocaine Pr Hasna Chennaoui Aoudjehane et au cours de laquelle nous avons fait presque 2000 km. Il est question du mode de vie de certaines populations qui vivent loin du monde artificiel. Des gens qui sont tellement en contact avec la nature, attentifs à ce qui les entoure, ciel comme terre, qu’ils peuvent voir les chute des météorites et en témoigner. Alors qu’en France, aux USA, à Casablanca même, les gens ont les yeux rivés sur leur télévision, et sont assaillis par toutes sortes de sources artificielles d’éclairage au point que, même si les météorites tombent, personne ne s’en rend compte. Grâce à ces grandes observations de chute de météorites et témoignages recueillis grâce à des universitaires et collègues comme Hasnaa Chennaoui, nous avons appris énormément sur ces roches.

Le Maroc est une mine de météorites, mais il n’y a pas de structures ou musées où les conserver. Dans quelle mesure l’expérience du Musée d’histoire naturelle de New York peut-elle être un modèle ?

Je travaille dans le Musée d’histoire naturelle de New York. Un musée créé en 1860, soit il y a plus de 150 ans. Cet établissement est le fruit d’un partenariat public-privé, c’est-à-dire un partenariat entre des fonds privés et la ville de New York. Cette dernière a octroyé le terrain qui fait partie du système des espaces verts. En contrepartie, le privé devait s’occuper des salaires, et de la construction du musée d’histoire naturelle qui inclut la biologie, la paléontologie. Nous avons aussi une partie réservée aux météorites, que j’ai moi-même construite. Nous avons aussi l’anthropologie, j’ai d’ailleurs visité un musée d’anthropologie à Marrakech qui est un bon début, où il y a des objets culturels, tissage, tapisserie, boiserie, poterie et différents genres de céramiques en provenance de différentes populations et ethnies du Maroc.
Tout ceci pour vous dire qu’un musée consacré aux météorites n’est qu’une partie d’un ensemble. Comment peut-on faire la même chose au Maroc ? A vous, Marocains, de trouver votre propre formule ! Cela ne peut émaner que d’une volonté interne et d’une mobilisation de tous pour mettre en valeur votre patrimoine scientifique et culturel. De notre côté, nous sommes disposés à soutenir toute initiative dans ce sens.

1933 : Création de la «Meteoritical Society», une société savante qui vise la promotion de la recherche et l’enseignement de la planétologie, l’étude des météorites et autres matériaux extraterrestres.

2008 : Chute d’une météorite au village de Tamdakht près de Ouarzazate

2011 : Découverte au Maroc de la météorite de Tissint près de Tata, la 5ème chute de météorites martiennes observée au monde.

2014 : Organisation à Casablanca du 77ème congrès annuel de la «Meteoritical Society». Plus de 400 scientifiques internationaux y ont pris part.


 

Biographie

Conservateur du Département de la terre et des sciences planétaires au Musée d’histoire naturelle à New York, Dr. Denton Ebel est géologue spécialisé dans les météorites. Son groupe de chercheurs analyse les données de la mission spatiale  «Messenger» en orbite autour de Mercure, les échantillons des comètes de la sonde spatiale «Stardust». Il assure également l’analyse géochimique des échantillons de la période « Crétacé/Paléogène », marquant l’extinction des dinosaures.

Publié 7 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Recherche

Haliopôle Cluster d’Agadir : La recherche scientifique pour booster la compétitivité

Par Majda Saber – aujourdhui.ma

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Créer une synergie entre le domaine professionnel et celui de la recherche qui lui est afférent constitue un moteur de développement et de promotion.

Les retombées de telles coopérations ne peuvent qu’être fructueuses. Et c’est dans ce sens qu’une convention-cadre a été signée, récemment, entre Mohamed Bouayad, président d’Agadir Haliopôle Cluster (AHP), et Abdelmalek Faraj, directeur de l’Institut national de  recherche halieutique (INRH).

Une convention dont l’objectif est de créer une nouvelle dynamique visant à renforcer le travail de ce cluster en se reposant sur la recherche. Ladite convention est conclue pour une durée de cinq ans. Les signataires tendent pour cette nouvelle coopération à positionner l’INRH à travers le Centre spécialisé en valorisation et technologie des produits de la pêche à Agadir en tant qu’acteur de référence en recherche et développement dans le domaine de la valorisation et la technologie des produits de la mer.

Par ailleurs, cette convention devrait permettre d’appuyer le secteur de l’industrie des produits de la mer par une veille technologique. L’apport serait également en matière d’accompagnement du développement du pôle de compétitivité d’Agadir et un moyen d’appui de ce cluster à vocation nationale et internationale en matière de promotion de l’industrie de valorisation et de transformation des produits de la mer. Selon les signataires, cette convention serait une locomotive de mobilisation des moyens nécessaires pour l’incubation de nouveaux projets industriels innovants dans le domaine.

Pour rappel, dans la même dynamique de positionnement, deux premières conventions ont été signées au cours de l’année 2014. La première lie la Chambre des pêches maritimes de l’Atlantique Centre et l’AHP, au mois d’avril. Notons dans ce cadre le renforcement de l’économie de l’énergie dans les bateaux et une étude de possibilité d’introduire une nouvelle technique de pêche (senne danoise) en vue d’améliorer la compétitivité. La deuxième convention, signée également en avril, qui regroupe l’AHP et l’INRH, a pour objectif la réalisation de trois projets.

Notons que le premier est la réalisation d’une étude technique opératoire visant le développement et la fabrication de 3 nouveaux produits de charcuterie à base de coproduits alors que le deuxième projet est lié à l’extraction de collagène à partir des écailles de sardine. Le troisième projet est pour sa part dédié à la valorisation enzymatique des huiles de poisson.

Publié 24 juillet 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Pêche, Recherche

Météorites du Maroc : Première thèse de doctorat « 100 % Marocaine »

Club d’Astronomie Ibn Zohr – aeronautique.ma

Le but principal de cette étude a été de mieux comprendre la structure interne des roches extraterrestres récoltées au Maroc sans les détruire.

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A l’Université Ibn Zohr et sous la direction de Mr. Abderrahmane Ibhi et Bouazza Faiz (professeurs à la Faculté des Sciences d’Agadir), Mr Dris El Abassi a présenté le résultat de 5 ans de recherches. Cette thèse nationale synthétise les cinq années de recherche dans les domaines des paramètres physiques et de l’acoustique des matériaux célestes notamment les météorites astéroïdales récoltées au Maroc.

La grande partie de ce mémoire est consacrée aux paramètres physiques des milieux poreux et à leur caractérisation. Le but principal de cette étude a été de mieux comprendre la structure interne des roches extraterrestres sans les détruire.

Le Maroc est un pays riche en météorites (elles sont collectées par des nomades dans les parties désertiques du sud du Royaume). Plusieurs d’entre elles constituent une source inestimable de connaissances sur la formation et l’origine du système solaire, des planètes en général et de la Terre en particulier, l’extinction de différentes espèces animales durant les temps géologiques, etc.

Les chercheurs des deux laboratoires de l’Université Ibn Zohr (Laboratoire de métrologie et traitement de l’information et le Laboratoire de Géopatrimoine et Géomatériaux) ont développé une technique ultrasonore fiable et non destructive, afin d’étudier les propriétés physiques des météorites. Cette technique est basée principalement sur la mesure du coefficient de réflexion à la première interface des météorites en incidence variable. Cette méthode a permis de quantifier le pourcentage de la porosité des roches étudiées.

Cette méthode reste parmi les techniques les plus fiables pour obtenir un paramètre très intéressant dans les études des astéroïdes. Les échantillons sélectionnés pour cette étude touchent plusieurs types de météorites différenciées et non différenciées notamment les chondrites ordinaires et les achondrites. Ces dernières ont été soigneusement sélectionnées de la grande collection du Club d’Astronomie Ibn Zohr d’Agadir.

Une autre étude non destructive des météorites est en actuellement en cours en collaboration avec le Laboratoire d’Image et Reconnaissance de Formes – Systèmes Intelligents et Communicants. Cette étude, par traitement d’images numériques 3D, permettra une quantification assez précise de diverses caractéristiques, notamment les constituants minéralogiques de la météorite, la porosité et la tortuosité.

Les équipes concernées souhaitent donner un nouvel élan à ses travaux de recherche et participer de façon active à des travaux de valeur scientifique sur les météorites récoltées au Maroc entraînant ainsi des retombées scientifiques importantes pour le Maroc.

Publié 11 juin 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Recherche, Université

Journées scientifiques de l’Association des Étudiants Chercheurs de la Faculté des Sciences d’Agadir le 22 mai 2014 de 8 H 00 à minuit, à la Faculté des sciences d’Agadir

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Dans le cadre de ses activités scientifiques, l’Association des Étudiants Chercheurs de la Faculté des Sciences d’Agadir, organise la deuxième édition de ses journées scientifiques le 22 mai 2014 de 8 H 00 à minuit.
L’édition 2014 aura pour thème « État de la recherche scientifique au sein de l’université marocaine ». Elle vise à rassembler les jeunes chercheurs marocains pour échanger de nouvelles idées, débattre les problèmes réels entravant les avancements de leurs activités de recherche. Ces journées offrent également aux doctorants l’opportunité de faire un bilan de leurs travaux de recherche.

Faculté des sciences Agadir

Un plan anti-crise pour les agrumes

A. G. – leconomiste.com

  • Retour annoncé sur le marché de l’UE
  • Création de plateformes commerciales de proximité
  • Réorientation des aides de l’Etat vers la valorisation
Sur les cinq dernières années, le marché local n’a cessé de prendre de l’importance. Pas seulement pour le seul motif d’assurer une trésorerie immédiate pour les agriculteurs, mais aussi pour manque de soins apportés à la qualité des fruits.

Sur les cinq dernières années, le marché local n’a cessé de prendre de l’importance. Pas seulement pour le seul motif d’assurer une trésorerie immédiate pour les agriculteurs, mais aussi pour manque de soins apportés à la qualité des fruits.

 

Liberté ne veut pas dire anarchie. C’est l’enseignement tiré des travaux de la dernière assemblée générale de la Fédération interprofessionnelle de la filière agrumicole (Maroc-Citrus). «La crise à laquelle est confronté l’export des agrumes a le mérite de fédérer  l’ensemble des acteurs autour d’un plan d’action», se félicite Ahmed Darrab, secrétaire général de l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc (Aspam). Perte de parts de marché en Europe, allongement des délais de paiement, érosion des prix aussi bien à l’export que sur le marché local, voilà les indicateurs de la tempête actuelle.
Pour y remédier, les administrateurs de Maroc-Citrus qui regroupe l’ensemble des intervenants (producteurs, conditionneurs et exportateurs) ont décidé, après de longs débats tenus à Casablanca et Agadir, de procéder à la réorganisation de la filière. Une réorganisation qui sera basée sur «la régulation du marché en termes de volumes, de qualité des produits et, éventuellement,  la définition, à titre indicatif, des prix de mise en vente», révèle Darrab. A cet effet, le comité interprofessionnel des agrumes aura pour mission de définir les paramètres de cette politique et d’en assurer le suivi. «Et ses propositions seront exécutoires», est-il souligné.
Autre mesure phare, les professionnels vont demander au gouvernement de réorienter le soutien prévu dans le contrat-programme à d’autres actions jugées prioritaires pour le développement des exportations. Pour le moment, les objectifs de cette convention ont été quasiment atteints pour ce qui est du rajeunissement et de l’extension des plantations. Et le niveau de 2,9 millions de tonnes sera à portée bien avant l’échéance de 2018, puisque les 30.000 ha nouvellement plantés vont entrer en pleine production d’ici deux années. Reste bien évidemment à  rééquilibrer le profil variétal du verger agrumicole où la dominance revient aux petits fruits. Mais le plus urgent est le développement de l’export et de la commercialisation. D’où la demande de l’interprofession de canaliser les aides de l’Etat sur la valorisation et la mise en place de plateformes commerciales sur les marchés d’exportation, à commencer par ceux de l’Union européenne. «L’objectif est de se repositionner sur ces marchés où l’origine Maroc n’opère plus», rappelle le secrétaire général de l’Aspam. Des plateformes à même d’assurer la qualité des fruits et de permettre la pénétration des circuits modernes de distribution, est-il précisé. Le même schéma est également proposé pour le traitement des marchandises au niveau local. La plupart des stations de conditionnement sont de petite taille et ne disposent pas de chambres frigorifiques pour la préservation de la qualité des fruits. Or, le contrat-programme n’encourage pas l’investissement dans des unités de taille critique. Pour le moment, le conditionnement ne capte que 10% de l’investissement dans la filière agrumicole. Ces stations vont aussi être mises à contribution pour servir le marché local dans de bonnes conditions de qualité et de prix.
Avec ce plan que l’interprofession compte déployer dès la prochaine campagne, la crise actuelle sera désamorcée grâce au retour sur les marchés traditionnels. «Et même le marché américain sera renforcé», anticipe un exportateur. Dans le pipe, il y a également le lancement d’actions d’encadrement des agriculteurs et le développement de la R&D.

R&D: Place à la lutte biologique

La R&D est assurée par le Centre interprofessionnel de recherche/développement (Cerda) domicilié à la station expérimentale d’Elmanzeh à quelques kilomètres de Kénitra. Dans la configuration actuelle, ce centre aura pour action prioritaire le développement de la recherche appliquée notamment dans le domaine de la lutte biologique contre la mouche blanche. Un insecte qui handicape les exportations sur le marché américain.
La convention portant création de cet outil a été signée entre l’Aspam et l’Institut national de recherche agronomique en mai 2013. Deux antennes régionales du centre doivent être  implantées dans le Souss et l’Oriental. Le centre a aussi pour mission l’encadrement des agrumiculteurs. Son financement est assuré à parts égales par les producteurs et l’Etat.

 

Hydrocarbures : Le groupe anglo-turc Genel Energy «confirme» la présence de pétrole près de Tarfaya

Mohamed Amine Hafidi – lematin.ma

Genel Energy a atteint une profondeur de 3 100 mètres au niveau du puits Cap Juby. Il lui reste 600 mètres pour atteindre la profondeur cible.

Genel Energy a atteint une profondeur de 3 100 mètres au niveau du puits Cap Juby. Il lui reste 600 mètres pour atteindre la profondeur cible.

La compagnie anglo-turque d’exploration pétrolière, Genel Energy, vient de «confirmer» la présence de pétrole au niveau de la licence Juby Maritime 1, située entre Tan-Tan et Tarfaya. «Pour nos activités marocaines, nous avons commencé notre premier forage offshore en janvier 2014. Actuellement, nous sommes à une profondeur de 3 100 mètres au niveau du puits Cap Juby. Il nous reste 600 mètres à percer pour atteindre notre profondeur cible. Pour l’instant, nous avons pu confirmer la présence de pétrole dans cette zone», a déclaré la compagnie à l’occasion de la présentation de ses résultats financiers préliminaires au titre de l’année 2013. Si la compagnie confirme la présence de pétrole au niveau de ce puits, elle n’a toutefois pas précisé la teneur de cette annonce ainsi ni les quantités éventuellement «confirmées». «Nous avons commencé notre programme d’exploration en Afrique avec un premier forage à fort impact au Maroc. Le potentiel du puits au sud du Maroc avoisine les 900 millions de barils de pétrole. D’autres forages de puits suivront cette année au Maroc et nous ciblons d’importantes réserves pétrolières», déclare Tony Hayward, DG de Genel Energy. Les prochains forages offshore concernent les licences Sidi Moussa et Mirleft. Pour rappel, Genel Energy dispose de trois licences au Maroc (Juby Maritime, Sidi Moussa et Mirleft), pour une superficie totale de 16 500 km2. Actuellement, près de 1 940 km2 ont fait l’objet d’études sismiques 3D. La licence Juby Maritime est détenue à parts égales (37,5%) entre Genel Energy et Cairn Energy. Le reste (25%) est détenu par l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym). Par ailleurs, l’annonce de Genel d’une éventuelle «découverte» de pétrole est à prendre avec des pincettes, puisque la compagnie n’a pas avancé de précisions. D’ailleurs, le partenaire de Genel sur cette licence, en l’occurrence Cairn Energy, avait abandonné tout récemment un puits au niveau de la licence Foum Draa, près d’Agadir. Une licence où la compagnie pétrolière avait estimé les potentialités à plus de 4 milliards de barils de pétrole. Par ailleurs, non loin du puits foré par Genel Energy, un autre puits est en cours de forage par les compagnies Fastnet et Kosmos Energy. Le puits Eagle est situé dans la License Foum Assaka, près d’Agadir. Le potentiel pétrolier est estimé à environ 360 millions de barils de pétrole, selon les prévisions des deux compagnies. D’après l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), jusqu’à dix puits d’exploration offshore devraient être mis en place en 2013-14, soit deux fois plus que ces dix dernières années.

Publié 12 mars 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Région, Recherche, Technique

L’Université Ibn Zohr récompense les chercheurs

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • Les meilleurs primés
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Le 30e anniversaire de l’Université Ibn Zohr coïncide avec la tenue des premières Assises de la recherche scientifique et d’innovation (ARSI). Elles ont eu lieu en marge de la cérémonie de la 10e édition du Prix Ibn Zohr pour la recherche scientifique organisée récemment à Agadir. Les travaux de ces assises ont pour objectif d’élaborer une vision stratégique en matière de recherche scientifique à l’UIZ, d’en redéfinir les axes prioritaires tout en en améliorant la gouvernance.
Et aussi de renforcer le partenariat avec le milieu socio-économique. «Il est important de mettre en place des stratégies de travail abordant des thèmes en relation avec le développement local, régional et national», explique Dr Omar Halli, président de l’UIZ, qui insiste sur l’émulation des chercheurs grâce à cet évènement.
A noter que l’université a beaucoup de réalisations à son actif aussi bien dans le volet recherches que publications à l’échelle nationale et internationale. Le nombre de projets scientifiques est passé de 5 à 15  et le nombre de doctorats qui était de 35 est désormais de 80 par an. Les thèses soutenues à l’UIZ sont, elles, passées de 300 à 600 actuellement.
Par ailleurs, la cérémonie de remise de prix a consacré de nombreux talents. Dans la catégorie «Sciences et techniques», le prix de la recherche scientifique a été attribué au professeur Rachid Latif, de l’ENSA. Le prix des lettres et sciences humaines a été remis au professeur Abderrahmane Amssider, de la Faculté des lettres et sciences humaines.
Concernant le prix de la meilleure thèse de doctorat, il été remporté ex-aequo par Laila Oulhna et Najat Ettayfi, de la Faculté des sciences.
Enfin, le prix de la structure de recherche la plus productive est attribué à Abdelhamid Mossadek, responsable du Laboratoire de biotechnologies et valorisation des ressources naturelles (LBVRN). Un hommage a aussi été rendu à Mostafa Dkhissi, ancien président de l’UIZ et à Mohamed Bouayad, président de «Haliopôle», pôle de compétitivité de Souss Massa Draâ pour la pêche, l’industrie de transformation des produits de la mer.

Publié 25 février 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Recherche, Université

Bloc Foum Drâa : Les opérations de forage ont bien commencé

MAP – aufaitmaroc.com

L’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) a annoncé lundi le démarrage des opérations de forage au large des côtes marocaines, ainsi que l’entrée de CAIRN dans le partenariat ONHYM KOSMOS Energy portant sur les permis de Cap Boujdour Offshore.

Selon un communiqué de l’ONHYM, les partenaires de l’Office, CAIRN ENERGY Plc, à travers sa filiale Capricorn, San Leon, Serica et Longreach, annoncent le démarrage du puits d’exploration FD1 situé dans l’offshore marocain entre Agadir et Sidi Ifni, à 93 Km des côtes marocaines dans le bloc Foum Drâa.

CAIRN ENERGY Plc, à travers sa filiale Capricorn, San Leon, Serica et Longreach, tous partenaires de l'Office national des hydrocarbures et des mines, ont annoncé le démarrage du puits d'exploration FD1, situé dans l'offshore marocain, entre Agadir et Sidi Ifni, à 93 Km des côtes marocaines. /DR

CAIRN ENERGY Plc, à travers sa filiale Capricorn, San Leon, Serica et Longreach, tous partenaires de l’Office national des hydrocarbures et des mines, ont annoncé le démarrage du puits d’exploration FD1, situé dans l’offshore marocain, entre Agadir et Sidi Ifni, à 93 Km des côtes marocaines. /DR

Le forage sera réalisé par le Cajun Express, un appareil de forage semi-submersible de cinquième génération, a indiqué le communiqué, précisant que la durée des opérations est estimée à 60 jours.

“Ce genre de prospect n’a jamais été testé auparavant au Maroc” et “ce puits est le premier forage de la série de puits d’exploration planifiée”, a annoncé l’ONHYM, ajoutant qu’une fois le forage du puits FD 1 terminé, l’appareil de forage sera transféré à Cap Juby pour le forage d’un autre puits d’exploration.

Par ailleurs, CAIRN, à travers sa filiale Capricorn, a acquis 20% de part d’intérêt dans les permis d’exploration pétrolière dits CAP Boujdour Offshore sis au large des côtes des provinces du sud.

Suite aux efforts intenses de promotion de l’ONHYM et à l’arrivée de nombreuses sociétés pétrolières internationales, les travaux d’exploration ont connu un accroissement ces dernières années.

L’année 2013 connaît ainsi une augmentation des forages. En effet, 11 puits seront forés avant la fin de l’année, alors que les opérations de forage ont déjà démarré dans trois autres puits. L’Office précise qu’il s’agit de celui de Foum Draâ au large d’Agadir, dans le Gharb et incessamment sur Sidi Mokhtar dans le bassin d’Essaouira.

LE MAROC SUR LA PISTE DE NOUVELLES CULTURES AGRICOLES

par Malika Alami – leconomiste.com

  • LE QUINOA POUR AMÉLIORER LA PRODUCTIVITÉ AGRICOLE DANS LES ZONES ARIDES
  • DES ESSAIS EXPÉRIMENTAUX MENÉS DANS PLUSIEURS CONTRÉES DU ROYAUME
  • DES AGRICULTEURS DE TENSIFT EL HAOUZ SE LANCENT DANS CETTE NICHE

LES sécheresses récurrentes et l’utilisation inefficace de l’eau en Afrique du Nord menacent les moyens de subsistance. En 2050, les précipitations pendant la saison d’hiver (Octobre-Mars) devraient augmenter en Espagne centrale et orientale et le nord de l’Italie, tandis que dans les pays sud-méditerranéens ces précipitations vont diminuer de 10-15%.
C’est une des prévisions annoncées lors de la conférence internationale sur l’usage durable de l’eau et la sécurité alimentaire qui se tient à Agadir jusqu’au 15 mars.

Le choix de la région pour abriter cette rencontre n’est pas fortuit. Le Souss est tout d’abord une des principales zones agricoles du Royaume et ce malgré le stress hydrique qui la marque ces dernières années. Comment améliorer ici ou ailleurs la productivité des systèmes agricoles dans ce contexte. Selon les résultats du projet SWUP-MED (Utilisation durable des ressources en eau pour une sécurité alimentaire dans les régions arides de la Méditerranée), communiqués lors de la conférence, la culture de nouvelles variétés  plus adaptées aux contraintes abiotiques avec un rendement stable et de bonne qualité serait une des solutions à cette situation. L’introduction de nouvelles cultures dans l’agriculture telle que le Quinoa est du moins concluante. Des essais dans le cadre du projet SWUP-MED ont été menés à Rabat, à Bouchane (Marrakech), Agadir et Khénifra  avec des agriculteurs ou dans les fermes expérimentales de l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II (IAV).

Le Quinoa est une plante herbacée annuelle de la famille des Amaranthacées, et de la tribu des Cyclolobae, cultivée pour ses graines riches en protéines. Il est considéré comme une pseudo-céréale, puisqu'il ne fait pas partie de la famille des graminées, mais de celle de la betterave et des épinards

Le Quinoa est une plante herbacée annuelle de la famille des Amaranthacées, et de la tribu des Cyclolobae, cultivée pour ses graines riches en protéines. Il est considéré comme une pseudo-céréale, puisqu’il ne fait pas partie de la famille des graminées, mais de celle de la betterave et des épinards (Wikipedia)

Il ressort de ces expérimentations une très bonne adaptation de la culture du Quinoa aux conditions marocaines tant climatiques qu’au niveau du sol. En effet, des  rendements assez élevés ont été obtenus surtout en irrigué. Le meilleur rendement de quinoa atteint a été de 43 qx/ha en station d’essai où les conditions climatiques et techniques ont été optimales. Chez des agriculteurs de Khénifra le rendement maximal atteint est de 14 qx/ha. Il s’avère également que le quinoa montre une très bonne résistance à la sécheresse et à la salinité. En irrigation avec des eaux usées traitées, l’introduction du quinoa dans un système de rotation avec des céréales et les légumineuses irriguées a donné des  résultats très satisfaisants en termes du rendement, indique Dr Redouane Choukr-Allah, professeur en horticulture à l’IAV Hassan II.
Selon lui, le Quinoa a aussi un rôle environnemental à travers le prélèvement des sels dans les parcelles irriguées avec des eaux salines. Pour l’heure, une association d’agriculteurs dans la région de Bouchane a commencé à cultiver le quinoa et à le  commercialiser. A noter que le kg de grains de quinoa est commercialisé au Maroc à un prix entre 60 et 80 DH et à l’export le prix s’élève à plus de 12 Euro/kg. Reste plus qu’à véritablement vulgariser cette culture auprès des agriculteurs marocains mais aussi des consommateurs.

Graines de Quinoa. Le quinoa est très digeste, sans gluten, pauvre en lipides, mais riche en fer alimentaire, en oméga-3 et en protéines. En moyenne, le quinoa contient 16 à 18 % de protéines. Il contient également tous les acides aminés essentiels à la vie humaine.

Graines de Quinoa. Le quinoa est très digeste, sans gluten, pauvre en lipides, mais riche en fer alimentaire, en oméga-3 et en protéines. En moyenne, le quinoa contient 16 à 18 % de protéines. Il contient également tous les acides aminés essentiels à la vie humaine. (Wikipedia)

 

Avantages

Selon les chercheurs, comparativement aux céréales traditionnellement cultivées au Maroc, le Quinoa a un avantage nutritionnel. En effet, le Quinoa contient 12 à 20% de protéines (le blé par exemple contient un maximum de 8% en la matière). De plus, il recèle un taux élevé de vitamine A, B2, E et de minéraux Ca, Mg, Fe, Zn. Exempte de Gluten, la plante est aussi très recommandée pour les diabétiques.
Dédié aux mêmes utilisations que les céréales, le quinoa, peut aussi être consommé en salade lorsque ses feuilles sont à leur jeune stade.

Publié 17 mars 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Région, Recherche

Université Ibn Zohr d’Agadir : Une découverte à « gros impact »

par Saoudi El Amalki – albayane.press.ma

phamalkip2Un groupe scientifique, conduit par Hassan Nachit, fait sensation, ces temps-ci. De par son activisme et son abnégation, durant des années de suite, cette équipe persévère si passionnément dans un domaine aussi ardent qu’ardu.

Enseignants chercheurs à la faculté des sciences relevant de l’université Ibn Zohr, les passionnés, en l’occurrence Hassan Nachit, Abderrahmane Ibhi et El Hassan Abia, se sont attelés, à bras le corps, dans la prospection des phénomènes naturels. Dans une récente conférence de presse, tenue au siège de l’université, en présence d’une pléthore de journalistes, ils ont fait savoir leur éminent labeur. Cette unité de recherche, membre du laboratoire géopatrimoine et géomatériaux de la structure universitaire concernée, fort auréolée par la découverte des fragments de météorites dans la région d’Imilchil, a exhaustivement explicité cette trouvaille devant l’assistance. Les prospecteurs ont donc affirmé, durant cette entrevue médiatique, que les morceaux de météorites métalliques fragmentées à son entrée dans l’atmosphère, ont été découverts aux lacs Isli et Tislit du site Imilchil. Ces actions menées sans relâche ont été, en fait, ponctuées, jusqu’à présent, par des prémices scientifiques révélant que les deux étendues d’eau précitées sont relatives à des cratères d’impact occasionnés par la chute de deux morceaux de la météorite métallique sur terre, il y a plus de 40.000 ans. A cet effet, ces lacs se sont constitués par l’entassement des cratères, à partir des ressources hydriques pluviales et des flocs de neige. Sur une superficie de 2,55 km2 et 95m de profondeur, le lac Isli constitue l’un des plus grands et plus profonds lacs naturels au niveau de l’Afrique du Nord. Au-delà de leurs retombées en termes de recherche scientifique, ces découvertes se font prévaloir également par leur dimension touristique, du fait qu’elles s’érigent en point de mire des flux constants des visiteurs de tous bords, générant une nouvelle source d’activité économique pour les habitants de ces lieux reculés. Il est bien reconnu, dans ce sens, que cette zone est réputée pour être dépositaire d’un mythe ancestral selon lequel un garçon de la tribu des Ait Brahim et une fille de la tribu des Ait Azza ont vu leur amour voué à l’échec, en raison du conflit entre les deux tribus belliqueuses. C’est ainsi, raconte la légende, que leurs larmes de désolation ont fini par remplir les deux lacs Isli (marié) et Tislit (mariée). Les deux amoureux, persuadés qu’ils ne peuvent pas vivre séparés au sein de leurs tribus en guerre permanente, ont préféré périr noyés dans le lac et c’est ainsi que les fiançailles ont lieu, chaque année, sur ces lieux sacrés, pour célébrer les âmes des amants ensevelis sous les éternelles eaux. C’est dire combien la science vient aujourd’hui édifier son jalon de l’humanisme épicurien dans cette terre jonchée de sacralité, grâce à cette illustre équipe scientifique de la faculté des sciences.

Publié 13 décembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Région, Recherche

AGADIR : UNIVERSIAPOLIS MISE SUR L’INNOVATION

par Malika Alami – leconomiste.com

  • PLUSIEURS PROJETS DE RECHERCHE APPLIQUÉE LANCÉS PAR LE CENTRE R&D DE L’ÉTABLISSEMENT
  • UNE OFFRE CONJOINTE EN LA MATIÈRE AVEC LE CENTRE LUXEMBOURGEOIS DE RECHERCHE TUDOR

Les défis de l’économie reposent de plus en plus sur la capacité d’innover et de conduire différemment les projets de développement. «C’est dans cette logique que nous avons monté un projet de centre de recherche en partenariat avec le centre luxembourgeois Henri Tudor», a souligné Aziz Bouslihane, président du groupe d’enseignement Universiapolis à Agadir lors d’une rencontre d’affaires Maroc-Luxembourg avec au cœur du débat le thème de l’innovation. Dans une région tournée vers l’exportation à travers trois secteurs clés, agriculture, tourisme et pêche, le sujet est d’intérêt pour tous car Agadir doit faire face à la concurrence et faire preuve d’innovation pour maintenir ses acquis et conquérir de nouveaux marchés. Pour Abdelfattah Zine, président de l’Union régionale de la CGEM, l’investissement de Universiapolis en matière de R&D l’est d’autant plus que 0,8% du PIB à peine sont consacrés à la R&D au Maroc contre 2,26% en moyenne dans les pays de l’OCDE. «L’Allemagne ou le Japon ont une moyenne plus élevée autour de 3,5% de leur richesse national et Israël 5%. Nous sommes en 70e position. Il existe au Maroc 1,87 chercheur pour 100 actifs alors que pour les pays de l’OCDE ce sont 8,54 chercheurs pour cents actifs», précise-t-il. Cette dépense limitée au Maroc dans la R&D s’explique notamment par la très faible contribution du secteur privé qui n’est que de 0,13% du PIB contre 0,67% pour le public et par la  faiblesse des relations Universités/Entreprises. «Nous sommes classés au 113e rang sur 133 pays», poursuit-il. De son avis il est  primordial de revaloriser et d’intégrer l’innovation dans nos process de management, de gestion et de production. Pour l’heure, au niveau d’Universiapolis, les dirigeants du centre de recherche tentent de contribuer à l’édifice de l’innovation à travers plus de projets bien avancés. Cadastre de la pollution de la ville d’Agadir, études des perspectives thérapeutiques des molécules bioactives de l’arganier, amélioration du rendement des cellules photovoltaïques… les domaines de recherches sont variées. Axé sur le concept RDI (Recherche, Développement et Innovation), la philosophie du centre est de faire de la recherche appliquée un véritable moteur de développement des leviers économiques de la région. L’ambition pour l’établissement, à travers son offre conjointe avec le centre luxembourgeois Tudor, est de rayonner sur tout le Maroc mais aussi plus largement en Europe et en Afrique, conclut-il.

Secrets
Réussir contre les géants de l’économie, c’est possible. Le professeur Taieb Hafsi, de HEC Montréal, en est du moins convaincu. Intervenant lors de la rencontre sur l’Innovation, il préconise aux petites firmes plusieurs démarches. Selon lui, il faut éviter la confrontation directe, agir différemment pour confondre les adversaires et se déplacer rapidement pour surprendre l’adversaire. Il souligne également qu’il est important pour les PME de construire leur domaine de manière peu compréhensible par les autres et mettre en place des organisations qui se comportent de manière stratégique. Dans ce contexte, il dit livrer «trois secrets»: toutes les entreprises qui ont réussi ont adopté des stratégies contraires à la norme. Elles ont construit leur modèle d’affaires autour d’une meilleure compréhension des besoins des clients. Elles ont construit des organisations dynamiques dans lesquelles chacun est encouragé à contribuer à la stratégie. A ce sujet, il cite en exemple le cas des entreprises Dollarama, Gildan et Walter qui ont réussi en adoptant ces démarches.

Publié 30 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Economie, Recherche

Agadir : Cosmétiques, Cosmaline se distingue : Transformation de produits bio en produits de luxe

par Mohamed RIAL – lopinion.ma

Il est incontestable que les produits du terroir marocain sont excellents, mais malheureusement non suffisamment mis en valeur. Cela a commencé tant bien que mal ces dernières années notamment en ce qui concerne l’huile d’argan, et tout récemment avec l’huile de figue de barbarie, qui vaut 12 000 Dh le litre. C’est précisément pour mettre en valeur ces produits que de nouvelles unités de transformation voient le jour.
Dans ce cadre, Driss Boutti vient de lancer, à Agadir, une entreprise novatrice qui s’est spécialisée dans la transformation de certains produits bio en produits cosmétiques de haut de gamme et de luxe. Une entreprise dirigée avec passion, savoir faire et respect de l’Environnement.

L’entreprise se distingue ainsi par ses méthodes de travail, de traitement des plantes et transformation. Tout est supervisé et suivi, via Internet par un grand laboratoire français spécialisé en cosmétologie. L’innovation consiste également dans l’utilisation de l’énergie solaire pour le fonctionnement des machines. Puis par le procédé de traitement des ingrédients bio, qui consiste en un brassage doux à température ambiante, sans chauffage permettant de conserver toutes les priorités naturelles des ingrédients. C’est le procédé «ambientemp».
Driss explique encore au sujet du traitement des plantes que son laboratoire suit le principe du totem végétal en utilisant l’ensemble de la plante, c’est-à-dire toutes ses molécules ; contrairement à d’autres laboratoires qui extraient uniquement les molécules qui les intéressent. En effet, c’est l’ensemble des constituants d’une plante qui lui donne ses caractéristiques et non pas seulement une molécule isolée. La nature est ainsi respectée dans son authenticité et sa globalité.
Au sujet de l’objectif visé par ce travail particulier et novateur, Driss Boutti, précise :
«Mon objectif est de promouvoir le Royaume comme pays de luxe en valorisant des recettes ancestrales et des ingrédients du terroir. Des ingrédients rares et de qualité, telle l’huile de figue de barbarie, qui se négocie à 1 000 euros le litre et que, par conséquent, peu de laboratoires se permettent d’utiliser, ou alors en quantités infinitésimales. Tous ces ingrédients sont de véritables bijoux du Maroc», a-t-il confirmé à notre confrère Florence Clair du Magazine CHR.
Cosmaline produit ainsi dans cet esprit deux marques. Orness est une gamme technique destinée aux pharmacies et aux parapharmacies et prescrite par les médecins et dermatologues. Ormana est vendue dans les Spas établissements d’hébergement de luxe, certaines parfumeries et des boutiques dans les aéroports. Les deux produits sont déjà en vente au Maroc.
Il reste à signaler que Cosmaline n’utilise que des ingrédients biologiques ou naturels dont la traçabilité est garantie : aloe arborescents, frais, palmes de cactus fraîches, huile d’argan, huile de figue de barbarie, algues brunes, etc… Le concepteur de ce projet particulier au Maroc, une fierté dans le Souss avec ses produits de terroir particuliers et inégalables, n’a rien laissé au hasard dans la mesure où la conception et la réalisation a duré plus de quatre ans, pour un beau travail final. Le backaging ainsi vient du même fournisseur que la marque de luxe Chanel. Bravo à Driss, jeune entrepreneur qui honore son travail, sa région et son pays, et à son staff et très bonne continuation.

Publié 5 septembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Entreprises, Région, Recherche, Technique

Centrale solaire de Ouarzazate : Un joyau d’énergie propre dans le sud du Royaume

MAP – soussannonces.net

La centrale solaire de Ouarzazate (sud du Maroc), qui s’étale sur 460 ha, permettra d’avoir le premier kilowattheure solaire pur d’une capacité de 160 MW. La centrale, qui sera opérationnelle en 2014, s’assigne pour objectifs la production de l’énergie solaire, l’implémentation d’une vraie filière économique avec une dimension industrielle et une dimension Recherche et Développement en plus du renforcement de l’intégration régionale au niveau énergétique.
Ce projet abritera une plateforme de Recherche et Développement qui pourra occuper 200 ha et qui aura pour rôle de travailler sur des problématiques liées notamment au stockage d’énergie, à l’intégration d’énergie produite pour le réseau électrique, à la durée de vie des matériaux dans le milieu d’évolution du projet et à l’exploitation des performances des centrales. Ce premier projet, qui s’inscrit dans le cadre du plan solaire national, se fera dans le cadre d’un partenariat public-privé entre l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (MASEN) et l’opérateur privé qui sera chargé de la conception, de la réalisation et de l’exploitation de la centrale pendant 25 années, à travers la réalisation d’une société de projet basée au Maroc et au capital de laquelle MASEN participera à environ 25 %. Le bouclage des financements de ce premier projet est quasiment terminé.

Ce sont des financements concessionnels avec des conditions assez attractives pour notre pays d’autant qu’il a été imposé aux développeurs une intégration industrielle d’au moins 30 % dans le cas de ce premier projet. Le site de Ouarzazate, d’une superficie d’environ 33 km2, soit 3 300 ha, est situé à 7 km au nord-est de Ouarzazate, sur la route P32. Une piste aménagée de 4 km au nord de la route nationale P32 mène directement au site. Ce site se trouve à proximité du barrage Mansour Eddahbi (4km) dont la capacité de stockage est de 439 hm3. Les ressources en eau de ce barrage confèrent à ce site un avantage en termes de rendement, et ce, en permettant l’optimisation du circuit de refroidissement du cycle par l’adoption d’une solution mixte, voie humide et voie sèche. L’énergie produite par la centrale pourra être évacuée sur le poste 225/60 KV de Ouarzazate qui se trouve à proximité de la centrale. Le site de Ouarzazate dispose d’un accès à un réseau d’alimentation en gaz naturel

Agadir/ recherche : L’université profite de l’expérience britannique

de Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • Les chercheurs enseignants marocains peu conscients du rôle qu’ils ont à jouer
  • Importance de revaloriser les écoles doctorales

La Recherche en Sciences Humaines et Sociales (SHS) était au cœur du débat en fin de semaine dernière à l’Université Ibn Zohr d’Agadir. A cet effet, une pléiade de responsables et de spécialistes marocains et britanniques étaient là pour présenter leurs expériences et aussi poser les jalons d’une coopération fructueuse entre les universités des deux pays.  Au Maroc, l’état des lieux de la recherche scientifique en SHS (enquête nationale 2007) présenté par le Pr Mohamed Tozy, souligne bien des écueils. Cette étude basée sur trois générations d’enseignants chercheurs aux cultures différentes dans leur rapport avec la profession et dans la perception de leur statut, montre l’évolution de l’image de l’enseignant au sein de la société impactant son vécu et l’image qu’il se fait de lui-même. Les résultats de l’enquête sont sans équivoque. Ils révèlent l’absence d’une culture d’autoévaluation et d’autocritique nécessaire pour valoriser la recherche. Comme ils montrent l’absence d’une communauté scientifique structurée, consciente de sa place dans la société.  Aussi, le Pr Tozy a beaucoup insisté sur l’importance de revaloriser le rôle des écoles doctorales au sein de l’Université marocaine pour qu’elles puissent jouer leurs rôles comme moteur du développement de la recherche en SHS et aussi pour préparer la relève en prêtant attention aux post-documents qui constituent la ressource première majeure de l’activité de recherche.  Le Maroc pourrait ainsi s’inspirer des expériences réussies outre Atlantique. Notamment celle du Conseil de la Recherche Economique et Sociale (CRES) en Grande Bretagne spécialisé dans la promotion de la recherche, la formation et le conseil. Cet organisme est financé par l’Etat, les fonds de recherche, les industriels. Et il aborde des objectifs stratégiques telles la performance économique, la croissance. Idem en Irlande du nord, principalement à Belfast, qui abrite le Centre de Recherche Appliquée et Multidisciplinaire dont des projets de recherche concernant les enfants. Cet organisme implique les chercheurs associés en prenant en considération leur avis, leur évaluation et en garantissant l’impact de cette recherche sur la société. L’implication des concernés est aussi utilisée pour drainer des fonds et motiver les décideurs et les bailleurs de fonds pour qu’ils financent la recherche en SHS.  Du grain à moudre pour les professionnels marocains, qui au terme de la rencontre, se sont promis de faire de la recherche scientifique en SHS une priorité nationale. Et cela, dans tous les projets de développement sociaux et économiques, avec une identification des besoins nationaux et régionaux dans ce domaine. Objectif, élaborer une charte de l’expertise et de la qualité de la recherche scientifique en Sciences Humaines et Sociales.  Pour rappel, ce séminaire entre dans le cadre de la coopération maroco-britannique. Il est organisé par  l’Université Ibn Zohr et le British Council, avec le soutien du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique.

 

Publié 22 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Recherche, Université

Solar Impulse fait demi-tour

L’avion solaire expérimental suisse Solar impulse fait demi-tour à cause du vent après avoir décollé mercredi matin de Rabat-Salé en direction de Ouarzazate, rapporte l’AFP.

Une semaine après son atterrissage au Maroc, l’appareil qui s’envole sans aucune goutte de carburant, devait survoler le futur site de la première centrale du complexe solaire de Ouarzazate, comme indiqué mardi dans un communiqué de Solar Impulse et de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (MASEN)

Solar Impulse expérimente pour la première fois un climat montagneux et désertique, notait le communiqué, précisant que ce vol sera certainement le plus difficile que l’avion ait jamais effectué.

En raison de la nature aride et chaude du climat, ainsi que de la proximité avec le massif montagneux de l’Atlas, les conditions atmosphériques sont très turbulentes et perdurent jusqu’à tard dans la nuit.

Pour préparer l’atterrissage, le pilote André Borschberg, qui effectue le vol aller-retour à Ouarzazate, s’était rendu sur place quelques jours plus tôt pour faire des repérages.

A noter que le complexe de Ouarzazate abritera la plus grande centrale thermo-solaire au monde. D’une capacité atteignant 160 MW, cette centrale thermo-solaire à capteurs cylindro-paraboliques avec stockage est la première du complexe solaire de Ouarzazate devant abriter 500 MW d’ici 2015.

Partie intégrante de la stratégie énergétique marocaine, ce projet pionnier contribuera à accroître en moins de 10 ans la part des énergies renouvelables à 42 pc répartis entre le solaire, l’éolien et l’hydraulique.

MAPF

Maroc: dernière étape mercredi du périple de l’avion solaire Solar Impulse

L’avion solaire suisse Solar Impulse doit décoller mercredi à 08H00 locales (07H00 GMT) de Rabat pour Ouarzazate (sud), sa destination finale près de laquelle le Maroc doit construire la plus grande centrale solaire au monde, a annoncé lundi un communiqué officiel.

« Le prototype piloté par le Suisse André Borschberg, co-fondateur du projet, décollera mercredi de Rabat -où il avait atterri le 5 juin en provenance d’Espagne- pour Ouarzazate où il est attendu jeudi à partir de 00H30 » (mercredi 23H30 GMT), indique un communiqué commun publié à Rabat par Solar Impulse et l’Agence marocaine de l’énergie solaire (Masen).

Lors ce voyage, Solar Impulse, qui vole sans une goutte de carburant, « expérimentera pour la première fois un climat montagneux et désertique ».

Bien que le vol ait été confirmé, le directeur de vol peut encore le reporter ou en modifier l’itinéraire et ce, même peu avant le décollage.

Le vol de Solar Impulse peut être suivi en direct sur le site internet www.solarimpulse.com.

Deux itinéraires sont à l’étude. Le premier devrait longer la côte atlantique à une altitude de 8.600 mètres jusqu’à Agadir (sud) afin de

contourner le massif montagneux de l’Atlas. L’autre devrait emmener l’avion en direction de Casablanca puis vers Marrakech, au pied de l’Atlas, pour atterrir jeudi à l’aéroport de Ouarzazate.

Après avoir entamé son voyage en Suisse, l’avion avait atterri le 5 juin à Rabat, après une escale de plusieurs jours à Madrid, accomplissant ainsi son premier vol intercontinental vers l’Afrique du nord.

« Ce vol sera certainement le plus difficile que l’avion ait jamais effectué en raison de la nature aride et chaude du climat ainsi que de la proximité avec le massif montagneux de l’Atlas » haut de plus de 3.000 mètres, selon le communiqué commun.

Dans cette région, les « conditions sont très turbulentes et perdurent jusqu’à tard dans la nuit », ont ajouté les deux organisateurs du vol.

Au-dessus de Ouarzazate, Solar impulse survolera « le futur site de la première centrale du complexe solaire » de cette ville que lancera prochainement Masen.

Cette agence est chargée de la construction de cette centrale dotée d’une capacité de 160 MW et avec l’objectif de porter cette capacité d’ici 2015 à environ 500 MW.

L’avion en fibre de carbone est mû par quatre moteurs électriques, d’une puissance de 10 chevaux chacun, alimentés par 12.000 cellules photoélectriques couvrant son immense aile.

L’énergie est stockée durant la journée dans des batteries, ce qui permet à l’avion de voler la nuit.

AFP – aufaitmaroc.com

Publié 12 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Ecologie, Recherche, Transports

Solar Impulse : Il a atterri au Maroc après 19 heures et 8 minutes de vol

L’avion solaire expérimental, après avoir traversé l’Espagne puis le détroit de Gibraltar dans l’après-midi, a réalisé son premier vol intercontinental, en 19 heures et 8 minutes, pour relier Madrid à Rabat au Maroc.   « Je suis très ému. Les Marocains ont tellement bien préparé ce vol … Je suis ravi pour eux et je les remercie », a confié Bertrand Piccard à sa fille qui a suivi le vol depuis la Suisse. Le héros a encore déclaré : « Le Maroc s’engage avec beaucoup d’ambition dans le développement des énergies renouvelables. Nous admirons cet effort », a déclaré le héros du jour à sa descente d’avion suite à un atterrissage en douceur mardi soir, à 23h30 (heure locale), sur sol marocain, à Rabat.   Le vol entre Madrid et Rabat a duré au total 19 heures et 8 minutes pour une distance parcourue de 830 kilomètres. Le pilote suisse a été accueilli par des responsables de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (MASEN) et son épouse Michèle était aussi présente. « C’est l’aboutissement d’un rêve, un rêve devenu réalité. Je suis heureuse », a-t-elle de son côté déclaré.   Des dizaines de personnes, organisateurs du vol mais également plusieurs responsables marocains s’étaient rassemblés sur la piste de l’aéroport pour suivre de près l’atterrissage de Solar Impulse. « C’est un événement historique », a pour sa part déclaré Mustapha Bakkoury, le président du directoire de MASEN, qui était mercredi parmi les premiers à saluer Bertrand Piccard à sa descente d’avion.   Solar Impulse s’est rendu au Maroc à l’invitation du roi Mohammed VI et de MASEN. Ce voyage coïncide également avec le lancement de la construction dans la région d’Ouarzazate de la plus grande centrale thermo-solaire jamais réalisée à ce jour. Ce périple devait aussi permettre à l’équipe de tester l’appareil dans le cadre du trafic aérien international et des grands aéroports.   Une aérogare spéciale a été aménagée par les responsables aéroportuaires marocains sous un important dispositif policier. Selon des responsables de l’aéroport de Rabat, l’avion «se reposera maintenant à Rabat durant cinq jours avant de s’envoler de nouveau pour Ouarzazate», au sud du pays, à la veille de l’inauguration de l’installation thermo-solaire.

biladi.ma

Publié 6 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Ecologie, Recherche, Transports

Solar Impulse devait atterrir hier soir à l’aéroport de Rabat-Salé

L’événement se tient sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI et sur l’invitation de l’Agence marocaine de l’énergie solaire.   L’avion solaire «Solar Impulse» qui a décollé mardi à l’aube de Madrid devait atterrir à l’aéroport de Rabat-Salé vers 23 heures locales (GMT+1), complétant ainsi la deuxième étape de son premier vol intercontinental, avant de se rendre à Ouarzazate, ultime étape de ce vol expérimental, d’après le portail Internet qui informe, en direct, sur le déroulement de ce vol. Selon les organisateurs, cet événement, qui se tient sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI et sur l’invitation de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (MASEN), coïncide avec le lancement de la construction à Ouarzazate de la plus grande plate-forme de l’énergie solaire dans le monde. Un projet qui entre dans le cadre d’une stratégie intégrée de production électrique à partir de l’énergie solaire, appelée «Projet marocain de l’énergie solaire».   Cette stratégie énergétique accorde une priorité au développement des énergies renouvelables et au développement durable puisqu’elle vise la mise en place, à l’horizon 2020, d’une capacité de production électrique à partir de l’énergie solaire d’une capacité totale de 2 000 MW sur cinq sites : Ouarzazate, Ain Béni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah. Les cinq centrales devraient couvrir, à leur achèvement en 2020, quelque 10% de la demande d’électricité et représenter avec les autres sources d’énergies renouvelables 42% de la capacité de production disponible. La mise en place permettra d’économiser un million de tonnes équivalent pétrole et d’éviter l’émission de plus de 3,5 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an.   Situé dans la commune rurale de Ghassate-Caïdat Imaghrane, la première centrale solaire de Ouarzazate, de 500 MW, qui sera érigée à Tamezghitene, à environ 10 km au nord-est de la ville, entrera en service en 2015. Le site retenu s’étale sur une superficie d’environ 2 500 ha.   Première traversée de la Méditerranée   Le programme sera développé en plusieurs phases. La première phase se déploiera selon le modèle de production concessionnelle (IPP) établi avec succès au Maroc et comporterait une ou plusieurs centrales d’une capacité minimale de 125 MW. La première phase de la centrale d’Ouarzazate sera constituée d’une ou plusieurs centrales thermosolaires, avec des capacités de stockage thermique.   Bertrand Piccard, auteur du 1er tour du monde en ballon sans escale, qui est aux commandes de la deuxième étape de ce vol historique qui devait relier deux continents, a salué, dans ce contexte, la mise en place par le Maroc d’un plan solaire mené par l’Agence marocaine de l’énergie solaire à travers la construction dans la région d’Ouarzazate de cinq parcs solaires d’une capacité de 2.000 Mégawatts, une performance qui permettra au Maroc de réduire ses émissions de CO2 de 3,7 millions de tonnes.
Arrivé à Madrid le 24 mai dernier en provenance de l’aéroport de Payerne en Suisse, l’appareil a vu son escale dans la capitale espagnole, où il devait subir diverses vérifications techniques, se prolonger de près de onze jours en raison de conditions climatiques défavorables. Le premier trajet entre la Suisse et Madrid avait été assuré par André Borschberg, un pilote professionnel codirigeant de cette opération. Durant l’étape Madrid-Rabat, c’est Bertrand Piccard, cofondateur et initiateur de Solar Impulse, qui était aux commandes du HB-SIA, afin de survoler la Méditerranée et ainsi atteindre le Maroc. Selon les organisateurs, ce vol expérimental constitue «une véritable prouesse non seulement sur les plans de la distance et de l’itinéraire, mais également sur le plan symbolique de par sa destination finale, le Royaume du Maroc, qui abritera la plus grande centrale solaire du monde d’ici à 2020».   Construit en fibre de carbone, ce prototype d’avion est conçu pour voler de jour et de nuit, sans carburant ni émissions polluantes, grâce à l’énergie solaire. Sept années de travail ont été nécessaires à une équipe de 70 personnes et de 80 partenaires pour sa construction.   Ce vol, qui traversera pour la première fois la Méditerranée, doit servir «d’ultime répétition avant le tour du monde en 2014», selon les organisateurs. Le périple permettra également à l’équipe de tester l’appareil dans le cadre du trafic aérien international et des grands aéroports. La construction d’un deuxième appareil, destiné à effectuer le tour du monde sans carburant en 2014, a déjà débuté.

La loi sur l’efficience énergétique
Dans le cadre de sa dynamique engagée pour le développement des énergies renouvelables, le Maroc a créé en outre un cadre législatif pour accompagner cette évolution, à travers l’adoption d’un projet de loi sur l’efficience énergétique. Il s’agit d’un cadre législatif impliquant plusieurs départements ministériels dont le but est l’amélioration de l’efficience et la réduction de 8% de la consommation énergétique à l’horizon 2012 et de 15% à l’horizon 2030. Rappelons que le Royaume du Maroc importe aujourd’hui 97% de ses besoins en énergie, le pétrole représentant 61% de sa consommation énergétique, même si ce pourcentage tend à diminuer d’année en année. La mise en œuvre de ces projets permettra de réduire la dépendance énergétique du Maroc de 97 à 85%, permettant une économie annuelle d’un million de Tonnes équivalent pétrole (TEP), d’une valeur de 500 à 700 millions d’US$. Enfin, en privilégiant l’énergie solaire et l’éolien, le Maroc a fait le choix du développement propre et durable, s’inscrivant parfaitement dans le cadre du processus de Copenhague. Grâce à ces projets, le Maroc pourra tirer profit de sa position stratégique pour assumer le rôle de «plate-forme électrique internationale» en tant que fournisseur et pont entre l’Europe et les pays du sud de la Méditerranée.

lematin.ma

Publié 6 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Ecologie, Recherche, Technique, Transports

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Solar Impulse : Toujours bloqué à Madrid dans sa tentative de rejoindre le Maroc

Parti de Suisse, l’avion solaire s’était posé à Madrid vendredi passé. Solar Impulse quittera l’Espagne pour le Maroc « au plus tôt lundi » après avoir été retardé par des conditions météorologiques défavorables.

L’avion solaire avait relié Payerne à Madrid où il s’était posé vendredi dernier à 1h28. Il s’agissait de la première étape de son premier vol intercontinental vers le Maroc, avant un tour du monde prévu en 2014.

Publié 31 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Recherche, Technique

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