Archives de la catégorie ‘Technique

Agadir se dote d’une usine de dessalement d’eau

PAR TARIK BEN LARBI – economie.jeuneafrique.com/

L’usine produira 100 000 m3 d’eau potable par jour. DR

L’entreprise espagnole Abengoa a lancé la construction d’une usine de dessalement près d’Agadir, sur la côte marocaine. Objectif : répondre aux besoins des 800 000 habitants de la région pendant vingt ans.

C’est le premier projet de cette taille au Maroc. Et d’autres pourraient bientôt suivre pour répondre aux besoins en eau potable du pays. Le groupe espagnol Abengoa, spécialiste mondial de l’énergie et de l’environnement, va lancer en janvier la construction d’une usine de dessalement d’eau de mer dans la région d’Agadir.

L’investissement est important, l’enjeu de taille : 82 millions d’euros pour une production journalière de 100 000 m3 d’eau potable. De quoi satisfaire les besoins d’une population de 800 000 personnes jusqu’à l’horizon 2030. Abengoa s’est associé à hauteur de 51 % au fonds InfraMaroc, filiale de la Caisse de dépôt et de gestion, pour créer la Société d’eau dessalée d’Agadir.

Le financement est assuré à 75 % par la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE). Le consortium a été retenu à l’issue d’un appel d’offres de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) conclu en 2012, mais le contrat de gestion n’a été signé qu’en mai 2014, « le temps de mettre en place le cadre législatif nécessaire pour inciter les banques à investir », précise Florian Zickfeld, responsable du développement international de la firme espagnole. Le projet entre aujourd’hui dans sa dernière ligne droite. « Le montage financier est en cours de finalisation », précise un responsable d’Abengoa Water, filiale du groupe. Les travaux ne devraient pas dépasser trente mois, pour une livraison attendue au printemps 2017.

Arguments

Déjà présent au Maroc sur des projets d’électrification en milieu rural et de stations de pompage pour le compte du groupe OCP, Abengoa signe à Agadir son premier contrat public-privé, pour une durée de vingt ans. Le groupe a de sérieux arguments à faire valoir en matière de gestion de l’eau. Il possède en effet, en plus de ses installations en Espagne, trois stations de dessalement d’une capacité totale de 500 000 m3 par jour en Algérie, ainsi qu’une usine au Ghana, une autre en Libye et diverses unités de production dans le monde (Oman, Inde, Chine, États-Unis et Chili).

Pas question, donc, de s’arrêter en si bon chemin. « Notre atout, c’est de pouvoir développer nos propres technologies, aussi bien dans le secteur de l’eau que dans celui de l’énergie. Abengoa investit 100 millions d’euros chaque année dans la recherche. C’est l’innovation qui permettra au Maroc comme à l’Afrique de rattraper certains retards, tout en réalisant des économies importantes », explique Anas Raisuni, directeur du développement du groupe en Afrique. Abengoa, qui a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 7,4 milliards d’euros, compte plusieurs autres projets au Maroc. La compagnie est en lice pour ouvrir une station de traitement des eaux usées à Kenitra ; elle participe également à un appel d’offres pour la construction de deux centrales solaires d’une capacité totale de 350 MW à Ouarzazate.

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Publié 27 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Eau, Technique

ONEE / Step Abdelmoumen : Les premiers préqualifiés !

par Safall FALL – leconomiste.com

  • Daewoo, Toshiba et Vinci… les «géants» en lice
  • Les Autrichiens et Allemands plus chers, les Chinois en force

Plusieurs fois reportée pour des contraintes liées au montage financier, cette fois-ci semble la bonne pour la Station de transfert d’énergie par pompage (Step) Abdelmoumen, dans la région d’Agadir. Vendredi, au moment même où Masen marquait le closing financier de Noor II et Noor III, l’ONEE finalisait la liste des préqualifiés au projet de réalisation de la Step, d’une puissance installée de 350 MW. «Tous les géants du secteur ont répondu présent», annonce une source proche du dossier au sein de l’organisme public. Parmi ces derniers, l’on retrouve en première ligne le japonais Toshiba Corporation et le coréen Daewoo Engineering & Construction CO.LTD, dans un premier groupement, ainsi que le français Vinci Construction Grands Projets SAS, tête de file d’un deuxième consortium formé avec des entreprises allemande et autrichienne. «L’expertise germanique est la plus complète dans ce secteur, mais elle est généralement beaucoup plus chère», commente la même source. L’autre fait marquant de ce processus de concurrence est la montée en puissance des entreprises chinoises. La logique du «moins-disant», jusque-là privilégiée par l’Etat dans l’exécution des projets de la stratégie énergétique nationale, devrait faire l’affaire pour l’expertise en provenance de l’empire du Milieu, selon un expert de l’hydroélectrique.

Le dispositif d’une Step est composé de deux bassins d’eau, creusés à des altitudes différentes. En pic de consommation, l’on fait chuter l’eau, du bassin supérieur au bassin inférieur, à travers des turbines pour produire de l’électricité. En période de basse consommation, l’eau est pompée vers le réservoir supérieur, qui devient, de fait, une retenue d’énergie mobilisable dès que le besoin s’en fait sentir (Source : EDF)

Caractéristiques

La Step Abdelmoumen est située à 70 kilomètres d’Agadir. Elle sera équipée de «deux groupes réversibles mono-étages pompe-turbine Francis de 175 MW chacun, tournant à 600 tr/min sous une hauteur de chute de 540 m avec un débit de 36 m3/s par groupe». Le site vient renforcer celui d’Afourer, d’une capacité de 460 MW, en service depuis 2004 et réalisé par Alstom. Le projet devrait ainsi constituer un moyen de stockage de la production énergétique solaire et éolienne, développée dans le cadre de la stratégie énergétique du Royaume à l’horizon 2020. L’objectif, à terme, est de développer une capacité installée de 2.000 MW sur le solaire et 2.000 MW sur l’éolien.
Si la question du financement, justement, a été l’une des principales contraintes à l’exécution de ce projet qui a connu plusieurs mois de retard, elle semble aujourd’hui dépassée. D’un coût global de plus de 3 milliards de dirhams, l’ONEE a en effet déjà décroché deux prêts de deux importants bailleurs de fonds – la Banque européenne de l’investissement (BEI) et la Banque africaine de développement (BAD) – dont une partie devrait être allouée au financement de la réalisation de la Step. Le prêt de la BEI est, de fait, en soutien au Programme hydraulique II. Quant à la contribution de la BAD, qui a multiplié ses interventions dans le secteur sur les dernières années, elle est adossée à un Fonds pour les technologies propres co-géré avec la Banque mondiale. Elle est censée couvrir le financement du Programme intégré éolien, hydraulique et d’électrification rurale. L’appel d’offres international portant sur le site d’Abdelmoumen, dont le lancement devrait être la prochaine étape, portera ainsi sur la réalisation «clés en main» des études d’exécution, de la réalisation du génie-civil, de la fourniture du matériel et des équipements, le transport, le montage, les essais ainsi que la mise en service de la Step Abdelmoumen. «Ce programme offre une réponse propre au caractère intermittent de l’énergie éolienne en ce qu’il prévoit le stockage de l’excédent de production d’énergie à travers les ouvrages hydrauliques», explique-t-on auprès de la BAD, l’un des deux bailleurs de fonds du projet. «Du point de vue des coûts, l’approche programmatique engendrera des économies d’échelle pour le développement du parc de production d’énergie électrique», poursuit-on auprès de la même source.

Publié 24 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Environnement, Technique

Tarfaya : L’exploitation du parc éolien a débuté

aufait.ma

Le plus grand parc éolien d’Afrique, réalisé par Nareva Holding et GDF Suez, a été mis en service le 8 décembre à Tarfaya (sud). Ce parc va produire 301 mégawatts (MW) et alimenter 1,5 million de foyers marocains, grâce à 131 éoliennes réparties sur 8.900 hectares.
Tarfaya : L’exploitation du parc éolien a débuté

Après deux ans de travaux et 450 millions d’euros d’investissement (plus de 4 milliards de dirhams), le parc éolien de Tarfaya a été mis en service, selon un communiqué de GDF Suez. Réparti sur 8.900 hectares sur la côte atlantique, le parc compte 131 éoliennes qui totalisent une puissance de 301 mégawatts (MW) et permettront de fournir de l’électricité à 1,5 million de foyers, a précisé GDF Suez dans un communiqué. C’est le plus grand parc éolien d’Afrique en service.

A terme, il constituera une source d’énergie renouvelable compétitive, qui permettra d’éviter l’émission de 900.000 tonnes de CO2 par an, assure Nareva Holding, partenaire de GDF Suez sur ce projet gigantesque. Sa capacité de 301 MW représente 15% de l’objectif de 2 GW que s’est fixé le Maroc en matière de développement éolien à l’horizon 2020.

Au total, le pays entend couvrir 42% de sa consommation électrique au moyen d’énergies renouvelables d’ici à 2020.

Rappelons que l’exploitation de l’énergie éolienne ne produit ni CO2, ni déchets. A Tarfaya, les 131 éoliennes bénéficieront de vents forts durant une grande partie de l’année, assurant une parfaite productivité.

Publié 16 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Environnement, Technique

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Annonce de pétrole au large d’Agadir : L’Onhym se veut prudent

yabiladi.com

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Si l’annonce de la découverte de pétrole par San Leon Energy dans le permis de Sidi Moussa a été largement commentée dans les médias, l’Office national des hydrocarbures et des mines joue la carte de la prudence.

L’ONHYM et ses partenaires Genel energy, San Leon Energy, et Serica annoncent que « le puits SM1 situé à 59 Km au large de la ville d’Ifni, dont les travaux de forage ont démarré le 30 juillet dernier pour atteindre la profondeur finale de 2825 m le 16 octobre, a rencontré des indices d’huile au niveau du Jurassique Supérieur à la profondeur de 2087 mètres ».

Toutefois, l’office indique que « des opérations spécifiques sont en cours de réalisation pour qualifier la nature de l’huile rencontrée et apprécier les qualités pétrophysiques des roches traversées afin de se prononcer sur le réel potentiel de la zone d’intérêt ». Donc tout reste à confirmer.

Publié 21 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Découverte, Technique

Centrale solaire du Maroc : Noor 1 sera opérationnelle en 2015

leconomiste.com – AFP

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La première centrale thermo-solaire du Maroc, au cœur d’un vaste projet de développement de cette énergie entrera en fonction en 2015, a indiqué dimanche le patron de l’Agence nationale de  l’énergie solaire (Masen), Mustapha Bakkoury.
Les progrès du chantier du parc de Ouarzazate (sud) devraient permettre à  la centrale « Noor 1 » de devenir opérationnelle « l’année prochaine » comme le  projet le prévoyait, a-t-il déclaré, en marge du « Morocco Solar Festival » et de la présentation du parc à la presse.
Le Maroc disposera à terme de cinq parcs solaires, le premier étant  celui de Ouarzazate, dont la capacité est estimée à 500  MW, soit l’un des plus importants projets au monde.
La deuxième phase de la réalisation du parc – à savoir les centrales « Noor 2 » et  « Noor 3″—doit être lancée en 2015, selon Bakkoury. Pour cela, un appel d’offres a été lancé, dont le résultat sera communiqué « avant la  fin de l’année », a-t-il précisé.
Sept sociétés ont été pré-qualifiées, dont des groupes français et espagnols.
Le Maroc, dépourvu de réserves en hydrocarbures conséquentes, ambitionne de couvrir 42% de ses besoins grâce aux énergies renouvelable à l’horizon 2020. Outre le solaire, il mise également sur le développement de  l’éolien, et le plus grand parc du continent est en cours de construction à  Tarfaya (sud-ouest). Le coût total de ces différents projets s’élève à 13,1  milliards de dollars, soit 60% des investissements en énergie du Maroc jusqu’en  2020.

Publié 20 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Aménagement, Développement, Technique

24 et 25 juin – L’ADEREE forme au pompage solaire à Agadir

aderee.ma

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Dans le cadre de la convention de partenariat signée avec la Région Souss Massa Daraa, l’ADEREE organise le 24 et 25 juin à Agadir une formation sur les systèmes de pompage solaire dans le secteur de l’agriculture, au profit d’un groupe de cadres de la Région et de professionnels du secteur de l’agriculture et de l’énergie. Pour rappel, le module de formation FORMAPOMPSOL forme sur des sujets pointus relatifs au montage et étude technique de projets, au dimensionnement des installations de pompage solaire et aux opérations d’entretien et de maintenance des systèmes.

FORMAPOMPSOL est assuré par des experts Aderee expérimentés dans le domaine de l’énergie solaire photovoltaïque et du pompage, et formés sur la pédagogie de formation selon les standards internationaux.FORMAPOMPSOL comprend des études de cas, ainsi que des exercices de simulations de projets, qui viennent compléter le volet théorique et technique, garantissant une compréhension de la thématique sous tous ses aspects.

Découvrez ici l’offre de formation continue de l’ADEREE, et téléchargez ici la brochure Green Training, le plan de formation de l’ADEREE

Publié 20 juin 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Eau, Ecologie, Environnement, Technique

Dessalement d’eau de mer à Agadir : la production augmente, les coûts baissent

medias24.com

Osmose et Osmose inverse

Osmose et Osmose inverse

Le contrat signé entre l’Office national de l’eau potable ONEP et le consortium Abengoa et Inframaroc portant sur le dessalement d’eau de mer à Agadir suscite plusieurs interrogations. Ce procédé, réputé pour être énergivore, sera maîtrisé. C’est  ce que nous explique Khalid Tahri, directeur technique et ingénierie à l’ONEP.

Pour un investissement global d’un milliard de DH, la station de dessalement d’eau de mer d’Agadir couvrira l’ensemble des besoins en eaux potable de la région d’Agadir jusqu’en 2030. Elle sera destinée à renforcer les ressources souterraines et superficielles déjà existantes dans la région.

Le procédé d’extraction de l’eau potable reposera sur l’utilisation de la technique d’osmose inverse. Cette technique est basée sur la mise sous pression de l’eau de mer, et permettra pour une quantité donnée, de transformer la moitié du volume d’eau de mer en eau potable. L’autre moitié, doublement concentrée en sel, sera rejetée dans l’océan.

Vous l’aurez deviné. Pour son fonctionnement, la station de dessalement utilisera une quantité importante d’énergie. Cependant, Khalid Tahri nous éclaire sur l’économie d’énergie que permet ce nouveau procédé: «l’utilisation de la pression contenue dans l’eau concentrée en sel permettra un gain en énergie qui peut aller de 35 à 40%. De plus, l’importante capacité de production de l’unité (1.000 litres/seconde) permettra de réaliser une économie d’échelle.» En d’autres termes, lorsque le niveau d’exploitation augmente, le coût y afférent baisse. «Ce volume d’exploitation permettra de réduire la consommation de 5 à 3 kilowatt/heure par m3» précise notre source.

Autrefois coûteux, ces investissements sont aujourd’hui moins onéreux et plus performants. «Il existe actuellement une dizaine de sociétés au monde qui fabriquent des membranes spécialisées dans le dessalement d’eau de mer. La compétition entre ces compagnies permet à la fois de proposer des investissements à bas prix, et une qualité de service plus élevée, notamment en ce qui concerne les machines tournantes.»

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Il est à noter que le Maroc a été l’un des premiers pays au monde à avoir fait appel à la technologie de dessalement d’eau de mer. En 1975 déjà, le Maroc a installé la première station à Tarfaya. Depuis, il a organisé la veille technologique dans ce secteur. Plusieurs villes sont actuellement équipées de centrales de dessalement d’eau de mer, parmi lesquelles  Laayoune et Tantan.

La station d’Agadir, qui sera opérationnelle fin 2016, sera la plus importante d’entre elles. Le Maroc qui sera sous stress hydrique dans quelques années, n’a pas d’autre choix que de développer le dessalement pour l’eau potable et le recyclage des eaux usées pour l’agriculture. L’une des options qui se présentent serait un couplage dessalement-énergie renouvelable (solaire ou éolien). Pour le moment, c’est un simple rêve.

Recherche de pétrole au Maroc : oui, mais non !

biladi.fr

Y a-t-il du pétrole dans le sous-sol marocain ?
Certainement à en croire les promesses faites avant les explorations. Maintenant des forages sont en cours, les résultats sont nettement plus mitigés. Est-ce que le Maroc deviendra un jour un état pétrolier grâce à la découverte de pétrole dans son sous-sol ? Oui à en croire toutes les promesses faites avant le lancement de l’actuelle campagne de forages sur de nombreux sites. -

Alors que tout le monde attendait une explosion de joie synonyme de découverte de pétrole, ou de gaz, les jours, les semaines et les mois défilent sans qu’aucune réelle bonne nouvelles ne soit annoncée, juste des promesses, toujours des promesses. Pourtant, ces promesses semblent réellement reposer sur un élément de réalité : il y a bel et bien du pétrole dans le sous-sol marocain, le groupe irlandais d’exploration pétrolière et gazière, Fastnet Oil & Gas, vient officiellement de l’annoncer. C’est dans son puits d’exploration FA- 1, à Foum Assaka dans l’Offshore Marocain atlantique, au bassin d’Agadir, que du pétrole et du gaz ont été découverts. Si cette nouvelle pourrait être la grande nouvelle attendue, la douche glaciale arrive immédiatement lorsque Paul Griffiths, directeur général de Fastnet, explique que ce puits a été refermé en raison des quantités estimées insuffisantes pour être commercialement exploités. De fait, si le Maroc de dispose pas encore d’un site exploitable, le Royaume sait au moins que son sous-sol contient bel et bien du gaz et du pétrole, ce qui confirme toutes les hypothèses émises précédemment. Il ne reste donc plus qu’à trouver le bon gisement, ce qui ne saurait être qu’une question de temps.

Publié 28 mai 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Technique

Ciments du Maroc obtient une nouvelle certification pour son usine d’Ait Baha

lavieeco.com

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Le site situé dans la région d’Agadir, vient d’obtenir la certification de son Système de management énergétique selon le référentiel ISO 50001 v2011.

Nouvelle certification et non des moindres pour Ciments du Maroc. Le site d’Aït Baha, situé dans la région d’Agadir, vient d’obtenir la certification de son Système de management énergétique selon le référentiel ISO 50001 v2011, après les certifications Qualité et Environnement, selon les référentiels ISO 9001 et ISO 14001. C’est le cabinet Afnor qui a conduit la mission d’audit.
Grâce à cette nouvelle étape, l’usine d’Aït Baha devient ainsi la première cimenterie au Maroc à obtenir la certification Système de management énergétique.
«Une première au Maroc et une des rares distinctions dans le monde», selon Mohamed Chaïbi, PDG du groupe cimentier.
Ce qui conforte la volonté de Ciments du Maroc et sa maison mère, Italcementi, dans leurs efforts entrepris à exceller en matière d’efficacité énergétique.

Des efforts consentis en matière de performance énergétique

Cette reconnaissance s’inscrit donc, dans la dynamique des efforts entrepris par l’usine en matière de performance énergétique depuis son démarrage, notamment, avec le système de management énergétique, instauré depuis juillet 2013, et qui a été renforcé par les outils mis à disposition pour une maîtrise opérationnelle des aspects énergétiques.
L’usine d’Aït Baha dispose par ailleurs d’un  système de cogénération (équipement qui permet de récupérer la chaleur qui provient des gaz d’exhaure lors de la cuisson dans le four à clinker) ainsi que d’un parc thermo solaire CSP (en collaboration avec Airlight Energy et Italgen Maroc Ener), qui sont des installations innovantes en matière d’efficacité énergétique.

Publié 17 mai 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Industrie, Technique

Visite aujourd’hui d’une installation expérimentale de récupération d’eau du brouillard

Tout d’abord, merci à M. Aissa Derhem, président de l’Association Dar Si Hmad pour le développement, l’éducation et la culture, et à Mme Jamila Bargach qui m’ont permis de découvrir cette installation totalement innovante pour le Maroc.

Le trajet pour s’y rendre : de la piste difficile et j’ai pu y aller en profitant d’une visite sur place effectuée par Mounir dans un « vrai » 4×4

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Les cartes :

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Sur cette dernière vue Google-Earth, les points clairs sont les plots de béton sur lesquels sont ancrés les haubans qui maintiennent les supports des filets.

On découvre en montant aux installations ( à 1225 m d’altitude ) de beaux paysages de montagne :

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En arrivant à proximité, on découvre tout un groupe de poteaux verticaux haubannés et l’un de ces groupes sert de support à des filets tendus entre eux :

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d’autres poteaux sont en attente de filets :

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Le principe :

La conception d’un capteur de brouillard est relativement simple. Un filet de polypropylène, possédant une résistance aux rayonnements ultra-violets, est tendu horizontalement et maintenu en place par deux montants verticaux fixés au sol. L’orientation du filet doit être perpendiculaire aux vents dominants. Les capteurs de brouillard sont installés au sommet de la montagne pour la simple raison que les nuages et le brouillard sont plus fréquents à cet endroit-là. Lorsque les nuages rencontrent des capteurs de brouillard sur leur passage, les gouttelettes d’eau qu’ils contiennent se déposent sur les mailles du filet.

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Différents types de mailles sont étudiés actuellement, car ils influent sur le rendement de l’installation. De plus, une armature résistante s’est avérée nécessaire pour éviter le déchirement des filets (c’est cette armature qui apparaît en noir dur les photos ci-dessous) :

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L’eau qui s’est déposée ruisselle sur le filet pour être recueillie dans des gouttières placées en bas du filet

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et elle est ensuite acheminée dans des canalisations, pour être stockée dans des réservoirs de 10 à 12 m3.

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De ces réservoirs, l’eau part vers des citernes situées à 3 km de là : pas de pompe, c’est la gravité qui permet ce transfert. Deux citernes sont prévues pour recevoir l’eau : l’une de 200 m3 et l’autre en construction de 250 m3

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Cette eau est mélangée à de l’eau provenant de puits de forage pour la minéraliser afin de la rendre digeste est servira à alimenter les douars situés à proximité.

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La production d’eau à partir du brouillard est, en bonnes conditions, d’environ 10 litres d’eau par m² et par jour, qui pourra très probablement être amenée à 15 litres par m² par jour.

L’installation actuelle comporte 20 groupes de filets recevant chacun 30 m² de filets, donc 600 m², ce qui représente donc 9000 litres d’eau par jour !

S’agissant d’une installation expérimentale, tous les facteurs (température, vitesse du vent, hygrométrie…) sont relevés automatiquement pour alimenter les études en cours

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L’installation a été effectuée par WasserStiftung en coopération avec Dar Si Hmad :

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Une source d’eau prometteuse pour cette région qui en manque cruellement !

Merci à Mounir qui nous a conduit et guidé avec beaucoup de gentillesse et de compétence pour cette visite

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Maroc : la phase finale du parc éolien de Tarfaya

par Vincent Souchon – usinenouvelle.com

Le plus grand parc éolien d’Afrique à Tarfaya au sud du Maroc est sur le point d’être achevé. Les 131 éoliennes de 101 mètres de diamètre devrait produire 301 MW, de quoi alimenter une ville comme Marrakech et son million d’habitants. Un reportage en vidéo de la chaine tv France 2 sur ce projet.

Alors que sa construction s’achève, les caméras de France 2 nous emmenent visiter le parc éolien de Tarfaya, dans le sud de Maroc dont L’Usine Nouvelle avait révélé le 10 avril les premiers raccordements au réseau et tests de production.

La construction de ce parc le plus grand d’Afrique à ce jour, a été lancée début 2013. Ses promoteurs à 50-50 du projet sont Nareva Holding, une filiale de la SNI (holding de la famille royale du Maroc) et le groupe GDF-Suez, regroupés pour l’occasion dans la société Tarec.

Ce projet est unique en son genre sur le territoire africain avec 131 éoliennes entrainant des pales de 50 mètres pour produire 301 MW. Selon Ahmed Nakkouch, PDG de Nareva le projet sera totalement opérationnel et connecté au réseau électrique avant la fin d’année.

L’investissement s’élève à 450 millions d’euros financé à  80% par un pool de banques marocaines (Attijariwafa Bank, Banque centrale populaire et BMCE). Le solde a été apporté sur fonds propres à égalité par GDF-Suez et Nareva Holding.

Le parc profite de sa position sur un plateau désertique et des alizés pour accumuler toute la puissance des vents de la région avec un facteur de charge de 40%… ce qui n’est parfois pas sans poser problème lors de la mise en place comme le montre le reportage de France2.

Maroc : la production a débuté sur le futur plus grand parc éolien d’Afrique

AFP – fr.news.yahoo.com

AFP/AFP/Archives - Le parc éolien de la Compagnie Eolienne du Détroit (CED), près de Tetouan (Maroc).

AFP/AFP/Archives – Le parc éolien de la Compagnie Eolienne du Détroit (CED), près de Tetouan (Maroc).

Le parc éolien de Tarfaya, sud-ouest du Maroc, a produit ses premiers kilowatts et sera entièrement opérationnel à l’automne, devenant alors le plus grand d’Afrique avec plus de 130 turbines et une puissance de 300 mégawatts.

Implanté sur près de 10.000 hectares, à proximité de l’Océan, ses 131 éoliennes –80 m de haut– permettront de subvenir aux besoins en électricité de plusieurs centaines de milliers d’habitants, selon ses concepteurs. Ce projet est emblématique de la volonté du Maroc de couvrir, d’ici à 2020, 42% de ses besoins à l’aide des énergies renouvelables.

A cette date, un total de 4.000 MW devra provenir de l’éolien et du solaire. Dépourvu à ce jour d’importantes réserves en hydrocarbures, le royaume a lancé dès l’an dernier les travaux d’un premier parc solaire géant près de Ouarzazate (sud).

S’agissant de Tarfaya, les travaux ont débuté fin 2012 et, à ce jour, « 88 des 131 turbines ont été montées », a affirmé mardi Mohammed Sebti, le directeur du pôle énergie de Nareva, société marocaine en charge du projet en joint-venture avec les Français de GDF-Suez.

Parmi elles, « 44 ont été raccordées au réseau et les premiers kilowatts ont été livrés le 3 avril », a-t-il annoncé, lors d’une visite de terrain.

Selon lui, la production du site va désormais monter en puissance et sa « mise en service totale interviendra vers octobre, comme prévu ».

D’un coût global de 500 millions d’euros, le parc éolien de Tarfaya deviendra alors le plus important du continent, détrônant celui d’Ashegodae, en Ethiopie, qui compte 84 turbines et produit jusqu’à 120 MW.

Une cinquantaine d’emplois –sur les 700 nécessaires à la construction– seront maintenus en phase d’exploitation.

Si d’autres régions du Maroc sont concernées, le sud-ouest du royaume et son bord de mer désertique battu par les vents constitue le principal chantier en matière d’énergie éolienne: un autre champ tourne déjà à plein régime à Akhfennir, à une centaine de km de Tarfaya. Il compte une soixantaine de turbines, pour une production de 100 MW.

La région de Tarfaya est limitrophe du Sahara occidental, un vaste territoire contrôlé par Rabat depuis le départ du colonisateur espagnol dans les années 1970 mais revendiqué par les indépendantistes du Front Polisario.

Un parc éolien existe déjà à Foum el Oued, près de Laâyoune, et d’autres projets pourraient voir le jour, selon le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Cet organisme institutionnel a publié fin 2013 un programme de développement sur 10 ans pour le Sahara occidental, qui prévoit de mobiliser quelque 13 milliards d’euros en recourant davantage à l’investissement privé.

Avec 10 millions de lampes à basse consommation : L’ONEE lance la deuxième phase d’Inara

aufaitmaroc.com

Durant ces dix dernières années, la demande nationale d’électricité a connu une croissance soutenue d’environ 6,7% en moyenne annuelle. Conscient de la nécessité de réduire la consommation d’électricité dédiée à l’éclairage domestique, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) lance la deuxième phase du programme “Inara”, avec 10 millions de nouvelles lampes à basse consommation à installer.

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Dans le cadre du programme “Inara”, visant le remplacement des lampes à incandescence par des lampes à basse consommation (LBC), l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) s’apprête à installer 10 millions de LBC supplémentaires, indique un communiqué de l’ONEE parvenu vendredi à notre rédaction.

Le programme “Inara”, qui s’inscrit dans le cadre du contrat-programme signé en juillet 2008 entre l’Etat et l’ONEE, vise la réduction et la maîtrise de la demande d’énergie électrique, à travers notamment le remplacement, à terme, de 15 millions de lampes à incandescence par des LBC dans les zones où l’ONEE assure la distribution de l’électricité.

À travers le lancement d’“Inara”, l’ONEE veut la réduction de la consommation d’électricité dédiée à l’éclairage domestique, particulièrement la période de pointe du soir, assurée généralement par des lampes à incandescence dont la puissance varie entre 75 W et 100 W.

La première phase du programme, financée par un prêt de la Banque Mondiale, a été lancée en 2008 et a permis, grâce à l’installation d’environ 5  millions de LBC, l’écrêtement de la puissance appelée de l’ordre de 180 MW durant la période de pointe. Ceci se traduit par un gain annuel en investissement de l’ordre de 243 millions de dirhams ainsi qu’une économie de Fioul de 72.530 tonnes par an, et des réductions annuelles de 124.000 tonnes d’émissions de CO2.

Les premières LBC en septembre 2014

Quant à cette deuxième phase, financée par la Banque allemande KfW, elle a pour objectif l’installation de 10 millions de LBC. Elle aura pour effet un effacement estimé à 330 MW en pointe, soit un gain annuel en investissement de l’ordre de 445 millions de dirhams, une économie de Fioul de 132.975 tonnes/an et des réductions annuelles de 228.000 tonnes d’émissions de CO2.

Les LBC choisies par l’ONEE présentent, pour le client, plusieurs avantages. Il s’agit notamment d’une économie d’énergie de l’ordre de 80% pour un même niveau d’éclairage, d’une durée de vie de 12.000 heures, ce qui équivaut à 12 fois la durée de vie d’une lampe à incandescence, mais surtout le meilleur rapport qualité/prix sur le marché.

Les premières lampes seront livrées à partir de septembre 2014 et seront mises à la disposition des clients de l’ONEE à travers son large réseau commercial constitué de 230 agences, 914 points d’encaissement et de ventes externes ainsi qu’à travers le réseau des installateurs agréés.

Publié 26 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Développement, Ecologie, Technique

Nareva holding : Comment transformer le vent en or massif

Ilham BOUMNADE – leconomiste.com

  • REPORTAGE DANS TROIS PARCS ÉOLIENS DU GROUPE
  • TARFAYA PLUS GRAND SITE D’AFRIQUE
  • DOUBLEMENT DE LA CAPACITÉ D’AKHFENNIR

A 900 km au sud de Casablanca, c’est un véritable no man’s land sans aucun signe de vie à la ronde. Akhfennir, petite commune que seuls les vrais amateurs de pêche connaissent, a vu son destin changer.

Nareva holding: Comment transformer le vent en or massif
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Créée suite au découpage communal de 1992, elle est située entre Laâyoune et Tan Tan. Akhfennir abrite 1.871 habitants, selon le recensement de 2004. Avec un littoral de 80 km, la commune vit de pêche et de l’extraction de sel marin dans la Sabkha de Tazgha. Depuis, beaucoup de choses ont changé. Comme sorties de nulle part, 61 éoliennes se hissent à quelques kilomètres de la sortie de la commune. C’est là que la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables se transforme en kilowattheures. Flash back. Il y a 6 ans les équipes de Nareva, filiale de SNI, ont décidé d’être partie prenante de l’ambitieuse stratégie marocaine du développement de 2.000 MW en énergie éolienne. Energie éolienne du Maroc (EEM) filiale de Nareva (75%) et CIMR (25%), a vu le jour pour porter 3 parcs éoliens: Akhfennir (100 MW), Foum el Oued (50 MW) et Haouma (50 MW)). En 2013, Nareva a réalisé un chiffre d’affaires de 500 millions de DH.
Au parc d’Akhfennir, le spectacle est impressionnant sans pour autant agresser le regard ou bousculer la quiétude du désert. Aujourd’hui, Eole est généreux. La vitesse du vent est de 8m par seconde. En fait, les éoliennes ne donnent le maximum de leur rendement que dans un intervalle de vitesse du vent bien précis. En dessous de 3m par seconde, les pales ne tournent pas et au-delà de 25 m par seconde, l’opération devient trop dangereuse et entraîne un arrêt immédiat du mécanisme. Le site d’Akhfenir est connecté à deux départs sur le réseau ONEE vers Tan-Tan et Laâyoune. Une bonne partie de la consommation de Tan-Tan est couverte par le parc. Toutefois, l’énergie éolienne est tributaire du bon vouloir du vent. Par moment, la production est faible ou bien elle est excédentaire. Un vrai gâchis en l’absence de technologie de stockage. Les éoliennes ne sont que la partie émergente de l’iceberg. Pour supporter les 200 tonnes de chaque structure, d’importantes fondations sont construites. S’y ajoute un véritable réseau de câbles souterrains qui relie l’éolienne jusqu’à la ligne aérienne puis au poste. Impossible de s’aventurer dans le cœur de l’éolienne. L’opération nécessite un permis spécial accordé par le constructeur français Alstom. Après le succès du projet, le management vient de décider de doubler la capacité d’Akhfennir.
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Nareva holding: Comment transformer le vent en or massif

Sur le parc d’Akhfennir, Nareva a opté pour 61 éoliennes de marque Alstom.
La mise en service a été opérée entre janvier et juillet 2013 sur plusieurs étapes
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Plus au sud d’Akhfennir, non loin de Laâyoune, Foum el Oued est le deuxième parc de l’EEM. La production du site est essentiellement dirigée vers l’OCP. Le dernier parc Haouma est près de Tanger. L’ensemble du projet EEM a nécessité un investissement de 3 milliards de DH. «Le projet contribue à hauteur de 10% dans la réalisation de l’objectif national d’installer 2.000 MW éoliens à l’horizon 2020», explique Ahmed Nakkouch, PDG de Nareva Holding. Il dispose d’un productible de 770 GWH/an, soit l’équivalent de la consommation de la ville d’Agadir. Etudes, travaux électriques, travaux de génie civil et tours des éoliennes ont été réalisés par des entreprises marocaines, soit un niveau d’intégration industrielle de plus de 40%. Les tours sont fabriquées dans les unités de Delattre Levivier Maroc.
Dans la même région Sud, Nareva porte un autre projet beaucoup plus important. Tarfaya, la ville qui a accueilli Saint Exupéry, revendique aujourd’hui le plus grand parc éolien d’Afrique.

Nareva holding: Comment transformer le vent en or massif

Ici les pales de la centrale de Tarfaya en attente de montage.
Les travaux des grutiers pour monter les pales relève presque de l’horlogerie de haute précision.
Chaque mouvement est calculé en fonction de la vitesse du vent
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Avec un statut de province, Tarfaya abrite 5.614 habitants. Le 3 avril dernier, la centrale a produit ses premiers KW. Ici, les travaux sont toujours en cours de réalisation: 88 éoliennes sont déjà montées sur 131. Les éoliennes sont signées Siemens pour une capacité de 300 MW. Nareva voit encore plus grand. La holding vient d’être pré-qualifiée pour le projet éolien de 850 MW en partenariat avec Taqa et Enel Green Power. «Un tel projet peut justifier l’installation d’un turbinier au Maroc grâce à un volume d’affaires important», estime Nakkouch. Ce n’est qu’à ce moment là que le Maroc peut revendiquer une place de choix sur l’échiquier mondial de l’éolien.

Nareva holding: Comment transformer le vent en or massif

Investir dans les éoliennes requiert beaucoup de patience.
Nareva estime le retour sur investissement sur 10 ans

 

Publié 26 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Aménagement, Ecologie, Région, Technique

Le drain de Freija, un ouvrage d’irrigation d’un grand intérêt historique, près de Taroudant

Nous étions invités hier par Mohamed El Mokhtar Ghalib à visiter un ouvrage d’irrigation construit de 1938 à 1951 destiné à l’approvisionnement en eau de la ville de Taroudant : le drain de Freija.

Les drains :
Il en existe deux sortes: les traditionnels et les modernes. Les drains traditionnels sont nombreux dans le bassin de Souss, beaucoup d’entres eux tarissent par effondrement ou épuisement de la nappe et sont abandonnés. Ces drains ou « khettara » (ouvrage hydraulique qui permet le captage des eaux souterraines avec une galerie conductrice qui minimise les pertes par évaporation) ont en général un débits faible : un à quelques litres par seconde. Pour leur majorité, les khettara sont groupées dans la région d’Ouled Berrehil au nord et au sud des collines formant le pli d’Igouder, à Ouled Teïma, à Ouled Aïssa et surtout à Aoulouz. Parmi les drains modernes, on a surtout « Le drain des dunes » qui a longuement alimenté la ville d’Agadir en eau potable; et le drain de Freija dont la longueur totale dépasse 4 km, construit de 1939 à 1946 par les services des Travaux Publics dans le remplissage alluvionnaire d’un lit fossile au nord du lit actuel du Souss, son débit variait de 500 à 1200 l/s.

Le drain de Freija :
Le drain de Freija est dû à M. Philippe Ambroggi, une sommité de l’hydrogéologie du Maroc, qui fut ancien fonctionnaire auprès des Nations Unies, membre de l’Académie du Royaume du Maroc et conseiller de Sa Majesté le Roi Hassan II en matière d’eau et de géologie en général.

P. Ambroggi à droite

P. Ambroggi à droite

P. Ambroggi au centre

P. Ambroggi au centre

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Extrait du document « Relations entre les débits du drain de Freija et les crues de l’oued Souss de Robert Dijon (En 1968, Robert Dijon a achevé une thèse d’Etat sur l’hydrogéologie et l’inventaire des ressources en eau de la vallée du Souss. Il a minutieusement étudié les caractéristiques hydrogéologiques des aquifères de la plaine du Souss, le régime de la nappe phréatique, son hydrochimie etc… Son travail constitue une référence majeure pour les travaux relevant de l’hydrogéologie de la plaine du Souss).

RÉSUMÉ                                                                                                                                                  

Le drain de Freija mis en service en 1946 est disposé sous une terrasse basse du niveau 3-5 mètres de la rive droite de l’Oued Souss, à une dizaine de kilomètres en amont de la ville de Taroudannt, dont il irrigue les olivaies et les jardins (d’une superficie de 2.000 hectares environ).

C’est une «foggara» (au Maghreb et au Sahara, conduite d’irrigation souterraine)  de construction moderne dont la longueur en souterrain est de l’ordre de deux kilomètres.

Son débit varie de 500 à 1300 litres par seconde environ, en rapport avec les crues qui se produisent dans le lit de l’Oued Souss.

La ville de Taroudannt, ancienne capitale du Sud Marocain est située à 80 kilomètres à l’Est d’Agadir. L’Oued Souss, principal fleuve de la région, étale son large lit deux kilomètres environ au Sud de Taroudannt. Ce lit, sec la majeure partie de l’année, connaît des crues parfois très violentes. Entre l’Oued et la ville s’étendent, sur une superficie de trois mille hectares environ, des olivaies et des jardins.

Ce périmètre était irrigué autrefois à partir de tranchées drainantes pratiquées dans le lit de l’Oued Souss, ouvrages provisoires au débit souvent faible et toujours irrégulier — qu’il fallait rétablir après chaque crue.

C’est pourquoi, en 1937, l’Administration des Travaux Publics établit un projet de drain moderne destiné à capter dans les alluvions du Souss, à l’amont de Taroudannt un débit de 2 m3/seconde.

La construction de l’ouvrage interrompue par la guerre, permit d’obtenir le tiers environ du débit escompté.

Situation du drain dans la vallée du Souss

Situation du drain dans la vallée du Souss

Plan du drain de Freija

Plan du drain de Freija

1. Historique

1.1.  Travaux 1938-40

La première tranche du drain fut réalisée de 1938 à 1940.

A 10 kilomètres à l’Est de Taroudannt, sur la rive droite du Souss (lit majeur) la partie aval de l’ouvrage actuel, jusqu’au regard IV, fut construite, en fouilles ouvertes.

De l’aval vers l’amont :

–  Le tracé restait au départ parallèle au cours de l’oued, et perpendiculaire aux courbes de niveau phréatique, jusqu’au regard III.

–  Du regard I une première branche drainante s’orientait vers le Sud-est sous les alluvions et transversalement au lit de l’Oued Souss jusqu’au regard II situé sur la rive gauche; 700 mètres environ à l’Est du village de Freija.

–  Du regard III une deuxième branche orientée perpendiculairement au canal du drain, c’est-à-dire vers le Nord, était enfin construite, jusqu’au regard IV.

La construction était ainsi terminée en janvier 1940 car il n’était pas possible de poursuivre l’ouvrage en fouille ouverte au delà du regard IV, et les moyens disponibles sur place à ce moment, ne permettaient pas de continuer en souterrain.

1.2. Travaux effectués en 1947-1951

Les jaugeages effectués dans le drain permirent d’établir que la majeure partie du débit de 500 à 600 1/sec. venait de la branche III-IV. En 1946 il fut donc décidé de prolonger l’ouvrage en travaux souterrains à partir du regard IV et de l’orienter de manière à recouper les courbes phréatiques à 45°; on espérait obtenir ainsi un débit de 1.000 1/sec.

La galerie put être prolongée jusqu’au regard IX grâce à l’exécution de puits filtrants et le pompage des eaux venant du front d’attaque; Mais l’exécution de sondages de reconnaissance dans l’alignement du tracé, jusqu’au douar Oulad mharza, permit de reconnaître (puits 690 et 691) l’existence de terrains imperméables. Il n’y avait donc pas lieu de poursuivre la galerie. Une campagne de géophysique par prospection électrique fut alors effectuée. Elle révéla l’existence, sous les terrasses de la rive droite, d’un lit alluvionnaire fossile, nettement distinct du lit alluvionnaire actuel, surélevé par rapport à celui-ci, et que la galerie n’était donc pas susceptible d’atteindre si elle était poursuivie dans la même direction.

Les sondages d’essai : 696 – actuellement aménagé en station de pompage des Aït Yazza (débit : 160 I/sec. pour 0,60 m de rabattement) -, 692 et 740, donnèrent de bons résultats.

La galerie fut donc poursuivie à partir du regard IX dans le lit fossile, jusqu’au regard XIII. Mais ces travaux longs et coûteux ne permirent pas d’augmenter notablement le débit du drain.

2. Description de l’ouvrage

2.1. Première tranche : 1938-40

Elle comprend :

–  une tête morte à ciel ouvert, longue de 1.800 mètres de la sortie du drain à l’air libre jusqu’au partiteur.

–  une galerie : longueur totale 2.965 mètres dont :

–  branche principale de la sortie au regard III : longueur 1.510 m, direction 66°, étanche sur les 493 premiers mètres et drainante au delà;

–  branche «d’oued» entre le regard I situé à 1.010 m en amont de la sortie et le regard II; longueur 847 m; direction 124″ Est;

–  «branche amont» du regard III au regard IV : Longueur 608 m ; orientation : 14° Ouest.

Le revêtement est constitué d’anneaux circulaires en béton armé de 2 mètres de diamètre intérieur et de 0,50 m de longueur.

La pente du radier est de 0,2.10-3. Les débits pouvant circuler dans le drain sont donc de l’ordre de :

950 1/sec. pour 1 mètre d’eau,

600 1/sec. pour 0,80 mètre d’eau,

325 1/sec. pour 0,60 mètre d’eau,

150 1/sec. pour 0,40 mètre d’eau.

 

2.2. Deuxième tranche : 1947-51

–  Du regard IV au regard IX le tracé  long de 447 m,  est  orienté à 11° Est.

–  Du regard IX au regard XIII le tracé est long de 800 mètres dans la direction 64° Est.

La pente du radier de l’ouvrage est uniforme : 0,5.10-3.

Le revêtement est formé d’éléments préfabriqués en béton armé : cunettes, et voussoirs longs de 0,40 m.

La hauteur intérieure de la clef est de 1,90 m : la largeur maximum de 1,30 m; la section utile de 1,85 m.

Dans son état actuel cet ouvrage est unique au Maroc par son développement ; son débit, de l’ordre de 600 1/sec., constitue l’écoulement pérenne de surface le plus important de la partie amont et moyenne de la vallée du Souss.

L’implantation de deux autres ouvrages analogues a été étudiée dans la région. Les travaux n’ont pas été entrepris en raison des conditions d’exécution moins favorables et du coût très élevé des travaux.

Assèchement du drain de Freija :
La baisse continue du niveau de la nappe du Souss en raison de la surexploitation par puits et forages et du déficit d’alimentation engendré par la succession d’années de sécheresse  s’est traduite par l’assèchement progressif des résurgences, des sources et des Khettaras. Actuellement, la  contribution de la nappe dans le débit de base de l’Oued Souss est négligeable alors qu’elle était importante durant la période 1950 – 1970. L’exemple du drain de Freija, qui s’est asséché depuis les années 80, illustre bien ce phénomène.

Le drain de Freija maintenant :
Situation de la tête morte (canal non drainant à l’air libre entre la sortie du drain souterrain et le répartiteur vers les séguias)

Drain Freija-1

Drain Freija

Vue de la sortie :

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Quelques vues du canal (tête morte)

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IMG_1758(L’eau vient des pluies de la veille)

Le répartiteur qui servait à alimenter 4 séguias :

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Le départ des séguias :

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Une des séguias qui est maintenant alimentée par de l’eau de pompage :

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L’un des buts de la création du barrage d’Aoulouz situé en amont était d’alimenter artificiellement la nappe phréatique pour permettre de réutiliser ce drain, ce qui n’a pas été fait.

Malheureusement, cet ouvrage considérable qui a rendu des services énormes à la ville de Taroudant pendant de nombreuses années est maintenant laissé à l’abandon complet alors qu’il devrait faire partie du patrimoine hydrogéologique du Maroc.

Il serait encore temps de procéder à son nettoyage et à l’aménagement de ses abords pour en faire une promenade et un lieu attractif d’intérêt scientifique et historique.

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Nous avons également eu le plaisir, au cours de la journée, de visiter l’oliveraie de Mohamed El Mokhtar Ghalib qui compte de magnifiques spécimens de plus de 500 ans : là aussi, c’est un patrimoine qu’il y a lieu de conserver !

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L'un des plus vieux oliviers

L’un des plus vieux oliviers de la plantation

Publié 30 mars 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Histoire, Patrimoine, Technique

Cairn et Genel abandonnent les prospections pétrolières au large de Tarfaya

Adam Sfali – lemag.ma

Plate forme de prospection en Offshore visible depuis la côte marocaine. Ph. J.J. Lecreux

Plate forme de prospection en Offshore visible depuis la côte marocaine. Ph. J.J. Lecreux

 

Las Palmas : Cairn Energy, prospecteur pétrolier britannique et l’anglo-turque Genel Energy, ont annoncé avoir abandonné les prospections pétrolières sur la zone Juby Maritime-1 au large de Tarfaya.

Via des communiqués cités par l’agence espagnole EFE, les deux compagnies indiquent que le forage dans ce point a confirmé, certes, l’existence de pétrole lourd sur une bande d’une épaisseur de quelque 110 mètres correspondant aux dépôts du Jurassique Supérieur, sauf que l’ONHYM avait qualifié ce pétrole découvert, de trop lourd et d’inexploitable.

Ce constat, poursuit la même source, a poussé les deux opérateurs à orienter leurs investissements vers la côte sénégalaise, à Sangomar, où des prospections en Offshore sont en installation.

Le puits Juby Maritime 1 (JM-1) a été bouché et abandonné. Déterminer la qualité du brut découvert nécessite la réalisation de nouveaux examens, selon les deux compagnies, poursuit l’agence.

Cairn Energy et Genel Energy vont recouper leurs données avec celles obtenues dans d’autres puits proches de Tarfaya pour déterminer l’orientation de leurs futures recherches, ajoute EFE.

A rappeler que Cairn Energy, a réalisé ses deux dernières prospections sur la côte marocaine, d’abord dans la zone de Foum Draa au Sud d’Agadir et maintenant à Juby Maritime à l’Ouest de Tarfaya.

Publié 20 mars 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Technique

Hydrocarbures : Le groupe anglo-turc Genel Energy «confirme» la présence de pétrole près de Tarfaya

Mohamed Amine Hafidi – lematin.ma

Genel Energy a atteint une profondeur de 3 100 mètres au niveau du puits Cap Juby. Il lui reste 600 mètres pour atteindre la profondeur cible.

Genel Energy a atteint une profondeur de 3 100 mètres au niveau du puits Cap Juby. Il lui reste 600 mètres pour atteindre la profondeur cible.

La compagnie anglo-turque d’exploration pétrolière, Genel Energy, vient de «confirmer» la présence de pétrole au niveau de la licence Juby Maritime 1, située entre Tan-Tan et Tarfaya. «Pour nos activités marocaines, nous avons commencé notre premier forage offshore en janvier 2014. Actuellement, nous sommes à une profondeur de 3 100 mètres au niveau du puits Cap Juby. Il nous reste 600 mètres à percer pour atteindre notre profondeur cible. Pour l’instant, nous avons pu confirmer la présence de pétrole dans cette zone», a déclaré la compagnie à l’occasion de la présentation de ses résultats financiers préliminaires au titre de l’année 2013. Si la compagnie confirme la présence de pétrole au niveau de ce puits, elle n’a toutefois pas précisé la teneur de cette annonce ainsi ni les quantités éventuellement «confirmées». «Nous avons commencé notre programme d’exploration en Afrique avec un premier forage à fort impact au Maroc. Le potentiel du puits au sud du Maroc avoisine les 900 millions de barils de pétrole. D’autres forages de puits suivront cette année au Maroc et nous ciblons d’importantes réserves pétrolières», déclare Tony Hayward, DG de Genel Energy. Les prochains forages offshore concernent les licences Sidi Moussa et Mirleft. Pour rappel, Genel Energy dispose de trois licences au Maroc (Juby Maritime, Sidi Moussa et Mirleft), pour une superficie totale de 16 500 km2. Actuellement, près de 1 940 km2 ont fait l’objet d’études sismiques 3D. La licence Juby Maritime est détenue à parts égales (37,5%) entre Genel Energy et Cairn Energy. Le reste (25%) est détenu par l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym). Par ailleurs, l’annonce de Genel d’une éventuelle «découverte» de pétrole est à prendre avec des pincettes, puisque la compagnie n’a pas avancé de précisions. D’ailleurs, le partenaire de Genel sur cette licence, en l’occurrence Cairn Energy, avait abandonné tout récemment un puits au niveau de la licence Foum Draa, près d’Agadir. Une licence où la compagnie pétrolière avait estimé les potentialités à plus de 4 milliards de barils de pétrole. Par ailleurs, non loin du puits foré par Genel Energy, un autre puits est en cours de forage par les compagnies Fastnet et Kosmos Energy. Le puits Eagle est situé dans la License Foum Assaka, près d’Agadir. Le potentiel pétrolier est estimé à environ 360 millions de barils de pétrole, selon les prévisions des deux compagnies. D’après l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), jusqu’à dix puits d’exploration offshore devraient être mis en place en 2013-14, soit deux fois plus que ces dix dernières années.

Publié 12 mars 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Région, Recherche, Technique

Ciments du Maroc tente l’énergie solaire à concentration low-cost… sur du béton

Par Nasser Djama avec Pierre-Olivier Rouaud – UsineNouvelle.com

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Filiale de l’italien Italcementi, Ciments du Maroc a investi près d’Agadir 3 millions d’euros pour financer un projet révolutionnaire de parc thermo-solaire sur technologie suisse à coussin d’air et sur structure en béton. Un défi technologique et une première mondiale qui devrait être opérationnelle avant l’automne.

Pour un pari s’en est un ! La filiale marocaine d’Italcementi, Ciments du Maroc s’est lancé un défi audacieux en installant à l’intérieur de sa cimenterie, à 50 km d’Agadir une centrale solaire thermodynamique à concentration (CSP) d’un type révolutionnaire par sa conception. Coût de l’investissement 3 millions d’euros.

« C’est un projet pilote dont nous sommes en train de valider les différentes étapes. Il utilise une technologie novatrice qui permettra à terme de diviser à grande échelle le coût du kilowatt heure solaire par deux par rapport aux technologies CSP traditionnelles, » explique à L’Usine Nouvelle Giuseppe De Beni, directeur d’Italgen une autre filiale d’Italcementi spécialisée dans l’énergie et partenaire du projet. Mais, il y a encore loin de la coupe aux lèvres. « Ce projet financé sur fonds propres de la société mère a été extrêmement coûteux pour une génération d’énergie qui restera encore modeste » précise-t-il.

FABRIQUÉ SUR SITE

Nénmoins, ce projet présente un avantage de taille : « les équipements sont fabriqués en grande partie au Maroc, pour la plupart sur le site de l’usine à ciment en utilisant des matières localement disponibles. C’est la première application d’une machine entièrement construite en béton et intégrant des modules solaires, » indique Giuseppe De Beni.

Traditionnellement, la technologie solaire thermique CSP (Concentrating Solar Power) est un dispositif qui concentre les rayons du soleil à l’aide de miroirs high tech disposés sur des supports mobiles et faisant chauffer un fluide qui permet ensuite la production d’électricité via une turbine et un alternateur.

Sur le projet de Ciments du Maroc, l’air chaud produit dans les modules CSP va venir, en fait, soutenir un circuit existant de production d’électricité via un turbo-alternateur qui utilise la chaleur du four de la cimenterie.

La technologie développée par la société suisse Airlight Energy Group sur le site d’Ait Baha près d’Agadir possède plusieurs différences de taille comparéé à un système CSP classique. (voir document détaillé ci-dessous)

Première d’entre elles, son immense structure est constituée d’arc de béton fabriqués sur place et non d’une structure métallique préfabriquée en usine. Chez Ciments du Maroc, le système est formé de trois lignes support de 11 m de large sur 215 m de long (voir photos ci-dessous). Au total, la structure de chaque ligne comprend 140 éléments préfabriqués nécessitant 800 mètres cubes de béton pour un poids d’environ 2 000 tonnes. Ces supports en béton pivotent pour suivre la course du soleil.

Les miroirs attachés aux poutres en béton, quant à eux, sont des films souples de PET (Mylar) aluminisés au lieu des coûteux et traditionnels miroirs en verre plat rigide ou incurvé.

Grande particularité du système d’Airlight, les miroirs souples reposent sur un support en fibre de verre fixé à la structure en béton mais sont surtout enfermés dans une grande « bulle » en surpression pneumatique en film plastique ETFE. Ils sont tendus sous leur forme concave par l’effet de la pression à l’intérieur de cette bulle. L’extérieur du film plastique de la bulle étant lui traité pour repousser la poussière (cauchemar de tout système CSP).

Le récepteur de chaleur quant à lui (situé lui aussi à l’intérieur de cette bulle en film plastique) est formé pour l’essentiel d’un tube en acier inox assemblé sur place au lieu du complexe collecteur en acier-verre sous vide habituellement fabriqué en usine.

UNE PUISSANCE THERMIQUE DE POINTE DE 3 800 KWH

Enfin, à cela s’ajoute une dernière originalité du système. Une partie de la chaleur véhiculée par l’air chauffé jusqu’à 600°C est stockée dans un dispositif des plus basiques composé d’un réservoir en béton rempli de simples pierres, disponibles localement, et non d’un système à huile ou sel fondu qui devrait être importé. L’air brulant qui provient du récepteur réchauffe les pierres pendant la journée. La nuit, le flux d’air est inversé et les pierres ayant accumulé la chaleur la relâchent permettant le soutien au circuit de production d’électricité. Le rendement solaire-thermique moyen du système est chiffré à 50% par Airlight.

Au total, la puissance thermique de pointe des trois modules s’élève à 3 800 kWh est développée sur 6 000 m², profitant des conditions favorables d’ensoleillement du Souss marocain évaluées à près de 2 400 kWh/m²/an.

On estime que l’augmentation de la production électrique du turbogénérateur existant montera à environ un million kWh, équivalent à une puissance électrique moyenne de 150 kW.

La technologie CSP d’Aït Baha est conçue de manière à minimiser les coûts de production en recourant à des matériaux simples. « Alors que le prix de la technologie CSP traditionnelle se situe entre 180 et 200 euros le MWh, on estime que la technologie Aït Baha, sur grande échelle peut baisser de 110 à 120 euros ce MWh » précise à L’Usine Nouvelle le management d’ITG.

800 TONNES DE CO² ÉVITÉS

Pour cela, il faudra d’abord valider de façon industrielle cette installation hors norme. Le projet qui a démarré fin 2012 arrive cette année dans sa phase finale. « Nous terminons à la mi-mars la construction du premier des trois modules initialement prévu.  Nous allons passer à la phase d’exploitation commerciale dès que tous les modules seront mis en place d’ici à la fin de l’été après une période d’ajustement d’environ 6 mois. » précise De Beni.

Selon Airlight, ce projet nécessite pour la production d’électricité, un ensoleillement minimum de 2 000 kWh/m²/an comme au Maroc, mais ce système pourrait être déployé dans des zones moins ensoleillées pour sa seule production de chaleur cette fois et par exemple pour chauffer des serres agricoles.

Une technologie de pointe et des coûts réduits
L’usine située dans la plaine de Chtouka près d’Agadir, Ait Baha dispose d’une capacité de production de 1,6 million de tonnes de clinker et de 2,2 millions de tonnes de ciments par an extensible au double. Elle emploie 200 salariés et a généré 800 emplois indirects. Le terrain et les infrastructures sont mis à la disposition d’Italgen par Cimar qui profitera à l’avenir de l’électricité produite.

Publié 6 mars 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Industrie, Technique

Papier-Carton : CMP lance une onduleuse de 56 MDh à Agadir

lnt.ma

Onduleuse

Le tissu industriel d’Agadir et région vient de se renforcer par l’inauguration, mardi, d’une nouvelle onduleuse ayant nécessité un investissement global de 55.8 MDH, engagé par CMP-International Paper, filiale marocaine du consortium mondial éponyme.

“International Paper, leader mondial dans son domaine, renouvelle par cet investissement sa confiance dans le Maroc en augmentant sa capacité de production, puisqu’elle passera de 85 mille à 120 mille tonnes par an, soit une augmentation de 50%”, a déclaré à la presse le ministre délégué auprès du ministre de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, chargé des petites entreprises et de l’intégration du secteur informel, Mamoun Bouhdoud.

“Pour nous, c’est une opportunité assez intéressante et on aimerait voir une entreprise de pareille dimension internationale rouvrir la perspective du marché africain et de promouvoir le Maroc comme une porte vers toute l’Afrique”, a souligné M. Boudoud en marge de l’inauguration de cette nouvelle installation.

Il a soutenu que le secteur du papier-carton présente des potentialités importantes de développement, vu son lien organique avec plusieurs secteurs ayant bénéficié de programmes de développement tels que le Plan Emergence, Maroc Vert et le Plan Halieutis.

Relevant qu’à l’heure actuelle la consommation nationale ne dépasse pas les 15 kg/an/habitant, “un taux encore faible en comparaison avec la moyenne européenne qui s’élève à 200 kg/an/habitant et celle des USA qui est de 300 kg/an/habitant”, il a estimé que ceci laisse une marge très importante pour le développement de cette activité.

“A l’avenir, la tendance de la consommation nationale ne peut être qu’haussière pour répondre aux besoins croissants de consommation de papiers et cartons tous types confondus”, a-t-il fait observer.

Au Maroc, le secteur de la fabrication du papier-carton destiné à la fabrication des emballages, compte quatre sociétés qui produisent environ 170 mille tonnes. CMCP-IP Maroc détient la première place dans ce marché et compte trois entreprises qui emploient plus de 1300 personnes : Une à Kenitra, spécialisée dans la fabrication du papier-carton pour emballage et deux caisseries à Casablanca et à Agadir.

Ce groupe a investi plus de 10 millions d’euros pour les seules cinq dernières années pour la mise à niveau de son usine d’Agadir qui, couvrant plus de 7 ha, emploie 245 personnes à temps plein et 500 durant la haute saison.

L’inauguration de cette nouvelle structure s’est déroulée en présence notamment du wali de la région Souss-Massa-Drâa, gouverneur de la préfecture Agadir Ida Outanane Mohamed El Yazid Zellou, du gouverneur de la préfecture Inezgane Aït Melloul Hamid Chennouri, du président de la Commune urbaine d’Agadir Tarik Kabbaj et de plusieurs professionnels et opérateurs économiques de la région.

Création de deux stations de mesure de la vitesse du vent

aujourdhui.ma

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Une nouvelle convention en matière de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique a été signée entre le conseil régional du Souss-Massa-Drâa et l’Agence nationale de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ADEREE). D’une enveloppe budgétaire de 2 millions DH, ladite convention se focalise sur deux points. Ainsi deux stations permettant de mesurer la vitesse du vent seront créées.

Les deux stations seront établies au niveau des deux communes rurales d’Ait Wafka (province de Tiznit) et Tamri (Agadir Ida Outanane), avec un budget de 1,2 MDH. Par ailleurs, les deux stations seront équipées en la matière afin de pouvoir mesurer la vitesse du vent, l’humidité de l’air et la pression.

Les équipements de mesure seront ainsi mis en place dans une durée qui peut aller jusqu’à un an. Ceci étant, le deuxième point de la convention est axé sur l’étude de l’efficacité énergétique. Le budget qui y est alloué est de l’ordre de 800.000 DH.

La convention stipule de ce côté qu’il s’agit d’un diagnostic dédié à la consommation de l’énergie dans cinq bâtiments. Notons dans le même cadre qu’une formation sera donnée aux membres du réseau vert (Resovert), et ce en matière d’efficacité énergétique dans les bâtiments et dans les usines et le pompage à l’aide de l’énergie solaire.

De ce fait, l’ADEREE se charge de la mise en place des ressources humaines et financières, notamment avec l’aide nationale et internationale, à hauteur de 1 million DH, afin de permettre la réalisation de ce projet.

Elle est également appelée à réaliser les rapports évaluatifs et le suivi technique et financier des projets de cette convention. Par ailleurs, l’ADEREE est appelée à réaliser les documents, fiches et plan de réalisation de ce projet. Pour sa part, le conseil régional se charge de nommer un responsable pour suivre le développement du projet et aviser les institutions régionales de ce programme.

Le conseil apportera également sa contribution financière en attribuant 2 millions DH à l’ADEREE. La durée de cette convention est étalée sur un an.

Publié 11 février 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Environnement, Technique

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