Archives de la catégorie ‘Tradition

Merzouga – 2 –

Mardi matin, il fait très beau

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Nous insistons pour effectuer tôt la promenade en dromadaire assez longue que nous avions prévue.IMG_8984

Un 4X4 vient nous chercher pour nous emmenerIMG_8990

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Aie ! après quelques kilomètres : panne ! heureusement le pilote connaît bien sa machine et en 2 minutes, le problème est réglé.IMG_8994

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On se promène quelques minutes pendant la préparation de nos montures.

C’est désert ici !IMG_8999

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Non, Nicole, pas aujourd’hui, il fait trop chaud !IMG_9004

Là, c’est plus de circonstance et on ne regrettera pas d’avoir mis un chèche, la suite le prouvera !IMG_9005

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C’est parti !IMG_9008

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Magnifique !IMG_9015

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Retour en terre habitée :IMG_9031

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Au bout de quelques minutes, un terrible vent de sable se lève : on n’y voit pas à 20 m !IMG_9040

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Après avoir mangé, nous attendons un autre 4X4 pour effectuer le tour de l’erg Chebbi.

Une longue promenade pendant laquelle nous avons pu constater les difficultés qu’endurent les nomades qui vivent là-bas !IMG_9046

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Arrivée à proximité de l’Auberge Yasmina,IMG_9053

Là, surprise : un grand lac en plein désert : Non, ce n’est pas un mirage ! C’est le lac Yasmina, un grand lac naturel alimenté par les eaux de pluie et des oueds qui convergent vers luiIMG_9054

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Arrivée à Tissadmine : c’est de là que viennent beaucoup des objets de décoration, salle de bains… dans lesquels on trouve ammonites, trilobites et belemnites.IMG_9063

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La visite continue, toujours dans la tempête de sableIMG_9068

Malgré les apparences, il y a beaucoup d’eau dans la région : il suffit de creuser 3 ou 4 m pour en trouver et de nombreux abreuvoirs sont disponibles pour le bétail :IMG_9070

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Quelques khaïmas sont dispersées ça et là :IMG_9076

et toujours prêtes à vous accueillir pour un thé.IMG_9079

Nicole s’est fait une copine :
IMG_9083Cette jeune femme nomade vit toute seule dans sa khaïma depuis que son mari est parti avec une autre. Elle assume seule tous les travaux habituels plus le gardiennage des bêtes…

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Direction la montagne…IMG_9089

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Nous arrivons à Mifis où nous découvrons des mines de barytine en exploitation (la barytine contient de la baryte, et du plomb…)IMG_9091

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L’ancienne ville de Mifis, aujourd’hui abandonnée, avec son souk :
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Là, sur la hauteur, il est difficile de tenir debout tant le vent souffle fort :IMG_9110

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Le nouveau village de Mifis est occupé par des Gnaouas, descendants d’anciens esclaves noirs d’origine subsaharienne qui ont conservé leurs coutumes, leurs chants qu’on m’a dit être plus traditionnels que chez les Gnaouas d’Essaouira.IMG_9116

Un bon petit moment avec eux pour les écouter et oublier le vent qui souffle dehors.IMG_9118

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et nous repartons pour trouver à quelques kilomètres de là un autre lac, encore plus grand que le lac d’Yasmina vu en début d’après-midi :IMG_9134

au moins 5 kilomètres de long ! Surprenant et inattendu ici !IMG_9135

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A suivre …

Photos M. Terrier

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Des produits variés au Salon de l’artisanat d’Agadir

libe.ma

Tapis

La 3ème édition du Salon régional de l’artisanat aura lieu, du 10 au 18 avril à la Place Bijawane à Agadir, sous le signe « Pour un artisanat créatif, intelligent et éco-friendly », indique-t-on auprès des organisateurs.
Initié par le Conseil régional Souss-Massa-Drâa, la Chambre de l’artisanat et la Maison de l’artisan en coordination avec la direction régionale de l’artisanat, ce Salon regroupe une riche palette de produits allant de la ferronnerie à la sculpture sur bois ou sur pierre, en passant par la tapisserie, la broderie, la maroquinerie, la bijouterie, le décor, le travail du cuivre, la poterie, etc.
Cette édition, qui sera marquée par la participation d’artisans venus des différentes provinces et préfectures de la région, ainsi que de représentants des Chambres d’artisanat d’autres régions du Royaume, regroupe 160 stands et 150 exposants et prévoit une affluence quotidienne estimée à près de 10 mille visiteurs.
Une pléiade de chercheurs, intervenants institutionnels et professionnels du secteur animeront une série de conférences portant, entre autres, sur « L’économie sociale et solidaire », « Le plan régional de l’artisanat » et « La femme et l’action coopérative dans le domaine de l’artisanat: expériences pionnières ». Les participants examineront aussi « le rôle des associations professionnelles dans la mise en œuvre des programmes de développement en rapport avec l’artisanat », « Le label qualité dans l’artisanat » et « Commercialisation et valorisation ». Outre des hommages à nombre d’acteurs opérant dans le secteur de l’artisanat au niveau régional, cette édition sera ponctuée par des spectacles de musique avec la participation de troupes locales (Ahwach, Issawa, Dekka, Houara), ainsi que par deux soirées artistiques animées par les troupes « Inerzaf » et « Tagadda ».
Levier important dans le tissu socioéconomique de la région, l’artisanat emploie près de 67 mille personnes actives dans près de 14 mille unités. Les exportations des produits artisanaux ont dépassé 11,7 millions dirhams (MDH) en 2013, contre 7,2 en 2012.
Le plan de développement régional de l’artisanat (2010/2015), lancé pour un montant de 249.5 MDH et ciblant 51 projets, prévoit d’atteindre un chiffre d’affaires de 1,195 milliard de dirhams (MMDH), générer 37.162 postes d’emploi permanents en milieux rural et urbain et de former 5.054 lauréats des centres de formation professionnelle.
Les métiers d’artisanat dans la région couvrent une riche palette de produits allant de la bijouterie (argent), poterie, tapis et cuir (Tiznit) aux produits de tannerie, textile et poterie (Taroudant), en passant par le cuir et la maroquinerie (Chtouka Aït Baha), le segment fer forgé, menuiserie, sculpture sur bois, broderie et poterie (Agadir Ida Outanane et Inezgane Aït Melloul) et la tapisserie, cuir, bijouterie et poterie (Tinghir, Ouarzazate et Zagora).

Publié 10 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Artisanat, Salons, Tradition

Produits de l’artisanat: Un label de qualité pour les commerçants d’Agadir

par Majda Saber – aujourdhui.ma

Les porteurs de ce projet de labélisation veulent ainsi créer un référentiel pour les commerçants des produits de l’artisanat mais aussi instaurer un climat de confiance avec les clients potentiels tout en dynamisant ce secteur.

Artisanat

Rehausser la qualité des produits proposés par les bazaristes au niveau de la région est l’un des points cardinaux de l’amélioration des services proposés aux touristes et clients de la destination. Un projet de labélisation a été adopté. Ladite démarche propulsée par la Chambre de commerce, d’industrie et des services d’Agadir s’inscrit dans le cadre du programme «Rawaj Vision 2020». «Sur l’ensemble des commerçants postulants, 50 commerçants ont été retenus.

Après plusieurs séances de formation et d’accompagnement assurées par un bureau d’études spécialisé. Les 50 labélisés ont pu répondre aux exigences du cahier des charges.

Les certificats ont été remis aux bénéficiaires lors de la session ordinaire de la CCIS d’Agadir», annonce-t-on auprès de la CCISA. Les porteurs de ce projet de labélisation veulent ainsi créer un référentiel pour les commerçants des produits de l’artisanat mais aussi instaurer un climat de confiance avec les clients potentiels tout en dynamisant ce secteur.

La mise en place de ce projet est passée par plusieurs phases. Notons dans un premier temps une étape de diagnostic du secteur et de benchmarking alors que la seconde phase a été consacrée à l’analyse des recommandations et l’élaboration d’un référentiel du label.

Par ailleurs, la troisième phase s’est focalisée sur la constitution des quatre principales étapes de cette labélisation. De ce fait, une cinquantaine de commerçants ont été choisis dans un premier temps comme pilotes de cette démarche. Il est à souligner que ces commerçants ont bénéficié d’une formation et un accompagnement relatifs à l’adoption de ce label. Une étape suivie par l’enregistrement des établissements pilotes et octroi du label.

Il est à noter que le secteur de ventes des produits de l’artisanat et des bazaristes est longtemps resté un des points faibles de la destination. Le vieillissement des modèles proposés, l’absence d’une identité des produits, le manque de qualité sont autant d’éléments qui ont fait de ce secteur une activité économique en agonie depuis quelques années. Ledit programme saura-t-il répondre aux nouvelles exigences du marché et promouvoir ce secteur ? En tout cas, ce label reste une première étape dans le processus de développement de ce secteur.

Publié 8 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Commerce, Tradition

Visite au Salon National des Produits du Terroir

Visite cet après- midi au Salon National des Produits du Terroir, place Bijaouane à Agadir.

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L’exposition prend de l’ampleur puisqu’elle s’étend cette année sur 3.000 m², et presque tous les produits du terroir marocains y sont représentés :

les huiles d’olive, d’argane, de pépins de figues de barbarie :

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Le miel :

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le safran :

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le fromage :

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Parfums et eau de rose provenant de la vallée des roses de Kelaat M’Gouna :

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mais encore, les dattes, le henné, le thym, les câpres…

L’ahwach qui tient une place de choix dans la culture berbère attire toujours beaucoup de monde devant le podium :

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Vidéo :

Agadir, place Bijaouane : Le salon des produits du terroir rempile

par Fatiha NAKHLI – leconomiste;com

  • La 3ème édition du 2 au 6 avril compte quelque 150 exposants
  • Les critères de sélection de plus en plus stricts
  • Face au succès grandissant, l’espace d’exposition double de superficie
Cette année, les critères de sélection des exposants ont été relevés à la hausse, l’objectif étant de montrer que les produits du terroir font aussi partie du capital immatériel du Maroc

Cette année, les critères de sélection des exposants ont été relevés à la hausse, l’objectif étant de montrer que les produits du terroir font aussi partie du capital immatériel du Maroc

Le Salon national des produits du terroir (SNAPT) se tient pour la 3ème année consécutive  à Agadir. Cette édition 2015 qui se tient sous le thème «Notre capital immatériel, c’est aussi nos produits du terroir » amène du nouveau. D’abord, en termes de durée avec cinq jours d’exposition au lieu de quatre. A noter aussi l’augmentation de la superficie du Salon qui passe de 1.500 m2 à 3.000 m2, ce qui permet de répondre à plus de demandes. En effet, pour cette année, ce sont 150 exposants régionaux et nationaux qui ont leur place sous le chapiteau après des critères de sélection assez strictes. La priorité ayant été donnée aux coopératives certifiées. Quelques pays africains dont la Tunisie seront aussi représentés. «Cette manifestation vise l’application des orientations du Plan Maroc Vert concernant le développement et la promotion des produits du terroir», a déclaré Ali Kayouh, Président de la Chambre d’agriculture de la Région Souss-Massa. «Notre ambition via ce Salon est de promouvoir les produits du terroir et d’instaurer une plateforme d’échange des expériences et des idées entre les gens du secteur», a-t-il ajouté. Résultat d’une étroite collaboration entre les différentes institutions de développement et des acteurs privés, le SNAPT 2015 promet un riche programme. Sur le volet technique, des ateliers scientifiques sont prévus sur l’espace pédagogique du Salon. Et aussi à l’amphithéâtre de la Chambre d’agriculture. Les ateliers aborderont  des thèmes relatifs à la production, valorisation, commercialisation, réglementation et à l’organisation professionnelle des produits du terroir. Par ailleurs, il est prévu d’organiser, au profit des coopératives africaines et celles représentant les autres régions du Maroc, des circuits des produits du terroir. Il s’agira de découvrir des organisations professionnelles qui ont réussi le challenge de la valorisation des produits du terroir spécifiques à la région. Il faut noter dans ce sens que la région Souss-Massa est caractérisée par la diversité de ses activités agricoles liées en particulier à la richesse naturelle et culturelle.
L’exploitation de ces produits pourra  de même contribuer au développement du tourisme rural dans un cadre organisationnel qui intègre de manière effective la population locale. Pour rappel, la 3ème édition du Salon national des produits du terroir (SNAPT) est prévue du 2 au 6 avril prochains à Agadir à la Place Bijaouane, en pleine zone balnéaire et touristique. La manifestation est organisée par l’Association éponyme en partenariat avec la chambre d’agriculture de la Région Souss-Massa, sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime. Des milliers de visiteurs sont attendus lors de ce Salon qui suscite de plus en plus l’intérêt du grand public.

Visite à l’Agadir d’Ikounka

Beaucoup de monde hier pour visiter l’agadir d’Ikounka : une cinquantaine de personnes venaient de Dyar Shemsi pour découvrir ce grenier fortifié.

Depuis qu’il n’est plus possible de visiter l’agadir d’Imchguiguilne (la situation là-bas est toujours bloquée) ceux qui veulent découvrir un grenier fortifié viennent voir celui d’Ikounka
qui est très facilement accessible, quelques kilomètres (2 ou 3) avant Imchguiguilne.

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M’Bareke d’Imchguiguilne était là, venu en voisin et en assistant du guide (en bas à droite de la photo ci-dessus)

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quelques restaurations ont été faites, mais il en reste beaucoup à faire.IMG_7212

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Cette tour a été heureusement restaurée à temps pour ne pas disparaître, même s’il aurait été possible de faire un peu mieux.IMG_7215

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Voici dans que état elle se trouvait quand nous l’avions découverte en 2011

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vue du même côté !IMG_7216

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Tout le monde s’est ensuite retrouvé chez M’Bareke et Saadia à Imchguiguilne pour déguster tajines, couscous, pâtisseries marocaines… délicieux…!!!

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME AMAZIGHE À AGADIR

Fatima Zohra Bahdi – Maroc Medias – agadir.madeinmedina.com

JOURNEE SPECIALE
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a évoqué, dans son discours du 9 mars 2011 : « La pluralité de l’identité marocaine unie et riche de la diversité de ses affluents, et au cœur de laquelle figure l’amazighité, patrimoine commun de tous les Marocains ».

Discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, aux participants au 61ème congrès des Femmes Chefs d’Entreprises du Monde qui s’est tenu du 25 au 27 septembre 2013 à Marrakech :

« Profondément convaincu de la nécessité fondamentale de la mobilisation de toutes les potentialités nationales pour réaliser le développement global et durable que nous souhaitons pour notre pays, Nous n’avons cessé d’œuvrer à la consolidation du rôle de la femme et de son implication dans tous les aspects de la vie nationale : économique, politique, social et culturel. Notre but ultime étant de permettre à l’ensemble des composantes de la société de bénéficier, sans exclusivité, des fruits de la modernisation et du progrès. »

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La Préfecture d’Inezgane-Aït Melloul, dans le cadre de L’initiative nationale pour le développement humain (INDH), en partenariat avec Connecting Women Agency organise le 8 Mars 2015 la Journée Internationale de la Femme Amazighe

Cette journée est un moyen pratique de valoriser et reconnaître les multiples rôles joués par les femmes de la région destinés à mettre en valeur les réussites des femmes.

  • La Journée Internationale de la Femme Amazighe est une manifestation à caractère social, artistique, culturel et promotionnel qui a pour objectifs de :
  • Créer un cadre de rencontres, de dialogues et d’échanges
  • Favoriser la connaissance et la diffusion
  • Encourager les jeunes et les femmes à réaliser leurs ambitions créatives, artistiques, sociales et professionnelles
  • Inciter et promouvoir les échanges entre les femmes Amazighes du Monde.

Programme de La Journée Internationale de la Femme Amazighe :

  • Amazigh International Women’s Forum for Talent « Les femmes Amazighes, Actrices du développement »
  • Réalisation d’un livre blanc « Les Talents Féminins Amazighes » : Un livre en 4 langues retraçant le parcours de femmes amazighes d’exception
  • Les Trophées « Les Talents Féminins Amazighes de l’année » : Hommage aux femmes amazighes d’exception
  • Amazigh Fashion Day : Célébrer la mode en révélant les richesses culturelles Amazighes
  • La musique Fête Les Femmes : Soirée musicale dédiée à la femme Amazighe

Valoriser et contribuer à affirmer la culture et la femme amazighe en tant que composante essentielle de l’identité marocaine.

Amazigh International Women’s Forum for Talent « LES FEMMES AMAZIGHES, ACTRICES DU DEVELOPPEMENT »

Une Journée d’échanges, Colloques et Conférences en présence de femmes provenant de divers domaines, telles que des femmes dirigeantes, chefs d’entreprises ou leaders d’opinion, chargée de promouvoir une meilleure représentation des femmes par l’identification des principaux obstacles à leur évolution et de mettre en place des initiatives pour lever ces barrières.

De nombreuses personnalités, artistes, femmes dirigeantes, journalistes, intellectuelles se succéderont tout au long de la journée pour témoigner, nous permettant de découvrir le rayonnement de femmes au parcours exceptionnel qui ont osé prendre des risques pour se démarquer et pour s’imposer dans leur milieu, chacune à sa manière.

Amazigh International Women’s Forum for Talent est un des moments d’arrêt propices à la réflexion, qui conscientise et donc renforce les femmes en créant un réseau de solidarité féminine et en apportant son soutien à la lutte pour l’égalité homme-femme, le droit des femmes et leur participation active à la vie sociale, politique et économique.

Cette journée permet un temps de réflexion sur les progrès accomplis et pour célébrer et encourager « la détermination des femmes ordinaires jouant un rôle extraordinaire » dans l’histoire de leurs pays.

LE LIVRE BLANC

Les recommandations des Amazigh International Women’s Forum for Talent

Les Femmes Amazighes participant en marge de cette Journée nous ferons le plaisir de raconter leurs expériences, échanger avec le public leur expertise et dévoiler leur réflexion en rapport à la situation de la femme Amazighe et dégageront des propositions qui seront rapportées lors de la journée, par la production d’un Livre blanc en 4 langues (Arabe, Français, Anglais et Espagnol).

Ce projet d’envergure est un premier pas vers le tissage d’un réseau de femmes Amazighes et la constitution d’une plateforme de discussions et d’échanges via le billet d’un site web www.Les-Talents-Féminins-Amazigh.com et d’une page Facebook https://www.facebook.com/groups/Les-Talents-féminins-Amazigh.

La poursuite des conversations entre les participantes, l’inclusion d’autres femmes du monde et les domaines d’actions prioritaires reportés dans cette première publication du livre constitueront le fil conducteur de l’édition de l’année suivante.

Trophées « Les talents féminins Amazighs de l’année », Hommage aux femmes d’exception

Un événement-phare dans le soutien des femmes ayant réalisé un travail ou une action abordant une problématique «femmes» dans un esprit féministe !
Les catégories de compétition sont les suivantes :

  • Art plastique (peinture / sculpture)
  • Littérature (poésie / texte narratif)
  • Productions journalistiques (reportages écrits / audio / audio-visuels)
  • Arts de la scène (musique / théâtre ou sketch filmé)
  • Entrepreneuriat
  • Action sociale et humanitaire

Amazigh Fashion Day, Célébrer la mode en révélant les richesses culturelles Amazighes

Souss Massa Drâa Capitale de la mode Amazighe. Le mariage du traditionnel et du modernisme célébré sous les projecteurs

AMAZIGH FASHION DAY est l’occasion de promouvoir la mode Amazighienne.

Cet évènement permettra de propulser de jeunes stylistes de la région de Souss Massa Drâa sur la scène.

Objectif : Contribuer à renforcer les capacités des jeunes couturiers et créateurs.

Les jeunes qui vont s’inscrire, recevront une formation de préparation au sein d’un centre de formation à définir. Ce qui leur permettra de préparer des modèles pour leur défilé qui ouvrira cette « Fashion Day ».

Un second défilé qui permettra aux couturiers et stylistes confirmés de se confronter à leurs consœurs de la région.

Publié 21 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Evènements, Société, Tradition

Souss : 2965 au compteur pour le Nouvel an amazigh

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • Une grande soirée a eu lieu ce mardi 13 janvier 2015
  • Tagoulla, Berkoukch, Trid… plus de 160 plats traditionnels au menu
«Cette manifestation est l’occasion de présenter et de valoriser le patrimoine culinaire marocain en général», explique Dr Ahmed Raqbi, Professeur à la FLSH. Soirées festives, plateaux de fruits secs et abondance de mets pour fêter cet évènement. Plus c’est copieux, plus le présage est bon.

«Cette manifestation est l’occasion de présenter et de valoriser le patrimoine culinaire marocain en général», explique Dr Ahmed Raqbi, Professeur à la FLSH. Soirées festives, plateaux de fruits secs et abondance de mets pour fêter cet évènement. Plus c’est copieux, plus le présage est bon.

C’est en grande pompe que Id Ennayer, le Nouvel an amazigh 2965, a été fêté ce mardi 13 janvier 2015. En effet, les étudiants et chercheurs en tourisme et communication de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH), Université Ibn Zohr d’Agadir, en collaboration avec le Centre régional de tourisme (CRT) d’Agadir et l’Association Souss Massa Draâ pour le développement culturel, se sont mobilisés pour cette manifestation de grande envergure. Pour cette 5e édition, le thème retenu était «Voyage au bout des saveurs».

«Cette manifestation est l’occasion de présenter et de valoriser le patrimoine culinaire marocain en général et celui de la Région Souss Massa Draâ en particulier», a expliqué Dr Ahmed Raqbi, Professeur à la FLSH et responsable du Master «Tourisme et communication». Lors de la soirée, où étaient conviés près de 1000 invités, 160 plats traditionnels et rares ont été présentés pour la dégustation et la redécouverte.  Tagoulla, Ourkim, Trid, Baddaz, berkoukech, Qzazeb, Mrouzia… et bien d’autres mets encore. Les dattes, figues, amandes… et d’autres produits secs étaient aussi offerts à l’occasion de la nouvelle année. Il faut préciser que Id Ennayer, qui correspond au premier mois du calendrier amazigh,  est une fête ancestrale célébrée dans le Nord de l’Afrique, de la Libye et jusqu’en Mauritanie. Contrairement aux calendriers grégorien et musulman,  le calendrier agraire auquel correspond cette manifestation est en relation avec le cycle des saisons agricoles. Ainsi,  cette fête est traditionnellement célébrée avec un repas copieux. Très copieux pour un bon présage. En effet, la symbolique de ces mets est importante. Plus ils sont nombreux et variés, plus l’année qui débute sera bonne et fertile. Ainsi le veut la croyance collective ancestrale. Pour les agriculteurs, c’est de même l’occasion de montrer leur attachement aux récoltes du terroir et à la terre.
Après le succès des 4 premières éditions, «Id Ennayer», organisé par les étudiants et chercheurs en tourisme et communication de la FLSH, Université Ibn Zohr d’Agadir, en collaboration avec le CRT d’Agadir et l’Association Souss Massa Draâ pour le développement culturel, est devenu un événement attendu et incontournable dans la région du Souss. En effet, chaque année, il prend de plus en plus d’ampleur et participe au rayonnement de la destination. Au programme de cette soirée de présentation et de mise en valeur du patrimoine culinaire marocain, des danses, des chansons… Avec notamment la participation d’artistes de renommée. Par ailleurs, des hommages ont aussi été rendus à des personnalités de la région. Pour rappel, la soirée se déroulait au Palais des congrès « Les Dunes d’or ».

Publié 14 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tradition

Yennayer 2965 débute au Maghreb

Par Imrane Binoual – magharebia.com

L’importante communauté amazighe du Maghreb célèbrera Yennayer 2695 le 13 janvier.

À l’approche de la fête du Nouvel An en Algérie, une caravane organisée par le Haut-commissariat à l’amazighité (HCA) le 30 novembre a entamé un périple à travers sept wilayas, d’après El Moudjahid.

Mounia Meslem, ministre de la Solidarité nationale, a symboliquement donné le départ à la caravane aux côtés du secrétaire général du HCA, Si El Hachemi Assad.

La ministre a déclaré être « contente et honorée de participer en tant que membre du gouvernement à une fête nationale qui rassemble tous les Algériens, et fière des efforts consentis par les pouvoirs publics, la société civile et les institutions pour le renforcement des faits de l’histoire de notre pays dans toute sa diversité ».

Même si cette célébration n’est pas reconnue officiellement comme un jour férié en Algérie, des demandes existent en ce sens.

« Cette occasion est une date phare qui unit dans une histoire commune tout le peuple algérien, » a ajouté Meslem.

Au Maroc, les festivités de Yennayer sont également ancrées dans l’histoire.

Vendredi, le campus de l’Université d’Agadir accueillera la deuxième édition du très populaire concours Miss Amazigh.

D’autres festivités sont aussi prévues. Ces célébrations présentent la culture amazighe comme une composante essentielle de l’identité marocaine, affirme Ahmed Sabir, doyen de la faculté des sciences humaines d’Agadir.

« Dans le sud, où les inondations ont récemment fait des dizaines de victimes, ravagé des maisons et détruit des ponts, organiser des célébrations a été difficile, mais l’évènement sera tout de même fêté, » a expliqué Ashraf Al-Bougadi, directeur du Centre Alinokor pour la culture, la liberté et la démocratie.

« Cette année, il affichera un air de revendication pour une intervention immédiate en vue de sauver les régions méridionales, » a-t-il poursuivi.

Il se montre néanmoins optimiste quant à la voie que prendra la question amazighe. Il a relevé ce qu’il a vu comme une réussite des quatre réunions de coordination nationale, ainsi que le soutien et les échanges des militants et des autorités pour le développement d’une vision nationale unifiée à l’occasion de la prochaine réunion nationale.

Les citoyens amazighs continueront à réclamer que Yennayer devienne un jour férié officiel, a-t-il conclu.

Publié 14 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Tradition

Nouvel an amazigh : Assegas amegaz 2965 !

yabiladi.com

Le calendrier amazigh est bien distinct du calendrier grégorien et du calendrier musulman. Et ce 13 janvier, c’est le nouvel an. Bonne année à tous les Imazighen !

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Il y a non seulement 12 jours d’écart entre le calendrier amazigh et le calendrier grégorien, mais l’année 2015 équivaut à l’année 2965 chez les Imazighen. Il y a une divergence sur la date exacte. En Algérie par exemple, on célèbre le nouvel an le 12 janvier quand d’autres sources parlent du 14 janvier. Au Maroc l’année amazigh commence le 13 janvier.

Connu aussi sous le nom « fellahi » en arabe ce qui signifie « paysan », ce calendrier est traditionnellement agraire parce qu’on l’employait principalement pour régler les travaux agricoles saisonniers, dans les régions de l’Afrique du nord.

La particularité du calendrier amazigh ou agraire, est qu’il se base sur les positionnements de la lune et du soleil, ainsi que sur les changements des saisons afin de surveiller les cycles de végétations  propices à l’agriculture.

Le jour de l’an, appelé « yennayer » , est traditionnellement célébré par les Amazighs avec un repas copieux préparé avec des aliments spéciaux qui différent d’une région à une autre. Un repas moins copieux ne laisserait rien présager de bon pour la nouvelle année… tout comme un bon repas ne peut qu’être suivi d’une année de bonnes fortunes.

Aujourd’hui, le repas de « yennayer » est encore d’usage dans certaines régions d’Afrique du nord, où est fêté le passage d’une nouvelle porte de l’année : « tabburt useggwass ». Comme à l’occasion des jours de l’an de tous les autres calendriers l’on souhaite une année prospère et riche, une bonne année : assegas amegaz.


 

Le calendrier berbère est découpé en quatre saisons de trois mois chacune. La correspondance avec le calendrier grégorien est notée entre parenthèses :

  1. Jember (décembre) : du 14 décembre au 11 janvier ;
  2. Yennayer (janvier) : du 12 janvier au 13 février ;
  3. Furar (février) : du 14 février au 13 mars.
  1. Meγres (mars) : du 14 mars au 13 avril ;
  2. Ibrir (avril) : du 14 avril au 13 mai ;
  3. Mayyu (mai) : du 14 mai au 13 juin.
  • Iwilen/Anebdu : été.
  1. Yunyu (juin) : du 14 juin au 13 juillet ;
  2. Yulyu : (juillet) : du 14 juillet au 13 août ;
  3. γust ou Awussu : (août) : du 14 août au 13 septembre ;
  1. ctember (septembre) : du 14 septembre au 13 octobre ;
  2. Tuber (octobre) : du 14 octobre au 13 novembre ;
  3. Wamber (novembre) : du 14 novembre au 13 décembre.

Publié 13 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Région, Tradition

Des projets de documentaires sur les femmes et la musique gnaouies

libe.ma

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Plusieurs projets de films documentaires traitant des femmes, de la musique gnaoua et du cinéma ont été présentés, vendredi à Casablanca, dans le cadre de la première rencontre professionnelle sur le film documentaire, initiée par la chaîne de télévision 2M.

Ces projets cinématographiques dénotent la détermination des jeunes cinéastes et réalisateurs marocains et étrangers à contribuer à la promotion du secteur du cinéma et à s’engager dans l’expérience des films documentaires, qui affichent un taux d’audience élevé.

Lors de cette rencontre, marquée par la présence de producteurs marocains et étrangers et des représentants de chaînes de télévision, les participants ont débattu des volets techniques et thématiques relatifs aux projets de films documentaires, tout en se penchant sur leur valeur ajoutée, ainsi que sur la participation de producteurs marocains et étrangers à ces œuvres cinématographiques.

Dans ce contexte, la jeune réalisatrice Meryem Yaacoubi a fait savoir qu’elle travaille sur un documentaire consacré à l’acteur associatif, Mahjouba Abebbouch, présidente de l’Association Oum Al Baninen, qui s’active dans le domaine de la protection de la réinsertion des femmes célibataires au niveau d’Agadir.

De son côté, le jeune producteur Rachid Yacoubi a souligné que son documentaire intitulé « Leur dernier voyage » parle d’un certain Mehdi, jeune prodige qui mène une carrière à l’international et voue sa vie à la musique gnaoua.

Dans sa quête des racines culturelles de cette musique, il décide d’aller à la rencontre d’un mâalem, gardien de la tradition. Celui-ci conduit Mehdi au cœur de la mémoire des Gnaouas, préservée par les chants et les rites encore pratiqués à Essaouira.

Quant à la réalisatrice française Sophie Devallée, elle a présenté son film documentaire sur Mostafa Derkaoui. Ce projet vise à rappeler l’importance des films de Derkaoui, l’un des cinéastes marocains ayant construit le cinéma postcolonial.

Plusieurs thématiques sont à l’honneur de ce conclave de deux jours, dont le développement de la production des films documentaires et la relation entre le cinéma et l’audiovisuel.

Publié 13 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Associations, Cinéma, Tradition

Une nouvelle ère pour l’arganeraie

par Saïd Afoulous – lopinion.ma

Arganier

La région de Souss-Massa-Draa, abrite plus de 800.000 ha de forêt d’arganiers. Arbre endémique au Maroc appelé argania spinosa, l’arganier représente une essence forestière qui n’existe nulle part ailleurs qu’au Maroc. Du moins comme forêt naturelle, car d’autres pays ont commencé depuis quelques années à le planter comme arbre fruitier. C’est qu’il a du succès du fait d’un engouement croissant pour son huile au goût délicieux de noisette célèbre depuis des siècles comme une denrée bénéfique pour la santé, décrite par le médecin botaniste andalou Ibn al-Baitar et l’historien arabe el-Bikri au Xème et XIème siècle et Léon L’Africain au XVIème. Ce sont les femmes qui se sont toujours occupées de l’extraction de l’huile aussi précieuse que difficile à arracher à l’amandon précieux après avoir cassé la coque dure. Grâce à cet art d’extraction millénaire, les coopératives féminines prendront un extraordinaire essor. Aujourd’hui elles sont quelque 233 coopératives d’argane réparties sur les 7 provinces Agadir, Inzegane Ait Melloul, Taroudant, Tiznit, Sidi Ifni, Chtouka Ait Baha et Essaouira. Elles regroupent pas moins de 6851 adhérentes. L’huile devient mondialement connue mais plus dans sa version cosmétique comme produit de beauté de luxe déshydratante, antiride que dans la version alimentaire.

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L’arganier est tenu pour une « relique » de l’ère tertiaire et occupait une aire plus grande dans la géographie du Maroc. Il est déclaré mythique à cause de sa proverbiale résistance contre la sécheresse avec un système racinaire sophistiqué mais aussi par sa générosité en donnant l’huile aux habitants et du fourrage pour les animaux. Il a une longévité de 150 à 200 ans. A cause sa résistance, son nom signifierait étymologiquement « bois de fer ». Actuellement occupant un vaste territoire entre Essaouira et Tiznit, il reste la deuxième essence forestière du pays après le chêne vert.
Depuis les années 1990 les recherches scientifiques n’ont cessé de confirmer les vertus multiples de l’arbre, alimentaires, thérapeutiques et cosmétiques. En 1998 l’Unesco inscrit l’arganeraie en tant que première réserve de la biosphère au Maroc. Et pour cause puisque l’arganier représente encore aujourd’hui 17% du couvert forestier total au Maroc et figure le dernier rempart contre l’avancée du désert.
Malheureusement, cet espace forestier très particulier est continuellement érodé par des agressions multiples et sans merci : la sécheresse chronique, les pressions anthropiques, les coupes inexorables, l’urbanisation effrénée des banlieues des grandes villes qui bouffent des hectares forestiers pour l’aménagement des lotissements d’habitat, les défrichements pour laisser la place aux terrains agricoles irrigués et aux fermes d’agrumes, sans compter le surpâturage causé par des troupeaux de caprins et des hordes de camelins transhumants qui broutent les branches de l’arbre faute d’herbe etc. La forêt se rétrécit pour la superficie couverte et se dédensifie. En un demi-siècle la densité moyenne de l’arganeraie est passée de 100 arbres par hectare à moins de 30 voire 10 arganiers par hectare. En un siècle la superficie a été réduite presque de moitié passant de 1.500.000 ha à 800.000 ha.
La dégradation de l’arganeraie avait commencé au début du XXème siècle durant l’époque coloniale par des coupes à grande échelle pour le bois de chauffage et charbon envoyés en Europe surtout pendant les deux guères mondiales. Une moyenne de 2000 ha partait en fumée par an.
Depuis près de deux décennies l’engouement pour l’argane au niveau international, surtout pour les cosmétiques et l’industrie du bien-être, occasionne une surexploitation de la ressource marchandisée. La demande étant trop forte, les prix du litre d’huile flambent atteignant des montants prohibitifs de 400 Dh. Il s’ensuit entre autres qu’il n’y a plus de régénération naturelle de la forêt. Chaque année c’est la course vers la récolte méticuleuse du fruit parfois même avant qu’il ne mûrisse suffisamment, avec recours à des interventions agressives en usant de gaulage. On a noté dans une enquête que des ayants droit font des récoltes précoces par peur que des pillards ne les devancent. Cela s’explique surtout par la précarité où se trouvent des ayants droit aux prises avec des conditions de vie difficiles et qui se font exploiter par une foultitude d’intermédiaires.
Les Eaux et Forêts fournissaient pourtant des efforts importants pour replanter l’arbre, mais ces actions s’avèraient insuffisantes vu la complexité extrême socioéconomique, climatique qui domine cet espace où les habitants des douars, d’après des études, vivent essentiellement de l’arganier et des subsides de l’émigration de leurs proches vers les villes ou l’étranger. Travail de Sisyphe, la replantation de l’arbre connaissait un taux de réussite trop faible voire un échec total d’après des études. Les recherches scientifiques allaient progresser durant ces dernières années pour essayer de remédier à cet écueil de taille.
Depuis des lustres les appels à la sauvegarde de l’arganeraie n’ont cessé de se multiplier sans effet notable. L’année 2015 figurera-t-elle une véritable rupture par rapport à un statu quo qui perduré ? C’est du moins ce qui semble s’annoncer. En effet avec 2015 c’est le lancement de projets importants dédiés à l’arganier, des projets pour la première fois mus par une approche participative où tous les intervenants sont parties prenantes y compris les ayants droit, les habitants des villages de l’arganeraie. Il s’agit de l’entrée en application effective du contrat-programme relatif à la réhabilitation de 200 mille hectares de forêts d’arganiers d’une part. D’autre part la mise en place de cultures intensives de l’arganier en tant qu’arbre fruitier oléagineux sur 5 mille hectares. Pour le programme de réhabilitation il s’agit d’aider la forêt naturelle à reprendre du poil de la bête. Pour les cultures intensives, c’est encourager des initiatives privées pour la plantation de l’arganier en terrains agricoles, dans des fermes en tant qu’arbre fruitier comme pour les agrumes ou l’olivier afin de produire, dans un futur proche, davantage d’huile d’argane. De quoi pouvoir faire face à la demande croissante et peut-être limiter la pression sur la forêt. Une option que proposaient des chercheurs qui avaient effectué des expérimentations dans ce sens visant ce qu’on a appelé la « domestication » de l’arganier. Une loi a été promulguée, publiée dans le Bulletin Officiel numéro 6184 du 5 septembre 2013, prévoyant des subventions annuelles pour les entrepreneurs agricoles qui se lancent dans ces projets.
Le contrat-programme de l’arganier comporte aussi le volet de valorisation de l’huile d’argane et de l’intérêt pour les ayant-droit de l’arganier qui sont restés les plus lésés dans la filière argane. Aussi une révision de la législation, les anciennes lois étant devenues caduques suite aux grandes mutations intervenues dans l’arganeraie avec l’augmentation du cheptel des éleveurs et la multiplication des coopératives d’huile d’argane. C’est ce dont nous parle dans l’entretien ci-contre Abderrahmane Aitlhaj chef du Département de Recherche scientifique à l’Agence nationale de développement des zones oasiennes et de l’arganier (ONDZOA) qui a son siège à Agadir.
Avec le concours notamment de chercheurs de l’Université Ibn Zohr (Agadir), l’Institut national de recherche agronomique (Rabat) et l’ONDZOA, un congrès international est organisé tous les deux ans à Agadir sur l’arganier où prennent part des chercheurs de tous horizons. Là on fait le point sur les derniers travaux de recherche scientifique liés à la vie de l’arbre, son fruit, aux possibilités de sa replantation et au développement durable qu’il peut générer pour les habitants de milliers de villages grâce à sa régénération. Les actes de la première édition de ce congrès, tenue en décembre 2011, viennent d’être publiés*. Ils donnent un aperçu sur les avancées des recherches qui intéressent notamment les techniques de replantation et de régénération de l’arganeraie, l’état de celle-ci et son écosystème, les vertus thérapeutiques de l’huile d’argane, les dimensions environnementales,  les mutations sociales et culturelles profondes intervenues depuis les années 1990 avec le boom des coopératives d’argane impliquant des femmes des douars etc. Ce qui est à chaque fois pointé du doigt c’est que l’exploitation de l’arbre ne profite pas vraiment aux ayants droit puisque l’essentiel de la plus-value est englouti par les firmes étrangères au-delà des frontières nationales. C’est en effet à l’extérieur du territoire national que la totalité de l’huile d’argane est exportée en vrac pour y être transformée. Qui plus est, cela se fait non seulement aux dépens des ayants droit mais surtout au détriment de la forêt. Celle-ci non seulement n’est pas régénérée mais pire encore va toujours en s’érodant davantage saignée à blanc. Pourtant malgré l’hémorragie dramatique, l’arganeraie ne serait pas arrivée au stade irréversible, concluent des analyses. On peut toujours la sauver. L’espoir est donc de mise mais non sans réserve. Il restera toujours des sceptiques pour se demander, rongés de doutes, comment sauvegarder l’arganeraie si la frénésie de la marchandisation a toujours le dessus faisant de l’arbre un simple enjeu économique et balayant d’une chiquenaude tout le patrimoine immatériel qui a toujours existé tout autour fondé sur la notion de respect et de vénération de l’arbre comme garant de la vie et de la pérennité de la communauté.

« Actes du Premier congrès international de l’arganier, Agadir 15-17 décembre 2011 » éditions Institut National de Recherche Agronomique (Rabat), 516 pages.

Publié 28 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Argane, Tradition

La date officielle de Aïd Al Mawlid connue

Le 1er Rabi­I de l’an 1436 de l’Hégire correspondra au mercredi 24 décembre 2014 et Aid Al Mawlid Annabaoui sera célébré le 4 janvier.

 

Le 1er Rabi­I de l’an 1436 de l’Hégire correspondra au mercredi 24 décembre 2014 et Aid Al Mawlid Annabaoui sera célébré dimanche 12 Rabi­I, soit le 4 janvier 2015, annonce le ministère des Habous et des affaires islamiques dans un communiqué ce lundi.
Le ministère indique avoir contacté les nadirs et les unités des Forces armées royales qui lui ont confirmé la non-­observation du croissant lunaire annonçant le début du mois de Rabi­I dans la soirée de lundi 29 Safar 1436 correspondant au 22 décembre 2014.
Ainsi, le mois de Safar aura compté 30 jours, le 1er RabiI de l’an 1436 de l’Hégire correspondra au mercredi prochain et Aid Al Mawlid sera célébré le 4 janvier 2015.

Aid Al Mawlid est aussi appelée fête du Mouloudc’est une fête qui commémore la naissance du prophète Mahomet. Elle est généralement considérée comme une fête des enfants et les parents font plaisir à leurs enfants en leur achetant de beaux vêtements.

Publié 23 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Tradition

Bientôt Noël !

Dans 15 jours, c’est Noël ! Nicole a installé la crèche dans une khaïma :

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Publié 16 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Tradition

Urgent ! ! Film « Les Couleurs du Maroc », couleur Ocre, ce soir à 18 h (Heure du Maroc) sur Arte

LES COULEURS DU MAROC

Ocre

Un coucher de soleil en ocre au Maroc.

Diffusion lundi 15 décembre à 19h00 (43 min) (Heure de France)

 Rediffusion samedi 03.01. 2015 à 18h00  (Heure de France)

Commentaire de Salima Naji qui a dirigé les travaux de restauration à Akka : « Petit film où l’on voit mes maalmines travaillant sur le minaret d’Akka. Je n’y suis qu’en pensée (je n’avais pu me rendre sur le tournage) mais je tenais à ce que Ali, M’bark, Bilal, Mohamed et Abdellah soient montrés à l’oeuvre. » 

Vous pouvez voir et revoir ce documentaire dans les 7 jours qui suivent la diffusion sur le site Arte+7 (lien ci-dessous), la qualité des images dépendant de votre connexion internet.
http://www.arte.tv/guide/fr/plus7/?em=051598-000
Pour information, le film qui a été réalisé sur la couleur verte sera diffusé le mercredi 17 décembre à 19h00 (toujours heure de France)

Publié 15 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Culture, Région, Tradition

Visite de l’exposition des brodeuses de Meknès au Vera Cruz d’Agadir

Ce matin, visite de l’exposition-vente des brodeuses de Meknès qui sont venues cette année encore au Vera-Cruz, malgré les difficultés de déplacement actuelles.

Quelques photos de cet extraordinaire travail d’art qu’elles réalisent des heures durant :

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Un détail de broderie :IMG_6649

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Pour ce magnifique chemin de table, nous avons craqué, Nicole et moi : un ouvrage exceptionnel de 1,33 m X 0,40 m qui a demandé quatre mois de travail !IMG_6654

Nous leur donnons rendez-vous pour l’année prochaine où elles viendront nous présenter une nouvelle fois leur collection de ce travail incomparable.

 

 

Publié 30 novembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Expositions, Tradition

Exposition photographique à DarZahia

Pour tous ceux qui sont venus voir l’exposition « BILMAWEN, CROQUE-MITAINES DE L’ATLAS », voici une vidéo mettant en scène de nouvelles photos prises lors du dernier Aïd al Adha, il y a tout juste 2 semaines.

Et pour ceux qui n’y sont pas encore allés, l’expo continue jusqu’au 31 octobre, et vous y êtes accueillis de 14h à 18h.

Marc Belli
www-darzahia-taroudant.com

Maroc : Brahim El Mazned, 47 ans : les festivals berbères

jeuneafrique.com

Cliquez sur le lien suivant :

Amazigh Power | Maroc : Brahim El Mazned, 47 ans, les festivals berbères | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique.

Derrière le manager culturel, connu sous la casquette de directeur artistique du festival Timitar d’Agadir, il y a l’ethnologue, celui qui a sillonné toute l’Afrique, allant à la rencontre des
populations autochtones et de leurs cultures ancestrales.
Pour lui, les festivals font partie de la culture berbère. Depuis la nuit des temps, les populations font la fête à la fin des récoltes dans une mixité totale. Hommes et femmes dansent Ahouach (une danse collective binaire). Au village d’Imilchil, à 2 200 mètres d’altitude, au coeur du Haut Atlas, les couples scellent leurs fiançailles, commémorant la belle légende d’Isli et Tislit, les Roméo et Juliette des Berbères.
« Ce mode de vie, il faut le défendre à travers les festivals. C’est notre palliatif à l’obscurantisme », dit El Mazned. Même si leur nombre n’est pas connu, les festivals amazighs au Maroc se sont multipliés ces dix dernières années : Tifawine à Tafraout, le festival de la culture amazigh à El Hoceima, Twiza à Tanger… Tout un mode de vie est en train de renaître.

 

 

Publié 19 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Animation, Festival, Spectacle, Tradition

Vernissage de l’exposition photographique « BILMAWEN, CROQUE-MITAINES DE L’ATLAS »

C’est dans un très beau riad au coeur de la médina de Taroudant, DarZahia, qu’a eu lieu cet après-midi le vernissage de l’exposition photographique « BILMAWEN, CROQUE-MITAINES DE L’ATLAS »

Le riad a été magnifiquement restauré, suivant les méthodes traditionnelles et constitue un cadre tout indiqué pour cette exposition consacrée au rituel populaire bilmawen.

C’est un carnaval populaire animé par des créatures mi-hommes mi-animales : des jeunes hommes qui se sont accoutrés des peaux de bêtes sacrifiées pour l’Aïd el Adha, le visage noirci et recouvert d’une tête de bouc ou de mouton et qui sèment la « terreur » parmi les habitants du village.

Ce rituel traditionnel est encore très pratiqué dans les villages de l’Atlas et reste fortement enraciné dans la culture amazigh.

Les deux photographes, Marc Belli et Claude Philip étaient présents pour ce vernissage.
Leurs oeuvres présentent une différence : Marc Belli s’attache aux portraits de ces bilmawens, Claude Philip présente, lui des cadres plus larges pour montrer la participation des villageois à cette fête rituelle.

L’exposition a lieu tous les jours à DarZahia jusqu’au 31 octobre 2014, (entrée libre tous les jours de 14h à 18h)

Quelques photos de cette belle exposition :

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et, au retour sur Agadir, nous avons pu admirer un très beau paysage : l’Anti-Atlas au soleil couchant :IMG_5866

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Publié 11 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Expositions, Patrimoine, Tradition

Patience, savoir et confiance – un article en Langue allemande de Thema – Lehmbau in Afrika – sur le travail de Salima Naji pour restaurer Kasbahs et Igoudar

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