Archives de la catégorie ‘Urbanisme

Agadir City Tower : Le chantier prend forme

par Yassine Saber – leseco.ma – 28/04/2015.

Les acteurs locaux attendent actuellement la phase de démarrage des travaux qui porte essentiellement sur la démolition des bâtiments existants et les terrassements généraux par l’entreprise Sotrada.

 

Enfin le bout du tunnel pour l’hôtel Agadir City Tower, ex Salam? Après plusieurs années de déboires, le groupe Anwar Invest développement, propriétaire de l’hôtel Salam via la société « Vocation Loisirs SA », vient d’annoncer l’ouverture du chantier, porté par le cabinet d’architecture AWM. Déjà, les panneaux afférents à l’ouverture du chantier ont été posés et les acteurs locaux attendent la phase de démarrage des travaux qui porte essentiellement sur la démolition des bâtiments existants et les terrassements généraux par l’entreprise Sotrada. Ce déblocage intervient suite à l’acquisition de l’autorisation de construire n° 5815/1 du projet touristique «Agadir City Tower» qui sera construit sur les ruines de l’hôtel Salam, objet du titre foncier n°72154/09 et sis au boulevard Mohammed V.

Le complexe touristique, commercial et résidentiel porte sur la réalisation d’un hôtel 5 étoiles d’une capacité de 278 chambres et 43 suites en plus de 114 appartements sous forme de résidences immobilières de promotion touristiques (RIPT). S’ajoute à cela, un centre commercial, des restaurants et des cafés, un hammam et SPA en plus des équipements d’animation et de loisirs tels que les aires de jeux, piscines, espaces verts et bowling. La composante hôtelière sera aménagée sur la façade du boulevard Mohammed V tandis que la composante Ript serait érigée sur la rue en face de l’hôtel Transatlantique, fermé également depuis des années.Pour rappel, depuis la liquidation judiciaire de l’hôtel Salam après l’échec du plan de redressement, c’est la société « Vocation Loisirs » qui a acquis la propriété des lieux. Dès lors, «Vocations Loisirs» vendue à Anwar Invest a consacré un montant d’investissement pour construire une nouvelle unité hôtelière.

Toutefois, la société s’est trouvée face à deux obstacles majeurs. Le premier est d’ordre technique et législatif. Conformément au plan d’aménagement homologué d’Agadir, le terrain qui devrait abriter le projet se situe dans le secteur balnéaire qui est réservé uniquement à des établissements hôteliers et non pas aux RIPT. Le second est d’ordre social. Il s’agit des anciens employés de l’hôtel «Salam» qui sont au nombre de 113 employés (62 restants actuellement), délaissées après la liquidation judiciaire de l’hôtel. Le chantier est resté bloqué durant plusieurs années avant que la société «Vocations loisirs» ait finalement décidé de relancer le projet.

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Agadir / Urbanisme : Le nombre des dossiers examinés en recul

Par YASSINE SABER – leseco.ma – 20/04/2015

Baie Agadir

La baisse du nombre de dossiers examinés par rapport aux quatre années précédentes est due essentiellement à la réduction de l’aire d’intervention de l’Agence urbaine d’Agadir. Le nombre de dossiers dans le Grand Agadir sont restés stables.

«Sur 5.405 demandes d’autorisation de construire et de lotir, 3.507 ont reçu un avis favorable», c’est du moins ce qui ressort du bilan récapitulatif des réalisations de l’Agence urbaine d’Agadir (AUA), pour 2014. Dans le détail, 65% des projets ont reçu un avis favorable, tandis que 20,4% ont été rejetés et 14,6% ont reçu un «autre avis». Sur ce dernier point, il faut préciser que cette catégorisation concerne les dossiers qui ont été validés sur le plan urbanistique et technique et dont l’avis reste tributaire, soit d’un complément de dossiers par des documents administratifs ou cartographiques, soit de modification à apporter aux projets suite aux remarques des membres des commissions. Selon l’Agence urbaine d’Agadir, l’ensemble des projets validés a permis de réaliser plus de 2,518 millions m² de planchers couverts et l’ouverture à l’urbanisation de 47,11 ha de lotissement. Côté budget, une enveloppe d’investissement de l’ordre de 7.192.32 MDH a été générée. En termes d’évolution des dossiers cette fois-ci, le nombre d’autorisations déposées pour examen à l’Agence urbaine et ceux qui ont reçu l’avis favorable, au cours de l’exercice 2014, ont affiché une diminution par rapport aux quatre dernières années.

À ce niveau, les dossiers examinés et ceux agréés ont évolué respectivement de 14.297 et de 9.321 dossiers en 2011 pour se situer à 9.279 et 6.151 dossiers en 2013 avant de régresser une nouvelle fois au cours de l’année écoulée à hauteur de 5.401 dossiers examinés et 3.507 projets instruits favorablement. Dans le détail, il est à noter que la baisse du nombre de dossiers examinés par rapport aux années précédentes est due, essentiellement selon l’AUA, à la réduction de l’aire d’intervention de l’Agence urbaine d’Agadir. Preuve à l’appui, le nombre total des dossiers examinés au niveau des préfectures d’Agadir-Ida Outanane et Inzegane-Ait Melloul et de la province de Chtouka-Ait Baha n’a presque pas changé passant de 5.350 dossiers en 2013 à 5.401 dossiers en 2014. Par catégorie de projets, c’est les projets des habitats individuels qui sont en tête du classement, suivis des projets appartenant aux groupes d’habitation et opérations maîtrisées en plus des projets d’équipements publics et des services. S’ajoutent à cela, les projets industriels, les lotissements et les logements sociaux en plus des projets touristiques.

Publié 22 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Construction, Urbanisme

Souss / Urbanisme : Le détail du plan d’action

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com – 20/04/2015

  • Le schéma directeur d’aménagement du Grand Agadir finalisé
  • Plans d’aménagement… focus sur le monde rural
Bidonvilles rasés, quartiers périphériques «hors normes», bâtiments anciens, ville nouvelle... Le plan d’aménagement urbain du Grand Agadir compte apporter des corrections aux disparités sociales de la ville, et surtout permettre le développement de la richesse et de la croissance

Bidonvilles rasés, quartiers périphériques «hors normes», bâtiments anciens, ville nouvelle… Le plan d’aménagement urbain du Grand Agadir compte apporter des corrections aux disparités sociales de la ville, et surtout permettre le développement de la richesse et de la croissance

Réviser le schéma directeur d’aménagement du Grand Agadir (SDAU), une priorité longuement discutée lors du dernier conseil d’administration de l’Agence urbaine de la ville (AUA). Ce document de planification urbaine stratégique a pour objectif de consolider les réalisations engagées sur la base des orientations d’aménagement du SDAU de 1995. Et de même, pallier les dysfonctionnements urbains constatés au niveau de certaines parties de l’aire d’étude. «Notre objectif est de mettre aux normes de durabilité les urbanisations non organisées qui compromettent le développement durable de l’agglomération du Grand Agadir», a déclaré Mohamed Reda Cherkaoui, directeur de l’AUA. «Le SDAU est finalisé et sera soumis incessamment à l’examen du comité local de suivi, puis soumis aux délibérations des conseils communaux concernés», a-t-il ajouté. L’objectif de ces actions, qui rentrent dans le cadre de la procédure de concertations réglementaires, est de recueillir les avis et propositions avant d’envoyer le document à l’homologation. «La gestion du secteur urbanistique nécessite une démarche de convergence afin de réduire les disparités sociales», a déclaré Mohamed Yazid Zelou, wali de la région Souss Massa. «L’adoption du SDAU permettrait de générer la croissance économique et la richesse», a-t-il ajouté. Il a aussi insisté pour qu’une attention particulière soit donnée au développement du monde rural avec respect des particularités locales. D’ailleurs, trois autres plans d’aménagement (PA) ont été homologués pour Azazoul Ifraden, centre d’Aourir et Ait Baha. Deux plans de développement des agglomérations rurales (PDAR) seront bientôt soumis à l’enquête publique et délibérations des conseils communaux pour les centres de Tamri et de Tizi N’Takoucht. En plus d’un PA, en phase avancée, pour le centre d’Imi M’Qorne. Ainsi, les efforts de l’AU, en coordination avec les autorités locales et les élus, a permis d’étendre la couverture en documents d’urbanisme aux zones sensibles, montagneuses et littorales. Il faut préciser que la dimension préventive contre les inondations est prise en compte dans l’élaboration de ces documents urbanistiques.
Parmi les actions phares aussi en 2014, la mise en place de guichets uniques avec l’objectif d’encourager l’investissement et de faciliter les procédures administratives.
L’année dernière, plus de 5.400 demandes d’autorisations de construire ont été examinées. Parmi elles, 3.500 ont reçu un avis favorable, soit 65%. Avec réalisation de plus de 47 hectares de lotissements pour un montant d’investissement de 7,2 milliards de DH. Il faut noter que la baisse du nombre de dossiers examinés en 2014 par rapport aux années précédentes s’explique par la réduction de l’aire d’intervention de l’AUA. Son territoire comprenant trois préfectures, à savoir Agadir Ida Outanane, Inezgane Ait Melloul et Chtouka Ait Baha. Une nouvelle agence urbaine ayant été créée pour les provinces de Taroudant, Tiznit et Sidi Ifni. Par ailleurs, l’agence a examiné 16 projets touristiques d’un montant d’investissement de plus de 553 millions de DH et 54 projets industriels d’une enveloppe budgétaire de près de 754 millions de DH, soit plus 62% par rapport à 2013. Dans le cadre de la commission de dérogation, 30 dossiers sur 51 ont, quant à eux, reçu un accord de principe. Montant d’investissement: 3.376 millions de DH. Au total, en 2014, quelque 30 documents d’urbanisme ont été suivis. Dont 18 plans d’aménagement et 12 plans de développement. Avec l’élaboration de 135 études de restructuration dont 31 approuvées. Ceci, en plus de la réalisation d’enquêtes foncières, exploitation de données topographiques, visites de terrains pour l’actualisation des plans de restructuration et des études de requalification urbaine.

Plus large couverture

Pour 2015, le plan d’action prévoit de généraliser la couverture en documents urbanistiques, de réaliser des études de requalification des quartiers sous-équipés, d’aménager les centres ruraux émergents et d’élaborer les documents topographiques. Et aussi, de moderniser les mécanismes d’action de l’agence. Le budget prévisionnel pour l’année en cours est de plus de 41 millions de DH. Enfin, pour la période 2015/2017, l’objectif est de finaliser les études programmées antérieurement et de démarrer les études relatives aux nouveaux documents d’urbanisme. Parallèlement à la réalisation des études sur la requalification de certains centres communaux.

Publié 20 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Urbanisme

L’Agence urbaine tient son 14e conseil d’administration

lematin.ma – 14 avril 2015

Baie Agadir

L’Agence urbaine d’Agadir (AUA) a tenu, lundi dernier au siège de la wilaya de la région Souss-Massa-Drâa, les travaux de la 14e session de son Conseil d’administration.
Présentant le bilan de l’année 2014, le directeur de l’AUA, Mohamed Reda Cherqaoui, a indiqué que le Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme (SDAU) serait soumis incessamment à l’examen du comité local de suivi, puis aux délibérations des conseils communaux concernés en vue de recueillir leurs avis et propositions avant de l’envoyer à l’homologation.

Selon lui, l’année 2014 a été marquée par le suivi de 30 documents d’urbanisme, dont 18 plans d’aménagement et 12 plans de développement, l’élaboration de 135 études de restructuration, dont 31 approuvées, la réalisation d’enquêtes foncières, l’exploitation de données topographiques, des visites de terrains pour l’actualisation des plans de restructuration, outre des études de requalification urbaine. En 2014, l’AUA a délivré 1.577 notes de renseignements, réalisé des prises de vue aérienne sur une superficie de 3.300 ha et établi des restitutions numériques sur 19.000 ha supplémentaires pour un montant de 912.000 DH, a-t-il signalé, faisant état de l’instruction de plus de 5.400 demandes d’autorisation de construire, dont 3.507 ont reçu un avis favorable, et de la réalisation de 47,11 ha de lotissements, avec un montant d’investissement de 7,19 MMDH. La situation budgétaire de l’Agence à fin 2014 s’est établie à plus de 42,64 MDH, répartis entre les dépenses de fonctionnement (71%) et les dépenses d’équipement (29%), précise le rapport.
Après une intervention du Commissaire aux comptes, les membres du Conseil d’administration ont approuvé les rapports moral et financier et le projet de budget 2015 de l’Agence.

Publié 16 avril 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Urbanisme

Quand Agadir inspire la littérature

par Jihane Bougrine – leseco.ma

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L’article de Jihane Bougrine complet :

«Agadir, la ville impassible» est un bel hommage à la capitale du sud par les éditions Azigzao sous la plume de l’écrivain et professeur universitaire, Hassan Wahbi, qui prend tout son sens avec les images de Michel Monteaux et Saïd Aoubraim.
Un ouvrage sur une ville qui inspire, telle a été la volonté de l’écrivain et professeur universitaire, Hassan Wahbi, qui prête sa plume et la met au service d’Agadir. Ce dernier a su sublimer ses mots par les images de deux photographes de talent : Michel Monteaux et Saïd Aoubraim. Loin des clichés et des habituels focus touristiques, «Agadir, la ville impassible» n’est ni un guide, ni une saga historique. C’est un regard de l’intérieur, mais aussi de l’extérieur sur la passion compliquée que suscite la ville chez ceux qui la vivent et ceux qui la découvrent. «Après plus de dix ans d’engagement volontaire dans la promotion d’Agadir, notamment dans l’édition de presse gratuite régionale, Azigzao Communication s’est laissée porter par sa sensibilité et la ferveur de son équipe pour concrétiser un projet qui lui tenait à cœur depuis longtemps, l’édition d’un livre impliqué et sincère sur la ville d’Agadir», confie un responsable de la maison d’éditions. C’est ainsi que le Marseille marocain fait rêver tant par sa lumière que pas ses mystères. «Impassible, est-elle qualifiée…Car elle ne se donne pas au premier regard…Dans son évolution cyclique comme dans ses murs, Agadir ne ressemble à aucune autre ville du Maroc», ajoute l’auteur, Hassan Wahbi. «Ce livre lève une part de mystère…pour ceux qui pressentent un secret sous ce voile monochrome que la ville étend comme pour se protéger des curieux», continue la même source qui explique que l’ouvrage «Agadir, la ville impassible» démystifie une destination incomprise et en mal d’amour, aborde sa complexité, sa profondeur insoupçonnée, dépeint ses cœurs multiples qui battent au gré de ses artères, de son bord de mer…ses édifices massifs et imperturbables qui charrient le temps car dressés là, presque contre la volonté de tous. À son parcours académique et à son exercice de l’enseignement de la langue et de la littérature françaises, Hassan Wahbi a également uni son phrasé et son sens aigu de l’analyse dans la publication de plusieurs ouvrages de critique littéraire en hommage au romancier Abdelkébir Khatibi, dont le dernier «A. Khatibi, l’esprit de la lettre», coédition Marsam/Université Ibn Zohr en 2014.

L’écrivain est aussi à l’origine d’un nombre de réflexions poétiques dont «Le Corps de l’autre», chez L’Harmattan en 2013, «Éloge de l’imperfection», chez Al Manar en 2012.  Quant à Michel Monteaux, il offre un regard neuf et affectueux sur les couleurs discrètes mais bien présentes de la ville, sur ses habitants affairés loin des lieux de villégiature. Initialement assistant réalisateur pour le cinéma en France, Michel Monteaux s’est s’installé à Los Angeles dans les années quatre-vingts en tant que photographe professionnel, avant d’ouvrir, huit ans plus tard, un studio à Santa Fé, au Nouveau-Mexique. De retour en France au milieu des années 90, il a mis son expérience des portraits et reportages au service de la presse et des grandes entreprises. Sensible aux paysages multidimensionnels, il a participé à de nombreuses expositions et illustré un ouvrage, nommé «Vertiges», avec des photographies saisissantes… c’est avec ce regard nouveau et des yeux qui ont beaucoup voyagé qu’il dépeint la ville joyeuse. Un contraste qui donne bien puisque le deuxième photographe connaît bien Agadir. Membre fondateur de l’Association marocaine d’art photographique en 1988, Said Aoubraim a, tout au long de son parcours, animé plusieurs journées d’étude sur l’image dans les institutions universitaires d’Agadir. En 2010, il a été gratifié du Wissam Al Madina, médaille de la culture de la ville d’Agadir et a été médaillé d’or de «Al Thani Award for Photography», au Qatar en 2008. Avec son appareil photo, il a sillonné le grand Sud marocain, le Haut-Atlas, l’Anti-Atlas et les dunes, avant d’entamer des voyages à la découverte des paysages du continent asiatique et du continent africain. Said Aoubraim a aussi publié «Igoudars : Patrimoine du Sud» en 2000, «Tafraout, éléments d’un site» en 2003 et «Ajgal, patrimoine amazigh» en 2008. Pour ce livre «Agadir, la ville impassible», le photographe a capturé des moments de vie, mais aussi des monuments parmi les plus incontournables de la ville. À eux trois, ils font de ce beau livre «Agadir, ville impassible», un événement incontournable, à ne pas rater…

Publié 7 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature, Urbanisme

Maroc : Le maire d’Agadir pointe la responsabilité des autorités suite aux dégâts provoqués par les intempéries dans la région

par Ristel Tchounand – yabiladi.com

Les intempéries qui se sont abattues ces derniers jours sur le Maroc laissent d’importantes séquelles. A Agadir, même si le bilan ne fait état d’aucune perte en vie humaine, les dégâts matériels sont considérables. Selon le maire de la ville, le changement climatique n’est pas le seul coupable. Explications.

En l’espace de 36 heures seulement, samedi dernier en fin d’après-midi, la direction régionale de la météorologie enregistrait plus de 150 mm de pluies tombées dans la région d’Agadir, selon L’Economiste. Mais au terme de ce week-end, les compteurs affichaient près de 300 mm de pluies dans la région, soit l’équivalent d’une année de précipitations en seulement 48 heures.

Il est vrai que contrairement à d’autres régions, les intempéries à Agadir n’ont pour l’heure fait aucune victime, mais les dégâts sont assez importants, avec notamment l’effondrement du pont de Tamraght, dans la commune rurale d’Aourir, l’endommagement de plusieurs routes, dont la nationale Agadir-Essaouira ainsi que la destruction des habitations. A cela, il faut ajouter les coupures d’électricité et du réseau d’eau potable.

La situation est telle qu’une délégation ministérielle conduite par le ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, s’est rendue, sur instruction royale, dans la station touristique du Sud-Ouest, afin d’y déployer un dispositif de remise en état. « La priorité pour le moment est de réparer les routes endommagées et fermées à la circulation », a déclaré le ministre.

« Il y a aussi des fautes que nous aurions pu éviter »

Même si le maire d’Agadir, Tarik Kabbage, estime que la mobilisation actuelle en vue de gérer au mieux les dégâts causés par les intempéries « s’est faite en bonne intelligence », il estime qu’il « faille encore corriger un certain nombre d’erreurs ».

Il est d’avis que le changement climatique reste la principale cause de la situation actuelle. D’autant plus que le Maroc n’est pas le seul pays concerné. Selon le site spécialisé Météo Consult, la Méditerranée – plus précisément le royaume chérifien, son voisin algérien ainsi que l’Espagne et le Sud de la France – est actuellement soumise à une profonde dépression provoquant de forts orages.

D’après lui, le changement climatique reste la principale cause de la situation actuelle, mais ce n’est pas tout. « Il y a aussi des fautes que nous aurions pu éviter », remarque-t-il dans un entretien avec L’Economiste. « L’Etat des routes et des ponts effondrés est la preuve que certaines entreprises qui arrivent à décrocher des marchés publics n’ont pas les qualités requises », poursuit M. Kabbage. Il juge impérative la mise en place d’un système de contrôles des conditions d’octroi et en appelle à la responsabilité de la délégation de l’équipement et du transport.

Toute une région sinistrée

Par ailleurs, le maire d’Agadir pointe le mode de construction de promoteurs immobiliers dans la région qui « n’hésitent pas à construire sur le lit des rivières et à vendre des lots ». Il estime qu’il faille maîtriser « l’impact direct et la situation géographique » avant d’attribuer les autorisations de lotissement.

Sur l’ensemble du territoire national, les régions du Sud sont les plus touchées avec Guelmim (à 200 Km au sud d’Agadir) déjà déclarée « zone sinistrée ». A ce jour, le bilan fait état de 36 victimes toutes régions confondues. Pour l’instant, aucune information ne filtre quant à l’état d’avancement de la mise en place du plan annoncé par le ministre de l’Intérieur. En, attendant que tout soit au point, les populations doivent se préparer aux pluies qui devraient encore s’abattre dans la région cette semaine, selon les prévisions météorologiques.

Publié 1 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Environnement, Météo, Région, Urbanisme

Pourquoi la capitale du Souss boude la gestion déléguée

par Noureddine EL AISSI – leconomiste.com

  • Elle coûte chère avec une qualité de service contestée
  • La gestion directe a permis de dégager un excédent de 230 millions de DH en 2013
  • Les SDL constituent un outil pour améliorer la gouvernance locale
Pour Tarik Kabbage, maire de la ville d’Agadir, il est très difficile d'attirer des compétences dans les communes en raison de salaires peu motivants, et souvent les compétences manquent pour le pilotage efficace des grands projet (Ph. L'Economiste)

Pour Tarik Kabbage, maire de la ville d’Agadir, il est très difficile d’attirer des compétences dans les communes en raison de salaires peu motivants, et souvent les compétences manquent pour le pilotage efficace des grands projet (Ph. L’Economiste)

– L’Economiste: On constate ces derniers temps, notamment dans les grandes villes, la création de sociétés, SDL ou SA, pour prendre en charge une partie des tâches relevant des communes. Comment appréciez-vous cette mesure?
– Tarik Kabbage, maire d’Agadir: Sur ce point, il convient de rappeler que la Charte communale de 2009 avait introduit la notion de Société de développement local (SDL), un modèle qui existe dans de nombreux pays pour une meilleure gestion des services aux citoyens dans des domaines comme la collecte des déchets, le transport urbain, la distribution de l’eau et de l’énergie et l’assainissement liquide. C’est donc une gestion déléguée à une société dont le capital peut être détenu en totalité ou partiellement (partenaire institutionnel ou privé) par la commune. L’avantage réside dans une plus grande efficacité avec allégement des procédures tout en maintenant l’esprit du service public. La ville d’Agadir a prouvé qu’il est possible de mieux se gérer avec une meilleure qualité de service que dans bien des villes qui ont confié au privé la gestion déléguée de certains services.
– Mais on reproche aux élus un manque de compétence ainsi que leur indifférence à la chose locale. Les cas de Casablanca et Rabat constituent un exemple dans ce sens. Qu’en pensez-vous?
– S’ils sont incompétents, la responsabilité revient, en principe, à leurs partis politiques qui les ont choisis et aux citoyens qui les ont élus. Il y a aussi le boycott des élections par une partie de la population, ce qui ouvre la porte à l’incompétence. Le mode de scrutin ne permet pas de dégager des majorités fortes, et par conséquent un président avec une équipe homogène. Une telle situation rend difficile le pilotage par les élus des projets de développement et de gestion de leurs communes dans de bonnes conditions. Il faut aussi signaler que les communes ne peuvent pas drainer des cadres compétents, car les salaires ne sont pas très motivants par rapport à d’autres administrations et sociétés.
– Comment procédez-vous au pilotage des projets pour la ville d’Agadir?
– Avec quelques vice-présidents,  nous en sommes à notre deuxième mandat. Le pilotage des projets se fait correctement, mais il dépend aussi des compétences dans l’administration communale. Au cours du premier mandat, nous avons réalisé un programme que nous avons intitulé « projets structurants » sur un montant, de 1,2 milliard de DH sur la période 2006-2010. Nous avons réalisé la promenade maritime sur 5 km, la réhabilitation ou la réalisation de nombreuses voies, l’éclairage public, des projets de loisirs et de sport dans les quartiers.
Forts de cette expérience, nous avons voté le Plan communal de développement qui est la traduction des aspirations des citoyens et de notre programme politique. Ce programme est réalisé avec les moyens de la commune pour une enveloppe de 1,1 milliard de DH. Il intègre les projets des différents ministères concernés en particulier l’Education et la Santé. Il est la continuité de l’action menée au cours du premier mandat. A la fin de notre deuxième mandat, tous les quartiers de la ville auront bénéficié de  projets dans les domaines des infrastructures (voiries, éclairage) et d’équipements de proximité dans les domaines du sport, du social et de la culture dont nous venons d’aménager le conservatoire de musique.
– Et pour le financement?
– Nous essayons d’assurer une gestion rationnelle de nos ressources pour dégager des moyens permettant le financement d’une partie de nos projets. L’année dernière, nous avons réussi à dégager un excédent budgétaire exceptionnel d’environ 230 millions de DH dont 85 millions provenaient de la taxe sur les terrains non bâtis. Il faut aussi signaler que notre ville est parmi les rares qui ne recourent pas à la gestion déléguée. Ce qui nous a permis de maîtriser la qualité de la gestion de nos services, y compris leur coût. C’est le cas notamment de la collecte des déchets dont la tonne nous revient à 230 DH contre plus du double dans certaines villes. Il faut signaler que dans le cadre du PCD, nous avions envisagé la mise en place des SDL, notamment dans les domaines  des déchets, de l’énergie et des infrastructures. Mais ces projets n’ont pas abouti suite au refus du ministère de tutelle.  Aujourd’hui, les choses changent et une SDL intercommunale devrait voir le jour pour la réalisation de voies dans le Grand Agadir et en particulier dans le transport urbain avec la première voie de Bus Way (bus à haut niveau de service), un projet de 800 millions de DH.

Publié 29 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Environnement, Urbanisme

Quel Agadir en 2030 ?

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Le Mouvement Clarté Ambition Courage Section Agadir vous invite à une rencontre sous le thème : Quel Agadir en 2030 ? Le débat sera encadré par Monsieur Mohammed Lahmine membre du bureau national du mouvement et Monsieur Tariq Kabbage Président du Conseil Communal d’Agadir. La rencontre se tiendra le Samedi 21 Juin 2014 à 15 heures à l’ENCG d’Agadir ( Quartier Salam )

2ème édition du Forum de la mer: Succès à tous les niveaux

par Dounia Mounadi – aujourdhui.ma

Succès avéré pour la deuxième édition du Forum de la mer qui a pris fin dimanche 11 mai. Une édition qui a déjà porté le regard des organisateurs et des participants vers l’avenir. 

Forum mer

C’est ainsi que certaines thématiques ont déjà été identifiées pour la prochaine édition.

Parmi elles, la bio-inspiration ou comment s’inspirer de la nature pour concevoir, fabriquer et construire. Aussi, un atelier thématique a été fixé pour l’année prochaine. Il sera présidé par Gilles Bœuf, un chercheur passionné et passionnant qui a conquis cette année le public d’El Jadida lors d’une conférence inoubliable autour de la biodiversité.

Par ailleurs, dès l’ouverture, la légitimité naturelle du forum de la mer était exprimée et le ton est donné : «Le Forum de la mer est un espace d’échange et de partage où le débat constructif est le bienvenu». Dans ce sens, dès la séance plénière inaugurale Tarik Kabbage, maire d’Agadir, rappelle, le poing sur la table, les deux décennies qui nous séparent désormais du lancement du projet de loi sur le littoral.

Un projet resté lettre morte, laissant ainsi de nombreux drames écologiques et urbanistiques avoir le littoral pour théâtre. Hakima El Haite, ministre déléguée à l’environnement, répond dans un discours déterminé et convaincant que la loi du littoral sera présentée devant le Parlement durant cette session printanière.

Pour sa part, Aziz Rabbah, ministre de l’équipement, du transport et de la logistique, a assuré soutenir les efforts de Hakima El Haite dans sa volonté de préserver notre littoral et sa beauté. Rupert Joy, ambassadeur, chef de la délégation de l’UE au Maroc, a, quant à lui, rappelé que le Forum de la mer doit être soutenu car l’effet de levier sur les populations de ce genre de manifestations peut être immense.

Agadir : L’hôtel Salam mis aux enchères

par Yassine Saber – leseco.ma

Hôtel Salam - Agadir City Tower

Hôtel Salam – Agadir City Tower. Photo M. Terrier

Le verdict est tombé comme un couperet contre la société «Vocation loisirs SA», propriétaire de l’hôtel Salam (Actuel projet d’Agadir City Tower). Le tribunal de première instance d’Agadir vient d’émettre une annonce afférente à la vente aux enchères du foncier de l’établissement étalée sur une superficie de plus de 2 hectares. La vente de l’hôtel sera lancée en juin prochain à la salle des ventes du tribunal de première instance d’Agadir. Ce verdict fait suite à la saisie-exécution de l’immobilier n°3631/2010 de l’hôtel Salam, fermé il y a plusieurs années, afin que de faire saisir le foncier et récupérer les créances de quelques anciens employés. Le prix initial de vente a été fixé à 35 MDH tandis que les enchères se poursuivront durant 10 jours à l’issue du bouclage de la réception des offres au greffe du tribunal. Toutefois, cette vente aux enchères en première instance intervient au moment où la situation de cet établissement semble aller, malgré le retard accusé en termes d’acquisition d’autorisations de construire, dans le sens du déblocage. La Commission régionale chargée de l’étude et de la prise de décisions relatives aux demandes de dérogations urbanistiques a déjà octroyé son avis favorable à ce projet touristique, notamment la construction d’un hôtel et d’une résidence immobilière pour la promotion touristique (Ript) dans le secteur balnéaire réservé seulement aux hôtels. Argument à l’appui, se débarrasser de l’un des points noirs en matière de chantiers en stand-by depuis des années à Agadir. Le projet sera en effet construit sur les ruines de l’hôtel Salam. Pour rappel, la situation de cet établissement a suscité des questions, tant de la part des professionnels que de la population locale. En effet, depuis sa liquidation judiciaire après l’échec de son plan de redressement, c’est la société «Vocation loisirs SA» qui avait acquis la propriété des lieux et ceci suite à un jugement du tribunal. Dès lors, «Vocations loisirs SA» a consacré un montant d’investissement pour construire une nouvelle unité hôtelière. Toutefois, la société s’est trouvée face à deux obstacles majeurs. Le premier était d’ordre technique et législatif. Conformément au plan d’aménagement homologué d’Agadir, le terrain devant abriter le projet se situe dans un secteur balnéaire. Le second était d’ordre social. Il s’agissait des anciens employés de l’hôtel «Salam», au nombre de 113, (62 restants actuellement), délaissés après la liquidation judiciaire de l’hôtel. C’est ainsi que ledit chantier était resté bloqué durant plusieurs années avant que la société «Vocations loisirs SA» ne décide de le relancer. À suivre…

Publié 16 mai 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Tourisme, Urbanisme

Agadir / Urbanisme : Coup d’envoi des travaux à Talborjt

par Malika Alami – leconomiste.com

  • La première tranche du programme de réaménagement du quartier a commencé
  • Elle devrait être terminée dans 8 mois
  • Une enveloppe de 13 millions de DH allouée à cette première partie du chantier
Les premiers travaux démarrent par le revêtement de la voirie, le jardinage, l’irrigation, l’éclairage et la mise en place du mobilier urbain de l’axe avenue Allal Ben Abdellah/Président Kennedy.

Les premiers travaux démarrent par le revêtement de la voirie, le jardinage, l’irrigation, l’éclairage et la mise en place du mobilier urbain de l’axe avenue Allal Ben Abdellah / Président Kennedy.

C’est parti pour le réaménagement du quartier Talborjt! Depuis quelques jours, le chantier a enfin véritablement commencé. L’avenue Allal Ben Abdellah n’est plus accessible à la circulation des véhicules et cela devrait être ainsi pendant quelques mois. Cela cause bien sûr des désagréments aux riverains mais c’est visiblement un mal pour un bien. Les commerçants du quartier observent ce chamboulement avec un peu d’inquiétudes mais beaucoup d’entre eux disent attendre la fin des travaux pour se prononcer. Ils devront attendre huit mois pour voir le résultat de la première tranche. Une partie des travaux qui nécessitera un budget de 13 millions de DH. Il est question avec ce montant d’investir dans le revêtement de la voirie, le jardinage, l’irrigation, l’éclairage et le mobilier urbain de l’axe avenue Allal Ben Abdellah/Président Kennedy. Globalement, le chantier nécessitera une enveloppe de 80 millions de DH financée par la commune urbaine, est-il indiqué. Objectif: redonner du souffle à cette zone commerciale qui, avec l’extension d’Agadir et l’implantation de nouvelles zones commerciales, est tombée dans la crise avec la fermeture de plusieurs commerces. C’est là tout l’intérêt de ce projet de redynamisation de l’activité commerciale dans ce quartier à travers ce chantier de réaménagement des principales artères de ce quartier. Une opération qui s’inscrit dans le cadre d’Adecot (Actions de dynamisation des entreprises appartenant aux secteurs du commerce, des loisirs et du tourisme, du littoral de Souss-Massa-Draâ). L’opération relève du Programme de coopération transfrontalière Espagne-Frontières extérieures (POCTEFEX). Outre Talborjt, il concerne également les zones commerciales de Taroudant et d’Inezgane. Des zones pour lesquelles il s’agit, à travers ce projet, de concevoir, d’élaborer et de mettre en œuvre un plan intégral de dynamisation socio-économique. Après Agadir, Inezgane et Taroudant, d’autres villes de la région vont profiter de ce programme. Pour l’heure, un diagnostic a été réalisé par l’expertise canarienne pour les villes de Tiznit, Tafraout, Sidi Bibi et Sidi Ifni. Reste à faire adhérer les collectivités concernées au programme. Sur ce plan, il semble que c’est plus long qu’à Agadir. Dans la station balnéaire, outre le chantier du Talborjt, la commune travaille aussi sur les projets d’aménagement d’un jardin botanique dans l’ancien Talborjt et la mise à niveau du barreau Est-Ouest. Le lancement des appels d’offres pour ces deux chantiers est imminent, avancent les élus de la commune urbaine.

Publié 12 mai 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Urbanisme

Schéma directeur d’Agadir : Le plan d’aménagement livré cette année

par Malika Alami – leconomiste.com

  • Le dossier au stade de préparation des concertations réglementaires
  • Il couvre en documents d’urbanisme une superficie de 2.200 km²
Photo M. Terrier

Photo M. Terrier

Bonne nouvelle pour le Grand Agadir, la région ne tardera pas à avoir son nouveau schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU). Le dossier est aujourd’hui en phase de préparation des concertations réglementaires. Le plan d’aménagement devra en effet être validé par le comité central de suivi avant d’être livré dans sa version finale cette année. C’est ce qui a été annoncé lundi dernier dans le chef-lieu du Souss lors de la 13e session du conseil d’administration de l’Agence urbaine d’Agadir. Le ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire national, Mohand Laenser, qui présidait cette réunion, a exhorté les responsables du dossier à la célérité dans la réalisation de ce plan. Et ce à mieux accompagner le développement urbanistique du Grand Agadir. Pour la ville d’Agadir en pleine évolution, ce dossier est en effet d’une importance stratégique. Et ce pour garantir la cohérence du développement spatial. De fait, il s’agit de mettre fin à l’image fragmentée d’Agadir qui s’est développée notamment ces trente dernières années, dans tous les sens sans vision globale.
Pour rappel, c’est au bureau d’études international Beltran-Cabrera-Trujillo qu’a été confié en 2011 la réalisation de cette étude, suite à un appel d’offres. Le prestataire devait après 26 mois de travail rendre sa copie en 2013 mais selon une source proche du dossier, le processus de concertation a pris beaucoup de temps. L’opération a aussi été freinée par un retard dans la remise de certains documents topographiques au bureau d’études. Aussi, le chantier a-t-il enregistré quelques mois de retard, même si les représentants de l’Agence urbaine d’Agadir tiennent à souligner que les délais d’élaboration ont été respectés. A noter que l’aire d’étude du SDAU couvre trois grandes entités spatiales. Il s’agit de la bande littorale allant de Taghazout à la limite nord de Massa, la partie ouest des plaines de Souss et Massa et une grande partie de la zone montagneuse de Drarga et Amskroud. La zone concernée s’étend sur une superficie de 2.200 km² et couvre 28% de la population rurale de la région et 60% de la population urbaine. Objectif recherché par le nouveau plan: inscrire le développement de ce vaste espace dans une démarche de planification globale à même de lui assurer une cohérence et une complémentarité entre ses différentes entités territoriales, est-il indiqué. Dans le processus de réalisation, l’étude du SDAU a franchi trois phases. La dernière a été validée en janvier dernier par le comité de pilotage après des consultations en juillet 2013 sur les variantes d’aménagement proposées. Le tout s’est concrétisé par des orientations d’aménagement et des plans d’actions.

Désengorgement

L’Agence urbaine de Taroudant a été créée en 2013 (décret n° 426-13-2 du 17-06-2013 publié au Bulletin officiel n° 6166 en date du 04 Juillet 2013) avec un territoire d’intervention qui porte sur cette province et celles de Tiznit et de  Sidi Ifni. Pour Mohand Laenser, le ministre de tutelle, cette nouvelle agence permettra d’accompagner la pression urbanistique et le dynamisme économique que connaît le Grand Agadir. Cette zone, rappelons-le, abrite 70% de la population urbaine de la région Souss-Massa-Drâa et concentre près de 70% de l’économie de la région, est-il indiqué. A noter aussi que le ressort territorial de l’AUA couvre 41 communes dont 7 urbaines et 34 rurales sur une superficie de 6.113 km2, pour une population de plus de 1,2 million d’âmes.

 

Publié 30 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Urbanisme

Gestion du territoire : «La nécessité d’une approche renouvelée»

MAP – lematin.ma

«L’AUA appelée à adopter une approche renouvelée dans la gestion du territoire. Cette nouvelle politique doit s’appuyer sur la proximité, l’écoute, la célérité et la généralisation de la couverture en documents d’urbanisme», Mohand Laenser

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire national, Mohand Laenser, préside à Agadir, les travaux de la 13e session du Conseil d’administration de l’AUA. Ph : MAP

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire national, Mohand Laenser, préside à Agadir, les travaux de la 13e session du Conseil d’administration de l’AUA. Ph : MAP

 

L’Agence urbaine d’Agadir (AUA) est appelée à adopter une approche renouvelée en matière de gestion du territoire en vue de répondre au mieux aux attentes et aspirations que lui impose la réalité de son ressort territorial, a souligné, lundi à Agadir, le ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire national, Mohand Laenser.

Cette nouvelle politique doit s’appuyer sur la proximité vis-à-vis des autorités locales et des instances élues, l’écoute des préoccupations des citoyens, la célérité dans la réalisation du plan directeur de l’aménagement du Grand Agadir, la généralisation de la couverture en documents d’urbanisme, notamment les zones à forte pression, et l’actualisation des documents obsolètes, a souligné Laenser à l’ouverture des travaux de la 13e session du Conseil d’administration de l’Agence.

Il expliqué que l’AUA est, également, tenue d’assurer la couverture des quartiers et agglomérations sous-équipés en veillant à leur intégration dans le tissu urbain environnant, la préservation du patrimoine architectural, l’amélioration de la qualité du périmètre urbain et du cadre bâti, tout en en tenant compte de la durabilité de l’urbanisme, particulièrement en ce qui a trait à la mobilité urbaine et à la dimension écologique, et en évitant l’extension urbaine au dépens des terres agricoles.

Aussi a-t-il fait observer que l’Agence se doit de contribuer à faciliter les procédures d’examen des autorisations, mettre en œuvre les nouvelles dispositions relatives à l’octroi des autorisations d’urbanisme pour être au service des citoyens et encourager l’investissement et le climat des affaires et d’accorder une importance particulière au monde rural à travers l’assistance technique gratuite et la mise en place de programmes intégrés pour le développement des nouveaux centres et agglomérations ruraux.

Le ministre a relevé que la création de l’Agence urbaine de Taroudant, qui couvre les provinces de Taroudant, Tiznit et Sidi Ifni, est de nature à permettre à l’AUA de mieux accompagner la pression urbanistique et le dynamisme économique que connait le Grand Agadir, une zone qui abrite 70% de la population urbaine de la région Souss-Massa-Drâa et concentre près de 70% de l’économie de la région.

Les travaux de cette 12e session du CA de l’Agence, qui se sont déroulés en présence notamment du wali de la région gouverneur de la préfecture Agadir-Ida-Outanane, du gouverneur de la préfecture Inezgane Aït Melloul et du gouverneur de la province Chtouka Aït Baha, ont été marqués par l’adoption du PV du 12e Conseil d’administration et des rapports moral et financier.

Le CA a également approuvé le plan d’action et le budget 2014, avant de suivre un exposé sur les activités de l’Agence au titre de l’exercice 2013 et du plan d’action prévisionnel de 2014 et de la période allant de 2014 à 2016.

Le ressort territorial de l’AUA couvre 41 communes (dont 7 urbaines et 34 rurales) sur une superficie de 6113 km2 (8.5% du territoire de la région) pour une population de plus de 1.2 million d’âmes (3.7% de la population de la région).

Publié 29 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Urbanisme

AGADIR : POLÉMIQUE AUTOUR DU PROJET DE CHU

par Malika Alami – leconomiste.com

  • ELUS LOCAUX ET DÉPARTEMENT DE LA SANTÉ PAS D’ACCORD SUR LE FONCIER
  • LA QUESTION TRANCHÉE AUJOURD’HUI LORS D’UNE RÉUNION ENTRE LES MINISTRES DE TUTELLE
  • DES BAILLEURS DE FONDS SAOUDIENS ARRIVENT CETTE SEMAINE
CHU-agadir-tanger

Le projet de faculté de médecine et du Centre hospitalier universitaire (CHU) à Agadir est un dossier qui mobilise tout le monde. Elus comme institutionnels s’impliquent depuis des mois dans le montage de l’opération. Alors que le dossier est bien avancé en termes d’études, voici que surgit une polémique entre la Commune urbaine et le département de la Santé sur la consistance du foncier.
En effet, après avoir proposé un terrain de 39 ha à proximité du prolongement du barreau est-ouest ainsi que du nouveau stade d’Agadir, il y a plus de douze mois, les élus locaux voient aujourd’hui les choses en plus grand. Ils proposent une extension du terrain initial mais aussi un aménagement différent du foncier. Tout cela ne poserait pas problème si le département de la Santé n’avait pas déjà avancé dans les études en la matière sur la base de la première mouture du dossier. Et ce après répartition du terrain en accord avec le département de l’Enseignement supérieur, le site devant abriter un centre hospitalier universitaire et une faculté de médecine. Pour le premier établissement les parties ont retenu 30 ha, les 9 ha restants dédiés au deuxième. «C’est sur cette base que le dossier a avancé et que le premier marché en terme de programmation du projet a été lancé. Ce serait de la perte de temps que de changer de configuration au niveau du foncier aujourd’hui», précise une source proche du dossier au niveau du département de la Santé. Mais tout cela est vraisemblablement remis en question par les élus. Tarik Kabbage, maire d’Agadir, ne manque pas d’arguments pour défendre ses propositions.
L’élu souligne que la commune a commandité une étude urbanistique auprès d’un bureau d’études maroco-canarien pour définir la consistance du futur pôle de santé. C’est sur cette base qu’une extension a été suggérée. Aujourd’hui, ce que propose la commune c’est un terrain d’une superficie brute de 76 ha. Le site devant réunir un CHU sur 39 ha, une faculté de médecine sur 16 ha et 2,5 ha pour un hôpital psychiatrique. «Cette nouvelle mouture nous offre plusieurs avantages dont plus de mobilité au sein du site mais aussi une meilleure accessibilité au pôle de santé, sans oublier la mise en valeur des aspects hydrologiques du terrain», avance Kabbage. Malgré plusieurs contacts entre les élus et le département de la Santé, les parties continuent à camper sur leur position.
Une réunion des ministres de tutelle est prévue aujourd’hui mardi pour trancher sur le dossier. Il faut en effet faire vite. Une visite des bailleurs de fonds saoudiens en faveur du dossier est annoncée cette semaine.

BUDGET EXCEPTIONNEL POUR AGADIR

par Malika Alami – leconomiste.com

  • UN EXCÉDENT BUDGÉTAIRE DE 228 MILLIONS DE DH EN 2013
  • UN RECORD PAR TÊTE D’HABITANT À L’ÉCHELLE DU ROYAUME
  • CELA PERMETTRA DE POURSUIVRE LES CHANTIERS DE LA VILLE QUI NÉCESSITENT 600 MILLIONS DE DH
L’excédent dégagé par la commune servira à financer une partie des chantiers de la ville, notamment la mise à niveau des voiries, le renforcement des équipements éducatifs et sanitaires et infrastructures de proximité

L’excédent dégagé par la commune servira à financer une partie des chantiers de la ville, notamment la mise à niveau des voiries, le renforcement des équipements éducatifs et sanitaires et infrastructures de proximité

 
La ville d’Agadir affiche une bonne santé financière. La commune urbaine a dégagé un excédent budgétaire de 228 millions de DH en 2013, «un véritable record par tête d’habitant à l’échelle nationale», se rejouit Tarik Kabbage, maire d’Agadir. Un gain que la commune a pu réaliser grâce au renforcement de la collecte de la taxe sur les terrains non bâtis et autres taxes communales. Des résultats qui ne font pas que des heureux. Les acteurs économiques dénoncent la pression des élus sur les contribuables alors que la conjoncture est difficile.
Le maire, lui, lorgne plutôt du côté des projets d’investissement pour la période 2013-2015. Un vaste chantier pour lequel l’excédent dégagé tombe à pic. Le plan communal de développement arrêté pour cette période nécessitera au total une enveloppe de 600 millions de DH. La priorité est donnée bien sûr aux quartiers sous-équipés. Dans ce programme d’envergure la contribution de la commune s’élève à 160 millions de DH sur toute la durée du chantier. Les départements de l’Habitat, l’Education, la Santé, Al Omrane, le conseil préfectoral d’Agadir Ida Outanane et l’INDH sont les autres partenaires du programme. Outre la mise à niveau des voiries, il est ainsi prévu également de renforcer les équipements éducatifs et sanitaires et les infrastructures de proximité. Et ce, en raison de la pression démographique qu’engendre l’évolution que la cité a enregistré ces dernières années. Aussi il est question de transformer les nouveaux quartiers, tels que Hay Mohammadi ou encore Taddart à Anza Oulya, en lieu de vie équipé d’infrastructures de proximité mais aussi d’activités. Pour le moment, les nouveaux quartiers à travers la commune urbaine sont des lieux-dortoirs bétonnés avec trop peu de verdure. Pour l’embellissement et la mise à niveau du quartier Talborjt, il est prévu d’investir globalement 80 millions de DH. Sur les lieux, comme annoncé dans nos colonnes, le chantier est installé mais les travaux n’ont toujours pas commencé. La première tranche devrait durer 8 mois environ. L’objectif est de redonner du souffle à ce quartier qui, avec l’extension d’Agadir et l’implantation de nouvelles zones commerciales, est quelque peu tombé dans la crise depuis plus de dix ans.

Publié 22 mars 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Urbanisme

LA COMMUNE URBAINE D’AGADIR DÉGAGE UN EXCÉDENT

Par Mohamed Douyeb – le360.ma

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La perle du sud marocain a dégagé en 2013 un excédent budgétaire de 248 millions de dirhams.

La ville d’Agadir peut servir d’exemple à d’autres communes urbaines. La perle du sud marocain a dégagé en 2013 un excédent budgétaire de 248 millions de dirhams. Il a été réalisé grâce, notamment, à la collecte fiscale sur les terrains non bâtis et surtout grâce à la bonne gouvernance financière et administrative, a appris Le360 auprès de la mairie d’Agadir. La commune urbaine d’Agadir, dirigée par l’USFPiste Tarik Kabbaj, est engagée dans un vaste programme de développement pour la période 2013-2015 d’un investissement total de 600 millions de dirhams. Il s’agit de la mise à niveau des quartiers sous-équipés, la réalisation d’infrastructures de proximité, des projets de santé et d’habitat ainsi que l’embellissement de la périphérie et des grandes artères de la ville.

Tariq Kabbage. Droit de cité

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Crédit photo : Mohamed Drissi Kamili

Crédit photo : Mohamed Drissi Kamili

Depuis 2003, le maire d’Agadir se bat pour imposer sa vision de la ville. Le temps d’une balade dans les différents quartiers de la capitale du Souss, il nous explique son mode de gestion.

Avec sa carrure de rugbyman à la retraite et sa moustache bien garnie, Tariq Kabbage est l’un des derniers survivants d’une espèce en voie d’extinction. Son franc-parler et ses punchlines ont forgé sa réputation de trublion. Ses adversaires le décrivent comme un personnage provocateur, colérique et démago aux ambitions politiques insatiables. Ses admirateurs, eux, parlent d’un bagarreur infatigable au service de sa ville. En cette matinée ensoleillée, vêtu d’une chemise bleu ciel et veste demi-saison, il nous accueille devant l’Hôtel de ville avec son staff. Il nous conduit dans son vaste bureau, doté d’un vitrage anti-balle. Et pour cause, ce lieu servait de base de commandement à 
Hassan II au moment de la Marche verte en 1975. Autre témoignage de cette époque, le bureau qui trône au centre de la pièce est celui qu’occupait le roi défunt.

Opération ville propre

« Nous voulons que notre ville soit un lieu de vie où le citoyen est au cœur de la cité », assène Tariq Kabbage, avant de nous inviter à monter dans son 4×4 pour se rendre au meeting d’une association sur le thème de l’université. Ne disposant que de 30 minutes, le maire prononce une diatribe qui fait mouche. « Comment voulez-vous faire d’Agadir un pôle  universitaire qui accueille 75 000 étudiants alors que les structures sont désuètes ? Il faut que les gens de Rabat reviennent un peu à la réalité », lance-t-il à l’assistance avec un accent soussi qui contraste avec ses origines fassies, avant de quitter la salle. Direction Anza, commune de la banlieue nord de la ville, située en pleine zone industrielle. Anza a toujours constitué l’un des points noirs de la ville : pollution, habitat insalubre, criminalité… mais depuis quelques années, elle fait l’objet d’un plan de désindustrialisation. Ce jour-là, les habitants s’activent dans le cadre d’une opération de nettoyage qui a lieu chaque week-end. Tout le monde est mis à contribution pour ramasser les ordures. Pour l’occasion, la mairie d’Agadir a dépêché du matériel et des agents. « Je suis content de voir que les gens se prennent en charge pour s’occuper de leur lieu de vie », commente Tariq Kabbage. Après une demi-heure d’échanges avec la population, il doit filer. 
Il est attendu au quartier Dchira.

Un ami nommé Jean-Marc Ayrault

Premier constat, la circulation est très fluide et aucun nid-de-poule ne déforme la chaussée. Un vaste programme pour équiper la ville de carrefours giratoires a été lancé il y a quelques années. Ce modèle de circulation inspiré de la ville de Nantes, jumelée avec Agadir, doit être étendu à toute la capitale du Souss. Pour cela, Tariq Kabbage peut compter sur le soutien de l’ancien maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, qu’il qualifie « d’ami personnel qui apporte une aide précieuse à Agadir ». En effet, la ville bénéficie des conseils techniques d’anciens cadres de la mairie de Nantes. « Une ville touristique, ce n’est pas seulement quelques hôtels et de l’animation. Toute la ville doit bénéficier du même niveau d’équipement », martèle Tariq Kabbage, avant de se diriger vers un collège du quartier Dchira pour assister à la remise des prix décernés aux meilleurs élèves. La majorité des lauréats étant des filles, il en profite pour lancer quelques vannes aux garçons : « Si ça continue comme ça, c’est vous qui allez demander la parité dans quelques années ! ». Alors qu’il discute avec le personnel administratif à la sortie du collège, Tariq Kabbage attire notre attention sur un lotissement situé à proximité. « Ce sont des logements économiques prévus pour reloger les habitants des anciens bidonvilles. Comme ils ne disposent pas de caution bancaire pour pouvoir acheter un de ces appartements, presque tout le lotissement est vide », déplore le maire.

La bataille du foncier

Depuis l’explosion de l’immobilier dans la ville, Tariq Kabbage livre une guerre sans merci contre le « mauvais béton ». Il n’est pas tendre avec les projets de logement économique.  « Au final, les quartiers à vocation économique sont déserts parce qu’ils ne sont pas habités par les véritables destinataires ». Pour prouver ses dires, il nous conduit dans des quartiers comme Bensargaou et nous fait traverser des lotissements inhabités. « Comment voulez-vous que les gens viennent vivre ici alors qu’il n’y a ni école ni dispensaire ? Même les mosquées ne fonctionnent pas », s’insurge-t-il. Pour mettre son grain de sel dans ces constructions à tout-va, il a lancé un vaste programme pour équiper tous les quartiers de terrains de football, de basket, des pistes pour roller et skateboard, sans oublier un espace de jeux pour les tout-petits. Mieux, chaque quartier ou presque dispose d’un centre culturel avec salles de lecture, de théâtre, et d’un patio central pouvant faire office de salle des fêtes. Quand on ose lui demander si ces infrastructures sont payantes, il lance sur un ton provocateur : « Si vous voulez faire payer les gens, descendez de ma voiture ! ». Pour financer ses projets, le conseil de la ville taxe les terrains non bâtis ou demande aux promoteurs immobiliers de construire des centres culturels ou des infrastructures sportives en échange de facilités fiscales.

Au nom de la rose

Il est 13 h,  le maire et toute son équipe se réunissent dans un restaurant populaire du quartier Tikiouine. Entre une salade à l’huile d’argan et un poulet beldi, l’ambiance est détendue. Comment Tariq Kabbage fait-il pour gérer la pression d’un agenda surbooké ? « Est-ce que j’ai l’air stressé ? Pour me changer les idées, je pratique la marche. Je ne suis pas un sportif, je préfère les joutes verbales », affirme-t-il.  Quand on évoque avec lui l’USFP et la guerre des clans qui fait les choux gras de la presse, il évite de se prononcer. « Driss Lachgar est le premier secrétaire du parti, c’est un fait. Il nous a rendu visite il y a un mois et nous lui avons montré ce que nous faisons ici. Je pense qu’il était ravi ». On n’en saura pas plus. Il est de notoriété publique que les deux hommes ne s’apprécient guère, mais l’intérêt du parti prend le dessus. Driss Lachgar sait bien qu’Agadir reste le dernier bastion de l’USFP. De son côté, Tariq Kabbage profite de sa position pour mener sa politique sans interférence du parti. Il a réussi à constituer une majorité confortable au sein du conseil de la ville avec 27 élus USFP et le soutien de 6 élus PJD, sur un total de 52. Côté financier, la ville tourne avec un budget de 550 millions de dirhams et vient de réaliser le plus grand excédent enregistré au royaume : près de 200 millions de dirhams.

La balade des gens heureux

Avant de regagner le centre-ville, Tariq Kabbage nous invite à faire un crochet par le quartier Dakhla. Sur un vaste terrain nu, un des plus grands projets structurants de la ville doit sortir de terre. « Il s’agit de construire un CHU et la faculté de médecine d’Agadir, qui pourront générer plus de 2000 emplois et faire d’Agadir un solide pôle médical et universitaire », explique le maire. Sur la route du retour, on est frappé par la propreté de la ville qui a fait le choix de ne pas déléguer ce service à une société privée. « A l’exception du transport urbain, tous les autres services sont gérés directement par la ville. Les sociétés délégataires veulent de l’argent et ne veulent pas qu’on intervienne dans leur travail, chose que je refuse », martèle Kabbage. Quand on arrive sur la corniche, il jubile presque. En effet, depuis son arrivée à l’Hôtel de ville d’Agadir, cette promenade s’est radicalement transformée. Exit la kitchissime qasria du plus grand couscous du monde et les plages occupées par les hôtels. « A l’époque, la population ne disposait que des quelques centaines de mètres de plage. Nous avons bataillé ferme contre l’anarchie qui régnait ici. Aujourd’hui, les citoyens disposent de 5 kilomètres de promenade », rapelle-t-il fièrement. Il est 18 h,  la journée n’est pas encore finie pour le maire, qui doit assister à la rencontre entre le  Wydad de Casablanca et le Hassania d’Agadir, qui va disputer son premier match dans le stade flambant neuf de la ville. « Je ne suis pas spécialement adepte de football, la seule équipe que je supporte est le Hassania, qui doit absolument gagner ce soir », lance-t-il comme pour narguer les Casablancais, avant de remonter dans sa voiture. Il sera entendu. De quoi réjouir le dernier maire socialiste du Maroc.

Agadir / Talborjt : Démarrage imminent des travaux

par Malika Alami – leconomiste.com

  • Le chantier de la première tranche de réaménagement du quartier est en cours d’installation
  • Un plan de communication pour les riverains avant les premiers coups de pioche dans quelques jours
  • Coût de la première phase: 13 millions de DH

Dans quelques jours, les premiers coups de pioche du projet de réaménagement du quartier Talborjt démarreront à Agadir. L’ordre de service a déjà été donné à l’entreprise adjudicataire du marché. Pour rappel, c’est la société Zerkdi, un établissement local, qui a été retenue suite à un appel d’offres pour réaliser cette première phase. Avant le démarrage des travaux, les élus ont prévu un plan de communication à travers plusieurs panneaux pour informer la population des détails du projet. Globalement, le chantier nécessitera une enveloppe de 80 millions de DH financée par la Commune urbaine, est-il indiqué. La première tranche qui devrait être finalisée dans un délai de huit mois après le démarrage des ouvrages nécessitera un budget de 13 millions de DH.

Sur cette maquette, il s’agit de la première tranche du réaménagement du projet Talborjt qui devrait être finalisée dans un délai de huit mois après le démarrage des ouvrages

Sur cette maquette, il s’agit de la première tranche du réaménagement du projet Talborjt qui devrait être finalisée dans un délai de huit mois après le démarrage des ouvrages

Il est question avec ce montant d’investir dans le revêtement de la voirie, le jardinage, l’irrigation, l’éclairage et le mobilier urbain de l’axe avenue Moulay Abdellah/Président Kennedy. Le tout devrait redonner du souffle à cette zone commerciale qui, avec l’extension d’Agadir et l’implantation de nouvelles zones commerciales, est tombée dans l’oubli depuis plus de dix ans causant la fermeture de plusieurs commerces. Plus qu’une mise à niveau d’un des premiers quartiers de la reconstruction d’Agadir après le tremblement de terre, ce projet est aussi une opportunité pour redynamiser la localité. Il s’inscrit dans le cadre d’Adecot (Actions de dynamisation des entreprises appartenant aux secteurs du commerce, des loisirs et du tourisme, du littoral de Souss-Massa-Draâ), une opération du Programme de coopération transfrontalière Espagne-Frontières extérieures (POCTEFEX). Outre Talborjt, il concerne également les zones commerciales de Taroudant et d’Inezgane. Des zones pour lesquelles il s’agit, à travers ce projet, de concevoir, d’élaborer et de mettre en oeuvre un plan intégral de dynamisation socioéconomique. Après Agadir, Inezgane et Taroudant, d’autres villes de la région profiteront de ce programme. Pour l’heure, un diagnostic a été réalisé par l’expertise canarienne pour les villes de Tiznit, Tafraout, Sidi Bibi et Sidi Ifni. Il reste maintenant à trouver les financements pour réaliser les concepts retenus et à faire adhérer les collectivités et les professionnels. Auparavant, l’expérience engagée sur Talborjt permettra de tirer des conclusions sur ce programme.

 

Publié 25 février 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Urbanisme

Agadir se dote d’un plan à l’horizon 2020

MAP – lematin.ma

La ville d’Agadir a abrité, jeudi, une réunion consacrée à la présentation des résultats de la 2e phase d’une étude relative au plan de déplacement urbain du Grand Agadir couvrant la période 2014-2020.

Le plan de déplacement urbain de Agadir, devrait permettre, lors de sa phase d'application, de disposer d'une vision stratégique à la problématique de la mobilité en milieu urbain. Ph : cityscapes.ma

Le plan de déplacement urbain de Agadir, devrait permettre, lors de sa phase d’application, de disposer d’une vision stratégique à la problématique de la mobilité en milieu urbain. Ph : cityscapes.ma

Cette réunion s’est déroulée en présence notamment du wali de la région Souss-Massa-Drâa, gouverneur de la préfecture Agadir Ida Outanane, Mohamed El Yazid Zellou, du président de la commune urbaine d’Agadir Tarik Kabbaj, des présidents des neuf collectivités du Grand Agadir, des représentants des ministères et des chefs des services extérieurs et des élus locaux. Les participants à cette réunion ont passé en revue les divers scénarios relatifs au déplacement urbain au niveau du Grand Agadir à l’horizon 2020, ainsi que les mesures caractérisant chaque scénario pour les axes stratégiques de la mobilité urbaine. Elaboré par un bureau d’études espagnol de Barcelone, ce plan devrait permettre, lors de sa phase d’application, de disposer d’une vision stratégique à la problématique du déplacement et de la mobilité en milieu urbain qui soit en phase avec le plan directeur urbain du Grand Agadir. Dans une déclaration à la MAP, Kabbaj s’est félicité de la «convergence entre l’ensemble des communes qui constituent le Grand Agadir quant à l’importance du transport en commun, au renforcement des passages piétons et mobilité des vélos et à la création de voies de contournement pour pallier la congestion du trafic». Il a, aussi mis l’accent sur la pertinence de ce plan qui, par mesure d’anticipation, vise à «suivre en permanence l’évolution du trafic pour ne pas nous retrouver face à des problèmes», relevant que la prochaine étape consiste à mobiliser les moyens financiers nécessaire à la mise en œuvre de ce projet.

Publié 17 février 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Circulation, Urbanisme

Agadir / Commune urbaine : Une nouvelle feuille de route

par Malika Alami – leconomiste.com

  • Mise à jour du Plan communal de développement pour la période 2014-2016
  • Le nouveau programme d’actions sera voté en avril prochain

Le défi des gestionnaires de la ville sera sûrement, dans les années à venir, de transformer les nouveaux quartiers en lieu de vie équipé d’infrastructures de proximité mais aussi d’activités. Pour le moment, les nouveaux quartiers sont des lieux-dortoirs bétonnés avec trop peu de verdure

Le défi des gestionnaires de la ville sera sûrement, dans les années à venir, de transformer les nouveaux quartiers en lieu de vie équipé d’infrastructures de proximité mais aussi d’activités. Pour le moment, les nouveaux quartiers sont des lieux-dortoirs bétonnés avec trop peu de verdure

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La commune urbaine d’Agadir met à jour son plan communal de développement (PCD). Les élus locaux ont tenu en fin de semaine dernière une rencontre de concertation avec plusieurs départements extérieurs. Le meeting intervient suite à des ateliers organisés en novembre dernier avec la société civile. Objectif: coordonner les actions et tracer ensemble la nouvelle feuille de route de la collectivité pour 2014-2016. Pour cette période, le renforcement de l’équipement de la ville sur le plan éducatif, sanitaire et infrastructures socio-culturelles et sportives sans oublier la mise à niveau des quartiers, resteront les préoccupations des élus. La ville s’est beaucoup transformée ces dernières années, à travers des changements et des projets concrets. Aujourd’hui, le développement économique du chef-lieu du Souss et la pression démographique qu’engendre cette évolution nécessite encore plus d’équipements. Et ce à travers notamment de nouvelles voies et le renforcement de l’existant mais aussi plus de places et des parkings. Sur ce plan, il est question d’aménager neuf grandes places à travers la ville. Le site de Bijaouane sur le front de mer est l’un d’eux. Il devrait offrir à terme 350 places de stationnement. Les études concernant ce projet ont été réalisées en 2011. Une société mixte de développement local a été créée mais le dossier est depuis deux ans au niveau de la direction des collectivités locales et n’avance pas selon les élus. Outre les équipements, le défi des gestionnaires de la ville sera sûrement, dans les années à venir, de transformer les nouveaux quartiers, tels que Hay Mohammadi ou encore Taddart à Anza Oulya, en lieu de vie équipé d’infrastructures de proximité mais aussi d’activités. Pour le moment, les nouveaux quartiers à travers la commune urbaine sont des lieux-dortoirs bétonnés avec trop peu de verdure. Aussi on ne peut s’empêcher de réfléchir avec beaucoup d’inquiétudes sur le devenir des habitants, particulièrement les jeunes de ces quartiers. L’implantation et le développement des nouveaux quartiers ne peuvent se faire désormais sans la prise en compte de la qualité de vie des habitants et des niches génératrices de revenus nécessaires à ces populations. 
Assurément un des défis pour les années à venir est de concorder dès maintenant développement économique et urbain pour une bonne insertion des nouvelles générations. Pour l’heure, il est question d’hiérarchiser les nouveaux projets du PCD pour la période 2014-2016, de trouver les financements et passer au vote final de la feuille de route en avril prochain.

Publié 11 février 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Urbanisme

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