Richesses Agricoles   Leave a comment

L’Amandier

L’Amandier, premier arbre à fleurir vers la fin de l’hiver, enchante la vue grâce à cette floraison précoce, à savoir, les mois de février et mars. Les fleurs de l’amandier apparaissent avant les feuilles. Ses fruits ont une saveur pure fine et très gouteuse. Au Maroc, l’amande a toujours été l’offrande par laquelle on honore ses hôtes, un signe incontestable de raffinement.
Résistant remarquablement à la sècheresse et très peu exigeant, il s’est implanté spontanément dans les vallées et sur les plateaux de l’Atlas. L’amandier, après l’olivier, est l’espèce fruitière qui occupe le plus de superficie au Maroc. La superficie occupée par l’amandier est de l’ordre de 132.000 ha.
La production nationale en amandes varie de 50.000 à 90.000 tonnes selon les saisons. Les vergers traditionnels sont localisés essentiellement en zones de montagne, notamment les régions pré-rifaines et rifaines, les massifs de l’Anti Atlas ainsi que dans les zones arides et subarides (Tafraout, Azilal, Oasis du Drâa, etc.).
La région de Souss-Massa-Drâa s’accapare la première place en matière de production nationale de ce fruit sec (33%). Le processus de production des amandes figure parmi les priorités du deuxième pilier du Plan Maroc vert (agriculture sociale) qui prévoit l’augmentation de la surface cultivée en amande de 141.000 à 184.000 hectares soit une augmentation de 30%.

L’Arganier

L’Arganier est une richesse ancestrale naturelle, classé par l’UNESCO comme patrimoine naturel universel depuis 1999. Fortement emblématique de la région, l’arganier  occupe  une  aire  géographique unique dans le Monde de 800 000 ha dont 80% sur la région Souss Massa Drâa. Des essais d’implantation dans d’autres régions du monde n’ont pas donné de résultats.
La culture de l’arganier représente 11% du CA agricole total de la région et 86% de la production nationale. Il s’agit d’une culture typique de la région. Cette filière présente des caractéristiques très intéressantes : variétés de ces usages, caractère unique du produit, niveau actuel de développement de la filière… Cette culture présente des opportunités de croissance et un potentiel de création de richesses très importants.

L’Arganeraie joue un rôle essentiel dans la lutte contre la désertification. Elle est également reconnue par l’UNESCO comme réserve de biosphère.
L’huile d’argane, considérée comme l’une des huiles les plus rares du monde, possède diverses vertus ; alimentaires, pharmaceutiques ou cosmétiques. Elle est extraite traditionnellement par les femmes amazighes de la région à partir du noyau du fruit de l’arganier. C’est une huile 100% naturelle et biologique, riche en acide gras insaturés et Vitamine E, qui agit contre l’artériosclérose, et procure des bienfaits hydratant et régénérant pour la peau.
A l’initiative du Conseil Régional Souss Massa Drâa, une indication Géographique Protégée obtenu au Maroc (IGP Argane) a été créée pour protéger et valoriser le travail des populations locales en appliquant la loi Marocaine sur les Signes Distinctifs d’Origine et de Qualité (SDOQ). Cette IGP est gérée par l’Association Marocaine de l’Indication Géographique de l’Huile d’Argane (AMIGHA).

Le Câprier

Le Câprier est un arbrisseau méditerranéen de la famille des Capparidacées, cultivé pour ses boutons floraux appelés câpres. Il appartient au genre Capparis qui contient plus de 350 espèces utilisées pour différentes fins ; alimentation, médecine, cosmétique ou encore ornementation.

Le Maroc est actuellement le premier producteur et exportateur de câpres dans le bassin méditerranéen et dans le monde. Les trois principales régions marocaines où le câprier est cultivé de façon traditionnelle sont: Taounate, Safi et Taroudant. Mais, il existe dans plusieurs autres régions l’état spontané.
C’est un arbuste à longs rameaux trainant et grisâtre qui mesure à l’âge adulte 50 à 80 cm de hauteur et 1 à 1.5 m en largeur. Ses feuilles ont en général une forme ovale à arrondie, épaisses, d’une couleur verte ou glauque, avec une paires d’épines recourbées à la base. Le développement des rameaux est caractérisé par deux phases ; la première est une croissance végétative dans laquelle il n’y a pas d’initiation florale, la seconde commence une fois que le rameau forme dix nœuds et pendant laquelle on assiste à l’initiation des boutons floraux. Tant qu’ils ne sont pas ouverts, ces boutons floraux qui sont les câpres, constituent la partie de la plante la plus recherchée pour la consommation.
Les fleurs sont de couleur rosâtre, à 4 sépales, 4 pétales et plusieurs étamines groupées en touffes. Le fruit est une baie déhiscente, de forme ovoïde, il est grand, charnu et porté par un long pédoncule. Le nombre de graines par fruit est en moyenne de 130 avec un minimum de 15 graines pour les petits fruits et 400 pour les gros. Les racines sont peu ramifiées et très profondes. C’est une plante anti-érosive qui fixe le sol et se développe sur des pentes abruptes.
Les zones d’implantation dans la région Souss Massa Drâa sont le versant sud du Haut Atlas ainsi que l’Anti-Atlas (province de Tiznit). Actuellement, un projet de plantation de 400 000 pépinières sur une superficie de 1000 ha est en cours au niveau de la province de Tiznit (Programme de DPA de Tiznit (2006 – 2010)).
Le nombre d’agriculteurs impliqués est très faible, ce sont les femmes qui s’occupent de la collecte. La production, qui est généralement vendue en vrac, s’élève à 50 tonnes au niveau de la zone Est, tandis qu’elle est faible dans la zone Ouest (<10T).

La Figue de Barbarie

La Figue de Barbarie est une baie charnue à nombreuses graines, issue du figuier de Barbarie. Celui-ci est une plante grasse caractérisée par des tiges en forme de raquettes épaisses et ovales.

Le figuier de Barbarie est originaire du Mexique qui s’est implanté dans d’autres continents, notamment le pourtour méditerranéen et quelques pays d’Afrique du Sud.
Le fruit du figuier de Barbarie est très nutritif. Riche en vitamine C, il contient de l’albumine, du sucre incristallisable et du mucilage (substance végétale de nature visqueuse, coagulable en gelée par l’alcool). Le goût du fruit est agréable, ce dernier est très sain et très rafraichissant pendant la saison estivale. Les figues de Barbarie du Maroc ont une vertu lénifiante, il est possible d’en extraire une huile très nourrissante.
La culture du figuier de Barbarie représente 57% du CA agricole total de la région 48,9% de la production nationale. Le développement de cette filière est une priorité économique.
Cette activité est un levier de croissance très important. Aujourd’hui peu organisée et peu productive, cette filière a un potentiel de développement et de création de valeur, donc de richesses et d’emplois, considérable.
Les figuiers de Barbarie couvrent actuellement 44 000 ha dont 28 000 ha sur terrains privés au niveau de la zone de Aït Baâmrane. 21 000 ha sont exploités par la population locale et la coopérative « Aknari ». Ces plantes protègent contre l’érosion des sols et la désertification.

Le Henné

Le Henné au Maroc est une tradition sociale qui date de l’Antiquité, il a des
vertus à la fois esthétiques et médicinales. Le henné, aussi connu sous le nom
de Lawsomia Inermis ou Mignonette, est un arbre ou un arbuste fortement parfumé qui peut grandir jusqu’à vingt pieds de hauteur. C’est une plante ramifiée, un mélange de feuilles simples de couleur verte et blanche à quatre pétales, agencés en bouquets.
Les fleurs sont petites, parfumées, roses, jaunes ou rouges, et produisent des baies bleues-noires. Sa graine est de couleur noire, des tonalités de couleurs très variées; on part du vert jade, jusqu’au vert gris, en passant par le vert émeraude. L’odeur des fleurs est douce avec un parfum légèrement musqué.

Cette plante pousse dans les climats chauds et un peu humide. Elle est originaire du Moyen Orient, de l’Afrique du Nord, et du subcontinent Indo-pakistanais. Seulement quelques pays exportent leur henné tandis que d’autres le gardent pour le commerce local. La particularité du Henné marocain est cette intensité plus foncée que le vert de l’olivier.
Dans la région Souss Massa Drâa, le henné est cultivé sur 1200 ha dans les périmètres de Tazarine et de la vallée de Drâa avec 2 400 agriculteurs et une coopérative fonctionnelle à Tamegroute (Jbel Banni). La production s’élève à environ 36000 quintaux par an.

Le Miel

Le Miel est un des premiers aliments de l’Homme. Il est très connu par ses
multiples bienfaits pour la santé ainsi que par sa douceur si bien qu’il est
fortement prisé dans la gastronomie. Symbole de prospérité et d’abondance, il est cité au Coran comme bénéfique pour la santé et comme un des éléments du paradis. Le « nectar des dieux » est un aliment principalement énergétique, antianémique, antiseptique, apéritif, béchique (calme la toux) digestif, diurétique, émollient (relâche, détend et amollit les tissus enflammés), fébrifuge (combat la fièvre), laxatif (facilite le transit intestinal), sédatif et vicariant (supplée à la déficience).

Dans la région Souss Massa Drâa, le miel est issu de l’abeille noire (Apis mellifica) et l’abeille saharienne (Apis mellifera sahariensis), plus résistante aux pathologies et plus productive ; des agrumes dans la plaine du Souss ; du thym, de la thuya, du romarin, du chardon, et de toutes fleurs dans le Haut-Atlas ; de l’euphorbe, du thym, du caroubier, du romarin, de l’eucalyptus et de toutes fleurs dans l’Anti-Atlas et la région de Tiznit.
La région Souss Massa Drâa compte 110 000 ruches traditionnelles et 25 000 modernes, tandis que la production annuelle s’élève à 512 tonnes en 2005 dans le Souss Massa, soit 5% de plus qu’en 2004, et 13.5 tonnes pour la région de Ouarzazate en 2000 avec 15 000 apiculteurs, 37 coopératives et 8 associations de producteurs.
L’Amlou est une recette spéciale de la région du Souss préparé avec du miel, de l’huile d’argane et des amandes qui est aussi bien commercialisée que le miel.
Le miel est bénéfique pour la région du coté de la pollinisation des cultures, nécessaire à la production agricole, à la pollinisation des plantes sauvages et également nécessaire au maintien de la biodiversité.

Le Palmier Dattier

Symbole de fertilité et de prospérité des zones sahariennes et présahariennes, le Palmier Dattier, implanté principalement le long des vallées du Ziz et du Drâa, est considéré comme l’une des plus vieilles espèces fruitières du pays. C’est un monocotylédone de la famille des Arecaceae ou des Palmae qui est la famille des palmiers.

La culture du palmier dattier qui constitue l’une des principales activités agricoles au niveau des zones sahariennes et présahariennes, occupait, il y a plus d’un siècle, une importante superficie de plus de 15 millions de pieds et plaçait le Maroc au 3ème rang mondial en matière de production de dattes.
Cette plante des oasis sahariennes renferme beaucoup de richesses dont le principal est sûrement ses fruits, les dattes. Riche en eau (70%), la datte est un fruit du désert à la chair généreuse, bien fourni en vitamines B, magnésium, fer, fibres et potassium, permettant un apport énergétique non négligeable tout en luttant contre l’anémie et la constipation. La datte s’avère aussi être un très bon combustible.
Le palmier dattier est la structure de base de l’agronomie des oasis marocaines par la création d’un microclimat essentiel au bon développement des cultures sous-jacentes. Par ailleurs, outre leur pouvoir de désalinisation des sols, les palmiers dattiers sont peu exigeants en ressources hydriques et en terre fertile, et ils savent s’adapter aux aléas climatiques et environnementaux.
La culture du palmier dattier représente près de 20% du CA agricole total de la région, 40% de la production nationale. Cette filière nécessite d’être développée et surtout réorganisée. Cette activité est également un levier de croissance fort. La culture palmier dattier est en perte de vitesse depuis plusieurs années dans la région. Des conditions d’exploitations difficiles, un niveau de valorisation très faible et un exode rural endémique expliquent le recul progressif de cette culture traditionnelle.
Les palmeraies, menées en général en culture mixte, permettent la subsistance de nombreuses familles dont les moyens d’existence reposent sur l’exploitation du dattier, des cultures sous-jacentes et des sous-produits que cet arbre prodigue dans un milieu aux ressources particulièrement limitées.
La région compte 1 900 000 pieds de palmiers qui produisent 600 000 quintaux par an. Ils permettent la création et le maintien d’un microclimat dans les oasis, nécessaire aux activités agricoles associées (céréaliculture, arboriculture, …).

La Rose

La Rose est la fleur la plus odorante et la plus envoutante au niveau mondial.

La culture du rosier de la région Souss Massa Drâa représente 100% de la production nationale. C’est une culture traditionnelle et typique de la zone dite de la «vallée des roses». Les zones de culture s’étendent sur 45 Km de Vallée des Roses (de 5 km au Sud d’El Kelaa jusqu’à 4 Km au nord de Boulmane-Dades). Les rosiers sont plantés en bordure sous forme de haies séparatrices des parcelles, sur une longueur totale estimée à 3 200 Km. La grande majorité des agriculteurs pratiquent cette culture en bordures de leurs parcelles. La production est de 32 000 tonnes par an.
Ces petites roses sont utilisées dans la composition d’innombrables recettes de beauté. On s’en sert pour extraire de l’essence et pour fabriquer la fameuse eau de roses connues pour ses diverses vertus.
Cette filière nécessite d’être développée et intégrée. Réorganisée, cette activité peut présenter une croissance forte et une création d’emploi importante puisqu’elle est une activité très demandeuse de main d’œuvre.

Le Safran

Le Safran, surnommé l’Or Rouge, est une fleur magnifique, en plus d’être une des épices les plus raffinées utilisée comme parfum pour rendre les plats
savoureux.

Il est très prisé grâce à ses vertus multiples. En effet, il n’est pas seulement à usage alimentaire mais a toujours été très lié à la beauté et la cosmétique, ainsi qu’à d’autres usages esthétiques et pharmaceutique à travers l’Histoire.
La présence du Safran au Maghreb remonte au IXe siècle. Dans la région, il est cultivé à Taliouine, province de Taroudant, et dans les environs de Tazenakht.
La récolte du Safran nécessite un énorme travail. Le crocus sativus est un bulbe qui se met en terre début septembre, et passe la saison estivale en dormance, ce qui est parfaitement adapté aux sols de faible pluviométrie. Il est cueilli à partir de fin octobre et jusque mi novembre. La fleur, violette, pousse hors du sol pendant la nuit et doit être cueillie quotidiennement, avant le lever du soleil. L’émondage et le séchage des stigmates suivent rapidement, permettant de conserver correctement l’or rouge. Il faut environ 200 fleurs pour obtenir 1g de safran sec !
Selon l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole (ORMVA), le volume de la production du Safran est estimé à 3 000 kg par an. Un chiffre qui permet de classer le Maroc en 4ème position sur le plan international après l’Iran, l’Inde et la Grèce. La superficie globale dédiée à cette culture traditionnelle est de 640 ha pour 1 285 producteurs.
Le Conseil Régional Souss Massa Drâa a été l’initiateur de l’Appellation d’Origine Protégée AOP SAFRAN DE TALIOUINE, un signe distinctif protégé pour organiser et valoriser la filière du Safran.
L’objectif de l’AOP est de maintenir au niveau local une partie des profits réalisés par les intermédiaires du safran aussi bien sur le plan national qu’international. La démarche AOP permettra aussi de créer de nouveaux postes d’emploi pour les jeunes au niveau de toute la filière: production, séchage et commercialisation. Afin de renforcer l’ancrage culturel du safran comme produit de terroir dans la région, l’AOP encourage l’organisation des producteurs en groupements de villageois représentés au sein d’une coopérative de groupements villageois et d’une union des coopératives de
producteurs de safran.

Et un très beau catalogue édité par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime sur les produits du terroir du Maroc :Cliquez sur sa couverture pour l’ouvrir ( un peu long à charger… Patience… )

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publié 15 mars 2011 par Michel Terrier

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