Archives de juillet 2012

Discours de Sa Majesté le Roi à la Nation, à l’occasion de la Fête du Trône

Ci-après le texte intégral du Discours Royal :

«Louange à Dieu Paix et salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Cher peuple,

Nous commémorons aujourd’hui le treizième anniversaire de Notre accession au Trône, une occasion renouvelée qui traduit la profondeur et la pérennité des liens symbiotiques d’allégeance qui t’unissent indéfectiblement au Trône. C’est aussi l’occasion idoine de réaffirmer les choix fondamentaux de notre pays, tels que consacrés par la nouvelle Constitution du Royaume, laquelle représente pour la nation unanime un Pacte d’exception tant sont vastes les perspectives d’une participation effective et efficiente qu’elle ouvre devant toi, cher peuple.

Autant dire la responsabilité qui nous incombe à tous d’œuvrer de concert pour le parachèvement du modèle singulier que nous nous sommes choisi pour consolider la construction d’un Etat marocain moderne, empreint des valeurs d’unité, de progrès, d’équité et de solidarité sociale, et fidèle à notre identité séculaire.

Notre pays est entré dans une nouvelle étape qui n’est ni le fait du hasard, ni le produit de circonstances. Elle est plutôt le fruit d’une politique mûrement réfléchie et d’une stratégie graduelle, que Nous suivons depuis Notre accession au Trône. C’est une démarche qui participe d’une volonté pleinement souveraine, parfaitement en phase avec les aspirations légitimes qui sont les tiennes.

En tête de Nos préoccupations figurait donc, tout naturellement, la nécessité de conforter et raffermir la cohésion de la société marocaine, en réalisant la réconciliation des Marocains avec eux-mêmes et avec leur histoire, à travers le travail de la Commission Equité et Réconciliation, et en veillant à la réhabilitation de l’Amazighité en tant que composante de l’identité nationale et patrimoine commun à tous les Marocains. Nous avons, dans le même esprit, élargi l’espace des libertés et des droits humains, en conférant à la femme, dans le cadre du code de la famille, un statut qui lui préserve sa dignité et lui assure justice et équité, tout en la dotant des moyens de participation à la vie publique.

Nous avons également engagé des réformes économiques profondes pour renforcer les infrastructures et améliorer le paysage des villes marocaines, et pour désenclaver le monde rural en le dotant des équipements nécessaires. Parallèlement, Nous nous sommes employés à créer les conditions propices pour stimuler l’investissement, tout en mettant en œuvre une politique de mise à niveau sociale.

C’est ainsi que Nous avons consolidé les chantiers des actions sociales et en matière de développement, en lançant, en 2005, l’Initiative nationale pour le développement humain, et en l’inscrivant dans une vision globale de lutte contre l’exclusion, la marginalisation et la pauvreté.

En Notre qualité d’Amir Al-Mouminine, Nous nous sommes constamment attaché, en vertu de la Beia sacrée dont Nous assumons la charge suprême, à ce que le Royaume du Maroc demeure un modèle d’attachement à l’Islam sunnite prônant le juste milieu et la tolérance et proscrivant l’extrémisme, le fanatisme et l’ostracisme. Nous avons également érigé le Conseil supérieur des Ouléma en institution constitutionnelle remplissant les missions qui lui incombent en termes de fatwa et de présentation d’avis consultatifs à Notre Majesté pour tout ce qui concerne les affaires religieuses.

En nous investissant résolument dans ces réformes, et en empruntant une démarche participative, Nous avons pu ouvrir le chantier de la révision constitutionnelle. Pour autant, le lancement de ce processus ambitieux n’était nullement une fin en soi. C’était plutôt le moyen de parachever la construction de l’Etat de droit et des institutions et de réaliser les objectifs de développement global, à charge pour chacun d’assumer sa part de cet engagement responsable. Gouvernement, représentants de la nation, élus locaux, partis politiques, syndicats, opérateurs économiques et société civile, sont tous interpelés à cet égard, au nom du Pacte scellé par la nation entière à travers l’adoption de la nouvelle Constitution.

Et tel que tu connais ton premier serviteur, cher peuple, je resterai toujours réceptif aux préoccupations des citoyens, ayant à cœur de s’enquérir de leurs conditions de vie sur le terrain et d’être en phase avec leurs attentes, toutes catégories sociales confondues.

Dans le même ordre d’idées, Nous demeurons constamment à l’écoute de ce que ressent notre communauté résidant à l’étranger, dont chaque membre est l’objet d’une attention particulière de Notre part. Nous tenons, à cette occasion, à saluer leur solide attachement à leur pays, leur fidélité sans faille à leur identité, et le rôle constructif qu’ils jouent en faveur du développement de la mère-patrie. Face à cette conjoncture difficile que traversent certains de leurs pays d’accueil, Nous ne pouvons qu’exprimer Notre soutien et Notre solidarité avec ceux qui en pâtissent aujourd’hui.

Cher peuple,

La concrétisation de nos choix exige de fixer les priorités et de les hiérarchiser, selon une approche se déclinant en étapes et en échéanciers bien définis. Nous avons, donc, fait de cette démarche une véritable feuille de route pour la mise en œuvre des réformes à venir.

Partant du principe que l’Etat de droit est source de tout progrès, Nous avons inscrit la justice en tête de nos chantiers de réformes.

Etant donné que la nouvelle Constitution place la réforme de la justice au cœur de son dispositif, les conditions sont désormais réunies pour assurer le succès de ce grand chantier. Nous attendons donc de la Haute Instance pour la réforme de la justice qu’elle travaille en toute indépendance, et selon une approche participative ouverte, pour mettre au point dans les meilleurs délais, des recommandations pratiques et concrètes, accompagnées des mécanismes et des dispositifs de mise en œuvre.

La régionalisation avancée que Nous avons impulsée et qui a été consacrée par la nouvelle Constitution est un chantier majeur qui doit être mené avec mesure et discernement, si l’on veut que sa mise en œuvre se traduise par un changement substantiel et graduel, dans l’organisation des structures de l’Etat, et l’articulation des rapports entre le centre et les collectivités territoriales.

Pour relever les défis de ce processus, nous devons ouvrir l’espace au renouvellement des élites et à la participation massive des femmes et des jeunes. Pour cela, il faut ouvrir les horizons et les perspectives devant les citoyennes et les citoyens compétents, responsables et intègres.

De même, Nous engageons le gouvernement à mettre en marche la réforme de l’administration publique, pour la mettre en phase avec les exigences de la nouvelle vision territoriale. Ce qui pose la question de la déconcentration que Nous appelons de Nos vœux depuis plus de dix ans. Il appartient donc au gouvernement d’adopter une charte de déconcentration qui permettra à l’administration de se redéployer, de répondre au mieux aux besoins des services déconcentrés, et d’assurer une responsabilisation véritable de ces instances en matière d’élaboration et de gestion judicieuse des projets. Parallèlement, le gouvernement se doit de se pencher sur l’immense chantier des réformes nécessaires à la mise en œuvre de la nouvelle organisation territoriale, dans le cadre d’une bonne gouvernance qui place le développement humain au cœur de ses préoccupations. En effet, relever les défis d’une bonne gouvernance territoriale passe nécessairement par la réalisation d’un développement humain juste et équitable, capable de remédier tant aux déficits du monde rural qu’aux carences qui obèrent la croissance en milieu urbain

Si la justice, la régionalisation et la gouvernance territoriale figurent en tête de nos priorités, il n’en demeure pas moins qu’un intérêt particulier doit être réservé à la mise en place effective des institutions prévues dans la nouvelle Constitution, ayant trait à la bonne gouvernance, à la lutte contre la corruption, et au développement économique et social en général.

Cher peuple,

Le marasme économique que connaît le monde depuis 2008, et les changements qu’il a entrainés dans les relations internationales du fait de la mondialisation, ainsi que les mutations sociales et politiques qui sont à l’œuvre dans notre environnement régional, sont autant de facteurs qui nous incitent à poursuivre les réformes, et nous confortent dans notre conviction quant à la pertinence des choix socio-économiques qui sont les nôtres depuis longtemps. Ces choix nous ont permis de lancer de grands chantiers de nature à renforcer les infrastructures et les équipements de base dont a besoin notre pays, et ce, dans le cadre de stratégies sectorielles qui ont été mises au point selon des paramètres efficients, afin de concrétiser les objectifs escomptés.

A cet égard, Nous avons orienté nos efforts vers la promotion de différents domaines industriels et des nouvelles technologies par l’aménagement de pôles et d’espaces économiques intégrés propres à favoriser les perspectives d’investissement et à améliorer la compétitivité de nos entreprises.

Eu égard à l’intérêt tout particulier que Nous accordons au secteur agricole, il faudra apporter une attention accrue au plan Maroc vert qui représente un facteur fondamental du développement agricole. Il est impératif d’en intensifier les activités, afin d’accroître le rendement, la productivité et la diversité du produit marocain. Parallèlement, il faut renforcer les capacités des petits agriculteurs dans le cadre de programmes solidaires qui contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations du monde rural, surtout dans la conjoncture climatique difficile que le Maroc a connue l’année dernière.

Nous réitérons donc Notre appel au gouvernement pour qu’il assure les conditions de convergence entre les différentes stratégies sectorielles, et qu’il se dote d’outils de veille et d’instruments de suivi et d’évaluation pour assurer leur cohérence et mesurer leur efficacité et l’efficience de l’utilisation des fonds qui leur sont affectés. De même, il lui appartient de faire preuve de créativité dans la recherche d’alternatives de financement susceptibles d’imprimer une forte impulsion à de telles stratégies.

Nous insistons, à cet égard, sur la nécessité de développer les mécanismes de contractualisation et de partenariat public-privé, dans le but d’optimiser les investissements.

Mesurant l’importance de ce partenariat, nous avons adopté une approche novatrice, avec la création de l’Autorité marocaine d’investissement qui regroupe les fonds d’investissement sectoriels nationaux. Cette Autorité a pour vocation de renforcer l’investissement dans les différents secteurs productifs, et de stimuler les partenariats avec les institutions internationales. Car Notre objectif est de faire bénéficier notre pays des opportunités de financement qu’offrent les fonds souverains étrangers, et particulièrement ceux des Etats frères du Golfe, dont Nous saluons l’apport efficient pour soutenir les projets de développement dans notre pays.

Il convient de rappeler, à ce propos, que le secteur touristique représente un puissant levier de promotion de l’emploi et de développement de la richesse nationale, compte tenu de la diversité des atouts naturels que recèle le Maroc, ainsi que de la richesse et la singularité de sa civilisation et de son patrimoine.

Aussi avons-Nous adopté, dès 2001, une stratégie globale comportant des programmes bien définis qui ont contribué à la promotion et au développement de ce secteur. C’est pourquoi Nous nous employons à le soutenir dans le cadre de la Vision 2020, qui est adossée au Fonds Wissal d’investissement touristique, et qui repose essentiellement sur le développement durable. Et c’est pourquoi aussi le Maroc représente aujourd’hui une destination privilégiée dans l’espace méditerranéen.

Cher peuple,

Nous avons veillé à faire de l’élément humain, surtout notre jeunesse prometteuse, le centre et la finalité fondamentale des initiatives de développement. Nous nous efforçons toujours de concrétiser ce dessein dans les différents projets et programmes de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain.

Vu les résultats positifs enregistrés par l’INDH en faveur des populations démunies, Nous avons décidé le renforcement de ses actions, surtout les activités génératrices de revenus, ainsi que l’élargissement de ses domaines d’intervention. Ainsi, Nous avons lancé, à cet effet, le cinquième programme destiné à pallier les déficits dans les régions les plus fragiles, qui manquent d’équipements de base. Nous appelons donc le gouvernement à assurer les conditions nécessaires pour la mise en œuvre de ce programme.

Fortement attaché à la concrétisation du principe d’équité et à la nécessité de venir en aide aux personnes les plus démunies, Nous avons veillé à la mise en œuvre d’un Régime d’assistance médicale à leur profit. Ce régime est le fruit d’une préparation de longue haleine, dans laquelle le Maroc s’est investi depuis dix ans, en vue de venir en aide aux populations démunies.

Le gouvernement est, donc, invité à tout mettre en œuvre pour assurer à ce programme le maximum de chances de réussite par un ciblage conséquent des populations concernées et une prise en charge appropriée des prestations convenues.

Pour que ce régime puisse préserver sa vocation humanitaire, il faut veiller à ce qu’il ne soit pas instrumentalisé par des tendances politiciennes de nature à le dévier de sa noble trajectoire, avec tous les dysfonctionnements que cela risque d’occasionner en la matière et dans bien d’autres domaines sociaux.

Nous l’engageons, par ailleurs, à répondre de manière judicieuse aux besoins sociaux des citoyens, sans se départir d’une bonne gouvernance de la politique financière de notre pays pour préserver son potentiel de développement et sauvegarder notre crédibilité au niveau international.

Convaincu de la nécessité de préserver l’avenir des générations futures, Nous n’avons de cesse d’insister sur la concomitance des exigences de développement avec l’impératif d’assurer la protection de notre environnement, afin de garantir, à terme, les conditions d’un développement durable pour notre pays. Nous agissons, donc, avec détermination pour assurer la préservation, la gestion judicieuse et la valorisation de nos ressources naturelles au service de l’économie nationale.

Dans la même démarche s’inscrit le programme ambitieux que Nous avons lancé pour la production d’énergies renouvelables, éolienne et solaire, en vue de réduire nos importations en énergies conventionnelles et d’alléger le fardeau qu’elles représentent pour l’économie nationale.

Cher peuple,

La diplomatie marocaine restera fidèle aux principes fondamentaux séculaires structurant l’interaction du Royaume avec le monde extérieur, en l’occurrence la confiance en soi, le respect de la légalité internationale, l’attachement à tout ce qui est de nature à conforter la paix et la sécurité internationales, l’engagement en faveur des causes justes et la volonté de raffermir les liens de coopération internationale dans tous les domaines.

S’agissant de notre environnement maghrébin immédiat, les transformations majeures que connaît la région nous offrent une opportunité historique de sortir l’Union maghrébine de l’immobilisme pour lui imprimer une dynamique porteuse d’un développement durable et intégré.

Nous avions déjà appelé à l’émergence d’un nouvel ordre maghrébin pour transcender l’état de dispersion qui prévaut dans la région et remédier à la faiblesse des échanges entre ses pays, en vue d’édifier un espace maghrébin fort et ouvert.

En attendant la concrétisation de cet objectif stratégique, le Maroc poursuivra ses efforts en vue de renforcer ses relations bilatérales avec l’ensemble des partenaires maghrébins, y compris l’Algérie voisine, répondant ainsi aux aspirations pressantes et légitimes des peuples de la région, notamment en ce qui concerne la libre circulation des personnes, des biens, des capitaux et des services.

A cet effet, le Royaume du Maroc réaffirme sa détermination à continuer à s’investir de bonne foi dans le processus de négociation visant à trouver une solution définitive au différend régional artificiel autour du Sahara marocain, sur la base de la proposition marocaine d’autonomie, dont le sérieux et la crédibilité sont reconnus par la communauté internationale, et dans le cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Maroc.

L’adhésion du Maroc à ce processus n’a d’égale que sa détermination à s’opposer avec la fermeté requise à toute tentative visant à porter atteinte à ses intérêts supérieurs ou à transgresser les paramètres fondamentaux des négociations. En attendant de parvenir à une solution politique durable dans le cadre des Nations unies, le Maroc, fort de sa légitimité historique et de la pertinence de sa position juridique, s’est attelé à la mise en œuvre de la régionalisation avancée au Sahara marocain et à la poursuite de la réalisation des chantiers de développement socio-économique dans cette région qui Nous est si chère, et que tous les Marocains portent dans leur cœur.

Concernant le monde arabe, la réalité politique actuelle requiert plus que jamais le développement de l’action arabe commune en vue de répondre aux aspirations de ses peuples. Cet objectif devrait être poursuivi dans un esprit de solidarité agissante et d’adhésion réciproque aux impératifs de construction de l’avenir de la nation arabe, notamment la nécessité de consolider les fondements d’une coopération fructueuse entre ses pays et de mise en commun des intérêts supérieurs de ses fils.

A cet égard, Nous nous félicitons des décisions qui ont été adoptées pour donner corps au partenariat stratégique entre le Maroc et les Etats du Conseil de Coopération du Golfe, et réaffirmons Notre engagement ferme à approfondir nos relations avec ces pays frères et à les consolider dans tous les domaines.

Toutefois, les développements en cours ne devraient en aucune manière occulter la nécessité de se pencher, au niveau international, de façon efficace et concrète sur la question palestinienne fondamentale. Il faudra désormais reconsidérer le traitement réservé par la communauté internationale à cette problématique, étant entendu que l’objectif incontournable à atteindre est l’établissement d’un Etat palestinien indépendant, souverain et viable, à l’intérieur des frontières de 1967, ayant Al-Qods-Est comme capitale.

La région du Sahel et du Sahara, quant à elle, est confrontée à des risques multiples qui menacent l’unité nationale et l’intégrité territoriale de ses pays. Face à cette situation, la Communauté internationale se doit de prêter une attention diligente à cette zone et d’entreprendre des actions fermes à cet effet. Concernant les pays d’Afrique subsaharienne, le Royaume du Maroc demeure engagé dans les projets de coopération efficiente avec eux, en vue de soutenir les programmes de développement humain initiés localement dans les secteurs prioritaires.

S’agissant de l’Europe, la relation Maroc-Union européenne est entrée dans une nouvelle phase qui, pensons-Nous, offre un cadre référentiel pour une approche géopolitique prometteuse visant une refondation de l’espace euro-méditerranéen sur la base de la communauté d’intérêts et d’actions conjointes. Le temps est, donc, venu pour imprimer une impulsion et une orientation nouvelles à l’Union pour la Méditerranée, de sorte à en faire un véritable catalyseur et une force motrice pour réaliser la prospérité partagée sur les deux rives de la Méditerranée.

Dans le contexte des rapports évolués avec l’ensemble des pays de l’Union européenne, Nous nous félicitons des profondes relations historiques qui existent entre le Maroc et l’Espagne voisine, ainsi que des larges perspectives qui s’ouvrent pour les deux pays, confortées par les liens solides qui Nous unissent à Sa Majesté le Roi Juan Carlos 1er, et les rapports historiques liant les deux Familles Royales dans les deux pays voisins.

Dans la difficile conjoncture actuelle, Nous réitérons notre engagement à favoriser l’émergence de nouvelles conditions économiques propices à la création de richesses conjointes, donnant ainsi un contenu concret aux liens profonds de solidarité agissante unissant nos deux pays. A cet égard, Nous avons donné nos Hautes instructions au gouvernement pour traduire cette résolution dans les faits, en faisant preuve de l’intérêt et de la rapidité d’exécution requis à cet effet.

Outre les relations avec les pays du voisinage, le Royaume poursuit ses efforts visant à renforcer et diversifier ses partenariats prometteurs avec les autres régions du monde, en mettant l’accent sur le volet développement durable, dans le cadre d’une coopération Sud-Sud concrète avec nos partenaires parmi les pays en développement.

Le Maroc poursuivra également les efforts soutenus qu’il déploie au sein des organisations internationales, réaffirmant ainsi son attachement à la défense de la coopération multilatérale, en accord avec les nobles objectifs énoncés dans la Charte des Nations unies.

Cher peuple,

En cette occasion nationale mémorable, où nous passons en revue et évaluons les réalisations accomplies dans le cadre des réformes engagées, autant que les initiatives vouées au développement, où nous scrutons les perspectives d’avenir prometteuses, et où nous amorçons la mise en œuvre de la Constitution, nous sommes animés par une pensée révérencieuse de totale fidélité à la mémoire immaculée des deux leaders de la libération du Maroc et bâtisseurs de son Etat moderne, Notre Auguste Grand-Père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V, et Notre Vénéré Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu les ait en Sa Sainte Miséricorde, ainsi qu’à celle de tous les valeureux martyrs tombés pour la liberté, l’indépendance et l’intégrité territoriale du pays, et par fidélité au serment fait devant Dieu. Fasse-t-Il qu’ils soient rétribués de la plus belle récompense pour leurs sacrifices au nom de leur patrie et de leur Oumma.

Nous exprimons également toute Notre considération et rendons hommage à Nos Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, à la Sureté nationale, à l’Administration territoriale, aux Forces auxiliaires et à la Protection civile pour leur constante mobilisation, ainsi que pour les efforts qu’elles ne cessent de déployer sous Notre commandement, en vue de défendre l’intégrité territoriale du Maroc, sa souveraineté, sa sécurité et sa stabilité.

Nous prions en ces jours bénis du mois sacré de Ramadan, où le Très-Haut exauce les prières, pour qu’Il guide Nos pas et ceux de tous ceux qui veillent aux intérêts de la Nation et œuvrent au service de l’intérêt général. Puisse-t-Il nous accorder plein succès dans l’action que nous menons en vue de consolider l’Etat de droit et des institutions, et de promouvoir la citoyenneté dans la dignité, la coexistence et la concorde, et dans le cadre de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale.

«Si Dieu voit de la droiture dans vos cœurs, il vous donnera des richesses». Véridique est la parole de Dieu.

Photo lematin.ma

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Publié 31 juillet 2012 par Michel Terrier dans Agadir

Un club et la Méditerranée

par Liaudet David – archipostcard.blogspot.com

Nous allons visiter un Club Méditerranée en trois cartes postales. Nous n’apprendrons rien sur le ou les architectes de ce Club d’Agadir au Maroc simplement parce qu’il arrive qu’on ne trouve aucune information !
Mais nous verrons que pourtant ce Village Hôtel a de belles qualités.

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Depuis ce point de vue on peut au moins acquiescer à une grande transparence de l’ensemble puisque les deux parties de cette construction n’arrivent pas à boucher le point de vue sur l’horizon de la mer !
Les reflets dans les vitres troublent encore le rapport entre le dedans et le dehors surtout sur la gauche de l’image. Les vitres descendent jusqu’en bas, le sol est ainsi au même niveau à l’intérieur et à l’extérieur formant une continuité visuelle mais aussi d’espace. Ce trouble est une qualité.
Les formes des constructions sont simples, rien depuis ce cadre ne permet de dire autre chose que de beaux espaces simplement posés, simplement dessinés et posés sur le sol en offrant le maximum de chance au paysage. C’est bien là aussi une belle qualité et une attention.
Si on regarde bien on commence à deviner quelque chose de pourtant particulier.
Encore bien plus lisible là, sur cette autre carte postale :

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Saisissant non ?
Un rideau de fer forgé fait la séparation entre deux fonctions de l’hôtel. On devine la salle à manger à gauche (admirez au passage les beaux sièges !) et le salon-bar aux sièges en rotin bien plus bas.

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Sans doute un espace ouvert aux clients de passage et un autre réservé aux résidents permanents. La grille magnifiquement utilisée ici pour sa transparence et son graphisme vient travailler avec la triangulation du plafond qui fait toute la surprise de ce lieu. Triangulation qui pourtant ne semble pas ici constructive puisqu’elle ne détermine rien de la forme extérieure. Cette « Fantaisie » superbe et forte est encore bien plus visible ici :

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Alors ?
Etonnant non ?
Regardons bien cette carte postale. Et regardons par exemple le pilier de gauche au premier plan. On devine qu’il récupère la triangulation du plafond par 4 barres qui forment les arêtes de la pyramide. Chacune d’elles reçoit à son tour les zébrures de baguettes (de bois sans doute) qui font le jeu formel de ce plafond. Pourtant ce qui est un rien étrange, c’est que cette pyramide semble bien articuler une forme en creux dans le toit de la construction. Peut-on croire à un caissonage par l’envers du-dit toit ?

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Voyez en tout cas comment cela a une grande ampleur. Pour cela regardons le détail du barman qui pose sa tête à la rencontre de la pointe pyramidale.
Tout cela est bien spectaculaire !

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Mais voilà tout ce travail, cette attention architecturale, restent anonymes. On pourrait rêver à Zevaco mais l’extérieur semble un peu sage et je ne trouve vraiment aucun indice sur cette possibilité. Alors ?
Qui dessina ce beau Club Méditerranée à Agadir ?
Les trois cartes postales sont des cartes-photos dont seules les mentions de lieux et la marque Gevaert du papier photographique figurent au dos.
La réponse arrive le jour même (!) par notre ami Philippe Perreaudin, alors je ne la laisse pas dans un commentaire mais vous la livre directement dans l’article:
l’architecte est Emile-Jean Duhon et les aménagements sont de Ludmila Weiler. Philippe Perreaudin trouve cette source dans L’Architecture Française, N° 303-304, 1967, Page 79-82.
Voilà qui est précis, concis et rapide !
Nous aurions pu penser à Duhon effectivement qui avait déjà réalisé à Agadir le très beau restaurant La Réserve que nous avions vu ici même.
Merci donc encore Philippe Perreaudin.

Publié 30 juillet 2012 par Michel Terrier dans Agadir, Hôtellerie, Tourisme

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13ème anniversaire de l’intronisation de S.M le Roi Mohammed VI : Sous le signe du développement

B. H. – libe.ma

Le Maroc célèbre aujourd’hui le 13ème anniversaire de l’intronisation de S.M le Roi Mohammed VI. Treize ans de règne durant lesquels le Royaume a offert l’image d’un vaste chantier de réformes sur les plans politique, économique et social.

En effet, le nouveau règne a ouvert de larges perspectives en matière de transition vers la modernisation démocratique par l’adoption d’une nouvelle Constitution, l’organisation d’élections libres et crédibles, l’élargissement du champ de la participation, la garantie des libertés publiques, la modernisation de la justice et la promotion de la femme.

Mais le plus important durant ses treize ans de règne, ce sont les projets structurants, lancés grâce à la politique volontariste conduite par S.M le Roi et dont les effets d’entraînement sur l’économie ont été palpables. En effet, la position stratégique du Royaume, sa stabilité politique et institutionnelle, sa proximité culturelle et géographique avec l’Europe, font de notre pays un pôle d’attraction et une plaque tournante de l’économie mondiale.

Dans cette perspective, plusieurs chantiers retiennent l’attention. Notamment le port de Tanger-Med situé à seulement 14 km de l’Europe et dont les travaux de la deuxième tranche avancent à grands pas.

Tanger-Med est un port gigantesque qui forme un complexe portuaire d’une capacité globale d’environ 8,5 millions de conteneurs. Ses capacités technologiques et sa position stratégique feront du lui un pôle compétitif au niveau international.

C’est le cas également des zones franches industrielles, Meloussa I et II, qui ont comme principale cible les industries de production destinées à l’exportation. Il s’agit là d’un autre projet colossal, dont l’investissement est estimé à environ 600 millions d’euros et qui va créer quelque 6.000 emplois directs et plus de 30.000 indirects.

Le tramway de Rabat-Salé fait également partie de ces projets. La réalisation de ce projet de grande envergure, le premier du genre au Maroc, a été achevée après 41 mois de travaux, avec un coût global avoisinant les 3,8 milliards de DH. Composé d’un réseau de deux lignes d’une longueur totale de près de 20 km, le tramway permettrait de transporter 65.700.000 voyageurs chaque année, ce qui atténuera sûrement les problèmes de transport et de circulation dans la ville.

On peut évoquer aussi le projet autoroutier national et son effet radical de désenclavement, la rocade méditerranéenne et son tracé libérateur, le TGV atlantique, la révolution solaire, le parc éolien impressionnant et tant d’autres chantiers qui révèlent, en effet, la vision stratégique de S.M. le Roi qui a permis au pays d’assurer son développement.

 

Publié 30 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Société

La stratégie régionale sur la bonne voie

Par Yassine SABER – lesechos.ma

Plus d’un an après le lancement de la stratégie de développement économique et social de la région Souss-Massa-Drâa, place au bilan. Le traitement séquentiel des 18 projets inscrits dans la 1ère vague des projets qualifiés de prioritaires, s’annonce globalement positif. La majorité des actions ont été menée à bien selon le Conseil régional Souss-Massa-Drâa. Sur le plan de l’agriculture, l’étude de faisabilité de l’agropole est en stade de finalisation. Celle-ci est financée en partenariat avec l’office de mise en valeur agricole, l’Agrotech et Medz, pour un coût global de 3 MDH. Durant les phases de cette étude, les membres du comité de pilotage ont validé le positionnement et le dimensionnement du futur agropole. Le projet sera scindé en deux sites : une plateforme intégrée à la commune d’oued Essafa, province de Chtouka Ait Baha d’une superficie égale à 100 ha et une plateforme industrielle à Oulad Teima de 40 ha. S’agissant de la pêche, les travaux de la 1ère tranche du parc Haliopolis ont été réceptionnés et les titres fonciers parcellaires ont été obtenus. Les premiers contrats de vente notariés avec les affectataires ont été signés. En détail, 126 demandes d’attribution ont été reçues après le lancement de la commercialisation. Actuellement, le projet a connu l’avancement des attributions de 116 lots avec un montant de plus de 870 MDH. Concernant le programme relatif aux routes et infrastructures stratégiques, la double voie Ouarzazate-Taroudant en est actuellement à sa dernière tranche. Toutefois, il y a un certain retard dans les études de celle de Zagora, en l’occurrence le tronçon entre Tazenaght et Agdz. Quant à la budgétisation, elle est déjà en cours. Pour la double voie de Tiznit, les travaux sont également lancés pour la 1ère tranche entre la bourse des primeurs jusqu’au pont de Massa. Quant au PNR2, il a accusé un retard même si les réalisations ont atteint 80%. En ce qui concerne le désenclavement aérien, au moment où le vol Agadir-Ouarzazate-Zagora a été supprimé à cause de la faiblesse du remplissage, la compagnie Binter Canarias a lancé 2 vols par semaine vers Agadir sans subvention. Pour ce qui est du tourisme, le contrat-programme régional a été validé par le comité de pilotage en présence du ministre du Tourisme. Plus de 48 investissements, de natures différentes, ont été retenus. S’agissant de la vocation de ceux-ci, ils portent essentiellement sur le développement et la consolidation de la capacité balnéaire au niveau de l’axe littoral de la région, mais aussi sur le repositionnement urbain et le développement des pays d’accueil touristiques.
En ce qui concerne le développement des équipements de loisirs, sur ce dossier, une étude d’aménagement pour la création d’un espace récréatif dans la forêt de Mesguina, a été réalisée pour un coût de 500.000 DH en partenariat avec le CRI, les eaux et forets et l’Anzoa. Quant à la santé, la région a conclu en 2011 un partenariat avec le ministère de la Santé, dans lequel elle a acquis 6 ambulances et 9 unités mises à la disposition de la direction régionale de la santé. Budget alloué au projet : 5 MDH. Pour l’éducation, la région a conclu un autre partenariat avec l’académie régionale dans lequel elle a acheté 8 minibus et 1.500 bicyclettes pour un coût de 4 MDH.

Complexe d’artisanat
Par ailleurs, les dossiers transversaux ont permis le lancement de trois autres projets. Il s’agit de la mise en œuvre du plan de développement régional de l’artisanat. La région a participé à la création d’un complexe artisanal à Tenghir avec une enveloppe de 1,9 MDH et la réhabilitation de celui de Taroudant avec un montant égal à 1,2 MDH. S’agissant de l’offshoring, le projet du parc «Agadir offshore», auquel 20 ha ont été affectés, est en attente de l’étude d’opportunité. Quant au développement de l’académie des langues, un budget d’1 MDH a été alloué à l’achat de matériel didactique par l’université Ibn Zohr. In fine, la remise de l’étude afférente au schéma directeur d’aménagement urbain est prévue pour l’année prochaine. La 1re étape a été achevée et l’enveloppe budgétaire dédiée à l’étude est de 16 MDH. C’est le bureau d’étude canarien Beltran-Cabrera-trujillo qui a été désigné adjudicataire de l’AO. Le Conseil régional assiste le cabinet pour prendre en considération les différents projets issus du programme de coopération transfrontalière Espagne-frontières extérieures (POCTEFEX2) entre la région Souss-Massa-Drâa et les îles Canaries.

 

Publié 30 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Région

Le Maroc déterminé à renforcer sa position sur le marché britannique

MAP – aufaitmaroc.com

Le Maroc est déterminé à renforcer sa position sur le Royaume-Uni, un des plus grand pays pourvoyeurs de touristes dans le monde avec près de 60 millions de voyageurs par an, a indiqué le ministre du tourisme, Lahcen Haddad.

Le Maroc s’est fixé comme objectif d’attirer plus de 1 million de touristes britanniques par an, a rappelé le ministre dans un entretien à la MAP, soulignant que plusieurs actions sont entreprises pour réaliser cet objectif, notamment à travers des campagnes agressives de communication et de sensibilisation.

Ces campagnes visent également les leaders d’opinion en Grande-Bretagne et les professionnels du secteur afin de les sensibiliser aux divers atouts touristiques du Maroc, a dit le ministre, notant que son département étudie la possibilité de signer de nouvelles conventions avec les Tours Opérateurs britannique dans le but d’approfondir les liens de partenariat et augmenter les flux des touristes britanniques vers le Maroc.

Revenant sur la campagne de communication marocaine sur ce marché, M. Haddad a expliqué qu’elle met en avant « les spécificités du Maroc unique et exceptionnel », tout en mettant l’accent sur les avantages comparatifs dont jouit le Royaume, en particulier sa proximité géographique par rapport au Royaume-Uni (moins de trois heures de vol), son héritage culturel et civilisationnel, ainsi que ses infrastructures touristiques.

Le responsable a, par ailleurs, fait état d’efforts consentis auprès des compagnies aériennes dans le but de les inciter à augmenter les fréquences de leurs vols sur le Maroc, en particulier sur les destinations matures comme Agadir et Marrakech.

Le ministre n’a pas manqué de souligner l’importance de sensibiliser le grand public concernant la vision 2020 et les efforts consentis par le Maroc pour atteindre 20 millions de touristes par an à l’horizon 2020.

Le Maroc est en train de diversifier son produit touristique, en territorialisant l’offre, a-t-il dit, mettant l’accent sur la nécessité d’aller vers de nouveaux partenaires surtout dans les principaux marchés émetteurs de touristes pour leur expliquer les stratégies mises en ?uvre par le Maroc pour le développement du secteur du tourisme.

Soulignant que la conjoncture internationale, marquée en particulier par la crise économique et financière en Europe, « n’est pas facile », le ministre a précisé qu’il faut se garder de « confondre cette conjoncture avec la vision 2020 ».

Il a, dans ce contexte, appelé à piloter et agencer la stratégie marocaine en fonction des facteurs conjoncturels. Les efforts s’intensifieront pour réaliser l’objectif d’attirer 20 millions de touristes par an à travers la mise en ?uvre de stratégies visant notamment la territorialisation de l’offre, la promotion du tourisme de niche et le renforcement des liens de partenariat avec les acteurs étrangers, a-t-il dit.

Le tourisme marocain a fait montre, durant les 20 dernières années, d’une grande résilience face aux crises internationales, a dit M. Haddad, citant notamment la première guerre du Golfe, les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis et la crise économique internationale de 2008.

« En dépit de ces crises, le tourisme marocain a montré une résilience qui témoigne du degré de maturité du secteur », a-t-il indiqué, appelant à garder le cap sur la Vision 2020 en intensifiant notamment les efforts visant à attirer davantage de touristes à partir des pays émergents et de conquérir des marchés qui n’ont pas été réellement affectés par la crise économique internationale.

Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité d’investir dans la qualité du produit touristique marocain.

Par ailleurs, le responsable a souligné que le Maroc prendra part à la prochaine édition du World Travel Market (deuxième plus grand salon mondial du tourisme), prévue vers la fin de l’année, avec la même détermination de renforcer sa présence sur le marché britannique en capitalisant sur l’image très positive dont jouit le Royaume dans ce pays.

« Le marché britannique est extrêmement porteur et jouit d’une place privilégiée au sein de la stratégie marocaine de promotion du secteur », a-t-il dit.

Publié 30 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

Centrale solaire de Ouarzazate : Un joyau d’énergie propre dans le sud du Royaume

MAP – soussannonces.net

La centrale solaire de Ouarzazate (sud du Maroc), qui s’étale sur 460 ha, permettra d’avoir le premier kilowattheure solaire pur d’une capacité de 160 MW. La centrale, qui sera opérationnelle en 2014, s’assigne pour objectifs la production de l’énergie solaire, l’implémentation d’une vraie filière économique avec une dimension industrielle et une dimension Recherche et Développement en plus du renforcement de l’intégration régionale au niveau énergétique.
Ce projet abritera une plateforme de Recherche et Développement qui pourra occuper 200 ha et qui aura pour rôle de travailler sur des problématiques liées notamment au stockage d’énergie, à l’intégration d’énergie produite pour le réseau électrique, à la durée de vie des matériaux dans le milieu d’évolution du projet et à l’exploitation des performances des centrales. Ce premier projet, qui s’inscrit dans le cadre du plan solaire national, se fera dans le cadre d’un partenariat public-privé entre l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (MASEN) et l’opérateur privé qui sera chargé de la conception, de la réalisation et de l’exploitation de la centrale pendant 25 années, à travers la réalisation d’une société de projet basée au Maroc et au capital de laquelle MASEN participera à environ 25 %. Le bouclage des financements de ce premier projet est quasiment terminé.

Ce sont des financements concessionnels avec des conditions assez attractives pour notre pays d’autant qu’il a été imposé aux développeurs une intégration industrielle d’au moins 30 % dans le cas de ce premier projet. Le site de Ouarzazate, d’une superficie d’environ 33 km2, soit 3 300 ha, est situé à 7 km au nord-est de Ouarzazate, sur la route P32. Une piste aménagée de 4 km au nord de la route nationale P32 mène directement au site. Ce site se trouve à proximité du barrage Mansour Eddahbi (4km) dont la capacité de stockage est de 439 hm3. Les ressources en eau de ce barrage confèrent à ce site un avantage en termes de rendement, et ce, en permettant l’optimisation du circuit de refroidissement du cycle par l’adoption d’une solution mixte, voie humide et voie sèche. L’énergie produite par la centrale pourra être évacuée sur le poste 225/60 KV de Ouarzazate qui se trouve à proximité de la centrale. Le site de Ouarzazate dispose d’un accès à un réseau d’alimentation en gaz naturel

Le dôme de l’ancien marché de gros d’Agadir

Je signalais, il y a presque un an que nous avions, Avenue Al Mouquaouama, un chef d’oeuvre en péril (voir https://terriermichel.wordpress.com/2011/08/14/agadir-attention-chef-doeuvre-en-peril/ )

Depuis quelques semaines, des travaux sont en cours pour réhabiliter cette constructionComme il était dit dans votre magazine Agadir Première n° 28, cette réhabilitation devrait aboutir à la réalisation d’une salle de concert, en prolongement des activités du Conservatoire de Musique adjacent ( voir sur Agadir Première n° 28 : http://www.agadirpremiere.ma/wp-content/plugins/page-flip-image-gallery/popup.php?book_id=54 )

Photos M. Terrier

Publié 28 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Urbanisme

Les Soirées Ramadanesques du Sofitel Agadir Royal Bay resort

Ce soir 27 juillet :

Publié 27 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Spectacle

Tariq Kabbage à la Chambre des représentants “Il est aberrant que tant d’impôts pèsent sur les familles les plus démunies”

M. T. – libe.ma

L’habitat insalubre a pris au Maroc des proportions pour le moins inquiétantes. De plus, il y a une aberration qui s’y colle. Il s’agit des charges fiscales qui pèsent sur les plus démunis.

Le député de l’USFP Tarik Kabbaj a critiqué avec véhémence la manière de traiter les bénéficiaires de l’habitat social et du programme « villes sans bidonvilles » et qui sont soumis à plusieurs impôts « qu’il faut revoir », selon le député usfpéiste qui a posé, lundi dernier, au nom du Groupe socialiste, une question orale relative à «l’exonération des habitants des bidonvilles de l’impôt sur la construction des maisons individuelles ».

Selon la même source, l’effort public dans le domaine de la lutte contre l’habitat insalubre et les bidonvilles, achoppe sur plusieurs obstacles qui se dressent devant l’intervention des pouvoirs publics dans ce domaine. Tarik Kabbaj a exposé l’avantage qu’il y a de revoir à la baisse l’impôt imposé aux constructions des maisons individuelles et sa répercussion sur les plus démunis afin d’alléger leurs charges financières, les inciter à construire leurs propres maisons et les impliquer davantage dans l’effort national pour mettre fin à l’habitat insalubre.

Le député socialiste a également mis en exergue, dans sa question orale, les valeurs de la solidarité qui exigent avant tout l’allégement des charges fiscales qui pèsent lourdement sur cette catégorie.

Tarik Kabbaj a, en outre, mis en garde contre la condition des habitants qui se trouvent dans une situation précaire et difficile. Et ce qui complique davantage cette dernière, c’est l’existence de spéculateurs qui exploitent le vide juridique pour acheter les terrains de ces démunis qui n’ont pas les moyens financiers pour bâtir leurs propres maisons.

« A Agadir et dans d’autres villes, ce sont les pauvres qui paient l’impôt, tandis que les grandes sociétés en sont exonérées », a-t-il ajouté.

Comment mettre fin à cette injustice sociale ? La réponse de Tarik Kabbaj est claire : il s’agit de réviser la loi 06/47 et surtout les articles 45 et 54. La finalité de cette révision est de limiter l’impôt sur les terrains non construits à 2 DH par mètre carré et l’autorisation de construire à 500 DH dans le cadre d’une approche sociale qui prend en compte la situation précaire des familles bénéficiaires.

Le ministre de l’Intérieur a bien accueilli cette proposition du député socialiste et s’est dit prêt à la discuter et éventuellement modifier la loi en question.

Publié 26 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Société

Agadir : Le Kempinski Royal Palace toujours bloqué

Par Yassine SABER – lesechos.ma

En dépit de l’ouverture de plusieurs établissements touristiques dans la zone Founty à Agadir, un certain nombre d’autres sont toujours à la traîne. C’est le cas de l’hôtel Kempinski Royal Palace, appartenant au groupe saoudien Nesco et dont la gestion devait être assurée par le groupe allemand Kempinski. Le chantier qui s’étale sur une superficie de 5 hectares et qui devait normalement renforcer la capacité de la destination d’Agadir d’environ 520 lits, et créer 500 emplois directs est en stand by depuis des années. En cause, une affaire juridique entre l’architecte installé à Casablanca, la Société générale des travaux du Maroc (SGTM) et le promoteur du projet, le groupe Saoudien Nesco. Actuellement, le litige est toujours entre les mains de la justice. En vertu des articles 20 du code de commerce et 148 du code civil, le tribunal de commerce d’Agadir a prononcé en octobre 2011 une procédure de saisie conservatoire sur les biens mobiliers de la structure d’hébergement touristique. Le procès intervient à la demande de la société chargée d’effectuer les lots des gros œuvres. Elle a réclamé selon des sources proches du dossier plus de 50 millions de DH sous forme de créances. Ce montant correspond aux prestations non réglées dans le cadre de la construction de l’établissement touristique. Les travaux des gros œuvres et la maçonnerie ont été déjà réalisés à hauteur de 90 % et le chantier en était aux travaux de finition. Quant aux aménagements extérieurs, ils n’ont pas été lancés. Le tribunal du commerce a désigné trois experts pour la description détaillée du projet, notamment l’état d’avancement du chantier, sa superficie, sa situation actuelle, les infrastructures installées et sa localisation, située à la baie des palmiers (numéros des parcelles B4 et B5 à la zone founty) portant le titre foncier 09/90665.

À l’issue du recueil de ces informations, les experts désignés ont déterminé le prix de la vente, en vue de faire payer le créancier sur les biens du débiteur. Toutefois, la procédure de la vente n’a pas abouti, en attendant une issue favorable à ce litige qui date de plus de 3 ans. À l’encontre de l’hôtel Kempinski, d’autres projets n’arrivent pas à sortir de terre à Founty. En effet, plusieurs lots n’ont pas été valorisés et la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), partenaire des promoteurs de la zone, incite les attributaires à la valorisation. Diverses relances ont été effectuées dans ce sens. Le 1er semestre 2011 a été marqué par l’ouverture de plusieurs projets, dont l’hôtel Riad Villa Blanche et de la résidence touristique BO Hôtel. L’effort d’incitation à la valorisation entrepris par la société en direction des bénéficiaires des lots non construits en zone hôtelière continue depuis des années, appuyé par une série d’actions juridiques, par le biais de l’avocat conseil, vis-à-vis des cas reconnus en situation de manquement à leurs obligations contractuelles. Cet effort a eu des effets notables sur la relance de quelques dossiers bloqués. À cet égard, après l’envoi de plusieurs notifications de mise en demeure avec un délai d’un mois en faveur des attributaires, la SMIT a obtenu six jugements en référé en sa faveur et deux jugements de fond en termes de cas litigieux. Aujourd’hui, certains projets sont bloqués pour des litiges avec l’entreprise chargée des travaux de construction ou à cause des problèmes financiers. Face à ce genre de contrainte, le cahier des charges de la Sonaba (actuelle SMIT) prévoit la reprise des terrains non construits, mais pas de ceux qui ont débuté leurs travaux. Actuellement, la ville fait jouer ses prérogatives et taxe les promoteurs privés ou publics qui ne réalisent pas leurs projets.

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Rachida Kalil,
Directrice administrative de Nesco Maroc.

«Nous avons obtenu un jugement en notre faveur mais nos malheurs ne sont pas finis»

Les Échos quotidien : Le projet «Kempinski royal palace» est en stand-by depuis des années, quelles sont les facteurs de blocage du chantier ?
Rachida Kalil : Permettez-moi tout d’abord de vous rappeler le chemin que nous avons dû parcourir pour faire aboutir un tel projet. Nous avions dû étudier une centaine d’offres de collaboration pour en choisir quelques-unes, celles qui répondaient aux conditions nécessaires. Ensuite, il fallait passer des mois à négocier pour convaincre les futurs partenaires de signer les contrats. Une longue phase de conception du projet a été entamée par la suite et pour laquelle nous avons organisé des dizaines de réunions afin d’arriver à un accord sur l’architecture finale de l’ouvrage. Sur cette base nous devions alors convaincre la prestigieuse chaîne allemande Kempinski pour la signature du contrat de gestion. C’est un contrat spécial qui comporte un accompagnement du début jusqu’à l’ouverture de l’hôtel, ce qui permet au gestionnaire de veiller à la qualité du produit fini. Le contrat précise également les délais et la date d’ouverture qui était prévue pour septembre 2010. Depuis le début du projet, le financement a entièrement été assuré par les fonds propres des propriétaires, ce qui a permis la création de la société, Nesco Maroc, la signature des contrats, l’élaboration des plans architecturaux, le recrutement du personnel, et l’exécution des constructions à près de 90%. Nesco a alors décidé d’avoir recours à un crédit bancaire qui est incontournable pour l’exécution d’un ouvrage aussi important. Deux années de discussions, de réunions, de constitution de dossiers, avec différentes banques marocaines, ont permis finalement d’obtenir l’accord favorable d’une banque qui s’est engagée à participer au projet avec un apport de 50% de sa valeur globale.

Actuellement, l’affaire est renvoyée devant le tribunal, quel panorama dressez-vous de la situation et quel est l’état d’avancement actuel du litige ?
Nous avons été surpris de découvrir que le terrain avait été frappé de saisie conservatoire à la suite d’une plainte d’un architecte. Cet architecte avait été consulté par Nesco Maroc au début du projet. Une avance lui a été octroyée par transfert bancaire et correspond au travail qu’il avait fourni à Nesco Maroc. Les prestations de cet architecte ont été jugées insuffisantes et Nesco Maroc a décidé de se passer de cet architecte et de faire appel à un professionnel expérimenté dans la construction des hôtels. L’architecte «mécontent» de notre attitude a porté plainte contre Nesco Maroc, en demandant une saisie sur le terrain et en réclamant un montant de 22 MDH.

Quel est l’état d’avancement actuel du litige ?
Après deux années de procédures judiciaires, le tribunal a jugé en faveur de Nesco une main levée de cette saisie conservatoire contre une garantie bancaire que Nesco a déposée au tribunal d’Agadir et qui correspond au jugement provisoire de l’architecte. Nos malheurs ne sont pas finis puisque la grande surprise qui nous attendait provient du conservateur principal de Rabat et d’Agadir qui ont décidé de ne pas octroyer la main levée sur cette saisie.

Nuits du Ramadan: Le Malhoun roudani en ouverture à l’Institut français d’Agadir

par M’BARK CHBANI – libe.ma

Après le succès remporté par les 4èmes Rencontres du cirque et des arts de la rue, l’Institut français d’Agadir s’apprête à faire vivre au public gadiri les Nuits du Ramadan avec au programme, cette année, deux spectacles : Malhoun roudani, le samedi 28 juillet à l’IFA à 22h00 et Raghunath Manet, (Inde), mardi 31 juillet au Théâtre de verdure de la ville à 22 h00.
Taroudant, qu’on dit jumelle de Marrakech, est l’une des plus anciennes villes du Maroc, connue pour l’artisanat, certes, mais qui est également la cité du Malhoun par excellence dans le Souss où de jeunes talents de cet art poétique et musical ancestral chantent l’amour, l’espoir, la souffrance, la liberté…
Le Malhoun roudani est surtout connu sous l’appellation de «Dakka Roudania». C’est pourtant un Malhoun qui a son originalité, son propre rythme, un accent roudani, des thèmes très variés, bref un véritable trésor culturel qui mérite d’être découvert et redécouvert et sauvegardé. En effet, celui-ci est aujourd’hui menacé de disparition. Bien souvent, on parle de Malhoun fassi, rbati, slaoui, marrakchi, meknassi…mais rarement du Malhoun roudani.
Le spectacle de « Malhoun roudani» a justement pour objectif de sensibiliser les jeunes au patrimoine, à cette littérature populaire, trop souvent ignorée en dépit de son originalité.
C’est aussi l’occasion de faire découvrir au grand public ces jeunes talents roudanis passionnés de cette littérature populaire et qui participent, en même temps, au rayonnement et à la diffusion de la culture marocaine. Et c’est surtout un hommage au Malhoun roudani, à cette forme ancestrale de la poésie chantée, aux poètes du Malhoun roudani si injustement méconnus et un hommage à cette belle ville qui préserve soigneusement ses secrets.

Othmane Sassi

Mise en scène par Zohra Makach, cette création se compose de huit tableaux. C’est une invitation à un voyage artistique et lyrique qui a pour objectif de faire découvrir aux spectateurs, à travers plusieurs poèmes chantés, dans un décor original, des costumes traditionnels, les plus beaux morceaux du Malhoun roudani interprétés par Abdeljalil Tonio (luth), Abderrahim Anejjar (violon), Abdelfattah Alghandor, Othmane Sassi, Abderrahim Abarchih (voix et percussions).
Professeur-chercheur en théâtre à l’Université Ibn Zohr d’Agadir, titulaire d’un Doctorat en études théâtrales, arts du spectacle (Sorbonne Nouvelle, Paris III), traductrice de plusieurs dramaturges contemporains en arabe dialectal (Sarte, Koltès, Minyana, Genet), traductrice de l’arabe dialectal en français de Pieds blancs de Zobeir Ben Bouchta et de l’amazigh en français de quelques poèmes du groupe Izenzaren, Zohra Makach a collaboré avec Moïse Touré(La P…respectueuse, Sartre), Abderrzzak Zitouny (Tabataba, Koltès), Minyana (Inventaires, ça va), Cristèle Alves Meira (Splendid’s, Introspection1)…Elle a également mis en scène quatre créations théâtrales (Assays n’wawal, Fragments, Les Voies de Koltès, L’Autre moitié). Elle a animé des ateliers de théâtre dans plusieurs festivals nationaux (Agadir, Casablanca)et internationaux (Lisbonne, Frankfurt ), et publié, aux éditions universitaires européennes , « La Mise en scène : de l’Histoire du texte à la représentation (2011) »; sa pièce de théâtre «Fragments »est en cours de publication, elle est également l’auteur de plusieurs articles sur l’écriture dramatique contemporaine.

Publié 25 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Culture, Musique, Spectacle

La Solidarité n’est pas un vain mot dans la société marocaine

MAP – lematin.ma

La campagne annuelle de solidarité : consécration d’une tradition séculaire de la société marocaine

Lancée en 1998 par S.M. le Roi Mohammed VI, alors Prince Héritier, la campagne nationale de solidarité, organisée annuellement, vient consacrer une tradition séculaire de la société marocaine, en accordant un intérêt particulier à l’amélioration des conditions sociales des populations démunies.

Placée sous la présidence effective de S.M. le Roi Mohammed VI qui a érigé depuis son intronisation l’action sociale au rang des priorités, cette campagne nationale constitue un rendez-vous annuel visant à renforcer l’élan de solidarité entre les différentes composantes de la société marocaine.

La participation massive, au fil des années, à cette campagne nationale, organisée par la Fondation
Mohammed V pour la solidarité, reflète aussi l’engagement citoyen et solidaire des Marocains attestant ainsi de leur adhésion permanente aux actions sociales initiées par le Souverain.

La campagne nationale de solidarité s’assigne pour objectif la collecte de fonds pour le financement de projets directs, ainsi que différentes actions sociales menées par la Fondation Mohammed V pour la solidarité.

La Fondation Mohammed V a ainsi collecté à fin 2011, à l’occasion de la campagne nationale de solidarité, quelque 3,94 milliards de dirhams (MMDH), apprend-on auprès de la Fondation.
Ces fonds sont collectés annuellement par l’intermédiaire de Bank Al-Maghrib, notamment à travers la vente de badges, des timbres et la contribution directe au niveau des banques, mais essentiellement grâce à des donateurs réguliers fidélisés dans le cadre d’un Comité de soutien (industriels, hôteliers, agriculteurs et agro-industriels, armateurs, holdings, banquiers et assureurs, prestataires de services, fondations internationales et différents mécènes, dont des fondations internationales).

Selon une stratégie claire privilégiant les couches démunies, la Fondation et par ordre d’importance affecte ces ressources aux projets gérés par les associations (1 446,76 MDH) ou directement aux personnes dont les démunis et franges de population en situation précaire (1 476,74 MDH).
Les ressources de la Fondation sont destinées aussi au financement des opérations Marhaba et Ramadan, outre des projets de développement durable et des actions humanitaires.

Il s’agit aussi des projets gérés par l’État (607,91 MDH) tels que les établissements et équipements hospitaliers et les centres de formation professionnelle, les projets gérés par des coopératives (47,5 MDH) et les projets gérés par des collectivités locales (72,2 MDH).
Pour ce qui est des projets cédés par la Fondation à l’État et aux organismes publics par conventions signées en 2008, le montant des crédits alloués s’élève à 352 MDH.

Le nombre de bénéficiaires des actions de la Fondation Mohammed V a atteint jusqu’à aujourd’hui quelque 4 millions de personnes dans différents domaines notamment l’éducation, la femme et la santé, outre les actions en faveur des MRE.
Grâce aux interventions de la Fondation, quelque 3 500 handicapés sont pris en charge annuellement dans les centres spécialisés, de même que 317 000 démunis ont bénéficié des actions des caravanes médicales de solidarité et plus de 7 000 jeunes filles et étudiants sont accueillis dans les foyers et internats.
Il s’agit aussi de 5 150 jeunes qui ont été admis à suivre les programmes des centres de formation et de qualification professionnelle, 51 000 enfants et jeunes qui sont accompagnés en matière éducative, culturelle et sportive et de 2 100 femmes qui bénéficient des services des centres socio-éducatifs et de formation.

Les actions de la fondation Mohammed V pour la solidarité ont permis également à 155 000 personnes de bénéficier de programmes de développement durable (microcrédit, soutien aux artisans, gîtes ruraux, coopératives féminines, alimentation en eau potable, électrification, construction de routes, etc.) alors que 2,3 millions de personnes (femmes veuves, personnes âgées, handicapés) bénéficient annuellement d’un soutien alimentaire pendant le mois de Ramadan essentiellement.

Pour ce qui est des Marocains du monde, ils sont près de 2 millions à avoir accès aux services d’assistance de la Fondation pendant l’opération Marhaba dont 185 000 personnes ont effectivement bénéficié d’une assistance particulière (médicale, administrative, transport, rapatriement de corps, etc.) depuis le démarrage de cette opération.

Fidèle à ses objectifs et à ses principes fondateurs, la Fondation MohammedV contribue à toute action menée par les pouvoirs publics tendant aux mêmes buts. Elle encadre et renforce les cycles de perfectionnement en faveur des institutions sociales et soutient toute action publique ou privée poursuivant les mêmes objectifs. Servant de trait d’union entre les donateurs et les bénéficiaires, la Fondation intervient en tant qu’organe de développement de l’acte social dans la complémentarité des actions menées par d’autres intervenants publics et privés et surtout le mouvement associatif.

Attachement des Marocains aux valeurs de solidarité
L’opération «Ramadan 1433» de soutien alimentaire, lancée lundi par S.M. le Roi Mohammed VI, est l’illustration concrète de l’attachement des Marocains aux valeurs de solidarité, d’entraide et de partage, a souligné Kaïs Benyahia, directeur de communication de la Fondation Mohammed V pour la solidarité.

Cette initiative, dotée de 61,19 millions de DH, est l’une des plus importantes menées par la Fondation eu égard à son impact significatif en termes d’atténuation du fardeau financier qui pèse sur les personnes démunies durant le mois du jeûne, a-t-il déclaré à la presse. Bénéficiant d’un appui actif des ministères de l’Intérieur et des Habous et des Affaires islamiques, l’opération «Ramadan 1433» puise sa singularité du fait qu’elle canalise les gestes de solidarité et de générosité des citoyens en tant que trait marquant de l’identité marocaine. Lancée en 1999, l’opération consiste à apporter aide et réconfort aux personnes démunies, notamment les veuves, les personnes âgées et les handicapés.
Elle bénéficie à près de 2,37 millions de personnes regroupées au sein de 473 900 ménages, dont 403 000 vivant en milieu rural, à travers toutes les provinces du Royaume.

Publié 25 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Société, Solidarité

Autoroutes: Une aubaine pour les hôteliers gadiris

par Malika Alami – leconomiste.com

  • L’infrastructure dope l’activité
  • La clientèle nationale génére 30% des arrivées et 14,07% des nuitées dans la station balnéaire

 

L’effet autoroute est particulièrement visible les week-ends dans la ville et ses établissements hôteliers

Agadir-Marrakech ou Marrakech-Agadir, en parcourant le trajet autoroutier mis en service en juin 2010 pour relier le Souss à la Ville ocre, il ne parait pas trop fréquenté. Pourtant la circulation journalière moyenne enregistrée est respectivement de 6.185 véhicules selon un rapport des autoroutes du Maroc. Cela n’est pas sans effet bien sûr, sur l’activité touristique de la station balnéaire d’Agadir.

Depuis l’ouverture de l’autoroute, le marché émetteur national est en progression sur la destination. Avant de venir à Agadir, les touristes nationaux réfléchissaient à deux fois sur le comment y parvenir. Venir en voiture ou en autocar était trop long et le trajet en avion toujours trop cher surtout en famille nombreuse. Aujourd’hui la question ne se pose plus. L’autoroute a véritablement rapproché le Souss de Marrakech, de Casablanca et même de Rabat.
L’effet est particulièrement visible les week-ends dans les établissements hôteliers, souligne Chafik Mahfoud Filali, DG de l’hôtel Kenzi Europa hôtel à Agadir. D’une manière globale cela se traduit par une hausse de l’activité du marché émetteur national dans la destination. En juin dernier comparativement à la même période l’an passé les arrivées des touristes nationaux ont connu, selon les chiffres communiqués par le conseil régional du tourisme, une augmentation de 28,90%. Côté nuitées la hausse était de 28,74% par rapport à juin 2011.
Pour les six premiers mois de 2012, la clientèle nationale a généré 30% des arrivées et 14,07% des nuitées enregistrées dans la destination. Cela ne profite pas à tous les établissements. De fait les unités hôtelières qui marchent le mieux dans la station balnéaire sont les cinq et quatre étoiles. Selon un professionnel du tourisme, 17% de la capacité hôtelière de la ville enregistre une moyenne de 25% de l’activité touristique de la station balnéaire tous marchés confondus.
Le reste du parc hôtelier continue à souffrir malgré la reprise toute relative relevée en juin dernier, car elle fait référence à une période 2011 où les retombées du printemps arabe commençaient à avoir un impact très négatif sur la destination. De l’avis de Chafik Mahfoud Filali, la véritable reprise ne se fera sentir qu’en été 2013.
En attendant il faut continuer à miser sur le marché national qui est et restera une valeur sûre. Un produit adapté à la demande de cette clientèle et une politique des prix similaires à celle pratiquée sur les marchés émetteurs étrangers pourraient cependant renforcer cet effet d’entraînement généré par l’autoroute Agadir-Marrakech sur la destination.

 

Publié 25 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme, Transports

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Taghazout cherche investisseurs

par malika Alami – leconomiste.com

  • Appel à manifestation d’intérêt pour la construction de deux hôtels quatre étoiles
  • La convention d’investissement à la signature à la Primature
  • Appel d’offres, demandes de construction… le projet sur les rails

    Même si le site reste inchangé pour l’heure, le projet d’aménagement de la future station balnéaire de Taghazout est sur les rails (?)

    Taghazout, moins de 20 km d’Agadir sur la route d’Essaouira, le site de la future station balnéaire du Souss, est encore vide ou presque. Pourtant, même s’il n’y paraît pas, le dossier d’aménagement avance bien et il est véritablement sur les rails. C’est du moins ce qu’annonce Ahmed Oulahna, directeur général de la Société d’Aménagement et de Promotion de la Station Touristique de Taghazout (SAPST). Aux dernières nouvelles, le lancement tout récemment d’un appel à manifestation d’intérêt pour la sélection de promoteurs touristiques pour la réalisation de deux hôtels quatre étoiles de 800 lits au total sur une surface de 8 ha chacun. Pour l’heure, quatre entreprises dont une étrangère ont répondu à l’appel. Parallèlement à ce volet, les travaux entrepris du premier golf avancent bien. Les terrassements sont achevés et les ouvrages d’arrosage et de drainage sont finis à 40%. Selon Oulahna, ce sont 100 millions de DH qui sont investis au total pour réaliser ce premier golf. D’autres travaux seront bientôt engagés, précise le DG de la SAPST. Il s’agit de ceux de voiries et d’assainissement. C’est la société Swtrap qui a été retenue suite à un appel d’offres pour réaliser ce chantier. D’autres appels d’offres ont été lancés également. Et ce respectivement pour la construction du club house et de l’hôtel du golf. Des demandes de construction ont aussi été déposées. De l’avis de Ahmed Oulahna, les travaux du club house devraient démarrer en août prochain et ceux de l’hôtel du golf le mois d’octobre. Ce premier établissement d’une capacité de 400 lits devrait être opérationnel fin 2014. De fait, aujourd’hui, tout est sur les rails et il ne manque plus que la signature de la convention d’investissement. Pour l’heure, elle est sur le bureau du Premier ministre Abdelilah Benkirane et n’attend que son paraphe. Après cela, selon Oulahna, tout devrait bien avancer et le projet devrait atteindre très vite sa vitesse de croisière. En attendant, le contrat de gestion pour l’hôtel du premier golf a été négocié avec la chaîne Hyatt et devrait être signé en août prochain. Le projet de la voie de contournement est aussi sur les rails. Une convention a été conclue entre le ministère de l’Equipement et le département du Tourisme. La démarche a été suivie par le lancement d’appel d’offres et l’adjudication du marché est prévue à la fin du mois de Ramadan. Il ne reste plus aujourd’hui qu’à croiser les doigts pour que tout continue à avancer bien.

Réaction personnelle : Depuis qu’il est dit que tout va bien et que les travaux vont débuter, on peut en douter !
A part le golf dont les travaux  sont en cours, les seuls travaux visibles sont la mise en place d’immenses panneaux publicitaires tout le long de la route entre Tamraght et Taghazout : ils sont au nombre de 20, plus deux autres panneaux gigantesques. Le tout a déjà dû coûter une fortune !

Publié 25 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Développement, Tourisme

Je vis à Agadir, un article de J. C. Rozier, Président de l’UFE-Agadir

Cliquez sur l’article ci-dessous pour le lire plus confortablement

Publié 24 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir

Appel d’Agadir en faveur de l’amazighité

source : libe.ma

L’Association de l’Université d’été d’Agadir a organisé les 13, 14 et 15 juillet 2012 à Agadir, lors de sa dixième édition, un colloque international sous le thème : «La mise en œuvre de la constitutionnalisation de l’amazighe : défis et perspectives.»
Ont assisté au colloque des militants associatifs, des intellectuels et des chercheurs venus des quatre coins du Maroc et de l’étranger, notamment d’Algérie, de France et de Belgique.
Les débats ont duré trois jours et ont porté sur les questions d’actualité en rapport avec la situation de l’amazighité, ses enjeux, ses défis et les divers chantiers ouverts au lendemain de la constitutionnalisation de l’amazighe. Au terme de cette rencontre, les participants ont rédigé l’appel d’Agadir, approuvé lors de la séance de clôture, dont voici la teneur :
« Dans la mouvance de la situation actuelle ; dans la continuité des différentes étapes franchies par l’action militante amazighe ; dans le respect des communiqués, plateformes et autres bulletins produits par le Mouvement amazighe, toutes sensibilités confondues, les participants à cette rencontre, après avoir analysé la situation de l’amazighe des points de vue linguistique, culturel et identitaire, tant au Maroc que dans l’ensemble de Tamazgha et en diaspora, adressent cet appel à l’opinion publique nationale, maghrébine et internationale :

Primo : A l’échelon national

1. Mobilisation responsable pour la mise en œuvre del’officialisation de l’amazighe :
a. Promulgation, de toute urgence, de la loi organique spécifique à l’opérationnalisation de l’amazighe en associant impérativement les acteurs amazighes à l’élaboration du projet de cette loi, conformément aux déclarations du gouvernement à travers son engagement à mettre l’amazighité parmi ses priorités ; ce, dans le cadre de la préservation des acquis et des choix concernant l’institutionnalisation de l’amazighe par la standardisation, l’obligation, la généralisation et l’adoption du caractère tifinaghe.
b. Adoption dans les divers secteurs publics et privés, de dispositions et de mesures préalables et réalisables à court terme (telles la signalisation, l’intégration de l’amazighe dans le passeport, la carte d’identité nationale, le permis de conduire et sur les devantures des différentes institutions); la mobilisation de moyens matériels et humains pour la traduction de et en amazighe au Parlement et dans d’autres secteurs publics; l’usage de l’amazighe dans les gares, dans les aéroports, dans les services à l’intérieur des avions, des trains, des bateaux et sur tous les en-têtes des documents administratifs, …)
c. Invitation des partis politiques et des commissions parlementaires à ouvrir un débat profond et responsable sur la loi organique.
d. Exhortation des instances et autres organisations de la société civile (culturelles, des droits humains, des femmes, des jeunes…) à multiplier des rencontres de dialogue et de débat autour de la loi organique en vue de cristalliser les visions et les propositions susceptibles de formuler le projet d’une loi organique en phase avec les aspirations et les attentes des Marocains en matière de l’officialisation effective et pratique de l’amazighe.

2. En ce qui concerne l’enseignement :
a. Intégration de la culture et de la langue amazighes dans les établissements, instituts et centres de formation couvrant les divers domaines de la Fonction publique.
b. Généralisation de l’enseignement de la langue et de la culture amazighes dans tous les cycles scolaires et création de filières d’études amazighes et de centres de recherche dans toutes les universités et les instituts supérieurs en intégrant des modules de l’amazighe comme matière dans le reste des filières.
c. Création de postes budgétaires destinés à l’amazighe dans les centres régionaux des métiers de l’éducation et de l’enseignement et dans les universités.
d. Définir l’amazighe comme critère de sélection pour l’accès à ces centres et pour l’octroi des diplômes de sortie.

3. En ce qui concerne les mass media :
a. Intégration de l’amazighe dans les centres de formation aux mass media et à la communication avec encouragement et soutien à la création dans les divers domaines artistiques amazighes selon une approche innovante.
b. Augmentation du quota dévolu à l’amazighe dans les cahiers des charges des chaines et autres mass media en s’engageant à diversifier les programmes et les missions thématiques en et sur l’amazighe.
c. Développement et renforcement des moyens et des techniques en vue de couvrir l’ensemble du territoire national visant à garantir ainsi le droit du citoyen à l’information en amazighe.

4. En ce qui concerne la justice :
a. Instaurer un pouvoir judiciaire autonome et citoyen.
b. Prendre en ligne de compte l’amazighe, langue, culture et droit coutumier, dans l’élaboration du projet de réforme du système judiciaire et appeler toutes les composantes de la haute commission à définir et présenter leur vision du projet.
c. former les différents intervenants dans le système judiciaire à adopter et mettre en place des sessions de qualification en langue, culture et coutumes amazighes.
d. Adopter les documents rédigés en amazighe dans les domaines de la justice et de l’administration.

5. En ce qui concerne la législation :
a. Ajouter la mention « ou amazighe » après la mention « arabe » dans tous les textes de loi en vigueur (loi sur la nationalité, plaidoiries auprès des tribunaux, à titre d’exemples)
b. Rendre justice aux personnes ayant subi le préjudice de la délimitation administrative en vertu du Dahir du 03 janvier 1916 (tel qu’il a été amendé et complété), statuant sur le système de délimitation des terrains domaniaux et des domaines forestiers.
c. Instaurer le droit des populations à bénéficier des richesses naturelles de l’espace où elles vivent (Ex : les mines, l’eau, les forêts, etc.)
d. Rendre justice aux populations en levant le préjudice causé par le sanglier ou par le pâturage illégal.

6. En ce qui concerne la culture :
a. Promouvoir la culture amazighe moderne de manière à ce qu’elle réponde aux attentes actuelles des individus et de la société.
b. Réhabiliter les appellations et les toponymes amazighes et corriger les différentes falsifications qui les ont atteints.
c. Evaluer et valoriser le patrimoine amazighe et procéder d’urgence à la restauration de son volet physique selon une approche intégrée de développement.
d. Assurer impérativement et de façon équitable, la représentativité des institutions, des opérateurs socioéconomiques, des créateurs et autres acteurs amazighes dans toutes les institutions, les commissions, les manifestations culturelles et artistiques organisées par les départements ministériels au Maroc et à l’étranger.

7. En ce qui concerne la régionalisation :
a. Réviser le projet de la régionalisation avancée en dépassant l’approche sécuritaire et administrative étriquée et mettre en exergue,au cœur des politiques régionales,la dimension et la donne culturelle amazighes.
b. Démocratiser le service régional et local et faire participer la population à la gestion des affaires locales et régionales.
c. Développer les régions et les zones marginalisées et garantir les droits aux populations à bénéficier des richesses et des taxes et autres revenus de leurs régionsrespectives.

8. En ce qui concerne les exactions à l’encontre de l’amazighité :
a. L’arrêt immédiat de toutes les exactions portant atteinte à la langue, à la culture et à l’identité amazighes dans tous les domaines, notamment :
I. L’interdiction de l’enregistrement des prénoms amazighes sur le registre de l’état civil.
II. L’interdiction de l’usage de la langue amazighe lors des débats en lieux publics.
III. L’attitude coercitive à l’encontre de l’usage du caractère tifinaghe sur les banderoles, les affiches, les tracts et les imprimés.
IV. Le désengagement quant à l’enseignement de l’amazighe dans plusieurs académies et délégations générant ainsi la démotivation des enseignants actifs.

Secundo : A l’échelon de Tamazgha

Grâce à ses nobles valeurs humaines, l’amazighité a contribué par sa langue, sa culture et son identité, à la libération des peuples du Maghreb et de l’Afrique du Nord ainsi qu’à l’affirmation de l’esprit révolutionnaire en faveur du changement et de l’accomplissement de la dignité, de la justice et de l’égalité pour l’ensemble des citoyens de ces pays. Ce qui fait engager le Mouvement amazighe maghrébin et nord-africain à jouer aujourd’hui un rôle de premier plan pour coordonner ses efforts en tant que mouvement avant-gardiste et réformateur et à mieux définir son projet global en vue de réussir la transition démocratique pour tous ces pays. Et ce ne sera possible qu’en brisant les tabous liés au sous-développement intellectuel, politique et social et en réhabilitant les valeurs de citoyenneté en faveur des peuples de la zone avec toutes leurs composantes.

A partir de ce postulat, les participants appellent à :
a. L’officialisation de l’amazighe dans le reste des pays de Tamazgha à l’instar de l’initiative marocaine en vue d’exprimer la diversité linguistique et culturelle qui caractérise en fait ces pays et les prémunit des aléas de l’aliénation et des méfaits de la mondialisation.
b. La coopération pour la mise en place de projets d’intégration de l’amazighe dans l’enseignement et les mass media de tous les pays de Tamazgha.
c. Echange de visites dans le but de renforcer les liens de fraternité et de coopération ; échange d’expériences et d’expertises et élaboration d’agendas de rencontres de concertation en vue d’approfondir le travail participatif à travers les organisations amazighes internationales, particulièrement celles de la jeunesse.
d. Coopération scientifique dans les divers domaines de la connaissance en rapport avec l’amazighe notamment ce qui a trait à la langue afin de collecter, de consigner et d’unifier la langue dans tout le territoire de Tamazgha.

Tertio : A l’échelon international

a. Concertation avec les acteurs associatifs de la diaspora.
b. Révision de la politique de l’Etat quant à ses rapports avec les Marocains résidant à l’étranger surtout pour leur garantir le droit à la participation politique ; révision des protocoles bilatéraux entre le Maroc et les pays étrangers en garantissant l’enseignement de la langue et de la culture amazighes aux résidents à l’étranger conformément aux valeurs universelles et aux traités mondiaux des droits de l’Homme.
c. Révision de l’accord signé entre l’Etat et les instituts et écoles étrangers établis au Maroc en vue de garantir l’enseignement de l’amazighe au même titre que l’arabe.

Quarto : A propos de la solidarité

Vu que le Mouvement amazighe est un mouvement démocratique, de libération et inscrit dans le processus de défense des droits des individus et des communautés, en vertu des accords et traités mondiaux des droits de l’Homme, y compris ce qui relève du droit à la liberté, à l’égalité et à la justice sociale…, les participants annoncent leur solidarité avec :
a. Les détenus pour la cause amazighe, appelant à leur libération immédiate,
b. Tous les détenus pour des causes justes,
c. Les mouvements revendiquant leurs droits culturels, sociaux et économiques dans les différentes régions du Maroc,
d. Les Amazighes d’Azaouad dans leur lutte légitime pour un Etat démocratique et moderne.

Fait à Agadir le dimanche15 juillet 2012

Publié 23 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Société, Tradition

Le premier forage pétrolier de Fastnet Oil & Gas au Maroc en 2013

Par LesEchos.ma

Huit millions de dollars, dont sept sous forme d’émissions d’actions. C’est ce qui a été convenu à l’issue de la signature de l’accord entre Fastnet Oil & Gas et Pathfinder Hydrocarbon Ventures Ltd (PHV Ltd.), filiale de Pathfinder Energy Maghreb plc (PEMP), installée au Maroc. À travers ce contrat, Fastnet Oil rejoint ainsi un joint-venture avec Kosmos Energy Deepwater Morocco et l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM). Notons que cette co-entreprise exploite actuellement la licence de Foum Assaka, dans le bassin d’Agadir. Désormais, Fastnet détient donc 18,75% du capital du joint-venture, avec une option d’acquisition de 50% d’un permis d’exploitation dans la zone onshore de Merada (Maroc), visiblement riche en gaz. Cette prise de participation de Fastnet est motivée par les potentialités du bassin qui serait, selon certaines informations fournies par une technologie d’imagerie sismique 3D, « riche en pétrole ». À en juger aux propos de Craig Howie, analyste chez Shore Capital, «plusieurs sites de prospection ont été identifiés (au sein de la superficie explorée), et Kosmos estime que ceux-ci pourraient contenir chacun entre 100 et 400 millions de barils». Dans cette optique, un premier forage est prévu dès l’année prochaine (2013). À cet égard, le directeur général de Fastnet, Steve Staley, explique que «grâce à cette nouvelle acquisition, nous proposons à nos actionnaires des opportunités de forage à court terme au large des côtes de Afrique de l’Ouest dans un bassin très prometteur». Selon toute vraisemblance, la concrétisation d’un tel projet à court terme pourrait dynamiser les prospections offshores et, pourquoi pas, ouvrir des opportunités pour réduire la facture énergétique nationale.

Publié 23 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Industrie, Technique

Ramadan animé et rythmé à Agadir

par Malika ALAMI – leconomiste.com

  • Gnawas, Aissawas, Ahwach et Abderrahim Souiri au programme au Sofitel
  • Malhoun Roudani ainsi que danse et chants hindous à l’Institut français d’Agadir

Le partage, le spirituel et le rythme seront au rendez-vous ce mois de ramadan à l’hôtel Sofitel Bay resort à Agadir. L’établissement organise à l’occasion du mois sacré quatre soirées à thèmes. La première qui se tiendra le 27 juillet sera une soirée andalouse. Elle sera animée par Abderrahim Souiri. Le folklore local Ahwach animera pour sa part la soirée du 3 août. Le 10 août ce sont les artistes gnawas qui seront à l’honneur dans le riad du luxueux établissement. A l’affiche à cette occasion le chanteur Mokhtar Gania pour présider cette lila gnaouia. Le 17 août le Sofitel offre à tous un voyage spirituel aux rythmes de la hadra des Aissawas de Meknès. Les soirées seront aussi animées à l’Institut français d’Agadir. Le malhoun de Taroudant, à travers un voyage artistique et lyrique dans un décor original et des costumes traditionnels, ouvrira le bal de ces nuits rythmées le 28 juillet à partir de 22 heures dans les locaux de l’établissement. Ce n’est pas par hasard si le choix des responsables de l’Institut français est tombé sur ces artistes. Taroudant est l’une des plus vieilles cités du Maroc. Et outre son artisanat, regorge de grands noms de poètes du Malhoun, de jeunes talents qui chantent l’amour, l’espoir, la souffrance et la liberté. Le Malhoun roudani se trouve cependant aujourd’hui menacé. Aussi l’objectif à travers cette soirée au programme durant ce mois de ramadan est de le faire redécouvrir et de préserver ce patrimoine connu sous l’appellation de dakka Roudania qui a son originalité, son propre rythme, un accent roudani et des thèmes très variés.

Le mardi 31 juillet au théâtre de verdure de la ville c’est l’Inde qui sera à l’honneur à partir de 22 h. Au rendez-vous, Raghunath Manet, un chorégraphe, danseur de Baharata Natyan connue pour être une danse classique de l’Inde du Sud. Celle-ci réunit un ensemble de mimes et de gestuelles corporelles d’expressions du visage, de versets religieux, de louanges et de poèmes d’amour. Musicien et chanteur indien, de carrure internationale, Raghunath Manet a inspiré toute une génération de danseurs, en partie à l’origine du boom de Bollywood. Cet artiste complet, nommé chevalier des arts et des lettres par le ministère de la Culture française en 2001 fera découvrir à l’assistance tout un répertoire de danses somptueuses et de compositions lyriques tamoules conjuguant avec complexité danse, prière, musique, art théâtral et art martial. Le tout sur un fond musical de style carnatique du sud de l’Inde. Evasion assurée!

 

 

Publié 23 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation

Agadir : De grands projets pour de grandes ambitions

par MAP -aufaimaroc.com

La baie d’Agadir

Deuxième pôle économique du Maroc derrière Casablanca, le grand Agadir a connu, en l’espace d’une décennie, une forte dynamique de croissance à la faveur notamment de grands projets d’infrastructure, ainsi qu’une panoplie de réalisations qui permettent à cette agglomération de nourrir les plus grandes ambitions.

Ouverture de l’Autoroute Agadir-Marrakech, aménagement d’une magnifique promenade et une marina sur la baie de la ville, établissement d’un pôle industriel dédié aux industries de la pêche, construction d’un grand stade, réalisation d’importants investissements immobiliers et touristiques, les projets structurants, concrétisés ou en cours d’achèvement dans différents secteurs, constituent autant de leviers de croissance et de développement tant au niveau régional que national.

Lancée en juin 2006, l’autoroute Marrakech-Agadir qui a nécessité 4 ans de travail et un investissement de près de 8 milliards de DH, est indéniablement l’un des chantiers routiers majeurs des dernières années.

Deux ans après son ouverture, l’impact de cet axe routier d’une longueur de 225 kilomètres, dépasse la seule dimension régionale pour s’inscrire dans la liaison Europe-Afrique et l’autoroute maghrébine.

Il permet de relier le nord au sud du Royaume avec des retombées considérables sur la compétitivité des principaux secteurs économiques de la région du Souss, notamment le tourisme avec la fusion des circuits culturels de Marrakech et le produit balnéaire d’Agadir, l’agriculture et la pêche, ainsi que sur les échanges commerciaux avec l’Europe et l’attractivité des investissements étrangers.

L’économie de Souss-Massa-Drâa, une région très dynamique, se trouve ainsi intégrée aux autres parties du Royaume et en particulier à Casablanca, ce qui consolide sa compétitivité et celle du Sud du Maroc en général et permet de générer d’importantes opportunités d’investissements et d’emplois.

Première destination du tourisme balnéaire, Agadir a mis le paquet ces dernières années pour développer sa capacité d’hébergement et moderniser ses structures d’accueil et d’animation. Reste que l’aménagement d’une corniche aux standards internationaux, projet structurant lancé par SM le Roi Mohammed VI, est la réalisation qui a changé la face de la baie de la ville et conforté la réputation internationale de la destination.

En prolongement de la corniche, la marina, réalisée sur 14 hectares avec port de plaisance, résidences, centre commercial et complexe hôtelier, est une nouvelle attraction en front de mer qui constitue un pôle majeur d’attraction de la destination.

Dans la liste des grands projets en cours d’achèvement, le pôle halieutique Haliopolis fait partie de la nouvelle génération de parcs industriels conçus pour tirer vers le haut le tissu économique national.

Prévu sur 150 ha dans la commune de Drarga (périphérie nord d’Agadir), le parc, dont la première tranche est presque achevée, devrait moderniser l’industrie de la transformation des produits de la mer et stimuler les activités de logistique.

Le projet, qui est une déclinaison régionale de la stratégie « Halieutis », devrait générer à terme près de 20.000 emplois.

Dans le domaine sportif, le chef-lieu du Souss verra bientôt l’ouverture d’un grand stade qui portera à trois le nombre des grandes infrastructures sportives de nouvelles générations dans le Royaume, après Marrakech et Tanger.

Ce stade, dont le coup d’envoi des travaux a été donné par le roi en juin 2004, a été réalisé sur une superficie de 60 hectares avec une capacité de 45.000 places dont 10.000 couvertes. Le montant de l’investissement est estimé à 1 milliard de dirhams.

D’importants projets à caractère social et éducatif ont également vu le jour dans différentes communes urbaines et rurales d’Agadir et sa région ces dernières années permettant d’améliorer les indicateurs de développement et consolider l’image de marque et la qualité de vie dans cette agglomération, dont les atouts naturels, économiques et humains la prédestinent à un avenir encore plus prometteur.

Publié 23 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Développement, Tourisme

Aéroports du Maroc : Fléchissement du trafic aérien en juin

par MAP – aufaitmaroc.com

Les aéroports du Maroc ont connu en juin dernier un repli de 2,69% du nombre de passagers transportés par rapport à la même période de l’année précédente, selon les dernières statistiques rendues publiques par l’Office National des Aéroports (ONDA).

Au total, le nombre de passagers ayant transité par les aéroports du Royaume durant cette période a atteint 1,24 million, dont 593.158 passagers enregistrés à l’aéroport Mohammed V de Casablanca (-0,7%), 262.347 à l’aéroport Marrakech-Menara (+2,3%) et 114.031 à l’aéroport Agadir-Al Massira (-5,4%).

Par ailleurs, sur les six derniers mois de l’année en cours, le trafic de passagers s’est contracté globalement de 5,5% en comparaison avec la même période de l’année 2011.

Durant le mois de juin, le trafic international ressort en légère baisse de 0,6% par rapport à la même période de l’année précédente, avec 1,13 million passagers, alors que le trafic domestique affiche une dégringolade de 20,4% durant la même période.

Les dessertes avec l’Amérique du Nord ont reculé en juin dernier de 7,2% et celles d’Europe hors France ont ralenti de 6,2%. Par contre, les destinations desservant les pays du Maghreb et le Moyen Orient ont connu une nette amélioration, progressant respectivement de 33% et 21%.

Quant aux mouvements d’avions, ils ont atteint durant le mois de juin 11.644, soit une baisse de 8,1% par rapport à la même période de l’année précédente.

L’aéroport Mohammed V vient en tête de ce trafic avec 49,6%, suivi de Marrakech-Menara 18,4% et Agadir Al Massira 8,7%.

Pour sa part, le trafic de fret s’est apprécié en juin dernier de 4,17% par rapport à la même période de l’année précédente, atteignant 4.362,98 tonnes contre 4.188,32 tonnes en 2011.

Note personnelle : tant qu’on ne prendra pas des mesures efficaces pour favoriser le transport aérien, il ne servira à rien d’augmenter le nombre de lits dans les destinations touristiques : ces lits ne seront jamais occupés d’une façon rentable !

Publié 23 juillet 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme, Transports

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