Archives de 15 août 2011

Education et culture : La Banque populaire modernise sa fondation

  • Photothèque, développement du site web… les chantiers
  • Education, environnement et sauvegarde du patrimoine, aussi au menu

La Fondation éducation et culture est en plein développement et prévoit de nouveaux projets cette année. Cet organisme, fondé par la Banque populaire (BP) en 1984, a pour finalité la promotion de l’éducation, de la culture, du social et de l’environnement au Maroc.
Parmi les projets en cours, celui de la modernisation de la photothèque. Cette dernière comprend des photos qui datent du début du siècle et d’autres un peu plus modernes, les plus récentes datant des années 50. Il s’agit du Fond Flandrin, portant le nom du célèbre photographe français, le premier à prendre des clichés aériens du pays. «Les photos seront rendues sous format numérique, ce qui facilitera leur manipulation et leur stockage», confie Abdellatif Zakhbat, directeur développement de la Fondation. L’entreprise projette également de développer le site web de la Fondation. Selon Zakhbat, l’interface du site sera amélioré et le nombre de partenaires accru.
La Fondation intervient plus globalement au niveau de 5 axes. Le premier est l’éducation avec la gestion de deux écoles à Tanger et Agadir. Le système pédagogique comprend aussi des classes de mise à niveau pour les élèves parlant l’anglais, l’allemand ou encore le rifain. Par ailleurs, ces écoles ont le Label Vert, toutes deux étant équipées d’un système de traitement de déchets et de récupération des eaux usées. L’environnement est aussi parmi les priorités. «Ce volet se traduit notamment par l’opération «plages propres». Ainsi, la Fondation sponsorise 4 plages dont deux bénéficient du Pavillon bleu», souligne Zakhbat.
Côté «social», la Fondation éducation et culture apporte son soutien au Parlement de l’enfant et a créé 5 maisons de douars financées sur 3 ans. En ce qui concerne l’aspect culturel, la Fondation est le sponsor de la majorité des festivals marocains, notamment ceux de Casablanca et Fès (musiques sacrées). «Nous ciblons avant tout la musique du terroir», explique Zakhbat. L’organisation s’intéresse également aux domaines du cinéma, du théâtre, des arts plastiques et de l’édition. Le dernier volet est la sauvegarde du patrimoine marocain via la photothèque ou encore la restauration de fontaines.
Pour mener à bien ses actions, l’organisme bénéficie d’un budget qui s’élève à plusieurs dizaines de millions de DH alimenté par la BP.

Karim AGOUMI – leconomiste.com

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Publié 15 août 2011 par Michel Terrier dans Agadir, Animation, Développement, Solidarité

Tariq Kabbage fait marche arrière

Après avoir présenté sa démission de la mairie d’Agadir, Tariq Kabbage vient de faire marche arrière… la mort dans l’âme.

Ce n’est pas chose facile pour un grand parti politique que de laisser tomber une ville aussi importante qu’Agadir. La délégation du bureau politique de l’USFP, présidé par Lahbib Lmalki, s’est déplacée en catastrophe dans la capitale du Souss pour tenter de faire revenir Tariq Kabbage, maire de la ville, sur sa décision de démissionner de ses fonctions. Une réunion «historique et marathonienne» a eu lieu à Agadir, en présence des membres de la délégation et des socialistes locaux, précise un communiqué publié par le parti, avant d’ajouter : «L’équipe ittihadie du Conseil communal d’Agadir, sous la présidence de Tariq Kabbage, a décidé le report de sa démission».

L’histoire remonte au 31 juillet dernier, lorsque Tariq Kabbage a été interdit d’accès au palais royal de Tétouan pour représenter sa ville à la cérémonie d’allégeance. Après avoir été reçu par le ministre de l’Intérier Taïb Cherkaoui, on a cru un instant que l’affaire allait être réglée, mais une semaine plus tard, le président du Conseil de la ville d’Agadir dépose sa démission avec fracas, communiqué incendiaire à l’appui. Tariq Kabbage avait justifié sa démission par la pression qu’il encourait depuis plusieurs années.  Les «lobbies de l’immobilier», particulièrement visés ; Kabbage les accuse de vouloir saboter son travail au sein de sa commune, le pic aurait été atteint par la non-convocation de Kabbage à la cérémonie d’allégeance.

Contacté par Le Soir échos, Jawad Faraji, directeur de communication de Tariq Kabbage, affirme que si Kabbage a décidé de geler sa démission, c’est «grâce à l’enquête qui a été ouverte par le ministère de l’Intérieur», ajoutant que le ministère a fait montre de plus de «sérieux», mais que des «excuses» seraient indispensables au règlement de cette affaire.
À propos du licenciement du directeur de cabinet du wali d’Agadir, Jawad Faraji prétend que ce n’est que de la poudre aux yeux : «Ce n’est pas la solution qu’on cherchait. La décision d’interdire l’accès au palais royal de Tétouan à Tariq Kabbage ne peut venir d’un fonctionnaire local. Ce sont des lobbies beaucoup plus puissants et proches du pouvoir qui ont pris cette décision», précise-t-il.

Le cercle du pouvoir

Les lobbies auquel fait référence Jawad Faraji seraient les promoteurs immobiliers à qui il reproche de vouloir faire main basse sur les propriétés foncières d’Agadir : «Ces lobbies sont des mafias. Même après l’avènement du nouveau règne, des promoteurs se sont enrichis et ont profité de l’économie de rente et de la construction de logements sociaux. Ces personnes sont dénuées de patriotisme et ne respectent aucune déontologie. Pour acheter un terrain en plein centre d’Agadir à 350 DH et y construire des immeubles haut standing, ils devraient avoir beaucoup de relations». Un ton qui en dit long sur la colère des USFpéistes d’Agadir.

Reda Mouhsine – lesoir-echos.com

Publié 15 août 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Société

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